• « Trois ans après, l’innocent de la rue Myrha attend son non-lieu »... et Soren Seelow (Le Monde) lâche le morceau : « En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. »

    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/07/02/trois-ans-apres-l-innocent-de-la-rue-myrha-attend-son-non-lieu_5324170_16535

    En 2015, un incendie fait huit morts dans le 18e, à Paris. Un SDF est envoyé en prison. Un an plus tard, un autre homme avoue. Depuis, le sans-abri se bat pour que la justice reconnaisse son erreur.

    Son regard ne se pose jamais tout à fait, ses phrases restent en suspens. Attablé au fond d’un café parisien, une casquette enfoncée à mi-front, Mourad Sadi a l’œil incertain des hommes qui errent depuis trop longtemps, la voix pâle de ceux qui ne demandent plus rien.

    Il y aurait beaucoup à dire, pourtant… Un sourire fragile aux lèvres, il se contente de répondre poliment aux questions, comme il l’avait fait, il y a bientôt trois ans, avant d’être conduit en prison.

    Au milieu d’une phrase sans élan, il pose sa cuillère et prend un stylo. Il s’applique à dessiner un rectangle, comme il l’avait fait, à l’été 2015, dans les locaux de la brigade criminelle de Paris. Rue Léon, rue Stephenson, rue Cave… Il écrit le nom des voies arpentées cette fameuse nuit, comme tant de nuits avant. Il n’écrit pas « rue Myrha » : « Je n’y vais jamais, je n’aime pas cette rue. J’avais raison de ne pas l’aimer, dit-il, elle m’a envoyé en prison. » Bipolaire et sans abri, Mourad Sadi a 38 ans et des phrases d’enfant.

    Ce 2 septembre 2015, vers 1 h 30, il a quitté la laverie de la rue Doudeauville, où il avait trouvé refuge quelques semaines plus tôt avec d’autres naufragés de la ville. Il est parti en « balade », chercher des « trucs » pour survivre, en suivant son parcours habituel. Rue Stephenson, rue Cave, rue Léon… La vidéosurveillance indique qu’il est rentré à la laverie à 4 h 17. Dans ce laps de temps, deux incendies se sont déclarés au 4, rue Myrha, au cœur du quartier populaire de la Goutte d’or.

    « Comportement suspect »

    Lorsqu’ils se présentent pour la première fois à cette adresse, à 2 h 30 du matin, les pompiers ne s’attardent pas. Un bout de papier a bien pris feu dans une boîte aux lettres, mais il s’est éteint de lui-même. C’est son propriétaire, Thibaut Garagnon, qui les a appelés, disant avoir senti une odeur de brûlé depuis son appartement du deuxième étage. En quittant cet immeuble d’une quinzaine de logements, les pompiers claquent le portail, fermé par un digicode.

    Deux heures plus tard, ils sont appelés pour un nouveau départ de feu à la même adresse. A leur arrivée, l’immeuble s’est transformé en brasier. Parties d’une poussette entreposée au rez-de-chaussée, les flammes ont envahi la cage d’escalier avant de dévorer les appartements. Deux habitants se sont défenestrés, six seront découverts carbonisés chez eux. Parmi les huit victimes figurent quatre membres d’une famille d’origine sénégalaise, dont deux enfants âgés de 8 et 14 ans.

    En analysant la vidéosurveillance, les policiers remarquent un « individu au comportement suspect », tel qu’ils le décrivent sur procès-verbal, déambulant dans le quartier au moment des faits. A 2 h 41, il a été filmé rue Stephenson, la main tendue en direction d’une poubelle, puis de nouveau à 4 h 06. Il n’apparaît pas sur les images de la caméra rotative de la rue Myrha, mais les enquêteurs n’excluent pas qu’il ait pu se glisser, le temps d’une rotation, jusqu’à l’immeuble incendié à partir de la rue Stephenson.

    « T’as fait quelque chose »

    Le 2 septembre en fin de matinée, les policiers se présentent à la laverie et interpellent Mourad Sadi, retrouvé en possession de plusieurs briquets. Dans une autre vie, il travaillait dans une station-service de la région parisienne. A la rue depuis 2008 après que sa femme l’a quitté, puis diagnostiqué bipolaire, il errait depuis sept ans à la Goutte d’or quand les policiers l’ont attrapé : « Ils m’ont dit : “T’as fait quelque chose, faut qu’on t’emmène.” Alors je les ai suivis… »

    Conduit au 36, quai des Orfèvres, il tente de s’expliquer, mais son esprit s’enraye : « Je ne sais pas quoi faire, je suis bloqué. Je ne comprends pas, je suis près de l’incendie, mais je n’ai rien fait. J’ai jamais été pyromane. »

    « Vous êtes absent de la laverie entre 1 h 29 et 4 h 17 et, alors que vous vadrouillez dans le secteur, deux départs d’incendie se déclarent dans un immeuble situé sur votre parcours ? Qu’avez-vous à déclarer ?, demande l’officier.

    – Je ne sais pas. »

    Après trois jours de garde à vue, le vagabond est déféré devant la juge d’instruction Virginie Van Geyte en vue de sa mise en examen. Faute d’aveux et de preuves matérielles, son interrogatoire se focalise sur sa promenade dans le quartier au moment des faits.

    « Vous souvenez-vous avoir parlé avec un pompier ?, lui demande la magistrate

    – Oui, il m’a demandé si j’avais vu quelque chose, car quelqu’un avait provoqué un incendie. Je lui ai dit que je n’avais rien vu et que j’espérais qu’il l’attraperait, et après c’est moi qu’on a attrapé. C’est comme si j’avais prononcé une formule contre moi-même.

    – Avez-vous quelque chose à ajouter ?

    – Je suis innocent, réellement innocent. »

    Mis en examen pour « dégradation par moyen dangereux ayant entraîné la mort », Mourad Sadi est incarcéré le 5 septembre à Fresnes. Il est rapidement submergé par l’angoisse : « Dès le premier jour, ça n’allait pas. Je me disais : “Mon Dieu, et s’ils n’arrêtent pas le vrai coupable ?” Les pyromanes, c’est des fous. Il a tué huit personnes quand même ! Y avait des enfants. C’est pour ça, je me voyais partir pour trente ans… »

    « Des images, des cris, des odeurs »

    L’émotion provoquée par le drame est intense, la pression médiatique forte. En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. Mais ils ont un doute : la porte de l’immeuble est fermée par un digicode, et aucune empreinte de Mourad Sadi n’a été retrouvée sur la scène de crime. Un conflit de voisinage n’étant pas à exclure, les policiers s’intéressent aux occupants de l’immeuble, dont ils épluchent les relevés téléphoniques.

    Le 23 septembre 2015, ils constatent que Thibault Garagnon, le locataire du 2e, est un usager compulsif des numéros d’urgence. Au cours de l’été, il a appelé les services de police à vingt-sept reprises et quatre fois les pompiers : le 6 août pour un départ de feu imaginaire sur son paillasson, le lendemain après la découverte d’un papier brûlé dans sa boîte aux lettres, le 2 septembre pour un nouveau départ de feu dans la même boîte et, quelques heures plus tard, afin de signaler l’incendie qui fera huit morts.

    L’enquête suit son cours, les semaines s’écoulent. Seul dans sa cellule, Mourad Sadi passe ses journées à dormir, shooté au valium, et vit avec 20 euros par mois, « le pécule des indigents ». « Quand je suis entré en prison, je n’avais rien, juste mes vêtements. J’allais en promenade une heure le matin, une heure l’après-midi. Le reste du temps, je dormais et je pensais au suicide. »

    Une année passe. Le 2 septembre 2016, une cérémonie de commémoration est organisée devant l’immeuble sinistré à l’initiative de Thibault Garagnon. Le jeune homme de 19 ans pose en photo dans Le Parisien à côté de familles de victimes. « On est là pour ne pas oublier, insiste-t-il. Ce sont toujours des images qui viennent nous hanter, des cris, des odeurs. On est là aussi parce qu’on se sent abandonnés par les enquêteurs, les pouvoirs publics, les assurances… »

    « Je suis un monstre »

    Son surinvestissement dans cet anniversaire, et quelques étrangetés dans son attitude (des témoins affirment qu’il se rend presque chaque jour devant l’immeuble) intriguent les enquêteurs. Thibault Garagnon est placé sur écoute, puis interpellé le 20 septembre 2016. Bien que tardive, sa garde à vue sera un modèle de psychologie :

    « Qu’avez-vous à dire sur les faits qui vous ont conduit en garde à vue ? interroge le lieutenant de police.

    – Tout ce que j’ai fait, c’est avoir déplacé les poussettes dans le hall. Elles me gênaient… »

    Le policier lui fait remarquer qu’il vient spontanément d’évoquer les poussettes dont est parti l’incendie, pour la première fois depuis le début de l’enquête. Une brèche est ouverte. L’audition se poursuit. Après quarante-cinq minutes de conversation, l’enquêteur revient sur l’épisode des poussettes, et passe soudain au tutoiement.

    « Comment étaient initialement positionnées les poussettes quand elles vous gênaient ?

    – Elles étaient dans le hall…

    – Pourquoi ne pas avoir évoqué ce détail chez le juge ?

    – Pour moi ce n’était pas important.

    – Thibault, on sait que tu ne voulais pas provoquer ça.

    – Je suis désolé. C’était une simple allumette que j’ai mis sur les poussettes. Je pensais pas que ça partirait si loin. [Il pleure] Je vais finir en prison ?

    – Et la boîte aux lettres ?

    – Parce qu’il y avait des papiers dedans. Je sais même pas pourquoi j’ai fait ça…

    – Et l’histoire de l’incendie du paillasson, début août ?

    – Il n’y a pas eu de feu de paillasson. J’ai appelé les pompiers ce soir-là car je voulais qu’ils m’emmènent dans un hôpital psychiatrique. Je sais même pas comment, pendant un an, j’ai réussi à tout garder pour moi. (…) Le pire, c’est que j’ai réussi à me persuader moi-même que ce n’était pas moi. Je suis un monstre, je suis désolé…

    – Sais-tu qu’un individu est en prison depuis un an pour ces faits ?

    – Oui. Si j’avais su que ça se passerait comme ça… Je suis con. »

    Le lendemain de ces aveux, un surveillant ouvre la cellule de Mourad Sadi. « Il m’a dit : “T’es libérable.” C’est tout. J’ai laissé mes affaires, et je suis sorti. Personne ne m’attendait. C’était le soir. » Livré à lui-même, il fraude les transports en commun pour rejoindre la Goutte d’or. Après « un an et dix-sept jours » de cauchemar carcéral, le vagabond retourne à son errance. « J’ai fait nuit blanche en marchant. Je me suis posé rue Doudeauville avec quelques bières et j’ai fait la fête sur un coin de trottoir, tout seul… »

    Signe de l’embarras de la justice, sa libération s’est faite dans la précipitation, avant même la fin de la garde à vue de Thibault Garagnon. Les avocats du sans-abri, Mes Paul Fortin et Alexandre Luc-Walton, n’ont pas été prévenus à temps pour l’accueillir à sa sortie de prison. Ils retrouveront sa trace deux jours plus tard, à la Goutte d’or, pour lui annoncer l’arrestation du coupable.

    « Le temps qui passe »

    Voilà un an et demi que Mourad Sadi a retrouvé la rue, mais pas son innocence. Malgré l’absence de preuves à son encontre et les aveux du pyromane, le SDF qui passait par là avec un briquet dans la poche est toujours mis en examen. Le regard perdu, il touille machinalement son café, partagé entre soulagement et vertige : « J’ai été victime de la justice, mais d’un autre côté, ils ont arrêté le vrai coupable. S’il était mort dans l’incendie, je serai sans doute encore en prison. Je ne sais pas quoi en penser… »

    Mourad Sadi vit aujourd’hui avec 800 euros d’allocation adulte handicapé, mais une partie des sommes versées durant sa détention demeure bloquée sur un compte bancaire. « Il faudrait que je montre un document prouvant mon innocence », explique-t-il.

    Au regard de ses maigres ressources, il peut espérer environ 30 000 euros d’indemnisation pour l’année perdue derrière les barreaux. Encore faudrait-il, là aussi, que la justice lui accorde un non-lieu…

    En avril 2017, Me Fortin a envoyé une requête en ce sens à la juge qui instruit le dossier. Elle est restée sans réponse. En octobre, puis en novembre, il a renouvelé sa demande, en précisant que l’innocence de son client était « maintenant prouvée depuis près de quatorze mois ». Il s’est de nouveau heurté au silence de la magistrate. « La justice sait être expéditive pour envoyer un SDF en prison, constate-t-il. Elle est en revanche d’une infinie lenteur pour réparer ses erreurs. »

    De guerre lasse, l’avocat s’est résolu à saisir la chambre de l’instruction, qui a rejeté sa quatrième requête, le 11 janvier, au motif que « le temps qui passe n’altère en rien » le droit de son client à solliciter une indemnisation. « Le temps qui passe », selon la formule de la justice, est précisément ce que Mourad Sadi ne retrouvera pas : « On m’a volé un an de ma vie, dit-il. Aujourd’hui, j’aimerais juste qu’on me dise : “Tu es innocent, fin de l’histoire”. »

    #police #justice #prison

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  • Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse
    https://www.afp.com/fr/infos/335/au-texas-limmigration-clandestine-est-aussi-une-activite-juteuse-doc-16j9uk2

    Pour les militants bénévoles qui leur viennent en aide, tenter de tirer profit des situations humaines souvent dramatiques des migrants est « répugnant ». Mais au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité économique juteuse pour les prisons privées, les usuriers ou autres avocats sans scrupules. Le grand Etat du sud des Etats-Unis est au coeur de la crise née de la politique de « tolérance zéro » du président Donald Trump, qui a provoqué la séparation de plus de 2.300 enfants de leurs (...)

    #bracelet #migration #prison #surveillance #bénéfices #MCHR #GEO #CoreCivic

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  • «« La galère s’amuse » : quand la #radio escamote la #prison»
    http://syntone.fr/la-galere-samuse-quand-la-radio-escamote-la-prison

    En 2014 était créées au sein de la prison des #Baumettes, à Marseille, cinq histoires sonores qui détonnaient – et détonnent toujours – par rapport aux productions radiophoniques couramment réalisées en milieu carcéral. À l’occasion de leur mise en ligne intégrale sur le site de l’Oufipo et du démarrage de notre dossier radio et prison, retour sur Hey Jo, comment tu vois le problème ? , de #Radio_Baumettes.

    À écouter sur le site de l’#Oufipo
    http://oufipo.org/hey-jo

    Le premier épisode : «Imagine»
    http://oufipo.org/IMG/mp3/1-Hey%20Jo-Imagine_%20Episode%201-%204mn49s.mp3

    La radio en milieu carcéral
    http://oufipo.org/la-radio-en-milieu-carceral

    Longueur d’ondes aime à faire connaître la radio là où on ne l’attend pas. La douzième édition du festival de la radio et de l’écoute s’est intéressée à la radio en milieu carcéral. Avec pour invités #Elisa_Portier, reporter, réalisatrice et productrice, intervenante à la Maison d’arrêt des Baumettes, et #Nicolas_Frize, compositeur, qui accompagne depuis 1991 des détenus de la Maison centrale de #St-Maur à la formation aux métiers du son, à la numérisation d’archives sonores et à travers des ateliers de culture et de création musicale.

    http://oufipo.org/IMG/mp3/LDO%20Radio%20en%20milieu%20carc%C3%A9ral.mp3

    #radio_et_prison #création_sonore #audio

    https://seenthis.net/messages/703526 via Syntone


  • Dax : condamné à un mois de prison pour avoir volé 7 euros de merguez - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2018/05/24/condamne-a-un-mois-de-prison-pour-avoir-vole-7-euros-de-merguez-5083937-335

    Le prévenu de 43 ans, déjà condamné à 35 reprises et placé en détention provisoire pour une autre affaire de vol, a écopé d’un mois de prison supplémentaire jeudi au tribunal correctionnel de Dax pour un vol de merguez

    #vol #justice #prison

    https://seenthis.net/messages/697285 via colporteur


  • Eymeric ne paye pas ses billets de trains. Il est condamné à 3 mois de prison, et envoyé à Fleury-Mérogis. Un mois plus tard, sa mère apprend qu’il s’est pendu. "Je vous ai donné mon enfant en bonne santé, que s’est-il passé ?" , relevé sur l’oiseau bleu chez @OIP_sectionfr

    https://pbs.twimg.com/media/DdZxoFSW0AERxIy.jpg

    C’est une "loi de sécurité quotidienne (LSQ, novembre 2001) socialiste qui prévoit des peines de prison contre les fraudeurs « récidivistes » dans les transports en commun.

    #le_PS_tue #prison #justice

    https://seenthis.net/messages/695285 via colporteur


  • Construire la peine dans les murs. L’architecture est au service d’un projet politique, en matière carcérale comme dans d’autres domaines. Pour en parler nous avons interviewé Francis Habouzit auteur d’un livre : Architecture et spatialité des nouvelles prisons.
    Architecture carcérale | L’Actualité des Luttes
    https://actualitedesluttes.info/?p=3342
    http://actualitedesluttes.info/wp-content/uploads/2018/04/180430.mp3


    #prison #QHS #fpp

    https://seenthis.net/messages/692651 via Vanderling



  • Au #Maroc, ces foyers de contestation qui ne s’éteignent pas
    https://orientxxi.info/magazine/au-maroc-ces-foyers-de-contestation-qui-ne-s-eteignent-pas,2396

    Grèves et contestations sociales se succèdent au Maroc, du Rif à Jerada, sans que la #Répression parvienne à en venir totalement à bout. Mais ces mouvements peinent à s’unifier, même si on peut voir dans ces mobilisations les retombées du Mouvement du 20 février qui avait secoué le pays en 2011. Depuis trois mois, les habitants de Jerada ne décolèrent pas. Le 22 décembre dernier, la mort de deux frères, Houcine et Jedouane Dioui, dans un puits de mine de charbon déclenchait des manifestations dans cette (...)

    #Magazine

    / Maroc, Répression, #Mouvement_populaire, #Prison, Mouvement du 20-Février (Maroc), #Mouvement_social, (...)

    #Mouvement_du_20-Février_Maroc_ #Hirak
    « http://economia.ma/content/terres-collectives-et-in%C3%A9galit%C3%A9s-le-combat-des-soulaliyates »


  • M. le procureur vous êtes un incendiaire, vous avez allumé un incendie qui ne s’éteindra jamais »

    Parole anonyme criée à l’audience du 19 mars, après le délibéré de 3 mois de #prison ferme et 5 de sursis, assortis de 2 ans d’interdiction de Meuse et Haute-Marne, prononcé contre un occupant du Bois Lejuc interpellé lors de l’expulsion du 22 février.
    https://manif-est.info/Le-procureur-pyromane-477.html
    https://manif-est.info/home/chroot_ml/ml-manif-est/ml-manif-est/public_html/local/cache-vignettes/L300xH440/800.h4.7.lec.attentats-anarchistes-une-petit-journal-e931d.jpg?1521682772

    La une de l’Est Républicain de ce mercredi 21 mars, « Bure : la dérive des ultras » [1], étale en long, large et travers les exactions d’une « frange d’activistes radicalisée » des opposant.e.s au projet Cigéo, qui aurait débordé les historiques et serait même aujourd’hui installée dans la Maison de Résistance. Buste de Marianne brisé, inscriptions sur les murs du tribunal, affiches arrachées, chaises et bancs renversés, insultes aux magistrats, perturbation et interruptions houleuses des audiences, etc. On tente d’offusquer dans les chaumières : liberté de la presse bafouée et sacro-saintes institutions écornées suffisent à décrire un repaire de dangereux anarchistes « enkystés » dans un coin de Meuse et qui, las de terroriser les abords d’un bois perdu, se retournent contre tout ce qui bougerait alentours.

    #bois_Lejuc #Cigéo #Bure

    https://seenthis.net/messages/679339 via Vanderling


  • Pour aller plus loin
    https://derivations.be/archives/numero-5/pour-aller-plus-loin.html

    Livres Marie-Aude Beernaert, Philippe Mary, Marc Nève, Le guide du prisonnier en Belgique, Éditions Luc Pire, 2016 Le guide du prisonnier en Belgique, s’adressant principalement mais pas uniquement aux détenus, se compose de quatre parties : entrer en #Prison, être jugé, vivre en prison, sortir de prison. Son objectif ? Rendre moins opaque le fonctionnement et la vie des prisons belges. Il comporte, en outre, un chapitre sur les droits des personnes emprisonnées. Hans Claus, Kristel Beyens, (...)

    #Numéro_5_-_décembre_2017

    / Prison


  • Eliard Laude, 17 ans, tué d’une balle en plein cœur - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/qui-a-tue-heliar-laude-2156.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2156.png

    « Toi tu as donné / Une giclée de ton #sang », écrit le #poète #AxelGauvin en 1969 en #hommage à #Eliard Laude assassiné à 17 ans par un nervi le 15 mars 1959. Le tueur d’#EliardLaude a aussi ce même soir blessé grièvement un jeune de 14 ans, #AntoineBaïkiom. Il sera condamné à 5 ans de #prison mais ne purgera pas sa peine dans une #geôle. « Grand matin / soleil lé #rouge »...

    #LaReunion #politique #violence #nervi


  • Un Blanc parti marron... - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/4-mars-1691-Firelin-un-blanc-elu.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton136.png

    Arrivé à l’île de #LaRéunion comme garde-magasin pour la #CompagniedesIndes, un #étrange personnage, #MichelFirelin sera, deux ans plus tard, élu par la population comme #commandant de l’île, puis destitué par cette même population. Mais le plus #insolite dans le #destin de Firelin, c’est qu’il sera contraint de « partir #marron » dans les montagnes...

    #Vauboulon #marronnage #prison #4mars



  • Seggae : Berger Agathe, #mort sur le bitume, après #Kaya... - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/seggae-berger-agathe-mort-sur-le-2145.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2145.png

    Ce #22février 1999, au lendemain de la mort suspecte de Kaya en #prison, son ami, #BergerAgathe — lui aussi #chanteur de #seggae — marche en direction du rond-point du Port Franc, en brandissant sa chemise blanche au milieu de scènes d’#émeutes. Un #policier au visage masqué met un genou à terre, vise et tire. Berger Agathe s’effondre sur le macadam ; il ne se relèvera jamais...

    #IleMaurice #mauritius


  • Kaya... 19 ans après, ses mots sont toujours des armes - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/kaya-15-ans-apres-ses-mots-sont.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton751.png

    Le #21février 1999 est un jour sombre dans l’histoire de l’île #Maurice. Au petit matin de ce « #bloodySunday », #Kaya est retrouvé mort au fond de sa #cellule, le crâne ouvert... 19 ans après, l’inventeur du #seggae est devenu la figure emblématique d’un #combat qui se poursuit pour plus de #justice et de #paix au sein de la société mauricienne. Un documentaire de Michel Vuillermet, réalisé en 1992, retrace le parcours hors norme de #JosephRéginaldTopize, alias Kaya.

    #Mauritius #ileMaurice #prison #assassinat


  • Prison Juliette Dodu : pour un mémorial du peule réunionnais - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/prison-juliette-dodu-pour-un-2140.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2140.png

    Lieu d’incarcération des #esclaves révoltés de Sainte-Rose de 1799, des insurgés de Saint-Leu de 1811 ou des « comploteurs » de Saint-Benoît de 1832, la #prison de la rue Juliette Dodu doit s’imposer comme un lieu unique de recueillement mémoriel et de transmission scientifique international. Pour un #Mémorial du peuple réunionnais !

    #LaReunion #OceanIndien #esclavage #memoire #patrimoine #SudelFuma


  • Prison Juliette Dodu : pour un mémorial du peule réunionnais - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/prison-juliette-dodu-pour-un-2140.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2140.png

    Lieu d’incarcération des #esclaves révoltés de Sainte-Rose de 1799, des insurgés de Saint-Leu de 1811 ou des « comploteurs » de Saint-Benoît de 1832, la #prison de la rue Juliette Dodu doit s’imposer comme un lieu unique de recueillement mémoriel et de transmission scientifique international. Pour un #Mémorial du peuple réunionnais !

    #LaReunion #OceanIndien #esclavage #memoire #patrimoine #SudelFuma



  • An Updated Lead-Crime Roundup for 2018, by Kevin Drum – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/kevin-drum/2018/02/an-updated-lead-crime-roundup-for-2018
    https://www.motherjones.com/wp-content/uploads/2018/01/blog_lead_crime_illustration.jpg?w=956&h=597&crop=1

    A few weeks ago I promised an updated roundup of evidence about the link between lead poisoning and violent crime. Here it is.

    It’s in three parts. (…)

    The lead-crime hypothesis is pretty simple: lead poisoning degrades the development of childhood brains in ways that increase aggression, reduce impulse control, and impair the executive functions that allow people to understand the consequences of their actions. Because of this, infants who are exposed to high levels of lead are more likely to commit violent crimes later in life. There are three types of research that confirm the connection between lead and crime

    et parmi les prédictions :

    Lead and terrorism. Based on when they banned leaded gasoline, I predict that Middle East terrorism will begin a long decline starting around 2020 or so.

    #plomb #criminalité #santé_publique #cerveau #prison #études_récentes (à foison)

    https://seenthis.net/messages/665931 via Fil


  • Lettres depuis la taule des femmes #de #Rennes
    https://nantes.indymedia.org/articles/39972

    Voici 3 lettres écrites depuis la taule des femmes de Rennes pendant ce mois de janvier 2018, qui viennent parler de la situation actuelle à l’intérieur (avant et pendant la grève des maton.ne.s).Dans cette période où les maton.ne.s (et leurs syndicats) prennent toute la place avec leurs discours réacs et sécuritaires, dans la rue comme dans les médias (qui relaient allègrement leur vomi), on voulait rendre visible ces lettres de Maïté et Marina, enfermées au Centre Pénitentiaire pour Femmes. On publie ces lettres, parce qu’au delà de ce contexte particulièrement dégueu, on voit toujours du sens à briser le silence, à exprimer notre rage et notre solidarité directe, avec les moyens qui nous semblent pertinents et par l’auto-organisation, pour la destruction de toutes les #prisons et du monde qui en a (...)

    #contrôle #social #aéroport #notre-dame-des-landes #/ #centres #rétention #transports #gratuits #contrôle,social,aéroport,notre-dame-des-landes,/,prisons,centres,de,rétention,transports,gratuits

    https://seenthis.net/messages/665736 via nantes.indymedia.org


  • Les matons n’en sont pas à leur premier mouvement… chaque année quasiment, ils tentent le coup. Ils obtiennent toujours quelque chose. Bien sur ils ne gagnent jamais la considération d’une société qui, malgré sa paranoïa et ses penchants sécuritaires, continue à les mépriser. Ces #porte_clefs à perpétuité rappellent en effet par leur simple présence, qu’il y a des prisons, ces non lieux que tout le monde s’efforce d’oublier. Bien sur, ils ne gagnent rien pour les prisonniers ou pour améliorer les « conditions de détentions ». Bien sur, ce qu’ils gagnent, ils le gagnent toujours CONTRE les prisonniers : suppression de parloirs, de cantines, multiplication des fouilles, plus de moyens de contrôle, arsenal…
    http://lenvolee.net/matonquipleure
    Nous reviendrons dans le prochain numéro du journal sur ce mouvement de janvier 2018 encore en cours ; et surtout sur ce qu’il implique et entraîne à l’intérieur pour les prisonniers. En attendant nous vous proposons la lecture d’un texte d’août 2013 paru dans le numéro 36 du journal, qui revenait sur ce que nous avions baptisé « le printemps français des matons » et qui pointait l’émergence d’un nouveau syndicat que l’on a vu depuis s’exposer longuement à l’antenne (SPS).
    #lenvolée

    http://p0.storage.canalblog.com/00/91/529468/90574626_p.jpg
    http://berth.canalblog.com/archives/2013/10/18/28207222.html
    #Berth #matons #prison

    https://seenthis.net/messages/663185 via Vanderling


  • Il faut « exiger la fin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants » en Israël
    Etienne Balibar, professeur émérite de philosophie, université de Paris- Ouest ; Pierre Barbancey, journaliste ; Michel Benassayag, psychanaliste et philosophe ; Rony Brauman, médecin et essayiste ; Alain Brossat, professeur de philosophie ; Marie Buisson, FERC CGT ; Cybèle David, animatrice de la fédération SUD éducation ; Alain Gresh, directeur du journal en ligne Orient XXI. info ; Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU ; Nacira Guénif, sociologue, université Paris-8 ; Kaddour Hadadi, artiste (HK) ; Geneviève Jacques, présidente de la Cimade ; Nicole Lapierre, socio-anthropologue ; Jean Etienne de Linarès,délégué général de l’ACAT ; Gilles Manceron, historien ; Malik Salembour, président de la LDH ; Sylvie Tissot, sociologue ; Dominique Vidal, collaborateur du Monde diplomatique, Le Monde, le 23 janvier 2018
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/23/il-faut-exiger-la-fin-des-pratiques-de-detentions-qui-constituent-une-violat

    Tribune. Nous sollicitons le soutien du président de la République et son intervention pour l’arrêt de la détention d’enfants palestiniens dans les prisons israéliennes. Nous voulons en particulier attirer son attention sur le cas de Ahed Tamimi poursuivie par le gouvernement israélien : le 15 décembre dernier Mohamed Tamimi 15 ans est atteint à la tête par une balle de métal recouverte de caoutchouc tirée à courte de distance par des soldats de l’armée d’occupation israélienne. Le jeune garçon était dans un état critique et sa cousine Ahed Tamimi, âgée de 16 ans, était visiblement bouleversée par l’annonce de son état et la gravité de ses blessures.

    Ces mêmes soldats ont approché une heure plus tard la maison familiale, et Ahed les a frappés en leur criant de partir. Ce moment filmé par sa mère et diffusé sur les réseaux sociaux montre le courage d’une adolescente affrontant à mains nues deux soldats lourdement armés.

    Le 19 décembre 2017, Ahed Tamimi est enlevée chez elle en pleine nuit par l’armée puis traduite devant un tribunal militaire. Les douze motifs d’inculpation retenus contre elle lui font courir le risque de 12 ans de prison. Les tribunaux militaires israéliens ne traitent que des cas de prisonniers palestiniens avec un taux de condamnation de 99,74 %. Ainsi, l’avenir de Ahed Tamimi paraît sombre sans notre intervention.

    Nous lui demandons d’apporter urgemment son soutien à la libération immédiate de Ahed Tamimi et à la levée de toutes les charges retenues contre elle.

    Le cas de Ahed Tamimi n’est pas isolé. Selon l’association Defense of Children International-Palestine, Israël poursuit chaque année de 500 à 700 enfants devant des tribunaux militaires, certains âgés de 12 ans, et détient en prison une moyenne de 200 enfants en toute période.

    Selon les enquêtes des agences des Nations unies, dont l’Unicef, Human Right Watch, B’tselem, Amnesty International, and Defense for Children International – Palestine, trois enfants arrêtés sur quatre subissent des violences lors de leur arrestation ou des interrogatoires. Ils sont fréquemment arrêtés lors de descentes nocturnes dans leur foyer ; 85 % des enfants palestiniens arrêtés ont les yeux bandés et 95 % sont menottés.

    Ils sont privés d’accès à un avocat, de visite de leurs parents durant les interrogatoires et sont forcés de signer des aveux. Ils sont souvent placés en « détention administrative », pouvant ainsi être détenus plusieurs mois sans inculpation ni procès. Leurs centres de détention souvent situés hors des territoires occupés en Israël, rendent les visites de leurs familles difficiles. L’usage des cellules d’isolement pour les interrogatoires d’enfant est une pratique assimilée à la torture par la loi internationale.

    Le rapport de l’Unicef de 2013 « Enfants en détention militaire israélienne » conclut : « la maltraitance des enfants au contact du système militaire de détention semble être généralisée, systémique et institutionnalisée tout au long du processus, depuis le moment de leur arrestation jusqu’à la poursuite en justice de l’enfant, son éventuelle condamnation et l’application de la peine ».

    Nous demandons au président Emmanuel Macron de prendre contact d’urgence avec les autorités israéliennes pour exiger que cessent enfin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants, des droits humains et du droit international.

    Nous lui rappelons qu’à ce jour, notre compatriote Salah Hamouri demeure lui aussi dans les geôles israéliennes, victime de la même procédure inique de « détention administrative ».

    La France doit agir pour que Ahed Tamimi et tous les autres enfants palestiniens prisonniers retrouvent leur foyer dans les plus brefs délais. On ne saurait regarder ailleurs alors que des enfants et l’un de nos compatriotes sont détenus illégalement loin de leurs familles.

    #Palestine #Ahed_Tamimi #enfants #prisons #Salah_Hamouri

    https://seenthis.net/messages/662809 via Dror@sinehebdo


  • Mumia Abu-Jamal. Alerte pour sa santé ! Intervenez pour qu’il bénéficie au plus vite de soins médicaux | L’Humanité
    https://humanite.fr/mumia-abu-jamal-alerte-pour-sa-sante-intervenez-pour-quil-beneficie-au-plus
    https://humanite.fr/sites/default/files/images/mumia.png

    Aux Etats-Unis, si vous êtes derrière les barreaux, la maladie peut être une peine de mort. Le profit est la seule priorité des compagnies d’assurance maladie qui passent des contrats avec l’administration pénitentiaire. Dans le cas de Mumia, on a pu mesurer combien cette réalité était inhumaine, parfois comparable à la torture. Sans la mobilisation internationale, il n’aurait jamais obtenu le traitement pour éradiquer l’hépatite dont il souffrait.

    #mumia_abu_jamal #prison #prisonnier_politique

    https://seenthis.net/messages/659631 via ninachani


  • Notes contre la #prison
    http://www.contretemps.eu/notes-contre-la-prison

    Cette intervention a été prononcée lors de la soirée Faire front dans le cadre du colloque Penser l’émancipation, à La Générale Nord-Est, le 16 septembre 2017. Antonin Bernanos prenait la parole aux côtés d’orateurs issus de diverses franges du mouvement social, de l’antiracisme à la lutte contre la loi travail. Depuis lors, il a été jugé dans le cadre de l’affaire du Quai de Valmy, et incarcéré à Fleury-Mérogis pour purger une peine de 5 ans de prison dont deux avec sursis. Dans ce texte, il prenait appui sur ses 10 mois de détention provisoire pour engager une réflexion sur la prison et sur les stratégies de lutte contre la (...)

    #Diaporama #Stratégie #autoritarisme #classes_populaires #Etat #justice #néolibéralisme #prisonniers #Prisons #quartiers_populaires #question_carcérale #racisme #répression