• Macron contre le journalisme

    via Acrimed | Action Critique Médias
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    Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017, les attaques du gouvernement contre les médias touchent toute la chaîne de production de l’information. Elles se manifestent, tout d’abord, dans des projets de loi et des textes législatifs, dont les deux piliers sont la loi dite du « secret des affaires » et la loi « fake news ».

    Elles prennent aussi la forme de saignées budgétaires, « baisses de dotations » infligées à l’audiovisuel public, qui assèchent un peu plus sa capacité de produire une information de qualité [1]. Elles s’incarnent encore dans des plaintes gouvernementales, ciblant des articles de presse jugés embarrassants pour l’État et ses affaires politico-économiques, ou dans les convocations de journalistes par l’appareil d’État.

    Elles s’exercent également dans les violences policières à l’encontre des journalistes, visés en tant que tels, entravés sciemment dans l’exercice de leur métier, en particulier durant les mois de mobilisations des gilets jaunes, mais également au cours des manifestations « anti-G7 », en août 2019. Des violences dont l’ampleur a été jugée « inédite » par Reporters sans frontières en mai 2019.

    Enfin, ces attaques se traduisent dans un certain nombre de déclarations et d’anathèmes publics qui, du fait de leur fréquence, créent une petite musique témoignant d’un mépris profond pour la profession, autant que d’un rapport pour le moins contrarié à la critique, adossé à une violence, verbale cette fois-ci, parfaitement assumée [2].

    #droit_d'informer #pression #repression

    https://seenthis.net/messages/811093 via ¿’ ValK.


  • La solidarité avec les journalistes convoqués à la DGSI en un chiffre
    | Reflets.info : https://reflets.info/articles/la-solidarite-avec-les-journalistes-convoques-a-la-dgsi-en-un-chiffre
    https://reflets.info/system/articles/featured_images/c898e63b-76ba-48e9-a159-2ea3da0c4cb6/small.jpg?1559161008

    Rendez-vous avait été donné par le SNJ-CGT à 11 heures « square de la Libération » à Levallois-Perret, à côté de la DGSI où devait être entendue Arianne Chemin du Monde. Premier couac, le square de la Libération n’existe pas, il s’agit de la place de la Libération. Cet obstacle surmonté, il a fallu se faire une place dans le cortège monstrueux de... 7 personnes. Au plus fort de la manif des journalistes et des lecteurs, en lutte contre l’exécutif qui cherche à identifier les sources des journalistes, il y avait à peu près 10 personnes, dont la moitié, membres du collectif de pigistes Extra Muros. Même France-Info avait parlé de cette manif. On aurait pu s’attendre à un peu plus de confrères présents...

    #journalisme #pression #syndicat #solidarité_mon_cul

    https://seenthis.net/messages/784051 via ¿’ ValK.


  • Sous la pression, l’Institut du monde arabe déprogramme une chanteuse sahraouie - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20190304-chanteuse-sahraouie-deprogrammee-institut-monde-arabe-aziza-brahim-maro
    http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/aefimagesnew/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/aziza-brahim.3_0.jpg

    Selon une source bien informée, tout est parti d’un article paru le 29 janvier dernier sur un site marocain réputé proche du palais, le 360. Il s’émouvait de la programmation à l’Institut du monde arabe (IMA) d’#Aziza_Brahim, la qualifiant d’activiste du Front Polisario.

    Dans la foulée, l’ambassade du Maroc à Paris appelle l’Institut pour demander des explications. L’IMA se justifie en expliquant que la chanteuse a toute sa place dans le cadre du festival Les Arabofolies, qui a pour thématiques les femmes et les résistances. Des explications qui ne convainquent pas les diplomates marocains en poste à Paris.

    Ces derniers font alors pression sur les mécènes marocains qui financent régulièrement les projets de l’Institut, et qui finissent par menacer l’IMA de se désengager si le concert prévu initialement le 10 mars était maintenu.

    Son président, Jack Lang, tente bien d’intervenir, en expliquant que la chanteuse n’est nullement une activiste du #Polisario mais seulement une artiste qui chante l’histoire de son peuple. Rien n’y fait : le président de l’institution cède finalement sous la pression. Résultat, le 7 février, l’Institut annonce que « pour une raison indépendante de la volonté de l’artiste », le concert est annulé.

    Aziza Brahim - Lagi
    https://www.youtube.com/watch?v=kG4OX8uQpI0

    #musique #chanson #pression #diplomatie #Maroc #Sahara_occidental

    https://seenthis.net/messages/764840 via odilon


  • Un accident inédit révèle de graves dysfonctionnements en matière de sûreté nucléaire en France - Basta !
    https://www.bastamag.net/Un-accident-inedit-revele-de-graves-dysfonctionnements-en-matiere-de-suret
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6404.jpg?1512037464

    Des détails sur l’incident de Paluel.

    En mars 2016, lors d’une opération de remplacement, un générateur de vapeur de 465 tonnes chute en plein cœur de la centrale nucléaire de Paluel, en Normandie

    Causes mentionnées :
    – difficulté à transmettre les informations et à savoir qui fait quoi de part les nombreux sous-traitants (qui sous-traitent…) [Le comble : pas de personnel d’EDF présent au moment de cette manutention]
    – dilution de la responsabilité pour la même raison
    – pression exercée sur les délais
    – avertissements non pris en compte (le palonnier s’était tordu déjà avec les premières manipulations…)

    Et aussi pas mal de chance (pas de blessés, pas de fissure de la cuve, ce qui aurait entrainé des radiations…)

    Des alertes ignorées

    L’accident s’est déroulé lors de la dépose du troisième générateur sur les quatre que compte la tranche 2 de la centrale [6]. À l’intérieur du bâtiment, on avait bien remarqué, au cours du hissage des deux premiers générateurs que le palonnier tanguait dangereusement. L’information avait d’ailleurs circulé au sein de la centrale plusieurs jours avant l’accident, y compris entre des salariés non concernés par le chantier. « On a vraiment insisté sur le fait que le palonnier était tordu. On a remonté l’information », ont confié des salariés aux experts. Dans leur rapport, ces derniers précisent : « Plusieurs de nos interlocuteurs ont en outre laissé entendre que l’information n’était pas seulement remontée aux encadrants de l’équipe de remplacement du GV, mais bien également à la direction du projet à Marseille ainsi qu’à celle de la DIPDE. »

    Les ingénieurs qui pilotent l’opération sont donc censés être au courant des premiers signes de défaillances. Au moment de ces diverses alertes, une réunion se tient au sein de la centrale. « On le sait parce que des salariés nous l’ont rapporté, raconte Thierry Raymond, animateur du collectif nucléaire au sein de la Fédération nationale des mines et de l’énergie de la CGT (FNME). Mais nous n’en avons aucune trace écrite. On ne sait pas qui était là, ni ce qui s’y est dit. »

    Seule certitude : le chantier s’est poursuivi, comme si de rien n’était, jusqu’à ce que le tout s’écroule. « Tout ça, nous le savions, soupire un salarié de Paluel. Mais ce que l’on a découvert avec cette étude, c’est que des gens de la DIPDE savaient avant l’ouverture du chantier qu’il y avait un problème de conception, et que rien n’a été fait ! » Pour Aptéis, la masse de travail des ingénieurs EDF est en cause, de même que l’obligation, là encore, de faire les choses « au plus vite ».

    #nucléaire #sous_traitance #pression

    https://seenthis.net/messages/649006 via marcimat


  • A Crime in the Cancer Lab - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/01/28/opinion/sunday/a-crime-in-the-cancer-lab.html?_r=0
    https://static01.nyt.com/images/2017/01/29/opinion/sunday/29ross/29ross-facebookJumbo.jpg

    #recherche #sabotage #pression #concurrence

    we can’t tolerate fraud, but the culture of scientific research may deserve some blame. There is more pressure than ever for researchers to generate huge amounts of data to publish high-impact papers. Those who publish less get less funding. We need a culture change. If we want to protect the integrity of our research, we need to protect the sanity of our researchers. Besides, good science happens when there is freedom to make mistakes, to learn from those mistakes, to discover the unexpected. Unrelenting pressure makes diamonds, not discoveries.

    (et #sexisme aussi même si l’article n’en touche pas mot)

    https://seenthis.net/messages/565524 via Fil