• Hong Kong : des anarchistes dans la résistance au projet de loi sur l’extradition

    via Agitations Autonomes :
    https://agitationautonome.com/2019/07/10/hong-kong-des-anarchistes-dans-la-resistance-au-projet-de-loi-sur
    Publié par CrimethInc. le 22 juin 2019.

    Au lieu de simplement retweeter cette interview, nous avons décidé de la traduire intégralement, car c’est de loin le papier le plus intéressant qui ait circulé sur le mouvement jusqu’à présent (même si l’une de ses qualités est justement qu’il ne soit pas encore figé dans un « mouvement »), de la part d’un groupe qui partage nos positions.

    https://cloudfront.crimethinc.com/assets/articles/2019/06/22/antiexxt3.jpg

    #photo# Notre bannière dans les marches, qui se trouve habituellement à l’avant de notre escouade de tambours. « Il n’y a pas de « bons citoyens », seulement des criminels potentiels. » Cette bannière a été faite en réponse à la propagande diffusée par les groupes politiques pro-établistes de Pékin à Hong Kong, assurant partout aux « bons citoyens » que les mesures d’extradition ne menacent pas ceux qui ont une conscience tranquille et qui se mêlent de leurs propres affaires. Photo prise par WWS du Tak Cheong Lane Collective.

    Dans cette ville, tout type d’initiative personnelle est considéré comme une solution pour gagner sa vie, une tactique dans la lutte sans pitié pour survivre. Par conséquent, l’auto-entreprenariat et l’entreprise privée sont radicalement défendus. Ce lien sinistre entre la vie et la survie atteint même le langage : pour exprimer le fait de « travailler », nous employons « 搵 食 », ce qui signifie littéralement « rechercher le repas suivant ». On comprend pourquoi les manifestants veillent toujours à ce que les actions ne portent pas préjudice aux travailleurs, comme par exemple éviter le blocage d’une route par laquelle passent les bus qui ramènent chez eux les prolétaires courbaturés.

    #Hongkong #révolte #mouvement_social

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  • L’appel aux troupes ou le retour de la guerre sociale
    21 MARS 2019 PAR ROMARIC GODIN

    En replaçant l’armée dans les stratégies de maintien de l’ordre, le gouvernement renoue avec la logique de l’État du XIXe siècle. Une évolution logique compte tenu de sa politique économique et sociale, qui détricote l’État social issu de la Libération et du Conseil national de la résistance.

    L’utilisation massive de l’#armée dans des opérations de maintien de l’#ordre est une première en #France depuis 1948 lorsque le ministre de l’intérieur socialiste Jules Moch utilisa l’armée pour contraindre les mineurs à reprendre le travail. Ce fut la dernière fois, à l’exception notable (et qu’il ne faut évidemment pas oublier) des guerres coloniales où l’armée française fut mobilisée contre des #manifestants et même contre des émeutiers. Et ce n’est pas un hasard. C’est donc une longue tradition qui, ce week-end, va se fermer. Et cette tradition n’est pas étrangère au système économique et social qui a prévalu jusqu’ici en France.

    L’immédiat après-guerre est en effet marqué par un changement majeur en France. Avec l’application partielle du programme du Conseil national de la résistance (CNR), le pays cherche à apaiser la #lutte_de_classes par la construction d’un système de protection sociale fort et paritaire. Patronat et syndicats sont contraints à discuter et à gérer ensemble cette protection à laquelle contribuent salariés et employeurs. La lutte n’a certes pas disparu, notamment dans le domaine salarial. Mais l’enjeu salarial est relativisé par l’existence de « coussins de protection » auxquels chacun participe.

    En termes de maintien de l’ordre, ce système social a une conséquence directe : l’ordre qu’il faut défendre n’est plus celui d’un clan, d’une caste ou d’une classe. C’est celui de tous. Et dès lors, il ne saurait plus exister « d’ennemi de l’intérieur » dans le domaine social. Logiquement, l’armée, dont la fonction est de combattre un ennemi, ne peut être mobilisée pour maintenir l’ordre social. C’est dans ce cadre que le gouvernement provisoire de la République crée en 1944 les « compagnies républicaines de sécurité » (CRS), excluant de fait l’armée du maintien de l’ordre.

    Certes, le recours à la troupe en 1947 et 1948 se fait après la création de la sécurité sociale et des CRS. Mais c’est un fait alors exceptionnel à plus d’un titre. Ces grèves sont politiques et s’inscrivent dans la logique de la guerre froide. Alors que le président étasunien Harry Truman vient d’appeler, en mars 1947, au « containment » (« endiguement ») de l’influence soviétique, les grévistes peuvent alors apparaître, pour un Jules Moch, comme des « ennemis de l’intérieur ». De fait, une situation du même type a lieu, au même moment, en Italie. L’enjeu du maintien de l’ordre a été compris par le gouvernement français de l’époque comme un enjeu géopolitique, celui du maintien de la France dans le bloc occidental. Et ce fait pouvait justifier, sinon excuser, le recours à l’armée dans un cadre social qui, du reste, était naissant.

    Mais le caractère exceptionnel de ce recours se montre par le fait qu’à aucun moment, depuis, il n’a été de nouveau, jusqu’à ces derniers jours, question de la troupe pour assurer l’ordre social. En mai 1968, Charles de Gaulle, rencontrant le général Massu à Baden-Baden, a pu songer à briser ce tabou. Mais il s’en est bien gardé, choisissant, pour sortir de la crise, la voie politique, par la dissolution, et la voie sociale, par les accords de Grenelle. Il a préféré resserrer l’idée que l’ordre républicain devait avant tout s’appuyer sur la démocratie et la collaboration des classes sociales.

    Il n’en avait pas toujours été ainsi, loin de là. La France a longtemps été le pays de la bourgeoisie triomphante et dominante. En 1944, la France, malgré les avancées du Front populaire, est encore un pays extrêmement en retard sur le plan de la protection sociale. Jusqu’en 1864, la grève est interdite, de même que les syndicats jusqu’en 1884. À l’exception de l’épisode des deux restaurations (1814-1830), l’ordre, c’est alors l’ordre bourgeois. Et pour assurer cet ordre, on n’hésite pas à avoir recours à l’armée.

    C’est, du reste, la convention thermidorienne, formée de ceux qui ont fait tomber Robespierre, qui inaugure ce recours. La révolution de 1789 avait voulu également démilitariser le maintien de l’ordre, jusqu’ici assuré par les mercenaires du roi, avec la création de la garde nationale (qui n’hésita pas cependant à tirer sur le peuple au Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791). Les Thermidoriens en appellent à l’armée nationale pour réduire les émeutes venant de la gauche comme de la droite. L’armée sauve la convention lors de l’insurrection populaire (de gauche) du 1er prairial an III (20 mai 1795), puis lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an III (5 octobre 1795), où se distingua le jeune Napoléon Bonaparte. Les « centristes » d’alors, défenseurs des nouvelles classes dirigeantes acheteuses de biens nationaux, se maintiennent grâce à la troupe et le Directoire, avant de succomber au coup d’État de Brumaire, n’aura survécu que par la grâce de l’armée.

    Lorsque la bourgeoisie revient au pouvoir en 1830, elle a un recours massif – et sanglant – à l’armée pour le maintien de l’ordre. Les #émeutes parisiennes de 1832 (contées dans Les Misérables de Victor Hugo), de 1833 et de 1834, engagent la « ligne » (nom alors donné à l’infanterie). C’est aussi la troupe qui mate la #révolte des #Canuts en 1834. Un épisode rappelle alors le danger de la militarisation du maintien de l’ordre. Le 14 avril 1834, une patrouille de la ligne descend la rue Transnonain, actuelle rue Beaubourg. Au passage devant le numéro 12, un coup de feu claque et tue un soldat. Ses camarades, fous de rage, investissent le bâtiment et massacrent ses occupants, souvent encore dans leur sommeil. Il y aura douze victimes et l’épisode sera immortalisé par une gravure de Daumier. Mais la monarchie de Juillet n’a pas le monopole de ces recours à la troupe.

    Au début de la deuxième république, en juin 1848, les ouvriers révoltés dans l’est parisien contre la fin des ateliers nationaux qui les condamnent à la faim, sont écrasés par l’armée dirigée par le terrible général Cavaignac. L’intérêt défendu ici est clair : c’est la rente, l’obligation d’État dans laquelle la bourgeoisie investit sa fortune et qui était menacée par les dépenses sociales. Il y aura plusieurs milliers de morts. En #1871, c’est également l’armée qui mène la guerre contre la Commune. Il y aura plusieurs milliers de morts dans un épisode où se déchaînera la classe dominante qui n’aura de cesse d’appeler à la force militaire.

    La IIIe République entend changer de doctrine, en dépolitisant l’armée. Mais le régime d’alors est encore largement un centrisme bourgeois pour qui toute remise en cause de l’ordre social est un enjeu qui relève de l’armée. Cette dernière intervient encore régulièrement pour défendre les biens et le fonctionnement de l’économie. C’est le cas le 1er mai 1891 à Fourmies où les ouvriers du textile manifestent pour la journée de huit heures. La situation dégénère et le 145e de ligne tire à balles réelles, faisant 9 morts et 35 blessés.

    En 1906 et 1907, #Clémenceau recourt massivement à l’armée pour briser les #grèves et les #manifestations de viticulteurs du Sud-Ouest (qui s’étendent au reste de la population du Languedoc). La mutinerie du 17e de ligne en juin 1907 à Perpignan est une exception, mais elle deviendra un symbole de la lutte sociale grâce à une célèbre chanson « Gloire au 17e » ! où claquaient ces mots : « Vous auriez, en tirant sur nous, assassiné la République ! » Pour le reste, l’armée est utilisée – et avec des morts, là encore – en réponse à une demande profonde de la société. À cette dureté du pouvoir, qui refuse d’instaurer un système social à l’allemande et même un impôt sur le revenu (il faudra attendre 1914 et dans les faits les années 1920 pour qu’il soit instauré en France), répond un syndicalisme de combat frontal, celui de la CGT du congrès d’Amiens (1906). Les classes sont alors face-à-face et l’armée est au service d’un des deux combattants.

    Avec le drame de la Première Guerre mondiale et la conscription universelle, le recours à l’armée pour le maintien de l’ordre est plus délicat et accroît le risque de fraternisation. Les préoccupations des soldats et celles des ouvriers sont parfois les mêmes. Avec toute sa naïveté, « Gloire au 17e » annonçait un changement majeur. La lutte du « peuple » contre la « multitude » devient impossible. Elle est donc progressivement mise en retrait avec, en 1926, la création de la gendarmerie mobile. Parallèlement, l’État social français s’étoffe dans les années 1920, avec les premières assurances sociales et, dans les années 1930, avec le Front populaire. Le conflit social se démilitarise donc progressivement pour aboutir finalement à l’évolution de l’après-guerre.

    Le retour de la guerre sociale

    L’avènement d’un État social ne signifie certes pas la fin de la violence sociale et de la répression policière, loin de là. Mais il se traduit par l’idée que la lutte de classes n’est pas une lutte qui peut être militarisée. Elle ne peut plus l’être, parce que les classes sociales participent, en théorie, ensemble à la gestion de la société. Il n’est alors plus possible de voir dans le maintien de l’ordre une question de vie ou de mort pour l’État. Or, l’armée est une force de destruction au service de la défense de l’État. Si l’État appartient à tous, alors l’armée aussi appartient à tous et, dès lors, elle ne peut être l’arbitre des luttes entre intérêts sociaux parce qu’elle ne peut détruire ce qui la constitue. C’est alors la police, dont la fonction théorique n’est pas destructrice, qui est garante de l’ordre intérieur.

    À l’inverse, lorsque l’État est mis au service des intérêts d’une classe, il n’existe pas d’intérêt pour les oppositions à maintenir cet État et la défense de l’ordre devient existentielle. Elle implique donc que l’armée soit capable de détruire l’adversaire qui n’est pas perçu comme une partie de l’État. Il faut se souvenir de ce discours célèbre à l’Assemblée nationale d’Adolphe Thiers, en 1850, bien avant qu’il soit l’instrument de l’écrasement de la Commune. Pour justifier la nouvelle loi électorale, plus restrictive, il affirmait que « les amis de la vraie liberté, je dirais les vrais républicains, redoutent la multitude, la vile multitude, qui a perdu toutes les républiques ». Et le futur président de la République de préciser : « La France nous juge, elle sait la langue française, quoiqu’on la défigure bien indignement, elle sait ce que veut dire le peuple et ce que veut dire la multitude, elle comprendra mes paroles. Tant pis pour ceux qui veulent défendre la multitude, je leur laisse cet honneur, quelque nom qu’ils portent. Je leur laisse ce triste honneur ; ce n’est pas le peuple, le vrai peuple qui incendie les palais, les statues, égorge à Paris, qui verse le sang… »

    Ce propos est clair et il traversera tout le XIXe siècle français : le « peuple », soutien de l’État et de la liberté, s’oppose frontalement à une masse violente qu’il faut réduire et qui est hors de lui. Cet ennemi est un barbare, qui ne respecte pas les fondements de l’ordre social, donc de l’État qui le garantit. Il faut le contenir, comme il faut contenir un ennemi extérieur. L’armée s’impose donc dans cet exercice. C’est la traduction de la haine de classe.

    Mais, alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Les mots de Thiers prennent ici une actualité brûlante. On pourrait croire, style mis à part, les propos d’un membre de la majorité. Et ce n’est pas un hasard. Que fait en effet le gouvernement Philippe ? Il détricote l’État social issu du compromis de 1944, finalement largement accepté après l’échec des grèves de 1947-48 : l’État gère directement l’assurance-chômage et l’assurance-maladie et s’apprête à réduire les garanties de la retraite ; il privatise des activités d’intérêt général comme la Française des jeux et Aéroports de Paris ; en dépit du bon sens, il mène une politique fiscale largement favorable aux plus fortunés, sans contrepartie ; il promet des réductions de dépenses et un redimensionnement des services publics, de la santé au ferroviaire. Bref, il dynamite les fondements de la société de 1944. L’État redevient celui d’un groupe social, celui qui a intérêt aux « réformes structurelles ».

    Lundi 18 mars, lors du « grand débat des idées », Emmanuel Macron a mis en garde contre la confusion entre « l’extrême violence politique » et « ce que peuvent être les mouvements sociaux dans toute démocratie ». Mais cette distinction fait deux économies majeures. D’abord, elle identifie la violence politique à la dégradation de bâtiment à vocation commerciale et elle identifie donc la politique à un système économique. Ensuite, elle oublie que le mouvement des gilets jaunes est un mouvement social prenant acte de l’impasse des mouvements sociaux dans un contexte de réformes. Or, qui a dit qu’il ignorerait, quoi qu’il arrive, le mouvement social, sinon ce même chef de l’État ? La réalité est bien différente : en cherchant à détruire l’État social, Emmanuel Macron crée un rapport de force en faveur d’une partie de la société. Et cette privatisation conduit naturellement à une guerre sociale et à l’appel à la troupe. Comme en 1795, 1834 ou 1871. Bienvenue au XIXe siècle.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/210319/l-appel-aux-troupes-ou-le-retour-de-la-guerre-sociale?onglet=full

    https://seenthis.net/messages/769334 via kaparia


  • Une France qui se tient sage

    Aveugles et hostiles à l’intelligence d’un mouvement qui retourne contre le néo-pouvoir les #valeurs qu’on lui inculque (#disruption, #mobilité, #agilité) et qui renvoie la #police à sa #violence archaïque (#blindés, #voltigeurs et #police_montée), les médias auront été les meilleurs #chiens_de_garde du #pouvoir et de la police, mais aussi les révélateurs du mépris des #élites et des journalistes pour les gilets jaunes, ces ploucs défavorisés : Cnews invitant #Patrick_Sébastien qui connaît ces gens-là, Le Monde les traitant d’« #invisibles » (mais aux yeux de qui ?), des philosophes contrits qui auraient préféré voir surgir un autre #peuple, plus jeune et plus mixte, congédiant ce peuple-ci comme beauf et FN. Et tous ces #experts nous expliquant que la #révolte a lieu grâce au changement d’#algorithme de #Facebook accentuant le rôle des « groupes », comme si les gens n’étaient pas capables de s’assembler tout seuls, et qu’il fallait bien une intelligence supérieure pour les sortir de leur bêtise. Merci M. Zuckerberg d’illuminer nos campagnes. Or le #mouvement est d’abord un mouvement de #rond-point, de #proximité et de #rencontres, qui provoque une extraordinaire redistribution des rôles.

    Le récit raconté par les médias était répugnant. La #TV s’est encore une fois ridiculisée face à #Internet. D’un côté cette image terrifiante présentée comme sécurisante au JT de 20 h, le 15 décembre, de manifestants devant l’Opéra qu’on empêche de rejoindre les Champs sous l’œil de la police montée prête à charger. De l’autre la profusion sauvage des « vidéos de #violences_policières », qui à force deviennent un genre en soi. Au Burger King à Paris, une femme est matraquée au sol, à Biarritz, en marge de tout mouvement de foule, une autre est frappée au visage par un tir de flash-ball. D’abord on empêche de manifester, puis on parque dans une fan zone, ensuite on gaze, et la semaine suivante on interdit les casques, masques et lunettes, indices de « radicalisation ». Des #CRS caparaçonnés en Robocop visent la tête nue de gilets jaunes auxquels on retire le droit de se protéger. Résultat : 170 personnes à l’hôpital à Paris le 8 décembre. 24 plaintes de photographes et journalistes. #Intimidation totale des manifestants. Et la honte : Paris se refermant sur lui-même comme un château-fort face aux hordes de manants.

    Les médias n’agissent pas que par obéissance, mais par perplexité et bêtise, parce qu’il leur manque une case : la case politique. Habitués à commenter des stratégies électorales, ils ne comprennent pas quand émerge un #fait_politique, ils ne le voient pas. Ils répètent que le mouvement n’est pas politique (alors qu’il n’est pas partisan, ce n’est pas la même chose). À la place, on le moralise (la violence, c’est mal !), on le judiciarise. On le scinde : les bons manifestants (qui se tiennent sages) et les mauvais (qui cassent). On parle de casseurs en mélangeant les pilleurs qui en profitent et les manifestants en colère qui se demandent jusqu’où ils sont prêts à aller. Pire encore : on militarise le conflit. Les médias ont parlé de scènes de guerre (quand parfois brûlaient juste une poubelle et un sapin de Noël), fantasmé la guerre civile, épouvantail agité par un État irresponsable qui comptait bien monter les uns contre les autres (« il va y avoir des morts ! »). La police a sorti les chiens, joué aux cow-boys avec ses LBD40, des flash-balls augmentés. Un quart de Paris a été transformé en ville morte, 46 stations de métro fermées le 15 décembre. Il fallait y être pour voir les gilets jaunes transformés en âmes errantes cherchant un endroit où se retrouver. Et on s’étonne de la colère du peuple alors qu’on le traite en ennemi ?

    Le contrechamp logique est la vidéo inouïe des lycéens de Saint-Exupéry à #Mantes-la-Jolie, qui dit l’ambition de ce pouvoir de plus en plus autoritaire. Une France qui se tient sage comme une image. La #banlieue ressemblait soudain aux pires fantasmes de BFM, TF1 ou LCI : à la Syrie. Une voix sinistre se félicitait en sifflotant : « Voilà une classe qui se tient sage, faudra balancer à leurs profs, je pense ils ont jamais vu ça. » Des #images « choquantes » ont dit les médias : ça n’engage à rien. Même ce planqué de Blanquer l’a dit. Alors qu’elles sont monstrueuses, inadmissibles, inexcusables. Les journalistes ont appris à l’école à ne pas donner leur avis, à recueillir les propos, citer les réseaux sociaux et réciter les éléments de langage. Des lycéens ont été agenouillés comme attendant une balle dans la tête, et jetés au milieu des poubelles, comme des détritus. Quelle leçon le petit coq français sur son fumier va-t-il encore vouloir donner au monde en matière de droits de l’homme ?

    https://www.cahiersducinema.com/wp-content/uploads/2018/12/751-300x287.jpg
    https://www.cahiersducinema.com/produit/edito-n751-janvier-2019-une-france-qui-se-tient-sage

    #médias #gilets_jaunes #presse #journalisme #catégorisation #bons_manifestants #mauvais_manifestants #casseurs
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  • Lettre ouverte à Macron à propos des violences policères
    https://grenoble.indymedia.org/2019-01-17-Lettre-ouverte-a-Macron-a-propos

    Je partage cette belle lettre ouverte à Macron sur les violences policières. A partager sans modération. Anne-Marie Chartier 2 place Beaumarchais 38130 Echirolles le 16-1-2019 (Maître de Conférence à la retraite Université de Grenoble) A MR MACRON Pdt de la République Objet : La violence d’Etatest organisée audegré le plus haut. Monsieur le Président de la République Dans votre lettre aux français publiée dans le Monde du 15-1-19, vous dites « n’accepter aucune forme de violence (...)

    #Articles

    / Répression / Contrôle social, Révoltes / Luttes sociales, #Soupe_politicienne, #Autres_infos

    #Répression_/_Contrôle_social #Révoltes_/_Luttes_sociales

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  • Les Gilets jaunes entre spectacle et révolte. Réaction ou révolution sociale ?
    par Patrick Mérin – 01/2019 : https://le-cafe-anarchiste.info/gilets-jaunes-spectacle-revolte-revolution
    https://static.lexpress.fr/medias_11988/w_2048,h_1146,c_crop,x_0,y_191/w_480,h_270,c_fill,g_north/v1544977673/un-gilet-jaune-brule-la-reproduction-d-une-carte-d-electeur-a-nantes-samedi-15-decembre_6138178.jpg

    Les Gilets Jaunes (GJ) font le spectacle sur des ronds points et ont le vent en poupe depuis fin novembre dans les médias, on entend beaucoup de choses sur eux. On a pu voir au début les « grands » médias avoir un regard favorable sur les GJ (ça leur faisait un sbonnet rouge gilet jaune pere noelujet pour diffuser leurs propres cultures antitaxe), puis suite aux casses du 1er décembre et aux demandes plus « sociales », ils eurent un regard moins favorable, tentant la division des GJ (dichotomie entre vrais ou faux GJ, etc).

    Même si ce mouvement peut être protéiforme et non monolithique, et qu’à certains endroits (ou certaines personnes) il y a de bonnes pratiques et aussi des idées émancipatrices déclarées, il se trouve cependant que, dans l’ensemble du mouvement, beaucoup de choses posent question (Lire Les gilets jaunes ou la politique masquée ou Le choix dangereux du confusionnisme), même si celui-ci peut peut-être changer globalement d’essence dans les prochaines semaines, le tout dépendant du rapport de force et de l’implication révolutionnaire en son sein. /.../

    #giletsjaunes #revolte #electoralisme #capitalisme #anarchisme

    https://seenthis.net/messages/751516 via ¿’ ValK.


  • Climat jaune et changement de gilet – ZADIBAO
    https://zadibao.net/2018/11/30/climat-jaune-et-changement-de-gilet
    https://ettoc.files.wordpress.com/2018/11/semestnaze.jpg?w=1200

    Le 17 novembre est-il destiné à retentir comme une date aussi saisissante que politiquement paradoxale ? Depuis 2012, nous chérissons dans ce bocage le samedi 17 novembre comme celui des 40.000 personnes de la manifestation de réoccupation qui a renversé l’opération César. Mais ce fut aussi une journée symbolique de l’autre côté du spectre politique avec le surgissement massif à Paris de la manif pour tous, premier grand mouvement de cette décennie à être soutenu visiblement par une droite dure et à tenir un temps les rues.

    Le 17 novembre de cette année, jamais autant d’habitants de ce pays ne s’étaient décidés aussi brusquement à bloquer en tellement de points et avec une telle efficacité les flux économiques partout autour de chez eux. Cela fait à présent trois semaines que le phénomène des #gilets_jaunes a retourné l’ensemble du champ politique et l’idée même que l’on se faisait, dans les dernières décennies, d’un mouvement social « à la française ». Quel que soit l’essoufflement possible des blocages, la confusion persistante des perspectives ou l’ampleur de leur récupération par des forces adverses, le 17 novembre et les jours qui ont suivi ont été un coup de tonnerre pour quiconque se préoccupe sincèrement de ce à quoi pourrait ressembler les débuts d’un soulèvement populaire ici et maintenant. Le conflit qui s’est ouvert a contraint ceux d’entre nous qui le rejoignaient à accepter de perdre un temps leurs repères, ainsi qu’à se requestionner profondément sur les enjeux de la phase contemporaine d’aggravation de la domination sociale au nom de l’évidence du désastre écologique.

    « Alors, vous allez soutenir des gens qui luttent pour le droit à la bagnole, maintenant ? »

    La mine perplexe de notre voisin lorsque nous sommes allés lui demander du lait à la traite pour la marmite de chocolat chaud du lendemain sur les ronds-points, tout comme les divers échanges que nous avons eus depuis trois semaines à la #zad, avec d’autres habitants, camarades paysans et comités de soutiens en visite, nous ont poussés à revenir sur les raisons d’une rencontre. Il n’y a sans doute pas d’évidence à ce que les habitants d’un territoire rescapé de l’extension des infrastructures de déplacements dévoreuses de pétrole et marqué par un refus des formes dominantes de production comme de consommation aillent se mêler à des foules d’individus qui revendiquent apparemment la « liberté » de pouvoir continuer à rouler et consommer comme avant. Et ce alors qu’on demande à ces derniers de faire un effort de « transition écologique ». C’est encore moins évident quand cet élan aux contours flous reçoit les soutiens bien visibles de ce qui se fait de plus nauséabond dans la classe politique. Mais nous avons sans doute tendance à vouloir privilégier la curiosité quand souffle un tel vent de #révolte et de passage à l’#acte, plutôt que de rester dans notre zone de confort en ressassant par avance l’ensemble des distances possibles. D’autant qu’après avoir perçu de l’intérieur le grand écart constant entre ce que nous vivions réellement et ce que nous devenions dans le langage médiatique, on doit bien admettre qu’il est difficile de prétendre #savoir quoi que ce soit sur un #mouvement sans le rencontrer vraiment. Les gilets jaunes s’avéreraient peut-être dans le fond autant des beaufs individualistes que nous étions des hippies primitivistes ultra-violents. Et puis nous avions été invités avec enthousiasme à ce premier blocage par des camarades syndicalistes iconoclastes du bassin industriel de #Saint-Nazaire, rencontrés ces dernières années entre les piquets à la raffinerie de Donges, les manifs nantaises ou la zad. Il faut bien dire quand même que nous étions plutôt timides du gilet et loin de nous sentir appartenir d’emblée à la grande fraternité fluorescente lorsque nous avons rejoint par une aube gelée un rond-point à la périphérie de Pont-Château.

    https://seenthis.net/messages/740474 via colporteur



  • Esclavage : les révoltés de Bourbon - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/esclavage-les-revoltes-de-bourbon-2197.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2197.png

    Pas de #Spartacus noir à #Bourbon ? Pas de #ToussaintLouverture ? Entre 1750 et 1848, pas moins de 19 tentatives de #rébellion d’esclaves sont recensées sur l’île. « Les formes de #révolte les plus investies seront le vol, le #marronnage, les voies de fait, et le suicide ; les esclaves « ont maronné dans la danse » cherchant à préserver leur #identité culturelle ». Et l’#esclavage à Bourbon n’était pas plus « doux » qu’ailleurs. Hommage à Elie, Jacoto, Farla, Zannecozame, Jean-Marie, Hilarion, Morvan, et tous les autres qui se sont révoltés pour la #liberté !

    #LaRéunion


  • Vent de révolte au #Vatican : « Des nonnes travaillent comme des esclaves pour le compte de certains prélats »

    De trop nombreuses religieuses, qui effectuent le #ménage ou des tâches subalternes pour le compte de cardinaux, d’évêques et de paroisses locales travaillent dans des conditions proches de l’esclavage, rapporte jeudi l’Osservatore Romano. L’information publiée par le quotidien officiel du Vatican s’inscrit dans le cadre du mouvement de lutte contre les violences faites aux femmes qui a pris naissance à Hollywood (#MeToo, ndlr.) et qui a désormais largement dépassé les frontières de l’industrie cinématographique.

    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/9/a/6/4bf2096c3682736749adffaca9bca3f0-1519927822.jpg

    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_vent-de-revolte-au-vatican-des-nonnes-travaillent-comme-des-esclaves-pou
    #nonnes #résistance #révolte #esclavage_moderne (@reka) #travail #exploitation

    https://seenthis.net/messages/673599 via CDB_77


  • Massavana, la révolte des esclaves en mer - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/massavana-la-revolte-des-esclaves-1281.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1281.png

    Le 18 février 1766, les esclaves malgaches embarqués sur le navire « Meermin » se révoltent. Parmi eux, #Massavana joue un rôle de premier plan, résistant jusqu’au bout. Il termine ses jours le #2décembre 1769 dans une #prison qui deviendra par la suite célèbre : « #RobbenIsland ». Oubli pa zistoir Massavana. Zistoir-là i ramasse pas menteur !

    #OceanIndien #esclavage #revolte #Madagascar


  • Face aux #inégalités et à l’injustice, la jeunesse prête à la #révolution.
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/face-aux-inegalites-a-linjustice-jeunesse-prete-a-revolution

    Un #sondage réalisé par france.tv auprès de plus de 200 000 #jeunes en France démontre que la jeunesse est prête à la révolution et que la #révolte face à l’injustice du système capitaliste est très forte Un sondage plus qui fait écho au rassemblement international pour le centenaire de la révolution d’octobre, qui s’est tenu […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #JRCF #capitalisme #injustice #luttes #luttes_des_classes


  • CrimethInc. : The Femme’s Guide to Riot Fashion : This Season’s Hottest Looks for the Discerning Anarchist Femme
    https://crimethinc.com/2017/10/16/the-femmes-guide-to-riot-fashion-this-seasons-hottest-looks-for-the-disc
    https://cloudfront.crimethinc.com/assets/articles/2017/10/16/header.jpg

    Disclaimer: for the purposes of this article, “rioting” designates any kind of assertive protest activity. As right-wingers try to stigmatize and suppress protest activity of all kinds as “rioting,” we aim to normalize it as something everyone can participate in.

    #mode #révolte #femme #manif

    https://seenthis.net/messages/639961 via Fil



  • « Participeriez-vous à une révolte de grande ampleur contre votre gouvernement ? »

    Une enquête vient d’être rendue publique dont les auteurs ont posé à plusieurs milliers de jeunes vivant en Europe, entre 18 et 34 ans, cette question.

    Young Europeans are sick of the status quo in Europe. And they’re ready to take to the streets to bring about change, according to a recent survey.
    Around 580,000 respondents in 35 countries were asked the question: Would you actively participate in large-scale uprising against the generation in power if it happened in the next days or months? More than half of 18- to 34-year-olds said yes.

    #Europe #révolte #émeute #insurrection #jeunesse #Grèce #Italie #Espagne #France #vote #élections

    https://qz.com/971374/europes-youth-dont-care-to-vote-but-theyre-ready-to-join-a-mass-revolt

    https://www.theatlas.com/charts/B1OSMoxkb

    https://seenthis.net/messages/594567 via kaparia




  • #Lénine : 1893-1914. Construire le parti – chapitre 11
    http://www.contretemps.eu/cliff-lenine-paysans

    A l’occasion du centenaire de la #révolution_russe, nous publions en feuilleton – tout au long de l’année – la biographie politique que le théoricien et militant marxiste Tony Cliff […]

    #Diaporama #Histoire #Stratégie #bolchévisme #léninisme #menchevisme #paysannerie #prolétariat #réforme_agraire #révoltes_paysannes #Russie


  • Gilbert Achcar : « Après les #révolutions arabes, il reste des raisons d’espérer »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100217/gilbert-achcar-apres-les-revolutions-arabes-il-reste-des-raisons-d-esperer

    Dans son dernier ouvrage, Gilbert Achcar examine les raisons des échecs des #Soulèvements arabes. Il en tire quelques leçons stratégiques nécessaires pour envisager un « changement radical social et politique » plutôt que « l’aggravation du choc des barbaries ». Entretien.

    #International #al-Assad #Egypte #Khadafi #libye #Moubarak #printemps_arabe #Proche-Orient #révolte_arabe #révolution #Sissi #Syrie #Yémen



  • Images et gestes du soulèvement
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/301216/images-et-gestes-du-soulevement

    « Il n’y a pas d’échelle unique pour les #Soulèvements : cela va du plus minuscule geste de retrait jusqu’au plus gigantesque mouvement de protestation », affirme #Georges_Didi-Huberman, commissaire d’une #Exposition et coordinateur d’un livre qui proposent un montage inédit de gestes de puissance et de révolte. Entretien.

    #Culture-Idées #art #Histoire #Jeu_de_Paume #révoltes #révolution


  • Révoltes à Bourbon : de la gueule du canon à l’île de l’horizon

    http://7lameslamer.net/article1949-1949.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1949.png

    Enchaînés à la gueule d’un #canon, les esclaves Morvan et Hilarion sont pulvérisés pour avoir comploté contre les blancs. Nous sommes à l’île #Bourbon en 1799. Complots, tapages, insurrections, guerres... La parole de la #revolte est portée principalement par les esclaves créoles issus de « l’élite servile »... Mais « pourquoi les esclaves ne se sont-ils pas révoltés plus qu’ils ne l’ont fait ? »

    #complot #esclavage #slavery #lareunion #bourbon #creole #marronnage #abolition #saintleu #socialdeath #vaudou #saintdomingue #haiti #histoire


  • Minuit : la reine Ranavalona III pleure dans son palais Rova (1)

    http://7lameslamer.net/article230.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton230.png

    Dans la nuit du 27 au 28 février 1897, à minuit, l’administrateur des colonies mandaté par le général Galliéni, se présente au palais #Rova de la reine #RanavalonaIII à #Antananarivo. La reine pleure... À une heure et demie du matin, il lui donne le bras jusqu’au perron et l’aide à monter dans la chaise à porteur. La reine, sa famille, sa suite, les porteurs et l’escorte forment alors un convoi de plus de sept cents personnes. C’est le début d’un long voyage vers l’#exil. À suivre...

    #couronnement #reine #Madagascar #revolte #fandroana #exil #gallieni #Razafindrahety #hova #Radama #Andohalo #PalaisManjakamiadana #menalamba #oceanindien #lareunion




  • Achille #Mbembe « Un désir fondamental d’#insurrection s’exprime sous des formes nouvelles »
    http://www.humanite.fr/achille-mbembe-un-desir-fondamental-dinsurrection-sexprime-sous-des-formes-

    Nous avons une vision assez partiale de l’histoire de la #démocratie. Or, le paradoxe de cette histoire, c’est que la démocratie a deux corps. D’un côté, un corps diurne, presque solaire, que l’idéologie post-1990, après la chute du bloc de l’Est, a magnifié. De l’autre côté, un corps nocturne, lié à la séparation entre un ici et un ailleurs où l’on peut tout se permettre : piller, exploiter, brutaliser, tuer, infliger la mort de façon extrajudiciaire, sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit. Un ailleurs où l’on peut décharger la #violence qui, si elle était exercée à l’intérieur, déboucherait sur la menace de la guerre civile. On l’a vu lors du moment colonial. On le voit aujourd’hui dans la guerre contre le djihadisme. Dans cette phase néolibérale, les deux corps de la démocratie, le corps diurne et le corps nocturne, sont en train de se réunir, au moment où s’effacent les frontières objectives entre l’ici et l’ailleurs. D’où les glissements autoritaires auxquels nous assistons. Le monde est devenu tout petit. Contrairement au monde de la période coloniale, au monde des conquêtes, des « découvertes », il a montré ses limites. C’est un monde fini, traversé par toutes sortes de flux incontrôlés, mouvements migratoires, mouvements de capitaux liés à la financiarisation extrême de l’économie. Sans compter tous les flux portés par l’avènement de la nouvelle raison digitale. Ces flux sont marqués par l’accélération des vitesses, le bouleversement des régimes du temps. Tout cela favorise l’enchevêtrement inédit de l’intérieur et de l’extérieur. Conséquence, il est désormais impossible de prétendre vivre en sécurité ici quand on fomente le désordre, le chaos ailleurs. Le #chaos, le #désordre nous reviennent en boomerang. Sous la forme d’attentats, mais aussi par le renforcement de la pulsion autoritaire chez nous-mêmes. Ce glissement autoritaire est présenté comme une condition de la sauvegarde de notre #liberté. Or, si nous acceptons plus de #sécurité au nom de la préservation des #libertés, nous acceptons simultanément le glissement autoritaire. Il y a là une tension entre la capitulation et le désir de #révolte, qui est aussi une donnée cruciale des temps que nous vivons. D’un côté l’abdication et de l’autre un #désir fondamental d’insurrection qui s’exprime ici et là sous des formes tout à fait nouvelles.

    http://seenthis.net/messages/491686 via Kassem