#productivité

  • #Surveillance. Quand les patrons se transforment en Big Brother | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/surveillance-quand-les-patrons-se-transforment-en-big-brother-630434
    http://img.humanite.fr/sites/default/files/images/46944.HR.jpg

    Si le #patronat a toujours été avide du #contrôle de ses salariés, les nouvelles technologies lui permettent de devenir omniscient et invisible, et de poser des normes de travail toujours plus standardisées. Face à ces mutations, syndicats et salariés se battent pour garder leur autonomie.

    #Vidéosurveillance, #géolocalisation, accès aux e-mails, pointage biométrique… Les pratiques de contrôle des salariés permises par les nouvelles technologies se généralisent de l’industrie au commerce en passant par les services. Le but : améliorer la #productivité en faisant la chasse aux temps morts et traquer les erreurs des employés. Plus invisibles et moins coûteuses qu’une armée de contremaîtres, ces technologies participent de la transformation de l’évaluation du temps de #travail et de la productivité. Désormais, les employeurs ont en effet la possibilité de contrôler en temps réel le travail de l’ensemble de leurs salariés, et de rationaliser toujours plus les temps considérés comme productifs.

    https://seenthis.net/messages/565619 via Agnès Maillard


  • Revue Projet » Plus vite vers l’#autolimitation ? Contre le négationnisme accélérationniste
    http://www.revue-projet.com/articles/2016-11-arnsperger-plus-vite-vers-l-autolimitation-contre-le-negationn
    http://www.revue-projet.com/wp-content/blogs.dir/33/files/2016/11/acident-Wales-Ethan.jpg

    Chaque fois que, grâce à une avancée technologique, nous pourrions ralentir, nous accélérons. Cela s’appelle l’effet rebond. Celui-ci signifie qu’un progrès en termes d’efficience à l’unité se traduit souvent par un accroissement du nombre d’unités. Exemple paradigmatique : plus les #technologies de l’information promettent une #libération du temps grâce au raccourcissement des tâches, plus nous accroissons le nombre de tâches à faire en un temps donné. On n’a jamais été aussi débordé et encombré qu’après des décennies de « #progrès » dans la #productivité et l’efficacité[1] ! Qu’est-ce qui, en nous, crée cet appel d’air qui fait qu’une #économie de temps ou de ressources ne conduit quasiment jamais à un #désencombrement ? Pourquoi les #ressources, le temps ou l’espace libérés grâce à une rationalisation semblent-ils devoir être consacrés rapidement à de nouveaux usages encore inédits, engendrant autant sinon davantage de surcharge qu’avant ?

    Historiquement, aucun progrès technologique n’a jamais été mis à profit pour réduire la #consommation totale de ressources, d’espace ou de temps. Les avancées en efficacité ont invariablement servi, ou à permettre à une population donnée une consommation par tête plus élevée ou à rendre un niveau de consommation donné accessible à une population plus importante – et, très souvent, les deux à la fois. Finalement, le progrès technique a principalement servi à extraire, épuiser, occuper et remplir plus rapidement qu’avant nos ressources, nos espaces et nos jours.

    #décroissance

    https://seenthis.net/messages/553081 via Agnès Maillard


  • Le Salvador abandonne le #RoundUp et connaît des récoltes records

    En Amérique centrale, le Salvador a boycotté une cinquantaine de #produits_phytosanitaires à usage agricole, dont le RoundUp pour se recentrer sur le culture de #graines_locales. Depuis, le système agricole du pays aurait gagné en #durabilité et en #productivité.

    http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2015/08/salvador-monsanto-round-up.gif

    http://www.consoglobe.com/salvador-roundup-cg
    #El_Salvador #agriculture

    http://seenthis.net/messages/491828 via CDB_77


  • Croissance, un culte en voie de disparition, par Jean Gadrey (novembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/GADREY/54141
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton54141.jpg

    Et pourtant, la #croissance n’est nécessaire à la création d’emplois que dans le modèle actuel, qui repose sur la quête perpétuelle de gains de #productivité : produire toujours plus avec le même volume de #travail. Dans ce modèle, une croissance nulle ou faible, plus faible que les gains de productivité, mène à la régression du volume de travail, et donc du volume d’emplois si le temps de travail moyen par personne reste inchangé. On peut certes alors revendiquer des mesures de réduction ou de partage du temps de travail — c’est même la réponse la plus efficace à la montée du #chômage à court et moyen terme ; mais on ne sort pas pour autant du #productivisme.

    Pour cela, il faut plutôt troquer le vieux logiciel du « #partage des gains de productivité », héritage des « trente glorieuses » ou du fordisme, contre celui du partage des gains de qualité et de soutenabilité. Orienter le système de production et de consommation selon une logique qualitative du « prendre soin » (des personnes, du lien social, des objets, de la biosphère...), en plaçant la qualité des biens communs sociaux et écologiques au cœur des activités humaines et de la politique : sobriété dans la quantité, prospérité dans la qualité. Cela implique aussi de s’attaquer aux inégalités pour que les nouveaux modes de #consommation soient accessibles à tous. C’est même la principale condition pour que les milieux populaires ne voient pas dans cette transition la marque d’une écologie punitive.

    (…)

    Il appartient aux citoyens, le plus souvent en contournant les responsables politiques, et plus rarement avec leur appui, de s’insurger et de généraliser ces logiques où la triade compétitivité-croissance/consumérisme/emplois indécents-chômage cède la place à une autre : coopération-bien vivre/sobriété matérielle/emplois décents-activités utiles... [#st]


  • Quand le cancer d’un politicien sert à rappeler que la vie normale c’est le travail
    http://larotative.info/quand-le-cancer-d-un-politicien-1068.html
    https://larotative.info/chroot/mediaslibres/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L650xH431/cancer-389921_1280-4a458.jpg
    Le président (UDI) du Conseil Départemental d’Indre-et-Loire vient de révéler publiquement qu’il souffre d’un cancer du foie. L’occasion pour lui et pour les médias locaux d’insister sur le fait qu’une maladie comme celle-ci n’empêche nullement de travailler normalement. Réaction de Thomas, qui vit avec une maladie grave et a de plus en plus de difficultés à souffrir... ce genre de discours.

    C’est au micro de France Bleu Touraine que Jean-Yves Couteau, récemment élu président du Conseil Départemental d’Indre-et-Loire s’est exprimé à propos du cancer du foie contre lequel il se bat actuellement. Une intervention qu’il motive de la façon suivante :
    « J’ai eu envie de dire les choses parce que j’en ai marre que sous le manteau, on dise n’importe quelle connerie. Là c’est moi qui le dit. On peut avoir une activité professionnelle normale ! »

    (...)

    Une fois de plus quand il est question de maladie, on nous ressort le grand classique mais foutrement rhétorique « ce qui ne tue rend plus fort ». France Bleu va encore plus loin en donnant des précisions sur son site :
    Selon Gilles Calais, professeur en cancerologie au CHRU de Tours, 9 patients atteints d’un cancer sur 10 qui sont en âge d’avoir une activité professionnelle sont en arrêt de travail pendant la période du traitement. Pour autant, les traitements n’altèrent pas les facultés de décision. Cela induit juste une fatigue supplémentaire.
    « Juste » ? Sérieusement ? Comme si la fatigue n’avait aucune influence sur notre capacité à réfléchir. On chercherait à nous faire comprendre que les 90% de cancéreux qui n’ont pas le courage de Jean-Yves Couteau abusent qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On rappelle de plus à France Bleu que le cancer touche aussi des personnes dont le corps est l’outil de travail. Pour elles non plus, la fatigue n’est pas « juste » un petit parasite supplémentaire.

    (...)

    Ces prises de positions publiques des politiciens sont quasi-systématiques, leur appui par la presse l’est tout autant. Il n’est qu’une seule image acceptable du malade. Celle de celui qui se bat pour que cela ne se voit pas, qui sait rester « digne » et ne se laisse pas abattre par la maladie qui le ronge.

    L’injonction à se conformer à cette image est très violente pour ceux qui quotidiennement font face comme ils peuvent, ni par courage ni par dignité mais parce qu’ils n’ont pas le choix. Elle est violente avec la grande majorité des malades qui ont la « faiblesse » de ne pas conserver une vie normale. Pas par choix en général. Cette violence sociale se surajoute à la violence intrinsèque à la maladie elle-même.

    Il faut le dire crûment : la réalité d’une maladie grave c’est que ça pourrit la vie quotidienne. Un point c’est tout. Les rodomontades des politiciens ne sont que des éléments de façade, faire bonne figure pour sauver les apparences ou éviter les regards accusateurs ou les questions indiscrètes. Les points positifs ou autres « bénéfices secondaires » après lesquels courent les partisans d’une maladie conforme à l’enthousiasme spectaculaire de notre société ne sont que des chimères.

    #normalité #travail #injonction #productivité

    http://seenthis.net/messages/382966 via La Rotative

    • Le travail comme aliénation, pourquoi pas ? D’aucuns peuvent choisir la recherche de la sagesse, de la connaissance scientifique, d’une certaine adéquation avec la nature, d’une contemplation, d’une recherche artistique, d’une connaissance de soi même pour et vers les autres...
      Souvent le choix du travail « forcené » (en valeur premiére) permet de « meubler » la mort dans une sorte d’aménagement de l’existence et de ses peurs.
      Le fond de soi-même peut paraître « un autre » et face à cela, l’action, l’investissement par le travail permet de dissiper, de masquer, de combler nos greniers cérébraux.
      Être par son travail.

      Ce qui est remarquable c’est que ce Mr est un élu soit disant « représentatif » du marché aux urnes et qu’il conçoit et fait sa fonction comme une carriére.
      Ah ces imbus du pouvoir.

      Cordialement.