#pseudo_neutralité

  • On ne recommandera jamais assez Non, le masculin ne l’emporte pas d’#Eliane_Viennot. On y découvre notamment que le goût pour la #masculinisation de la langue poussait certains clercs au XVe siècle à utiliser le « ils » pour parler de femmes, et que la « #vitupération_des_femmes », c’est-à-dire "cette habitude séculaire de la clergie à faire d’elles un sujet de critique et d’amusement", était un genre à part entière.
    http://www.elianeviennot.fr/Livres/Langue-2014.html

    Dans ce livre, elle évoque « La guerre des mots », une rubrique web qu’elle co-anime avec #Aurore_Evain sur le site du Siefar (Société Internationale pour l’Etude des Femmes de l’Ancien Régime)
    http://siefar.org/la-guerre-des-mots/presentation

    La rubrique La guerre des mots est née du désir de contribuer au débat sur le #sexisme de la #langue française et les divers moyens d’y remédier.
    Ce débat, qui a pris une vigueur nouvelle depuis les années 1970, s’est beaucoup focalisé sur les noms de métiers prestigieux, souvent déclinés au seul masculin de nos jours.
    Ces débats demeurant en France aussi vifs qu’idéologiques (au contraire de nombreux pays francophones, qui se sont résolument engagés vers une variation en genre de ces noms), il a semblé intéressant, pour les spécialistes de l’Ancien Régime que nous sommes, de montrer :
    – que bien des termes traités de néologismes existent depuis fort longtemps (officière…),
    – que certains vrais néologismes sont évitables (auteure…), quand leur équivalent est attesté de longue date (autrice…),
    – que la #règle_de_masculinité (ou de #pseudo_neutralité) des noms de fonction est d’invention récente,
    – que bien d’autres phénomènes ont été affectés par la masculinisation rampante dont la langue française a été l’objet à partir de la Renaissance. Il en est ainsi des noms communs (parfois arbitrairement transférés d’un genre dans l’autre), des noms propres (parfois féminisés ou masculinisés dans l’ancienne langue, à la manière des prénoms), des pronoms et des formes adjectivales du verbe (variables en genre dans l’ancienne langue, bloqués sur la forme masculine dans l’actuelle), des accords (avec le dernier mot dans l’ancienne langue, selon la règle qui veut que « le masculin l’emporte sur le féminin » dans l’actuelle).

    (...) Vous pouvez nous aider à alimenter cette rubrique !

    Envoyez vos exemples (de noms de fonction prestigieux déclinés au féminin, ou de tout autre phénomène montrant la variabilité en genre de l’ancienne langue), accompagnés des références des textes où vous les avez trouvés à : contact@siefar.org

    Les mots en question : « capitainesse », « assassine », « médecienne », « professeuse »...
    http://siefar.org/la-guerre-des-mots/les-mots-de-a-a-z

    Et les règles d’accord
    http://siefar.org/la-guerre-des-mots/les-accords

    1792 :« Article 3. Le genre masculin ne sera plus regardé, même dans la grammaire, comme le genre le plus noble, attendu que tous les genres, tous les sexes et tous les êtres doivent être et sont également nobles. »
    Requête des dames à l’Assemblée nationale, projet de décret, 1792

    Le Siefar anime également sous forme de wiki un #Dictionnaire des Femmes de l’ancienne France
    http://siefar.org/dictionnaire/fr/Accueil

    #histoire #femmes

    http://seenthis.net/messages/493229 via intempestive