• “J’ai peur que…” (Séance d’écriture-flash n°3, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « J’ai peur que… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – J’ai peur que j’aie une mauvaise note à mon évaluation.
    – J’ai peur qu’un jour je me casse une jambe ou un bras.
    – J’ai peur que j’aie des mauvaises notes à l’école parce que mon père me frappe.
    – J’ai peur des araignées. J’ai peur d’aller au collège. J’ai peur des films d’horreur.
    – J’ai peur que ma mère aille à la piscine avec mon père. J’ai peur que la rentrée scolaire soit demain.
    – J’ai peur que la maîtresse me fasse redoubler et aussi que ma mère me gronde à la manière physique quand je vais redoubler. J’ai aussi peur que la maîtresse ne puisse pas venir à l’école parce quelle est malade.
    – J’ai peur que ma meilleure amie me trahisse et qu’elle oublie les promesses qu’on s’est faites.
    – J’ai peur que ma maison brûle, qu’il y ait une guerre en France, que ma famille meure, qu’il y ait des catastrophes climatiques et que l’état de la Terre empire.
    – J’ai peur que quand je vais à l’école il y ait un homme qui me fixe et qui me kidnappe.
    – J’ai peur que.
    – J’ai peur que je déménage et change d’école et que je ne vois plus mes amies et qu’on ne m’accepte pas dans l’autre école.
    – J’ai peur que tu me tapes quand je fais une bêtise. Pourquoi tu me fais ça ? Ma petite sœur me tape et moi je veux me défendre et je la tape et toi tu me grondes.
    – J’ai peur que ma maison brûle et qu’il y ait un monstre sous mon lit qui m’attrape par le pied et qu’il me mange.
    – J’ai peur qu’on me tape. J’ai peur qu’on me crie dessus. J’ai peur qu’on me punisse. J’ai peur que j’aie un mot sur le cahier.
    – J’ai peur que je me retrouve sans famille parce que ma famille m’apporte de la nourriture, des frères et sœurs, le sommeil et plein d’autres choses encore. Elle me fait découvrir des pays et des villes et m’apporte surtout le bonheur.
    – J’ai peur que quelqu’un prenne mon petit copain, que ma famille et moi on soit dans la rue, que je meure bientôt.
    – J’ai peur que ce soit la fin du monde comme ça : boum, de mourir. Mais j’ai peur de partir au collège, dans la cour des grands il y a des harceleurs.
    – J’ai peur que mon père me frappe et me tire les cheveux.
    – J’ai peur que la souris me voit parce que je vais la donner au mammouth. J’ai trop peur du mammouth, mais pas pour de vrai.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #peurs

    https://seenthis.net/messages/681542 via Pierre Coutil


  • “Le problème c’est que…” (Séance d’écriture-flash n°2, CM2)

    Consigne : Je vais tapper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Le problème c’est que… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – Le problème c’est que je suis impatient des vacances.
    – Le problème c’est que je suis amoureux d’une fille et qu’elle ne m’aime pas.
    – Le problème c’est que.
    – Le problème c’est que c’est ton anniversaire et que tu es habillé tout en orange.
    – Le problème c’est que j’arrive pas à travailler en groupe parce que je parle et je me concentre pas.
    – Le problème c’est que je n’ai pas d’idées pour écrire une phrase qui commence par “Le problème c’est que”.
    – Le problème c’est que je n’ai pas d’argent et que je n’ai pas de femme.
    – Le problème c’est que des gens l’aident et lui fait n’importe quoi, il croit que la maîtresse ment, et l’insulte de tout. Au bout d’un moment on peut rien faire et du coup on le sanctionne.
    – Le problème c’est qu’on parle trop. Le problème c’est que je m’ennuie. Le problème c’est qu’il y a trop de problèmes à l’école.
    – Le problème c’est ce qu’on a fait aujourd’hui. Le problème c’est que j’ai jeté un ballon chez le voisin et j’ai cassé la vitre, mon père a crié sur moi et ma mère.
    – Le problème c’est que deux garçons se sont bagarrés pour une fille. Le problème c’est que le petit garçon âgé de 11 ans a donné un coup dans la pomme d’Adam, il est parti à l’hôpital. Le problème c’est que la fille se lève et elle lui donne une grosse claque et elle part en pleurant.
    – Le problème c’est que tu ne m’écoutes pas quand je te dis de ranger ta chambre ou quand je te dis de faire tes devoirs. Et on est quatre dans la famille alors tu vas aller faire l’aspirateur, passer le balaie. Et demain, tu vas aller à l’école. Alors pour moi c’est énervant.
    – Le problème c’est qu’on travaille que du Picot*, c’est nul.
    – Le problème c’est que je n’ai plus de feuilles de classeur et je fais que prendre celles de mes camarades.
    – Le problème c’est que je n’ai pas envie d’avoir de devoirs.
    – Le problème c’est que je ne trouve pas mes chaussures.
    – Le problème c’est qu’on ne peut pas diviser, ni additionner et ni faire une soustraction, c’est ça le problème.
    – Le problème c’est que je veux un lapin mais mes parents ne veulent pas. Un lapin c’est doux et calme, il n’est pas agité et puis c’est mignon, mais le vrai problème c’est qu’il fait des crottes partout.
    – Le problème c’est que.
    – Le problème c’est qu’on ne peut pas faire des divisions et multipliquer par 5. Ok ?

    (* Méthode de Français pour la grammaire/conjugaison/orthographe.)

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #problèmes

    https://seenthis.net/messages/669801 via Pierre Coutil


  • “Chez moi, c’est…” (Séance d’écriture-flash n°1, CM2)

    Consigne : Je vais tapper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Chez moi, c’est… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – Chez moi, c’est toute la cité et chez ma mère.
    – Chez moi, c’est la fête, on s’amuse, on fait la fête et des animations. J’ai invité mes amies et même toute la classe. On mange des gâteaux et d’autres choses. C’est trop bien chez moi.
    – Chez moi, c’est grand : c’est tout comme moi.
    – Chez moi, c’est le bazar et ça pue.
    – Chez moi, c’est grand, joyeux.
    – Chez moi, c’est grand, on s’amuse et il y a une famille. Il y a le père, la mère et trois sœurs qui s’appelle Mounia, Hilma et la petite dernière Maïmouna. Chez moi, personne ne pleure, est triste. Tout le monde est content de vivre et de découvrir des choses extraordinaires.
    – Chez moi, c’est grand. Je vis dans un T3, un appartement à 3 pièces différentes comme le salon, chambre, cuisine, toilettes.
    – Chez moi, c’est les disputes avec ma sœur, un peu avec mes frères.
    – Chez moi, c’est.
    – Chez moi, c’est grand, beau. Il y a un canapé, des choses, cinq chambres, une télévision, des placards, des rideaux.
    – Chez moi, c’est petit comme une souris.
    – Chez moi, c’est la fête, on a beaucoup à manger.
    – Chez moi, c’est Auch, une ville petite.
    – Chez moi, c’est un peu pareil tous les jours : on ne discute pas trop mais on joue.
    – Chez moi, c’est agréable de lire un livre. Il y a un grand jardin et on peut regarder les astres avec le télescope. On peut bien voir les Pyrénées les jours de pluie et le soir le soleil est magnifique. Le garage est très grand et on peut bricoler et jouer.
    – Chez moi, c’est grand et c’est joli.
    – Chez moi, c’est vide.
    – Chez moi, c’est très grand.
    – Chez moi, c’est bien. Je joue avec mon frère ou ma sœur. Je regarde la télé ou je joue toute seule et aussi je travaille mais pas beaucoup.
    – Chez moi, c’est génial, je peux jouer tranquillement.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #habiter #chez_soi #domicile

    https://seenthis.net/messages/669800 via Pierre Coutil


  • Étrangers et intellectuels: les deux cibles de l’extrême-droite

    Le débat est ouvert, mais l’objectif de recomposition sociologique, politique et culturelle en question pourrait peut-être être résumé comme suit : celui d’une nouvelle politique du commun. Une politique du temps partageable, de l’échange, de la vie sociale, une politique de la pensée, du droit à la pensée, du droit de chacun à la dignité politique — une politique des formes de vie sociale permettant à chacun de vivre, d’échanger et de partager son savoir : de faire société. Une politique ne s’articulant pas sur la séparation entre intellectuels et manuels, sur un « nouveau rôle » ou une « nouvelle mission » des intellectuels ne faisant au final que reproduire des cloisonnements sociologiques périmés, mais revendiquant au contraire l’accès de tous au temps de la réflexion, de l’échange et de la culture. More time , chantait Linton Kwesi Johnson, we need more time . Reste notamment à savoir si cette revendication touchant au temps n’implique pas nécessairement, aussi, une nouvelle conception du revenu, conçu comme un droit et comme une garantie analogue à celle que la Sécurité sociale a permis d’instaurer, en France, au sortir de la deuxième guerre.

    https://oulaviesauvage.wordpress.com/2017/05/02/etrangers-et-intellectuels-les-deux-cibles-de-lextreme-dro

    #ANTIFASCISME #AUSTÉRITÉ #AUTOGESTION #ÉLECTIONS #CULTURE #DETTE #EXTRÊME_DROITE #FASCISME #FRONT_NATIONAL #GRÈCE #HAMON #JUSTICE #LUTTES #MACRON #MÉLENCHON #MOUVEMENT #MOUVEMENTS #NÉO_FASCISME #NÉO-LIBÉRALISME #OCCUPATION #PARTI_SOCIALISTE #POLITIQUE #PRODUCTION #revenu

    https://seenthis.net/messages/595140 via kaparia


  • Fleurs de ruines : lieux de création alternatifs dans la Grèce des mémorandums

    À partir de 2010, des dizaines de lieux de création alternatifs commencent à apparaître dans les ruines laissées par le retrait et la faillite de l’État grec. Dans le même temps, des fondations privées aux moyens colossaux ouvrent leurs portes ou sont mises en chantier. À partir de notre expérience propre (la création d’un espace culturel alternatif, l’Atelier de réparation de télévisions, par Fotiní Banou et moi-même en novembre 2012), ce texte a pour objet d’esquisser un tableau du paysage culturel apparu à Athènes dans le contexte de crise, d’offensive néo-libérale et de « résistance créatrice » que connaît le pays depuis 2008.

    #austérité #autogestion #culture #dette #Grèce #invention #mouvements #politique #production #résistances #théâtre #fondations #LVMH

    https://oulaviesauvage.wordpress.com/2017/03/08/fleurs-de-ruines-lieux-de-creation-alternatifs-dans-la-gre

    https://seenthis.net/messages/576267 via kaparia



  • Les ravages de l’#industrialisme : les impacts des nouvelles et des hautes technologies – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/12/les-ravages-de-lindustrialisme-les-impacts-des-nouvelles-et-des-hautes-t
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2016/12/1P-581x315.png

    La multiplication des équipements et des usages liés aux #TIC engendre de très lourds impacts sur l’#environnement. En effet, l’image d’une #technologie propre, non polluante est loin d’être une réalité dès lors que nous portons notre regard jusqu’en Asie, en Afrique et plus globalement dans toutes les régions du monde où les #ressources nécessaires à la fabrication de ces merveilleux objets sont extraites, où les usines de #production sont implantées et où les #déchets sont traités en dehors de toute précaution. La #mondialisation a poussé hors de nos frontières les savoir-faire associés, mais aussi la majorité des impacts environnementaux directs des TIC à tel point qu’ils nous paraissent inexistants. Nous aborderons dans ce chapitre ces différents types d’impacts environnementaux qu’ils soient directs ou indirects : de l’épuisement des ressources aux impacts sur la #santé humaine en passant par les pollutions, les effets globaux sur la planète et les conséquences sur la perte de la biodiversité.

    https://seenthis.net/messages/554281 via Agnès Maillard


  • Les éoliennes font souffler le vent de la rentabilité - 02/07/2015 - La Nouvelle République Indre
    http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/Environnement/n/Contenus/Articles/2015/07/02/Les-eoliennes-font-souffler-le-vent-de-la-rentabilite-2388720
    http://www.lanouvellerepublique.fr/var/nrv2/storage/images/contenus/articles/2015/07/02/les-eoliennes-font-souffler-le-vent-de-la-rentabilite-2388720/44104919-1-fre-FR/Les-eoliennes-font-souffler-le-vent-de-la-rentabilite_fb_share_link.jpg

    L’implantation de parcs éoliens constitue régulièrement un motif de discorde. « Parce que le problème est souvent pris à l’envers affirme Jacques Pallas. La population de Saint-Georges-sur-Arnon a été intimement liée à notre projet lancé en janvier 2005. » Un projet modifié trois fois pour répondre aux objections. Aujourd’hui, les quatorze pylônes de Saint-Georges-sur-Arnon et les cinq mâts de Migny font l’unanimité.

    (…) L’électricité produite est revendue, via un poste source, à EDF. Une revente très rentable : les recettes fiscales de la commune de Saint-Georges-sur-Arnon se montent à 144.000 €

    (…) fiscalité locale en baisse de 16 % en 2012.

    (…) Tout f… le camp. Sauf ces énergies renouvelables impossibles à délocaliser. Une chance à saisir pour les territoires ruraux. La manne est telle que Jacques Pallas et son équipe envisagent la construction d’un nouveau parc éolien

    #énergies #éolien #production_locale #municipale

    https://seenthis.net/messages/545878 via Fil


  • « L’#organisation du #travail est devenue harcelante » | AlterEco+ Alterecoplus
    http://www.alterecoplus.fr/lorganisation-travail-devenue-harcelante/00012475
    http://www.alterecoplus.fr/sites/default/files/public/styles/for_social_networks/public/field/image/rea_174558_039.jpg?itok=27NGXUYg

    Le #surmenage, le #suicide et les tentatives de suicide prospèrent sur trois terreaux. Primo, la #charge de travail s’accroît. A la fois la charge horaire – non déclarée, la plupart du temps – et la charge mentale, avec une #densification des journées de travail, une obligation de #polyvalence et des #interruptions incessantes. Secundo, vous êtes obligé de rendre compte en permanence de vos actes. Les outils numériques ont mis le travail en coupe réglée. Tout est tracé, donc tout le monde est sur le qui-vive. Enfin, tous les processus de #production sont standardisés, il faut suivre une #procédure, subir des logiciels de #gestion, remplir formulaire sur formulaire, tableau sur tableau, tous ces documents étant par ailleurs déconnectés du travail réel. Si bien que les salariés ont très peu d’autonomie, se sentent hypersurveillés, développent des peurs bien légitimes et ne peuvent pas mettre leur intelligence au service de leur travail.

    #harcèlement #souffrance

    https://seenthis.net/messages/536458 via Agnès Maillard



  • Quelle est la bonne distance pour comprendre le monde ?

    http://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/quelle-est-la-bonne-distance-pour-comprendre-le-monde

    C’est le truc qui me préoccupe depuis à peu près 35 ans. Petite dédicace pour l’ami @alaingresh :) qui se souviendra avec nosalgie des interminables discussions sur « quel angle va-t-on donc bien pouvoir prendre pour aborder cette question » ha ha !

    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/06/afd45c48-5321-4a3b-a110-ade3b03c38d0/600x337_maxpeopleworld865823.jpg

    Le monde est multipolaire. Pourtant, nous continuons à le regarder avec nos lunettes d’hier, celles d’un ordre international qui n’existe plus. Mais où faut-il se placer pour avoir le bon point de vue ?

    #géopolitique #perception #visualisation #géographie #cartographie #enseignement #savoir #connaissance #production_du_savoir

    https://seenthis.net/messages/520157 via Reka


  • Qui sont les #insiders ? - Une heure de peine...
    http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2016/04/qui-sont-les-insiders.html
    https://2.bp.blogspot.com/-oN8L9l8MIP0/VwzpeZegJQI/AAAAAAAABXw/rG63CmSfhtg-R3g-Xnc1uatCW7HMFUrVgCLcB/w1200-h630-p-nu/Batman-Outsiders-1.png

    Ce qui hiérarchise ces différents #marchés est, on l’aura compris, la #sécurité beaucoup plus que la #stabilité de l’#emploi. Or, on peut prendre cette question au sérieux : qu’est-ce qui confère à un individu une certaine sécurité ? La réponse de Robert Castel est à la fois simple et extrêmement puissante : c’est la "propriété. Celle-ci « apporte à la fois des #ressources matérielles permettant de s’assurer contre les aléas de la vie, et un statut, une reconnaissance ». Propriété des moyens de #production, du #capital bien sûr, mais aussi ce que Castel appelle la « propriété sociale » :

    En reprenant une intuition d’Henri Hatzfeld , j’ai appelé propriété sociale les ressources et les droits que l’on a progressivement attachés au travail (sécurité sociale, droit du travail...), et qui sont une sorte de propriété pour les non-propriétaires, de propriété pour la sécurité, qui s’adresse à tous. Le droit à la #retraite, par exemple, n’est pas une propriété privée au sens strict, mais une #prestation construite à partir du travail qui est une condition de votre #indépendance sociale. Avec cela, le travailleur ne devient pas un riche propriétaire, mais en termes de sécurité, de #protections, sa situation peut se comparer à celle d’un petit rentier. Il est en mesure de demeurer un individu apte à se diriger par lui-même.

    http://seenthis.net/messages/479161 via Agnès Maillard


  • A l’encontre » France. Réduction du temps de travail et chômage : trois scénarios
    http://alencontre.org/europe/france/france-reduction-du-temps-de-travail-et-chomage-trois-scenarios.html
    http://alencontre.org/wp-content/uploads/2016/04/RTTA1.jpg

    A un moment donné, la #production nationale d’une #économie nécessite un certain nombre d’heures de #travail. Si on rapporte ce « volume de travail » au nombre d’emplois, on calcule la durée moyenne du travail. En France, par exemple, la production totale a nécessité 40,2 milliards d’heures de travail en 2014. Le nombre de personnes employées à cette production était de 27,7 millions, soit une durée annuelle du travail égale à 1452 heures de travail. Ces chiffres globaux et additionnent les salariés et les non salariés, les emplois à temps plein ou à temps partiel.

    Mais on peut aussi rapporter ce volume de travail à la population active, c’est-à-dire à l’ensemble des personnes en emploi ou au #chômage, qui s’élevait à 30,7 millions de personnes, soit 27,7 millions en #emploi et 3 millions au chômage. A partir de ces données officielles, on peut ainsi calculer la « durée du travail de plein emploi » qui serait donc de 1309 heures par an. En répartissant de cette manière le volume de travail entre tous les candidats à l’emploi, on réduit le taux de chômage à zéro. L’écart relatif entre la durée du travail de plein emploi et la durée effective est logiquement égal au taux de chômage, en l’occurrence de 9,9 % = (1452-1309)/1452 (voir annexe 1 et graphique 1).

    Pour supprimer le chômage en France, ce calcul montre qu’il faudrait donc réduire la durée du travail d’environ 10 %. Comme la durée moyenne observée est de l’ordre de 39 heures, il faudrait donc passer aux 35 heures effectives.

    http://seenthis.net/messages/476286 via Agnès Maillard


  • Ces « médiocres » qui mènent le monde | Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/452363/ces-mediocres-qui-menent-le-monde
    http://media1.ledevoir.com/images_galerie/d_349617_232765/image.jpg

    « Dans les #universités, il y a une prime à la médiocrité quand on encourage la #production d’articles non signifiants, l’autocensure, la complaisance au détriment d’idées originales. Je ne dis pas que tous les universitaires sont médiocres, mais il y a un incitatif sérieux à faire de “petites” choses pour obtenir des subventions, des avancements, en utilisant des mots vides, sans impact social », critique Deneault. Et vlan.


  • Sans-grade mais pas sans arme | Les blablas d’Emma
    https://lesblablasdemma.wordpress.com/2016/02/13/sans-grade-mais-pas-sans-arme
    http://img.youtube.com/vi/Mi-WY_1zf-8/0.jpg

    Arrêtez de faire des heures supplémentaires ! Arrêtez de donner le meilleur de vous-même ! Faites le bilan. Ca vous a rapporté quoi jusqu’à présent ? 30 € brut d’augmentation l’année dernière ? Vous serez licencié, vous aussi, comme n’importe quel autre, le jour où l’on n’aura plus besoin de vous ! Vous n’êtes qu’un outil de production, pas plus, pas moins. A y regarder de plus près, vous êtes peut-être un peu moins qu’un outil de #production. Vous avez besoin de dormir, de manger, de pisser ! Pire ! Vous voulez du temps pour votre mari, votre femme, vos enfants, vos parents, vos amis. Vous voulez aller à la mer le dimanche après-midi, pique-niquer au bord de l’eau, jouer au ballon, courir, danser, aller au théâtre, au cinéma le samedi soir, et vous voulez des vacances au mois de juillet. Oui, vous valez moins qu’un outil de production. Vous êtes moins qu’un outil de production. Alors arrêtez de vouloir être plus que lui. Arrêtez de vous sentir investi de je ne sais quelle mission. Cessez de donner votre enthousiasme, votre volonté et votre santé à une entreprise (au sens premier du terme : projet) qui n’est pas la vôtre.

    #emploi #travail #aliénation

    http://seenthis.net/messages/460901 via Agnès Maillard


  • Abolition universelle de la #GPA | GLOBAL magazine
    http://www.globalmagazine.info/meli-melo/2016/02/03/abolition-universelle-de-la-gpa-1454453689
    http://www.globalmagazine.info/sites/default/files/articles/gpa_ethique_0.jpeg

    La base du #co­mmerce, c’est de ne jamais s’inte­rroger sur l’outil de #production et de se concen­trer sur le débouché du #produit, son #marché. Or, dans ce cas précis, l’outil de production et le produit sont des êtres vi­vants. Ce n’est pas déplacé de so­ulever le problème d’#éthique que cela pose. Il est même pertinent de so­uligner que la quasi to­talité des mères po­rte­uses actue­lles sont pauvres et sont en majorité des habi­tants de pays du sud … alors que la de­mande vient de personnes des pays du nord, suffisamment nanties pour s’offrir ce qu’elles no­mment donc un « se­rvice » (c’est plus diffi­cile d’assumer l’achat d’un nourri­sson). A la tri­bune de ces assises, Sheela Saravanan (cher­cheuse à l’unive­rsité d’Heide­lberg) a so­utenu, avec des exe­mples précis, la systémati­sation de la production d’#enfants, avec une organisation en #filière allant du réseau de mères po­rte­uses liées à une clinique indienne à l’offre « all in­clusive » pro­posée aux « parents d’intention » en Amérique du Nord. Cette délo­calisation de la production abaisse le prix de l’enfant de 200 000 do­llars aux Etats-Unis à 50 000 do­llars en Inde. Les « mères po­rte­uses » sont enrôlées avec des contrats te­rribles qui outre l’obligation de se conformer à une médi­cation hormonée, leurs di­ctent des normes de vie allant jusqu’à l’inte­rdi­ction de toute vie se­xue­lle. Les ri­squent inhérent à la #gro­sse­sse (mort prématurée du fœtus, avo­rte­ment, détéri­oration de la santé de la mère à cause de la gro­sse­sse ou de l’accouche­ment) ne sont pas pris en co­mpte. Tout comme la naissance d’un enfant handi­capé est considéré comme une rupture de #contrat, l’enfant res­tant à la charge de la mère po­rte­use. Quant à l’aide psy­cho­logique que de te­lles pratiques engendrent inévi­table­ment… elle est in­existante.

    #exploitation

    http://seenthis.net/messages/458615 via Agnès Maillard