• 2018, nouvelle année de triple régression pour les femmes
    https://www.liberation.fr/direct/element/la-parite-au-travail-prendra-encore-plus-de-200-ans_91554

    Le rapport annuel sur la parité examine la situation dans quatre domaines : éducation, santé, politique et monde du travail. Après des années de progrès constants en matière d’éducation, de santé et de représentation politique, la place des femmes a reculé dans ces trois domaines cette année, relève le WEF, tout comme en 2017.

    Dans le monde du travail, des progrès ont été enregistrés, mais pas de façon extraordinaire puisque l’écart entre les salaires est encore de près de 51%. Et la part des femmes dans les postes de direction s’élève désormais à 34% dans le monde.

    Si les inégalités de salaire entre hommes et femmes se sont légèrement réduites cette année par rapport à 2017, il faudra encore plus de 200 ans pour parvenir à la parité dans le monde du travail, révèle mardi un rapport du Forum économique mondial (WEF).

    L’étude, qui porte sur 149 pays, montre des améliorations en matière de salaires par rapport à l’an dernier, lorsque l’écart entre les genres s’était élargi pour la première fois depuis 10 ans. La représentation des femmes en politique est en revanche en baisse, tout comme leur accès à la santé et à l’éducation, selon le rapport.

    Au rythme actuel, les inégalités entre hommes et femmes, dans la plupart des domaines, ne seront pas éliminées avant au moins 108 ans. Et il faudra 202 ans pour réduire l’écart au travail, souligne le WEF.

    #femmes #backlash #parité #salaire

    https://seenthis.net/messages/745023 via mad meg


  • Les Gilets Jaunes, l’économie morale et le pouvoir | Samuel Hayat -
    https://samuelhayat.wordpress.com/2018/12/05/les-gilets-jaunes-leconomie-morale-et-le-pouvoir

    (...)Difficile de ne pas être saisi par le mouvement en cours. Tout y est déconcertant, y compris pour qui se fait profession de chercher et d’enseigner la science politique : ses acteurs et actrices, ses modes d’action, ses revendications. Certaines de nos croyances les mieux établies sont mises en cause, notamment celles qui tiennent aux conditions de possibilité et de félicité des #mouvements_sociaux. D’où sinon la nécessité, du moins l’envie, de mettre à plat quelques réflexions issues de la libre comparaison entre ce que l’on peut voir du mouvement et des connaissances portant sur de tout autres sujets. A côté des recherches sur le mouvement en cours, espérons que l’éclairage indirect que donne la confrontation à d’autres terrains pourra dire quelque chose de différent sur ce qui a lieu.

    La situation

    Les images rapportées par les médias comme les déambulations personnelles pendant les événements du 1er décembre ont donné à voir un Paris jamais vu, ni en 1995, ni en 2006, ni 2016, trois moments pourtant où l’espace-temps habituel des mobilisations parisiennes s’était trouvé profondément déformé. Certains ont pu parler d’émeutes ou de situation insurrectionnelle. C’est possible, et pourtant rien ne ressemble à ce qui a pu avoir lieu durant les insurrections de 1830, 1832, 1848 ou 1871. Toutes ces insurrections avaient lieu au quartier, mettant en jeu des sociabilités locales, un tissu relationnel dense permettant aux solidarités populaires de se déployer. Mais le 1er décembre, le feu a pris au cœur du Paris bourgeois, dans ce nord-ouest parisien qui n’avait jusqu’ici jamais été vraiment le théâtre de telles opérations. Loin d’être menées par des forces locales, érigeant des barricades pour délimiter un espace d’autonomie, ces actions ont été le fait de petits groupes mobiles, habitant souvent ailleurs.

    Évidemment, les sociabilités locales jouent dans la formation de ces groupes. Il suffit de regarder ailleurs qu’à Paris pour voir la réappropriation collective d’un territoire, la formation de liens durables… Mais le 1er décembre, ces solidarités se sont déplacées dans un espace de manifestation lui-même plutôt habituel : les lieux du pouvoir national. On est là dans un registre tout à fait moderne, n’en déplaise à ceux qui parlent de jacqueries : c’est bien d’un mouvement national et autonome dont il s’agit, pour reprendre les catégories clés par lesquelles Charles Tilly qualifie le répertoire d’action typique de la modernité. Mais les règles de la manifestation, fixées de longue date (on situe généralement leur formalisation en 1909[3]), sont ignorées : pas de cortège, pas de responsables légaux, pas de parcours négocié, pas de service d’ordre, pas de tracts, de banderoles, d’autocollants, mais des myriades de slogans personnels inscrits au dos d’un gilet jaune.

    Toute la pratique du #maintien_de_l’ordre en est bouleversée, et on a pu voir combien les professionnels de la répression, malgré leur nombre, leur armement, leur entraînement, s’étaient trouvés débordés, incapables d’assurer même leur propre sécurité, sans parler de celle des biens et des personnes. On peut penser que les forces de l’ordre ne vont pas accepter longtemps de se faire ainsi malmener, et les violences policières, déjà très nombreuses, risquent d’encore s’amplifier [comme le confirme déjà des lynchages policiers le 1/12 et les innombrables tirs #policiers qui ont mutilés au moins quatre #lycéens ce derniers jours, ndc] , comme les appels à l’extension de l’usage de la force, voire à l’état d’urgence. Cet échec du maintien de l’ordre physique est allé de pair avec un échec encore plus complet du maintien de l’ordre symbolique : un président en déplacement pour un sommet international, un gouvernement inaudible (la rançon à payer pour un pouvoir personnel s’étant entouré de courtisans médiocres pour qu’aucune ombre n’en affaiblisse l’éclat), le pseudo-parti au pouvoir (LREM) occupé le même jour à élire un nouveau délégué général, comme si de rien n’était. (...)

    Les #revendications, justement, méritent qu’on s’y attarde. On en sait peu sur la manière dont elle a été composée, mais une liste de 42 revendications a été diffusée et largement reprise, tant dans les groupes que par les médias. Ces revendications possèdent quelques traits remarquables qui ont déjà été relevés : elles sont majoritairement centrées sur les #conditions_de_vie, bien au-delà de la seule question du prix de l’essence ; elles contiennent des prises de position contre la libre circulation des #migrants ; elles proposent des changements institutionnels qui renforcent le contrôle citoyen sur les élu.e.s, dont la rémunération se trouverait d’ailleurs ramenée au #salaire_médian. Cette liste a été qualifiée de « magma de revendications hétéroclite ». Il me semble au contraire qu’elle est profondément cohérente, et que ce qui lui donne sa cohérence est aussi ce qui a permis à la mobilisation des gilets jaunes de prendre et de durer : elle s’ancre dans ce que l’on peut appeler l’#économie_morale des #classes_populaires.

    L’économie morale des #Gilets_Jaunes

    Le concept d’économie morale est bien connu des chercheur.e.s en sciences sociales. Il a été développé par l’historien E. P. Thompson pour désigner un phénomène fondamental dans les mobilisations populaires au XVIIIe siècle : celles-ci faisaient appel à des conceptions largement partagées sur ce que devait être un bon fonctionnement, au sens moral, de l’économie. Tout se passait comme s’il allait de soi que certaines règles devaient être respectées : le prix des marchandises ne devait pas être excessif par rapport à leur coût de production, des normes de réciprocité plutôt que le jeu du marché devaient régler les échanges, etc. Et lorsque ces normes non écrites se trouvaient bafouées ou menacées par l’extension des règles du marché, le peuple se sentait tout à fait dans son droit en se révoltant, souvent à l’initiative de #femmes, d’ailleurs. Leur mobile était bien économique, mais pas au sens habituel : ils n’étaient pas mus par des intérêts matériels au sens strict, mais par des revendications morales sur le fonctionnement de l’économie.

    https://seenthis.net/messages/741622 via colporteur


  • « Gilets jaunes », un peuple qui vient  ? Par Patrick Cingolani — 20 novembre 2018 à 12:13

    On aura beau dénoncer la dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, c’est bien l’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches qui est l’objet central de cette contestation.

    Le mouvement des « gilets jaunes » ­demande de réfléchir sur la précarité et sur un processus de précarisation qui fait plus écho à la lutte de la jeunesse contre la loi travail qu’aux manifestations antiparlementaires des droites dans l’histoire nationale. Il appartient à ces mouvements qui, ­depuis 1995, sont préoccupés par une insécurité ­sociale de plus en plus endémique et qui par contrecoup, comme en 1995, sont composés de gens qui se soucient tout autant de leur sort que de celui de leurs proches, enfants ou petits-enfants, qui souvent ne peuvent vivre sans leurs aides. On aura beau dénoncer la ­dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, il s’inquiète bien de l’avenir et ne fait que le questionner autrement que ne le font d’autres. Si la jeunesse scolarisée et étudiante confrontée à des transitions professionnelles de plus en plus longues, faites de petits boulots, de travail gratuit, d’espoir frustrés, se préoccupait de son avenir, ce mouvement s’inscrit dans la configuration des sociabilités populaires et des ­solidarités de phratrie, de voisinage et de quartier d’une société française traversée par les inégalités de territoire et où l’on s’alarme de tel voisin chômeur, de telle famille appauvrie, autant que de la fille ou du fils qui n’ar­rive pas à joindre les deux bouts.

    Cette précarisation, cette précarité diffuse sont des expériences endémiques ressenties par les foyers et par leurs réseaux familiers. C’est l’incertitude des emplois, des petits boulots, de l’intérim, quand ce n’est pas du chômage ; les difficultés pour se loger et les fins de mois difficiles, « parce qu’on paie les taxes et que l’on n’a pas droit aux aides ».

    C’est la vie chère et la lésine qui ronge le ­revenu des ménages parce que le salaire n’augmente pas, c’est la maison achetée à crédit que l’on arrive plus à payer, c’est fina­lement le coût des ­dépenses de carburant sur le budget. Car la « fracture sociale » d’hier est aussi devenue une fracture territoriale, non seulement parce que de nombreux ménages modestes vivent à l’écart des grandes métropoles technolo­giques et tertiaires, ne jouissant ni de leurs bassins d’emplois ni de leurs réseaux de transports en commun, mais parce que, pour des raisons économiques, ils ont préféré s’installer dans les zones périurbaines où la vie était moins chère et le logement plus acces­sible, même si parfois l’emploi y était plus rare. Une voiture, voire selon les milieux deux voitures, avec ce que cela suppose comme frais, sont devenus des moyens nécessaires pour ces foyers dont chacun des conjoints doit faire plusieurs dizaines de kilomètres pour rejoindre son lieu de travail, mais aussi les centres commerciaux d’un espace qui s’est progressivement vidé de ses commerces de proximité, notamment à mesure du dumping ravageur de ces mêmes grandes surfaces.

    Besoin d’intégrer le social à l’environne­mental

    Ce n’est pas en ironisant sur ces défilés de ­voitures tonitruantes dans les agglomérations, et sur la résistance contre les taxes sur le carburant, dans un contexte de gravité de la crise environnementale, que l’on renverra ce mouvement à l’arriération. Voilà plus d’un demi-siècle que les impasses de la civilisation de la voiture ont été dénoncées. Qu’est-ce qui a été fait ? Croit-on vraiment que des taxes dont on ne sait pas exactement quels budgets elles abondent suffiront à régler une crise ­environnementale dont le président d’une des nations les plus puissantes nie encore avec outrance l’existence ?

    Que cette machine – l’automobile – qui a hanté l’imaginaire du XXe siècle puisse être encore un moyen de socialisation, et que la mécanique puisse être une activité constituante de certaines sociabilités des cités et des quartiers, qui peut s’en étonner, compte tenu de la profondeur historique et du ­caractère populaire de ce moyen technique ? Qui sont ceux, au demeurant, qui tout au long du siècle précédent ont construit des voitures, sinon les ouvriers ? Le problème n’est pas là. Il est dans la difficulté que nous avons à associer la question sociale et la question environnementale. Il est dans le ­besoin d’intégrer le social à l’environne­mental et dans un imaginaire du lien producteur d’expériences alternatives au regard des modèles contemporains.

    Mais cette double question, qui associe crise écologique et crise de civilisation, et dont l’élite dirigeante ne saurait être à la hauteur, ne peut trouver d’issue que dans un sursaut de la revendication égalitaire. L’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches, qui en dernier ressort est ­l’objet central de ce mouvement des « gilets jaunes », en lutte contre le mépris d’en haut. L’égalité démocratique dans des modalités de mobilisation et de décision qui prennent effectivement en compte l’avis des citoyens sur les questions écologiques plutôt que de laisser celles-ci à l’arbitraire de décisions technocratiques. Une égalité quant aux ini­tiatives ­sociétales, qui fasse droit aux formes expérimentales de vie sociale et environnementale qui naissent ici et là. On ne se sortira pas de la crise civilisationnelle face à laquelle nous sommes par la verticalité du pouvoir. C’est, au demeurant, moins d’une pensée de la prise du pouvoir que de l’horizontalité de la politique égalitaire dont nous avons aujourd’hui besoin.

    Mouvement éruptif

    On aura beau pointer le caractère conservateur, voire réactionnaire de certains acteurs de ce mouvement, il s’agit de comprendre ­politiquement sa polysémie et les diverses ­dimensions de la révolte dans une politique de la précarité qui ne peut être qu’une poli­tique d’alliance, de convergence et d’hori­zontalité. A tout le moins, plutôt que de ­bouder ce mouvement éruptif, il s’agit de l’éprouver dans sa teneur et dans sa portée. Dans la ­dynamique des mouvements sociaux de ces dernières années, de la lutte contre la loi travail aux occupations de la place de la Répu­blique, qui ont constamment conjoint social et démocratique, on pourrait dire que ce mouvement pose pour la première fois, mais comme à l’envers, la question sociale et celle de l’environnement. Le moment est en ce sens sinon décisif du moins important et ne doit pas être perdu dans la reconduction de contradictions et de divisions qui devraient être surmontées : ­entre métropoles et périphéries, entre villes et campagnes, entre les luttes pour la liberté des styles de vie et les luttes sociales, entre classes populaires et classes moyennes, etc. Si le mot « peuple » a encore un sens, ce n’est pas seulement dans son surgissement événe­mentiel, mais surtout dans sa capacité à dire le rassemblement.

    Patrick Cingolani professeur de sociologie, Laboratoire de changement social et politique université Paris-Diderot

    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/20/gilets-jaunes-un-peuple-qui-vient_1693139

    #giletsjaunes » #peuple #mouvement #écologie #égalité #contestation #précarité #loi_travail #insécurité_sociale #territoire #emploi #chômage #taxes #vie_chère #salaire #carburant #fracture_sociale #fracture_territoriale #métropoles #périurbain #voiture #automobile #horizontalité #alliances #convergence #périphérie

    https://seenthis.net/messages/737358 via kaparia


  • Comprendre la doctrine Macron sur les revenus des salariés, retraités, chômeurs Olivier Passet - 4 Septembre 2018 - Xerfi
    http://www.xerficanal-economie.com/emission/Olivier-Passet-Comprendre-la-doctrine-Macron-sur-les-revenus-de

    Sur le papier, il y a une doctrine derrière les arbitrages budgétaires du gouvernement : privilégier les revenus du travail à ceux de l’inactivité. Et effectivement, lorsque l’on regarde les contours du projet de loi de finance 2019, c’est bien les revenus de la dépendance et certaines aides sociales que rogne en priorité le gouvernement.
     
    Des choix en ligne avec la doctrine 
Les pensions de retraites, l’ensemble des prestations familiales et les aides personnalisées au logement (APL), ne seraient pas indexées sur l’inflation. Elles ne progresseraient que de 0,3% en 2019 et 2020. Ce coup de frein n’est pas anecdotique. Dans un contexte où l’inflation devrait se situer entre 1,5 et 2% en 2019, le pouvoir d’achat de ces prestations sera sérieusement laminé. De l’ordre de 1,5%. Un nouveau coup dur pour les retraités notamment. La dégressivité des allocations chômage devrait également être posée sur la table des négociations avec les partenaires sociaux. Là, ce sont les chômeurs cadre qui sont en première ligne. Le gouvernement devrait encore poursuivre sa cure d’amaigrissement des emplois aidés non marchands. Après une baisse de 120 000 en 2018, leur contingent devrait encore diminuer de 25 000 en 2019. Autrement dit, l’emploi aidé non marchand est considéré comme un dispositif inefficace qui s’assimile à du chômage déguisé, ou plus crûment à de l’inactivité rémunérée. Seuls seront sanctuarisés le RSA, le minimum vieillesse, l’allocation pour les adultes handicapés, c’est-à-dire les aides ciblées sur les plus vulnérables. Conformément au modèle beveridgien.

    VIDEO https://player.vimeo.com/video/287073249

    A contrario, le gouvernement entend booster le pouvoir d’achat des salariés en supprimant les cotisations salariales sur les heures sup. C’est un transfert de 2 milliards à destination des actifs en emploi. La prime d’activité, qui fournit un complément de revenu aux travailleurs pauvres, incitant le retour à l’emploi sur des mini-jobs sera elle aussi revalorisée.

     
Les choix opérés sont donc bien en ligne avec la doctrine. Et derrière cette doctrine il y a deux idées-forces : 1/ le chômage a un fort contenu volontaire en France. Les entreprises souffriraient de l’étroitesse de l’offre de travail ; 2/la rémunération trop généreuse des personnes en situation de dépendance, des 16 millions de retraités notamment, mais aussi des juniors (à travers l’érosion des allocations familiale, de l’allocation de rentrée scolaire, de la prime de naissance, du complément de libre choix du mode de garde), à quoi s’ajoute une assurance chômage qui couvre à proportion du dernier salaire induit un charge sur le coût du travail, qui nuit à la compétitivité du travail.
     
    Un raisonnement contestable 
La première assertion concernant le caractère massif du chômage volontaire est très contestable. Elle ne mérite pas qu’on s’y attarde. Elle n’est pas attestée empiriquement. Cette composante est minoritaire, et il est clair qu’après 10 ans de croissance molle, la réduction du chômage passe d’abord par un raffermissement de l’activité. Les années récentes ont montré que la job machine, loin d’être bloquée, s’anime dès que l’activité dépasse 1 à 1,5% de croissance.

     
La seconde assertion en revanche est beaucoup plus recevable. Oui, le financement des différentes formes de dépendance (senior, junior) induit un coût pour l’ensemble des agents économiques parmi les plus élevés des pays développés. Oui, son financement pèse in fine sur le coût du travail. Et oui, il existe un certain nombre de travaux convergents attestant que le coin socialo-fiscal élevé en France, pèse négativement sur le niveau de l’emploi. Les cotisations retraites sont certes du revenu différé, voire le chômage. Elles pourraient en théorie diminuer les revendications salariales des salariés. C’est vrai dans un monde parfait. Ce mécanisme joue certes en France, mais partiellement du fait de la rigidité des salaires, à laquelle participe le Smic.
     
Ceci étant dit, il ne suffit pas de diminuer les revenus de la dépendance pour booster l’emploi. Encore faut-il un choc simultané et significatif de diminution du coût du travail. Or ce n’est pas le cas. Même si la réforme du CICE entraine un double chèque en 2019, cette baisse n’est pas extrapolable et n’affectera pas le comportement d’embauche. Encore faut-il aussi que l’impact négatif sur l’activité de la réduction du pouvoir d’achat des dépendants soit compensé par un moteur externe puissant, où une dynamique cyclique robuste. Et là encore ce n’est pas le cas. Bref, comme souvent en économie, le timing compte autant que la doctrine. Et là paradoxalement, le gouvernement est en train d’enrayer une job machine qui paraissait pourtant bien repartie.

    #en_marche #revenus #Emploi #salaires #travail #Retraité #Chômeurs, #Aides sociales #croissance #doctrine

    https://seenthis.net/messages/720465 via BCE 106,6 Mhz


  • La loi #Pénicaud, un pas de plus dans la #guerre_aux_pauvres
    (relevé sur twitter)

    Projet de « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est son nom complet ; « liberté » :-) ). Le ProJet de Loi est terrifiant, il a été retoqué par le Sénat mais les mesures passent petit à petit et adoptées mercredi : c’est la fin de l’assurance chômage (maintenant financée par l’impôt —> alloc universelle très basse forçant comme aux US à un travail obligatoire les #chômeurs--> ; offre « raisonnable » refusée = suppression des allocs, = condamnation à mort ou retrait des enfants pour famille monoparentale- un jour je tweeterai trafic d’enfants et classe sociale tiens...), #surveillance accrue des chômeurs, #apprentissage (une cata, et c’pas un hasard si le #Medef fait sa pub sur « l’apprentissage, mon plan A »), erasmus + ds le cadre de la mobilité européenne. #Logement, chômage, santé, les plus faibles (rsastes, chômeurs, parmi lesquels maj de femmes, parmi lesquelles les plus pauvres sont les daronnes et leurs mômes car vivre à 4 sur un RSA c’pire que vivre à 1) vont trinquer d’abord mais le dumping obtenu par l’exploitation des #migrants (le capital les rémunère à 80 centimes de l’heure en Allemagne : esclavage bonjour) et des chômeurs va aussi faire baisser les #salaires et les conditions de travail des travailleurs. Bref, la stricte application des recommandations de la Cour des Comptes et du FMI. Mais rien de surprenant, le capitalisme ne fait rien en douce, y’a PAS de complot, ça c’est ce que disent les hommes politiques « de gauche » qui servent à rien juste à donner la réplique... Le #capitalisme est un système autotélique fondé sur la forme valeur, le psychologiser ne sert à rien en plus d’être faux, il n’est pas « méchant, il ns cache tout, bouh », tout est dispo sur legifrance, dans le programme de Macron et les PJLoi depuis tjs et partout. La presse ne relaie pas, ne fait pas son travail, ça, c’est autre chose.
    Ce qui est promulgué ces jours-ci était prévisible depuis...le rapport #Sirugue, les rapports de la Cour des Comptes et du FMI, en matant ce qui se fait aux US, en voyant que sous Hollande, #EgalitéCitoyenneté est passée (d’ailleurs parfois la presse incrimine Macrotte pour des trucs liés à des lois antérieures à lui, ce qui n’en fait pas une moindre saloperie hein) dans le silence, la loi #ELAN, idem, etc.
    Quand j’ai vu se déployer le « zero chômeurs », chez ATD d’abord (voir https://seenthis.net/messages/438805 https://seenthis.net/messages/438541#message446260) puis dans le programme de Méchancon, j’ai glapi : « ça annonce que ça va passer en mode punitif obligatoire », on m’a dit « rien à voir, non non ». Lol.
    Si.
    Quand j’ai dénoncé Sirugue on m’a bien ri au nez, et on m’a traitée de monomaniaque, pessimiste qui fait sa pythie... pour tout ce qui concerne le logement/divorce/santé... Sécu, #flicage, surveillance et pauvreté, tellement prévisible, hélas :)...soupir Les mères sans fric le savent avant les autres, les mômes de chômeurs... Mais ensuite, ça ruisselle, du bas vers le haut, et maintenant, ce que vivent ceux qui ont connu le RMI, l’apprentissage, l’impossibilité de quitter leur mec, le renoncement aux soins, etc etc, ça va remonter à la classe moyenne
    J’avais pourtant spoilé, mais on m’a pas crue. J’aurais préféré me tromper, hein.

    https://seenthis.net/messages/712890 via koldobika


  • Pour amasser la fortune de Bernard Arnault, un smicard doit travailler… 2,6 millions d’années
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/amasser-fortune-de-bernard-arnault-smicard-travailler-26-milli

    Au PRCF, nous sommes sans doute d’affreux « jaloux », « fainéants », « cyniques » et « extrêmes », comme dirait Messire #macron, mais nous ne parvenons pas à trouver ce genre de nouvelle normal… A bien méditer si par ex., à l’issue d’une vie de travail, vous peinez de plus en plus à payer tout ce qui n’arrête pas d’augmenter : gaz, […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #capitalisme #inégalités #injustice #milliardaires #riche #riches #salaire #SMIC


  • BRUXELLES L’occupation du siège bruxellois de Deliveroo se poursuit, annoncent les syndicats RTBF avec Belga - 25 Janvier 2018
    https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_l-occupation-du-siege-bruxellois-de-deliveroo-se-poursuit-annoncent-les-

    L’occupation du siège bruxellois de Deliveroo, entamée mercredi après-midi par le collectif des coursiers, se poursuit ce jeudi matin, indiquent les syndicats.
    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/7/7/4/2e44cf01555477ec97ec077def8fb8ab-1516869477.jpg

    Le collectif souhaite rencontrer la direction pour discuter d’un statut de salarié pour les travailleurs qui ne veulent pas du statut d’indépendant, et d’une garantie de salaire horaire minimum.

    « La direction n’a envoyé personne pour tenir cette discussion et souhaite lever le siège par voie judiciaire. Elle n’a pour le moment pas obtenu son jugement en référé pour pouvoir le faire », assure la CNE. « L’occupation a donc toujours lieu et de nombreux coursiers viennent se relayer, marquer leur soutien ou chercher des informations sur la situation en cours » , ajoute le syndicat chrétien en rappelant que ce jeudi après-midi, une délégation des coursiers ira demander au ministre de l’Emploi, Kris Peeters, pourquoi l’enquête qu’il a promise n’a toujours pas abouti.

    « Le temps presse ! Nous appelons le ministre Peeters a accélérer son enquête car le 1er février, les coursiers devront devenir des indépendants (ou arrêter leur travail) et donc assumer tous les risques afférents à leur travail, ce qui est inacceptable pour nous » , pointe de son côté l’UBT (FGTB).

    #Bruxelles #deliveroo #Syndicats #Luttes #Salaires #Belgique #ubérisation #livreurs_à_vélo #coursiers #indépendants #economie

    https://seenthis.net/messages/663050 via BCE 106,6 Mhz


  • « RUPTURES CONVENTIONNELLES » A #Peugeot : LE P.R.C.F. DENONCE LA TRAHISON DES « SYNDICATS » QUI « ACCOMPAGNENT » LA CASSE DE L’EMPLOI et de l’INDUSTRIE AUTOMOBILE EN FRANCE ! #tract
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/ruptures-conventionnelles-a-peugeot-p-r-c-f-denonce-trahison-s

    A #PSA Mulhouse, l’hémorragie se poursuit. La direction prévoit la suppression de 177 emplois dans le cadre des « ruptures conventionnelles » si chères à Macron, à la CFDT et au MEDEF. Voici plusieurs années, que PSA « dégraisse » sur le site de Mulhouse. De 8 400 salariés en CDI début 2011, il n’y en a plus que […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #CGT #chômage #code_du_travail #FO #FSC #Industrie #licenciement #loi_travail #Lutte_des_classes #nationalisation #ordonnances_Macron #pôle_public_de_l'industrie #PRCF ? #salaires #tract


  • #macron UE MEDEF met fin à l’assurance #chômage – Quelles conséquences pour les travailleurs ?
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/macron-ue-medef-met-fin-a-lassurance-chomage-consequences-trav

    A défaut de s’attaquer au chômage, le régime Macron MEDEF s’attaque aux chômeurs. En applicant scrupuleusement les ordres de la Commission Européenne, détaillés noirs sur plans dans ses sinistres GOPE. Ces fameuses recommandations par pays envoyés par courrier chaque année par l’Union Européenne et qui sont le programme du gouvernement de Macron. Un programme dans […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #assurance_chomage #CGT #chomeurs #Lutte_des_classes #réforme_de_l'assurance_chômage #salaire #salaires #unedic


  • #macron et son gouvernement de millionnaires ont trouvé le coupable : les retraités
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/macron-gouvernement-de-millionnaires-ont-trouve-coupable-retra

    Hausse de la #CSG, baisse des APL, diminution des complémentaires #Retraites et très bientôt une nouvelle réforme des retraites. Une réforme qui serait repoussée d’un an à 2019, le président Macron craignant un mouvement social énorme alors qu’en 2018 il s’attaque aux fonctionnaires, aux étudiants et aux chômeurs. De fait Macron et son gouvernement de […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #falt_tax #ISF #PRCF ? #salaire


  • #info_luttes : #SMIC et lutte des classe : augmentez les #salaires ! N°1 – Janvier 2018
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/info-luttes-smic-lutte-classe-augmentez-salaires-n1-janvier-20

    Le Duigou et le SMIC Dans sa chronique économique publiée dans l’Humanité dimanche, hebdomadaire du PCF-PGE sous le titre « SMIC, la boîte de Pandore », Jean-Christophe #Le_Duigou, ancien membre du bureau confédéral de la #CGT, ancien membre du comité central du PCF, écrit un article consacré à la réflexion du groupe d’experts qui a pour […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #commission_lutte #grèves #info_lutte #jo_hernandez #Lutte_des_classes #luttes ;_manifestation #revue_de_presse #salaire


  • Les députés LREM augmentent de 40% les #salaires… des maires des grandes villes !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/deputes-lrem-augmentent-de-40-salaires-maires-grandes-villes

    Enfin des augmentations massives de salaires… mais pas pour les travailleurs Alors que le gouvernement de millionnaires qui dirige la France vient de refuser un « coup de pouce » au SMIC (après avoir lancé un ballon d’essai sur sa désindexation !), qu’il bloque les salaires de la fonction publique, qu’il saigne à blanc les hôpitaux et […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #inégalités #injustice #macron


  • Hongrie : le gouvernement soigne les #ambulanciers
    https://hu-lala.org/hongrie-gouvernement-soigne-ambulanciers-militaires

    Les #Salaires des ambulanciers ont augmenté de 10% au 1er janvier 2018, a annoncé le ministère des Ressources humaines. Cette dernière hausse en date s’ajoute à des augmentations de 26,5% sur l’année 2016 et de 12% en novembre 2017. Par ailleurs, l’Etat va débloquer plus de 3,9 milliards de forint sur l’année 2018 pour l’acquisition de nouvelles ambulances et leur équipement médical. Le Service national d’ambulance disposera d’un total de 5,9 milliards de forint (19 millions d’euros) pour l’achat de 117 ambulances entièrement équipées.

    #Société #ambulance #Article_payant #Santé #une-sous


  • Le banquier Macron attaque les chômeurs et nos #salaires !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/banquier-macron-attaque-chomeurs-nos-salaires

    Parmi les premières mesures de Macron l’augmentation des impôts sur les salaires avec la hausse de la CSG. Soit disant compensée – uniquement pour les salariés et pas pour les retraités et fonctionnaires – par une baisse des cotisations chômage. Soit disant parce que Macron vient d’annoncer qu’il ordonne le renforcement du flicage des chômeurs. […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #chomeurs #cotisation_social #Macron_chômage #secu #Union_Européenne


  • #info_luttes- Et maintenant ils s’attaquent aux comités d’entreprise !n° 51 – décembre 2017
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/info-luttes-sattaquent-aux-comites-dentreprise-n-51-decembre-2

    On peut toujours « demander » – être « vigilant » – « lancer une pétition » mais… Après le démantèlement du code du travail et des conventions collectives, de la suppression de l’ISF, l’augmentation de 1,7 points de la CSG pour les retraités sans compensation, la réforme des retraites, de la formation professionnelle, les […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #comité_d'entreprise #commission_luttes #grèves #info_lutte #jo_hernandez #Lutte_des_classes #manifestation #ordonnances #PRCF ? #salaires


  • Hausse des impôts : mais qu’est ce que la #CSG, d’hier à aujourd’hui.
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/hausse-impots-quest-csg-dhier-a-aujourdhui

    Les retraités et les fonctionnaires qui vont voir leur pouvoir d’achat sévérement amputé avec la hausse de la CSG ont déjà bien retenus ces trois lettres qui sonnent comme un trou dans leurs fins de mois. Mais ces trois lettres menacent également les travailleurs du privés. Explications avec la CGT La Contribution Sociale Généralisée (CSG) […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #augmentation_d'impôts #cotisations_sociales #impots #salaires #secu #Sécurité_sociale


  • #macron #UE MEDEF attaquent tout azimut contre le #SMIC et les #salaires !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/macron-ue-medef-attaquent-azimut-contre-smic-salaires

    Cela faisait partie des ordres données par l’Union Européenne : empécher l’augmentation des salaires et en premier lieu faire baisser le SMIC. Un point figurant explicitement dans les recommandations par pays – le programme de gouvernement – fixées par la Commission Européenne et valant programme politique du gouvernement Philippe et du président Macron. Ce n’est […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #4-EUROPE:en_sortir,_s’en_sortir ! #articles #GOPE #lutte_des_classe #salaire #Union_Européenne


  • Le géant #Tesco cède partiellement aux revendications salariales de ses employés
    https://hu-lala.org/le-geant-tesco-cede-aux-revendications-salariales-de-ses-employes

    La #grève organisée en septembre dernier a porté ses fruits. Le géant britannique de la grande distribution, TESCO, a cédé face aux revendications de ses employés et annoncé une augmentation des #Salaires en 2018. Les plus bas salaires peuvent s’attendre à 10% d’augmentation. La filiale hongroise Tesco-Global Áruházak l’a annoncé mercredi, à la suite de longues négociations avec les syndicats, elle réévaluera à la hausse son budget 2018 pour les dépenses de salaires de presque 3 milliards de forints (environ 9,5 millions d’euros).

    #Société #Article_payant #Droit_du_travail #Syndicalisme #une-sous


  • Le #FC_Barcelone va payer jusqu’à 350 millions pour garder Messi
    https://www.mediapart.fr/journal/international/051217/le-fc-barcelone-va-payer-jusqu-350-millions-pour-garder-messi

    Lionel Messi sur la pelouse du Camp Nou à Barcelone le 19 octobre 2016. © Reuters Le Barça a accordé jusqu’à 350 millions d’euros brut sur cinq ans à son attaquant vedette pour qu’il prolonge son contrat. Cette somme comprend un bonus de 100 millions en partie destiné à compenser sa condamnation pour fraude fiscale.

    #International #Economie #Cristiano_Ronaldo #Lionel_Messi #Neymar #salaire


  • Elèves #handicapés, salariés et #collectivités subissent la méthode #Vortex
    https://www.mediapart.fr/journal/france/041217/eleves-handicapes-salaries-et-collectivites-subissent-la-methode-vortex

    Comment une entreprise, poursuivie des centaines de fois aux prud’hommes, rappelée à l’ordre par les organismes de contrôle, peut-elle continuer à travailler pour les collectivités publiques ? La société Vortex transporte des élèves handicapés aux frais des départements. Une plainte au pénal a été déposée contre ses dirigeants. Premier volet de notre enquête sur la société Vortex.

    #France #argent_public #conseils_départementaux #délégation_de_services_publics #droit_du_travail #salaires #transport_scolaire


  • Le socle européen de droits sociaux, c’est le nivellement pas le bas, le #dumping_social et salarial !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/socle-europeen-de-droits-sociaux-cest-nivellement-bas-dumping-

    Le socle européen de droits sociaux, c’est le nivellement pas le bas, le dumping social et salarial ! démonstration avec l’analyse de l’accord du sommet de Gôteborg par les syndicalistes du Front Syndical de Classe. La preuve que si les travailleurs veulent s’en sortir, défendre leurs droits, leurs salaires, leurs emplois, leurs usines et leurs […]

    #4-EUROPE:en_sortir,_s’en_sortir ! #articles #europe.frexit #flexibilité #précarité #salaire #Sortir_de_l'euro #sortir_de_l'U.E. #Union_Européenne


  • La faiblesse des salaires publics pèse (aussi) sur l’inflation
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/11/21/la-faiblesse-des-salaires-publics-pese-aussi-sur-l-inflation_5218034_3234.ht
    http://img.lemde.fr/2017/11/21/0/3/528/264/644/322/60/0/de08c2f_7455-1p26hb2.biadkro1or.png

    C’est l’un des grands mystères sur lequel les économistes s’arrachent actuellement les cheveux : en dépit de la reprise, l’inflation reste anormalement basse dans les pays de l’Organisation de coopération et développements économiques (OCDE). « C’est en partie lié à la faiblesse des cours du pétrole, mais aussi, et surtout, à celle des salaires », explique Véronique Riches-Flores, économiste indépendante.

    Coupable ? La persistance d’un chômage encore élevé, bien sûr : face au grand nombre de candidats sur le marché du travail, les entreprises n’ont pas besoin d’accorder des augmentations. Mais pas seulement. « Austérité oblige, l’évolution des salaires publics a également été faible depuis 2009 dans beaucoup d’économies », expliquent Gabriel Stern et Rinalds Gerinovics, économiste chez Oxford Economics. IIs viennent de publier une étude passant au crible l’incidence de cette modération, intitulée « L’austérité pèse toujours sur l’ensemble des salaires ».

    Si avant la crise, les salaires publics étaient plus dynamiques que ceux du privé dans nombre de pays européens, les courbes se sont ensuite inversées. Depuis 2009, la hausse des traitements des fonctionnaires a ainsi été en moyenne inférieure de 0,5 point par an à celle du privé dans l’OCDE. Et même de 1,4 point en Italie, de 0,7 point en Espagne et 0,7 point au Royaume-Uni. La différence n’a en revanche été que de 0,2 point en France tandis qu’en Allemagne, pays faisant figure d’exception, les traitements ont progressé de 0,3 point de plus par an que dans le privé sur la période.

    #salaire #austérité

    https://seenthis.net/messages/646341 via colporteur


  • Le chômage, la dette, la Grèce des affaires bien rentables ! – Le Blog de Denis Garnier
    https://denisgarnier.blog/2017/11/19/le-chomage-la-dette-la-grece-des-affaires-bien-rentables
    https://denisgarnierblog.files.wordpress.com/2017/11/revenus-du-capital.jpg

    Les mesures « en faveur » de l’#emploi s’accumulent depuis 40 ans sans effet durable et c’est normal. La France a connu une fulgurante ascension du #chômage à partir des années 70 et un maintien dans un tunnel de 8% à 10% depuis 1980. Un enchaînement machiavélique va donner les pleins pouvoirs au marché. La déréglementation des marchés financiers des années 70 provoque une explosion des #dettes et place les Etats dans une totale dépendance. La révolution #numérique des années 90 amplifie formidablement les outils spéculatifs qui permettent de transformer le monde de l’entreprise en un produit financier.
    Il existe pourtant des réponses qui permettraient d’infléchir ces constats. Trois méthodes principales sont soutenues par Thomas Piketty dans son dernier livre : « l’impôt sur le #capital, l’inflation et l’#austérité », en soulignant immédiatement que l’impôt exceptionnel sur le capital privé est la solution la plus juste et la plus efficace »
    Mais l’emploi n’est pas une priorité pour l’#Europe. La Grèce est un laboratoire d’expériences ratées conduisant les peuples dans la plus grande désespérance. C’est une volonté délibérée des dirigeants européens de privilégier les rentiers au détriment des travailleurs. Le chômage et la dette sont devenus leurs outils essentiels pour abaisser les #salaires, précariser l’emploi et rendre plus servile le monde du travail. Pour justifier cette austérité, il est dit que la France vivrait au-dessus de ses moyens. C’est vrai ! La multiplication des cadeaux fiscaux et des niches fait chuter les recettes de l’Etat de 100 milliards d’euros par an. Depuis 30 ans, ce sont quelques 200 milliards d’euros qui sont détournés chaque année du monde du travail pour satisfaire les envies toujours plus insatiables des #rentiers.
    L’Europe se trompe mais persiste. Lorsque les spéculateurs demandent un rendement de 10% par an aux entreprises alors que les richesses produites n’évoluent que de 1% ou 2%, la différence est forcément prélevée sur le restant produit. C’est pourquoi, sans changement radical du système actuel, les politiques qui se succèdent au pouvoir depuis plus de 40 ans maintenant continueront de contenir le chômage dans la fourchette des 8% à 10% car c’est vraiment une affaire trop rentable.

    https://seenthis.net/messages/645997 via Agnès Maillard


  • #bac et diplômes nationaux, #statuts, université, #code_du_travail, #conventions_collectives, #salaires, sécu, #retraite = même combat !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/bac-diplomes-nationaux-statuts-universite-code-travail-convent

    Profitant de la riposte très insuffisante et routinière que lui opposent les états-majors syndicaux euro-formatés (journées « saute-mouton » sans perspective, dialogue social bidon avec le MEDEF et/ou avec son appendice jaune, la CFDT, allégeance à cette courroie de l’UE qu’est la C.E.S., refus d’organiser une manifestation nationale de combat ouverte à tous les militants […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #BAC_national #secu #Université


  • vidéo : hausse de la #CSG, l’arnaque de la suppression des #cotisations_sociales cache une vraie baisse de votre #salaire !!
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/video-hausse-de-csg-larnaque-de-suppression-cotisations-social

    En deux minutes, comprendre avec la CGT pourquoi la CSG et la suppression des cotisations sociales c’est la baisse des salaires/

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #secu #Sécurité_sociale