#radio_france


  • Audiences #radio : la “126 000” de #Médiamétrie est-elle vraiment fiable ?
    http://www.telerama.fr/radio/audiences-radio-la-126-000-de-mediametrie-est-elle-vraiment-fiable,141112.p

    La « 126 000 », comment ça marche ?

    Chaque soir de semaine ou de week-end, entre septembre et juin, une armée de sondeurs installée à Amiens compose des numéros de fixes ou de portables avec un objectif : trouver des hommes, des femmes, de treize ans ou plus, actifs ou non, citadins ou urbains, qui répondront à leurs interrogations. Avez-vous écouté la radio aujourd’hui ? Si oui quelle(s) station(s) ? A quelle heure ? Quel endroit ? En tout, 126 000 questionnaires de ce type sont menés à leur terme au cours de la saison — d’où le nom de l’étude (lire ici notre reportage chez Médiamétrie).

    Cette méthode a cependant ses limites. L’année dernière, il fallait composer 68 numéros pour que quelqu’un décroche (contre 49 quelques années plus tôt). A la rentrée dernière, ce chiffre est même monté à 88 ! « Cette augmentation subite était exceptionnelle, tempère Emmanuelle Le Goff. Un opérateur téléphonique avait décidé de bloquer nos numéros pour préserver la tranquillité de ses abonnés. » Car tout le monde ne meurt pas d’envie de répondre à un sondage entre la poire et le fromage. De fait, parmi les 68 qui décrochent (ou permettent qu’on laisse un message sur leur répondeur), un seul sur 12 va au terme de l’enquête ! « A ce niveau-là, le gars qui accepte de passer plus d’un quart d’heure à répondre à Médiamétrie — même si c’est pour dire qu’il n’a pas allumé son poste de la journée, ndlr —, s’intéresse déjà certainement à la radio... », persifle un acteur du secteur.

    La « 126 000 » est-elle pertinente ?

    C’est « la plus grosse enquête de ce type réalisée en France », rappelle Emmanuel Perreau, directeur de l’antenne et des programmes de France Inter. Or plus le panel est large, plus la fiabilité statistique est grande : rien à redire là-dessus. « Elle est stable dans le temps, et acceptée par l’ensemble des acteurs du marché », ajoute Serge Schick, directeur délégué au marketing stratégique et à la diversification à Radio France. On frise la tautologie : l’étude est valable parce qu’elle est considérée comme telle par ses acheteurs ! Acheteurs qui sont juge et partie, puisqu’à la fois clients et administrateurs (ils siègent au conseil d’administration de Médiamétrie)... Autrement dit par le dirigeant d’une radio privée : « J’adhère à Médiamétrie, parce que c’est elle qui frappe la monnaie ! » Les données qu’elle produit permettent en effet aux annonceurs de savoir où placer leurs spots de pub, et à quels tarifs. Aucune autre société ne mesurant l’audience de la radio, ce sont les résultats de Médiamétrie, référence du marché, qui font figure de valeur absolue.

    #audiovisuel_public #Radio_France cc @sparf

    http://seenthis.net/messages/493914 via tbn


  • #Mathieu_Gallet à l’INA : sa com’ et ses palaces épinglés par la Cour des comptes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230516/mathieu-gallet-l-ina-sa-com-et-ses-palaces-epingles-par-la-cour-des-compte

    Mathieu Gallet, président de l’INA de 2010 à 2014, aujourd’hui patron de Radio #France © Reuters Un rapport provisoire de la Cour des comptes, dont Mediapart a pris connaissance, révèle le train de vie professionnel de Mathieu Gallet à l’INA, ses « hôtels de grand standing » et ses tables étoilées. Sous sa présidence, des contrats de conseil ont été signés sans mise en concurrence, selon un choix de procédure « inadapté voire irrégulier ».

    #INA #Radio_France


  • «Grève à Radio France : un an après, où en est-on ?»
    http://www.telerama.fr/radio/radio-france-ou-en-est-on-un-an-apres-la-greve,140444.php

    #Radio_France a subi une grève historique d’un mois, du 19 mars au 16 avril 2015. Le groupe public vit aujourd’hui une période charnière, entre un chantier pharaonique — qui n’en finit pas, durant dix ans au lieu des cinq prévus — et des économies à faire, pour revenir à l’équilibre budgétaire. Petit bilan, un an après le mouvement social qui a ébranlé la Maison Ronde.

    #radio

    http://seenthis.net/messages/475293 via intempestive



  • La procédure de nomination de Mathieu Gallet à #Radio_France qualifiée d’« opaque » et « hors sol » par le député auteur d’un rapport sur l’application par le #CSA de la loi sur l’indépendance de l’#audiovisuel_public
    http://www.lcp.fr/videos/reportages/179043-la-procedure-de-nomination-de-mathieu-gallet-a-radio-france-qualifiee-d-o

    Le député socialiste Marcel Rogemont estime que ni l’actuel président de Radio France avant sa nomination, ni le CSA « n’avaient une vision suffisamment éclairée de la situation de l’entreprise ».

    La commission des affaires culturelles a examiné mercredi le rapport d’information sur l’application, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), de la loi du 15 novembre 2013 relative à l’indépendance de l’audiovisuel public.

    http://seenthis.net/messages/453336 via tbn


  • Les Etats-Unis confirment l’installation « temporaire » d’armes lourdes en Estonie, Lituanie, Lettonie, Bulgarie, Roumanie et en Pologne http://www.lemonde.fr/international/article/2015/06/23/les-etats-unis-confirment-l-installation-temporaire-d-armes-lourdes-dans-sep

    Le ministre de la défense américain, Ashton Carter, a confirmé mardi 23 juin à Tallinn, capitale de l’Estonie, que les #Etats-Unis allaient « faire stationner temporairement des armements (…) dans des pays d’Europe centrale et orientale », principalement des chars et des équipements d’artillerie mobile.

    Sept Etats sont concernés : l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Bulgarie, la Roumanie et la Pologne. « Le matériel tournera dans la région pour entraînements et exercices », a ajouté Ashton Carter, et une partie serait également envoyée en Allemagne afin de renforcer l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (#OTAN).

    C’est la première fois que des armes lourdes américaines seront ainsi déployées sur le flanc est de l’OTAN, dans des pays membres de l’Alliance mais ayant longtemps appartenu à la sphère d’influence de l’Union soviétique. Le ministre de la défense américain rencontrait mardi ses trois homologues baltes sur fond de crise persistante avec la #Russie.

    J’ai pas trop suivi les #FranceLeaks de #Wikileaks mais cette information est sans doute à mettre en parallèle.

    Notons également la #coïncidence de ces fuites avec le vote définitif du #pjlrenseignement ce mercredi 24 juin.

    Et demain, gros bordel annoncé à Paris avec les #taxis VS #uber ; également grève interpro des #services_publics dont #Radio_France.

    Enfin, des bisous à tous.

    http://seenthis.net/messages/384158 via tbn


  • France Culture remercie Colette Fellous et Sophie Nauleau
    http://www.telerama.fr/radio/france-culture-remercie-colette-fellous,127591.php

    L’une des voix emblématiques de #France_Culture ne viendra plus bercer les oreilles des auditeurs à la rentrée : Colette Fellous, 65 ans, ne fera pas partie de la nouvelle grille. Productrice à Radio France depuis 1980, elle a animé Les Nuits magnétiques de 1990 à 1999 et présente Carnet nomade, chaque samedi à 20h. Autant de voyages radiophoniques portés par son charisme  : « Je voulais faire de la radio comme on écrit, comme on rêve, comme on invente, comme on compose… », confiait la romancière l’année dernière à Télérama.

    Après le départ d’Alain Veinstein, animateur et producteur de l’émission littéraire Du jour au lendemain jusqu’en juin 2014, la direction pousse ainsi vers la sortie un autre pilier de la station. Après lui avoir reproché de fournir une émission « trop littéraire », son directeur Olivier Poivre d’Arvoir lui aurait toutefois proposé de réfléchir à une longue série d’été pour l’été 2016.

    Les amoureux des mots ne retrouverons pas non plus l’émission Ça rime à quoi produite par Sophie Nauleau, qui était à l’antenne depuis 2008. Le seul rendez-vous de #poésie à #Radio_France disparait lui aussi de l’antenne. « Olivier Poivre d’Arvor m’a dit que l’émission ne générait pas assez de #podcasts, rapporte Sophie Nauleau, dépitée. Et il estime que d’autres sujets méritent d’être davantage mis en avant, comme la photographie ». La productrice ne décolère pas : « C’est cavalier, et sans argument qui tienne la route ». D’une façon générale et pour des raisons d’économie, il semble que le nombre de producteurs doive diminuer sur France Culture.

    http://seenthis.net/messages/377743 via La SPARF


  • Fort bonne mise en perspective de #Radio_Fanch : « Le coup de grâce… sans grâce »
    http://radiofanch.blogspot.fr/2015/06/le-coup-de-grace-sans-grace.html

    Juste une question de décence. Dans quelques jours #France_Inter publiera un double CD « L’esprit Inter ». Quel esprit ? Dans un communiqué #Didier_Varrod (1) écrit : « Fort de l’enthousiasme de notre programme musical de grève… ». L’entreprise de discrédit d’un mouvement de 28 jours atteint ici un point culminant. Par-dessus tout pendant la #grève le plus important pour M. Varrod a été de produire et de diffuser une play-list que les auditeurs ont plébiscité. « Du moment qu’ils écoutent la chaîne » doit se féliciter M. Varrod. Aller jusqu’à donner un tel « spectacle » une telle publicité à une play-list de grève, c’est révoltant, dégueulasse et indigne. Où était l’enthousiasme du 19 mars au 17 avril 2015 ?

    (...) Mardi soir, ironie sordide de l’histoire, était enregistré en studio à Radio France « Le dimanche idéal » d’#Arièle_Butaux émission hebdomadaire de #France_Musique. Avant l’enregistrement la toute nouvelle #Coordination_de_Radio_France a tenu à faire le communiqué suivant :

    "Pardon de vous interrompre. Nous nous permettons de nous inviter un court instant parmi vous ; sans y avoir été conviés, mille excuses Arièle. Ce qui motive notre présence est en fait en lien avec ce qui arrive à votre émission.

    Nous sommes des personnels de la radio, nous sommes venus vous dire qu’il est fortement probable que cette émission hebdomadaire « Le dimanche idéal » d’Arièle Butaux à laquelle vous assistez ce soir - que ce précieux rendez vous avec vous, public - ne soit pas reconduit l’année prochaine.

    Nous voulions que vous sachiez que comme de nombreux salariés qui travaillent ici, nous ne sommes pas d’accord avec ce choix éditorial des dirigeants de #Radio_France.
    Si vous refusez, vous aussi, la réduction des émissions en public et les moyens de leur production, vous pouvez signer cette pétition, merci de la faire circuler dans les rangées et de la laisser à l’équipe.

    La coordination de Radio France vous souhaite une excellente soirée… Et vive la #radio publique !" (3)

    Voilà donc les nouvelles façons de faire la promotion de la musique à Radio France. D’un côté la promotion d’une play-list de grève, de l’autre le choix d’arrêter une émission musicale en public. C’est quoi cette roublardise permanente qui veut à la fois ouvrir la Maison de la radio au public pour lui faire vivre de l’intérieur « La fabrique de la radio » et dans le même temps empêcher le public de continuer à être fidèle à une émission musicale (3) publique que le plébiscitée par le public ?

    Il y a beaucoup de fois le mot « public » dans ma phrase précédente. Sans doute parce que c’est peut-être un mot en voie de disparition…

    cc @sparf

    http://seenthis.net/messages/377355 via Syntone


  • #Culture : les notes secrètes de Filippetti à Hollande | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210515/culture-les-notes-secretes-de-filippetti-hollande?onglet=full

    C’est la petite musique qui monte. Manuel Valls serait le sauveur de la culture. Fait rare, il s’est même permis il y a quelques jours de critiquer publiquement une décision prise par son prédécesseur Jean-Marc Ayrault et par le président de la République François Hollande. Celui de la baisse du budget de la culture en 2013 et 2014. « Cela a été une erreur au cours des deux premières années du quinquennat de François Hollande de baisser le budget de la culture au-delà des nécessités liées à la lutte contre l’endettement ou les déficits publics », a-t-il déclaré à l’occasion d’un déplacement à Cannes. Avant d’insister : « Il ne faut jamais donner de mauvais signe quand on parle de culture. » De fait, le budget de la culture et de la communication a été stabilisé en 2015 après deux ans de baisse (- 4 % en 2013 et - 2 % en 2014) sans tout de même être augmenté.

    Mais ce que Manuel Valls ne dit pas, c’est que ce budget a fait l’objet de débats vifs au sein du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, dont il était le ministre de l’intérieur. À l’époque, Aurélie Filippetti, ministre de la culture de 2012 à 2014, a tenté d’infléchir la ligne de l’exécutif. Elle a écrit de nombreuses notes à son premier ministre et à François Hollande. Mediapart s’en est procuré une dizaine, toutes écrites par la ministre de l’époque, aujourd’hui accusée par certains de ses camarades d’avoir laissé s’installer l’austérité rue de Valois. Une attaque non dénuée d’arrière-pensées politiciennes, en plein congrès socialiste. Aurélie Filippetti, qui a démissionné du gouvernement avec Benoît Hamon et Arnaud Montebourg fin août 2014, a en effet rejoint la motion de l’aile gauche et des « frondeurs » (la motion B), et les votes pour les motions ont justement lieu ce jeudi soir.

    Les lettres d’Aurélie Filippetti révèlent l’abandon, dès les lendemains de la victoire de 2012, d’un secteur pourtant emblématique de la gauche au pouvoir. Dès juillet 2012, soit deux mois seulement après l’installation du gouvernement, elle écrit à Jean-Marc Ayrault : « Les arbitrages rendus m’inquiètent beaucoup. […] Je crains que nous ayons à gérer des mouvements forts. Je crains que tout projet ambitieux soit rendu impossible. » Le 1er août, elle insiste auprès du premier ministre : « D’ores et déjà, les professionnels et les représentants des secteurs concernés commencent à s’alarmer du non respect de la promesse de sanctuarisation du budget de la culture qui avait été faite à plusieurs reprises pendant la campagne. »

    Le candidat Hollande s’était engagé à maintenir les crédits culturels – par exemple, en présence de Jean-Marc Ayrault, lors d’un meeting à Nantes où il explique que la culture est « au cœur d’un projet politique, ce n’est pas seulement un élément d’un programme ; c’est ce qui doit animer la démarche d’un candidat sûrement et d’un président, nécessairement ».

    Aurélie Filippetti, qui croit alors pouvoir se targuer du soutien de François Hollande, écrit également au président de la République. Le 1er août 2012, elle ne s’embarrasse pas de circonlocutions et écrit (voir ci-dessous) : « Nous prenons des risques évidents pour une économie dérisoire à l’échelle de l’État, le budget de la culture ne représentant que 0,7 % de celui de l’État en 2012 ! » Puis : « Je constate cependant avec amertume à quel point la gauche a renoncé à voir dans l’art et la culture un vecteur de lien social. Le mépris gestionnaire pour ce secteur, que nous avons dénoncé pourtant chez M. Sarkozy, mais qui seul peut expliquer que l’on s’acharne à regarder ligne à ligne un budget si étroit déjà, nous amène à renoncer à un levier économique, citoyen et politique que je continue de croire essentiel. »

    Dix jours plus tard, la ministre insiste auprès de Jean-Marc Ayrault : « C’est la première fois depuis le début de Ve République que ce département enregistre une baisse de son budget, y compris pendant le précédent quinquennat. C’est la première fois que la gauche au pouvoir fait peser plus durement sur la culture que sur les autres départements ministériels ses objectifs de saine gestion. » Pour rappel, Aurélie Filippetti ne demande pas à l’époque d’augmentation de son budget : elle a elle-même préparé un budget plus que serré pour répondre à l’exigence de réduction du déficit public à laquelle elle souscrit (elle était porte-parole de François Hollande durant la campagne présidentielle).

    Mais ses mots trahissent une vraie inquiétude sur le reniement qui se prépare quelques semaines seulement après l’élection victorieuse de François Hollande : « La parole donnée, pendant la campagne présidentielle mais également après les élections (vous avez vous-même annoncé que le budget de la culture ne serait pas amputé), n’est donc pas respectée, ce qui me paraît soulever un problème politique majeur. Non seulement, le budget de la culture n’est pas sanctuarisé, mais il est globalement moins bien traité que d’autres budgets, pour lesquels aucune promesse n’avait été faite. »

    Début janvier 2013, Aurélie Filippetti a fait le deuil du premier budget. Pour celui de 2014, elle espère encore un « dégel total des crédits du ministère », comme elle l’écrit à François Hollande. Elle s’inquiète notamment de la fragilisation de l’industrie du cinéma ponctionnée à travers un prélèvement exceptionnel sur le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) et revient sur les impasses dans lesquelles le gouvernement s’engage concernant l’#audiovisuel_public. Une phrase de sa note envoyée le 1er août 2012 à Jean-Marc Ayrault résonne particulièrement en ce printemps 2015 marqué par une grève historique de #Radio_France et la désignation sur un projet trouble de la nouvelle présidente de #France_Télévisions. Revenant sur les scenarii analysant l’impact d’une baisse de 3 % sur l’ensemble des entreprises, elle écrit : « Ils se traduisent inévitablement par une réduction de l’offre (fermeture de chaînes), une baisse importante des effectifs (1500 pour FTV mais l’impact est du même ordre pour Radio France), une réduction des budgets de production. »

    Le 24 janvier 2014, la ministre de la culture écrit une nouvelle fois au président de la République. « Personne ne comprend notre stratégie. Aujourd’hui, les alertes sont partout fortes. […] L’équation est donc toujours la même : pour des économies qui pèsent peu, on provoque un mouvement d’humeur visible et dangereux et on perturbe un système productif efficace. Elle est catastrophique politiquement ; elle pèse aussi sur l’image du Président de la République », lance Aurélie Filippetti. Au pied de sa lettre, la ministre a ajouté à la main : « Mon inquiétude est extrême. La situation budgétaire du ministère ne permet plus de mener à bien ses missions. La culture ne peut plus être mise à contribution. J’ai besoin de ton soutien. »

    En annexe, la note de Filippetti fait un tableau apocalyptique de la situation de la culture en France. Elle parle de « tensions très fortes qui ne pourront que s’amplifier compte tenu des priorités et des impasses identifiées pour l’avenir ». Et de « marges de manœuvre épuisées : la poursuite de l’effort réalisé ces deux dernières années aura des conséquences lourdes et irréversibles dont nous devrons pleinement assumer les effets politiques ».

    Deux mois plus tard, Jean-Marc Ayrault est débarqué, balayé par les élections municipales dévastatrices pour la gauche au pouvoir. Manuel Valls le remplace, après avoir été soutenu en sous-main par plusieurs ministres importants du gouvernement, notamment Arnaud Montebourg et Benoît Hamon (lire notre article de l’époque), mais aussi… Aurélie Filippetti. Comme ses deux camarades, elle espère que Manuel Valls donnera davantage de gages à gauche, au moins pour des raisons tactiques.

    De fait, le budget pour la culture de 2015 est enfin stabilisé. Filippetti s’en félicite dans un courrier daté du 3 juillet 2014 adressé à Manuel Valls : « L’idée que la Culture est mieux considérée et reconnue depuis le remaniement, idée qui ne demande qu’à prospérer compte tenu de votre engagement personnel, ne pourra dans ce contexte le faire que si elle est associée à un signal budgétaire clair. »

    Quelques semaines plus tard, Filippetti quitte pourtant le gouvernement et retrouve sa liberté de parole. À ses yeux, le compte n’y est pas. Le pari Valls est un échec. Elle l’écrit clairement dans sa lettre de démission (à retrouver ici). Dans un entretien à Mediapart, elle explique alors : « J’ai été la ministre qui a dû assumer – et c’est le rôle d’un ministre d’assumer un choix collectif même quand il l’a combattu – la baisse du budget de la culture de 6 % sur deux ans, dont 4 % dès la première année. C’était une décision très lourde et c’était inutile. […] La culture aurait dû être préservée, parce qu’elle est un symbole et une force pour la France. C’était déjà un symptôme de la politique d’austérité qui a jeté la France, mais aussi l’Europe, dans une situation de blocage économique. » Pour l’ancienne ministre, devenue députée, l’austérité culturelle continue. Elle l’a redit dimanche sur France Info, en réponse au premier ministre : « Même si Manuel Valls reconnaît cette erreur aujourd’hui, je constate que l’austérité a continué pour les collectivités locales avec un impact direct sur la culture puisqu’il y a plus de 150 festivals qui vont être annulés parce que les collectivités ne peuvent plus les financer. »

    21 MAI 2015 | PAR LÉNAÏG BREDOUX ET JOSEPH CONFAVREUX

    #socialistes

    http://seenthis.net/messages/377092 via tbn


  • Retour sur la grève à #Radio_France
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7682

    Ebauche d’analyse d’une #grève dite exemplaire mais somme toute ordinaire.

    Ambiance électrique et délétère dans l’entreprise depuis plusieurs mois due aux travaux qui n’en finissent pas et qui perturbent la réalisation des émissions, à une direction déficiente et incompétente, à une absence de dialogue entre partenaires sociaux, à une réelle souffrance du personnel dont le travail n’est pas reconnu à sa juste valeur, et à l’arrivée d’un nouveau pdg sûr de lui, qui accumule les bévues et affiche un réel mépris.

    C’est la réaction radicale de certains face à cette situation qui a libéré les paroles et les actes, poussant l’ensemble des #salarié.e.s et #précaires à se lever et à revendiquer, pendant 28 jours d’une grève, qui a été qualifiée d’exemplaire et historique dans l’audiovisuel public, cette dignité tant bafouée…

    Une formidable envie d’en découdre et une réelle solidarité se sont manifestées quelques temps avant le déclenchement de la grève et se sont confirmées le long des différentes #assemblées_générales qui ont ponctué ce mouvement.

    Les #organisations_syndicales qui par ailleurs n’avaient pas brillé par leur combativité dans les mois et années précédant ce mouvement, ont dans la logique des règles gérant le « dialogue social dans l’entreprise » pris les choses en main, le train en marche et face à l’inertie de la direction, déposé des préavis de grève portant sur la production, les orchestres, les services de propreté et de sécurité et le démantèlement des radios locales.

    Sous la pression de l’assemblée générale, les syndicats ont accepté de déposer trois autres préavis portant notamment sur les travaux, mais les ont finalement abandonnés, cédant à une direction qui considérait, au mépris des textes et de la loi, qu’ils étaient illégaux.

    Il s’agit là de la première trahison dont se sont rendus coupables les syndicats réunis dans l’intersyndicale.

    http://seenthis.net/messages/368525 via colporteur


  • How the NSA Converts Spoken Words Into Searchable Text ~ The Intercept
    https://firstlook.org/theintercept/2015/05/05/nsa-speech-recognition-snowden-searchable-text
    https://prod01-cdn02.cdn.firstlook.org/wp-uploads/sites/1/2015/04/mia_Intercept_NSAphoneXX2.jpg

    Top-secret documents from the archive of former #NSA contractor Edward #Snowden show the National Security Agency can now automatically recognize the content within phone calls by creating rough transcripts and phonetic representations that can be easily searched and stored.

    La #voix automatiquement transformée en #texte brut, voilà qui pourrait inspirer les #radios et notamment #Radio_France pour indexer les émissions dans les #moteurs_de_recherche et ainsi faire des #podcasts de vraies ressources documentaires, ce qu’elles sont déjà mais de manière plus ou moins confidentielles.

    Ca rappelle un peu le projet de l’IRI, « Ligne de temps » :
    http://www.iri.centrepompidou.fr/outils/lignes-de-temps

    Reste bien sûr à arracher cette techno au secret des services, toujours pionniers en matière d’#innovation.

    http://seenthis.net/messages/367908 via tbn


  • « Le média le plus riche et le moins cher du monde », tribune d’#Aude_Lavigne, productrice de #France_Culture http://www.revue-hippocampe.org/actualites/341-le-media-le-plus-riche-et-le-moins-cher-du-monde.html

    La situation est simple, cette entreprise n’a jamais eu de déficit de toute son histoire. Les comptes étaient équilibrés jusqu’à l’an dernier, mais il a été facile de la fragiliser volontairement : la réduction de la redevance (directement liée à la suppression de la publicité en soirée sur #France Télévision) et la gestion désastreuse du chantier de réhabilitation de la #radio ont créé un déficit « modeste » de 20 millions d’euros. Si le déficit est modeste c’est tout simplement parce que voilà plus de 10 ans que de nombreuses économies sont réalisées sur la production et sur les contenus : moins de concerts, (...)

    #Aude_Lavigne #France_Culture #Radio_France #grève #Radio