• Le #revenu_garanti en #Suisse, un débat sans précédent, par Mona Chollet @monachollet
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/CHOLLET/55964

    https://assets.letemps.ch/sites/default/files/media/2016/05/03/file6pk9kulwpok1kkjb069f.png Un homme obèse, en marcel constellé de taches, avachi sur un canapé devant une pizza et des canettes de bière. En Suisse, cette affiche des opposants à l’initiative populaire « Pour un revenu de base inconditionnel » aura montré la vivacité des fantasmes associés à l’oisiveté des pauvres. Par dérision, le personnage arborait une couronne en carton doré. Les auteurs de l’initiative avaient en effet organisé des distributions de couronnes en carton dans les gares, faisant de cet objet le symbole du pouvoir qu’un revenu garanti, à leurs yeux, pourrait redonner à chacun sur sa vie. Le 5 juin, leur utopie a été rejetée à près de 77 % (avec une participation de 46,4 %). Elle a toutefois trouvé un peu plus de partisans (autour de 35 %) dans les cantons de Bâle-Ville, de Genève et du Jura. Certains quartiers de Zurich et de Genève ont même dit « oui ».


  • Aggravation « inédite » de la pauvreté en #France
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280616/aggravation-inedite-de-la-pauvrete-en-france

    Dans sa dernière étude sur « Les #Revenus et le #patrimoine des ménages », l’Insee relève que le #niveau_de_vie médian des Français a baissé de 1,1 % de 2008 à 2013, ce qui est sans précédent connu. Le recul a même été de 3,5 % pour les 10 % des ménages les plus modestes. L’Institut évoque aussi une « aggravation de la pauvreté inédite en France ».

    #Economie #inégalités #insee



  • Éric Verhaeghe : « Pourquoi je claque la porte du #Medef » | L’Humanité (2011)
    http://www.humanite.fr/eric-verhaeghe-pourquoi-je-claque-la-porte-du-medef

    Non, le coût du #travail n’est pas trop élevé, c’est la rapacité de l’oligarchie qu’il faut attaquer ! Ex-directeur des affaires sociales de la fédération patronale des assurances, Éric 
Verhaeghe claque la porte du Medef. Il dénonce une doctrine économique qui met en péril la société et la démocratie.

    [...]

    Éric Verhaeghe. J’ai voulu exercer un droit d’inventaire sur la pensée économique dominante depuis quarante ans. Né à la fin des années 1960, je suis d’une génération qui n’a jamais connu que la #crise, une génération qui a vécu dans la nostalgie des Trente Glorieuses. Avec l’implosion du modèle soviétique, quand l’économie de marché est restée comme seul système global, il y a eu un pari : plus on développera ce système, plus vite on arrivera à l’essence du #marché en concurrence libre et parfaite, plus vite on sera prospères et on renouera facilement avec la croissance des Trente Glorieuses. Pendant la décennie 1980, on a fait de la privatisation à tout-va ; pendant la décennie 1990, on a abaissé le coût du travail – on a quand même dépensé 1,5 point de PIB en allégements de charges… Le résultat est terrible. En réalité, au bout de quarante ans, non seulement ça ne va pas mieux, mais au contraire, le système est en train de s’autodétruire. Cette crise n’est pas imputable à la rigidité du marché, mais au contraire, à sa #flexibilité. Cela oblige à remettre en cause nos vieilles croyances. Collectivement, les élites de ce pays ne peuvent plus continuer à soutenir que les recettes d’avant 2008 vont nous sortir du marasme, elles sont la cause de la crise !

    [...]

    il y a eu un pari : plus on développera ce système, plus vite on arrivera à l’essence du marché en concurrence libre et parfaite, plus vite on sera prospères et on renouera facilement avec la croissance des Trente Glorieuses. Pendant la décennie 1980, on a fait de la privatisation à tout-va ; pendant la décennie 1990, on a abaissé le coût du travail – on a quand même dépensé 1,5 point de PIB en allégements de charges… Le résultat est terrible. En réalité, au bout de quarante ans, non seulement ça ne va pas mieux, mais au contraire, le système est en train de s’autodétruire.

    [...]

    Lorsque Liliane Bettencourt reçoit un chèque de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal, ce chèque est financé par de la dette que Liliane Bettencourt achète sous la forme d’emprunts d’État et, du coup, quand on la rembourse, on lui fait un nouveau cadeau. Le bouclier fiscal est une opération de passe-passe qui permet d’accroître le patrimoine des gros revenus en le faisant financer par l’écrasante majorité des citoyens.

    [...]

    Je suis partisan du démantèlement des très grandes entreprises : dès lors qu’une entreprise atteint une taille qui la rend plus puissante qu’un État, il faut la démanteler. On sait le faire quand l’entreprise constitue une menace pour la libre concurrence. Je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas ce pouvoir dès lors qu’elle menace la souveraineté des peuples.

    #économie, #finance, #fiscalité, #revenus, #protection_sociale


  • A Canadian City Once Eliminated Poverty And Nearly Everyone Forgot About It
    http://www.huffingtonpost.ca/2014/12/23/mincome-in-dauphin-manitoba_n_6335682.html

    http://i.huffpost.com/gen/2399362/original.jpg

    [old]

    One woman called to say she remembered the Mincome project. In the early 1970s, she was a single mother raising two girls on welfare – then called Mothers’ Allowance. She said she had always been treated respectfully, but there was one thing case workers said that bothered her.

    “She said she wanted to get some job training. They told her to go home and take care of her kids and they would take care of her,” explained Forget.

    When the opportunity to transfer from Mothers’ Allowance to Mincome came along, the woman took it. With no restrictions on how she could spend the money she was given, she signed up for training and got a part-time job at the local library which eventually became a full-time career.

    “So when I talked to her, she was incredibly proud of having modelled a different kind of life for her daughters,” Forget said. The retired librarian invited Forget to visit her home. Inside, she was shown pictures from her two girls’ graduations, mother beaming with pride.

    #revenu_de_base #rdb #Canada

    http://seenthis.net/messages/485772 via Mona


  • Destruction de la ruralité et guerre aux pauvres
    http://rue89.nouvelobs.com/blog/rural-rules/2016/01/28/mais-quest-ce-quils-lui-ont-fait-wauquiez-les-bouseux-235200
    Un billet assez lucide d’un rural.

    Jusque là, on sentait que les hommes politiques de tous bords soignaient tendrement la ruralité. Même mal à l’aise. Ils en parlaient. La flattaient. L’accompagnaient. En vantaient – même sans y croire – les potentiels et les ressources. On voyait périodiquement apparaître des dispositifs idoines, encourageant l’installation, l’innovation et le développement.

    La Datar avait créé ses Pôles d’excellence rurale http://poles-excellence-rurale.datar.gouv.fr – vite abandonnés malgré un succès foudroyant. Les conseils généraux du Cher, de la Creuse, de le Nièvre et de l’Allier avaient conjointement écrit leur manifeste pour les nouvelles ruralités http://www.lagazettedescommunes.com/telechargements/manifeste-ruralite.pdf Et le gouvernement avait même annoncé des assises de la ruralité.

    Et puis, d’un seul coup : exit la ruralité. Exit l’aménagement harmonieux du territoire. Place aux lois pragmatiques et urbano-centrées. A l’application bigote et dogmatique de la #métropolisation européenne. Le culte béat et doctrinaire de la grande banane bleue https://fr.wikipedia.org/wiki/Mégalopole_européenne.

    Place à NOTRe http://www.action-publique.gouv.fr/notrefrance. Une loi écrite par des urbains, pour des urbains, avec de vrais bouts de commisération dedans.

    Les assises de la #ruralité ont bien eu lieu, en décembre 2014. Mais si tu lis le compte-rendu http://www.gouvernement.fr/conseil-des-ministres/2014-12-17/les-conclusions-des-assises-de-la-ruralite , tu ricanes. Il n’est question que de regrouper les écoles et d’augmenter la couverture réseau de ces pauvres bouseux tout les aidant à aller plus facilement en #ville.

    Rien sur l’accompagnement des entrepreneurs en milieu rural. Rien sur les dispositifs de travail à distance. Rien de contraignant sur l’encouragement des filières de proximité, si ce n’est le maigre satisfecit donné à la plateforme Agrilocal.fr http://agrilocal.fr

    Rien sur les valeurs intrinsèques du monde rural : le foncier à portée de ta bourse, la proximité avec les fournisseurs, une demande tonitruante de biens et de services, et surtout un cadre de vie et de travail apaisé. Tranquillisé. Débarrassé des tombereaux de contraintes qu’imposent les villes à leurs usagers : les terribles trajets quotidiens, les empilements des charges, les heures d’attentes aux guichets des administrations, les filières saturées...

    Les assises de la ruralité ? In fine, une visite du gouvernement à sa vieille tata malade. Quelques mots de réconfort. Un œil sur la courbe des températures. Jusqu’à la prochaine visite.
    [...]

    Tu survoles la carte des nouvelles capitales de région, et déjà t’as tout compris. Au broyeur Clermont-Ferrand, Limoges ou Poitiers. A la trappe, Metz, Chalons ou Besançon. La loi NOTRe a dressé un grand filet de mailles étroites à la périphérie des départements ruraux. Un rempart solide contre la diagonale du vide.
    http://latribune-static.fr/495779/carte-des-france-des-prefectures-des-capitales-de-regions.jpg

    Alors nous, dans le bocage bourbonnais, en plein centre de la France, plongés à la frontière de trois nouvelles méga-régions, plaqués par la force centrifuge à des années-lumière de la nouvelle capitale, t’imagines à quel point on nous a rompu les amarres ?
    [...]

    Ça me rappelle cette dame que j’avais croisée à la gare de Vallon-en-Sully. Elle était assez âgée pour dire « tout de même », mais pas assez pour être retraitée. Elle était donc au #chômage – elle disait « au réssa ». Et elle était venue acheter un billet de train pour la première fois depuis des années.

    Je l’ai trouvée dehors, visiblement énervée, en train de fumer. Elle venait de se prendre la tête avec le guichetier : « Tout de même », elle disait. « Tout de même. »

    « Il m’a dit que le seul moyen de rejoindre Vierzon, c’était le bus. Le seul ! Ça veut dire que moi, maintenant, si je veux aller à Paris, je dois aller à la Société Nationale des Chemins de Fer pour acheter quoi… un ticket de bus !

    Tu vas à la gare, tu vas au guichet qui est là, juste à côté de deux rails. Ces deux rails que, si tu les suis, ils te mènent tout droit à Vierzon... Et eux ils te disent qu’il faut que tu sortes de la gare, que tu montes dans un bus où t’as les genoux plantés dans le nez, un bus qui pollue de l’air, qui prend des accidents et des bouchons, qui fait des tas de détours, qui te donne mal au cœur, et tout ça pour quoi ? Pour aller juste un peu plus lentement à Vierzon !

    Et le pire c’est qu’ils m’engueulent, moi, de dire que je trouve pas ça normal ! Mais c’est tout de même pas normal, non ? Faut tout de même pas nous prendre pour des imbéciles, non ? »

    J’en suis venu à lui apprendre que c’était le cas depuis trois ans. Et que c’était bien pire sur les autres axes. Si tu veux aller à Lyon depuis Montluçon, t’as plus vite fait de réparer ton 103. Terminé les directs. Terminé les transits rapides à Saint-Germain-des-Fossés. C’est – au mieux – un bus jusqu’à Vichy puis tortillard jusqu’à Part-Dieu. Tout ça pour la modique somme d’un dixième de son réssa.

    Face à son désarroi grandissant, j’ai entrepris de lui parler de Blablacar, qui est par la force des choses devenu notre principal moyen de sortir du bocage. Mais elle m’a interrompu tout suite.

    « Monsieur, je ne vois tout de même pas pourquoi – alors que j’ai payé la #SNCF avec mes impôts de quand je travaillais – je paierais une entreprise privée pour voyager maintenant que je suis au réssa. Je suis désolé mais ça, je peux pas. »

    « Et puis votre truc, là, je connais par cœur. Ils me bassinent avec ça à Pôle emploi. Ils me disent que ça m’aiderait à trouver du boulot. Mais vous savez ce que ça veut dire, pour moi ? Ça veut dire qu’il faut que j’achète un ordinateur et puis un téléphone machin-chose, là, qu’il me faudra racheter au bout de deux ans parce qu’il sera dépassé.

    Puis après, c’est pas tout d’avoir les bazars, il faut prendre les abonnements et tout... Et avec quel argent tout ça ? Ils me font rire, à #Pôle_emploi. Ils disent qu’ils t’aident à trouver du #travail, alors qu’en vrai ils t’aident juste à dépenser ton réssa. »

    Elle était furax.

    « Parce que du travail, de toute façon, y en a pas. En tous cas pas ici. Ou pas pour moi. »

    Et se rallumait des cigarettes les unes sur les autres

    « Et puis chez moi y’a pas de réseau... »

    C’était incontestable. Et cette dame me l’avait brandi devant les yeux : si tu suis les règles du jeu 2016, t’as que de mauvaises raisons de rester par ici. Petits salaires – ou pas de salaires. Peu de commerces. Peu d’infrastructures. Toutes les mesures censées « désenclaver le #territoire » n’ont pas fait le poids face aux impératifs économiques des #services_publics. Une grande partie de la sous-préfecture de Montluçon vient de déménager à Moulins.

    Et vu qu’il n’y a presque plus de #transports publics, tu dois désormais faire deux heures de bagnole, ou payer des boites privées, pour effectuer tes démarches administratives.

    Tu pourrais certes passer par #Internet, mais le temps qu’ils installent le haut débit dans le département, la norme était déjà passée au 4G. Et le temps qu’ils installent le 4, la norme passera au 7.

    Alors, de fait, peut-être qu’il a raison, notre président de région. Peut être que c’est vraiment de solidarité qu’a besoin d’Auvergne. Un bon vieux plan Orsec. Un grand dispositif d’évacuation de ces zones inutiles et désorganisées, sans #emploi ni avenir. Un grand processus de réunification ville-campagne, avec des quotas réservées aux ressortissants ruraux.

    Au moins les choses seraient claires. Pas de double jeu. Pas d’aménagement à deux vitesses. Les campagnes, vidées de leurs actifs qui y vivaient sous perfusion, redeviendraient des parcs pour les touristes urbains. Des lieux de villégiatures scénographiés pour rappeler à l’estivant les bonnes vieilles valeurs du bon vieux temps. Quand les gens s’appelaient Glaude et se disaient boudiou en remuant la paille.

    Ne resteraient pour de bon que quelques indociles. Ceux qui se planquent ou veulent avoir la paix. Qui se caguent de l’offre, et satisfont à leur demande. Ceux qui savent profondément que l’avenir de l’homme passe par sa déconcentration.

    Qui se retrouveraient seuls, au milieu de grandes terres vides.

    L’avenir est fait d’hypercentres cossus pour minorité blindée (aux deux sens du terme) connectés par aéroports, LGVs et autoroutes, et entourés de #banlieue_totale plus ou moins lointaine et plus ou moins abandonnée, où on laissera survivre puis mourir les pauvres sans aucun service public, dans des logements #containers qui servent aujourd’hui aux réfugiés (provisoire durable), et avec un #revenu_de_base version libérale de 400 euros par mois se substituant à tous les autres #minimas_sociaux.
    Les #périphéries lointaines sont un laboratoire social, le #déménagement_du_territoire et le délabrement volontaire qui y sont faits aujourd’hui seront faits à d’autres territoires demain.
    Les pauvres sont de même un laboratoire social, la #guerre_aux_pauvres qui leur est faite aujourd’hui sera faite à la majorité demain. C’est un tort de ne pas y prêter plus d’attention.

    http://seenthis.net/messages/485253 via koldobika


  • Travailler pour avoir un #revenu, ou bien avoir un revenu pour travailler ? - The Dissident - The Dissident
    http://the-dissident.eu/10535/travail-pour-revenu-ou-revenu-pour-travail
    http://the-dissident.eu/wp-content/uploads/2016/05/revenu-de-base-150x150.jpg

    S’il fallait décrire le principe du revenu de base en une phrase, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un revenu versé à chaque individu de la communauté le mettant en place, de manière régulière, universelle et inconditionnelle. Sur le papier, le revenu de base est plutôt déconcertant de simplicité et semble un concept descendu tout droit du royaume des utopies. La réalité est en fait plus complexe que cela. S’il est vrai que le revenu de base à des faux airs d’utopie, c’est qu’il questionne les liens de causalité et de dépendance entre trois grands concepts sur lesquels repose en partie notre contrat social et qui façonnent nos sociétés, à savoir le #travail, la #valeur et le revenu. Ces liens, bien que considérés comme immuables dans la vie quotidienne, peuvent être repensés sur le plus long terme. C’est ce que la réflexion sur le revenu de base invite à faire. Avant de discuter du revenu de base, nous allons donc parler de ces trois notions qui se trouvent au cœur de cette réflexion.

    #RdB

    http://seenthis.net/messages/485019 via Agnès Maillard


  • #Revenu_de_base_inconditionnel : « La #Suisse ouvre une nouvelle voie »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/290416/revenu-de-base-inconditionnel-la-suisse-ouvre-une-nouvelle-voie

    Alors que la France s’englue dans un débat sans fin autour de la loi sur le travail, la Suisse votera le 5 juin sur le « revenu inconditionnel de base » (RBI), un « nouveau paradigme » qui, selon l’économiste fribourgeois Sergio Rossi, est une alternative viable face à la précarisation et au chômage. Entretien.

    #International #loi_El_Khomry #votation_populaire


  • #Revenu_universel : des chiffres qui donnent le vertige
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/04/21/revenu-universel-des-chiffres-qui-donnent-le-vertige_4906414_3232.ht
    http://s1.lemde.fr/image/2016/04/21/644x322/4906405_3_7079_a-1500-euros-par-adulte-et-750-euros-par-min_ba2236dbaa08b8b6ee759763bb2a978e.jpg

    Tous les opposants au revenu de base s’accordent à dire qu’une telle mesure coûterait trop cher. Les chiffres bruts sont, il est vrai, assez vertigineux  : un revenu de base de 450 euros pour les 51 millions de Français majeurs et de 255 euros pour les 15 millions de mineurs représenterait 320 milliards d’euros  ; à 800 euros par personne, c’est 450 milliards, soit les dépenses de la Sécurité sociale  ; à 1 500 euros par adulte et 750 euros par mineur, comme le préconisent les partisans d’un ­ ­ «  revenu d’existence  », tel l’économiste et sociologue Bernard Friot (université Paris-Ouest), c’est 1 000 milliards, la moitié du PIB  !

    L’économiste Pierre Cahuc (Centre de recherche en économie et statistique, Crest), spécialiste du marché du #travail, estime que si son montant est bas, le revenu de base ne fera pas mieux que le RSA et les transferts sociaux et fiscaux tels qu’ils existent aujourd’hui  : la nouveauté serait seulement de simplifier le système, ce sur quoi tout le monde est d’accord… à ceci près que chaque niche fiscale ou sociale a ses défenseurs. Mais si son montant est élevé, ajoute Bruno Palier ­ (Sciences-Po), spécialiste de la protection sociale, comment le financer  ? En supprimant les prestations sociales  ? Cela reviendrait à appliquer le programme ultralibéral, alors que la société a plus que jamais besoin d’investissements publics dans l’éducation, la santé, la dépendance, le logement…

    Les partisans du revenu de base rétorquent que ces sommes ne s’ajoutent pas aux budgets existants, mais remplacent nombre d’entre eux. La technique de l’impôt négatif, dit Gaspard ­Koenig, transfère le produit de l’impôt des poches de l’Etat et des administrations sociales à celles des contribuables. Selon le Mouvement français pour le revenu de base (MFRB), le revenu de base se substituerait à la plupart des aides sociales, aux subventions des entreprises en faveur de l’emploi, aux allocations et au quotient familial – remplacé par le forfait enfant.

    Les partisans du revenu d’existence, quant à eux, estiment que des marges de manœuvre fiscales existent (en mettant fin à la fraude et à l’évasion fiscales) et que les banques centrales peuvent s’affranchir des règles budgétaires en versant directement de l’argent dans les poches des citoyens  : c’est ce que l’économiste australien Steve Keen nomme le «  quantitative easing for the ­people  » («  la création de richesse pour le peuple  »).

    #fiscalité #financement


  • Le #revenu_universel, généalogie d’une utopie
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/04/21/le-revenu-universel-genealogie-d-une-utopie_4906393_3232.html
    http://s1.lemde.fr/image/2016/04/21/644x322/4906496_3_60ef_2016-04-20-0b4e2ad-23603-1rqcngw_10ce1ae27a65f30202ac5a536ad61ac7.jpg

    Une variante de cette filiation «  communiste  », plus radicale et incarnée par le philosophe André Gorz (1923-2007), l’un des inspirateurs de l’écologie politique, considère le ­ «  revenu d’autonomie  » comme le moyen de s’affranchir de l’aliénation du #travail imposée par le #capitalisme. Le revenu de base devient ainsi le moyen de refuser les #emplois sous-payés ou privés de tout sens social (ceux que l’anthropologue américain David Graeber appelle les «  #bullshit_jobs  », littéralement «  les emplois de merde  »), pour pouvoir vivre d’activités socialement utiles, mais que le marché ne rémunère pas forcément (par exemple, le travail associatif). Il permettrait aussi, notait le philosophe Michel Foucault (1926-1984), qui en était partisan, de se libérer du contrôle social étatique et stigmatisant attaché à la vérification des «  droits sociaux  » – un «  bénéfice secondaire  » d’ailleurs également mis en avant par… les libéraux  !


  • #Espace_de_travail : le #revenu_de_base se frotte au réel
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180416/espace-de-travail-le-revenu-de-base-se-frotte-au-reel

    Du projet de refonte des minimas sociaux présenté ce lundi à Manuel Valls en passant par la réflexion sur une « allocation universelle » ouverte au Conseil économique et social (Cese) début avril, le revenu de base universel, longtemps renvoyé au placard des utopies, commence à prendre racine. #Martine_Alcorta, élue locale et membre d’EELV, et #Julien_Dourgnon, économiste et ancien membre du cabinet de Montebourg, décortiquent le sujet. Vidéo dans l’article

    #France #salaire_universel #société


  • Les Echos.fr - Actualité à la Une - Les Echos
    http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=021804552994&fw=1

    Cette génération précédente savait pouvoir compter sur la sécurité de l’#emploi, pouvait espérer se marier jeune, devenir propriétaire - peut-être même d’une résidence secondaire - et finalement prendre sa retraite en bénéficiant d’une sécurité raisonnable. Globalement, les individus de cette génération pouvaient espérer vivre une existence plus prospère que celle de leurs parents.

    Même si cette #génération passée s’est heurtée à un certain nombre d’embûches, ses attentes ont dans l’ensemble été satisfaites. Ces anciens ont pour certains gagné probablement davantage en richesse de capitaux grâce à leurs biens immobiliers que grâce au fruit de leur travail. Sans doute trouvaient-ils cela étrange, mais ils ont accepté volontiers ce cadeau offert par nos marchés spéculatifs, se félicitant bien souvent d’avoir acheté au bon endroit, au bon moment.

    Les jeunes d’aujourd’hui, où qu’ils se situent dans la pyramide de répartition des #revenus, ne peuvent précisément espérer que le contraire. L’insécurité de l’#emploi les suit tout au long de leur vie. En moyenne, nombre de diplômés de l’université auront à chercher plusieurs mois avant de décrocher un emploi - bien souvent après avoir accepté plusieurs stages non rémunérés.

    Aujourd’hui, les jeunes diplômés de l’université américaine croulent sous les #dettes. Plus ils sont démunis, et plus ils doivent d’argent. Ainsi ne s’interrogent-ils pas sur le métier qu’ils aimeraient exercer, mais se demandent-ils tout simplement quel emploi leur permettra de rembourser leur prêt universitaire, voué à peser sur eux pendant vingt ans, voire plus. De même, l’accès à la propriété est pour eux un lointain rêve.

    Autrement dit, les jeunes d’aujourd’hui entrevoient le monde sous le prisme de l’équité intergénérationnelle. Les enfants de la classe moyenne supérieure s’en sortiront peut-être favorablement au bout du compte, puisqu’ils hériteront de la richesse de leurs parents. Bien que certains d’entre eux puissent regretter cette forme de dépendance, ils craignent encore bien davantage l’éventuelle alternative : celle d’un « nouveau départ », dans lequel les cartes et les atouts seraient redistribués en fonction de leurs actes sur un chemin autrefois considéré comme le mode de vie classique de la classe moyenne.

    #Stiglitz


  • Diminution (des revenus des écrivains, et de la fréquentation de Livre Paris)
    http://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-culturelle-d-antoine-guillot/diminution-des-revenus-des-ecrivains-et-de-la
    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/03/561feedf-8603-4abf-9fb3-860ac8ab2676/600x337_sipa_00747743_000067.jpg
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12184-25.03.2016-ITEMA_20945189-0.mp3

    “Le Salon du #livre de Paris sera-t-il le lieu de la contestation ?, s’interrogeait Sophie Joubert dans L’Humanité, le jour de l’ouverture de la manifestation. […] Les auteurs sont-ils plus pauvres qu’avant ? « On ne peut pas dire qu’ils roulent sur l’or », dit Vincent Monadé, directeur du Centre national du livre, le CNL, se basant sur la photographie des #revenus des auteurs affiliés à l’Agessa sur l’année 2013, réalisée dans le cadre d’une étude de grande ampleur publiée [le 16 mars] par le ministère de la Culture. […] « #Précaire », « passionnant », « difficile » et « mal payé » sont les mots qui reviennent le plus souvent dans la bouche des affiliés interrogés, une population qui tente de vivre de sa plume même si 36 % exercent encore un métier secondaire. Sur la seule base des à-valoir et des droits d’auteur, le revenu médian est de 15 529 euros par an, soit 1,15 fois le Smic, une moyenne qui recouvre une grande variété de situations.”

    http://seenthis.net/messages/473438 via Agnès Maillard



  • Petit guide contre les bobards de la loi Travail
    Les 8 bobards de la loi Travail, par Attac France

    >>> Le guide en ligne :
    https://france.attac.org/nos-publications/brochures/article/petit-guide-contre-les-bobards-de-la-loi-travail

    Difficile de le nier quand Pierre Gattaz organise une pétition pour la soutenir : la loi Travail reprend les principales revendications du Medef et de l’AFEP, l’association des grandes entreprises privées (le club du CAC 40) sur le droit du travail. Elle est conçue pour réduire les droits des salarié·e·s et sécuriser les profits des entreprises.

    Mais nos gouvernants, qui se disent encore de gauche, ont encore besoin de déguiser leur abandon des idéaux « d’égalité, de dignité et de progrès » dont François Hollande se réclamait encore il y a quelques jours face à des journalistes dubitatifs. On assiste donc depuis un mois à un déluge organisé de mensonges grossiers repris en boucle par les éditorialistes et les économistes de cour.

    C’est pourquoi Attac publie aujourd’hui un Petit guide contre les bobards de la loi Travail qui déconstruit les huit principaux boniments déversés ces derniers temps dans les médias. Depuis « Ce sont les patrons qui créent les emplois, il faut bien les rassurer » jusqu’à « Pour faire face à la mondialisation, la France doit se réformer » en passant par « La réforme facilitera l’accès des jeunes au CDI », le petit guide fournit une argumentation serrée mais facile d’accès pour répondre aux menteries du pouvoir.

    Un outil précieux pour engager et approfondir le débat avec les citoyen·e·s qui se posent et nous posent des questions sur les enjeux réels de cette réforme. Ce petit guide se veut donc un outil contre le mépris des puissants qui nous prennent pour des imbéciles. Disponible et librement téléchargeable sur le site d’Attac, il est au service de la lutte contre la loi Travail, pour cette insurrection démocratique dont nous avons tant besoin. Rendez-vous les 24 et 31 mars et après !

    #Attac #loi_travail #gouvernement_Hollande #patronat #social-démocratie #Chômage #Temps_de_travail #Emploi #revenu #travail #Conditions_de_travail

    http://seenthis.net/messages/472394 via Zec + Ultra


  • Les réformes du droit du travail généralisent la précarité partout en #Europe
    http://www.bastamag.net/Partout-en-Europe-les-reformes-du-travail-facilitent-les-licenciements-et

    C’est l’un des principaux arguments des partisans de la réforme du droit du travail en France : les autres Européens l’ont fait, alors nous aussi. L’Italie, l’Espagne la Grèce, le Royaume Uni et plusieurs pays d’Europe de l’est ont facilité les licenciements, la baisse des salaires ou le recours au travail précaire de longue durée. Une bonne partie de ces pays l’ont mis en oeuvre des politiques contraints et forcés par la Commission européenne et le FMI, en échange de prêts accordés pour éponger leur (...)

    #Décrypter

    / Europe, Quel avenir pour nos protections sociales ?, L’Europe sous la coupe de l’austérité, Emploi , #Droits_fondamentaux, #Revenus, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ? #L'Europe_sous_la_coupe_de_l'austérité #Emploi_

    http://seenthis.net/messages/472171 via Basta !


  • Quand les robots feront tout le travail, comment les gens vivront-ils ? - The Guardian
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/141300517054

    Tom Watson, l’un des principaux leader du parti travailliste, s’inquiète, dans une tribune pour le Guardian, de l’arrivée prochaine des camions sans conducteurs, qui devraient être mis à l’essai prochainement au Royaume-Uni. Pour le député, les perspectives de l’automatisation et du développement de l’intelligence artificielle sur l’emploi - Deloitte prévoit la suppression de 11 millions d’emplois d’ici 10 ans au Royaume-Uni, soit presque 1/3 des emplois actuels ! -, nécessitent de réfléchir à nouvelle stratégie industrielle. “Comment faire des changements technologiques un allié plutôt qu’un ennemi ?” La question de l’automatisation est en train de devenir la question la plus urgente du pays, estime le député travailliste. Si la précédente vague d’industrialisation a créé de grandes richesses, plus ou moins (...)

    #revenu_universel #technologie #innovation #société

    http://seenthis.net/messages/471438 via hubertguillaud


  • Silicon Valley’s Unchecked Arrogance — The Development Set
    https://medium.com/the-development-set/silicon-valley-s-unchecked-arrogance-d86cbb8db52

    YCombinator and their Silicon Valley counterparts often talk about the value of geography. The best ideas, we are led to believe, come from a small stretch of earth close to San Francisco.
    James Fallows in a recent Atlantic essay describes how most of America’s elite believe in “The Big Sort” — that to be successful, one must be sorted into a few metro areas: San Francisco, New York, Boston, perhaps Seattle or Washington D.C. When it comes to people investing in new ideas, this is absolutely true. 78% of investment in startups goes to three states (New York, Massachusetts, California). While in the past 20 years startup investing has increased 300% in those states, it has actually declined in the other 47 across the country.
    Silicon Valley has become a “monocrop” culture where entrepreneurs are well-educated, have frictionless access to capital, and have their basic needs taken care of. The majority of resources today are going to entrepreneurs whose lived experience is in well-off, well-connected cities.

    #silicon_valley #capitalisme #revenu_de_base #arrogance

    http://seenthis.net/messages/471109 via Fil


  • Les écrivains sont pauvres, et plus encore les femmes
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/160316/les-ecrivains-sont-pauvres-et-plus-encore-les-femmes

    Alors que s’ouvre le Salon du livre à Paris, Mediapart publie en exclusivité les premiers chiffres sur l’évolution des revenus des écrivains. Ils confirment le ressenti des auteurs : il est de plus en plus difficile de vivre de sa plume. Et la boulimie des éditeurs (+ 114 % de titres publiés en 20 ans) n’arrange pas les choses.

    #Culture-Idées #Ecrivains #édition #Littérature #revenu


  • #Droit du #travail : l’occasion manquée ? | Jean Zin
    http://jeanzin.fr/2016/03/08/droit-du-travail-loccasion-manquee

    Il est assez douteux que la #mobilisation des #syndicats soit assez forte pour repousser le projet mais ce ne serait que partie remise car le prochain président ne devrait pas prendre de gants pour aller encore plus loin. Le débat parlementaire pourrait quand même l’améliorer un peu mais sans en changer l’essentiel. Cependant, le reproche principal qu’on devrait lui faire, c’est le même qu’à ses opposants, c’est de manquer d’ambition et de vision du futur. La seule mesure relativement positive, c’est le compte personnel d’activité, sous une forme bien trop insuffisante. Chacun voit bien le déséquilibre entre une #précarité accrue, qui est celle de l’accélération technologique plus que du droit du travail, et l’absence de contrepartie pour sécuriser les parcours professionnels. Au lieu de la refuser verbalement, reconnaître cette précarité comme liée à une #économie en évolution rapide permettrait de revendiquer les mesures nécessaires pour y faire face, en premier lieu un #revenu garanti, au lieu de se battre en vain contre l’évolution économique. Les chances pour qu’on prenne cette orientation sont à peu près nulles même si l’idée progresse, rejetée encore très majoritairement aussi bien par la droite que par la gauche (même si on en a déjà une petite préfiguration avec la prime d’activité). La perspective de revenus inférieurs au smic complétés par un revenu de base n’a certes rien d’idéal (rien d’une mesure révolutionnaire) mais vaut peut-être mieux que le chômage de masse ou les travailleurs pauvres sous-payés sans revenu supplémentaire.

    http://seenthis.net/messages/468542 via Agnès Maillard


  • L’utopie du revenu garanti récupérée par la Silicon Valley, par Evgeny Morozov (Les blogs du Diplo, 29 février 2016)
    http://blog.mondediplo.net/2016-02-29-L-utopie-du-revenu-garanti-recuperee-par-la #st
    http://blog.mondediplo.net/IMG/jpg/robotrdb.jpg

    Les dirigeants de la #Silicon_Valley parlent rarement de politique — sauf, à la rigueur, pour discuter de la meilleure façon de la chambarder. Dans les rares occasions où ils se laissent aller à montrer leur vision du monde, c’est pour dénigrer les sans-abris, célébrer le colonialisme ou vouer aux gémonies les autorités municipales qui persécutent les artisans fragiles auxquels la planète reconnaissante doit Uber et Airbnb.

    Il peut donc paraître incongru que le gratin des nouvelles technologies soit devenu l’un des plus fervents soutiens du #revenu_garanti pour tous (…)


  • Les secrets bien gardés du #revenu_universel - Ouishare
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/140023785468

    Pour Ouishare, Diana Filippova revient superbement sur les contradictions du revenu universel, l’idée qui semble fédérer des courants politiques inconciliables. En soulignant combien les modalités d’applications des uns et des autres en font un projet à multiples facettes, où les propositions des uns n’ont rien à voir avec celles des autres.“Plus on tardera à mettre en avant les différences fondamentales entre les propositions de revenu universel formulées par ces courants idéologiques distincts, plus la consensus autour d’un projet politique deviendra bancal. Car la meilleure façon d’étouffer une réforme, c’est de mettre un point d’honneur à en faire un projet consensuel : il sera alors timide, incohérent, inefficace, et à force de vouloir satisfaire tout le monde, il décevra tout le monde.”Il est tant de (...)

    #travail #digiwork

    http://seenthis.net/messages/464817 via hubertguillaud


  • Médias et numérique : l’invention d’un nouvel écosystème sera-t-elle suffisante ? - The Dissident - The Dissident
    http://the-dissident.eu/9948/media-numerique-un-nouvel-ecosysteme-sera-t-elle-suffisante
    http://the-dissident.eu/wp-content/uploads/2016/02/presse-150x150.jpg
    #presse #travail #revenu

    Pour assurer une production éditoriale, il faut des articles, et donc des mains pour les écrire. Beaucoup se payent sans rémunération fixe, voire travaillent bénévolement, pour que l’aventure puisse se transformer en projet de vie. Peu de professions peuvent s’en vanter. A ces sacrifices, il faut ajouter la quête arthurienne d’un modèle économique efficace et pérenne, au sein duquel le CDI constitue le Graal que l’on n’espère qu’au plus profond de soi, un peu comme un fantasme. Certains ont choisi un système d’abonnements, d’autres préfèrent les campagnes de financement participatif, ou, dans une moindre mesure, de la publicité. Mais, à ce jour, seule une poignée d’entre eux tire son épingle du jeu, la plupart du temps grâce aux réseaux de fondateurs issus d’autres rédactions plus expérimentées. Pour que ce bouillonnement éditorial ne soit pas vain, Jean-Marie Charon présente dans son rapport plusieurs amorces de solutions dont pourrait se saisir le ministère de la Culture.

    http://seenthis.net/messages/459529 via Agnès Maillard


  • Guerre aux pauvres - synthèse
    (#logement, réformes des #apl (plusieurs, pour mieux prendre en ciseaux), du #rsa et des #minima_sociaux, #métropolisation et spéculation immobilière qui renvoie les pauvres vivre (puis mourir) dans des #containers en #périphéries où ce qui reste de #services_publics peuvent être démolis dans l’indifférence générale)
    relevé sur twitter https://twitter.com/feeskellepeut/status/697116988028669952

    t’es pauvre. si tu te loges correctement la CAF te dit que c’est TROP BIEN POUR TA POMME et DTC ton APL
    oui
    c’est ça la réforme
    inversement tu prends un taudis parce que trop bien tu peux pas te le payer on te retire l’apl.
    HO.
    allô ?? on connecte, là ?
    je veux en voir au moins UN qui fait TILT !
    12000 réfugiés QUI NE VEULENT PAS UNE MINUTE S INSTALLER ICI, et d’autre part 8 MILLIONS DE PAUVRES SUR LE GAZ.
    hiérarchiser l’information.
    on a 8 millions de pauvres menacés de mort vs 12000 mecs qui veulent JUSTE SE TIRER (ils ont bien raison)

    on va reprendre CALMEMENT le constat CHIFFRE de la situation.
    8 millions de pauvres dont 5 millions de chômeurs et 6 millions d’allocataires CAF, calcule, fais les croisements
    réforme APL : si tu te loges « trop bien », DTC tes allocs. si tu as un « patrimoine » (lol, 30k à peine 3 mois de salaire de député) : DTC aussi
    nouvelle mode lancée par la CAF34 et bientôt suivie ailleurs tkt pas : si tu es MAL LOGE, DTC ton APL au carré (pdt18 mois)
    (avec maintien forcé du bail pour « te prémunir de l’expulsion » LOL les fdp sérieux, en guise de protection c’est une condamnation)
    mode lancée à BEZIERS par un FACHO NOTOIRE, mode que MONTPELLIER ET SETE proposent de suivre
    tu le sais pas tu n’y vis pas moi si ; béziers montpel et sète sont les derniers bastions économiquement viables du département
    en clair cela signifie qu’on pratique la chasse aux pauvres par le logement là où il y a DU TRAVAIL
    à côté de ça pôlemploi DELEGUE le suivi de ses chômeurs à des entreprisses privées qui sont des machines à RADIER
    entreprises dont le « suivi » consiste à un harcèlement bi quotidien (mon mail dégueule) que si tu réponds pas --->RADIATION
    une fois que tu es RADIE de popol tu vas au RSA
    RSA qui est un des TROIS MINIMAS SOCIAUX en projet de maintien (CF groupe d’étude PS qui bosse sur la SIMPLIFICATION)
    RSA qui se trouve d’ores et déjà lié à du TRAVAIL FORCE dans le haut rhin, à al frontière allemande, il fallait le faire, ils l’ont fait.
    haut rhin qui nous informe que « si ça ne BENEVOLE pas DE FORCE, c’est que ça relève du HANDICAP donc de l’AAH donc de la sécu »
    AAH qui est de moins en moins attribuée à taux plein, menacée de réévaluation elle aussi et SECU qui est en train de se faire BUTER

    je te rappelle que LA DOCTRINE DU FASCISME DE BENITO MUSSOLINI est toujours en accès libre lecture sur le net. des fois que.

    pour couronner le tout, des CRETINS qui se croient DE GAUCHE sont en train de travailler sur des VILLAGES ALTERNATIFS de putains de YOURTES
    voire de putains de CONTENEURS. (ça commence à salement me faire monter la tension vos conneries)
    et d’autres SOMBRES ABRUTIS sont en mode « #revenu_de_base » qui est en test actuellement sur la base financière du RSA en CHARENTE
    je vous demande de mettre ces différentes informations en RELATION.
    je prendrais bien la peine de vous ressortir également la FUSION RSA PPE ainsi que la promotion INDECENTE de l’auto entreprise
    nous parlons CAPITALISME le critère de sélection est FINANCIER, et il l’a TOUJOURS été, soit dit en passant.

    #guerre_aux_pauvres

    http://seenthis.net/messages/459398 via koldobika