• Feu la #Liberté_d'expression au #Maroc
    https://orientxxi.info/magazine/feu-la-liberte-d-expression-au-maroc,2520

    L’ouverture qui a suivi l’émergence en 2011 du Mouvement du 20 février n’a pas duré bien longtemps. À nouveau les libertés sont rognées, les manifestants jetés en prison, à tel point que certains militants en viennent à regretter les dernières années du règne d’Hassan II. Vu de loin, le Maroc fait figure d’exception dans une région agitée depuis les révolutions arabes survenues en 2011. D’après le discours officiel, abondamment relayé par la #Presse locale, certains médias internationaux et, surtout, une partie (...)

    #Magazine

    / Maroc, Presse, #Répression, Liberté d’expression, Mouvement du 20 février (Maroc), #Mouvement_social, (...)

    #Mouvement_du_20 février_Maroc_ #Hirak
    « https://rsf.org/fr/classement »
    « http://www.jeuneafrique.com/137508/politique/attentats-de-casablanca-le-16-mai-2003-un-11-septembre-marocain »
    « https://www.hrw.org/fr/news/2018/06/04/maroc-encore-des-manifestations-reprimees »
    « https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/maroc/15831-maroc-un-ministre-accuse-les-ong-de-repondre-a-un-agenda-etranger-et-d. »



  • *Les junkies de la « réforme »…*

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2018/05/une_no27.jpg

    Les éditocrates et « La réforme », l’unanimité presque sans faille, les conseils au gouvernement pour « muscler » la pédagogie, l’absence de critique, le monde lisse des bien-pensant·es payé·es par de grands patrons de presse, « les chefferies éditoriales mobilisent toutes leurs ressources et leur savoir-faire : unanimité sans faille pour vanter les vertus de la concurrence, railler l’archaïsme du statut des cheminots et marteler l’urgence et inéluctabilité des mesures gouvernementales ». Nous sommes ici loin du journalisme, de l’indépendance, de l’investigation, du pluralisme…

    note sur : **Médiacritique(s) N°27 – avril – juin 2018

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/05/23/les-junkies-de-la-reforme

    #presse


  • Alain Damasio explique Lundimatin : « L’intelligence authentique est toujours radicale »
    https://www.nouvelobs.com/politique/20180517.OBS6797/alain-damasio-explique-lundimatin-l-intelligence-authentique-est-toujours
    https://media.nouvelobs.com/referentiel/1200x630/16521859.jpg

    Quelle est aujourd’hui l’influence de cette revue dans le champ politique ?

    Elle est considérable et précieuse parce qu’elle touche un public qui excède la seule militance et mobilise la fraction la plus active politiquement des artistes, penseurs, architectes, sociologues, psys, etc. Et elle touche beaucoup les jeunes qui ne veulent plus se satisfaire des médias dominants qui sont, en France, financés et dévoyés par des milliardaires dont la ligne politique est clairement favorable au capitalisme et à ses valeurs.

    Cette influence sur une génération montante, qui veut réfléchir, avoir un regard critique sur leur monde, qui veut vivre autrement, est majeure et je la sens bien dans les manifestations actuelles. Il y a une vraie demande de sens, d’outils, d’armes pour lutter contre la déferlante. @lundimatin sert à maintenir un monde pluriel, ouvert, divers. Et forcément, ça touche. Il y a plus de 500.000 visiteurs par mois sur le site.

    #Tarnac #Presse

    https://seenthis.net/messages/695878 via Davduf


  • LA BELGIQUE, ÉTAT DE DROIT OU ÉTAT VOYOU ?

    Les violations hallucinantes de la loi par l’Office des Etrangers | POUR.press
    https://www.pour.press/les-violations-hallucinantes-de-la-loi-par-loffice-des-etrangers
    https://www.pour.press/wp-content/uploads/1-9.png

    La presse a évoqué il y a quelques jours le cas de cette maman angolaise, Elisabeth Matondo, que l’Office des Etrangers (OE) a maitenue pendant plus de deux mois en détention, malgré deux ordonnances de remise en liberté par les autorités judiciaires. La Libre Belgique, par exemple, lui a consacré quelques lignes sous le titre « L’Office des étrangers fait de la résistance ».

    Dans un état de droit, la révélation d’une telle obstruction à une décision de justice entrainerait le licenciement immédiat du directeur de l’OE et la démission de son ministre de tutelle. N’a-t-on pas vu deux ministres démissionner lors de l’évasion de Marc Dutroux, alors que dans cet épisode-là personne n’avait commis d’acte illégal ? On s’attendrait à ce qu’une violation de la loi d’une telle gravité mérite la couverture des journaux pendant plusieurs jours ; mais il n’en est rien. La presse nous apprend que l’OE a pris l’habitude de ne pas appliquer des décisions de justice, et on a presque l’impression qu’on veut nous faire accepter l’idée que le cas de Madame Matondo n’est pas gravissime puisqu’il y en a déjà eu d’autres.

    #Belgique #presse #POUR_écrire_la_liberté #Office_des_Etrangers #justice #droits_humains


  • #France : Le ministère de l'Intérieur n'a pas vocation à empêcher les journalistes d'accéder à certains lieux, ni à fournir des images officielles. La #presse doit pouvoir couvrir librement Notre-Dames-des-Landes #NDDLpic.twitter.com/MnGWPUPvfu
    https://twitter.com/RSF_inter/status/983367039472586752

    https://pbs.twimg.com/media/DaWe-NIWsAAGaQs.jpg

    #France : Le ministère de l’Intérieur n’a pas vocation à empêcher les journalistes d’accéder à certains lieux, ni à fournir des images officielles. La #presse doit pouvoir couvrir librement Notre-Dames-des-Landes #NDDL pic.twitter.com/MnGWPUPvfu


  • Ce n’est pas un plan, c’est un hold-up !
    Selon les informations de la Correspondance de la Presse, un plan de redressement de #Presstalis aurait reçu l’aval des pouvoirs publics et l’Etat accorderait un prêt de 190 à 200 Millions d’euros pour éviter le dépôt de bilan immédiat de l’entreprise de messagerie, sous perfusion des deniers publics depuis plus de vingt ans. En contrepartie de cette apport, l’Etat imposerait à tous les éditeurs, toutes messageries confondues :
    – une contribution exceptionnelle de 2,25 % sur le montant de leurs recettes prix fort jusqu’en juillet 2022...
    http://www.saepresse.fr/les-editeurs-independants-rejettent-en-bloc-le-plan-de-redressement-de-pre
    Les éditeurs devraient bien verser 2,25 % de leur chiffre d’affaires pour sauver le principal distributeur français de journaux et magazines.
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0301207838486-presstalis-le-sauvetage-progresse-2148193.php
    Depuis quelques mois, le principal acteur de la distribution de la #presse_papier – Presstalis, anciennement #NMPP – a de très gros problèmes financiers. Pour assurer sa propre survie, Presstalis a décidé le 6 décembre de prendre des mesures radicales qui menacent directement la survie des petits magazines, Canard PC compris.
    https://www.canardpc.com/373/la-distribution-de-la-presse-papier-au-bord-du-naufrage
    http://www.acrimed.org/Sauvez-Canard-PC
    source : acrimed
    @cqfd

    Tous les mois, Presstalis (ex-NMPP), la principale entreprise de distribution de la presse, fait parvenir CQFD chez vos marchands de journaux. Depuis quelque temps, pour faire face à de nombreux aléas – le papier se vend mal, la crise perdure, tombe la neige, etc. – Presstalis se modernise, restructure, frôle le dépôt de bilan, recapitalise et, surtout, tente de rentabiliser son bizness. Au sein d’un fatras de mesures, la boîte a glissé une vile révision des barèmes : depuis le 1er octobre dernier, « les coûts réels de la distribution » sont pris en compte. Auparavant, les petits éditeurs, spécialement ceux d’information politique et générale, bénéficiaient d’une ristourne. C’est fini. Chaque mois, les ventes en kiosques nous permettaient de payer l’impression du numéro. Terminé. Nouveaux barèmes obligent, le montant du chèque que nous recevons de Presstalis est amputé de 30%. Comme ça. D’un coup. Toute parano à part, l’objectif ne serait-il pas de faire dégager des kiosques les titres qui rapportent trop peu ? Nos informations, nos idées et nos visions du monde doivent être « bankébeules ». Sinon, elles n’ont plus droit de cité, du moins sur papier. Tu rapportes, donc tu es. Sinon, tu n’es plus. Il n’y a plus de censure, disent-ils ? Si fait. Son nouveau nom est pognon.

    http://cqfd-journal.org/Sans-sous-Censure
    http://cqfd-journal.org/spip.php?page=recherche&recherche=nmpp&submit.x=0&submit.y=0

    https://seenthis.net/messages/677802 via Vanderling


  • Est-ce que « Libé » a déraillé dans son traitement de l’affaire #Tarnac ? - Libération
    http://www.liberation.fr/checknews/2018/03/13/est-ce-que-libe-a-deraille-dans-son-traitement-de-l-affaire-tarnac_163586
    http://md1.libe.com/photo/1104456-1lultragauche-deraille.jpg?modified_at=1520960042&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    « Tout n’est toujours pas tranché, pourtant, répondait Eric Hazan, en décembre 2008, à Indymedia. Après la manchette "L’ultra-gauche déraille" de Joffrin, il y a eu une émeute à Libé, une vague de protestation des journalistes qui ne partageaient pas ce point de vue. » Une émeute peut-être pas, mais un débat c’est certain, nous rapportent plusieurs sources dans la rédaction. Certains en ont peu de souvenirs – pour d’autres, c’était une véritable algarade.

    Le journaliste David Dufresne, ancien de Libération qui a couvert l’affaire après son départ et en a tiré un livre, Tarnac, magasin général (Calmann-Lévy), se souvient : « On m’a raconté la joie [au ministère de l’Intérieur] place Beauvau à la vue de la une de Libé. Pour une raison simple : Libé, par un jeu de mot, associait l’idée d’un terrible danger, le déraillement, à des faits qui n’avaient rien à voir. » Et Dufresne de rappeler que « jamais aucun crochet n’a fait dérailler un train. Les crochets sont posés pour ralentir les trains, pas pour les saboter. »

    Cette une « renvoyait aussi à l’image d’un Libération qui a cédé du terrain sur les grandes questions dites de gauche, comme celles des libertés publiques et privées, poursuit le journaliste spécialiste du dossier. Et puis, il y a aussi un inconscient collectif. Libé a toujours été fameux pour ses unes et des manchettes. Celle-ci, jouant sur les mots, était un peu la couverture de trop. »

    Retour à ce 11 novembre 2008, la veille de l’inoubliable une. C’est un jour férié, les locaux sont dépeuplés. Contrairement à ce que dit Hazan, la manchette n’est pas celle « de Joffrin » : il est absent de la rédaction. « L’ultra-gauche déraille » ? « C’est moi qui l’ai proposé », explique aujourd’hui François Sergent, directeur adjoint à l’époque. Il affirme que lors de la réunion pour en décider, personne n’a critiqué l’idée, les débats sont venus plus tard. Tout le monde n’a pas les mêmes souvenirs : du côté de la rédaction, certains journalistes racontent aujourd’hui « une après-midi à batailler pour ne pas titrer comme ça ». Avec le recul, François Sergent concède que « le jeu de mot l’a emporté sur le fond ». Est-ce qu’il regrette cette une ? « Je ne sais pas, le regret c’est un sentiment très chrétien », sourit-il. Puis, le plus sérieusement du monde : « Si c’était à refaire, je ne le referai pas. »

    #presse #médias #journalisme #police

    https://seenthis.net/messages/676220 via Davduf


  • Tarnac : un mois avant le procès, une lettre aux habitants - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/tarnac-mois-proces-lettre-aux-habitants-1425125.html
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2018/02/16/000_par2260925-3514773.jpg?itok=NEv5pz5q

    Vous qui, pour le meilleur et pour le pire, habitez avec ou à côté de nous. L’approche d’un procès signifie aussi le retour des journalistes, des articles à sensation, des informations déformées, des interviews tronquées […] Nous voulions donc vous prévenir avant que vous ne l’appreniez par la presse et vous inviter à venir en parler avec nous si le cœur, ou la raison, vous en dit.

    #Tarnac #Presse

    https://seenthis.net/messages/669878 via Davduf



  • les journaux des milliardaires sont gavés d’argent public : la preuve par les chiffres
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/journaux-milliardaires-gaves-dargent-public-preuve-chiffres

    Médias : le monopoles des milliardaires et de son gouvernement Pluralistes les #médias en France ? ce n’est pas ce que disent les chiffres : d’après l’enquête de nos confrères de Basta mag 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! Les mêmes dont les chaines de télévisions et radios totalisent respectivement […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #aide_à_la_presse #assistés #média #presse


  • Les médias français condamnés à jouer les équilibristes sur Facebook
    http://www.journaldunet.com/media/publishers/1206892-les-medias-francais-condamnes-a-jouer-les-equilibristes-sur-fa
    https://img-0.journaldunet.com/DRQNUMGcy6v3rLFYtgCYgwqaC6k=/540x/smart/24431cc429fa40d6a368c3ad7f64ec02/ccmcms-jdn/10697636.jpg

    On rigole...

    Des groupes « traditionnels » qui ont dû mal à composer avec les revirements perpétuels d’une plateforme qui les exhortait il y a moins de 6 mois à mettre le paquet sur la vidéo « sous peine de mourir »… avant d’annoncer qu’elle en limiterait finalement la place car les gens ne les regardent pas tant que ça. Un volte-face qui est loin d’être un cas isolé : le format natif maison Instant Articles a par exemple quasiment disparu des flux de son application, après un intense lobbying auprès des éditeurs il y a deux ans.

    #GAFA #Presse #Médias

    https://seenthis.net/messages/665075 via Davduf


  • *Face aux poursuites-bâillons de Bolloré : nous ne nous tairons pas !*

    Ce jeudi 25 janvier s’ouvre un procès contre Mediapart, L’Obs et Le Point, et deux ONG, Sherpa et ReAct, attaqués en diffamation par la holding luxembourgeoise Socfin, fortement liée au groupe Bolloré. Ce procès marque une nouvelle étape dans les poursuites judiciaires lancées par Bolloré et ses partenaires contre des médias.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/01/27/face-aux-poursuites-baillons-de-bollore-nous-n

    #presse


  • News from Facebook – iA
    https://ia.net/topics/news-from-facebook

    Everything that Facebook does in the near future has to be interpreted in the stark neon light of fighting antitrust laws. Zuckerberg is ready for big sacrifices to avoid the governmental beatdown. Cutting news organizations out of the main feed already cost him 3.3 Billion. He knew that beforehand. He also knew that news organizations would not love him for his big change of mind. But compared to having the government step in and break up the Facebook Kingdom, 3.3 Billion and a couple of angry journalists is a very small price.

    #facebook #presse #antitrust

    https://seenthis.net/messages/659605 via Fil



  • Ce qu’il s’est passé vendredi 15 décembre à la cité Saint-Maurice à Fives Lille43000 - mercredi 20 décembre 2017 20:06
    http://lille43000.com/index.php/joomla-fr/en-peignoir/873-ce-qu-il-s-est-passe-vendredi-15-decembre-a-la-cite-saint-maurice-a-

    Nous relayons ci-dessous un texte publié ce matin par le C.R.I.M.E ( https://fr-fr.facebook.com/notes/le-crime/justice-pour-selom-et-mathis/1118772024925643 ) revenant sur l’affaire des jeunes happés par un train vendredi dernier à Lille, dont deux y sont restés. Alors que le parquet contredit formellement la mise en cause de la police, les survivants racontent comment ils ont couru justement pour lui échapper. Leur témoignage est accablant et rappelle la mort de Zyed et Bouna survenue il y a douze ans.

    • Il y a des textes qu’on aimerait ne pas devoir écrire. Vendredi 15 décembre vers 21 heures, quatre jeunes ont été happés par un Train Express Régional (TER) sur la ligne Lille-Calais-Dunkerque au niveau de la cité Saint-Maurice, à la frontière des quartiers de Fives et de Saint-Maurice Pellevoisin. Deux d’entre eux sont morts. Malgré le choc et les blessures, les deux rescapés témoignent. Et démentent dignement la version de la police et de la presse locale.
    Lundi dernier, à 20h45, une centaine de personnes se rassemblent sur la place Degeyter à Fives pour rendre hommage à Selom et Mathis, morts pendant le week-end.

    Quelques heures plus tôt, le procureur de la République explique que la version d’une course poursuite avec la police n’est qu’une « rumeur » et que les quatre jeunes auraient voulu prendre un « raccourci » le long des lignes SNCF… Les médias – La Voix du Nord en tête – se contentent de relayer cette version. Affaire classée.

    Un accident, vraiment ?
    Pour Ashraf et Aurélien, les deux rescapés que nous avons rencontrés, il ne s’agit pourtant pas d’un accident. Leurs témoignages se recoupent alors qu’ils n’avaient pas encore eu l’occasion de se parler. Ashraf, dans une chambre de l’hôpital Roger Salengro où il est encore en observation pour quelques jours, revient sur les faits :  « C’est allé hyper vite, entre trois et cinq minutes. On était assis dans la cité, ils sont entrés à six en uniformes avec leurs matraques. Ils ont couru vers nous, ils voulaient nous attraper. On a eu peur et on est partis en courant ». « Ils », ce sont les nouvelles unités de la police nationales déployées en grand nombre dans le quartier depuis septembre, tout particulièrement autour de la cité Saint-Maurice et de la place Degeyter. Le résultat ? Un net regain de tensions entre jeunes et forces de l’ordre. « Depuis deux-trois semaines, c’est vraiment tendu dans le quartier. »

    « On ne voulait pas se faire éclater encore une fois »
    Pourquoi ont-ils eu peur ? « C’est ceux qui nous frappent tout le temps, pour rien, explique Aurélien, blessé au bassin et au visage et obligé de se déplacer en fauteuil roulant. Encore hier, ils ont frappé quelqu’un. On ne voulait pas se faire éclater encore une fois. Tu sais combien de fois je me suis fait frappé ? Tu sais comment ils m’appellent ? Par mon nom de famille. Ils nous connaissent très bien et c’est toujours la même histoire. La nationale, ils te lâchent seulement quand tu cries et tu pleures... »

    Arrivés sur la voie ferrée, les jeunes ont à peine eu le temps de comprendre. « On a entendu un gros coup klaxon, raconte Ashraf. J’ai volé et je suis retombé plus loin. J’ai vu que les deux autres étaient tombés. Les secours me mettaient des claques pour pas que je m’endorme et m’obligeaient à regarder vers les buissons pour ne pas voir mes potes. Et après je me suis évanoui. Ça a été très violent : quand je me suis réveillé ici [à l’hôpital], je courais encore, dans ma tête, j’étais encore dans la poursuite. » Si Ashraf perd rapidement connaissance, Aurélien se souvient :

    « C’est un passager du train qui est venu faire les premiers secours et ensuite les contrôleurs et la sécu [la sûreté générale, la police de la SNCF] sont arrivés. »
    Contrairement à ce qui est dit dans la presse, le groupe de
    « CRS »
    arrivé sur place n’intervient pas suite au drame mais semble être celui qui a entrainé toute cette histoire.

    Les flics qui les poursuivaient ont-ils pu savoir ce qu’il leur est arrivé par la suite ? « Quand on a sauté vers les rails, ils étaient à cinq mètres derrière nous », explique Ashraf. Pour Aurélien, c’est sûr, « ils ont vu le train passer deux secondes après nous. Ils nous ont coursés jusqu’au bout. »

    Concernant la thèse du raccourci relayée dans la presse : « On va pas prendre un raccourci pour aller sur les rails ! s’exclame Ashraf. Un raccourci pour aller où ? »

    Intox
    On se pose donc la question : d’où vient cette version des faits ? Peut-être a-t-elle été recueillie lors d’interrogatoires réalisés le soir même, sur le lieu de l’accident (avec Aurélien) ou à l’hôpital (avec Ashraf), ce dernier ayant dû signer des documents pré-remplis et sans les lire. Au-delà du fait de témoigner contre la police auprès de la police, on imagine aussi ce que signifie ce genre de témoignage lorsqu’on vient de connaitre un traumatisme aussi important. « C’est que hier [lundi 18 décembre] que j’ai vraiment réalisé ce qui s’est passé », _ explique Ashraf.

    On comprend mieux ce qui a entrainé les feux de voitures de ce week-end à Fives. Et pourquoi les versions officielles de la justice, de la police et de la presse ont toujours autant de mal à passer aujourd’hui. L’affaire n’est donc pas classée. C’est tout un quartier qui réclame vérité et justice pour Selom et Mathis.

    Le C.R.I.M.E Lille
    Le 20 décembre 2017 *
    http://lille43000.com/images/banderolecourraient.jpg

    #Lille #Guerre-aux-pauvres #police #presse #lille_Fives #train


  • #Lina_Attalah : « J’avais moins peur sous Moubarak »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/191217/lina-attalah-j-avais-moins-peur-sous-moubarak

    Lina Attalah, directrice du site égyptien Mada Masr, un des derniers espaces de liberté médiatique en Égypte, fermé au printemps dernier par les autorités, revient pour Mediapart sur la situation politique du pays.

    #International #Censure #Egypte #indépendance #Information #Journalisme #maréchal_Sissi #presse


  • Comment Facebook achète la presse française | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/011217/comment-facebook-achete-la-presse-francaise

    https://static.mediapart.fr/files/2017/12/01/facebook-euros.png

    Comment Facebook achète la presse française
    1 décembre 2017 Par Nicolas Becquet (Observatoire européen du journalisme)

    TF1, Le Figaro, Le Parisien, Le Monde... Depuis 2016, Facebook verse des millions d’euros à plusieurs grands médias français pour produire des contenus vidéo sur son réseau social. Une pratique qui pose la question de la dépendance des rédactions et ouvre la voie à un système à deux vitesses pénalisant les « petits médias ».

    Facebook a gagné. Les médias français sont bel et bien devenus dépendants. Triplement dépendants, en fait : élargissement gratuit de l’audience, utilisation des outils de production et de diffusion et acquisition de revenus complémentaires. L’écosystème de publication du réseau social est devenu un outil vital pour le secteur médiatique.

    De l’innocente et ludique chasse aux « likes » des débuts, à la production sur-mesure et rémunérée de formats vidéo aujourd’hui, le dealer d’audience a bien fait son travail. Dose après dose, les éditeurs ont scellé un pacte tacite avec la plateforme, un pacte aux allures de mariage de raison. Il faut dire que le trousseau de la mariée est bien garni avec ses deux milliards d’utilisateurs. Le marié désœuvré ne pouvait espérer mieux.

    Asphyxiés financièrement et désertés par leur lectorat historique, les médias traditionnels ont en effet trouvé dans l’audience apportée par Facebook un ballon d’oxygène inespéré. À force de shoots aux statistiques flatteuses, les éditeurs se sont convaincus de leur succès naturel auprès d’une audience manifestement ultra réceptive à leurs contenus : l’eldorado providentiel des internautes.

    Mais la descente est déjà en vue. Facebook a visiblement l’intention de faire éclater cette bulle enchantée en faisant passer à la caisse ses consommateurs les plus accros aux « likes » et au trafic généré sur leur site via le réseau social. Dans les rédactions, on travaille quotidiennement à la production de contenus conçus pour la plateforme de Mark Zuckerberg.

    Quelles sont les implications d’une telle servitude volontaire pour le fonctionnement quotidien des rédactions, grandes ou petites ? Quelles sont les conséquences sur le travail des équipes chargées « d’alimenter » Facebook, notamment en vidéos et en « lives » ? Et surtout, comment le réseau social est-il parvenu à convaincre autant de médias économiquement à bout de souffle de travailler pour sa plateforme ? Zoom sur une redoutable stratégie qui met à l’épreuve l’agilité des rédactions.

    La stratégie des VIP–VRP

    Fin octobre, Facebook a donné un coup de semonce à ceux qui pensaient avoir trouvé une voie directe et gratuite vers une audience captive de masse. En testant la possibilité de créer un fil d’actualité séparé pour les publications non sponsorisées des pages professionnelles (en marge du fil d’actualité classique dédié aux posts des proches, aux contenus sponsorisés et aux publicités), Facebook a clairement lancé un avertissement aux marques, entreprises, institutions, ONG et médias en quête de visibilité : rien n’est gratuit. Cette stratégie intervient alors que les éditeurs n’ont jamais autant travaillé pour le réseau social et jamais autant créé de contenus sur mesure venant alimenter les « timelines » des utilisateurs.

    Les volumes d’audience en jeu n’expliquent pas à eux seuls cette productivité spontanée et inégalée. À partir de juin 2016, plusieurs grands médias américains ont été rémunérés pour inonder les fils d’actualité de contenus originaux et servir de laboratoire technique et publicitaire à Facebook. En effet, pour donner envie aux médias, Mark Zuckerberg a mis en place un véritable réseau de représentants VRP capables de faire la démonstration de l’incroyable efficacité des nouveaux formats mis sur le marché.

    Le New York Times, CNN, le Huffington Post, Buzzfeed, Vox, Mashable ou encore Condé Nast… le fondateur de Facebook a rassemblé des représentants VIP dans sa « dream team ». Modèles de réussite sur le marché digital, ces médias portent une solide réputation. Ils sont capables de produire à grande échelle et leurs contenus sont lus dans le monde entier.

    Pour les convaincre, Facebook a dû se montrer très persuasif. Selon un document révélé par le Wall Street Journal en juin 2016, Mark Zuckerberg a ainsi fait un chèque de 50 millions de dollars répartis en 140 contrats de partenariats avec des médias et des célébrités, dont 17 de plus d’un million de dollars (près de 3 millions pour le New York Times et Buzzfeed, 2,5 millions pour CNN). Une goutte d’eau comparée aux 10 milliards de dollars de recettes trimestrielles de Facebook, soit 47 % de plus qu’au même trimestre de l’année précédente.

    Le deal est simple : en échange d’une certaine somme, le partenaire doit produire massivement des contenus à haute valeur ajoutée sur la plateforme : vidéos, « Facebook Live », reportages à 360°, « Instant Articles »… Les grands médias américains ont donc été rémunérés pour inonder les fils d’actualité de contenus originaux et ainsi convaincre l’ensemble des éditeurs d’en faire autant.

    Des millions d’euros versés aux principaux médias français

    Cette stratégie s’est avérée très efficace puisque la renommée des médias enrôlés, combinée à un puissant soutien des algorithmes, a contribué à imposer de nouveaux formats en moins d’un an et à l’échelle mondiale. Alléchés par la masse de clics, les éditeurs du monde entier se sont lancés dans l’aventure… couronnant de ce fait la stratégie de Facebook.

    Un système spécifique aux États-Unis ? Pas du tout. En Europe, les grands médias français participent par exemple à cette manœuvre de séduction à grande échelle. TF1, Le Figaro, Le Parisien ou les titres du groupe Le Monde font également partie des éditeurs qui touchent de l’argent pour produire des contenus vidéo pour Facebook. Et les sommes donnent le tournis, entre 100 000 et 200 000 euros par mois sur des périodes renouvelables de six mois, d’après les diverses sources interrogées. Sachant que la plupart des médias cités (liste non exhaustive) ont déjà reconduit une fois leur partenariat, on parle ici de millions d’euros distribués aux médias hexagonaux par Facebook.

    Il va sans dire que dans les rédactions contactées, on est peu disert sur les détails de ces accords confidentiels. Mais si les conditions varient d’un média à l’autre, le principe reste le même : en échange de l’argent versé, chaque média s’engage à produire un volume précis de vidéos et/ou de « lives » sur une période donnée, d’après les informations que nous avons pu récolter.

    À LCI par exemple, la rédaction doit produire 14 heures de direct par mois et chaque « live » doit durer entre 6 et 20 minutes. Un timing précis qu’il vaut mieux respecter car les contrôles sont stricts, explique-t-on en interne. Il faut dire que la chaîne a tout intérêt à garder de bonnes relations avec son mécène. Selon un salarié, l’argent de Facebook versé sur la période aurait financé les deux tiers de la rédaction web. Mais les contributions financières de Facebook ne s’arrêtent pas là. Il a participé au financement d’un studio flambant neuf pour que la chaîne puisse réaliser des « Facebook Live » lors de la campagne présidentielle. Une dépendance financière qui s’ajoute à celle du trafic généré sur le site, via le réseau social, qui représente entre 30 et 40 % des visites.

    RTL a également bénéficié des euros de Facebook pour son studio dédié aux lives, au même titre qu’Europe 1 pour installer une « Facebook Room » et un « Story Studio Instagram » dans le bus qui a sillonné la France pendant la campagne électorale.

    Enfin, la firme de Menlo Park apporte un soutien aux médias sous la forme de conseils techniques pour exploiter au mieux l’algorithme chargé de hiérarchiser les publications et comprendre les subtilités des statistiques d’audience, notamment avec la mise à disposition de CrowdTangle, une solution propriétaire d’analyse du trafic.

    Du côté de Facebook, on assume ces contributions financières, mais on en minimise l’importance : « Voir les collaborations de Facebook uniquement à travers des partenariats rémunérés est réducteur. Notre rôle au quotidien est de travailler conjointement avec les médias au développement d’outils destinés à enrichir leur expérience sur Facebook. Cela passe par beaucoup d’échanges et des phases de tests durant lesquels il a pu nous arriver d’indemniser nos partenaires. Les médias prennent du temps pour utiliser nos nouveaux produits et partager leurs retours avec nous et il nous semble donc normal qu’ils obtiennent une compensation pour cela. Cela s’inscrit toujours dans un cadre temporaire le temps de l’expérimentation », explique Edouard Braud, le directeur des partenariats médias pour l’Europe du sud.
    Un système gagnant-gagnant ?

    Après des débuts laborieux, une communication maladroite et des cahiers des charges trop contraignants, Facebook a massivement investi dans ses relations avec les médias à partir de 2010. Désormais, la « Media Partnership Team » multiplie les initiatives comme le « Facebook Journalism Project » ou le « Listening Tour », débuté en juin 2017, dans les rédactions.

    Alors que la sphère médiatique s’alarme régulièrement de la dépendance aux « actionnaires milliardaires » ou de la proximité avec le pouvoir politique, la dépendance à Facebook ne semble pas émouvoir outre mesure. Au contraire, les partenariats sont vécus comme de belles opportunités pour expérimenter et se rapprocher de l’audience.

    À L’Obs, Aurélien Viers, responsable du pôle visuel est très enthousiaste : « Ce partenariat nous permet d’aller plus loin dans nos expérimentations sans bouleverser notre organisation. Grâce aux outils fournis, nous avons pu créer des formats vidéo originaux qui connaissent de beaux succès en ligne. La pratique régulière du "Live social", depuis le terrain, a instauré une nouvelle relation avec l’audience, plus spontanée et plus dynamique. On peut dire que Facebook condense tous les nouveaux défis liés à la vidéo, en termes de storytelling, de créativité et de capacité à se démarquer dans un environnement très concurrentiel. »

    Mais en coulisses, dans les médias partenaires, les dents grincent, notamment du côté des régies publicitaires et des services commerciaux impliqués dans une lutte acharnée et vaine contre leur principal concurrent, l’ogre Facebook. « Devant les "valises de billets" apportées par Facebook, les régies n’ont pas leur mot à dire, explique un journaliste en off. Et lorsque Facebook teste ses nouveaux formats publicitaires mid-roll sur nos propres productions, l’exaspération est à son comble. »

    L’efficacité de la plateforme désespère les éditeurs englués dans des stratégies (trop) complexes de rétention de l’audience, comme l’explique ce cadre en charge du numérique : « Quand un internaute, avant de pouvoir finalement regarder une vidéo sur un site, doit cliquer sur un lien, attendre de longues secondes le chargement de la page puis fermer une ou deux fenêtres de pub pour finalement devoir patienter devant une publicité de trente secondes, le constat est sans appel, on ne peut pas rivaliser. On ne joue pas dans la même division que Facebook et son autoplay instantanée. »

    Michaël Szadkowski, rédacteur en chef du site et des réseaux sociaux du Monde, explique n’avoir fait aucune concession éditoriale et garder un contrôle total sur le contenu, une condition sine qua non du partenariat. « L’argent versé n’a pas fondamentalement changé notre façon de travailler. La production de vidéos était déjà une priorité pour nous, avec une équipe de quinze personnes dédiées. On poste plus de contenus qu’avant sur la plateforme, c’est sûr, mais je préfère que Facebook fasse vivre les médias plutôt qu’il se mette à créer et à imposer ses propres contenus. Facebook a changé de dimension, ses dirigeants ont compris qu’on ne pouvait plus demander aux médias de produire gratuitement des contenus et de la valeur, pour ensuite les monétiser auprès des annonceurs. » Un constat valable pour les seuls partenaires et pour une durée limitée.

    Guillaume Lacroix, cofondateur de Brut, un média vidéo présent uniquement sur les réseaux sociaux, ne tarit pas d’éloges sur sa collaboration avec Facebook. Il s’agit d’un « partenariat de travail » qui ne comporte aucun volet financier. « Facebook nous donne beaucoup de conseils utiles pour faire décoller l’engagement sur nos vidéos. Il nous informe également sur les formats en vogue dans le monde entier. En septembre, nous avons par exemple été invités à Dublin pour participer à une conférence où étaient réunis 35 médias nés en ligne. Les échanges ont été très enrichissants. Enfin, Facebook met à notre disposition CrowdTangle, un outil très performant qui permet d’analyser l’engagement de l’audience sur les réseaux sociaux. Si on devait payer pour l’utiliser, pas sûr qu’on pourrait se le permettre. »

    Comme pour Le Monde et L’Obs, Brut perçoit la collaboration avec Facebook comme un véritable avantage concurrentiel et croit à la pérennité de son modèle : « Cela ne nous fait pas peur d’être Facebook dépendant, pas plus qu’un producteur qui travaille avec une chaîne de télévision. Par ailleurs, il ne nous donne pas d’argent et pourtant Brut sera rentable en 2018, c’est qu’il existe bien un business model sur les réseaux sociaux. »

    Edouard Braud l’affirme, Facebook fait tout pour donner le maximum d’autonomie aux médias : « Tous nos produits sont faits de telle sorte qu’ils ne créent pas de dépendance. Nous les concevons pour qu’ils enrichissent l’expérience des médias et les aident à créer de la valeur grâce à Facebook. Cela peut se faire à la fois au sein de notre environnement mais également en dehors. C’est pourquoi nous développons notamment des outils qui permettent de générer de la valeur dans les environnements propriétaires des médias comme sur "Instant Articles" avec les modules d’abonnement aux newsletters, de téléchargement d’applications… »

    Un miroir aux alouettes et un danger pour les « petits médias »

    En dehors des médias partenaires, rares sont les rédactions disposant des ressources et de la flexibilité nécessaires pour faire face aux exigences de Facebook. En l’absence d’incitation financière ou de revenus récompensant les contenus produits pour le réseau social, les petits médias s’essoufflent à force de vouloir tirer profit de l’audience et des redoutables outils mis à disposition. Résultat, un écosystème à deux vitesses s’est progressivement mis en place, doublé d’une stratégie kamikaze des médias, dont la production vidéo est un exemple éclairant.

    Passage en revue des raisons pour lesquelles la plupart des médias n’ont que peu d’intérêts à se lancer dans la production de vidéos sociales :

    La production de vidéos est complexe, chronophage et coûteuse, surtout pour les titres de presse écrite dont ce n’est pas le métier. Mettre en place un workflow spécifique et former ou embaucher des journalistes capables de tourner et de monter des vidéos sociales représentent un coût considérable. Dans le domaine, la rentabilité reste souvent un concept.
    La professionnalisation fulgurante des contenus. Les vidéos postées sur le réseau social ressemblent de plus en plus à des productions télévisuelles, ce qui tend à disqualifier les médias incapables de suivre les standards de qualité en vigueur. Aujourd’hui, la majorité des « lives » Facebook est réalisée avec plusieurs caméras, à l’aide d’une régie.
    La versatilité des formats recommandés. Pendant six mois, Facebook nous incite à produire des vidéos de moins d’une minute consultable sans le son. Le mois suivant, il faut produire des séquences d’une minute trente minimum, sans quoi l’algorithme pourrait bouder nos contenus. Trente petites secondes de plus qui imposent de repenser les formats et réorganiser sa chaîne de production.
    Le paradoxe de l’engagement. Par expérience, les contenus vidéos postés sur Facebook sont ceux qui apportent le moins de trafic sur les sites. Ils suscitent un fort engagement, mais sont consultés exclusivement dans le fil d’actualité, et peu sur les sites. Pourtant, les médias redoublent d’efforts pour produire des vidéos natives et non rentables. Enfin, comme sur YouTube, l’actualité est loin de faire partie des contenus les plus consultés sur Facebook.
    La supercherie des données d’audience. Comprendre et analyser les chiffres d’engagement fournis par le réseau social demande de la patience et des compétences solides. Des chiffres dont la fiabilité est sujette à caution. En 2016, Facebook a admis avoir surévalué les statistiques de consultation des vidéos de 60 à 80 %, et ce, pendant deux ans ! Une « erreur technique » a été invoquée. Une excuse grossière qui pourrait faire sourire si elle n’avait pas un impact énorme sur les investissements publicitaires et sur les moyens mis à disposition par les médias pour produire des vidéos. Quand on culmine à plusieurs centaines de milliers voire des millions de vues par vidéo, les marges d’erreur n’ont pas de grandes conséquences, mais lorsqu’une stratégie vidéo est évaluée sur la base de quelques milliers de clics, alors dans ce cas, les implications peuvent être sérieuses.
    Le chantage au « reach » et la tentation du « boost ». La présence de tous les acteurs sur la plateforme engendre une course à l’attention inédite qui aboutit à une saturation des « timelines » et à une baisse de la visibilité des contenus, intelligemment orchestrée par Facebook. Une chute importante de la portée des publications peut contribuer à déstabiliser les fragiles « business model » des médias. Et la tentation de payer pour maintenir sa popularité, généreusement offerte par la plateforme, n’est plus une exception dans les rédactions. Les contenus sponsorisés se multiplient et les médias se transforment en client de la régie publicitaire de Facebook.

    Facebook a gagné. Les nombreux paradoxes évoqués ci-dessus en sont les meilleures preuves. La servitude volontaire dont font preuve les médias peut être analysée au prisme de leur situation financière, mais difficile de dire quelles en seront les conséquences à long terme. Des sacrifices nécessaires sur l’autel de la transition numérique ? Peut-être, mais attention, la dépendance n’est pas seulement financière, elle est également technique pour l’accès aux outils de production et de diffusion de l’information, elle pèse aussi sur les contenus et contribue à l’uniformisation des formats à l’échelle mondiale et surtout, elle influence et rythme le quotidien et l’organisation des rédactions.

    Le paysage médiatique français s’alarme régulièrement du manque d’indépendance des médias face aux actionnaires-industriels-milliardaires. Pourtant, ces mêmes médias permettent l’instauration progressive d’une menace tout aussi toxique pour l’avenir des médias et de la démocratie, celle du soft power, de l’argent et de l’écosystème des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple).

    #réseaux_sociaux #facebook #presse #médias #naufrage

    https://seenthis.net/messages/649163 via Reka


  • Newspapers : A Black & White Issue - Measuring racial diversity in journalism, by Matt Daniels and Amber Thomas (pudding.cool)
    https://pudding.cool/2017/10/asne
    https://pudding.cool/2017/10/asne/assets/images/og-img.png

    Along with the country as a whole, the press has too long basked in a white world, looking out of it, if at all, with white men’s eyes and a white perspective. That is no longer good enough. ––Kerner Commission, 1968

    #racisme #médias #presse #États-Unis (mais ailleurs aussi, même si en France c’est interdit d’en parler)

    #visualisation #storytelling #statistiques #d3.js

    https://seenthis.net/messages/646959 via Fil


  • #archives à la une : une nouvelle émission sur Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/181117/archives-la-une-une-nouvelle-emission-sur-mediapart

    Tous les mois, en partenariat avec RetroNews, le site de #presse de la Bibliothèque nationale de France, Mediapart vous propose un nouveau et court format vidéo dans lequel des historiens, journalistes, chercheurs ou archivistes viennent commenter une plongée dans les journaux, de 1631 à 1945, à partir d’un montage d’archives.

    #Culture-Idées #BNF #Histoire #Rétronews


  • Appel à soutien du journal CQFD
    SOS d’un canin en détresse

    http://lavoiedujaguar.net/Appel-a-soutien-du-journal-CQFD

    On le sait : les appels à soutien, c’est triste comme un jour sans vin. Et par les temps qui courent, c’est un peu trop tous les jours. Si on en est réduit, contraint et forcé, à cette extrémité, ce n’est pas par plaisir de la jouer lacrymal. Mais parce qu’il y a danger mortel pour le Chien rouge. Car oui : CQFD ne va pas bien. Du tout.

    Il nous faut, au minimum, 1 000 abonnés supplémentaires pour nous maintenir sur notre frêle esquif. Alors, hardi, abonnez-vous et abonnez largement autour de vous ! Mais vous pouvez faire encore plus ! Faites connaître CQFD, donnez vos vieux numéros, affichez vos unes ou posters préférés, twittez à qui mieux-mieux, inondez les réseaux sociaux autant que les bistros, les radios, les squats ou les locaux associatifs…

    #presse #critique_sociale #appel

    https://seenthis.net/messages/642906 via la voie du jaguar


  • La Brique N° 52 - Automne 2017 - L’ombre des statues - Dans les kiosques ! Course à l’Union, Gare sans sauveur, Lille : Antitour, Partout chez nous (LGBT, CCL, Friches, Squats) - De l’info, de l’enquête, sans pub et sans pitié !

    AU SOMMAIRE
    2. Edito. Histoires à lutter debout.
    3. Olieux - Gare sans saveur.
    4-5 Pas d’outrage, pas de paye.
    En bref ! L’APU-Fives à l’asphyxie.
    6. Brèves
    – L’histoire de la métropole revisitée.
    – Pas de paix à Calais.
    – Je t’aime, moi non plus.
    – Syndiqués, vos papiers.
    – Norrent-Fontes : nos abris étaient moins insalubres que leurs idées.
    http://cdn.campuslille.com/images/stories/Libre_Pense/Agenda2017/201711/La_Brique_N_52_Agenda.jpg
    7. DOSSIER L’OMBRE DES STATUES.
    7. Lille City Tour...ne pas rond.
    8-9 L’Union fait la force.
    10-11 Squats : Partout chez nous.
    12-13 CCL : L’opidium du peuple.
    14-15 Friche artistique - Lieux sans nom.
    – Martha Desrumaux, la verve rouge.

    16-17 LGBT : Quand Lille sort du placard.
    – Appel à don de l’Echappée. Elle est où, la « grande cause nationale » ?

    18. Brèves
    – Linken-help
    – C’est dit !
    – Made in Ch’nord
    – Itier recasé
    – Pas assez de profs, ou trop d’étudiant.es ?
    – Un timbre poste pour Franck Hanoh ?
    – Valeureux Vallourec.
    – Région Hauts-de-France. La libération des imbéciles.
    19. Bar « La Pirogue ». « Dégage sale pédé ».
    20-21 BCE : Quels intérêts
    22-23 Un Samedi à Bazancourt
    24. Procès Hermant.... à suivre, ou comment la démocratie se dissout dans le facisme.
    – Le mineur, ce super-héros.

    http://www.campuslille.com/index.php/l-agenda/evenement/2101-la-brique-n-52-automne-2017-l-ombre-des-statues-dans-les-kiosques-

    #Lille #La_Brique #Presse_Alternative #Information #Enquête


  • Élections régionales au Venezuela : discrétion et embarras dans la #presse française
    http://lvsl.fr/elections-regionales-venezuela-discretion-presse-francaise
    http://lvsl.fr/wp-content/uploads/2017/10/photo-election-regionale-une.jpg

    Alors que l’élection de l’Assemblée nationale constituante en juillet dernier avait fait l’objet d’une intense couverture médiatique pendant plusieurs jours en France, les élections régionales qui se sont tenues la semaine dernière n’ont pas fait les gros titres de la presse hexagonale cette fois-ci. Est-ce parce que l’opposition y a largement participé et que la campagne et les élections se sont déroulées dans le calme, la thèse de la « dictature chaviste » se voyant ainsi invalidée ? Ou bien est-ce parce que la victoire de la coalition au pouvoir contredit le récit médiatique majoritaire d’un peuple tout entier dressé contre Maduro ? Éléments de réponse.

    https://seenthis.net/messages/640888 via Agnès Maillard


  • Derrière Bertrand Cantat en héros romantique, l’histoire d’une presse française machiste
    https://www.franceculture.fr/medias/derriere-bertrand-cantat-en-heros-romantique-l-histoire-d-une-presse-f

    O.J. Simpson, Oscar Pistorius, #Bertrand_Cantat... Ce n’est pas la première fois qu’en France, le traitement médiatique d’affaires de violences conjugales prend des allures de feuilleton romanesque. D’où vient cette tradition, très française, de romantiser les fémicides, de tenter de polir les contours d’une réalité terrible (rappelons que 123 femmes sont mortes de violences conjugales en 2016), avec des expressions vides de sens juridique, comme « crime passionnel » ?

    Nous avons posé la question à Annik Houel, professeure émérite en psychologie sociale à l’Université Lumière-Lyon 2, et auteur de Crime passionnel, crime ordinaire (2008), et Psychosociologie du #crime : à la vie, à la mort (2008), aux PUF. Elle a notamment travaillé sur le décalage entre ce que disait la #presse, et la réalité crue des dossiers d’assises.

    Que pensez vous de cette Une des #Inrockuptibles ?

    Barbu, les cheveux un peu dans tous les sens… il ressemble vraiment à un grand romantique, un héros. Il n’y a pas de doute sur la présentation qu’on en donne. Da manière générale, Cantat est très souvent présenté comme une #victime. Dans toutes ces histoires de #fémicides, ce qui est frappant c’est qu’il n’y a pas d’analyse sociale ou politique. Ça reste étonnant, passionnel, donc ça concerne tout le monde. Mais on n’analyse pas. Le Monde, à l’époque, avait traité l’affaire dans la rubrique « #fait_divers », celle des chats et des chiens écrasés. C’est un « fait divers », donc un truc qu’on n’analyse pas. Et puis ensuite, c’est devenu une affaire passionnée et passionnelle. On était au mois d’août 2003, et ça remplissait les pages. On voit qu’au tout début, cette histoire est présentée comme une histoire de passion à laquelle on ne comprend rien. On ne peut rien en dire car il s’agit de passion. Il faut savoir qu’en France il n’y a pas de « #crime_passionnel » dans la loi, ça n’existe pas ! Cantat s’est fait juger en Lituanie [où a eu lieu le meurtre de Marie Trintignant, NDR], où le crime passionnel existe comme catégorie juridique. En France ça ne se serait pas passé comme ça. Là-bas, il n’a écopé que de huit ans de prison. Il est sorti assez vite d’ailleurs, il n’a pas purgé entièrement sa peine, et il est sorti [au bout de trois ans de prison, NDR]. Si ça avait été reconnu en France comme « #violence_conjugale », il aurait pu prendre vingt ans.

    #femmes #sexisme via @mona

    https://seenthis.net/messages/637061 via odilon


  • Sept idées fausses sur les #médias – Le feu à la plaine
    https://audelancelin.com/2017/10/11/sept-idees-fausses-sur-les-medias
    https://audelancelin.files.wordpress.com/2017/10/signal.jpg

    L’actuel directeur de la rédaction de ce même quotidien, « Le Monde », a aussi pu, dans un éditorial publié à l’occasion de la mort d’un de ses #actionnaires, Pierre Bergé, assimiler les gens qui prêtaient la moindre influence sur la ligne aux actionnaires à des « #complotistes ». Face à ce verrou-là, les gardiens des médias ne prennent même pas la peine de répondre par des arguments. Ils se bornent à discréditer les personnes, voire à les psychiatriser. Car qu’est-ce qu’un complotiste sinon un paranoïaque et un malade mental à la fin des fins ? On voit en tout cas à quel point il est important pour le système de neutraliser tout individu cherchant à révéler au public le poids que pèsent les actionnaires de médias sur la vie d’un journal, et le genre de catastrophe démocratique qu’ils peuvent organiser à l’échelle d’un pays quand leurs vues convergent, c’est-à-dire très souvent, notamment quand le coût du travail est en jeu. Il est pourtant assez évident que dans une société démocratique, où le suffrage universel existe encore, et cela même s’il est en passe de devenir une farce organisant l’impuissance collective, le contrôle capitalistique des médias est une question politique cruciale. Il est évident que ce constat-là n’a rien à voir avec un propos conspirationniste, et que prêter des arrière-pensées aux géants des télécoms quand ils investissent dans les médias n’a rien à avoir avec le fait d’être agité par les Illuminati ou une quelconque autre société secrète horrifique du type Skulls and Bones. Celui qui ne comprend pas cela, le responsable du Decodex par exemple, est-il équipé dans ces conditions pour décoder quoi que ce soit au champ de pouvoir capitalistique extraordinairement violent dans lequel il se meut semble-t-il en toute inconscience ? On peut au moins se poser la question.

    Tout cela est d’autant plus inquiétant à observer que ce qui se passe chez nous aujourd’hui s’est produit il y a exactement vingt ans aux Etats-Unis avec des conséquences dramatiques quant à l’#indépendance de la #presse et à la persistance même de l’existence d’un espace public. L’ex-rédacteur en chef du « Chicago Tribune », James Squires, un ancien Prix Pulitzer qui rompit avec le système et en fit un livre (1), soutenait ainsi en 1993, que la prise de contrôle intégrale des médias par les grandes compagnies états-uniennes avait entraîné la « mort du #journalisme », je cite ses mots. En deux décennies, ainsi qu’il l’établissait, la mainmise de la « culture Wall Street » sur les médias, soit l’équivalent de notre presse CAC 40, avait réussi à détruire entièrement les pratiques et l’éthique de ce métier, réduisant les responsables de journaux à être des cost killers plutôt que des intellectuels, des managers plutôt que des artisans de l’intelligence collective. James Squires, un autre indécrottable paranoïaque sans doute.

    #démocratie

    https://seenthis.net/messages/636783 via Agnès Maillard