• 10 Human Rights Organisations v. United Kingdom
    https://privacyinternational.org/legal-action/10-human-rights-organisations-v-united-kingdom

    In March 2015, Privacy International, together with nine other NGOs, filed an application to the European Court of Human Rights (ECtHR), challenging two aspects of the United Kingdom’s surveillance regime revealed by the Snowden disclosures : (1) UK bulk interception of internet traffic transiting undersea fibre optic cables landing in the UK and (2) UK access to the information gathered by the US through its various bulk surveillance programs. Our co-applicants are the American Civil (...)

    #GCHQ #algorithme #spyware #écoutes #web #surveillance #DRIP #ACLU #PrivacyInternational

    /sites/default/files/fav/apple-icon-180x180.png

    https://seenthis.net/messages/721984 via etraces


  • GCHQ data collection regime violated human rights, court rules
    https://www.theguardian.com/uk-news/2018/sep/13/gchq-data-collection-violated-human-rights-strasbourg-court-rules

    Surveillance system revealed by Snowden breached right to privacy, Strasbourg judges say GCHQ’s methods for bulk interception of online communications violated privacy and failed to provide sufficient surveillance safeguards, the European court of human rights has ruled. But the ECHR found that GCHQ’s regime for sharing sensitive digital intelligence with foreign governments was not illegal, and it explicitly confirmed that bulk interception with tighter safeguards was permissible. The (...)

    #GCHQ #algorithme #spyware #écoutes #web #surveillance #hacking #ACLU #PrivacyInternational

    https://i.guim.co.uk/img/media/b6b9b8e256a76b18dbd383bee4a43afd9bfa1d71/0_81_1307_784/master/1307.jpg

    https://seenthis.net/messages/722005 via etraces


  • La grève des prisonniers aux États-Unis
    http://www.laviedesidees.fr/La-greve-des-prisonniers-aux-Etats-Unis.html

    Depuis le 21 août dernier, les détenus des États-Unis sont appelés à la grève par plusieurs de leurs organisations. Une telle mobilisation n’est pas inédite ; une mise en perspective socio-historique illustre les contradictions du système carcéral et de l’action collective.

    #Essais

    / #syndicalisme, #prison

    https://seenthis.net/messages/719536 via La Vie des idées


  • Il parait qu’un acte rageux a encore répendu l’obscurité ? Moi je préfère re-garder lumière réflechir 3
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/30719443608

    Flickr

    https://farm2.staticflickr.com/1896/30719443608_7d1ed60d6b_m.jpg

    ValK. a posté une photo :

    No #Rainbow No #Pride... Marches des Fiertés à #Nantes, le 8 septembre 2018

    https://farm2.staticflickr.com/1896/30719443608_7d1ed60d6b_b.jpg

    https://seenthis.net/messages/720875 via ¿’ ValK.


  • Version censurée de Google en Chine : les ONG montent au créneau
    https://www.numerama.com/politique/412782-version-censuree-de-google-en-chine-les-ong-montent-au-creneau.html

    La possibilité d’un retour de Google en Chine, avec une version censurée de son moteur de recherche, provoque une vive indignation chez plusieurs ONG de premier plan. Elles appellent à Google à ne pas transiger sur ses principes. La pression monte contre Google. Le 28 août, une coalition de quatorze organisations non gouvernementales a signé une lettre ouverte appelant l’entreprise américaine à renoncer à fournir une version censurée de son moteur de recherche pour le marché chinois. Ce projet, (...)

    #Google #GoogleSearch #Dragonfly #censure #TheGreatFirewallofChina #Amnesty #BigBrotherWatch #EFF #HumanRightsWatch #PrivacyInternational (...)

    ##RSF
    https://www.numerama.com/content/uploads/2018/08/amnesty-international.jpg

    https://seenthis.net/messages/718675 via etraces


  • L’effet Matilda, ou les découvertes oubliées des femmes scientifiques
    https://www.franceculture.fr/sciences/leffet-matilda-ou-les-decouvertes-oubliees-des-femmes-scientifiques
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/08/c01c2b9b-e4f2-4ff1-86fb-edf2cf9bd761/738_gettyimages-900239504.jpg

    Nombreuses sont les #femmes qui se voient évincées des remises de #prix, quand il ne s’agit pas carrément d’un prix #Nobel. De la physicienne #Lise_Meitner à la biologiste #Rosalind_Franklin en passant par l’astronome #Jocelyn_Bell, beaucoup de ces #scientifiques n’ont accédé à la #reconnaissance qui leur était due que des années après leurs #découvertes. La minimisation, quand il ne s’agit pas de déni, de la contribution des femmes scientifiques à la recherche n’est pas un phénomène nouveau : l’historienne des #sciences #Margaret_Rossiter l’a théorisé sous le nom d’#effet_Matilda.

    https://seenthis.net/messages/718233 via odilon


  • La #privatisation des barrages menace la gestion de l’#eau

    Sous l’impulsion de l’Union européenne, le gouvernement français prépare la mise en concurrence des #concessions des #barrages_hydroélectriques. Ce projet inquiète l’auteur de cette tribune, qui rappelle le rôle joué par les barrages dans la régulation des eaux, dans la transition énergétique et dans l’indépendance du pays.

    https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L720xH481/arton15233-30ee9.jpg?1531745101#.jpg
    https://reporterre.net/La-privatisation-des-barrages-menace-la-gestion-de-l-eau
    #France #énergie #électricité

    ping @albertocampiphoto @daphne @marty

    https://seenthis.net/messages/718191 via CDB_77


  • ‘Digital shackles’ : the unexpected cruelty of ankle monitors
    https://www.theguardian.com/technology/2018/aug/28/digital-shackles-the-unexpected-cruelty-of-ankle-monitors

    Every day at about 5pm, 60-year-old Willard Birts has to find a power outlet. Then he has towait two hours next to it while the battery on his ankle monitor recharges. If he lets the battery drain, or enters San Mateo county, he risks being sent back to jail while he awaits trial. Birts pays $30 per day – that’s $840 per month – for the privilege of wearing the bulky device. It sucks up all his income, leaving him homeless and sleeping in his Ford Escape in Oakland. “It’s like a rope around (...)

    #bracelet #GPS #géolocalisation #prison #surveillance

    https://i.guim.co.uk/img/media/0a8dff0e00a2cbc3b55f3863b990f059669b8a52/0_249_6310_3786/master/6310.jpg

    https://seenthis.net/messages/718126 via etraces


  • Instantané d’aire d’autoroute, quand la #classe_obscène (beau nom que Lordon a trouvé pour qualifier la #bourgeoisie triomphante) est bien obligée de se mêler, brièvement, aux #classes_populaires.

    L’autoroute est chargée, la station service fourmille. Comme d’habitude, les hommes entrent et sortent de leurs toilettes librement, tandis que côté femmes, une file d’une vingtaine de personnes patiente. Arrive une femme âgée, vêtue simplement d’une robe à fleurs défraîchie, marchant d’un pas lourd avec une canne. Elle tient deux enfants par la main. Elle observe la longue queue et s’avance pour voir où elle mène :
    « - C’est pour les toilettes tout ça ?
    – Eh oui... »
    Elle sourit, gênée, et continue à remonter lentement la queue. Elle arrive à l’entrée des WC. Dans ma nuque, une voix marmonne : « Non mais je rêve, elle va pas faire ça quand même ? » La vieille femme entre. De derrière moi surgit une passionnée de fitness et de cardio-training, 1m80, bronzée aux UV, mèches oxygénées et savamment coupées, tenue sport. Elle bondit après la vieille femme et hurle : « Il y a une file d’attente là ! La moindre des politesses ce serait de demander la permission de passer devant tout le monde ! C’est pas croyable ça ! » J’écarquille les yeux :
    « - Mais enfin madame, vous voyez bien que c’est une personne âgée qui se déplace difficilement !
    – Vous voulez que je vous pisse dessus, vous ?
    – Je vous demande pardon ? »
    Au même moment, la femme devant moi, corpulente, dreads approximatives sur la tête, réconforte doucement la vieille dame :
    « - Quand elle aura sa vieille maman avec une canne, elle comprendra. »
    La sportive jette ses phrases comme des couteaux :
    « - Ouais bah ma mère elle est morte, alors d’ici à ce qu’elle ressorte de sa tombe on a le temps. »
    L’ancienne, embarrassée, tente de se justifier :
    « - Vous comprenez, ce n’est pas un handicap, la canne me sert à...
    – Vous inquiétez pas, j’ai tout à fait compris la situation, je vois bien que c’est pas un handicap et que vous n’êtes pas prioritaire.
    – C’est un problème de hanche qui a...
    – Oh la la, me racontez pas votre vie, j’ai pas envie de vous entendre. Je suis médecin, les gens payent pour me parler. Y a un minimum de politesse à avoir. »
    Je fais remarquer que la courtoisie, c’est précisément à nous d’en faire preuve. M’ignorant superbement, la sportive reprend sa place dans le rang en jetant des « Avec sa canne, là, j’hallucine ! », tandis que la femme aux dreads et moi parlons à la vieille dame et lui signalons bientôt un WC qui se libère.
    L’épilogue n’est pas plus joyeux. Tandis que j’arrive moi-même dans les toilettes, j’entends dans celles d’à côté une voix d’ouvrière ou d’employée, expliquant à une petite fille : « Bah c’est vrai que maintenant la canne ça rend pas toujours prioritaire, parce que c’est pas forcément un handicap. En plus y a des handicaps, on les voit pas. Par exemple moi, si ça se trouve j’ai un handicap et personne le sait. On peut pas savoir. »

    #humiliation #priorité #handicap #vieillesse #pauvreté #judiciarisation #fascisme #mépris_de_classe #politesse

    https://seenthis.net/messages/717959 via intempestive


  • Eric Fassin : « L’#appropriation_culturelle, c’est lorsqu’un emprunt entre les cultures s’inscrit dans un contexte de #domination »

    Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de nombre de polémiques récentes.

    Des internautes se sont empoignés sur ces deux mots tout l’été : « appropriation culturelle ». Le concept, né bien avant Twitter, connaît un regain de popularité. Dernièrement, il a été utilisé pour décrire aussi bien le look berbère de Madonna lors des MTV Video Music Awards, la dernière recette de riz jamaïcain du très médiatique chef anglais #Jamie_Oliver, ou l’absence de comédien autochtone dans la dernière pièce du dramaturge québécois #Robert_Lepage, #Kanata, portant justement sur « l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones ».

    Qu’ont en commun ces trois exemples ? Retour sur la définition et sur l’histoire de l’« appropriation culturelle » avec Eric Fassin, sociologue au laboratoire d’études de genre et de sexualité de l’université Paris-VIII et coauteur de l’ouvrage De la question sociale à la question raciale ? (La Découverte).
    la suite après cette publicité

    D’où vient le concept d’« appropriation culturelle » ?

    Eric Fassin : L’expression apparaît d’abord en anglais, à la fin du XXe siècle, dans le domaine artistique, pour parler de « #colonialisme_culturel ». Au début des années 1990, la critique #bell_hooks, figure importante du #Black_feminism, développe par exemple ce concept, qu’elle résume d’une métaphore : « manger l’Autre. » C’est une approche intersectionnelle, qui articule les dimensions raciale et sexuelle interprétées dans le cadre d’une exploitation capitaliste.

    Un regard « exotisant »

    Cette notion est aussi au cœur de la controverse autour de #Paris_Is_Burning, un film #documentaire de 1990 sur la culture des bals travestis à New York. Une autre critique noire, Coco Fusco, reprochait à la réalisatrice #Jennie_Livingston, une lesbienne blanche, son regard « exotisant » sur ces minorités sexuelles et raciales. Pour elle, il s’agissait d’une forme d’#appropriation_symbolique mais aussi matérielle, puisque les sujets du film se sont sentis floués, dépossédés de leur image.

    Comment définir ce concept ?

    E. F. : Ce qui définit l’appropriation culturelle, comme le montre cet exemple, ce n’est pas seulement la circulation. Après tout, l’emprunt est la règle de l’art, qui ne connaît pas de frontières. Il s’agit de #récupération quand la #circulation s’inscrit dans un contexte de #domination auquel on s’aveugle. L’enjeu n’est certes pas nouveau : l’appropriation culturelle, au sens le plus littéral, remplit nos #musées occidentaux d’objets « empruntés », et souvent pillés, en Grèce, en Afrique et ailleurs. La dimension symbolique est aujourd’hui très importante : on relit le #primitivisme_artistique d’un Picasso à la lumière de ce concept.

    Ce concept a-t-il été intégré dans le corpus intellectuel de certaines sphères militantes ?

    E. F. : Ces références théoriques ne doivent pas le faire oublier : si l’appropriation culturelle est souvent au cœur de polémiques, c’est que l’outil conceptuel est inséparablement une arme militante. Ces batailles peuvent donc se livrer sur les réseaux sociaux : l’enjeu a beau être symbolique, il n’est pas réservé aux figures intellectuelles. Beaucoup se transforment en critiques culturels en reprenant à leur compte l’expression « appropriation culturelle ».

    En quoi les polémiques nées ces derniers jours relèvent-elles de l’appropriation culturelle ?

    E. F. : Ce n’est pas la première fois que Madonna est au cœur d’une telle polémique. En 1990, avec sa chanson Vogue, elle était déjà taxée de récupération : le #voguing, musique et danse, participe en effet d’une subculture noire et hispanique de femmes trans et de gays. Non seulement l’artiste en retirait les bénéfices, mais les paroles prétendaient s’abstraire de tout contexte (« peu importe que tu sois blanc ou noir, fille ou garçon »). Aujourd’hui, son look de « #reine_berbère » est d’autant plus mal passé qu’elle est accusée d’avoir « récupéré » l’hommage à la « reine » noire Aretha Franklin pour parler… de Madonna : il s’agit bien d’appropriation.

    La controverse autour de la pièce Kanata, de Robert Lepage, n’est pas la première non plus — et ces répétitions éclairent l’intensité des réactions : son spectacle sur les chants d’esclaves avait également été accusé d’appropriation culturelle, car il faisait la part belle aux interprètes blancs. Aujourd’hui, c’est le même enjeu : alors qu’il propose une « relecture de l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones », la distribution oublie les « autochtones » — même quand ils se rappellent au bon souvenir du metteur en scène. C’est encore un choix revendiqué : la culture artistique transcenderait les cultures « ethniques ».

    Par comparaison, l’affaire du « #riz_jamaïcain » commercialisé par Jamie Oliver, chef britannique médiatique, peut paraître mineure ; elle rappelle toutefois comment l’ethnicité peut être utilisée pour « épicer » la consommation. Bien sûr, la #nourriture aussi voyage. Reste qu’aujourd’hui cette #mondialisation marchande du symbolique devient un enjeu.

    Pourquoi ce concept fait-il autant polémique ?

    E. F. : En France, on dénonce volontiers le #communautarisme… des « autres » : le terme est curieusement réservé aux minorités, comme si le repli sur soi ne pouvait pas concerner la majorité ! C’est nier l’importance des rapports de domination qui sont à l’origine de ce clivage : on parle de culture, en oubliant qu’il s’agit aussi de pouvoir. Et c’est particulièrement vrai, justement, dans le domaine culturel.

    Songeons aux polémiques sur l’incarnation des minorités au théâtre : faut-il être arabe ou noir pour jouer les Noirs et les Arabes, comme l’exigeait déjà #Bernard-Marie_Koltès, en opposition à #Patrice_Chéreau ? Un artiste blanc peut-il donner en spectacle les corps noirs victimes de racisme, comme dans l’affaire « #Exhibit_B » ? La réponse même est un enjeu de pouvoir.

    En tout cas, l’#esthétique n’est pas extérieure à la #politique. La création artistique doit revendiquer sa liberté ; mais elle ne saurait s’autoriser d’une exception culturelle transcendant les #rapports_de_pouvoir pour s’aveugler à la sous-représentation des #femmes et des #minorités raciales. L’illusion redouble quand l’artiste, fort de ses bonnes intentions, veut parler pour (en faveur de) au risque de parler pour (à la place de).

    Le monde universitaire n’est pas épargné par ces dilemmes : comment parler des questions minoritaires, quand on occupe (comme moi) une position « majoritaire », sans parler à la place des minorités ? Avec Marta Segarra, nous avons essayé d’y faire face dans un numéro de la revue Sociétés & Représentations sur la (non-)représentation des Roms : comment ne pas redoubler l’exclusion qu’on dénonce ? Dans notre dossier, la juriste rom Anina Ciuciu l’affirme avec force : être parlé, représenté par d’autres ne suffit pas ; il est temps, proclame cette militante, de « nous représenter ». Ce n’est d’ailleurs pas si difficile à comprendre : que dirait-on si les seules représentations de la société française nous venaient d’Hollywood ?

    https://img.lemde.fr/2018/08/24/0/0/2652/3000/950/0/72/0/b02507e_QxMb93jNjJO-ZvtZjyLRqk5P.jpg
    https://mobile.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2018/08/24/eric-fassin-l-appropriation-culturelle-c-est-lorsqu-un-emprunt-entre-
    #géographie_culturelle #pouvoir #culture #Madonna #exotisme #peuples_autochtones #film #musique #cuisine #intersectionnalité #Eric_Fassin

    https://seenthis.net/messages/717781 via CDB_77


  • Eleanor Saitta : Performing States
    https://vimeo.com/269226211


    une réflexion très intéressante sur l’#Etat, les #frontières, le #voyage, l’#aéroport, le #privilège, la #surveillance, et la migration vers l’#Internet ; et l’#effondrement qui vient.

    Eleanor parle aussi des #LARP ce qui manquait sur seenthis.

    Avec pas mal de cartes pas belles mais très intéressantes (la zone frontière des Etats-Unis ; l’aéroport avec une approche complémentaire à #DFS…), et aussi des #cartes_manquantes, comme celle des Zones économiques spéciales

    https://seenthis.net/messages/717440 via Fil


  • L’examen du « bouclier de protection des données » surviendra les 18 et 19 octobre
    https://www.numerama.com/politique/409827-le-prochain-examen-du-bouclier-de-protection-des-donnees-surviendra

    La révision annuelle du « bouclier de protection des données », qui encadre le transfert des données personnelles européennes vers les USA, aura lieu les 18 et 19 octobre, dans un contexte de mécontentement croissant de Bruxelles face à la lenteur d’action de Washington. La date du prochain examen du Privacy Shield se précise. Il doit avoir lieu les 18 et 19 octobre 2018, indiquent nos confrères de Contexte, confirmant une échéance qui avait été évoquée à la fin du mois de juillet par l’IAPP (...)

    #BigData #PrivacyShield

    https://www.numerama.com/content/uploads/2018/08/drapeau-europeen.jpg

    https://seenthis.net/messages/716850 via etraces


  • David Cayla : « La loi de l’offre et de la demande est une fable » - Le Soir Plus
    http://plus.lesoir.be/173546/article/2018-08-17/david-cayla-la-loi-de-loffre-et-de-la-demande-est-une-fable
    http://plus.lesoir.be/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2018/08/17/node_173546/23447027/public/2018/08/17/B9716614218Z.1_20180817182315_000+G2TBSB8J4.1-0.jpg?itok=psQxxK8z

    il est illusoire de croire que la #concurrence puisse spontanément faire disparaître les pouvoirs de #marché. Dans l’industrie et l’#économie numérique – les fameux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) – ce sont les producteurs qui dominent. Dans l’agriculture, ce sont les centrales d’achats et les transformateurs qui dictent leurs prix aux producteurs. En somme, dans le monde réel, les #prix sont presque toujours le résultat de rapports de force. La fable bien pratique de la « loi » de l’offre et de la demande sert à masquer cette réalité. Selon moi, son plus grand défaut est qu’elle donne l’impression que les prix – et donc les revenus de chacun – sont le résultat de leurs contributions à la prospérité commune. Cela n’est presque jamais le cas. Il n’y a ni justice ni équité spontanée dans les prix de marché. Il est donc nécessaire de les réguler socialement si l’on veut éviter la #domination économique des plus puissants.

    https://seenthis.net/messages/715958 via Agnès Maillard



  • Four Countries Are Home to Two-Thirds of the Planet’s Primates—and Most of Those Are Endangered
    https://www.ecowatch.com/endangered-species-primates-2590146236.html
    https://ecowatchroar-img.rbl.ms/simage/https%3A%2F%2Fassets.rbl.ms%2F18228463%2F980x.jpg/2000%2C2000/yXACk6Q0o%2FciUURZ/img.jpg

    At last count, there were 505 nonhuman primate species living in the wilds of 90 countries across the globe. That might make you think of Earth as the Planet of the Apes (plus monkeys, lemurs, tarsiers and lorises), but according to a large study published last month, those statistics are a little misleading.

    In truth, just four nations—Brazil, Madagascar, Indonesia and the Democratic Republic of the Congo (DRC)—harbor 65 percent of all primate species. And nearly two-thirds of the primates living in those hot spots (we’ll call them the Big Four) are facing extinction.

    L’étude récente
    https://peerj.com/articles/4869

    #primates #extinction #forêt #déforestation

    https://seenthis.net/messages/711764 via odilon


  • La majorité a-t-elle toujours raison ?
    http://www.laviedesidees.fr/La-majorite-a-t-elle-toujours-raison.html

    Qu’est-ce qui justifie qu’on décide à la majorité en #démocratie ? Peut-on considérer qu’elle a raison et que la minorité a tort ? D. Mineur réfléchit aux fondements philosophiques d’une règle devenue, dans nos sociétés, si évidente.

    #Recensions

    / démocratie, #justice, principe de majorité

    #principe_de_majorité

    https://seenthis.net/messages/708517 via La Vie des idées


  • Grandmother on oxygen dies after PSE&G cuts off her power, grieving family says | NJ.com
    https://www.nj.com/essex/index.ssf/2018/07/grandmother_on_oxygen_dies_after_pseg_cuts_off_her.html
    https://image.nj.com/home/njo-media/width620/img/essex_impact/photo/2018/07/08/24672561-standard.jpg

    A 68-year-old Newark woman in hospice care, who depended on oxygen to survive, died last week after PSE&G turned off her electric because of an overdue bill, her grieving family said Sunday.

    Linda Daniels was in her Shephard Avenue home with her family for hours after her oxygen tank powered by electricity and air-conditioning stopped working about 10 a.m. Thursday. She died at 4:23 p.m. of heart failure, her family said.

    Pour ceux et celles qui ne lisent pas l’anglais, je résume grossièrement la situation : la vieille dame devait de l’argent depuis un moment à la compagnie PSE&G. Elle a fini par payer mais 2 jours après, ils ont quand même coupé l’électricité pour défaut de paiement un jour où la chaleur était extrême. La dame en question avait une aide respiratoire grâce à un appareil qui fonctionnait à l’électricité. Elle est morte étouffée malgré les appels répétés de la famille à la compagnie pendant la journée. Les faits se sont passés ) Newark aux États-Unis.

    #privatisation #pauvreté #capitalisme #libéralisme_économique

    https://seenthis.net/messages/707842 via ninachani


  • Au Salvador, montée en puissance d’un nouveau mouvement social contre la #Privatisation de l’eau
    http://www.medelu.org/Au-Salvador-montee-en-puissance-d

    peine six semaines ont passé depuis que la nouvelle Assemblée législative, dominée par la droite, est entrée en fonction. Mais, déjà, de récents accrocs entre forces de l’ordre et étudiants s’opposant à la potentielle privatisation de l’eau donnent une sinistre image de ce qui attend les mouvements sociaux du Salvador. Durant le mois de mai, les parlementaires ont ratifié l’interdiction des mines de métaux approuvée en mars 2017, et enterré toutes les demandes en suspens. Au même moment, la Commission sur (...)

    Actualités

    / #Oreille, #El_Salvador, #Eau, Privatisation


  • How do data companies get our data ?
    https://privacyinternational.org/feature/2048/how-do-data-companies-get-our-data

    Open a Russian Matryoshka doll and you will find a smaller doll inside. Ask a large data company such as Acxiom and Oracle where they get their data from, and the answer will be from smaller data companies. Data companies – a catch all term for data brokers, advertisers, marketers, web trackers, and more – facilitate a hidden data ecosystem that collects, generates and supplies data to wide variety of beneficiaries. The beneficiaries of the ecosystem can include other advertisers, social (...)

    #Acxiom #Experian #Oracle #algorithme #données #BigData #data-mining #marketing #profiling #PrivacyInternational #Quantcast #cookies #Facebook #Twitter #tracker #publicité #AddThis #ZiffDavis #ReadGroup #smartphone #Android (...)

    ##publicité ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##WiFi ##carte ##MasterCard ##Epsilon ##Shopper'sVoice
    /sites/default/files/fav/apple-icon-180x180.png

    https://seenthis.net/messages/707795 via etraces


  • [NextINpact] Données personnelles : le #Parlement_européen très insatisfait du #Privacy_Shield
    https://www.laquadrature.net/fr/donnees-personnelles-parlement-europeen-tres-insatisfait-privacy-shiel

    https://www.laquadrature.net/files/10587.jpg

    Les eurodéputés ont adopté hier en plénière une résolution portée par Claure Moraes. Elle demande la suspension du Privacy Shield, si les États-Unis ne se mettent pas en conformité avec le droit de l’Union. Cet accord signé avec la Commission européenne est destiné à sécuriser le transfert et l’exploitation des données personnelles outre-Atlantique. Quelques instants après avoir rejeté le mandat d’Axel Voss, visant en particulier à filtrer les « uploads » sur les plateformes d’hébergement, le Parlement européen a adopté en séance plénière la résolution de Claude Moraes. Déposée au nom de la commission des libertés civiles (Libé), elle pointe plusieurs défauts dans le Privacy Shield. [...] (...)

    #Surveillance #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • [ITespresso] #Privacy_Shield : pourquoi les élus européens appellent à sa suspension
    https://www.laquadrature.net/fr/privacy-shield-elus-europeens-suspension

    https://www.laquadrature.net/files/10588.jpg

    Les eurodéputés considèrent que l’application actuelle du texte ne satisfait pas aux exigences posées par le RGPD et la Charte des droits fondamentaux telle qu’interprétée par la CJUE. [...] Les CNIL européennes, réunies sous l’égide du collectif WP29, avaient évoqué cette problématique dans un rapport publié en fin d’année dernière. En mettant en avant un garde-fou : la notion de « motif raisonnable de suspicion ». [...] Le mécanisme du médiateur est également pointé du doigt. [...] Problème : le médiateur ne serait pas suffisamment indépendant et ne disposerait pas des pouvoirs adéquats. Le French Data Network (FAI associatif), la Fédération FDN et La Quadrature du Net, réunis sous la bannière des « #exégètes_amateurs », avaient déjà souligné ce point dans une procédure ouverte auprès de la justice européenne. (...)

    #Parlement_européen #Surveillance #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse #Parle_de_La_Quadrature_du_Net


  • « Trois ans après, l’innocent de la rue Myrha attend son non-lieu »... et Soren Seelow (Le Monde) lâche le morceau : « En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. »

    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/07/02/trois-ans-apres-l-innocent-de-la-rue-myrha-attend-son-non-lieu_5324170_16535

    En 2015, un incendie fait huit morts dans le 18e, à Paris. Un SDF est envoyé en prison. Un an plus tard, un autre homme avoue. Depuis, le sans-abri se bat pour que la justice reconnaisse son erreur.

    Son regard ne se pose jamais tout à fait, ses phrases restent en suspens. Attablé au fond d’un café parisien, une casquette enfoncée à mi-front, Mourad Sadi a l’œil incertain des hommes qui errent depuis trop longtemps, la voix pâle de ceux qui ne demandent plus rien.

    Il y aurait beaucoup à dire, pourtant… Un sourire fragile aux lèvres, il se contente de répondre poliment aux questions, comme il l’avait fait, il y a bientôt trois ans, avant d’être conduit en prison.

    Au milieu d’une phrase sans élan, il pose sa cuillère et prend un stylo. Il s’applique à dessiner un rectangle, comme il l’avait fait, à l’été 2015, dans les locaux de la brigade criminelle de Paris. Rue Léon, rue Stephenson, rue Cave… Il écrit le nom des voies arpentées cette fameuse nuit, comme tant de nuits avant. Il n’écrit pas « rue Myrha » : « Je n’y vais jamais, je n’aime pas cette rue. J’avais raison de ne pas l’aimer, dit-il, elle m’a envoyé en prison. » Bipolaire et sans abri, Mourad Sadi a 38 ans et des phrases d’enfant.

    Ce 2 septembre 2015, vers 1 h 30, il a quitté la laverie de la rue Doudeauville, où il avait trouvé refuge quelques semaines plus tôt avec d’autres naufragés de la ville. Il est parti en « balade », chercher des « trucs » pour survivre, en suivant son parcours habituel. Rue Stephenson, rue Cave, rue Léon… La vidéosurveillance indique qu’il est rentré à la laverie à 4 h 17. Dans ce laps de temps, deux incendies se sont déclarés au 4, rue Myrha, au cœur du quartier populaire de la Goutte d’or.

    « Comportement suspect »

    Lorsqu’ils se présentent pour la première fois à cette adresse, à 2 h 30 du matin, les pompiers ne s’attardent pas. Un bout de papier a bien pris feu dans une boîte aux lettres, mais il s’est éteint de lui-même. C’est son propriétaire, Thibaut Garagnon, qui les a appelés, disant avoir senti une odeur de brûlé depuis son appartement du deuxième étage. En quittant cet immeuble d’une quinzaine de logements, les pompiers claquent le portail, fermé par un digicode.

    Deux heures plus tard, ils sont appelés pour un nouveau départ de feu à la même adresse. A leur arrivée, l’immeuble s’est transformé en brasier. Parties d’une poussette entreposée au rez-de-chaussée, les flammes ont envahi la cage d’escalier avant de dévorer les appartements. Deux habitants se sont défenestrés, six seront découverts carbonisés chez eux. Parmi les huit victimes figurent quatre membres d’une famille d’origine sénégalaise, dont deux enfants âgés de 8 et 14 ans.

    En analysant la vidéosurveillance, les policiers remarquent un « individu au comportement suspect », tel qu’ils le décrivent sur procès-verbal, déambulant dans le quartier au moment des faits. A 2 h 41, il a été filmé rue Stephenson, la main tendue en direction d’une poubelle, puis de nouveau à 4 h 06. Il n’apparaît pas sur les images de la caméra rotative de la rue Myrha, mais les enquêteurs n’excluent pas qu’il ait pu se glisser, le temps d’une rotation, jusqu’à l’immeuble incendié à partir de la rue Stephenson.

    « T’as fait quelque chose »

    Le 2 septembre en fin de matinée, les policiers se présentent à la laverie et interpellent Mourad Sadi, retrouvé en possession de plusieurs briquets. Dans une autre vie, il travaillait dans une station-service de la région parisienne. A la rue depuis 2008 après que sa femme l’a quitté, puis diagnostiqué bipolaire, il errait depuis sept ans à la Goutte d’or quand les policiers l’ont attrapé : « Ils m’ont dit : “T’as fait quelque chose, faut qu’on t’emmène.” Alors je les ai suivis… »

    Conduit au 36, quai des Orfèvres, il tente de s’expliquer, mais son esprit s’enraye : « Je ne sais pas quoi faire, je suis bloqué. Je ne comprends pas, je suis près de l’incendie, mais je n’ai rien fait. J’ai jamais été pyromane. »

    « Vous êtes absent de la laverie entre 1 h 29 et 4 h 17 et, alors que vous vadrouillez dans le secteur, deux départs d’incendie se déclarent dans un immeuble situé sur votre parcours ? Qu’avez-vous à déclarer ?, demande l’officier.

    – Je ne sais pas. »

    Après trois jours de garde à vue, le vagabond est déféré devant la juge d’instruction Virginie Van Geyte en vue de sa mise en examen. Faute d’aveux et de preuves matérielles, son interrogatoire se focalise sur sa promenade dans le quartier au moment des faits.

    « Vous souvenez-vous avoir parlé avec un pompier ?, lui demande la magistrate

    – Oui, il m’a demandé si j’avais vu quelque chose, car quelqu’un avait provoqué un incendie. Je lui ai dit que je n’avais rien vu et que j’espérais qu’il l’attraperait, et après c’est moi qu’on a attrapé. C’est comme si j’avais prononcé une formule contre moi-même.

    – Avez-vous quelque chose à ajouter ?

    – Je suis innocent, réellement innocent. »

    Mis en examen pour « dégradation par moyen dangereux ayant entraîné la mort », Mourad Sadi est incarcéré le 5 septembre à Fresnes. Il est rapidement submergé par l’angoisse : « Dès le premier jour, ça n’allait pas. Je me disais : “Mon Dieu, et s’ils n’arrêtent pas le vrai coupable ?” Les pyromanes, c’est des fous. Il a tué huit personnes quand même ! Y avait des enfants. C’est pour ça, je me voyais partir pour trente ans… »

    « Des images, des cris, des odeurs »

    L’émotion provoquée par le drame est intense, la pression médiatique forte. En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. Mais ils ont un doute : la porte de l’immeuble est fermée par un digicode, et aucune empreinte de Mourad Sadi n’a été retrouvée sur la scène de crime. Un conflit de voisinage n’étant pas à exclure, les policiers s’intéressent aux occupants de l’immeuble, dont ils épluchent les relevés téléphoniques.

    Le 23 septembre 2015, ils constatent que Thibault Garagnon, le locataire du 2e, est un usager compulsif des numéros d’urgence. Au cours de l’été, il a appelé les services de police à vingt-sept reprises et quatre fois les pompiers : le 6 août pour un départ de feu imaginaire sur son paillasson, le lendemain après la découverte d’un papier brûlé dans sa boîte aux lettres, le 2 septembre pour un nouveau départ de feu dans la même boîte et, quelques heures plus tard, afin de signaler l’incendie qui fera huit morts.

    L’enquête suit son cours, les semaines s’écoulent. Seul dans sa cellule, Mourad Sadi passe ses journées à dormir, shooté au valium, et vit avec 20 euros par mois, « le pécule des indigents ». « Quand je suis entré en prison, je n’avais rien, juste mes vêtements. J’allais en promenade une heure le matin, une heure l’après-midi. Le reste du temps, je dormais et je pensais au suicide. »

    Une année passe. Le 2 septembre 2016, une cérémonie de commémoration est organisée devant l’immeuble sinistré à l’initiative de Thibault Garagnon. Le jeune homme de 19 ans pose en photo dans Le Parisien à côté de familles de victimes. « On est là pour ne pas oublier, insiste-t-il. Ce sont toujours des images qui viennent nous hanter, des cris, des odeurs. On est là aussi parce qu’on se sent abandonnés par les enquêteurs, les pouvoirs publics, les assurances… »

    « Je suis un monstre »

    Son surinvestissement dans cet anniversaire, et quelques étrangetés dans son attitude (des témoins affirment qu’il se rend presque chaque jour devant l’immeuble) intriguent les enquêteurs. Thibault Garagnon est placé sur écoute, puis interpellé le 20 septembre 2016. Bien que tardive, sa garde à vue sera un modèle de psychologie :

    « Qu’avez-vous à dire sur les faits qui vous ont conduit en garde à vue ? interroge le lieutenant de police.

    – Tout ce que j’ai fait, c’est avoir déplacé les poussettes dans le hall. Elles me gênaient… »

    Le policier lui fait remarquer qu’il vient spontanément d’évoquer les poussettes dont est parti l’incendie, pour la première fois depuis le début de l’enquête. Une brèche est ouverte. L’audition se poursuit. Après quarante-cinq minutes de conversation, l’enquêteur revient sur l’épisode des poussettes, et passe soudain au tutoiement.

    « Comment étaient initialement positionnées les poussettes quand elles vous gênaient ?

    – Elles étaient dans le hall…

    – Pourquoi ne pas avoir évoqué ce détail chez le juge ?

    – Pour moi ce n’était pas important.

    – Thibault, on sait que tu ne voulais pas provoquer ça.

    – Je suis désolé. C’était une simple allumette que j’ai mis sur les poussettes. Je pensais pas que ça partirait si loin. [Il pleure] Je vais finir en prison ?

    – Et la boîte aux lettres ?

    – Parce qu’il y avait des papiers dedans. Je sais même pas pourquoi j’ai fait ça…

    – Et l’histoire de l’incendie du paillasson, début août ?

    – Il n’y a pas eu de feu de paillasson. J’ai appelé les pompiers ce soir-là car je voulais qu’ils m’emmènent dans un hôpital psychiatrique. Je sais même pas comment, pendant un an, j’ai réussi à tout garder pour moi. (…) Le pire, c’est que j’ai réussi à me persuader moi-même que ce n’était pas moi. Je suis un monstre, je suis désolé…

    – Sais-tu qu’un individu est en prison depuis un an pour ces faits ?

    – Oui. Si j’avais su que ça se passerait comme ça… Je suis con. »

    Le lendemain de ces aveux, un surveillant ouvre la cellule de Mourad Sadi. « Il m’a dit : “T’es libérable.” C’est tout. J’ai laissé mes affaires, et je suis sorti. Personne ne m’attendait. C’était le soir. » Livré à lui-même, il fraude les transports en commun pour rejoindre la Goutte d’or. Après « un an et dix-sept jours » de cauchemar carcéral, le vagabond retourne à son errance. « J’ai fait nuit blanche en marchant. Je me suis posé rue Doudeauville avec quelques bières et j’ai fait la fête sur un coin de trottoir, tout seul… »

    Signe de l’embarras de la justice, sa libération s’est faite dans la précipitation, avant même la fin de la garde à vue de Thibault Garagnon. Les avocats du sans-abri, Mes Paul Fortin et Alexandre Luc-Walton, n’ont pas été prévenus à temps pour l’accueillir à sa sortie de prison. Ils retrouveront sa trace deux jours plus tard, à la Goutte d’or, pour lui annoncer l’arrestation du coupable.

    « Le temps qui passe »

    Voilà un an et demi que Mourad Sadi a retrouvé la rue, mais pas son innocence. Malgré l’absence de preuves à son encontre et les aveux du pyromane, le SDF qui passait par là avec un briquet dans la poche est toujours mis en examen. Le regard perdu, il touille machinalement son café, partagé entre soulagement et vertige : « J’ai été victime de la justice, mais d’un autre côté, ils ont arrêté le vrai coupable. S’il était mort dans l’incendie, je serai sans doute encore en prison. Je ne sais pas quoi en penser… »

    Mourad Sadi vit aujourd’hui avec 800 euros d’allocation adulte handicapé, mais une partie des sommes versées durant sa détention demeure bloquée sur un compte bancaire. « Il faudrait que je montre un document prouvant mon innocence », explique-t-il.

    Au regard de ses maigres ressources, il peut espérer environ 30 000 euros d’indemnisation pour l’année perdue derrière les barreaux. Encore faudrait-il, là aussi, que la justice lui accorde un non-lieu…

    En avril 2017, Me Fortin a envoyé une requête en ce sens à la juge qui instruit le dossier. Elle est restée sans réponse. En octobre, puis en novembre, il a renouvelé sa demande, en précisant que l’innocence de son client était « maintenant prouvée depuis près de quatorze mois ». Il s’est de nouveau heurté au silence de la magistrate. « La justice sait être expéditive pour envoyer un SDF en prison, constate-t-il. Elle est en revanche d’une infinie lenteur pour réparer ses erreurs. »

    De guerre lasse, l’avocat s’est résolu à saisir la chambre de l’instruction, qui a rejeté sa quatrième requête, le 11 janvier, au motif que « le temps qui passe n’altère en rien » le droit de son client à solliciter une indemnisation. « Le temps qui passe », selon la formule de la justice, est précisément ce que Mourad Sadi ne retrouvera pas : « On m’a volé un an de ma vie, dit-il. Aujourd’hui, j’aimerais juste qu’on me dise : “Tu es innocent, fin de l’histoire”. »

    #police #justice #prison

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  • Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse
    https://www.afp.com/fr/infos/335/au-texas-limmigration-clandestine-est-aussi-une-activite-juteuse-doc-16j9uk2

    Pour les militants bénévoles qui leur viennent en aide, tenter de tirer profit des situations humaines souvent dramatiques des migrants est « répugnant ». Mais au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité économique juteuse pour les prisons privées, les usuriers ou autres avocats sans scrupules. Le grand Etat du sud des Etats-Unis est au coeur de la crise née de la politique de « tolérance zéro » du président Donald Trump, qui a provoqué la séparation de plus de 2.300 enfants de leurs (...)

    #bracelet #migration #prison #surveillance #bénéfices #MCHR #GEO #CoreCivic

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