• Comment la #police_des_polices protège les siens

    À Marseille, le 8 décembre 2018, en marge d’une manifestation des « gilets jaunes », des policiers ont fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. Notre enquête sur ces violences révèle, preuves à l’appui, la #partialité de l’#IGPN, la police des polices, et sa volonté d’enterrer les faits et nier les responsabilités.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/051119/comment-la-police-des-polices-protege-les-siens
    #violences_policières #France #maintien_de_l'ordre #responsabilité

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  • « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.
    https://files.newsnetz.ch/story/1/6/7/16727912/16/topelement.jpg

    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

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  • Aïda et l’éternelle faute des femmes

    C’est un prénom d’emprunt qui pourrait bien devenir un symbole. Rapportée par le Maine libre jeudi, l’histoire d’#Aïda a suscité une vague d’indignation jusqu’au secrétariat d’Etat de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Victime de violences conjugales régulières, Aïda, 30 ans aujourd’hui, est paraplégique depuis ce soir d’août 2013, lorsque son mari l’a poussée par la fenêtre du deuxième étage. Ce soir-là, les policiers interviennent au domicile du couple pour une altercation entre le compagnon de la jeune femme et l’un de ses amis. Il est conseillé à Aïda de quitter cet appartement, ce qu’elle fait dans la nuit. Elle alerte le Samu social et quelques amis. En vain. Et il est trop tard pour prendre un train et rallier Alençon où elle a de la famille. Alors, faute de solution d’hébergement, elle retourne chez elle.

    Son compagnon la brutalise et finit par la défenestrer. Il écope pour cela de 15 ans de prison. La cour d’assises fixe en outre la provision pour l’indemnisation de la victime à 90 000 euros. Et c’est là que tout se corse : les avocats de la jeune femme saisissent la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi) pour que l’Etat, via le Fonds de garantie des victimes (FGTI), verse cette provision. Mais l’organisme ne propose qu’une indemnisation partielle, estimant qu’Aïda a commis une faute civile en retournant à son domicile. Les conseils de la jeune femme contestent cette décision et en appellent à la Civi. Même réponse : arguant d’un partage de responsabilité, elle propose 67 500 euros en février dernier. Un appel sera examiné en mai. L’outrage ne réside pas tant dans la somme (intégralement réglée à Aïda) que dans l’argumentaire avancé. Interpellé sur Twitter, le fonds de garantie a souligné que « la loi prévoit que la victime qui contribue, par sa faute, à son dommage peut voir son droit à l’indemnisation réduit ». « Par sa faute » ? Cette position n’est pas sans rappeler une question absurde sans cesse renvoyée aux victimes : pourquoi ne pas quitter ce bourreau ? La poser, c’est d’abord faire abstraction des mécanismes à l’œuvre dans l’immense majorité des cas de violences conjugales : emprise psychologique, isolement, perte de confiance en soi, honte…

    C’est surtout culpabiliser une fois de plus la victime d’un processus de domination sexiste profondément ancré qui conduit à banaliser bien des violences dont les femmes sont la cible première. Combien de victimes de viol se voient questionner sur leur attitude ou leur tenue vestimentaire ? En mars 2016, un sondage réalisé par l’Ipsos pour l’association Mémoire traumatique et victimologie montrait qu’il se trouve encore 27 % des Français pour juger qu’une femme victime de viol est en partie responsable de ce qui lui arrive si elle a flirté, s’est montrée séductrice ou a accepté de se rendre chez un inconnu. Depuis, certes, il y a eu #MeToo. Mais le cas d’Aïda prouve que la honte n’a pas forcément changé de camp.

    https://medias.liberation.fr/photo/1184586-000_19l4l9.jpg?modified_at=1546630064&width=960#.jpg
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/04/aida-et-l-eternelle-faute-des-femmes_1701105
    #femmes #viol #viols #responsabilité #culpabilisation #domination #violence_sexuelle #sexisme #domination_masculine #tenue_vestimentaire #habits

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  • ‘It’s an Act of Murder’: How Europe Outsources Suffering as Migrants Drown

    This short film, produced by The Times’s Opinion Video team and the research groups #Forensic_Architecture and #Forensic_Oceanography, reconstructs a tragedy at sea that left at least 20 migrants dead. Combining footage from more than 10 cameras, 3-D modeling and interviews with rescuers and survivors, the documentary shows Europe’s role in the migrant crisis at sea.

    On Nov. 6, 2017, at least 20 people trying to reach Europe from Libya drowned in the Mediterranean, foundering next to a sinking raft.

    Not far from the raft was a ship belonging to Sea-Watch, a German humanitarian organization. That ship had enough space on it for everyone who had been aboard the raft. It could have brought them all to the safety of Europe, where they might have had a chance at being granted asylum.

    Instead, 20 people drowned and 47 more were captured by the Libyan Coast Guard, which brought the migrants back to Libya, where they suffered abuse — including rape and torture.

    This confrontation at sea was not a simplistic case of Europe versus Africa, with human rights and rescue on one side and chaos and danger on the other. Rather it’s a case of Europe versus Europe: of volunteers struggling to save lives being undercut by European Union policies that outsource border control responsibilities to the Libyan Coast Guard — with the aim of stemming arrivals on European shores.

    While funding, equipping and directing the Libyan Coast Guard, European governments have stymied the activities of nongovernmental organizations like Sea-Watch, criminalizing them or impounding their ships, or turning away from ports ships carrying survivors.

    More than 14,000 people have died or gone missing while trying to cross the central Mediterranean since 2014. But unlike most of those deaths and drownings, the incident on Nov. 6, 2017, was extensively documented.

    Sea-Watch’s ship and rescue rafts were outfitted with nine cameras, documenting the entire scene in video and audio. The Libyans, too, filmed parts of the incident on their mobile phones.

    The research groups Forensic Architecture and Forensic Oceanography of Goldsmiths, University of London, of which three of us — Mr. Heller, Mr. Pezzani and Mr. Weizman — are a part, combined these video sources with radio recordings, vessel tracking data, witness testimonies and newly obtained official sources to produce a minute-by-minute reconstruction of the facts. Opinion Video at The New York Times built on this work to create the above short documentary, gathering further testimonials by some of the survivors and rescuers who were there.

    This investigation makes a few things clear: European governments are avoiding their legal and moral responsibilities to protect the human rights of people fleeing violence and economic desperation. More worrying, the Libyan Coast Guard partners that Europe is collaborating with are ready to blatantly violate those rights if it allows them to prevent migrants from crossing the sea.

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    Stopping Migrants, Whatever the Cost

    To understand the cynicism of Europe’s policies in the Mediterranean, one must understand the legal context. According to a 2012 ruling by the European Court of Human Rights, migrants rescued by European civilian or military vessels must be taken to a safe port. Because of the chaotic political situation in Libya and well-documented human rights abuses in detention camps there, that means a European port, often in Italy or Malta.

    But when the Libyan Coast Guard intercepts migrants, even outside Libyan territorial waters, as it did on Nov. 6, the Libyans take them back to detention camps in Libya, which is not subject to European Court of Human Rights jurisdiction.

    For Italy — and Europe — this is an ideal situation. Europe is able to stop people from reaching its shores while washing its hands of any responsibility for their safety.

    This policy can be traced back to February 2017, when Italy and the United Nations-supported Libyan Government of National Accord signed a “memorandum of understanding” that provided a framework for collaboration on development, to fight against “illegal immigration,” human trafficking and the smuggling of contraband. This agreement defines clearly the aim, “to stem the illegal migrants’ flows,” and committed Italy to provide “technical and technological support to the Libyan institutions in charge of the fight against illegal immigration.”

    Libyan Coast Guard members have been trained by the European Union, and the Italian government donated or repaired several patrol boats and supported the establishment of a Libyan search-and-rescue zone. Libyan authorities have since attempted — in defiance of maritime law — to make that zone off-limits to nongovernmental organizations’ rescue vessels. Italian Navy ships, based in Tripoli, have coordinated Libyan Coast Guard efforts.

    Before these arrangements, Libyan actors were able to intercept and return very few migrants leaving from Libyan shores. Now the Libyan Coast Guard is an efficient partner, having intercepted some 20,000 people in 2017 alone.

    The Libyan Coast Guard is efficient when it comes to stopping migrants from reaching Europe. It’s not as good, however, at saving their lives, as the events of Nov. 6 show.
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    A Deadly Policy in Action

    That morning the migrant raft had encountered worsening conditions after leaving Tripoli, Libya, over night. Someone onboard used a satellite phone to call the Italian Coast Guard for help.

    Because the Italians were required by law to alert nearby vessels of the sinking raft, they alerted Sea-Watch to its approximate location. But they also requested the intervention of their Libyan counterparts.

    The Libyan Coast Guard vessel that was sent to intervene on that morning, the Ras Jadir, was one of several that had been repaired by Italy and handed back to the Libyans in May of 2017. Eight of the 13 crew members onboard had received training from the European Union anti-smuggling naval program known as Operation Sophia.

    Even so, the Libyans brought the Ras Jadir next to the migrants’ raft, rather than deploying a smaller rescue vessel, as professional rescuers do. This offered no hope of rescuing those who had already fallen overboard and only caused more chaos, during which at least five people died.

    These deaths were not merely a result of a lack of professionalism. Some of the migrants who had been brought aboard the Ras Jadir were so afraid of their fate at the hands of the Libyans that they jumped back into the water to try to reach the European rescuers. As can be seen in the footage, members of the Libyan Coast Guard beat the remaining migrants.

    Sea-Watch’s crew was also attacked by the Libyan Coast Guard, who threatened them and threw hard objects at them to keep them away. This eruption of violence was the result of a clash between the goals of rescue and interception, with the migrants caught in the middle desperately struggling for their lives.

    Apart from those who died during this chaos, more than 15 people had already drowned in the time spent waiting for any rescue vessel to appear.

    There was, however, no shortage of potential rescuers in the area: A Portuguese surveillance plane had located the migrants’ raft after its distress call. An Italian Navy helicopter and a French frigate were nearby and eventually offered some support during the rescue.

    It’s possible that this French ship, deployed as part of Operation Sophia, could have reached the sinking vessel earlier, in time to save more lives — despite our requests, this information has not been disclosed to us. But it remained at a distance throughout the incident and while offering some support, notably refrained from taking migrants onboard who would then have had to have been disembarked on European soil. It’s an example of a hands-off approach that seeks to make Libyan intervention not only possible but also inevitable.

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    A Legal Challenge

    On the basis of the forensic reconstruction, the Global Legal Action Network and the Association for Juridical Studies on Immigration, with the support of Yale Law School students, have filed a case against Italy at the European Court of Human Rights representing 17 survivors of this incident.

    Those working on the suit, who include two of us — Mr. Mann and Ms. Moreno-Lax — argue that even though Italian or European personnel did not physically intercept the migrants and bring them back to Libya, Italy exercised effective control over the Libyan Coast Guard through mutual agreements, support and on-the-ground coordination. Italy has entrusted the Libyans with a task that Rome knows full well would be illegal if undertaken directly: preventing migrants from seeking protection in Europe by impeding their flight and sending them back to a country where extreme violence and exploitation await.

    We hope this legal complaint will lead the European court to rule that countries cannot subcontract their legal and humanitarian obligations to dubious partners, and that if they do, they retain responsibility for the resulting violations. Such a precedent would force the entire European Union to make sure its cooperation with partners like Libya does not end up denying refugees the right to seek asylum.

    This case is especially important right now. In Italy’s elections in March, the far-right Lega party, which campaigned on radical anti-immigrant rhetoric, took nearly 20 percent of the vote. The party is now part of the governing coalition, of which its leader, Matteo Salvini, is the interior minister.

    His government has doubled down on animosity toward migrants. In June, Italy took the drastic step of turning away a humanitarian vessel from the country’s ports and has been systematically blocking rescued migrants from being disembarked since then, even when they had been assisted by the Italian Coast Guard.

    The Italian crackdown helps explain why seafarers off the Libyan coast have refrained from assisting migrants in distress, leaving them to drift for days. Under the new Italian government, a new batch of patrol boats has been handed over to the Libyan Coast Guard, and the rate of migrants being intercepted and brought back to Libya has increased. All this has made the crossing even more dangerous than before.

    Italy has been seeking to enact a practice that blatantly violates the spirit of the Geneva Convention on refugees, which enshrines the right to seek asylum and prohibits sending people back to countries in which their lives are at risk. A judgment by the European Court sanctioning Italy for this practice would help prevent the outsourcing of border control and human rights violations that may prevent the world’s most disempowered populations from seeking protection and dignity.

    The European Court of Human Rights cannot stand alone as a guardian of fundamental rights. Yet an insistence on its part to uphold the law would both reflect and bolster the movements seeking solidarity with migrants across Europe.

    https://www.nytimes.com/interactive/2018/12/26/opinion/europe-migrant-crisis-mediterranean-libya.html
    #reconstruction #naufrage #Méditerranée #Charles_Heller #Lorenzo_Pezzani #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #ONG #sauvetage #Sea-Watch #gardes-côtes_libyens #Libye #pull-back #refoulement #externalisation #vidéo #responsabilité #Ras_Jadir #Operation_Sophia #CEDH #cour_européenne_des_droits_de_l'homme #justice #droits_humains #droit_à_la_vie

    ping @reka

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  • Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la #vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour #diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour #infamie."

    dixit #Yann_Moix
    « Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure »

    L’écrivain Yann Moix fustige dans une #lettre_ouverte adressée à Emmanuel Macron la politique migratoire de la France, et plus particulièrement le traitement infligé aux migrants à Calais. Vidéo à l’appui, il affirme avoir filmé sur place des « actes de barbarie ».

    http://md1.libe.com/photo/1089472-capture-yann-moix-documentaire.jpg?modified_at=1516554264&width=960#jpg
    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/monsieur-le-president-vous-avez-instaure-a-calais-un-protocole-de-la-bavu
    #Calais #asile #migrations #EnMarcheVersLeFN (c’était cela le tag ?) #réfugiés #humiliation #espoir

    Et sur la question de la #terminologie (#mots #vocabulaire) :

    Vous les nommez « migrants » : ce sont des #exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un #destin.

    ping @reka @sinehebdo

    Ici le texte complet, pour ne pas le perdre :

    Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez « migrants » : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.
    Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que « ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires. » Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

    Je ne suis pas, comme vous dites, un « commentateur du verbe » : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

    J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la #détresse et le #dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux #droits_fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    Ces actes de #barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction  ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici  ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

    « Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques », avez-vous dit. Ajoutant  : « Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné ». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique  ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

    Journalistes, policiers  : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

    Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­#ordres précis, et vous êtes impardonnable  ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez  ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.

    Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une #bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un #protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un #protocole_de_la_bavure.

    Quand une #police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la #dignité de l’homme   ? Vous y avez répondu vous-même  : « Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement. »

    L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les #violences_policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

    « La situation est ce qu’elle est par la #brutalité du monde qui est le nôtre », dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers  ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

    Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion   ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.

    Vous avez osé dire  : « Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République. » Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de « l’#humanité », les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

    Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse  : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration.

    La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un « crime contre l’humanité ». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

    Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’#ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.

    Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas  : c’était un Calais pipé  ; c’était ­un Calais imaginaire et vide  ; c’était un ­Calais sans « migrants ». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

    Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le « caractère exceptionnellement grave de la situation », qu’il n’hésite pas à décrire comme étant « de nature inédite dans l’histoire calaisienne ». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

    Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un #crime.

    Je citerai enfin les conclusions de la « mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois » d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur  : « L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de #preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la #déontologie_policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation]. »

    Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier  : « Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants. »

    Vous dites  : « Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la #violence. » Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

    A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une « fake news », vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

    Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable  ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu.

    Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire   ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?

    Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos #valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

    Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin  ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix  ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.

    #Jean_Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

    Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie.

    #responsabilité

    https://seenthis.net/messages/662074 via CDB_77


  • Bizarrement, je ne trouve pas ce #court-métrage dans les archives seenthis, alors, je republie (ou publie)...

    What were you wearing?
    https://www.youtube.com/watch?v=51-hepLP8J4&feature=youtu.be

    #responsabilité #viol #abus_sexuels #violences_sexuelles #police #richesse #habillement #vêtements #vidéo #plainte #victime #sketch

    Les dialogues sont savoureux, l’attitude de l’officier de police est exquise de condescendance et de paternalisme :

    « — Voici votre thé. Ça va mieux ?
    — Non pas vraiment non.

    — Ok bon. Pouvez-vous décrire l’homme qui vous a volé ?
    — Il faisait environ 1m70, cheveux sombres, il m’a mis un couteau sous la gorge, et il a exigé mon portefeuille et ma montre.

    — Et vous étiez habillé comme vous êtes habillé là maintenant ?
    — Pardon ?
    — Est-ce que ce que vous portez actuellement est ce que vous portiez lorsque vous avez été agressé ?
    — Euh oui mais…

    — Vous avez vraiment l’air plutôt aisé… c’est assez provocateur
    — Euh, j’ai du mal à comprendre en quoi ma tenue…
    — Disons que c’est un peu une invitation, non ? Vous affichez votre richesse. »

    L’homme commence à s’énerver — qui garderait son sang froid en pareille situation ? Donc la policière propose d’aller chercher « une conseillère » pour calmer la situation.

    Le grand huit de la condescendance fait un looping avec l’arrivée de cette collègue, qui lâche un « oh le pauvre » en réaction au rappel des faits : « ce monsieur est un peu bouleversé, il a été agressé aujourd’hui ».

    Comment dire que ce « oh le pauvre ! » exclamé avec une moue câline serait plus appropriée face à un bébé qui a perdu son doudou que face à une victime d’agression…

    http://www.madmoizelle.com/video-victime-vol-parodie-739729
    #vol #parodie

    https://seenthis.net/messages/631487 via CDB_77


  • Créateurs du numérique, parlons un peu #éthique
    https://framablog.org/2017/09/19/createurs-du-numerique-parlons-un-peu-ethique

    Une lettre ouverte de la communauté des technologies de l’information invite à réfléchir un peu à la notion de responsabilité de chacun, compte tenu de l’enjeu du numérique pour nous tous. Une invitation à réfléchir et débattre donc, au-delà de … Lire la suite­­

    #Internet_et_société #appel #Copenhague #Developpement #industrie #Informatique #responsabilité


  • Le Conseil constitutionnel censure partiellement la loi sur le devoir de vigilance des multinationales
    http://multinationales.org/Le-Conseil-constitutionnel-censure-partiellement-la-loi-sur-le-devo

    Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi sur le devoir de vigilance des multinationales sur un point central : la possibilité d’infliger une amende aux firmes qui ne respecteraient pas leur obligation de « prévenir les atteintes graves envers les #droits_humains et les libertés fondamentales ». Une nouvelle demi-victoire (ou demi-défaite) pour cette législation au parcours laborieux. Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision : il censure partiellement la loi sur le « devoir de (...)

    Actualités

    / #France, #responsabilité_juridique_des_entreprises, droits humains, #droit_international

    « http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2017/2017-750-dc/decision-n-2017-750-dc-du-23-mars-2017.148843.html »
    « http://www.la-croix.com/Economie/France/La-contre-laccaparement-terres-agricoles-censuree-Conseil-constitutionnel- »
    « http://www.afep.com/uploads/medias/documents/20170323_CP_Afep_Devoir_de_vigilance.pdf »
    « http://www.amisdelaterre.org/Devoir-de-vigilance-le-Conseil-Constitutionnel-valide-l-essentiel-de- »
    « http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/root/bank/download/2017750DC2017750dc_contributions.pdf »
    « https://issuu.com/collectifdong/docs/m__moire_-_alc-_201700300855450 »

    https://seenthis.net/messages/581706 via ObservatoireMultinationales


  • Le #rwanda va enquêter sur le rôle de 20 militaires français dans le #génocide
    https://www.mediapart.fr/journal/international/011216/le-rwanda-va-enqueter-sur-le-role-de-20-militaires-francais-dans-le-genoci

    Lassé par l’interminable instruction française sur l’attentat déclencheur du génocide des #Tutsis, Kigali a décidé d’ouvrir une enquête sur l’implication de vingt militaires français dans ce qui s’est passé en 1994.

    #International #Afrique #Responsabilité #soldats_français


  • Pesticides : le géant agro-alimentaire #Triskalia accusé par des salariés atteints de cancers
    http://multinationales.org/Pesticides-le-geant-agro-alimentaire-Triskalia-accuse-par-des-salar

    Deux travailleurs d’une plate-forme de transit de produits phytosanitaires, appartenant au géant breton de l’agro-alimentaire Triskalia, ont décidé de témoigner publiquement ce 9 septembre pour rendre compte des graves maladies dont ils sont atteints, et qu’ils supposent liées à leurs #conditions_de_travail. Embauché en 1973 par Coopagri Bretagne, dont la fusion avec d’autres coopératives donnent naissance à Triskalia, Raymond Pouliguen a aujourd’hui 69 ans. Il est atteint d’une leucémie, diagnostiquée (...)

    Actualités

    / #France, #Agroalimentaire, Triskalia, #Santé_et_sécurité_au_travail, #santé_et_sécurité_au_travail, #santé_environnement, conditions de travail, responsabilité juridique des (...)

    #responsabilité_juridique_des_entreprises
    «http://www.phyto-victimes.fr»
    «https://www.solidaires.org/Solidaires-Bretagne»
    «http://www.generations-futures.fr»
    «http://victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr»

    https://seenthis.net/messages/523858 via ObservatoireMultinationales


  • Nicolas Duvoux : « Aux Etats-Unis, chaque pauvre doit être entrepreneur de lui-même » - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2015/08/27/nicolas-duvoux-aux-etats-unis-chaque-pauvre-doit-etre-entrepreneur-de-lui
    http://md1.libe.com/photo/802432-karampal-kaur-teaches-a-yoga-class-in-the-englewood-neighborhood-of-chicago.jpg?modified_at=1440693381&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600
    In fine, cela individualise la #pauvreté et fait que chaque pauvre se sent coupable de son statut social, ce qui dédouane totalement le fonctionnement de la #société et des #inégalités de toute #responsabilité.
    C’est le stade ultime de la #méritocratie : tu as la place que tu mérites !

    Ce qu’il faut surtout souligner, c’est qu’aux Etats-Unis, la fonction sociale de l’Etat est extrêmement mal vue. On ne parle pas d’#assistanat, comme en France, mais de « #dépendance » - la coloration péjorative est la même. Dépendre de l’Etat est une catastrophe morale, économique et sociale. Je l’ai constaté pendant l’enquête, même des gens très pauvres qui vivent dans des ghettos peuvent être extrêmement critiques à l’égard de l’aide sociale d’Etat. Chacun doit être l’entrepreneur de lui-même. Personne ne veut être assimilé à un pauvre. C’est de plus en plus valable en France également. Le ressort fondamental de ce rejet me semble être une demande de dignité et de respectabilité. C’est aussi l’effet de plus de trois décennies de #néolibéralisme.

    https://seenthis.net/messages/519620 via Agnès Maillard


  • Minerais de sang : l’Europe en fait le moins possible
    http://multinationales.org/Minerais-de-sang-l-Europe-adopte-des-regles-minimales

    Les minerais de sang - étain, tantale, tungstène et or - sont utilisés dans de nombreux objets prisés des consommateurs occidentaux, à commencer par les smartphones et autres gadgets électroniques. À l’autre bout de la chaîne, en République démocratique du Congo et ailleurs, leur exploitation attise les violences et les atteintes aux droits humains. Si les États-Unis ont commencé à s’attaquer au problème en 2010 à travers la loi Dodd-Frank, l’Union européenne est restée longtemps perdue dans ses (...)

    Actualités

    / #RD_Congo, #Lobbying, #Responsabilité_sociale_des_entreprises_et_investissement_éthique, #Industries_extractives, #Industries_extractives, #Industries_électroniques, #Industries_électroniques, #industries_extractives, #chaîne_d'approvisionnement, #responsabilité_sociale_des_entreprises, (...)

    #transparence #normes_et_régulations #union_européenne
    « http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/10/minerais-du-sang-le-gouvernement-doit-resister-aux-lobbies-industriels_48068 »
    « http://www.enoughproject.org/reports/impact-dodd-frank-and-conflict-minerals-reforms-eastern-congo%E2%80%9 »
    « https://medium.com/@EnoughProject/boom-town-afe0075ce163 »

    http://seenthis.net/messages/502709 via ObservatoireMultinationales


  • La #guerre des #drones racontée par l’ex-opérateur #Brandon_Bryant

    Dans un article signé Nicolas Abé, et repris par plusieurs journaux européens, un militaire américain raconte son expérience de cinq ans comme opérateur de drones depuis un container au Nouveau-Mexique. Il suffisait alors à Brandon Bryant de presser un bouton pour qu’un homme meure à l’autre bout de la planète. Simple, précis, chirurgical. La #distance de plusieurs milliers de kilomètres séparant le tireur de sa cible, en libérant le premier des dangers du combat sur le terrain et en atténuant son sentiment de #responsabilité, laisserait penser à une guerre lâche et inhumaine.

    http://www.unige.ch/communication/lejournal/journal117/article1/article1bis/image_1bis.jpg
    http://www.unige.ch/communication/lejournal/journal117/article1/article1bis.html

    http://seenthis.net/messages/485304 via CDB_77


  • Des enfants alimentent les cimenteries de #Lafarge en #Ouganda
    http://multinationales.org/Des-enfants-alimentent-les-cimenteries-de-Lafarge-en-Ouganda

    C’est une nouvelle illustration de la réalité parfois sordide des chaînes d’approvisionnement des multinationales dans les pays africains, et de la faiblesse des moyens mis en oeuvre par ces dernières pour prévenir réellement les abus. #Le_Monde a enquêté sur le #travail_des_enfants dans les carrières de Harugongo, à l’ouest de l’Ouganda. Des carrières qui alimentent directement les usines d’une filiale de Lafarge, le cimentier français désormais fusionné avec Holcim. La pouzzolane extraite dans les (...)

    Actualités

    / Le Monde, Ouganda, #Industries_extractives, Lafarge, travail des enfants, #santé_et_sécurité_au_travail, #conditions_de_travail, #chaîne_d'approvisionnement, #responsabilité_juridique_des_entreprises, responsabilité sociale des (...)

    #responsabilité_sociale_des_entreprises
    «http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/22/en-ouganda-lafargeholcim-accuse-de-faire-son-ciment-du-minerai-creuse-par-de»

    http://seenthis.net/messages/474312 via ObservatoireMultinationales


  • #Bangladesh : un nouvel incendie met en lumière les limites des engagements des grandes marques comme #H&M
    http://multinationales.org/Bangladesh-un-nouvel-incendie-met-en-lumiere-les-limites-des-engage

    Un incendie est survenu il y a quelques jours dans une usine #Textile de Gazipur, au Bangladesh, fournissant plusieurs marques de confection occidentales, dont H&M. Quelques semaines auparavant, les ONG avaient relevé que plus de la moitié des fournisseurs du groupe suédois n’avaient toujours pas installé de portes coupe-feu. L’effondrement du Rana Plaza en avril 2013 avait provoqué une prise de conscience globale et les grandes marques, à commencer par H&M, avaient alors multiplié les (...)

    Actualités

    / Bangladesh, H&M, #Textile, #Clean_Clothes, Textile, #Santé_et_sécurité_au_travail, #conditions_de_travail, #santé_et_sécurité_au_travail, #travail_digne, #chaîne_d'approvisionnement, responsabilité sociale des (...)

    #responsabilité_sociale_des_entreprises
    « http://www.ethique-sur-etiquette.org/Nouvel-incendie-dans-une-usine-d-H-M-au-Bangladesh-686 »
    « http://www.ethique-sur-etiquette.org/IMG/pdf/memo_on_hm_caps_embargoed_for_1-28-2016.pdf »
    « http://business-humanrights.org/sites/default/files/documents/H%26M's%20statement%20on%20Bangladesh%20Accord%20progress%20an »

    http://seenthis.net/messages/461091 via ObservatoireMultinationales


  • Être #victime - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Etre-victime

    Le refus d’entendre les plaintes des victimes tient à deux écueils de nos sociétés : le refus de comprendre que, dans un régime libéral qui garantit une égalité de droits, certains sont selon la formule d’Orwell « plus égaux que d’autres » et cette attitude qui positive à fond l’avenir. Le résultat est là : « Dans la "société de l’autonomie comme condition", une fois que vous avez identifié les responsables, arrêtez de leur en vouloir parce que rien ne sert de pleurer sur le lait répandu, il faut aller de l’avant. L’individu lui-même doit se poser la question ; non pas : "Qui est responsable de mon malheur ?" mais : "Que puis-je faire pour m’en sortir ?" Le présupposé qui est inclus là-dedans, c’est que c’est l’individu lui-même qui est responsable et qui peut s’en sortir » (1). Tout cela fait qu’à la détresse de la victime il faut ajouter une seconde peine, le manque de #reconnaissance du préjudice subi, voire la #culpabilité d’être à terre. La condamnation des bourreaux, dans les cas les plus graves, ne semble pas suffire (et elle ne doit pas servir à ça). Sommées de mettre un mouchoir sur leur détresse, comment les victimes peuvent-elles se reconstruire seules ?

    http://blog.ecologie-politique.eu/public/.victimaire_s.jpg

    #responsabilité #victimaire (féminisme)
    cc @mad_meg @sandburg

    http://seenthis.net/messages/457626 via Aude V


  • La #sociologie sans excuses
    http://www.laviedesidees.fr/La-sociologie-sans-excuses.html

    Dans un court essai, le sociologue Bernard Lahire démontre l’absurdité des raisonnements anti-sociologiques qui se diffusent dans les médias comme dans la sphère politique. Il propose une défense et illustration du caractère à la fois scientifique et émancipateur de la discipline.

    Livres & études

    / sociologie, #pamphlet, #media, liberté, responsabilité

    #Livres_&_études #liberté #responsabilité

    http://seenthis.net/messages/451173 via La Vie des idées


  • Rupture d’un barrage au #Brésil : #BHP_Billiton et #Vale impliqués dans un désastre environnemental historique
    http://multinationales.org/Rupture-d-un-barrage-au-Bresil-BHP-Billiton-et-Vale-impliques-dans-

    Une double rupture de barrages plonge le Minas Gerais au Brésil dans ce qui pourrait être la plus grande catastrophe environnementale d’origine industrielle que ce pays ait jamais connue. La catastrophe s’est produite le jeudi 5 novembre à la mine de fer Germano, exploitée par l’entreprise Samarco, filiale de BHP Billiton et Vale. Des bassins contenant des déchets de la mine ont cédé, déversant un « tsunami de boue » qui a inondé la région. Onze personnes sont mortes, dont sept ont été identifiées, et (...)

    Actualités

    / #Industries_extractives, Brésil, #Gresea, Vale, BHP Billiton, #Industries_extractives, #influence, #industries_extractives, #impact_social, #impact_sur_l'environnement, #responsabilité_juridique_des_entreprises, (...)

    #eau
    « http://www.afp.com/fr/info/coulee-de-boue-au-bresil-etat-durgence-pour-200-communes »
    « http://cobertura.brasildefato.com.br »
    « http://presrepublica.jusbrasil.com.br/legislacao/256176296/decreto-8572-15 »
    « http://blogs.wsj.com/briefly/2015/11/08/5-questions-facing-bhp-following-deadly-brazil-spill »
    « http://www.gresea.be »
    « http://www.gresea.be/spip.php?article1447 »

    http://seenthis.net/messages/432159 via ObservatoireMultinationales


  • Deux plaintes déposées contre Nestlé aux #États-Unis pour des atteintes aux #droits_humains sur ses chaînes d’approvisionnement
    http://multinationales.org/Deux-plaintes-deposees-contre-Nestle-aux-Etats-Unis-pour-des-attein

    Deux plaintes collectives ont été déposées successivement aux États-Unis ces dernières semaines contre le groupe #Agroalimentaire suisse Nestlé. En #Thaïlande, Nestlé est accusée de tolérer le recours au travail forcé dans les pêcheries de crevettes. Nestlé est par ailleurs poursuivie avec ses deux concurrents Mars et Hershey pour sa responsabilité dans le recours au #travail_des_enfants sur les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest. Deux affaires qui viennent rappeler les problèmes d’atteintes aux (...)

    Actualités

    / Nestlé, Thaïlande, États-Unis, #Côte_d'Ivoire, Agroalimentaire, #Responsabilité_sociale_des_entreprises_et_investissement_éthique, #Agriculture_et_alimentation, #chaîne_d'approvisionnement, droits humains, travail des enfants, (...)

    #Nestlé #Novethic
    « http://www.novethic.fr/empreinte-sociale/sous-traitance/isr-rse/nestle-soutient-il-le-travail-force-en-thailande-143583.html »
    « http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/10/02/nestle-mars-et-hershey-s-vises-par-une-plainte-sur-la-traite-des-enfants_478 »

    http://seenthis.net/messages/416228 via ObservatoireMultinationales