#rafale

  • #Dassault soupçonné d’avoir enfreint les règles des marchés publics en #Inde
    https://www.mediapart.fr/journal/international/171117/dassault-soupconne-d-avoir-enfreint-les-regles-des-marches-publics-en-inde

    Alors que des rendez-vous politiques importants se profilent dans le sous-continent, le chef de l’opposition, Rahul Gandhi, s’interroge sur l’alliance passée fin 2016 entre l’avionneur français et le groupe indien Reliance Infrastructure pour fabriquer les #Rafale.

    #International #Narendra_Modi


  • L’Europe en retard d’une guerre industrielle
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/QUATREPOINT/57557

    (…) Prise en tenaille entre la doxa anglo-saxonne et l’#ordolibéralisme allemand, l’#industrie française explose, et, avec elle, des millions d’emplois.

    Ces nouveaux rapports de forces se retrouvent dans #Airbus Group (nouveau nom d’#EADS), mais aussi dans Arianespace, où l’influence des Français diminue. Comme le constatent en privé certains hauts cadres, le nouveau patron d’Airbus Group, l’Allemand Thomas Enders, « s’américanise de plus en plus ». En 2016, il a ainsi placé un Américain au poste de directeur de la recherche et de la technologie : M. Paul Eremenko, ancien cadre dirigeant de la Defense Advanced Research Projects Agency (#Darpa), l’organisme d’État qui, aux États-Unis, oriente tous les crédits en matière de recherche et développement, notamment dans la défense. Un peu comme si Boeing recrutait un ancien patron de la direction générale de l’armement française. Airbus Group, faut-il le rappeler, fabrique les missiles de la force de frappe française.

    Même évolution chez Arianespace. Pour la mise en orbite des #satellites européens, ses lanceurs se trouvent systématiquement en compétition avec ceux des Russes et des Américains. Or ceux-ci, avec le soutien de leurs gouvernements, cassent les prix. L’Allemagne a choisi l’américain #SpaceX pour trois de ses satellites. Certes, les Européens ont finalement mené à bien le programme #Galileo, un service de géolocalisation par satellites concurrent du GPS américain. Mais dix-huit ans se sont écoulés entre le lancement du projet et son achèvement, en décembre 2016. Bilan : au moins six ans de retard, un doublement du budget et d’innombrables psychodrames entre les pays participants, certains ne restant pas insensibles aux pressions américaines.

    Dans les industries de défense, les coopérations ont bien souvent tourné court (c’est le cas du char franco-allemand). Dans les avions de combat, la France a fait cavalier seul avec son #Rafale, tandis que les Allemands et les Britanniques fabriquaient leur Eurofighter. Les deux avions se concurrencent à l’exportation, certains pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Italie et les Pays-Bas, préférant même acheter le F-35 américain, jet militaire le plus cher de l’histoire de l’aéronautique.

    Mais c’est dans le numérique que l’échec se révèle le plus cuisant. Depuis trente ans, avec la complicité tacite de la plupart des États, Bruxelles a systématiquement bloqué tout projet visant à créer des champions européens. Un tel laisser-faire contraste avec les initiatives prises par les Chinois et même par les Russes. Pourquoi développer une offre européenne puisque les #Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) le font pour nous ?…

    Des monopoles échappant à tout contrôle dans le secteur des données sensibles : face à ce danger, une prise de conscience semble toutefois émerger à Bruxelles. D’où la mise en accusation de Google pour atteinte à la concurrence par la Commission européenne, en juillet 2016. Installé en Irlande, le groupe américain bénéficiait d’une fiscalité très avantageuse. Mais cette réprimande — très médiatisée — n’est qu’un acte isolé que Dublin, attaché à un régime qui lui permet d’attirer les entreprises, a vivement déploré. La tentation de se soumettre aux géants américains demeure grande. Fin janvier 2017, le ministre des affaires étrangères danois, M. Anders Samuelsen, a ainsi annoncé la nomination d’« ambassadeurs » de son pays auprès des Gafam : « Ces entreprises sont devenues de nouvelles nations. À l’avenir, nos relations bilatérales avec Google seront aussi importantes que celles que nous entretenons avec la Grèce. » Si cette attitude — semblable à celle de l’Irlande, qui se voit plus que jamais en porte-avions des #multinationales américaines — se confirme, c’est le sens même du projet européen qui est atteint.

    -- Jean-Michel Quatrepoint, @mdiplo, juin 2017.

    On l’avait noté quelque part ici cette décision de la Suède, mais je ne retrouve pas.

    cc @xporte

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  • #Rafale : comment la #France a mangé son chapeau en #Inde
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220916/rafale-comment-la-france-mange-son-chapeau-en-inde

    La signature annoncée du contrat entre l’armée de l’air indienne et #Dassault pour l’achat de 36 Rafale marque un tournant tactique à Delhi, dont l’obsession est aujourd’hui la #Chine, et non plus le #Pakistan.

    #International #Economie #armement #Asie #Aviation #contrats #Elysée


  • #Rafale, les coulisses de l’exploit (sic)
    http://lemonde.fr/idees/article/2015/05/29/rafale-les-coulisses-de-l-exploit_4643804_3232.html

    En mai 2012, Hollande a commencé par fermer la « war room » installée à l’Elysée par son prédécesseur pour les grands contrats à l’export. Il confie le dossier à Le Drian, son ami de trente ans. « Le Drian fait la partie politique, rien que la partie politique, il est là pour gagner la confiance des acheteurs, place ensuite aux industriels », explique son cabinet. L’exécutif affiche un principe : « chacun son rôle, chacun sa place ». Mais au Quai d’Orsay, ces mots font grincer des dents, car la diplomatie économique chère à Laurent Fabius a été court-circuitée. Au Caire, le 16 février, « Fabius n’était pas sur la photo de la signature avec Al-Sissi. Il en a voulu à Dassault et l’a fait savoir. Il n’y en avait que pour Le Drian », glisse une source proche du dossier. A l’Elysée, on résume plus franchement : « Fabius n’a joué aucun rôle dans la vente du Rafale. »

    (…) L’histoire se répète, car en 1982, après l’Egypte, l’Inde fut déjà le deuxième client du Mirage 2000, le prédécesseur français du Rafale.

    (…) Un autre acteur digère mal le Rafale : Air France. François Hollande a assuré, après la signature, que la vente n’avait donné lieu à aucune contrepartie, mais Qatar Airways, simultanément, s’est vu promettre des droits de trafic supplémentaires pour desservir Nice et Lyon, concurrençant un peu plus sur son terrain la compagnie française. Jusqu’alors, cette demande avait été refusée tant par l’ancien président Sarkozy, en dépit de ses liens avec le Qatar, que par l’ex-premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault.

    En mars, le patron de Qatar Airways, Akbar Al-Baker, avait menacé de bloquer le contrat Rafale. A Doha, il n’a pas hésité à exprimer sa colère face à un patron français venu le voir, après la demande des ministres français et allemand des transports à Bruxelles d’agir contre « la concurrence déloyale des compagnies aériennes du Golfe ». Le 10 avril, lors du dîner d’Etat offert au premier ministre indien à l’Elysée, Jean-Yves Le Drian affiche une mine euphorique. Le ministre échange même des sourires avec l’hermétique Benoît Puga, assis en face de lui. Autour de la table, la contrepartie du contrat Rafale au Qatar ne fait pas débat. A un interlocuteur qui pose la question des exigences de Qatar Airways, le chef d’état-major particulier répond, après avoir croisé le regard du ministre : « Ça, on s’en occupe ! ».

    Par Nathalie Guibert, Dominique Gallois, Marie-Béatrice Baudet, Le Monde, 29/05/2015

    #armes #armements #socialistes #France #Egypte #Inde #Qatar

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