• La violence politique a atteint un nouveau stade au Brésil. Ce mardi 13 mars, à Rio de Janeiro, une conseillère municipale du parti de gauche PSOL (Parti socialisme et liberté) a été assassinée dans le centre de la ville, avec son chauffeur, alors qu’elle sortait d’un événement qui réunissait des femmes activistes noires. Marielle Franco, 38 ans, était elle aussi une femme, noire, venue des quartiers extrêmement pauvres de Rio. Elle avait été élue en 2016. Des tireurs ont ouvert le feu sur sa voiture. Selon la presse brésilienne, la police part de l’hypothèse d’une exécution.

    Quelques jours avant l’assassinat, Marielle Franco avait critiqué l’action violente de la police dans l’une des favelas de Rio, Acari. « Le 41ème bataillon de la police militaire de Rio est en train de terroriser et de violenter les habitants d’Acari », avait dénoncé la conseillère municipale.

    Début février, le gouvernement fédéral intérimaire de Michel Temer (droite), en place depuis la destitution de la présidente du Parti des travailleurs Dilma Roussef, a engagé une action militaire fédérale à Rio. Objectif affiché : lutter contre la nouvelle vague de violence qui frappe cet état en faillite financière depuis l’an dernier, après avoir accueilli les Jeux Olympiques en 2016.

    https://www.bastamag.net/A-Rio-une-conseillere-municipale-de-gauche-assassinee-en-pleine-rue

    #PSOL


  • Fatigue de soi ou société de la fatigue ?
    https://secession.fr/fatigue-de-soi-ou-societe-de-la-fatigue
    https://secession.fr/wp-content/uploads/2018/02/fatigue-secession-sociologie.jpg

    Fatigue de soi ou société de la fatigue ?

    Les slogans de la société néolibérale déclinent les thèmes de la « réalisation de soi » et de la performance. Ces invitations permanentes à s’inventer ou à se construire sont en adéquation avec la logique de croissance infinie des marchés.
    Loin de libérer les individus, elles constituent de nouvelles contraintes. Chez leurs récipiendaires, elles génèrent différentes formes de mal-être.

    #sociologie #philosophie #société #capitalisme #politique #psychologie #travail #fatigue #économie #néolibéralisme



  • La théorie de l’attachement
    https://www.4emesinge.com/la-theorie-de-lattachement

    Développée en 1958 par #John_Bowlby, psychiatre et psychanalyste britannique, la théorie de l’attachement traite des liens affectifs et durables entre deux personnes, liens qui auraient une influence forte dans notre développement cognitif et comportemental de la naissance à la mort. D’après Bowlby, les enfants en bas-âge ont besoin de développer une relation d’attachement avec une ou plusieurs personnes de […]

    #Alternatives #Conférences #Education #Psychologie #Science #boris_cyrulnik #Nicole_Guédenoy #Résilience #schème #théorie_de_l'attachement


  • Psychopathologie de l’invasion zombie : le cas du quisling

    Dans le roman World War Z, Max Brooks invente une maladie mentale propre à l’invasion Zombie : les quilings. Ce terme se référant à Vidkun Quisling, un politicien Norvégien ayant collaboré avec le régime nazi, est devenu un synonyme de « traître » dans le monde anglophone. Ainsi, il fut utilisé par l’auteur pour désigner des humains qui se mettent à se comporter littéralement comme des zombies en attaquant et en mordant les autres. Dans cet article nous allons voir que cette figure psychopathologique fictionnelle servira finalement à donner corps à un propos universaliste sur la nature humaine. Un propos qui, on peut s’y attendre, sera à la hauteur des sombres situations qu’une apocalypse Zombie met en scène.

    #zombie #zombi #mort-vivant #psychanalyse #Max_Brooks
    http://www.jcdardart.net/index.php?article9/psychopathologie-de-l-invasion-zombie-le-cas-du-quisling


  • La tyrannie de la commodité
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/la-tyrannie-de-la-commodite

    « La commodité est la force la plus sous-estimée et la moins comprise dans le monde aujourd’hui ». Certes, elle est ennuyante, mais elle est un puissant moteur des décisions humaines, bien plus que le désir ou que la récompense, estime le juriste américain Tim Wu (@superwuster), dans une remarquable tribune pour (...)

    #A_lire_ailleurs #Débats #économie_de_l'attention #Interfaces #psychologie

    https://seenthis.net/messages/672806 via InternetActu [RSS]


  • La théorie de l’attachement
    http://4emesinge.com/la-theorie-de-lattachement

    Développée en 1958 par #John_Bowlby, psychiatre et psychanalyste britannique, la théorie de l’attachement traite des liens affectifs et durables entre deux personnes, liens qui auraient une influence forte dans notre développement cognitif et comportemental de la naissance à la mort. D’après Bowlby, les enfants en bas age ont besoin de développer une relation d’attachement avec une ou plusieurs personnes […]

    #Alternatives #Conférences #Education #Psychologie #Science #boris_cyrulnik #Nicole_Guédenoy #Résilience #schème #théorie_de_l'attachement


  • France soumise ou France Franchement insoumise ? la #FI à la croisée des chemins
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/france-soumise-france-franchement-insoumise-fi-a-croisee-chemi

    par G.Gastaud, secrétaire national du PRCF et A.Manessis, secrétaire de la Commission action unitaire du PRCF. Clémentine Autain demande à Jean-Luc Mélenchon “d’infléchir sa stratégie”. La députée appelle La #france_insoumise à “agréger” davantage à #gauche. “Nous devons agréger plus encore pour bâtir l’alternative à Macron : des individus écœurés par la gauche et par la #politique […]

    #1-PRCF #4-EUROPE:en_sortir,_s’en_sortir ! #articles #EELV #ensemble #Europe #PCF #PS


  • Déclin sociétal, effondrement émotionnel ?
    http://4emesinge.com/declin-societal-effondrement-emotionnel

    Dialogue après avoir déconstruit certaines des évidences (notamment la Culture) qui constituent notre société et qui, par le fait que nous les tenons comme acquises, nous semblent si banales que nous ne leur prêtons pas attention. « Avez-vous fait du tourisme pendant vos voyages ? » Je le regardai d’un air stupide. « Du tourisme ? » – Oui, avez-vous quitté l’itinéraire prévu pour aller […]

    #Articles #Billet_d'humeur #Psychologie #Société #courbe_du_deuil #Effondrement_systémique #émotions


  • La psychiatrie en grande souffrance, Journal officiel de tous les pouvoirs

    Ecrasés par les restrictions budgétaires, les soignants se disent à bout et dénoncent une « perte de sens » de leur travail

    Il y a chez eux de la fatigue, du désarroi et de la colère. Depuis des mois, des médecins et des soignants du secteur psychiatrique multiplient grèves et lettres ouvertes aux autorités sanitaires pour alerter sur la dégradation de leurs -conditions de travail en raison des restrictions budgétaires. Et, par conséquent, sur la détério-ration de la prise en charge des malades.

    Après des années de restructurations et de non-remplacement systématique des départs, plusieurs responsables syndicaux estiment que ce service public est désormais « à l’os ». « On nous pressurise depuis des années, on est arrivé à un point de bascule », assure Jean-Pierre Salvarelli, membre du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) et chef de pôle au Vinatier, à Lyon, l’un des plus gros hôpitaux psychiatriques de France. L’année dernière, 52 postes de soignants ont été supprimés dans cet établissement. « Les infirmières et les aides-soignantes se démultiplient pour boucher les trous, dit-il. Mais les équipes n’en peuvent plus. »

    Turnover et absentéisme

    D’un bout à l’autre de la France, les mêmes maux et les mêmes symptômes : des taux d’absentéisme élevés, un fort turnover des personnels, des postes de médecins non pourvus (il manquerait 900 à 1 000 psychiatres, selon le SPH), des lits en nombre insuffisant dans certains services, notamment aux urgences, et des patients à accueillir toujours plus nombreux.

    Entre 2010 et 2016, près de 300 000 personnes supplémentaires ont été suivies en psychiatrie. « Les ressources n’ont pas augmenté proportionnellement à la croissance de la file active, constate Magali Coldefy, géographeà l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Faute de moyens, la psychiatrie a tendance à se replier sur l’intra-hospitalier et la gestion de la crise et de l’urgence. »

    Signes extérieurs du malaise ambiant, les établissements -d’Allonnes (Sarthe), Bourges (Cher) ou Rennes (Ille-et-Vilaine) ont connu ces derniers mois des mouvements de grève. Le 5 janvier, sept anciens psychiatres de l’hôpital Philippe-Pinel, à Amiens (Somme), ont écrit à la ministre de la santé Agnès Buzyn pour lui expliquer pourquoi la « dégradation continuelle des conditions de prise en charge des patients » avait pesé dans leur choix « douloureux » de quitter l’hôpital public. Dans leur courrier, ils dénoncent un « hôpital en déshérence » et une « souffrance éthique et professionnelle à son paroxysme ».

    La gravité de la crise commencerait-elle à être perçue au-delà des enceintes des hôpitaux psychiatriques ? La députée (La République en marche) de la Somme Barbara Pompili a dit sa « honte » après avoir visité l’établissement d’Amiens le 3 novembre 2017. « La faiblesse hallucinante des effectifs transforme cet hôpital en gigantesque garderie, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour ceux qui sortent, comme pour ceux qui ne sortent pas », avait-elle écrit. Quant à François Ruffin (La France insoumise), l’autre député du département, il a récemment publié un livre (Un député à l’hôpital psychiatrique, Fakir éditions) dans lequel il raconte les difficultés et les dysfonctionnements de ce même hôpital.

    Les restrictions budgétaires ont différents types de conséquences. Au sein même des hôpitaux, de nombreux infirmiers, dont les témoignages ont été recueillis après un appel lancé sur le site du Monde, disent ne plus avoir le temps de parler avec les patients hospitalisés ou d’effectuer avec eux des activités thérapeutiques. « On est accaparé par l’urgence et le quotidien. Nous n’avons plus le temps de faire des entretiens avec les patients, de prendre un café avec eux, ou de les accompagner pour qu’ils puissent téléphoner. Cela génère des situations d’agressivité et de violence plus fréquentes. Et nous, on a le sentiment de mal faire notre travail, d’être maltraitants », raconte Marion, 25 ans, infirmière dans un gros hôpital de province.

    Motivation en berne

    « Quand je suis arrivé à l’hôpital il y a quelques années, on faisait encore des sorties au musée, au cinéma ou au cirque, témoigne-Cyril, infirmier dans un hôpital du sud de la France. Cette année, nous n’avons pas prévu d’en faire car nous arrivons à peine à tenir le planning et à assurer la continuité du service. » " Je ne suis qu’un garde-fou, nous n’avons plus les moyens et la motivation d’être soignant « , estime un infirmier à Agen, résumant ainsi la » perte de sens « ou l’amertume racontées au Monde par de nombreux professionnels de santé.

    Car pour répondre à la violence, lorsque les effectifs manquent, les recours à la chambre d’isolement (une pièce sécurisée avec matelas fixé au sol) et à la contention peuvent augmenter. En 2016, le contrôleur général des privations des lieux de liberté avait dénoncé la » banalisation « de ces pratiques.

    Après avoir fermé près de 15 000 lits de psychiatrie entre 1997 et 2015, les hôpitaux n’arrivent pas aujourd’hui à prendre en charge correctement tous les patients. Face à la hausse du nombre d’hospitalisations sous contrainte (92 000 personnes en 2015), il n’est pas rare que des unités de soins prévues pour 20 patients en accueillent davantage. » C’est la course aux lits, pour faire de la place, on fait sortir les malades dès qu’ils ne représentent plus un danger direct pour eux ou pour les autres, raconte Marie, 41 ans, psychiatre dans un établissement de la région parisienne. L’absence de lits est devenue un critère dans la durée de soins des patients, autant, voire parfois plus, que l’aspect médical. « 
    Une autre infirmière exerçant dans un hôpital du sud de la France fait état de patients obligés de rester en chambre d’isolement, » alors qu’ils n’en ont plus besoin au niveau psychiatrique « , par manque de place.

    Jean Vignes, le secrétaire général du syndicat SUD-Santé-Sociaux, juge d’ailleurs la situation » tellement tendue « qu’il plaide pour la réouverture » au moins de façon provisoire « d’un millier de lits. Pour justifier cette revendication en demi-teinte, il explique que son organisation était historiquement » pour la diminution du nombre de lits « , mais » à condition d’avoir les moyens d’assurer le suivi en extra-hospitalier « .

    Or, c’est cette prise en charge, assurée hors des murs des établissements psychiatriques, par notamment les centres médico-psychologiques (CMP), émanations de l’hôpital présentes partout sur le territoire, qui semble aujourd’hui le plus souffrir des restrictions budgétaires. » On a mécaniquement tendance à alléger l’ambulatoire - le suivi à l’extérieur - et à rapatrier les ressources vers les services d’hospitalisation. C’est l’hôpital qui prime, c’est un retour à l’asile « , déplore Isabelle Montet, la secrétaire générale du SPH.
     » On est obligé de se retirer des endroits où vivent les gens parce que nous sommes contraints de centrer nos efforts sur ce qui est incontournable pour la société, c’est-à-dire accueillir les patients qui relèvent de soins non consentis « , explique le docteur Marie-José Cortes.

    Une nouvelle organisation

    Un poids grandissant de l’hôpital, vu comme un retour en arrière par de nombreux professionnels, qui heurte aussi les associations de patients. » Je ne pense pas qu’il y ait un manque réel de moyens, de personnels et de lits « , estime ainsi Claude Finkelstein, la présidente de la Fédération nationale des associations en psychiatrie (Fnapsy). Pour elle, » on travaille encore à l’ancienne « dans le domaine de la psychiatrie, et » trop de gens sont à l’hôpital parce qu’on ne sait pas où les mettre « . » Il ne faut pas colmater, mais réfléchir à une nouvelle organisation des soins « , ajoute -Fabienne Blain, porte-parole du collectif Schizophrénie, qui demande une vaste réallocation des moyens consacrés à la psychiatrie.

    François Béguin

    Pour les enfants, jusqu’à un an d’attente avant un rendez-vous

    Du côté des petits patients, des délais d’attente inadmissibles pour une première consultation et un manque de lits d’hospitalisation. Du côté des pédopsychiatres, une crise démographique et universitaire, qui rend la spécialité de moins en moins attrayante. La psychiatrie des enfants et des adolescents est » sinistrée « , selon le sénateur (LRM) et médecin Michel Amiel, rapporteur, en mai 2017, d’un volumineux rapport d’information parlementaire sur la psychiatrie des mineurs en France.

    Le repérage et la prise en charge précoce des troubles psy des jeunes sont considérés comme une priorité. Mais au regard de la forte hausse des besoins et aux nouveaux défis liés notamment au décrochage scolaire, au harcèlement ou aux traumatismes liés aux attentats, » le nombre de structures de prise en charge et leurs effectifs ont très peu augmenté « , constate ce rapport. Les CMP (centres médico-psychologiques) et CMPP (centres médico-psychopédagogiques), bien souvent structures d’entrée dans le parcours de soins psychiatriques, sont engorgés. Le délai pour une première consultation dépasse un an dans certains départements, désespérant familles et professionnels. » On a des demandes de 2016 auxquelles on n’a pas répondu. On a honte. On voit tous les dégâts qu’on aurait pu éviter, les souffrances qu’on aurait pu atténuer « , témoigne une pédopsychiatre exerçant dans un CMP de province.

    Le nombre de lits d’hospitalisation en pédopsychiatrie est en augmentation depuis 2001, mais les capacités sont encore trop limitées, avec de fortes inégalités territoriales, souligne le rapport. Le délai d’obtention d’une place en hôpital de jour – l’essentiel des prises en charge hospitalières des mineurs – est lui aussi jugé important.

    Cercle vicieux

    Quant au nombre de pédopsychiatres inscrits en tant que tels au conseil de l’ordre des médecins, il a été divisé par deux en dix ans. De 1 235 en 2007, il est passé à 593 en 2017, dont 80 % ont plus de 60 ans. Certes, ces chiffres sont à prendre avec précaution, car le dénombrement précis de ces praticiens est complexe,la pédopsychiatrie n’étant pas une spécialité médicale distincte de la psychiatrie. Mais la désaffection est indéniable, et contribue à un cercle vicieux. Moins il y a de pédopsychiatres, moins il y a de formateurs et donc de nouvelles vocations.

    En France, une faculté de médecine sur cinq n’a pas de professeur d’université en pédopsychiatrie. » A Nantes, je suis le seul enseignant universitaire de psychiatrie de l’enfant pour la soixantaine d’internes en psychiatrie. Comment les former convenablement et quelle perspective de carrière académique puis-je proposer aux jeunes qui voudraient travailler avec moi ? « , s’interroge le professeur Olivier Bonnot, chef du service de pédopsychiatrie du CHU. » Le constat est connu, la solution aussi, mais on reste souvent dans l’injonction paradoxale, regrette le pédopsychiatre et chercheur Bruno Falissard. Les politiques demandent de nommer un professeur de pédopsychiatrie dans chaque université, mais celles-ci sont autonomes, ce sont elles qui jugent si le cursus d’un candidat est suffisant. « 
    Sandrine Cabut

    Agnès Buzyn : » Il faut préserver les moyens de la psychiatrie « 

    La ministre de la santé annonce un plan comportant des mesures de formation, de hausses de tarifs et la création d’indicateurs de qualité

    La ministre de la santé Agnès Buzyn présente, vendredi 26 janvier, un plan de douze mesures d’urgence en faveur de la psychiatrie. Dans un entretien au Monde, elle livre son constat sur ce secteur, » paupérisé « et » en souffrance «  : » En psychiatrie, il y a le pire et le meilleur. « 
    Plusieurs grèves ont eu lieu ces derniers mois dans les -hôpitaux psychiatriques pour dénoncer les conditions de -travail et la dégradation de -l’accueil des patients. Y a-t-il une » crise « de la psychiatrie ?

    C’est une discipline qui s’est paupérisée et sur laquelle il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années. Pourtant les besoins sont en constante augmentation, parce que la société est de plus en plus dure, qu’il y a plus d’addictions, moins d’accompagnement des familles… On peut dénoncer des conditions de travail parfois très dures, ainsi que des conditions d’hospitalisation parfois dégradées, mais il faut être attentif à ne pas généraliser les -situations dramatiques que l’on peut observer dans certains endroits. Ce -serait dévaloriser le travail -formidable qui est fait dans beaucoup d’établissements de santé mentale. En psychiatrie, il y a le pire et le meilleur.

    Qu’allez-vous faire face à un tel constat ?

    Ces cinq dernières années, il y a eu six rapports sur la situation de la psychiatrie. Les constats et les recommandations étaient souvent les mêmes. Je me suis dit qu’il n’était donc pas nécessaire d’en commander un nouveau. Les douze mesures d’urgence que je présente aujourd’hui sont issues des propositions formulées en décembre par l’ensemble des représentants de la psychiatrie française. Il me semble important de donner un signal de prise en compte de cette souffrance générale, des professionnels et des malades. Ce faisant, je veux parvenir à déstigmatiser ces derniers, et rendre leur dignité à ceux qui sont pris en charge dans des conditions déplorables. Le regard de la société sur ce secteur doit changer.

    Le manque de moyens financiers mis en avant par les soignants est-il une réalité ?

    Dans beaucoup d’endroits, les psychiatres tirent la sonnette d’alarme sur les moyens parce que leur activité est la variable d’ajustement du budget du reste de l’hôpital. Vu la faiblesse et la souffrance du secteur psychiatrique, je souhaite que les moyens de cette discipline soient préservés. Cela n’a pas de sens - pour un établissement - de compenser une baisse d’activité dans des services de médecine ou de chirurgie par un prélèvement sur la psychiatrie. Par ailleurs, cette discipline doit totalement être intégrée au monde de la santé, avec la même exigence de qualité, de sécurité des pratiques et de pertinence des soins qu’ailleurs. Or aujourd’hui des patients hospitalisés en psychiatrie n’accèdent pas suffisamment à des soins somatiques, ce qui peut être délétère pour leur santé. Leur espérance de vie est plus courte, ce n’est pas tolérable. Il faut que les filières de soins s’organisent et que ces malades puissent bénéficier du même suivi que les autres.

    Vous dites que les budgets hospitaliers seront » préservés « . Donc pas augmentés…

    Annoncer des moyens sup-plémentaires n’est pas toujours -l’alpha et l’omega en matière de bonnes pratiques. C’est même parfois la solution de facilité. Il vaut mieux d’abord faire en sorte que les professionnels s’organisent et se parlent plutôt que de systématiquement rajouter des moyens dans des endroits qui sont mal organisés ou qui ne respectent pas les bonnes pratiques.

    Comment remédier à cette -hétérogénéité des pratiques et de l’offre ?

    L’organisation en secteurs, créée dans les années 1960 pour garantir un accès aux soins sur tout le territoire, doit être maintenue mais améliorée. Il faut que les psychiatres de secteur, les généralistes et les acteurs du médico-social se parlent et mettent en place des filières de prise en charge. Les différentes chapelles de professionnels de santé mentale doivent aussi un peu baisser la garde, car nous avons besoin de tout le monde pour assurer les soins sur le territoire. D’ailleurs j’ai décidé de créer et de présider un comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie, qui va remplacer l’actuel conseil national de santé mentale.

    Jusqu’ici la psychiatrie a » échappé « à tout système d’évaluation…

    Il y a trop peu d’indicateurs de qualité en psychiatrie. Il faut pouvoir mesurer l’usage de médicaments, la précocité des diagnostics ou la rapidité d’une prise en charge. On ne peut pas restructurer une discipline sans avoir une vision claire de l’état des pratiques. Quand j’étais présidente de la Haute Autorité de santé (HAS), j’ai lancé cette démarche sur les recours à l’isolement ou à la contention, dont le contrôleur général des lieux de privation de liberté avait dénoncé la banalisation. Aujourd’hui ministre, j’ai demandé à la HAS de travailler sur des nouveaux indicateurs pertinents. Mon objectif est que partout en France, on ait les mêmes chances d’accéder à une filière de qualité.

    Qu’en est-il de la pédopsychiatrie, où jusqu’à un an d’attente est parfois nécessaire pour un premier rendez-vous ?

    La démographie est en chute libre dans cette spécialité. Les professionnels sont débordés, et les universitaires ne peuvent plus faire d’enseignement et de recherche tellement il y a de patients à prendre en charge. C’est un cercle vicieux, plus personne ne veut s’investir. Il y a des régions entières où il n’y a pas de formation. Je souhaite donc qu’il y ait au moins un poste de professeur de pédopsychiatrie par faculté de médecine. C’est un premier pas indispensable pour retrouver l’attractivité.

    Cela suffira-t-il à résoudre une situation aussi critique ?

    Nous allons, avec l’Assurance-maladie, réévaluer les tarifs d’un certain nombre de consultations qui ne sont pas assurées en libéral aujourd’hui parce que trop longues par rapport au tarif de la Sécurité sociale. Recevoir un enfant, cela prend du temps. Résultat : on ne trouve pratiquement pas de pédopsychiatres en ville. Ce sera également le cas pour les consultations complexes de psychiatrie en médecine générale. Le suivi ambulatoire est souvent perçu comme moins stigmatisant que le suivi hospitalier, il va permettre de réduire les ruptures de soins

    Quel doit être le rôle des médecins généralistes ?

    Ils sont plus ou moins bien armés vis-à-vis des problèmes de santé mentale, notamment des enfants. Il faut qu’ils soient formés de manière à les repérer, puis qu’ils sachent à qui adresser les malades. Beaucoup de situations pourraient être prises en charge en médecine générale. C’est pourquoi tous ces futurs praticiens effectueront un stage obligatoire en psychiatrie au cours de leurs études. Trois ou six mois, les modalités restent à discuter.

    La suppression il y a vingt-cinq ans de la spécialisation des infirmiers en psychiatrie est pointée comme un problème. Faut-il revoir leur formation ?

    Je souhaite que les infirmiers qui exercent dans ces services acquièrent une » sur-spécialité « dans ce domaine, par le biais des pratiques avancées. Sans pour autant recréer un corps spécifique, cela permettra de répandre la bonne pratique dans les établissements, et d’assurer certaines tâches aujourd’hui dévolues aux psychiatres.

    Les prisons traversent une grave crise. Or autour d’un quart des détenus souffre de troubles psychiatriques. Que doit-on faire avec eux ?

    Il existe des unités hospitalières spécialement aménagées pour recevoir des détenus présentant un trouble de santé mentale. La première unité s’est ouverte à Marseille en septembre 2017 avec 440 places. La stratégie nationale de santé prévoit de poursuivre la création de ces unités.

    Propos recueillis par François Béguin, Sandrine Cabut, et Laetitia Clavreul

    LES MESURES
    Agnès Buzyn, la ministre de la santé, présentait vendredi 26 janvier son plan d’action

    Stage obligatoire
    Un stage sera obligatoire en -psychiatrie ou en santé mentale pour tous les futurs médecins généralistes lors de leur -internat

    Formation continue » Sur-spécialisation " des infirmiers travaillant en psychiatrie, via la formation continue [la suppression du diplôme d’infirmier psychiatrique date de 1994 nec
    http://psychiatriinfirmiere.free.fr/formation/infirmier/psychiatrie/infirmier-secteur-psychiatrique.htm

    Bonnes pratiques
    Mise en place d’indicateurs de la qualité des soins et de recommandations de bonnes pratiques en psychiatrie

    Révision des tarifs
    Revalorisation du montant des consultations de pédopsychiatrie et des consultations complexes de psychiatrie en médecine générale lors d’une prochaine révision de la convention médicale

    Budget des hôpitaux
    Préservation des budgets consacrés à la psychiatrie au sein des -groupements hospitaliers de -territoires et dans les hôpitaux généraux d’ici la fin d’année

    De la psychiatrie vers la santé mentale, Rapport de mission , Dr Eric Piel, Dr Jean-Luc Roelandt, juillet 2001
    https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2001-4-page-9.htm

    Entre 1990 et 1997, dans le secteur public, l’évolution des pratiques de prise en charge s’est traduite à la fois par une augmentation du nombre de places d’hospitalisation partielle (+25 %) et par une forte baisse du nombre de lits d’hospitalisation complète (-32 %). La hausse des capacités d’hospitalisation partielle (+4 861) n’a toutefois pas compensé la diminution des lits d’hospitalisation complète (-26 711), d’où un recul de la capacité totale en lits et places de 21 % sur sept ans.

    #psychiatrie #soin #management

    https://seenthis.net/messages/663509 via colporteur


  • « RUPTURES CONVENTIONNELLES » A #Peugeot : LE P.R.C.F. DENONCE LA TRAHISON DES « SYNDICATS » QUI « ACCOMPAGNENT » LA CASSE DE L’EMPLOI et de l’INDUSTRIE AUTOMOBILE EN FRANCE ! #tract
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/ruptures-conventionnelles-a-peugeot-p-r-c-f-denonce-trahison-s

    A #PSA Mulhouse, l’hémorragie se poursuit. La direction prévoit la suppression de 177 emplois dans le cadre des « ruptures conventionnelles » si chères à Macron, à la CFDT et au MEDEF. Voici plusieurs années, que PSA « dégraisse » sur le site de Mulhouse. De 8 400 salariés en CDI début 2011, il n’y en a plus que […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #CGT #chômage #code_du_travail #FO #FSC #Industrie #licenciement #loi_travail #Lutte_des_classes #nationalisation #ordonnances_Macron #pôle_public_de_l'industrie #PRCF ? #salaires #tract


  • Au #PS, déjà quatre candidats pour le poste de premier secrétaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100118/au-ps-deja-quatre-candidats-pour-le-poste-de-premier-secretaire

    Après l’ancien ministre Stéphane Le Foll, le patron des députés socialistes Olivier Faure a fait connaître mercredi sa candidature. Tous deux rejoignent Luc Carvounas et Emmanuel Maurel dans la bataille. Quatre hommes et pas une femme. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 27 janvier.

    #France #congrès #parti_socialiste


  • Les plans de #rupture_conventionnelle collective déboulent et sont déjà contestés
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/090118/les-plans-de-rupture-conventionnelle-collective-deboulent-et-sont-deja-con

    L’enseigne de prêt-à-porter #Pimkie pensait compter sur les #syndicats « réformistes » pour faire passer son plan de rupture conventionnelle collective. Mardi 9 janvier, la CFDT a cependant dit non à la suppression de plus de 200 emplois. Chez #PSA et au Figaro, les syndicats sont plus divisés sur ce nouvel instrument de flexibilisation du marché du travail.

    #Economie #emploi #Le_Figaro #licenciement #loi_El_Khomri #ordonnances_Macron #plan_social #PSE


  • Les plans de #rupture_conventionnelle collective déboulent et sont déjà contestés
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090118/les-plans-de-rupture-conventionnelle-collective-deboulent-et-sont-deja-con

    L’enseigne de prêt-à-porter #Pimkie pensait compter sur les #syndicats « réformistes » pour faire passer son plan de rupture conventionnelle collective. Mardi 9 janvier, la CFDT a cependant dit non à la suppression de plus de 200 emplois. Chez #PSA et au Figaro, les syndicats sont plus divisés sur ce nouvel instrument de flexibilisation du marché du travail.

    #France #emploi #Le_Figaro #licenciement #loi_El_Khomri #ordonnances_Macron #plan_social #PSE


  • La grande misère des hôpitaux psychiatriques - Le Point
    http://www.lepoint.fr/sante/la-grande-misere-des-hopitaux-psychiatriques-05-01-2018-2184213_40.php
    http://www.lepoint.fr/images/2018/01/05/12734975lpw-12736249-article-francehealthsocialpsychiatryserviceshospitalstrike-jpg_4885197.jpg

    10 à 20 % des Français sont concernés, mais la psychiatrie publique est le parent pauvre de la médecine. À Rennes, les soignants sont en grève.

    « Le patient est devenu un objet. Je dis aux jeunes de fuir », se désole Michel Roy, infirmier à l’hôpital psychiatrique de Rennes, en grève depuis deux mois. La psychiatrie publique, parent pauvre de la médecine, traverse un malaise profond : soignants, patients et familles réclament un plan ambitieux. À l’entrée principale de l’établissement Guillaume-Régnier, dans la capitale bretonne, le ton est donné : « hôpital sans lits », « redonnons du sens à notre travail », « souffrance au travail » figurent parmi les nombreuses banderoles accrochées aux grilles.

    Les pathologies relevant de la psychiatrie sont en France au troisième rang des maladies les plus fréquentes, après le cancer et les maladies cardiovasculaires. Entre un dixième et un cinquième de la population risque d’être atteint par un trouble mental à un moment quelconque de la vie, selon le rapport de la Cour des comptes de 2011. Pour la ministre de Santé Agnès Buzyn, « la santé mentale est un enjeu important des besoins de santé des Français ». « Cette discipline a été un peu trop délaissée ou mise à l’écart ces dernières années », a-t-elle affirmé jeudi à l’AFP. Malgré un constat unanime, les acteurs du secteur se sentent abandonnés par l’État.

    « On n’en peut plus », déplore Jean-Pierre Salvarelli, membre du bureau national du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) et chef de pôle au CH du Vinatier, près de Lyon. Il est l’un des signataires de l’appel des psychiatres et médecins pour dénoncer une dégradation de la prise en charge des patients et la « tyrannie des économies comptables », en février 2017.

    Soit on supprime des postes, soit on supprime des lits.
    Des praticiens du CH de Montfavet, près d’Avignon, se sont associés en avril à leurs collègues lyonnais et plusieurs mouvements de grève ont émergé ces derniers mois, notamment à Rennes, Allonnes (Sarthe), Amiens (Somme), Bourges (Cher) et Cadillac (Gironde). « On est sans cesse en train de se restructurer. Aujourd’hui, notre idée est d’entrer en résistance et d’interpeller les pouvoirs publics. Les impacts budgétaires, c’est soit on supprime des postes, soit on supprime des lits », expose le Dr Salvarelli, psychiatre depuis vingt-cinq ans au Vinatier, structure de 750 lits, 2 500 membres du personnel hospitalier et 22 500 patients suivis chaque année.

    C’est l’un des trois plus gros hôpitaux de France en psychiatrie avec Sainte-Anne à Paris et Guillaume-Régnier à Rennes. Dans cet établissement breton, « le ras-le-bol et la tentative de suicide d’une collègue » ont décidé les syndicats à lancer un mouvement de grève, explique Goulven Boulliou, de Sud Santé Sociaux.

    Il n’est pas rare de retrouver un collègue seul à 23 heures pour gérer 15 personnes. (...)

    Pour mémoire, c’est la gauche gouvernante des années 80 qui a commencé à supprimer des milliers de lits en psychiatrie. C’est aussi la « gauche plurielle » qui a supprimé la formation d’infirmier psy. La politique sécuritaire est venue s’ajouter au manque de moyens, avec le retour de la #contention.

    #folie (pas de droit à la) #psychiatrie #logique_comptable #sous_effectifs #maltraitance #grève

    https://seenthis.net/messages/657501 via colporteur


  • En #Catalogne, #Ciudadanos joue la carte identitaire face aux indépendantistes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/151217/en-catalogne-ciudadanos-joue-la-carte-identitaire-face-aux-independantiste

    Le parti de la droite libérale, emmené par #Inés_Arrimadas, engrange les soutiens des adversaires de l’indépendance. Il organise samedi à Barcelone son grand meeting de campagne, en présence de l’ex-premier ministre français Manuel Valls. À gauche, cette stratégie identitaire en irrite plus d’un.

    #International #Ciutadans #Espagne #indépendance #Miquel_Iceta #PP #PSC


  • A Madrid, les gauches sont piégées par le « problème catalan »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/131217/madrid-les-gauches-sont-piegees-par-le-probleme-catalan

    Hors de #Catalogne, les gauches espagnoles peinent à comprendre ce qui se joue à Barcelone. Mediapart a rencontré des figures des mouvements sociaux, de syndicats et de partis, déboussolées, alors que la droite dicte son agenda en défense de « l’unité de l’Espagne ». Le cycle politique ouvert par le mouvement des Indignés, en 2011, se referme, écrasé par la logique identitaire de la crise catalane.

    #International #Espagne #Francisco_Frutos #indépendance #nationalisme #Podemos #PSOE


  • Avec #Génération·s, #Benoît_Hamon veut se faire une place dans la gauche française
    https://www.mediapart.fr/journal/france/021217/avec-generation-s-benoit-hamon-veut-se-faire-une-place-dans-la-gauche-fran

    Séance de selfies pour Benoît Hamon © CG Au Mans, samedi 2 décembre, l’ancien candidat à la présidentielle a franchi un premier pas de consolidation de son mouvement. Baptisé Génération·s, celui-ci entend profiter de 2018, année sans élection, pour trouver une ligne et une place dans le paysage politique à gauche. Une gageure.

    #France #Guillaume_Balas #Isabelle_Thomas #M1717 #parti_socialiste #PS #PSE


  • Samba del tucano loco – Estadão, #Brasil
    https://www.nodal.am/2017/11/samba-del-tucano-loco-estado-s-paulo-brasil

    Los conceptos vertidos en esta sección no reflejan necesariamente la línea editorial de Nodal. Consideramos importante que se conozcan porque contribuyen a tener una visión integral de la región. O samba do tucano doido O #PSDB está se esforçando para perder...

    [Esto es un resumen. Visita la Web para la nota completa y más!]

    #Editorial_del_día #coaliciones #Michel_Temer


  • #plan_social du #PS : les salariés de #Solférino interpellent les politiques
    https://www.mediapart.fr/journal/france/291117/plan-social-du-ps-les-salaries-de-solferino-interpellent-les-politiques

    Le siège du PS, rue de Solférino, à Paris © Reuters Plus d’un mois après la présentation du plan de sauvegarde de l’emploi au siège du #parti_socialiste, qui prévoit la suppression de 59 emplois, les négociations entre la direction et les représentants du personnel patinent. Ces derniers ont décidé de se tourner vers les responsables politiques.

    #France #PSE #Rachid_Temal


  • Au #PS, chacun place ses pions en prévision du #congrès
    https://www.mediapart.fr/journal/france/291117/au-ps-chacun-place-ses-pions-en-prevision-du-congres

    À quatre mois de la désignation d’un nouveau premier secrétaire, le hollandais Stéphane Le Foll, l’ancien vallsiste Luc Carvounas, ou le représentant de l’aile gauche Emmanuel Maurel sont dans les starting-blocks. Un groupe de quadragénaires pousse la candidature de Najat Vallaud-Belkacem, tandis que l’ancien numéro 2 de Cambadélis, Rachid Temal, y pense.

    #France #parti_socialiste


  • Pour une approche politique de la #santé_mentale
    http://www.contretemps.eu/approche-politique-sante-mentale

    Hazel Corft est historienne, écrivaine et militante communiste. Elle vit à Londres. Elle prépare en ce moment un livre sur la santé mentale civile en #Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’article original (en anglais) est paru en juillet 2017 sur le site de Revolutionary Socialism in the 21rst century (RS21), organisation communiste révolutionnaire britannique : https://rs21.org.uk/2017/07/29/the-politics-of-mental-health [consulté le 16 octobre 2017].

    #Diaporama #Stratégie #Angleterre #capitalisme #néolibéralisme #psychiatrie #santé


  • #Critique_communiste : numéro 6 – Avril-mai 1976
    http://www.contretemps.eu/critique-communiste-numero-6

    Grâce au remarquable travail réalisé depuis plusieurs années par l’association Radar [Rassembler et diffuser les archives des révolutionnaires], Contretemps va mettre à disposition dans les mois à venir les archives de la revue Critique communiste.

    #Théorie #Alain_Badiou #armée #communisme #LCR #Lénine #léninisme #psychanalyse #stalinisme #surréalisme


  • A #PSA Peugeot nouveau procès politique contre des syndicalistes #CGT
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/psa-peugeot-syndicalistes-cr

    Soutien aux militants CGT de PSA, contre la criminalisation de l’action syndicale ! 9 militants CGT de PSA Poissy sont assignés en correctionnelle et risquent 5 ans de prison ferme et 75 000 € d’amende pour avoir discuté pendant 17 minutes dans le bureau d’un chef pour défendre les droits d’un salarié de retour d’arrêt […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #repression #repression_anti_syndicale


  • - Venons-en justement aux sciences humaines, à la psychanalyse en particulier...

    – Le cas de la psychanalyse est effectivement intéressant. Elle s’est établie contre un certain type de psychiatrie (celle de la dégénérescence, de l’eugénisme, de l’hérédité). C’est cette pratique et cette théorie -représentées en France par Magnan -qui ont constitué son grand repoussoir. Alors, effectivement, par rapport à cette psychiatrie-là (qui reste d’ailleurs la psychiatrie des psychiatres d’aujourd’hui), la psychanalyse a joué un rôle libérateur. Et, dans certains pays encore (je pense au Brésil), la psychanalyse jouait un rôle politique positif de dénonciation de la complicité entre les psychiatres et le pouvoir. Voyez ce qui se passe dans les pays de l’Est. Ceux qui s’intéressent à la psychanalyse ne sont pas les plus disciplinés des psychiatres...

    Il n’en reste pas moins que, dans nos sociétés à nous, le processus continue et s’est investi autrement... La psychanalyse, dans certaines de ses performances, a des effets qui rentrent dans le cadre du contrôle et de la normalisation.

    Si l’on arrive à modifier ces rapports ou à rendre intolérables les effets de pouvoir qui s’y propagent, on rendra beaucoup plus difficile le fonctionnement des appareils d’État...

    Autre avantage à faire la critique des rapports au niveau infime :

    à l’intérieur des mouvements révolutionnaires, on ne pourra plus reconstituer l’image de l’appareil d’État.

    « Pouvoir et corps », Quel corps ?, no 2, septembre-octobre 1975, pp. 2-5. (Entretien de juin 1975.)

    Dits Ecrits tome II texte n°157

    http://1libertaire.free.fr/MFoucault219.html
    #psychanalyse #pouvoir #corps #foucault