• Ponts, routes, rail : un inquiétant manque d’entretien en France (titre qui a remplacé « Route, rail, canaux… La grande souffrance des infrastructures françaises »), Grégoire Allix et Philippe Jacqué, Le Monde 17/08/2018
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/17/route-rail-canaux-la-grande-souffrance-des-infrastructures-francaises_534328

    Un récent audit commandé par le ministère des transports a rappelé que le patrimoine routier français était, lui aussi, fragilisé par des décennies de manque d’entretien.

    Un tiers des ponts du réseau routier national à réparer, dont 7 % présentent un « risque d’effondrement »… Après l’écroulement catastrophique du viaduc Morandi à Gênes, mardi 14 août, la France n’est pas épargnée par les débats qui divisent l’Italie concernant le mauvais état des infrastructures routières.

    Si le réseau italien, avec une dizaine de ponts écroulés ces cinq dernières années, apparaît particulièrement vulnérable, un récent audit commandé par le ministère des transports a rappelé que le patrimoine routier de l’Hexagone était, lui aussi, fragilisé par des décennies de manque d’entretien.

    C’est la maladie des infrastructures de transports en France : tout comme la route, le rail et les canaux souffrent d’un sous-investissement chronique, qui a entraîné pendant des années un manque de maintenance aux conséquences potentiellement dramatiques. Tour d’horizon des réseaux les plus vulnérables, alors que le gouvernement doit annoncer, à la rentrée, une loi de programmation des infrastructures.

    Un réseau routier qui se dégrade

    Rendu public par le ministère des transports en juin, l’audit réalisé par deux sociétés suisses sur les 10 000 km et les 12 000 ponts du réseau routier national non concédé au privé est passé relativement inaperçu jusqu’à la catastrophe de Gênes. Ses conclusions sont pourtant alarmistes : un pont sur trois à réparer, 17 % des chaussées qui nécessitent des réparations structurelles, des équipements menacés de vétusté…

    Surtout, les budgets ne suivent pas. La France investit 50 000 euros par kilomètre dans son réseau chaque année, quand le Royaume-Uni y consacre 80 000 euros. Dans l’Hexagone, un pont n’est réparé en moyenne que vingt-deux ans après l’apparition des premières dégradations, souligne l’audit.

    Quant aux 380 000 km de routes départementales, aucune raison de penser qu’elles sont en meilleur état, vu les baisses de dotations auxquelles les collectivités sont confrontées. « On est dans des pourcentages de mauvais entretien similaires à ceux des routes nationales révélés par l’audit suisse », estime-t-on à l’Observatoire national de la route, qui mène actuellement une analyse de l’état de ce patrimoine.

    « Le réseau routier français est plutôt très performant, mais il se dégrade très rapidement. D’année en année, il y a un sous-investissement de 200 millions à 300 millions d’euros », note Matthieu Orphelin, député La République en marche (LRM) du Maine-et-Loire et membre du Conseil d’orientation des infrastructures (COI).

    « Cela remonte à quinze ans, estime le président du COI, l’ancien député (PS) du Calvados Philippe Duron. Il y a d’abord la disparition du ministère de l’équipement, qui fait passer cette priorité au second plan. Puis le déni de la route à partir des années 2000, renforcé par le Grenelle de l’environnement. Et enfin les politiques de restriction budgétaire. »

    Pas de péril imminent, à en croire les experts. « Il n’y a pas d’urgence absolue dans les cinq ans qui viennent et, étant donné les inspections auxquelles les ouvrages sont soumis en France, le risque n’est pas forcément que les ponts s’effondrent, mais plutôt qu’on soit obligés de les fermer. Mais plus on attend pour réaliser ces travaux de maintenance, plus il y aura urgence et plus ça coûtera cher », prévient Jean-Michel Torrenti, ingénieur des ponts et directeur du département matériaux et structures de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar).

    Un effort tardif sur le rail

    Le réseau ferré national a été le premier à sonner l’alarme, en 2005. Alors que la France s’enorgueillissait à l’époque de ses succès sur la grande vitesse, qui concentrait l’essentiel des investissements, les gros nœuds ferroviaires, qui accueillent l’immense majorité des passagers, étaient jugés en voie d’obsolescence par Robert Rivier, le rapporteur d’un audit. « Si la situation actuelle devait perdurer, ne subsisterait à l’horizon 2025 qu’un tiers des 50 000 kilomètres du réseau », insistait l’ingénieur suisse dans cette étude.

    « Sur le rail, ça a longtemps été la folie des grandeurs, le mythe du TGV partout, au détriment de la mobilité du quotidien, rappelle Matthieu Orphelin. Résultat : des nœuds ferroviaires congestionnés, avec des trains qui arrivent en retard et repartent encore plus en retard ».

    Depuis ce rapport-choc, les gouvernements successifs ont augmenté les budgets alloués à la régénération du réseau. Ils sont passés de moins de 800 millions d’euros en 2004 à une fourchette de 2,5 milliards à 3 milliards d’euros par an aujourd’hui. Un effort trop tardif pour empêcher, en juillet 2013, l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), qui a fait sept morts et une trentaine de blessés, et les multiples incidents qui compliquent les trajets des passagers.

    Sur le front de la régénération et de la modernisation du rail, l’Etat devrait aller plus loin en portant les moyens de rénovation à près de 3,6 milliards d’euros par an. Et à partir de 2022, il vient de s’engager à ajouter encore 200 millions d’euros par an.

    Si les sommes sont remarquables, cela pourrait ne pas suffire. En 2018, un quart des lignes sont au-delà de leur durée de vie théorique, contre 10 % à 20 % en 2012. En début d’année, Jean-Cyril Spinetta, auteur d’un rapport sur la SNCF, prévenait : « Si l’investissement reste constant, près de la moitié des 9 000 km de “petites” lignes pourraient être fermés aux voyageurs d’ici à 2026 en raison de leur obsolescence. »

    Des canaux prometteurs, mais négligés

    Le secteur ne fait jamais parler de lui. Pourtant, les canaux constituent l’un des réseaux de transport les plus prometteurs. Et les plus négligés. « Les plus mal lotis, ce sont les voies d’eau, confirme Philippe Duron. Beaucoup de gens ont cru que le fluvial n’avait pas d’avenir. Or il connaît une croissance à deux chiffres depuis quelques années, mais l’état préoccupant des infrastructures pourrait entraîner des pépins. »

    Avec 6 700 km de voies d’eau (canaux, fleuves, rivières) et quelque 4 000 ouvrages installés (écluses, déversoirs, ponts, aqueducs, etc.), gérés par Voies navigables de France (VNF) et ses 4 300 agents, ce patrimoine est essentiel pour le pays à l’heure de la transition énergétique. Deux audits remis début 2018 au gouvernement soulignent le sous-investissement chronique et l’extrême fragilité de ce réseau.

    Alors que VNF investissait encore, en 2013, 157 millions d’euros dans ses infrastructures, il n’en a investi que 136 millions en 2017. Or, selon ces audits, il faudrait dépenser plus du double pour les dix ans à venir pour maintenir un réseau, dont de nombreuses voies sont aujourd’hui déclarées impropres à la navigation.

    Problème : VNF, doté d’un budget de 500 millions d’euros, ne dispose que de 8 % de ressources propres, trop peu aujourd’hui pour espérer investir davantage. Le COI encourage le gouvernement à investir, pour ce seul réseau, 150 % de plus qu’aujourd’hui.

    #infrastructures #routes #ponts #rail #canaux #transports

    https://seenthis.net/messages/715621 via colporteur


  • La SNCF lance des procédures disciplinaires contre certains grévistes - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270718/la-sncf-lance-des-procedures-disciplinaires-contre-certains-grevistes?ongl
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2018/07/26/p1090592-1.jpg

    La CGT poursuit seule désormais le mouvement de grève contre la réforme de la SNCF. Certains cheminots sont quelque peu découragés, d’autres doivent livrer un tout autre combat, menacés de licenciement par leur direction. Au moment de la publication de cet article, 5 cheminots sont concernés par ces mesures.

    À chaque fois, la procédure est la même : lorsque la sanction envisagée par la direction est une mise à pied supérieure à 12 jours, voire une radiation, le salarié doit passer devant un conseil de discipline. Au préalable, il est avisé par courrier des faits qui lui sont reprochés. Sa réponse doit intervenir dans un délai de 6 jours. Il est ensuite convoqué à un entretien puis au conseil de discipline. Celui-ci, composé de trois représentants du personnel et de trois représentants de l’entreprise, vote une sanction. La direction a un mois pour prendre sa décision.

    L’histoire de Yannick Dubois, 31 ans, cheminot à la gare de Rennes et représentant du personnel au syndicat SUD Rail, témoigne de la répression exercée par la direction de la SNCF.

    Mardi 24 juillet, sa radiation a été votée en conseil de discipline. La direction dispose d’un mois pour prendre la décision finale. Initiatrice de la procédure, elle devrait suivre cet avis.

    #SNCF #grève #strike #rail #cheminots #SUD_Rail #CGT #syndicats #unions #labour #labor

    https://seenthis.net/messages/711216 via David Sharp


  • La France abandonne ses villes moyennes, par Jean-Michel Dumay (Le Monde diplomatique, mai 2018)

    Excellent article

    Pour se rendre en train à Lyon, sa nouvelle capitale régionale, située à 183 kilomètres à vol d’oiseau, un habitant de Montluçon, première commune de l’Allier, doit compter au minimum trois heures et demie, avec un changement impératif, voire quatre à cinq heures selon les autres options proposées. C’est-à-dire davantage de temps qu’un Lillois, qui réside trois fois plus loin.

    « On est près de tout et, en même temps, on est loin de tout », synthétise M. Daniel Coffin, l’un des animateurs du Comité de défense du rail local (Coderail). Ce cheminot retraité se souvient d’une époque bénie où l’on pouvait presque tout faire en train, en étoile, autour de Montluçon. Au cœur du pays, la ville était un carrefour ferroviaire. Ainsi en avait décidé Napoléon III, accueilli en grande pompe dans les usines de la cité en 1864, sous un arc de triomphe de rails et d’essieux de wagon. Un siècle et demi plus tard, ce 28 avril, en marge des grèves de cheminots, la population était à nouveau appelée par les élus locaux à « marcher pour le rail ». Mais, cette fois, il s’agissait d’empêcher sa disparition.

    .../...Avec une telle offre ferroviaire, comment s’étonner que le nombre de voyageurs décline ? « Les grandes villes n’ont cessé de se rapprocher entre elles, constate, amer, M. Coffin. Nous, nous nous sommes éloignés ! » En cause : d’une part, le report aux calendes du projet de ligne à grande vitesse Paris - Orléans - Clermont-Ferrand - Lyon (POCL), destinée à désengorger l’actuelle ligne Paris-Lyon et sur laquelle tout le monde, ici, s’était excité. Et surtout, le défaut d’investissements sur le tronçon du Cher ces quarante dernières années : une voie unique non électrifiée, où la vitesse est par endroits fortement limitée. Son ballast est fragile, ses attache-rails et sa signalisation à surveiller. Être au cœur du pays pour finir au centre de nulle part ! « Notre avantage est devenu notre handicap », analyse M. Frédéric Laporte, maire (Les Républicains, LR) de Montluçon. Avec M. Daniel Dugléry, président (LR également) de la communauté d’agglomération Montluçon Communauté, il demande le maintien de la ligne et son électrification.

    Fermer le tronçon vers Bourges ? « Ils sont cinglés ! Ils tuent les villes moyennes, alors qu’il faut rendre la vie à ces endroits-là », s’exclame Mme Carole Thibaut, directrice du Centre dramatique national (CDN) des Îlets, qui s’y emploie sur le plan culturel. Qu’on ait besoin ou non de prendre le train pour Paris, le sentiment, ici, est largement partagé. L’éventuelle fermeture, après l’interruption de la liaison vers Lyon, signifie une rupture réelle, mais aussi symbolique. Certes, objecteront les technocrates, la ville est bien dotée en liaisons routières et autoroutières. Mais justement : la voici abandonnée au règne automobile, à contre-courant des métropoles, qui cherchent à s’en émanciper à l’heure de la nécessaire transition énergétique.

    .../... on parle des années d’abandon par l’État et de la nécessité d’agir ensemble. Il n’échappe à personne que l’impératif d’égalité républicaine entre les territoires est remis en question, y compris au plan sémantique. Avec la formation du premier gouvernement de M. Philippe, en mai 2017, la notion d’égalité a cédé la place à celle de « cohésion » des territoires, par la création d’un ministère du même nom. Une notion assez floue, moins contraignante, en vigueur dans les institutions européennes.

    #régions #aménagement_du_territoire #regional_planning #centralisation #transports #transport #rail

    https://seenthis.net/messages/690834 via David Sharp


  • La bataille du #rail | Les Pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/la-bataille-du-rail

    De 1936 à aujourd’hui, petites histoires des grands mouvements de grève de #cheminots racontées par des archives de l’#INA soigneusement choisies et mises en regard avec l’actualité.
    En 1911, on pouvait lire dans les colonnes du Figaro la description suivante du cheminot en #grève :

    un ouvrier privilégié dont on voit les prétentions grandir et la mauvaise humeur s’exaspérer à mesure que le patronat lui montre plus d’indulgence.

    Plus de cent ans plus tard, les préjugés n’ont rien perdu de leur vigueur ni le Figaro de sa superbe.
    La nouvelle bataille du rail qui est sur le point de s’engager nous a donné envie de vous proposer à notre tour une petite histoire sonore des grandes heures sociales du chemin de fer, une balade subjective dans nos archives, de 1936 à aujourd’hui, jusqu’à la victoire.

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/03/bbd90c61-dc95-40b6-ab4c-3254ec34c677/738_maxnewsworldfour482236.jpg

    #France_Culture #Pieds_sur_terre #train #luttes_sociales #audio #radio #archives

    https://seenthis.net/messages/678567 via celine.a


  • La bataille du #rail doit cibler Macron et l’Union Européenne
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/bataille-rail-cibler-macron-lunion-europeenne

    Les TP finaux de l’euro-privatisation de NOTRE #SNCF s’accélèrent sous l’impulsion de Macron, le proconsul de l’UE du capital. C’est pourquoi, www.initiative-communiste.fr publie la « vraie Info », le bulletin des cheminots, cheminots qui prolongent le combat patriotique de la Résistance en défendant le service public cassé par Maastricht. Plus que jamais, ciblons la Troïka maléfique du […]

    #4-EUROPE:en_sortir,_s’en_sortir ! #articles #cheminot #Europe #paquet_ferroviaire #privatisation #Union_Européenne


  • Face aux problèmes récurrents que rencontrent la #SNCF et ses usagers, l’État et la SNCF doivent prendre leurs responsabilités et arrêter la politique de l’ENFUMAGE !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/face-aux-problemes-recurrents-rencontrent-sncf-usagers-letat-s

    Accidents graves, pannes majeurs frappant des milliers d’usagers, augmentation des prix, diminution dramatique du transport ferroviaire de marchandise, stagnation du transport de voyageurs, destruction des avancées sociales des cheminots, suppression de milliers d’emplois… le bilan des dernières années de la politique du gouvernement et de la direction de la SNCF est désastreux. De fait, les […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #chemin_de_fer #convergence_nationale_rail #rail #train


  • La loi El Khomri menace les salariés des wagons-bars
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221217/la-loi-el-khomri-menace-les-salaries-des-wagons-bars

    Les salariés de la #restauration_ferroviaire pourraient bien être les victimes collatérales de la réduction massive du nombre de #branches_professionnelles lancée par la loi El Khomri en 2016. Employés par le prestataire Newrest, ils craignent d’être assimilés aux salariés de la restauration rapide.

    #France #Economie #conventions_collectives #prestation_de_services #rail #SNCF #social #sous-traitance #Travail #wagons-lits


  • La loi El Khomri menace les vendeurs de sandwichs #SNCF
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221217/la-loi-el-khomri-menace-les-vendeurs-de-sandwichs-sncf

    Les salariés de la #restauration_ferroviaire, que l’on croise dans les wagons-bars de la SNCF, pourraient bien être les victimes collatérales de la réduction massive du nombre de #branches_professionnelles, lancée par la loi El Khomri en 2016. Employés par le prestataire Newrest, ils craignent d’être assimilés aux salariés de la restauration rapide.

    #France #Economie #conventions_collectives #prestation_de_services #rail #social #sous-traitance #Travail #wagons-lits


  • Au #Kenya, le rêve démocratique se fissure
    https://www.mediapart.fr/journal/international/041117/au-kenya-le-reve-democratique-se-fissure

    Après l’annulation d’une première #élection_présidentielle par la Cour suprême et un second scrutin boycotté par l’opposition, le Kenya est plongé dans une crise politique inédite. Le pays, considéré comme une des sociétés les plus libres d’Afrique de l’Est, voit son modèle sérieusement mis à l’épreuve.

    #International #Raila_Odinga #Uhuru_Kenyatta


  • Le #Kenya vote, et retient son souffle
    https://www.mediapart.fr/journal/international/080817/le-kenya-vote-et-retient-son-souffle

    8 août 2017. Jour de vote dans un village proche de Baragoi, au centre du Kenya. © Goran Tomasevic / Reuters Tous les regards des pays d’Afrique de l’Est sont tournés vers la locomotive de la région, le Kenya, où des élections sont organisées ce mardi. L’atmosphère est tendue et la compétition serrée entre le président sortant, #Uhuru_Kenyatta, et le leader de l’opposition, #Raila_Odinga. Personne n’a oublié les milliers de morts et déplacés qui ont suivi les élections de 2007.

    #International #présidentielle



  • INFOGRAPHIC: China’s high-speed rail vision | South China Morning Post
    http://www.scmp.com/infographics/article/1605236/infographic-chinas-high-speed-rail-vision?comment-sort=recommended

    China is proposing five high-speed international railway networks that would ultimately connect the UK at one end, America at another and Singapore in the south, with China in the centre.

    http://cdn1.i-scmp.com/sites/default/files/styles/980w/public/2014/10/01/railvision-graphic-1001.jpg?itok=2IlSm_nN

    #Chine #transport #rail #cartographie

    https://seenthis.net/messages/543307 via odilon



  • Le double combat des cheminots : pour les #conditions_de_travail et le service public
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5824

    Les cheminots multiplient les journées de #Grève depuis 3 mois et depuis la semaine dernière, nombre d’entre eux sont en grève reconductible à l’appel de la #CGT et de #sud. […]

    #Abus_patronaux #Analyses #Lutte_des_classes_en_Europe #S'organiser #Santé_au_travail #cheminot #management #Privatisation #rail

    http://seenthis.net/messages/497523 via Rédac Terrains de luttes


  • Accélération de la privatisation du #rail en #Europe. Trente-six compagnies pour une ligne de chemin de fer, par Julian Mischi & Valérie Solano (juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/MISCHI/55775
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton55775.jpg

    Afin de peser sur les négociations de leur future convention collective, les cheminots de la #SNCF multiplient les journées de grève depuis trois mois. Le texte débattu doit régir le secteur ferroviaire lors de son ouverture à la concurrence prévue pour 2020. En vigueur dans plusieurs États européens, cette privatisation du rail risque d’accélérer le déclin de lignes locales, déjà mises à mal par quinze ans de course à la rentabilité.


  • Deux fois plus de poids lourds dans les Pyrénées que dans les Alpes françaises – La petite Gascogne
    http://nogarojournal.imadiez.com/2016/03/29/deux-fois-plus-de-poids-lourds-dans-les-pyrenees-que-dans-les
    http://nogarojournal.imadiez.com/wp-content/uploads/2016/03/carte-CGDD.jpg

    De nombreux Gascons ont constaté une nette augmentation du trafic de poids lourds en transit national et international sur nos routes pourtant souvent déclassifiées de nationales à départementales sous prétexte de dessertes essentiellement locales.

    #transport #route #rail

    http://seenthis.net/messages/474254 via Agnès Maillard


  • Le #rail sacrifié - FAKIR
    http://www.fakirpresse.info/le-rail-sacrifie
    http://www.fakirpresse.info/local/cache-vignettes/L500xH248/rail_sacrifie-2b672.png?1457508746

    Côté marchandises, la dégringolade est organisée : « Comme on ne pouvait plus compenser avec les voyageurs, comme il fallait se préparer à la concurrence, la SNCF a “peigné”, comme ils disent, son trafic fret : le wagon isolé, c’était fini, on privilégiait les trains entiers. Les commerciaux ont eu pour mission… d’éliminer les clients ! Avec un discours du genre : “Bon, vous savez, là on vous livre deux ou trois wagons, sur une petite ligne, ça nous coûte trop cher on ne le fera plus. Il vous faut passer à la route.” » Un succès : en une décennie, entre 2000 et 2010, le #fret ferroviaire a quasiment été divisé par deux.

    #transport #aménagement #train #route

    Pendant ce même temps, l’État à décidé de ne plus assumer l’entretien de nombreuses routes, notamment en déclassant des nationales en départementales, sous prétexte qu’elles avaient un trafic local.
    C’est le cas de la N124 qui passe chez moi. Sauf que depuis cette décision, c’est tout l’inverse qui s’est produit. Une #autoroute trop chère a pompé des ressources publiques pour des bénéfices privés et tout le monde évite de la prendre autant que possible… ce qui n’est pas grave puisque les collectivités se sont aussi engagées à payer le manque à gagner de l’opérateur privé… qui n’a donc aucun intérêt à baisser ses prix.

    Du coup, les camions en fret international ou national, pour éviter cette pompe à fric, s’entassent de plus en plus sur notre départementale où le transit camion augmente bien au-delà des capacités de cette route… ce qui force les collectivités locales à dépenser plus pour l’entretien d’une route qui devient une source de nuisances (bruit, encombrement, pollution) sans aucune retombée positive. Même les restos routiers n’en profitent que fort peu, les conditions de travail et de salaire des routiers de l’Est ou du Sud faisant qu’ils se nourrissent de casse-croute et pas de restos…

    http://seenthis.net/messages/468524 via Agnès Maillard


  • Trains Intercités : une nouvelle feuille de route présentée mi-février - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250270179775&cid=1250270175823
    #transports : dépouiller le #rail pour habiller la #route, comme d’habitude…

    La commission Duron avait dressé le constat sévère d’un réseau aux lignes vieillissantes, inadapté aux nouveaux besoins de mobilité des usagers, et déficitaire de 400 millions d’euros en 2015. Recommandant de refondre l’offre, son rapport préconisait entre autres mesures de mettre fin aux doublons avec les trains régionaux moyennant cinq fermetures de ligne, de remplacer les vieux Corail et d’expérimenter l’ouverture à la concurrence prévue par l’Europe en 2019.
    Routes nationales : doublement des crédits d’entretien

    Lors de la même séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale le 20 janvier, le secrétaire d’Etat aux Transports a aussi indiqué que le gouvernement envisageait de « doubler les crédits » d’entretien des routes nationales en 2016.

    http://seenthis.net/messages/452765 via Agnès Maillard


  • Vérités et mensonges sur la #SNCF - TV BRUITS
    http://tvbruits.org/spip.php?article2126

    Qualité empêchée, #souffrance au #travail, perte de sens pour les salariés, Retards, annulations de trains, accidents pour les usagers,

    Tous les travers de la #privatisation du #rail anglais, que le réalisateur britannique Ken Loach dénonçait en 2001 dans son film The Navigators, deviennent une réalité quotidienne en France.

    https://www.youtube.com/watch?v=gT3PPOXZqNk


    #reportage #documentaire #transports #mobilité

    http://seenthis.net/messages/405450 via Agnès Maillard


  • La ligne Auch-Agen menacée

    Publié le 29/06/2015 à 03:48, Mis à jour le 29/06/2015 à 07:44
    http://static.ladepeche.fr/content/media/image/158x118/2015/06/29/201506290588-full.jpg

    Une réunion s’est déroulée voilà peu à la préfecture. Une réunion de crise : entre 14 et 15 millions d’euros de travaux seraient nécessaires pour sécuriser la voie entre Auch et Agen. La SNCF demande un tour de table.

    C’est une nouvelle menace sur le service public. Elle vient d’ailleurs rappeler que celui-ci a un coût et nécessite des choix politiques. En effet, devant l’ampleur des travaux indispensables sur la ligne de train Auch-Agen, la SNCF se tourne vers les collectivités et les utilisateurs. Une réunion avait lieu à ce sujet récemment à la préfecture du Gers. Jean-Marc Sabathé, qui était encore préfet du département (il est remplacé aujourd’hui), expliquait : « SNCF Réseau (ex-RFF, NDLR) a présenté les difficultés de la ligne, en termes de sécurité. Ces travaux coûteraient 15 millions d’euros, a minima. Il faut en effet changer des traverses et des ballasts. Mais, surtout, il faut consolider des piles de ponts et de viaducs dans la partie lot-et-garonnaise. »

    Patrick Desangles, directeur général adjoint de la coopérative Val de Gascogne, qui utilise cette ligne, nuance : « 15 millions de travaux, c’est pour y faire passer un TGV ! Dans les autres régions, en baissant les exigences, ils ont fait diminuer la facture de moitié. On ne fait passer qu’un train de céréales à 60 km/h… » Il est donc primordial de mettre tout le monde d’accord sur les travaux à réaliser. Lors de cette réunion en préfecture, le lancement d’une étude sur les coûts des travaux a donc été envisagé. Elle avoisinerait 50 000 euros et pourrait être payée par les différents acteurs, publics et privés. Une réunion devrait d’ailleurs être prochainement organisée à la préfecture d’Agen.
    Des arguments sérieux

    Il faut savoir qu’en 2014, notamment du fait de la fermeture de la ligne durant l’été pour réaliser des travaux, 25 trains de marchandise avaient circulé. « Entre Gersycoop, à Fleurance et Auch, et nous à Sainte-Christie, on est à une trentaine de trains par an », confirme M.Desangles. Sachant que chaque train transporte environ 1 200 tonnes de céréales… soit l’équivalent de 50 camions.

    Du coup, des arguments existent pour réaliser des travaux sur la ligne : « D’un point de vue écologique, vous ne pouvez pas mettre tout ce trafic sur la route. », reprend M.Sabathé. Surtout, assure M.Desangles, « si le service est bon, donc si la SNCF fait les travaux nécessaires, nous développerons ce mode de transport. Et puis il y a un travail à faire avec les gestionnaires de carrière, qui pourraient aussi utiliser le ferroutage. »
    « Engager le combat »

    M.Sabathé enfonce le clou : « Si on ferme la ligne aujourd’hui, c’est autant de camions en plus sur la RN21. Et il faudrait donc sécuriser cette route, ce qui coûterait très cher. »

    Voilà donc les enjeux, ils ont d’ailleurs été clairement exposés à l’ensemble des acteurs lors de la réunion à la préfecture. « Il va falloir engager le combat pour que cette ligne soit maintenue, tranche Raymond Vall, le maire PRG de Fleurance. Depuis un an, on a réussi à sauver avec beaucoup de difficultés les départements, mais de nombreux services publics sont de nouveau menacés sur nos territoires. » Pour Roger Tramont, vice-président de Grand Auch Agglomération, qui participait également à la réunion, « bien sûr qu’il faut la garder, cette ligne ! On sait que si on la ferme aujourd’hui, elle ne rouvrira plus jamais. Mais, que les choses soient claires : il n’est pas question de trains de voyageurs… Il n’y a dans ces trains de marchandise qu’un seul voyageur : le conducteur ! »

    #transport #mobilité #rail #rentabilité #territoire

    http://seenthis.net/messages/385453 via Agnès Maillard