• Qui est coupable d’antisémitisme ? Le #Parti_Travailliste britannique face à un défi.

    Un article très clair sur le site de l’éditeur #Verso
    https://www.versobooks.com/blogs/3959-who-s-guilty-of-antisemitism-questioning-labour-s-definition-bind

    Peter Hallward is a political philosopher best known for his work on Alain Badiou and Gilles Deleuze. He has also published works on post-colonialism and contemporary Haiti. Hallward is a member of the editorial collective of Radical Philosophy and a contributing editor to Angelaki: Journal of Theoretical Humanities.

    Jeremy Corbyn is being urged on all sides to adopt the ‘internationally accepted’ definition of antisemitism proposed by the International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA). Just accept the definition in full, he’s told, and the whole ugly row about Labour being a ‘class enemy’ of the Jewish people will go away. What could be simpler?

    So what does this IHRA definition involve? Would its adoption actually help make it easier to identify and condemn expressions of antisemitism? Or are key parts of it worded in such a way as to invite further confusion, and to make it harder to criticise some ongoing and far-reaching injustices?

    ....Perhaps the most important and most debatable assertion of the document, however, is the claim that ‘manifestations [of antisemitism] might include the targeting of the state of Israel, conceived as a Jewish collectivity.’ This is the point worth pondering.

    It’s not entirely clear what ‘targeting’ involves, as the term is again vague enough to evoke anything from hostile criticism to mere designation or reference. Targeting can’t simply be reducible to criticism, though, since the document adds an immediate caveat to that effect: ‘criticism of Israel similar to that levelled against any other country cannot be regarded as antisemitic.’ That means, I assume, that it wouldn’t be antisemitic to grumble about the fact that in Israel, as in some other places, taxes might be too high, or the delivery of public services too poor. It would only be antisemitic to target, criticise or refer to Israel as a state acting specifically like a Jewish collectivity.

    Now it’s no secret that the Israeli state regularly pursues policies that favour Jewish over non-Jewish members of the population it controls. Jewish people, for instance, enjoy a ‘right of return’ that is denied to Palestinian refugees whose homes were destroyed when Israel was created. Israel’s long-running colonisation of West Bank lands would also be quite hard to describe, let alone criticise, without making some reference to the way its settlements distinguish between Jewish and Arab collectivities.

    This puts would-be critics of Israeli colonialism in a bit of a bind. Presumably it’s ok to object to colonial projects in general, projects of the sort that might be undertaken by ‘any other country’. But it isn’t easy to criticise settlement programmes specifically designed to replace Palestinian inhabitants with Jewish ones without referring to the state promoting them as a ‘Jewish collectivity’. Is criticism of Israeli settlements thus antisemitic by definition? If not why not, according to the IHRA’s formulation?

    Voir également https://seenthis.net/messages/711737
    #Labour #Corbyn #IHRA #antisémitisme #antisemitism #racisme #racism #Peter_Hallward

    https://seenthis.net/messages/714306 via David Sharp


  • Wikipedia-fr n’a pas un mot sur l’opposition à la construction du Téléscope de trente mètres sur le Mauna Kea (#Hawaï) https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9lescope_de_Trente_M%C3%A8tres
    Wikipedia-english a un article entier https://en.wikipedia.org/wiki/Thirty_Meter_Telescope_protests

    Dr. Katherine Crocker
    If I still know any white astrophysicists I hope you’re ashamed of your entire field and also working against this.

    “Allowed” is neither here nor there.
    https://twitter.com/cricketcrocker/status/1027505376793649152

    #wikipedia #astrophysique #racisme

    https://seenthis.net/messages/714022 via Fil


  • En Alsace, le football amateur en flagrant déni - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2018/07/27/en-alsace-le-football-amateur-en-flagrant-deni_1669395

    Victime de graves violences pendant un match, le joueur d’origine africaine Kerfalla Sissoko a pourtant été suspendu par une commission qui dément tout acte raciste. « Libération » a enquêté.

    « Si Kerfalla était mort, ils auraient donné son nom à un tournoi. » Cette phrase, terrible, est de l’entraîneur de Kerfalla #Sissoko. A mesure qu’on s’immergeait dans le contexte, elle devenait une ritournelle lancinante. Le contexte ? Sympathique, a priori : le foot des patelins, le foot à la bonne franquette. Quand le village se retrouve le dimanche au match, assis sur des chaises en plastique dépareillées, à prendre des nouvelles des voisins, de la famille, du boulot. Kerfalla Sissoko, joueur amateur de l’équipe de #Benfeld, a failli y laisser sa peau début mai. Sa peau noire, sur le terrain de #Mackenheim, village alsacien de 800 habitants, qui a placé Marine Le Pen en tête au second tour de la présidentielle avec 54 % des suffrages. C’est l’histoire d’un racisme ordinaire, d’une violence extraordinaire. Un #racisme qui se murmure, qui se banalise, qui s’institutionnalise. Kerfalla Sissoko a été coursé avec un couteau de cuisine, roué de coups… puis suspendu par les instances du football.

    Coups de crampons

    Fin mai, sur le parvis du District de football d’Alsace à Strasbourg, Kerfalla Sissoko, 25 ans, est silencieux. Il est convoqué en commission de discipline. Lui et son coéquipier Moudi Laouali, aussi victime de coups et d’injures racistes, ont été suspendus à titre conservatoire. A leurs côtés, les membres de leur club, l’AS Benfeld, petite ville de 6 000 habitants située à 30 kilomètres au sud de Strasbourg, sont plutôt confiants. Là, ils vont avoir l’opportunité de refaire ce match chaotique à tête reposée. En attendant leur tour, ils nous livrent le récit de ce dimanche 6 mai.

    Le match oppose deux équipes de D3, la plus basse division en football amateur. L’enjeu pour Benfeld est quasi nul. Tout ce qu’ils peuvent décrocher, c’est le titre du fair-play : ils n’ont reçu aucun carton rouge de la saison. Dès le coup d’envoi, la tension est palpable. « Nos trois joueurs d’origine africaine sont tout de suite pris pour cible par l’équipe adverse, qui les avait repérés au match aller, et leur a réservé un traitement de faveur au retour », raconte l’entraîneur Gérald Cimolaï. Sur le terrain, les contacts sont de plus en plus violents, assortis d’insultes et de menaces chuchotées : « On en a encore pour toi », « ça ne fait que commencer ». L’autorité de l’arbitre est continuellement mise à l’épreuve. « Ça pouvait dégénérer à tout moment. Et il a suffi d’une toute petite étincelle », ajoute le coach. Elle se produit à la 43e minute. Alors que Mackenheim mène 1 à 0, Kerfalla Sissoko, milieu défensif, est sifflé. Faute, carton jaune. Le jeu reprend jusqu’au choc entre Moudi Laouali et un joueur de Mackenheim. Immédiatement, les supporteurs descendent des gradins, envahissent le terrain pour se ruer sur les joueurs noirs. Kerfalla Sissoko et Loïc Huinan, le troisième joueur d’origine africaine, dégagent Moudi, qui s’en sort avec des blessures superficielles. Ils essuient des coups, s’échappent en courant. Tentant de fuir vers les vestiaires, au pied de la tribune, Kerfalla Sissoko se retrouve nez à nez avec un grand couteau de cuisine. Le supporteur armé le prend en chasse, ainsi que Moudi Laouali qui parviendra finalement à se réfugier au vestiaire. Kerfalla Sissoko, lui, fait demi-tour, traverse le terrain dans l’autre sens. Mais un autre groupe l’attend, mêlant joueurs et supporteurs. Là aussi, il y a un couteau. Traqué, piégé, Sissoko retourne au centre. Il est frappé au visage. Il s’effondre et reçoit encore des coups de crampons dans le dos et les côtes. « Ils sont à quatre ou cinq sur lui », se souvient le coach, qui se précipite à son secours avec le capitaine, Guillaume Paris. Sissoko convulse. Paris plonge ses mains dans la bouche du joueur qui est en train d’avaler sa langue. Il le met en position latérale de sécurité. C’est « le seul moment » où il s’est « senti en danger », « parce qu’agenouillé à côté de Kerfalla », dit-il. L’arbitre distribue les cartons, deux pour Benfeld, deux pour Mackenheim. Sissoko, inconscient, reçoit le premier carton rouge de sa vie de footballeur. A la 45e minute, la fin du match est sifflée. « Les gars en face enlevaient leurs maillots pour ne pas être reconnus », se souvient Gérald Cimolaï, qui les fait reculer en dégainant son portable pour filmer.

    Le président du club, Jean-Michel Dietrich, accourt sur le rond central, demande que quelqu’un appelle les secours. Personne ne bouge au club-house. C’est la secrétaire de l’AS Benfeld, venue assister à la rencontre, qui passera l’appel depuis son portable. Quand les secours arrivent, « les supporteurs s’évaporent dans la nature tandis que le staff de Mackenheim discute avec l’arbitre », observe le coach, aussitôt entraîné à l’écart par trois hommes. Encerclé, il doit montrer son téléphone. « J’ai dû effacer toutes les vidéos devant eux, sinon je ne repartais pas », dit-il. Les gendarmes, arrivés avec les pompiers, n’embarquent personne. Kerfalla Sissoko est évacué en urgence. Il a une fracture ouverte de la tempe, trois autres au niveau de la pommette, un traumatisme crânien, la mâchoire déplacée, des hématomes dans le dos, sur les côtés… Le lendemain, le président de l’AS Benfeld publie sur son compte Facebook une lettre adressée au District d’Alsace de football, « pour le mettre face à ses responsabilités ». Les médias relaient. Kerfalla Sissoko et ses deux coéquipiers noirs ont déposé plainte à la gendarmerie de Marckolsheim pour violences et injures racistes.

    Le dimanche suivant, Jean-Michel Dietrich est convoqué à la gendarmerie. Pour témoigner, pense-t-il. Il emmène son fils, cela ne devrait pas être long. Finalement, il y passera la matinée. Le club de Mackenheim, qui n’a jamais formulé d’excuses ni pris des nouvelles des joueurs blessés, l’attaque pour diffamation. En cause, une menace de mort. Pas sur le terrain de foot. Non, dans un commentaire sur Facebook. Jean-Michel Dietrich doit retirer le texte, se plier au relevé d’empreintes, aux photos. Pendant qu’il est fiché, un gendarme promène le fils, histoire de faire diversion. « Je me suis senti humilié », dit-il. Il a « honte », envie de tout arrêter.

    « Reste dans ta brousse »

    A Strasbourg, le jour décline. Une petite agitation sur le parvis du siège du District indique que notre présence dérange. Kerfalla Sissoko, convoqué par la commission de discipline, est appelé à se présenter. Le groupe s’engouffre dans le bâtiment. Nous nous sommes procuré un enregistrement sonore de l’audience. Le président ouvre la séance en affirmant que le dossier est vide, qu’il n’y a aucun élément concret. L’avocate de Sissoko produit les plaintes, les certificats médicaux, les dix jours d’ITT. Le capitaine de l’équipe de Mackenheim, récidiviste, déjà suspendu pour violences, reconnaît avoir porté des coups mais parle de légitime défense et nie les propos racistes. Comment pourraient-ils être racistes puisqu’eux-mêmes ont des joueurs d’origine étrangère ? Les membres du district se penchent sur la liste de noms, ils n’ont pas que des consonances alsaciennes, effectivement. L’argument semble convaincre. L’arbitre a vu le couteau de cuisine dans la main d’un homme à capuche. Mackenheim ne sait pas de qui il s’agit. Mais sait que ce n’est pas un licencié. Sissoko tente d’expliquer sa version des faits. On lui coupe la parole. Idem pour le témoignage de la secrétaire du club qui a entendu une dame marteler : « Mettez les Noirs dehors, ils n’ont rien à faire sur le terrain. »

    Du racisme, l’arbitre n’a rien entendu. Kerfalla Sissoko explique que ce sont des insultes qui fusent dans un contact ou quand l’arbitre tourne le dos. « Reste dans ta brousse, c’est chez toi », lui lance-t-on, par exemple, alors qu’il va chercher un ballon sorti du terrain. Sissoko aurait dû aller se plaindre à l’arbitre, lui dit-on. Il objecte que s’il allait se plaindre à chaque fois, il ne toucherait plus le ballon… Parce que « c’est tout le temps ». Et puis, seul le capitaine est en droit de s’adresser à l’arbitre et le capitaine de Benfeld est gardien de but… Qu’importe. Kerfalla Sissoko est sommé de s’expliquer. Parce que les insultes, finalement, il n’y a « que lui qui les a entendues », résume le président de la commission de discipline, qui balance : « Le racisme est devenu accessoire dans cette affaire. » A la sortie, une heure plus tard, les membres de l’AS Benfeld sont sidérés par tant de « légèreté ». « Ce sont des juges qui décident de tout, même de ce qu’ils veulent entendre, s’étrangle Gérald Cimolaï. Et c’est à nous de prouver le racisme. Si on ne peut pas, c’est que cela n’existe pas. » C’est alors que l’entraîneur prononce cette phrase terrible, mais plausible : « Si Kerfalla était mort, ils auraient donné son nom à un tournoi. » Kerfalla Sissoko, lui, paraît hagard, sonné par ce « racisme accessoire ». « Comme si le racisme, on pouvait le porter sur soi, l’enlever, selon les jours… » se désole-t-il.

    On le retrouve début juin, au bord du terrain, à Benfeld (ses copains disputent le ballon aux joueurs d’Hipsheim). L’équipe est convalescente. Kerfalla Sissoko ne les regarde pas vraiment. Il explique être sans cesse assailli par les images de son agression, ce moment où il s’est vu mourir. Il n’arrive pas à rechausser les crampons. De toute façon, il a interdiction de jouer. Le District vient de rendre son verdict. Kerfalla Sissoko a été sanctionné, comme son coéquipier Moudi Laouali, comme les deux joueurs de Mackenheim. Même tarif, pour tous : dix matchs de suspension, pour le banal motif de « brutalité à l’égard d’un joueur ». Tout le monde au piquet, en somme comme pour une chamaillerie de cour d’école. Le club de Mackenheim a été condamné pour l’envahissement du terrain : « menace avec arme de la part d’un spectateur ». Il devra payer une amende de 60 euros. Jean-Marie Dietrich a fait appel, pour « sortir du déni de racisme », pour réhabiliter ses joueurs. Peine perdue. Le 5 juillet, le District a maintenu les sanctions contre eux, se fondant sur « les conclusions de l’instructeur », un membre du District, envoyé enquêter sur place. Elles « permettent d’écarter la notion de comportement collectif systématique à caractère raciste ou discriminatoire de la part du club de l’AS Mackenheim », et si « des propos de cette nature ont pu être tenus, ils l’ont été par des personnes isolées », indique le PV de la commission. Quant à « l’agression subie par le Kerfalla Sissoko »,elle trouve « son explication dans le comportement violent de ce dernier qui asséné le premier un coup-de-poing ». Mot pour mot les arguments de l’AS Mackenheim, inlassablement démentis par l’AS Benfeld. Le traumatisme crânien, les multiples fractures au visage ne sont que les séquelles d’une légitime défense. Affaire classée. Circulez, il n’y a rien à voir. Seul changement, pour manquement à la sécurité, l’AS Mackenheim est suspendue de terrain pour quatre matchs, son amende relevée à 100 euros… « Ils ne veulent pas parler de racisme de peur que cela les salisse », estime Jean-Michel Dietrich. L’essentiel des débats s’est d’ailleurs concentré sur lui, le District estimant « particulièrement regrettable » qu’il « se permette de dénoncer médiatiquement » les faits. Assigné en justice pour diffamation, le président de l’AS Benfeld passera en correctionnelle le 31 juillet.

    « Le foot c’est un système féodal, c’est de la politique, des discours, des réunions organisées par des carriéristes avides de pouvoir qui nous ridiculisent, méprisent la réalité, déplore Jean-Michel Dietrich. Ce sport doit se poser des questions, avoir le courage de sanctionner une équipe pour son comportement, même si elle gagne. » Pour Gérald Cimolaï, il y a deux poids, deux mesures, entre foot des villes et foot des champs : « Ils crachent sur les clubs des quartiers, mais dans les villages, rien n’est grave. »

    Le « foot des champs », c’est pourtant là que se concentrent désormais les problèmes, assure un ancien arbitre. « Longtemps, les clubs des quartiers faisaient peur quand ils venaient jouer dans les patelins. Maintenant, c’est l’inverse. Ce sont ces clubs qui ont peur d’aller à la campagne, parce qu’ils vont être provoqués, poussés à bout, jusqu’au basculement dans la violence. »Du coup, « les noms de villages chauds circulent », ceux où l’ambiance autour des matchs est connue pour être raciste, indique un entraîneur d’origine africaine. « Des villages où soit tu te bats, soit tu pleures », résume un joueur. Zone urbaine ou rurale, le racisme est partout, d’après Jean-Marie Dietrich. Mais il a différents visages : « En ville, le foot est un prétexte pour un affrontement entre communautés. On se mesure, on se fait peur. A l’écart, c’est la xénophobie, la peur de l’autre qui s’exprime. Le foot des campagnes, c’est la guerre des clochers. Ne pas être du village, c’est déjà compliqué… »

    Equipes monochromes

    Outre le contexte de chaque village, sa coloration plus ou moins frontiste, pourquoi l’ambiance sur les terrains est-elle devenue si délétère ces dernières années ? « Les joueurs qui posent problème dans les grands clubs saturés des villes sont virés. Ils échouent dans les basses divisions qu’ils gangrènent », explique le président du FC Hipsheim, Nicolas Smargiassi. Malgré leur comportement agressif, comme ils ont plutôt un bon niveau et la peau plutôt claire, ils atterrissent là où on veut bien d’eux, là où on est même parfois prêt à les rémunérer, souvent dans les petits villages qui peinent à trouver suffisamment de jeunes pour constituer une équipe. Des clubs ruraux qui ne sont pas trop regardants, puisqu’il en va de leur survie même. D’autres clubs, pourtant confrontés au même déficit de jeunes, ont une autre réponse : ils fusionnent avec le club voisin, choisissent la mixité… A la campagne, il y a donc les équipes monochromes, et les autres. Quand elles se rencontrent, ce ne sont pas seulement des profils de joueurs différents qui se font face, mais deux visions du foot qui s’affrontent.

    A Benfeld, « le ménage a été fait », affirment plusieurs dirigeants de club du même groupe (G de la troisième division). Quand Jean-Michel Dietrich a repris le club voilà deux ans, il avait mauvaise réputation. « Un petit groupe de jeunes du coin se l’accaparait, les autres ne pouvaient pas évoluer », assure-t-il. Il monte alors un nouveau projet, qui prône la diversité, l’acceptation de l’autre, va chercher des joueurs de toutes origines, crée une équipe féminine. Ceux qui ne voulaient pas se mélanger ont été invités à prendre une licence ailleurs. Voilà pourquoi Kerfalla Sissoko, technicien d’usinage à Strasbourg, est prêt à quitter le quartier populaire de Cronenbourg, où il vit avec ses parents, et à faire trente minutes de voiture pour venir s’entraîner le soir. A Benfeld, il s’est senti « bien accueilli ». Aujourd’hui, le club fait corps autour de lui, monte au créneau pour le défendre.

    Dans les clubs urbains, saturés, les places sont plus chères. « En ville, ça devient le business », confirme un autre joueur noir. A la campagne, ce n’est pourtant pas toujours la panacée. Certains clubs de village ont des équipes colorées mais cela résulte davantage d’une mixité concédée, non encouragée. « Mal classées, les équipes sont boudées par les jeunes blancs du village qui préfèrent jouer ailleurs, alors elles prennent des joueurs noirs par défaut. Ils ont besoin de nous pour constituer une équipe mais, en même temps, on les dérange », remarque un entraîneur.

    Seul joueur noir dans un club rural, Francis Mante dit des autres joueurs et des habitants du village qu’il « croyai[t] qu’ils [l]’aimaient ». Jusqu’au jour où, ayant changé de formation, il est revenu dans le village disputer un match sous d’autres couleurs : « A chaque coin du terrain, des supporteurs sifflaient et m’insultaient… » Dans sa nouvelle équipe, il est de nouveau le seul noir. Un coéquipier l’a traité de « sale singe » lors d’un match, devant l’entraîneur et le président. Francis Mante a déposé plainte, le club lui a demandé de la retirer, sans quoi ils ne pouvaient pas le garder. « Je l’ai retirée et je me suis fait jeter », assure-t-il. Il a arrêté le foot.

    Aujourd’hui, la parole des joueurs, entraîneurs, arbitres noirs se libère si on garantit leur anonymat. Autour et sur le terrain, « sale nègre » et sa variante « sale noir », demeurent des grands classiques avec « sale bougnoule ». On entend parfois des « Elsass frei » (« Alsace libre », slogan autonomiste régulièrement repris par l’extrême droite identitaire), ou « retournez chez vous, ici c’est le FN ». Un joueur d’un club de la banlieue de Strasbourg raconte qu’un jour, son équipe a été accueillie par « la musique de Hitler », le Horst Wessel Lied, l’hymne officiel nazi. C’était il y a dix ans. Aucun des joueurs de cette équipe métissée n’a oublié.

    « Le racisme, c’est courant », soupire un arbitre d’origine somalienne, habitant de Strasbourg, qui a officié sur des matchs amateurs dans tout le Bas-Rhin pendant sept ans. L’histoire de Kerfalla Sissoko l’épouvante. Lui-même craint de se retrouver face à un semblable déchaînement de violences, sans personne pour le défendre, sans vestiaire pour se replier… L’arbitre est seul. Et quand il est noir, il se retrouve souvent soupçonné d’incompétence : « C’est la première fois que vous arbitrez ? » « Vous êtes sûr que vous en êtes capable ? » entend-t-il souvent. Ou, venant des supporteurs : « Vous êtes chez nous », quand ce n’est pas juste des « bananes » qui fusent. Il a fini par raccrocher, « par lassitude ». Même son fils ne fait plus de foot. Sa mère l’a inscrit au karaté, « là où on apprend le respect », a-t-elle dit.

    Raccrocher les crampons, Francis Mante aussi l’a fait, voilà deux ans. Devenu arbitre, il s’est fait alpaguer à la fin d’un match début mai par une dame lui reprochant d’avoir mal sifflé. Le mari de celle-ci surenchérit et balance « va manger ta banane ». L’arbitre lui demande de répéter. L’homme blanc le fait, devant tout le monde. Francis Mante le gifle. Deux joueurs s’en mêlent, l’insultent et lui donnent un coup. « C’est la première fois que j’en venais aux mains… Hélas, mais il faut un acte, sinon c’est parole contre parole, improuvable. » Francis Mante apprendra plus tard que l’homme giflé s’avère être le président du club, qui avait appelé le District d’Alsace pour demander qu’on ne lui envoie plus d’arbitres noirs. Après l’incident, il porte plainte contre Francis Mante, qui est suspendu. Devant la commission de discipline, l’homme tutoie Francis Mante (le PV l’atteste), reconnaît ses propos mais ne voit pas le problème. « Je rigolais », a-t-il déclaré, faisait « de l’humour ». La Commission l’a suspendu dix mois de ses fonctions. Les joueurs qui s’en sont pris à Francis ont, eux, été privés de quelques matchs.

    Vent de révolte

    Un dimanche de juin, on a rendez-vous pour une rencontre dans un patelin figurant sur la fameuse « liste des villages chauds ». L’entraîneur est noir, une bonne partie de l’équipe aussi. Il les a « briefés » toute la semaine. Il leur a répété de « faire profil bas », quoi qu’il arrive. L’entraîneur de l’équipe adverse les avait traités de « négros » au match aller. Ambiance. Alors ils ont rempli des voitures de supporteurs. Les gens du village sont venus encourager leurs joueurs et empêcher tout dérapage. Du système D, qui fonctionne. « Des délégués représentant le district assistent parfois aux matchs, explique le coach, mais ils ne réagissent jamais aux insultes racistes. Ils s’assurent juste que les arbitres sont payés, les cotisations à jour. Dans le foot pro, il y a un peu plus de réactions, parce qu’il y a beaucoup d’argent en jeu. Si un club est connoté raciste, il vendra moins de maillots. Nous, on peut crever. »

    Un vent de révolte souffle contre le district. « On va prendre les mesures qui s’imposent puisqu’ils ne font rien », lâche le président du FC Hipsheim, Nicolas Smargiassi. Plusieurs clubs du groupe ont décidé de boycotter Mackenheim. Ils lui donneront leurs points, mais n’iront plus. Les joueurs d’Hipsheim ne veulent plus y mettre les pieds de toute façon, tant le match aller fut houleux : insultes et crachats. Le président a écrit au district pour dénoncer le climat d’insécurité. Lettre morte. Pour son match retour face à Mackenheim, le club de Duppigheim n’a pas hésité à payer deux juges de touche supplémentaires, pour protéger ses joueurs. Plusieurs dirigeants de club s’indignent : « Le District aurait dû rayer Mackenheim de la carte. »

    Le président du District d’Alsace, René Marbach, le plus grand de France avec 80 000 licenciés, est bien embêté avec cette affaire : « Cela défraye la chronique parce que c’est croustillant. Mais cela fout en l’air tout le travail ! » Ce qui l’ennuie surtout, c’est « le buzz ». Alors qu’il y a « 2 000 matchs chaque week-end en Alsace, et [que] tout va bien », même si « ce printemps a été le plus chaud qu’[il] ait connu », admet-il. « Il n’y a pas que des blessés physiques dans cette affaire. Il faut penser aussi à tous ces blessés moraux, ces milliers de bénévoles, d’éducateurs, qui œuvrent et se battent pour des valeurs », poursuit-il, dépité. Rayer des clubs de la carte semble impensable alors que le foot amateur est en voie d’extinction dans les campagnes. René Marbach pronostique « la disparition de 200 clubs sur les 600 que compte l’Alsace d’ici cinq ans ». « Voilà le vrai problème », d’après lui.

    Concernant les incidents du 6 mai, « les sanctions n’ont été prononcées que pour les choses avérées », insiste René Marbach. Le racisme n’en fait pas partie. De son côté, la gendarmerie de Marckolsheim, chargée de l’enquête préliminaire suite aux plaintes des joueurs noirs, renvoie vers la compagnie de Sélestat, qui gère la communication pour le secteur. Au bout du fil, un gendarme soupire. L’enquête sera bientôt bouclée. Les principaux intéressés, les joueurs, n’ont toujours pas été entendus. Le gendarme nous prévient que « quand tout sera fini, va falloir débriefer avec les journalistes, parce qu’il y a eu de l’emballement ». Quand l’avocate de Kerfalla Sissoko a tenté d’obtenir des nouvelles, le son de cloche a été similaire : « Ça se dégonfle comme un soufflé cette affaire », aurait lâché un gendarme. Me Caroline Bolla s’inquiète que l’enquête de la gendarmerie, comme l’instruction conduite par le district, repose entièrement sur le rapport d’arbitrage, rédigé par l’arbitre, « un ancien gendarme », précise-t-elle, sous-entendant que puisqu’il s’agit d’un ex-collègue, qui dit n’avoir rien entendu, sa parole pourrait ne pas être mise en doute. Une insinuation qui irrite l’avocat du club de Mackenheim, Me Grégoire Mehl, qui rétorque : « L’arbitre est la seule personne neutre dans l’histoire. » D’autant que « c’est déjà monté quand même très haut, à partir d’éléments non avérés », insiste-t-il.

    Le président du club de Mackenheim, qui n’a pas voulu répondre à nos questions, a reçu fin mai une lettre de Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme. Il le prie de préciser son point de vue sur les faits et les mesures qu’il compte prendre. Du côté de Kerfalla Sissoko, ça ne va pas fort. Il va devoir être opéré de la tempe et du tympan.
    Noémie Rousseau correspondante à Strasbourg. Photo Pascal Bastien pour Libération.

    Cette histoire est scandaleuse du début à la fin. Ça en dit long sur le racisme profond qui gangrène toutes les institutions, y compris dans le sport. Une déclaration de soutien de la part des joueurs noirs champions du monde de foot serait bienvenue à minima, mais bon…

    #football #agression #impunité

    https://seenthis.net/messages/711327 via ninachani


  • #Lilian_Thuram : « Pour ne pas gâcher le jeu, on donne l’impression que tout va bien » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/27/lilian-thuram-pour-ne-pas-gacher-le-jeu-on-donne-l-impression-que-tout-va

    Moi, je sais que je suis noir parce qu’on me l’a tellement répété. Je suis devenu noir à 9 ans, en arrivant en région parisienne. Les autres enfants, qui me disaient noir, ne se disaient pas blancs. Les gens blancs sont capables de parler d’un physique noir, d’une pensée noire, mais ils ne parlent jamais d’eux. Sauf qu’ils se pensent tout le contraire. Si les #Noirs courent vite, sont forts, cela sous-entend que les Blancs sont plus intelligents, intellectuels. Dans les années à venir, il faudra questionner cette structure de pensée : pourquoi les #Blancs font cela ? Aujourd’hui, c’est compliqué de rappeler aux Blancs qu’ils sont blancs, cela entraîne souvent des blocages, c’est vécu comme une agression.

    #racisme #France

    https://seenthis.net/messages/711391 via Kassem



  • En direct de l’Europe. Condamnation record de la France pour une bavure policière
    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/en-direct-de-l-europe/en-direct-de-l-europe-condamnation-record-de-la-france-pour-une-bavure-

    la France va devoir verser 6 539 950 € à Abdelkader Ghedir, cet homme victime de violences de la part d’agents de sûreté de la SNCF et de policiers lors de son interpellation, violences qui l’ont plongé plusieurs mois dans le coma, mais pour lesquelles la justice française n’avait finalement rendu que des non-lieu, lui demandant même de rembourser les indemnisations perçues.

    Y a t’il moyen de savoir qui sont ces juges qui ont jugé un non-lieu et demandé à M.Abdelkader Ghedir de rembourses les indemnisations perçues ?
    #racisme_d'etat #violences_policière

    https://seenthis.net/messages/698139 via mad meg


  • « D’habitude, les gens comme vous se roulent par terre » : patients et médecins dénoncent les préjugés racistes du monde médical
    https://www.francetvinfo.fr/sante/mort-de-naomi-musenga/d-habitude-les-gens-comme-vous-se-roulent-par-terre-patients-et-medecin

    Les histoires de Karima et Asma ne sont pas uniques. Depuis l’affaire Naomi Musenga, les témoignages pullulent sous les hashtags #MédecineRaciste ou #SyndromeMediterranéen. Et les témoignages ne proviennent pas seulement des patients. Sous couvert d’anonymat, une gynécologue raconte à franceinfo comment elle a assisté, plusieurs fois, à des scènes racistes alors qu’elle était encore interne. Elle évoque ainsi les remarques d’un professeur lors d’une visite à ses patientes. « Nous passons devant une femme noire qui poussait des cris à chaque contraction. Jusque-là, rien d’anormal », raconte-t-elle. Quand la sage-femme s’interroge sur une éventuelle péridurale, « la réponse du gynécologue a été : ’Oh ces gens-là n’en ont pas besoin, ils ont l’habitude, ils endurent la douleur bien plus facilement que nous.’ »

    Une attitude décriée par la gynécologue qui évoque « une loi du silence ». « C’est véritablement un sujet délicat et les médecins ne se dénoncent pas entre eux. » Ce genre de comportements découle pourtant d’une expression bien connue dans le monde médical : le « syndrome méditerranéen ». « Ce n’est pas quelque chose qu’on apprend à la faculté de médecine, mais dont on peut nous parler pendant les stages », confirme le médecin Baptiste Beaulieu. « C’est un terme officieux qui sert à désigner les comportements d’exagération dans l’expression de la douleur qu’on retrouverait chez les personnes du pourtour méditerranéen. »

    #racisme #violences_medicales #discrimination

    https://seenthis.net/messages/697471 via mad meg


  • *Les « racismes intercommunautaires ». Origines, instrumentalisations et repères pour les combattre*

    Une des caractéristiques de la séquence historique présente est l’irruption de la question des dits « racismes intercommunautaires » dans le débat militant des populations issues de la colonisation et plus largement des populations racisées mais également dans le paysage médiatique et politique global. La force et la rapidité de cette irruption est, selon nous, issus d’une dualité de motivations pour poser cette question nécessaire et incontournable. Une première motivation vient de notre camp, celui des dominés qui ont un intérêt objectif à débusquer tous les facteurs de divisions. Une autre motivation vient de nos adversaires qui tentent d’instrumentaliser cette exigence légitime afin de neutraliser les prises de conscience du caractère systémique du racisme et de son lien avec les processus de production et de reproduction du capitalisme d’une part et de son extension internationale par l’impérialisme et le néocolonialisme d’autre part.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/05/22/les-racismes-intercommunautaires-origines-inst

    #racisme


  • Toni Morrison : aux origines du racisme, la violence du langage - regards.fr
    http://www.regards.fr/idees/article/toni-morrison-aux-origines-du-racisme-la-violence-du-langage
    http://www.regards.fr/IMG/jpg/8596905581_4779bea315_k.jpg

    « le #langage de l’#oppression représente bien plus que la #violence ; il est la violence elle-même ; il représente bien plus que les limites de la connaissance ; il limite la connaissance elle-même ». Le langage fait bien plus que représenter, refléter les choses et les personnes. Il est un acte, une performance, qui façonne violemment le monde et ce que l’on peut en connaître. Et le langage raciste, sexiste, classiste, n’est pas une représentation parmi d’autre du #racisme, du #sexisme, du #classisme ; il est le racisme, le sexisme, le classisme eux-mêmes.

    https://seenthis.net/messages/695641 via Agnès Maillard


  • À Paris, le restaurant L’Avenue ne veut ni Arabes ni femmes voilées
    https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/a-paris-le-resto-des-stars-ne-veut-ni-arabes-ni-femmes
    https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2018-05/17/5/enhanced/buzzfeed-prod-web-03/original-26148-1526550049-2.jpg?crop=1600:838;0,0
    C’est marrant, quand même : généralement le #racisme et le #sexisme vont souvent très bien ensemble…

    Pour vérifier ce point, nous avons tenté de faire une réservation depuis le Qatar au nom de « Ahmed ». Nous voulions réserver une table pour 4 personnes le mardi 1er mai à 12 h 30. « Malheureusement, mardi, c’est déjà complet, mais j’ai 22 h 30 », nous a répondu l’hôtesse. Nous avons alors demandé s’il était possible de réserver pour le déjeuner le lendemain. Impossible selon l’hôtesse, le restaurant étant complet. Nous avons donc demandé de réserver pour le déjeuner du jeudi 3 mai. Même réponse. L’hôtesse a prétexté des réservations effectuées par « de gros clients de New York ». Mais, lorsque nous avons rappelé un peu plus tard depuis Paris, au nom cette fois de « Yann », miracle : la réservation pour 4 personnes du mardi 1er mai a immédiatement été acceptée. Après vérification, le restaurant n’était absolument pas complet lors des créneaux sollicités.

    #discrimination

    https://seenthis.net/messages/695057 via Agnès Maillard


  • À Paris, un rassemblement en mémoire d’Ismaïl Bokar Deh, mort percuté par la police - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/reportages/cest-chaud/paris-un-rassemblement-en-memoire-dismail-bokar-deh-mort-percute-par-la-po
    https://www.bondyblog.fr/app/uploads/2018/05/ismael-deh.png

    Ismaïl Bokar Deh, vendeur d’articles de souvenirs devant le château de Versailles, est décédé le 30 avril percuté par un fourgon de police alors qu’il tentait de fuir un contrôle d’identité. Collectifs et associations d’aide aux #sans-papiers ont manifesté, vendredi 11 mai, pour exprimer leur désarroi et réclamer justice pour le Sénégalais de 58 ans arrivé en France en 2001, époux et père de huit enfants.

    #police #violences_policières #mort #racisme

    https://seenthis.net/messages/694734 via ninachani




  • La conférence de presse des parents de Naomi Musenga - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=yzt6AJ7pw1Q

    La famille de Naomi Musenga, décédée à l’hôpital de Strasbourg fin décembre après un appel pris à la légère par le Samu, compte réclamer des réponses à ses questions sur la mort de cette jeune femme de 22 ans, refusant d’ériger l’opératrice du Samu en bouc émissaire. Les parents et la sœur de cette Strasbourgeoise décédée le 29 décembre s’expriment devant la presse, au cabinet de leurs avocats.

    Je lis et relis ce qui traîne sur cette affaire et personne à part des particuliers dans les commentaires, ou des personnes militant déjà contre la négrophobie, ne présentent les choses sous l’angle du racisme. C’est quand même un truc de fou ce pays !!
    On apprend quand même que le corps est resté en réanimation après son décès au lieu d’être envoyé en chambre froide, ce qui a rendu l’autopsie compliquée, ou que personne de l’hôpital n’a reçu dignement la famille. On ne connaît pas les sanctions éventuelles prises contre l’autre personne au téléphone.
    En fait les deux façons de se débarrasser des noirs et des arabes en France c’est les dégommer comme des pigeons par l’intermédiaire de la police ou les laisser crever quand ils sont en danger via le personnel hospitalier. Et après ça vient faire la morale en pointant du doigt les États-Unis.
    #justice_pour_Naomi #Naomi_Musenga #samu #racisme #hôpital

    https://seenthis.net/messages/693545 via ninachani


  • *Les Êtres en majuscules sont toujours des Etranger·es*

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2018/04/montaigne.jpeg

    « Des notions de race et de sexe, on peut dire qu’elles sont de formations imaginaires, juridiquement entérinées et matériellement efficaces », écrit la sociologue Colette Guillaumin dans son ouvrage L’Idéologie raciste.

    Il m’a semblé important de commencer par cette citation qui se trouve vers la fin du livre. Je porte un nom aux consonances dites étrangères et souvent on m’interroge sur mon origine (voilà une chose que je partage avec l’autrice). Comme tout le monde, je suis né par hasard quelque part. En France de parent·es français·es… le fil du temps de cette assise territoriale est bien plus court que celui de Tania de Montaigne…

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/05/11/les-etres-en-majuscules-sont-toujours-des-etra

    Note sur :Tania de Montaigne : L’assignation
    Les Noirs n’existent pas

    #racisme



  • *Combattre le racisme, l’antisémitisme…. et l’islamophobie*

    Alors que se développent dans toute l’Europe des propos, actes et agressions racistes, xénophobes et antisémites :

    Nous dénonçons, combattons l’antisémitisme, et tout acte criminel ou agression à ce titre, comme nous le ferions pour toutes les formes de racisme quelles qu’elles soient.

    Nous savons que se taire aujourd’hui, banaliser ces discours et ces agressions ouvre la porte demain aux pires drames que l’histoire récente ou plus ancienne a fait connaître : qu’il s’agisse du génocide des juifs et des Roms perpétré par le nazisme, de celui des Tutsis, du génocide arménien, de l’épuration ethnique en Bosnie ou du génocide actuel des Rohingyas.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/05/02/combattre-le-racisme-lantisemitisme-et-lislamo

    #racisme


  • Toulouse mayor threatens to sack Jewish deputy who said ’too many Arabs’ in city | The Times of Israel
    https://www.timesofisrael.com/toulouse-mayor-threatens-to-sack-jewish-deputy-who-said-too-many-arab
    https://static.timesofisrael.com/www/uploads/2018/04/Untitled-14-e1524660006756-1024x640.png

    A Jewish deputy mayor in France has come under fire for saying there are “too many” Arabs in Toulouse, following a Times of Israel report on an interview he had with an Israeli radio station. The city’s mayor has threatened to take action against the deputy mayor, Aviv Zonabend, and even fire him, if a translator confirms he made the remark.

    Un conseiller municipal de Toulouse estime qu’il y a « trop d’Arabes », le maire ouvre une enquête - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/politique/un-conseiller-municipal-de-toulouse-estime-qu-il-y-a-trop-d-arabes-le-mai

    #racisme

    https://seenthis.net/messages/690911 via Kassem


  • *L’islamophobie ne sera jamais une réponse à l’antisémitisme*

    Il n’y a pas « d’antisémitisme musulman », tout comme il n’y a pas « d’islamophobie juive » . Il y a par contre des comportements et des actes antisémites, parmi lesquels certains sont commis (aussi et entre autres) par des musulmans. Et il y a des comportements et des actes islamophobes, parmi lesquels certains sont commis (aussi et entre autres) par des juifs…

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/04/30/lislamophobie-ne-sera-jamais-une-reponse-a-lan

    #racisme


  • A Montgomery, Alabama: un mémorial aux milliers de victimes de lynchages de noirs américains

    A Lynching Memorial Is Opening. The Country Has Never Seen Anything Like It. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/04/25/us/lynching-memorial-alabama.html
    https://static01.nyt.com/images/2018/04/24/us/00lynching-1sub/00lynching-1sub-facebookJumbo.jpg

    MONTGOMERY, Ala. — In a plain brown building sits an office run by the Alabama Board of Pardons and Paroles, a place for people who have been held accountable for their crimes and duly expressed remorse.

    Just a few yards up the street lies a different kind of rehabilitation center, for a country that has not been held to nearly the same standard.

    The National Memorial for Peace and Justice, which opens Thursday on a six-acre site overlooking the Alabama State Capitol, is dedicated to the victims of American white supremacy. And it demands a reckoning with one of the nation’s least recognized atrocities: the lynching of thousands of black people in a decades-long campaign of racist terror.

    At the center is a grim cloister, a walkway with 800 weathered steel columns, all hanging from a roof. Etched on each column is the name of an American county and the people who were lynched there, most listed by name, many simply as “unknown.” The columns meet you first at eye level, like the headstones that lynching victims were rarely given. But as you walk, the floor steadily descends; by the end, the columns are all dangling above, leaving you in the position of the callous spectators in old photographs of public lynchings.

    The magnitude of the killing is harrowing, all the more so when paired with the circumstances of individual lynchings, some described in brief summaries along the walk: Parks Banks, lynched in Mississippi in 1922 for carrying a photograph of a white woman; Caleb Gadly, hanged in Kentucky in 1894 for “walking behind the wife of his white employer”; Mary Turner, who after denouncing her husband’s lynching by a rampaging white mob, was hung upside down, burned and then sliced open so that her unborn child fell to the ground.

    There is nothing like it in the country. Which is the point.

    “Just seeing the names of all these people,” said Bryan Stevenson, the founder of the #Equal_Justice_Initiative, the nonprofit organization behind the memorial. Many of them, he said, “have never been named in public.”

    Mr. Stevenson and a small group of lawyers spent years immersing themselves in archives and county libraries to document the thousands of racial terror lynchings across the South. They have cataloged nearly 4,400 in total.

    Inspired by the #Holocaust_Memorial in Berlin and the #Apartheid_Museum in Johannesburg, Mr. Stevenson decided that a single memorial was the most powerful way to give a sense of the scale of the bloodshed. But also at the site are duplicates of each steel column, lined up in rows like coffins, intended to be disseminated around the country to the counties where lynchings were carried out. People in these counties can request them — dozens of such requests have already been made — but they must show that they have made efforts locally to “address racial and economic injustice.”

    Voir également : https://eji.org

    #racisme #racism #Etats-Unis #USA #histoire #history #esclavage #slavery #Jim_Crow #lynchage #lynching #justice #injustice

    https://seenthis.net/messages/689888 via David Sharp


  • *Antisémitisme : la supercherie d’un appel*

    La parution d’un appel contre l’antisémitisme est à priori une bonne nouvelle. Nous ne sommes jamais de trop pour lutter contre l’antisémitisme et tous les racismes, même si la densité d’islamophobes et de racistes parmi les signataires (voir ci-dessous) montrait d’emblée qu’il s’agissait d’une initiative douteuse.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/04/24/antisemitisme-la-supercherie-dun-appel

    #france #racisme


  • Mickaël Joron : « Winnie Mandela était la colonne vertébrale de la lutte » - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/mickael-joron-winnie-mandela-etait-2171.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2171.png

    #Winnie Madikizela-#Mandela est morte à 81 ans, dans un hôpital de #Johannesburg, le 2 avril 2018. Pour lui rendre hommage, 7 Lames la Mer donne la parole à un jeune Réunionnais, engagé, #militant, #artiste issue d’une grande famille de lutte et de musiciens : Mickaël Joron qui a vécu une partie de son adolescence en #AfriqueduSud .

    #ANC #apartheid #WinnieMandela #NelsonMandela #segregation #racisme #


  • Working class in Britain ? You must be white | New Internationalist
    https://newint.org/features/2018/03/01/working-class-in-britain
    https://newint.org/sites/default/files/styles/watermarked_social_media_image/public/working-class-in-brittain-social.jpg?itok=gpV49DpU

    Kam Sandhu questions why the British working class is inevitably conceived of as white, despite ethnic minority communities being at the sharpest end of inequality

    #inégalités #racisme #médias #narrative #blancs #royaume-uni #must-read

    https://seenthis.net/messages/681360 via Fil


  • Nouvelle étude de l’USJ : 3 % du territoire libanais abrite 79 % de sa flore ! - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1103674/nouvelle-etude-de-lusj-3-du-territoire-libanais-abrite-79-de-sa-flore
    https://s.olj.me/storage/attachments/1104/102840_567995_large.jpg

    Le Liban, considéré comme un point chaud de la biodiversité du bassin méditerranéen, se caractérise par une richesse floristique estimée à 2 612 espèces végétales, dont 108 sont endémiques (uniquement au Liban et nulle part ailleurs dans le monde). Cependant, l’urbanisation anarchique de la période de reconstruction post-guerre (1975-1991) ainsi que l’augmentation sans précédent de 30 % de sa population entre 2011 et 2013 ont largement contribué à la perte de biodiversité.

    L’affirmation que l’arrivée des réfugiés syriens a contribué à la dégradation de la biodiversité libanaise est complètement gratuite, manifestement en contradiction avec la carte qui montre des zones de bioversité principalement en montagne et dans les zones humides, alors que les réfugiés sont installés en ville et, dans la Beqaa, dans qqs zones agricoles où l’usage immodéré des pesticides a depuis longtemps toute biodiversité... Impossible si cette affirmation typiquement raciste vient du rédacteur de l’OJ ou de l’étude (ce qui ne m’étonnerait pas). Cela rappelle, il y a qqs mois, une étude gouvernementale accusant les réfugiés syriens des dysfonctionnements de l’électricité au Liban.
    #réfugiés #biodiversité #Liban #racisme

    https://seenthis.net/messages/674843 via rumor


  • La vidéo « grand remplaciste » de Lázár fâche #Vienne
    https://courrierdeuropecentrale.fr/vienne-fachee-par-les-methodes-racistes-du-fidesz

    János Lázár, ministre de #Viktor_Orbán, s’est servi de la capitale de l’Autriche pour illustrer le risque de remplacement des populations blanches et chrétiennes qui pèse, selon le Fidesz, sur la Hongrie. Après le Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme plus tôt dans la semaine, c’est au tour de la capitale autrichienne de protester contre le gouvernement hongrois.

    #Politique #Article_payant #Autriche #immigration #János_Lázár #Racisme #une-sous