• Ponts, routes, rail : un inquiétant manque d’entretien en France (titre qui a remplacé « Route, rail, canaux… La grande souffrance des infrastructures françaises »), Grégoire Allix et Philippe Jacqué, Le Monde 17/08/2018
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/17/route-rail-canaux-la-grande-souffrance-des-infrastructures-francaises_534328

    Un récent audit commandé par le ministère des transports a rappelé que le patrimoine routier français était, lui aussi, fragilisé par des décennies de manque d’entretien.

    Un tiers des ponts du réseau routier national à réparer, dont 7 % présentent un « risque d’effondrement »… Après l’écroulement catastrophique du viaduc Morandi à Gênes, mardi 14 août, la France n’est pas épargnée par les débats qui divisent l’Italie concernant le mauvais état des infrastructures routières.

    Si le réseau italien, avec une dizaine de ponts écroulés ces cinq dernières années, apparaît particulièrement vulnérable, un récent audit commandé par le ministère des transports a rappelé que le patrimoine routier de l’Hexagone était, lui aussi, fragilisé par des décennies de manque d’entretien.

    C’est la maladie des infrastructures de transports en France : tout comme la route, le rail et les canaux souffrent d’un sous-investissement chronique, qui a entraîné pendant des années un manque de maintenance aux conséquences potentiellement dramatiques. Tour d’horizon des réseaux les plus vulnérables, alors que le gouvernement doit annoncer, à la rentrée, une loi de programmation des infrastructures.

    Un réseau routier qui se dégrade

    Rendu public par le ministère des transports en juin, l’audit réalisé par deux sociétés suisses sur les 10 000 km et les 12 000 ponts du réseau routier national non concédé au privé est passé relativement inaperçu jusqu’à la catastrophe de Gênes. Ses conclusions sont pourtant alarmistes : un pont sur trois à réparer, 17 % des chaussées qui nécessitent des réparations structurelles, des équipements menacés de vétusté…

    Surtout, les budgets ne suivent pas. La France investit 50 000 euros par kilomètre dans son réseau chaque année, quand le Royaume-Uni y consacre 80 000 euros. Dans l’Hexagone, un pont n’est réparé en moyenne que vingt-deux ans après l’apparition des premières dégradations, souligne l’audit.

    Quant aux 380 000 km de routes départementales, aucune raison de penser qu’elles sont en meilleur état, vu les baisses de dotations auxquelles les collectivités sont confrontées. « On est dans des pourcentages de mauvais entretien similaires à ceux des routes nationales révélés par l’audit suisse », estime-t-on à l’Observatoire national de la route, qui mène actuellement une analyse de l’état de ce patrimoine.

    « Le réseau routier français est plutôt très performant, mais il se dégrade très rapidement. D’année en année, il y a un sous-investissement de 200 millions à 300 millions d’euros », note Matthieu Orphelin, député La République en marche (LRM) du Maine-et-Loire et membre du Conseil d’orientation des infrastructures (COI).

    « Cela remonte à quinze ans, estime le président du COI, l’ancien député (PS) du Calvados Philippe Duron. Il y a d’abord la disparition du ministère de l’équipement, qui fait passer cette priorité au second plan. Puis le déni de la route à partir des années 2000, renforcé par le Grenelle de l’environnement. Et enfin les politiques de restriction budgétaire. »

    Pas de péril imminent, à en croire les experts. « Il n’y a pas d’urgence absolue dans les cinq ans qui viennent et, étant donné les inspections auxquelles les ouvrages sont soumis en France, le risque n’est pas forcément que les ponts s’effondrent, mais plutôt qu’on soit obligés de les fermer. Mais plus on attend pour réaliser ces travaux de maintenance, plus il y aura urgence et plus ça coûtera cher », prévient Jean-Michel Torrenti, ingénieur des ponts et directeur du département matériaux et structures de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar).

    Un effort tardif sur le rail

    Le réseau ferré national a été le premier à sonner l’alarme, en 2005. Alors que la France s’enorgueillissait à l’époque de ses succès sur la grande vitesse, qui concentrait l’essentiel des investissements, les gros nœuds ferroviaires, qui accueillent l’immense majorité des passagers, étaient jugés en voie d’obsolescence par Robert Rivier, le rapporteur d’un audit. « Si la situation actuelle devait perdurer, ne subsisterait à l’horizon 2025 qu’un tiers des 50 000 kilomètres du réseau », insistait l’ingénieur suisse dans cette étude.

    « Sur le rail, ça a longtemps été la folie des grandeurs, le mythe du TGV partout, au détriment de la mobilité du quotidien, rappelle Matthieu Orphelin. Résultat : des nœuds ferroviaires congestionnés, avec des trains qui arrivent en retard et repartent encore plus en retard ».

    Depuis ce rapport-choc, les gouvernements successifs ont augmenté les budgets alloués à la régénération du réseau. Ils sont passés de moins de 800 millions d’euros en 2004 à une fourchette de 2,5 milliards à 3 milliards d’euros par an aujourd’hui. Un effort trop tardif pour empêcher, en juillet 2013, l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), qui a fait sept morts et une trentaine de blessés, et les multiples incidents qui compliquent les trajets des passagers.

    Sur le front de la régénération et de la modernisation du rail, l’Etat devrait aller plus loin en portant les moyens de rénovation à près de 3,6 milliards d’euros par an. Et à partir de 2022, il vient de s’engager à ajouter encore 200 millions d’euros par an.

    Si les sommes sont remarquables, cela pourrait ne pas suffire. En 2018, un quart des lignes sont au-delà de leur durée de vie théorique, contre 10 % à 20 % en 2012. En début d’année, Jean-Cyril Spinetta, auteur d’un rapport sur la SNCF, prévenait : « Si l’investissement reste constant, près de la moitié des 9 000 km de “petites” lignes pourraient être fermés aux voyageurs d’ici à 2026 en raison de leur obsolescence. »

    Des canaux prometteurs, mais négligés

    Le secteur ne fait jamais parler de lui. Pourtant, les canaux constituent l’un des réseaux de transport les plus prometteurs. Et les plus négligés. « Les plus mal lotis, ce sont les voies d’eau, confirme Philippe Duron. Beaucoup de gens ont cru que le fluvial n’avait pas d’avenir. Or il connaît une croissance à deux chiffres depuis quelques années, mais l’état préoccupant des infrastructures pourrait entraîner des pépins. »

    Avec 6 700 km de voies d’eau (canaux, fleuves, rivières) et quelque 4 000 ouvrages installés (écluses, déversoirs, ponts, aqueducs, etc.), gérés par Voies navigables de France (VNF) et ses 4 300 agents, ce patrimoine est essentiel pour le pays à l’heure de la transition énergétique. Deux audits remis début 2018 au gouvernement soulignent le sous-investissement chronique et l’extrême fragilité de ce réseau.

    Alors que VNF investissait encore, en 2013, 157 millions d’euros dans ses infrastructures, il n’en a investi que 136 millions en 2017. Or, selon ces audits, il faudrait dépenser plus du double pour les dix ans à venir pour maintenir un réseau, dont de nombreuses voies sont aujourd’hui déclarées impropres à la navigation.

    Problème : VNF, doté d’un budget de 500 millions d’euros, ne dispose que de 8 % de ressources propres, trop peu aujourd’hui pour espérer investir davantage. Le COI encourage le gouvernement à investir, pour ce seul réseau, 150 % de plus qu’aujourd’hui.

    #infrastructures #routes #ponts #rail #canaux #transports

    https://seenthis.net/messages/715621 via colporteur


  • *Rien de tout cela n’est terminé*

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2018/07/suffragette_1re.jpg

    Dans son avant-propos, Oristelle Bonis indique que ce livre a été édité en 1911 à Londres sous le titre Suffragette Sally, puis repris en 1984 sous le titre Suffragettes. A story of three women, enfin qu’une édition « savante » fut publiée en 2007 par une maison d’édition canadienne. Le nom de Gertrude Colmore ne tomba pas totalement dans l’oubli.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/17/rien-de-tout-cela-nest-termine

    #roman


  • How WeChat Filters Images for One Billion Users
    https://citizenlab.ca/2018/08/how-wechat-filters-images-for-one-billion-users

    With over 1 billion monthly users, WeChat boasts the title of most popular chat application in China and the fourth largest in the world. However, a new report by Citizen Lab researchers reveals exactly how the platform is able to censor images sent by these billion users. Building on previous research which shows that WeChat censors sensitive images, this new report demonstrates the technical underpinnings of how this censorship operates. Specifically, findings show that WeChat uses two (...)

    #WeChat #algorithme #censure #reconnaissance #surveillance #web #CitizenLab

    https://citizenlab.ca/wp-content/uploads/2018/08/f17-MK.png

    https://seenthis.net/messages/715434 via etraces



  • Les #Sexplorateurs. Le temple du phallus (6/7)
    https://la-bas.org/5201

    Enfin les « Sexplorateurs » sont de retour. Pour bien jouir de votre été, voici quelques-unes des chaudes émissions qui ont débauché tant d’oreilles et fâché tant de faux-culs. Aujourd’hui, direction le Japon. Au Japon, il y a la neige sur le sommet du Fuji-Yama. Les pétales de cerisiers sur l’épaule de la bien-aimée. Et il y a le Tagata Jinja, temple du phallus sacré. Pèlerins et touristes se pressent et se mélangent, hésitant entre le sacré et le goguenard. Visite du temple et de ces symboles de la fertilité... Un reportage de Daniel Mermet et Giv Anquetil.Continuer la lecture…

    #Radio
    https://la-bas.org/IMG/arton5201.jpg?1534079637





  • Si vous allez à San Francisco, vous y verrez des seringues et de la merde (par Nicolas Casaux)
    http://partage-le.com/2018/07/si-vous-allez-a-san-francisco-vous-y-verrez-des-seringues-et-de-la-merde

    (Revue de presse Les Crises : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-12-08-2018 )

    La ville de San Francisco est régulièrement promue dans les médias de masse comme un modèle de gestion écologique des déchets pour son taux de recyclage de 80%. En France, le film documentaire #Demain, réalisé par #Mélanie_Laurent et #Cyril_Dion, a beaucoup participé à la diffusion de cette idée. Partout où il passe, Cyril Dion brandit le cas de San Francisco comme une preuve de ce qu’il est possible de rendre une ville écolo-durable (« L’exemple le plus impressionnant, que nous présentons dans le film, est celui de la ville de San Francisco qui recycle 80 % de ses déchets »). Si seulement.

    Affirmer que San Francisco est un modèle de ville durable est une sacrée performance. Ou peut-être est-ce au contraire d’une simplicité confondante : il suffit de répéter cette affirmation sans l’étudier, sans aucun esprit critique. En creusant un peu, on réalise rapidement qu’elle se base sur un certain nombre d’absurdités. À commencer par le fait que le taux de 80% est une arnaque comptable[1]. La ville comptabilise en effet dans son calcul du taux de déchets recyclés, entre autres bizarreries, les déchets du bâtiment et des travaux publics. Ce qu’aucune ville ne fait[2]. Sans ce tour de passe-passe, le taux de recyclage de la ville serait plutôt de l’ordre de 60%. Au passage, on notera que Recology, l’entreprise chargée de la gestion des déchets de la ville, a été condamnée à payer 1,3 million de dollars en 2014 pour des pratiques frauduleuses. Mais cette arnaque comptable n’est rien au regard de ce qui suit.

    La ville de San Francisco (870 000 habitants) produit chaque année toujours plus de déchets, en 2013 elle en a produit plus de 2 millions de tonnes, quand la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (plus d’un million d’habitants) n’en produisait que 653 226 tonnes. Un modèle. La ville de San Francisco génère chaque jour environ 1 200 tonnes[3] de déchets non recyclables et non compostables qui sont enfouies sous terre. Un modèle.

    En outre, ce qu’ils (les gouvernements, les entreprises et les médias de masse) qualifient de #recyclage n’a rien d’écologique. Le traitement des déchets se fait toujours loin hors de la ville, dans des usines énergivores (sauf pour le bois/papier qu’ils brûlent en usine de biomasse, une autre catastrophe écologique). Dans le film Demain, on ne voit que la part des déchets qui est compostée, et c’est tout. Sachant que les déchets compostés constituent la part la moins importante des déchets collectés dans la ville. Ce qu’ils n’expliquent pas dans le documentaire, c’est qu’une grande partie des déchets (métaux, plastiques, etc.), uniquement triée, est exportée et disséminée à travers le globe, jusqu’en Chine, aux Philippines et au Vietnam — d’ailleurs, depuis que la Chine a restreint ses importations de déchets en 2017, #Recology se retrouve face à un problème relativement gênant, celui de trouver comment écouler les tonnes d’ordures qu’elle expédiait habituellement vers l’empire du Milieu. C’est-à-dire que ces déchets produits par les San-Franciscains sont compressés en balles en usine puis expédiés à l’autre bout du monde pour être recyclés — sachant que le recyclage n’est pas une véritable solution, d’abord parce que le recyclage infini est un mythe[4], ensuite parce que le recyclage du plastique est particulièrement inefficace[5], et enfin et surtout parce que le recyclage, dans le cadre d’une société industrielle capitaliste de croissance, ne résout aucun des problèmes fondamentaux qu’elle implique (de #surconsommation de ressources, y compris énergétiques, de pollutions en tous genres, d’étalement urbain, de croissance démographique, etc., etc.).

    Récapitulons. Ce qu’ils nous présentent comme un #modèle de vertu écologique, de durabilité, c’est une ville dont la production de déchets par personne, relativement élevée, ne cesse de croître, et dont la gestion de ces #déchets consiste à en enfouir une partie, à en expédier une autre en Chine et ailleurs, et à en brûler une partie en incinérateur  ; c’est aussi une ville qui trafique ses calculs de taux de recyclage. Un modèle.

    Mais nous ne devrions pas avoir besoin de discuter ainsi de la soi-disant #durabilité d’une ville comme San Francisco. Comme toutes les grandes métropoles du monde, San Francisco dépend directement de l’ensemble des infrastructures et des pratiques toutes plus insoutenables les unes que les autres de la civilisation industrielle. Il faut une sacrée dose d’ignorance historique et écologique pour ne pas comprendre que l’urbanisation de la baie de San Francisco a dramatiquement ravagé ce qui était jusqu’à il y a moins de 300 ans un écosystème sain (non pollué) et plein de vie. Où sont passés les condors de Californie, les wapitis, les ours, les loups et ainsi de suite, qui pullulaient dans la baie  ? Les conséquences du développement de la civilisation industrielle dans la baie de San Francisco rappellent les conséquences de son développement partout sur la planète : extermination et disparition de nombreuses espèces vivantes, pollution des eaux (aujourd’hui, on retrouve un peu de tout dans les eaux de San Francisco, du mercure, des résidus de médicaments en tous genres, des huiles de moteur usagées, des déchets plastiques, et ainsi de suite  ; cinq des plages les plus polluées de Californie se trouvent dans la baie, qui ne cesse de s’acidifier), pollution de l’air (en ce moment, la qualité de l’air dans la baie n’est pas loin d’être la pire de tous les États-Unis[6]), etc.

    Leur manière de mesurer la qualité écologique de la ville — et d’une ville en générale — est grotesque. Comme si on pouvait se contenter de statistiques concernant le « recyclage » des déchets produits par une ville pour l’estimer. Comme si on pouvait occulter les nombreux impacts environnementaux (sans parler des impacts sociaux), entre autres choses, de la production mondialisée des appareils électroniques les plus couramment utilisés par les San-Franciscains — iPods, iPads, iPhones, Google Glass… — ou de leurs voitures, réfrigérateurs, téléviseurs, ou de leur nourriture, ou de la construction des infrastructures qu’ils utilisent et des bâtiments dans lesquels ils vivent, et ainsi de suite. Si toutes ces choses étaient prises en compte, on s’apercevrait immédiatement de l’insoutenabilité totale de la civilisation industrielle et de son mode de vie. Mais elles ne le sont pas, évidemment, propagande oblige.

    Et comment ne pas parler des inégalités sociales  ? San Francisco est une des villes les plus chères des USA. La gentrification en cours n’a pour cesse d’épurer la ville de ses habitants les plus pauvres[7] :

    « La ville de San Francisco connaît un processus de #gentrification d’une violence sans commune mesure avec ce que l’on peut constater en France. On l’a longtemps appelé embourgeoisement, ou changement urbain dans le contexte de la recherche académique française, sans pour autant y mettre les significations que contient le terme anglo-saxon. Il faut pourtant être clair : il est bien question ici de processus similaires dans leurs conséquences, bien que la rapidité à laquelle ils se produisent diffère, ou que leur visibilité ne permette pas de les identifier aussi facilement. »

    Et comment ne pas voir toute la folie et l’inhumanité de la civilisation industrielle dans le fait que la ville ne parvient toujours pas à gérer les problèmes qui découlent de la présence des nombreux #sans-abri, souvent atteints de troubles psychiatriques, qui errent dans ses rues, résultat des politiques calamiteuses des gouvernements qui se sont succédé et symptôme du mal-être qui ronge la modernité  ? On estime qu’ils sont 7 500 à vivre dehors sur une population totale de 870 000 habitants (presque 1% de la population). Très récemment, la nouvelle maire de San Francisco, London Breed, dans une des premières interviews[8] qu’elle a accordées depuis son entrée en fonction, a expliqué qu’il y avait « plus d’excréments sur les trottoirs » que jamais, et qu’on « ne parle pas que de crottes de chiens, mais de matières fécales humaines ». Au cours des six premiers mois de l’année 2018, plus de 16 000 plaintes concernant des « excréments » ont été déposées auprès des autorités de la ville. La présence de déchets en tous genres, y compris de seringues, est actuellement un véritable problème pour la municipalité. Ainsi que l’explique le San Francisco Chronicle dans un article[9] intitulé « Pourquoi San Francisco fait face à un déluge de seringues » : « La ville de San Francisco distribue plus de seringues gratuites aux toxicomanes — 400 000 par mois, un chiffre qui ne cesse de croître — que la ville de New York, dix fois plus peuplée ». La consommation de drogue en public est un problème croissant dans toute la ville. Des habitants se plaignent, entre autres, de « devoir enjamber des gens qui s’injectent de l’héroïne dans les stations de métro ».

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=HWdurZWys4I

    Ainsi que l’a récemment titré[10] le Business Insider, « Le centre-ville de San Francisco est davantage jonché de seringues, de déchets et d’excréments que certains des plus pauvres bidonvilles du monde ». Dans l’article, on apprend notamment que « la contamination de certains quartiers de San Francisco est pire que celle de certains endroits du Brésil, du Kenya ou de l’Inde ». Un modèle.

    Je me suis promené dans les rues de San Francisco. Je ne connaissais pas grand-chose de l’histoire de la ville. J’ai été stupéfait par le nombre de #clochards, de #toxicomanes et de malades mentaux qu’on y rencontre. Parfois au pied d’immeubles de luxe réservés aux super-riches, ou devant les bureaux d’#Uber, de #Microsoft, ou de #Twitter. J’ai vu les gratte-ciels, ces manifestations délirantes de l’hubris de la société industrielle, dont les constructions sont autant de désastres écologiques. Les travaux incessants qui font de toutes les villes d’interminables chantiers. Les magasins de luxe de l’#hypercapitalisme actuel. Les businessmen pressés — de faire du profit, toujours plus, en exploitant les hommes et en détruisant la planète, toujours plus — qui ignorent machinalement tous les clochards qu’ils croisent lors de leur jogging matinal. Je n’ai pas vu « des gens doux et gentils, le long des rues de San Francisco », me parler de fleurs et devenir mes amis. Je n’ai pas vu de fleurs dans les cheveux mais des oreillettes Bluetooth et des smartphones dans les mains. Bref, j’y ai vu la démence commune de la modernité.

    Il n’y a rien de #durable à #San_Francisco. Comme beaucoup d’autres, cette ville incarne précisément l’insoutenabilité, l’iniquité et la folie qui gangrènent la civilisation industrielle. Ceux qui se servent de son cas pour suggérer qu’on pourrait la rendre durable ou écologique sont les idiots utiles du #capitalisme_vert. C’est l’évidence même. Ceux qui ne le comprennent (toujours) pas aujourd’hui ne manqueront pas de le constater d’ici quelques années.

    https://seenthis.net/messages/714664 via BCE 106,6 Mhz


  • Henry de Monfreid et la baleine-fantôme de l’océan Indien - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/henry-de-monfreid-et-la-baleine-2224.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2224.png

    Le 12 août 1958, un #voilier de 8,5m porté disparu depuis 10 jours dans l’#océanIndien fait son apparition au large de #Tamatave (#Madagascar). Parti de #LaRéunion le 3 août, le #Rodali était sous la direction d’un #capitaine prestigieux : #HenrydeMonfreid. Récit d’une rocambolesque traversée qui commence dans le #port de la Pointe-des-Galets.

    #baleine #aventure


  • Après 60 ans d’intégration, la dislocation ?
    http://www.medelu.org/Apres-60-ans-d-integration-la

    Dès 1951, dans le traité instituant la Communauté économique du charbon et de l’acier (CECA), les six États signataires – République fédérale d’Allemagne (RFA), Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas – se déclaraient « déterminés à établir les fondements d’une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens ». Cette formulation a été reprise par les mêmes signataires dans le traité de Rome de 1957 créant la Communauté économique européenne (CEE) – devenue #Union_européenne (UE) en 1993 – puis dans tous les traités européens ultérieurs. Le moins que l’on puisse dire est que, sur la plupart des grands dossiers, le paysage qu’offre aujourd’hui l’UE est davantage celui de la désunion que celui de l’union. Et cela aussi bien entre États qu’au sein de ces États. Le #Brexit en est un révélateur emblématique, (...)

    #Royaume-Uni


  • Khrys’presso du lundi 13 août
    https://framablog.org/2018/08/13/khryspresso-du-lundi-13-aout

    Brave New World Les mineurs de cryptomonnaies veulent créer leur propre réseau électrique (motherboard.vice.com) Un emballement catastrophique du climat serait possible dès 2°C de réchauffement (usbeketrica.com) La Californie possède désormais sa propre version du RGPD (usbeketrica.com) Le Pentagone ne veut … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue




  • De l’idéologie romantique au travail conjugal – prendre soin du conjoint au détriment de soi ? | Une sociologue chez le coiffeur
    https://systemececilia.wordpress.com/2018/04/08/de-lideologie-romantique-au-travail-conjugal-prendre-soin-

    Dans plusieurs articles, j’ai réfléchi à l’idéologie romantique et j’ai parlé un peu de mes expériences et celles de mes proches concernant les relations amoureuses hétérosexuelles. En les relisant, et en lisant l’article de My Sage Diary sur le mythe de l’amour romantique comme un événement transcendant, magique, qui va illuminer notre vie et qui va nous permettre de devenir une meilleure version de nous-mêmes ; je me suis dit qu’ils s’inscrivaient dans la même logique, et je me suis dit qu’il y avait quelque chose à creuser pour la mettre au jour.

    #couple #féminisme #amour #romantisme #travail_conjugal #célibat

    https://seenthis.net/messages/714433 via ninachani



  • Qui est coupable d’antisémitisme ? Le #Parti_Travailliste britannique face à un défi.

    Un article très clair sur le site de l’éditeur #Verso
    https://www.versobooks.com/blogs/3959-who-s-guilty-of-antisemitism-questioning-labour-s-definition-bind

    Peter Hallward is a political philosopher best known for his work on Alain Badiou and Gilles Deleuze. He has also published works on post-colonialism and contemporary Haiti. Hallward is a member of the editorial collective of Radical Philosophy and a contributing editor to Angelaki: Journal of Theoretical Humanities.

    Jeremy Corbyn is being urged on all sides to adopt the ‘internationally accepted’ definition of antisemitism proposed by the International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA). Just accept the definition in full, he’s told, and the whole ugly row about Labour being a ‘class enemy’ of the Jewish people will go away. What could be simpler?

    So what does this IHRA definition involve? Would its adoption actually help make it easier to identify and condemn expressions of antisemitism? Or are key parts of it worded in such a way as to invite further confusion, and to make it harder to criticise some ongoing and far-reaching injustices?

    ....Perhaps the most important and most debatable assertion of the document, however, is the claim that ‘manifestations [of antisemitism] might include the targeting of the state of Israel, conceived as a Jewish collectivity.’ This is the point worth pondering.

    It’s not entirely clear what ‘targeting’ involves, as the term is again vague enough to evoke anything from hostile criticism to mere designation or reference. Targeting can’t simply be reducible to criticism, though, since the document adds an immediate caveat to that effect: ‘criticism of Israel similar to that levelled against any other country cannot be regarded as antisemitic.’ That means, I assume, that it wouldn’t be antisemitic to grumble about the fact that in Israel, as in some other places, taxes might be too high, or the delivery of public services too poor. It would only be antisemitic to target, criticise or refer to Israel as a state acting specifically like a Jewish collectivity.

    Now it’s no secret that the Israeli state regularly pursues policies that favour Jewish over non-Jewish members of the population it controls. Jewish people, for instance, enjoy a ‘right of return’ that is denied to Palestinian refugees whose homes were destroyed when Israel was created. Israel’s long-running colonisation of West Bank lands would also be quite hard to describe, let alone criticise, without making some reference to the way its settlements distinguish between Jewish and Arab collectivities.

    This puts would-be critics of Israeli colonialism in a bit of a bind. Presumably it’s ok to object to colonial projects in general, projects of the sort that might be undertaken by ‘any other country’. But it isn’t easy to criticise settlement programmes specifically designed to replace Palestinian inhabitants with Jewish ones without referring to the state promoting them as a ‘Jewish collectivity’. Is criticism of Israeli settlements thus antisemitic by definition? If not why not, according to the IHRA’s formulation?

    Voir également https://seenthis.net/messages/711737
    #Labour #Corbyn #IHRA #antisémitisme #antisemitism #racisme #racism #Peter_Hallward

    https://seenthis.net/messages/714306 via David Sharp



  • Google Censorship Plan Is “Not Right” and “Stupid,” Says Former Google Head of Free Expression
    https://theintercept.com/2018/08/10/google-censorship-plan-is-not-right-and-stupid-says-former-google-head

    Google’s former head of free expression issues in Asia has slammed the internet’s giant’s plan to launch a censored search engine in China, calling it a “stupid move” that would violate widely–held human rights principles. As The Intercept first reported last week, Google has been quietly developing a search platform for China that would remove content that China’s authoritarian government views as sensitive, such as information about political opponents, free speech, democracy, human rights, and (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #censure #TheGreatFirewallofChina #AccessNow #Amnesty #HumanRightsWatch #RSF (...)

    ##HumanRightsinChina_
    https://theintercept.imgix.net/wp-uploads/sites/1/2018/08/google-china-1533921762.jpg

    https://seenthis.net/messages/714271 via etraces


  • En 1974 j’avais 15 ans, je n’ai pas pu voter pour René Dumont, le candidat écologiste. A l’époque on savait tout sur la malbouffe, la pollution, les dangers forcément inévitables du nucléaire, le pillage des pays du tiers-monde (on dit en voie de développement, maintenant) avec l’aide de dictateurs alliés, de la dette qui opprime, etc ... Un des trucs qu’on savait pas, c’était le réchauffement climatique car les compagnies pétrolières qui le connaissaient avaient garder secrète leur découverte. Il a fallu attendre que des chercheurs sachent analyser des bulles de gaz dans des carottes glaciaires pour nous révéler ce phénomène. Donc, j’étais sûr qu’il serait élu. Résultat : 1.3 % .
    C’est peut-être un moment où la dystopie s’est affirmée.
    CAMPAGNE ELECTORALE POUR LE CANDIDAT ECOLOGIQUE POUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES. - Economie RENE DUMONT
    http://www.ina.fr/video/CAF92033886
    #écologie #René_Dumont #politique #élections #dystopie


  • Fiction : la ville de demain
    https://archive.org/details/MAGLIBLaVilleDeDemain20180626

    Imaginons la ville de demain....This item has files of the following types: Archive BitTorrent, Columbia Peaks, JPEG Thumb, Metadata, Ogg Vorbis, PNG, Spectrogram, VBR MP3

    #audio/opensource_audio #radio,_fiction,_ville,_ville_de_demain,_ville_intelligente
    https://archive.org/download/MAGLIBLaVilleDeDemain20180626/format=VBR+MP3&ignore=x.mp3

    https://seenthis.net/messages/713321 via karacole


  • Australia’s Drought - The cancer eating away at farms
    https://fingfx.thomsonreuters.com/gfx/rngs/AUSTRALIA-DROUGHT/010071MC33G/index.html
    https://fingfx.thomsonreuters.com/gfx/rngs/AUSTRALIA-DROUGHT/010071MC33G/images/share-card.png

    While the weather has improved in parts of Western Australia, winter rain has gone missing across much of the country’s east, leaving farmers praying for rain after planting seed in dry soil or culling cattle and sheep they can no longer afford to feed.

    https://fingfx.thomsonreuters.com/gfx/rngs/AUSTRALIA-DROUGHT/010071MC33G/images/graphics/rainfall-lg.png

    (l’analogie avec le cancer est un peu dommage, mais à part ça) #reportage #carto et #drone très réussi

    https://seenthis.net/messages/713271 via Fil


  • Wikipedia-fr n’a pas un mot sur l’opposition à la construction du Téléscope de trente mètres sur le Mauna Kea (#Hawaï) https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9lescope_de_Trente_M%C3%A8tres
    Wikipedia-english a un article entier https://en.wikipedia.org/wiki/Thirty_Meter_Telescope_protests

    Dr. Katherine Crocker
    If I still know any white astrophysicists I hope you’re ashamed of your entire field and also working against this.

    “Allowed” is neither here nor there.
    https://twitter.com/cricketcrocker/status/1027505376793649152

    #wikipedia #astrophysique #racisme

    https://seenthis.net/messages/714022 via Fil


  • La proportion des Etats-uniens agés de plus de 65 ans et se déclarant en banqueroute a triplé depuis 1991, selon une nouvelle étude (NYT, site payant).

    ‘Too Little Too Late’ : Bankruptcy Booms Among Older Americans - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/08/05/business/bankruptcy-older-americans.html

    For a rapidly growing share of older Americans, traditional ideas about life in retirement are being upended by a dismal reality: bankruptcy.

    The signs of potential trouble — vanishing pensions, soaring medical expenses, inadequate savings — have been building for years. Now, new research sheds light on the scope of the problem: The rate of people 65 and older filing for bankruptcy is three times what it was in 1991, the study found, and the same group accounts for a far greater share of all filers.

    Accès direct à l’étude :
    Graying of U.S. Bankruptcy : Fallout from Life in a Risk Society by Deborah Thorne, Pamela Foohey, Robert M. Lawless, Katherine M. Porter :: SSRN
    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3226574

    Abstract
    The social safety net for older Americans has been shrinking for the past couple decades. The risks associated with aging, reduced income, and increased healthcare costs, have been off-loaded onto older individuals. At the same time, older Americans are increasingly likely to file consumer bankruptcy, and their representation among those in bankruptcy has never been higher. Using data from the Consumer Bankruptcy Project, we find more than a two-fold increase in the rate at which older Americans (age 65 and over) file for bankruptcy and an almost five-fold increase in the percentage of older persons in the U.S. bankruptcy system.

    #personnes_agées #retraités #old_people #pensions #USA #Etats-Unis #misère #poverty #banqueroute #bankruptcy

    https://seenthis.net/messages/713195 via David Sharp


  • #Cybersécurité, #Reconnaissance_faciale et #Réseaux_Sociaux :
    Social Mapper, quand la reconnaissance faciale devient trop accessible… voire un danger
    https://www.presse-citron.net/social-mapper-quand-la-reconnaissance-faciale-devient-trop-accessible

    Ce petit logiciel permet en effet de faire du tracking à travers différents réseaux sociaux. LinkedIn, Facebook, Twitter, Instagram…peu ou prou tous les réseaux sociaux sont au menu. Il suffit d’un nom et d’une photo. Ce petit logiciel permet de retrouver n’importe qui sur les différentes plateformes de façon automatique.

    Ce logiciel est en open-source, sous licence gratuite, il est disponible sur GitHub sans aucune limitation ou presque quant à son usage. Ce sont les chercheurs de Trustedwave SpiderLabs qui l’ont mis en ligne. L’idée est bien sûr d’aider les chercheurs en sécurité.

    Complément : Un outil de reconnaissance faciale traque les profils sur les réseaux sociaux
    https://siecledigital.fr/2018/08/09/un-outil-de-reconnaissance-faciale-traque-les-profils-sur-les-reseaux-
    https://sd-cdn.fr/wp-content/uploads/2018/08/outil-de-reconnaissance-faciale-770x515.png

    Sur son blog officiel, #Trustwave a déclaré : « Et si cela pouvait être automatisé et réalisé à grande échelle avec des centaines ou des milliers de personnes ? »

    https://seenthis.net/messages/713954 via ¿’ ValK.