• Samu social j’écoute
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-drole-d-humeur-de-frederick-sigrist/la-drole-d-humeur-de-frederick-sigrist-27-fevrier-2019
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2016/06/62536a60-8c78-4bc3-999f-2e458e95fbc9/600x337_sigrist_frederick.jpg

    Très vite, je me suis rendu compte que le SAMU #social était finalement moins là pour héberger les #sans-abris que pour donner l’impression qu’on hébergeait les sans-abris !

    Parce qu’il n’y a pas de place !

    Cherchez pas, il n’y a pas de place à Paris !

    Niveau #logement, il y a des couples, ils débarquent avec 5000 euros d’apport, 12 garants, des échantillons d’urine et une lettre du Pape, ils ne trouvent pas ! Donc t’as de la barbe, des poux et tu sens le pipi… clairement t’es pas en tête des priorités de la ville de Paris !

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15275-27.02.2019-ITEMA_21994505-4.mp3

    https://seenthis.net/messages/769529 via Agnès Maillard


  • Bruxelles: le collectif «#Design_for_everyone» adapte le mobilier urbain «anti-SDF»

    Des bancs publics équipés d’arceaux métalliques, des bancs avec des assises individuelles, des picots sur les appuis de fenêtre ou encore des places où il n’y a plus aucun banc public. Les membres du collectif « Design for everyone » dénoncent l’aspect excluant de certains éléments de mobilier urbain. D’après eux, certains choix en la matière traduisent une certaine vision de la société. Ils traquent donc ce type d’aménagements. Une équipe de Vews les a suivis lors d’une de leurs interventions.

    https://i.imgur.com/d9TmqS6.jpg
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_bruxelles-le-collectif-design-for-everyone-adapte-le-mobilier-urbain-ant
    #anti-sdf #sdf #sans-abri #architecture_urbaine #urban_matter #résistance #urbanisme #mobilier_urbain

    https://seenthis.net/messages/736108 via CDB_77


  • Si vous allez à San Francisco, vous y verrez des seringues et de la merde (par Nicolas Casaux)
    http://partage-le.com/2018/07/si-vous-allez-a-san-francisco-vous-y-verrez-des-seringues-et-de-la-merde

    (Revue de presse Les Crises : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-12-08-2018 )

    La ville de San Francisco est régulièrement promue dans les médias de masse comme un modèle de gestion écologique des déchets pour son taux de recyclage de 80%. En France, le film documentaire #Demain, réalisé par #Mélanie_Laurent et #Cyril_Dion, a beaucoup participé à la diffusion de cette idée. Partout où il passe, Cyril Dion brandit le cas de San Francisco comme une preuve de ce qu’il est possible de rendre une ville écolo-durable (« L’exemple le plus impressionnant, que nous présentons dans le film, est celui de la ville de San Francisco qui recycle 80 % de ses déchets »). Si seulement.

    Affirmer que San Francisco est un modèle de ville durable est une sacrée performance. Ou peut-être est-ce au contraire d’une simplicité confondante : il suffit de répéter cette affirmation sans l’étudier, sans aucun esprit critique. En creusant un peu, on réalise rapidement qu’elle se base sur un certain nombre d’absurdités. À commencer par le fait que le taux de 80% est une arnaque comptable[1]. La ville comptabilise en effet dans son calcul du taux de déchets recyclés, entre autres bizarreries, les déchets du bâtiment et des travaux publics. Ce qu’aucune ville ne fait[2]. Sans ce tour de passe-passe, le taux de recyclage de la ville serait plutôt de l’ordre de 60%. Au passage, on notera que Recology, l’entreprise chargée de la gestion des déchets de la ville, a été condamnée à payer 1,3 million de dollars en 2014 pour des pratiques frauduleuses. Mais cette arnaque comptable n’est rien au regard de ce qui suit.

    La ville de San Francisco (870 000 habitants) produit chaque année toujours plus de déchets, en 2013 elle en a produit plus de 2 millions de tonnes, quand la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (plus d’un million d’habitants) n’en produisait que 653 226 tonnes. Un modèle. La ville de San Francisco génère chaque jour environ 1 200 tonnes[3] de déchets non recyclables et non compostables qui sont enfouies sous terre. Un modèle.

    En outre, ce qu’ils (les gouvernements, les entreprises et les médias de masse) qualifient de #recyclage n’a rien d’écologique. Le traitement des déchets se fait toujours loin hors de la ville, dans des usines énergivores (sauf pour le bois/papier qu’ils brûlent en usine de biomasse, une autre catastrophe écologique). Dans le film Demain, on ne voit que la part des déchets qui est compostée, et c’est tout. Sachant que les déchets compostés constituent la part la moins importante des déchets collectés dans la ville. Ce qu’ils n’expliquent pas dans le documentaire, c’est qu’une grande partie des déchets (métaux, plastiques, etc.), uniquement triée, est exportée et disséminée à travers le globe, jusqu’en Chine, aux Philippines et au Vietnam — d’ailleurs, depuis que la Chine a restreint ses importations de déchets en 2017, #Recology se retrouve face à un problème relativement gênant, celui de trouver comment écouler les tonnes d’ordures qu’elle expédiait habituellement vers l’empire du Milieu. C’est-à-dire que ces déchets produits par les San-Franciscains sont compressés en balles en usine puis expédiés à l’autre bout du monde pour être recyclés — sachant que le recyclage n’est pas une véritable solution, d’abord parce que le recyclage infini est un mythe[4], ensuite parce que le recyclage du plastique est particulièrement inefficace[5], et enfin et surtout parce que le recyclage, dans le cadre d’une société industrielle capitaliste de croissance, ne résout aucun des problèmes fondamentaux qu’elle implique (de #surconsommation de ressources, y compris énergétiques, de pollutions en tous genres, d’étalement urbain, de croissance démographique, etc., etc.).

    Récapitulons. Ce qu’ils nous présentent comme un #modèle de vertu écologique, de durabilité, c’est une ville dont la production de déchets par personne, relativement élevée, ne cesse de croître, et dont la gestion de ces #déchets consiste à en enfouir une partie, à en expédier une autre en Chine et ailleurs, et à en brûler une partie en incinérateur  ; c’est aussi une ville qui trafique ses calculs de taux de recyclage. Un modèle.

    Mais nous ne devrions pas avoir besoin de discuter ainsi de la soi-disant #durabilité d’une ville comme San Francisco. Comme toutes les grandes métropoles du monde, San Francisco dépend directement de l’ensemble des infrastructures et des pratiques toutes plus insoutenables les unes que les autres de la civilisation industrielle. Il faut une sacrée dose d’ignorance historique et écologique pour ne pas comprendre que l’urbanisation de la baie de San Francisco a dramatiquement ravagé ce qui était jusqu’à il y a moins de 300 ans un écosystème sain (non pollué) et plein de vie. Où sont passés les condors de Californie, les wapitis, les ours, les loups et ainsi de suite, qui pullulaient dans la baie  ? Les conséquences du développement de la civilisation industrielle dans la baie de San Francisco rappellent les conséquences de son développement partout sur la planète : extermination et disparition de nombreuses espèces vivantes, pollution des eaux (aujourd’hui, on retrouve un peu de tout dans les eaux de San Francisco, du mercure, des résidus de médicaments en tous genres, des huiles de moteur usagées, des déchets plastiques, et ainsi de suite  ; cinq des plages les plus polluées de Californie se trouvent dans la baie, qui ne cesse de s’acidifier), pollution de l’air (en ce moment, la qualité de l’air dans la baie n’est pas loin d’être la pire de tous les États-Unis[6]), etc.

    Leur manière de mesurer la qualité écologique de la ville — et d’une ville en générale — est grotesque. Comme si on pouvait se contenter de statistiques concernant le « recyclage » des déchets produits par une ville pour l’estimer. Comme si on pouvait occulter les nombreux impacts environnementaux (sans parler des impacts sociaux), entre autres choses, de la production mondialisée des appareils électroniques les plus couramment utilisés par les San-Franciscains — iPods, iPads, iPhones, Google Glass… — ou de leurs voitures, réfrigérateurs, téléviseurs, ou de leur nourriture, ou de la construction des infrastructures qu’ils utilisent et des bâtiments dans lesquels ils vivent, et ainsi de suite. Si toutes ces choses étaient prises en compte, on s’apercevrait immédiatement de l’insoutenabilité totale de la civilisation industrielle et de son mode de vie. Mais elles ne le sont pas, évidemment, propagande oblige.

    Et comment ne pas parler des inégalités sociales  ? San Francisco est une des villes les plus chères des USA. La gentrification en cours n’a pour cesse d’épurer la ville de ses habitants les plus pauvres[7] :

    « La ville de San Francisco connaît un processus de #gentrification d’une violence sans commune mesure avec ce que l’on peut constater en France. On l’a longtemps appelé embourgeoisement, ou changement urbain dans le contexte de la recherche académique française, sans pour autant y mettre les significations que contient le terme anglo-saxon. Il faut pourtant être clair : il est bien question ici de processus similaires dans leurs conséquences, bien que la rapidité à laquelle ils se produisent diffère, ou que leur visibilité ne permette pas de les identifier aussi facilement. »

    Et comment ne pas voir toute la folie et l’inhumanité de la civilisation industrielle dans le fait que la ville ne parvient toujours pas à gérer les problèmes qui découlent de la présence des nombreux #sans-abri, souvent atteints de troubles psychiatriques, qui errent dans ses rues, résultat des politiques calamiteuses des gouvernements qui se sont succédé et symptôme du mal-être qui ronge la modernité  ? On estime qu’ils sont 7 500 à vivre dehors sur une population totale de 870 000 habitants (presque 1% de la population). Très récemment, la nouvelle maire de San Francisco, London Breed, dans une des premières interviews[8] qu’elle a accordées depuis son entrée en fonction, a expliqué qu’il y avait « plus d’excréments sur les trottoirs » que jamais, et qu’on « ne parle pas que de crottes de chiens, mais de matières fécales humaines ». Au cours des six premiers mois de l’année 2018, plus de 16 000 plaintes concernant des « excréments » ont été déposées auprès des autorités de la ville. La présence de déchets en tous genres, y compris de seringues, est actuellement un véritable problème pour la municipalité. Ainsi que l’explique le San Francisco Chronicle dans un article[9] intitulé « Pourquoi San Francisco fait face à un déluge de seringues » : « La ville de San Francisco distribue plus de seringues gratuites aux toxicomanes — 400 000 par mois, un chiffre qui ne cesse de croître — que la ville de New York, dix fois plus peuplée ». La consommation de drogue en public est un problème croissant dans toute la ville. Des habitants se plaignent, entre autres, de « devoir enjamber des gens qui s’injectent de l’héroïne dans les stations de métro ».

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=HWdurZWys4I

    Ainsi que l’a récemment titré[10] le Business Insider, « Le centre-ville de San Francisco est davantage jonché de seringues, de déchets et d’excréments que certains des plus pauvres bidonvilles du monde ». Dans l’article, on apprend notamment que « la contamination de certains quartiers de San Francisco est pire que celle de certains endroits du Brésil, du Kenya ou de l’Inde ». Un modèle.

    Je me suis promené dans les rues de San Francisco. Je ne connaissais pas grand-chose de l’histoire de la ville. J’ai été stupéfait par le nombre de #clochards, de #toxicomanes et de malades mentaux qu’on y rencontre. Parfois au pied d’immeubles de luxe réservés aux super-riches, ou devant les bureaux d’#Uber, de #Microsoft, ou de #Twitter. J’ai vu les gratte-ciels, ces manifestations délirantes de l’hubris de la société industrielle, dont les constructions sont autant de désastres écologiques. Les travaux incessants qui font de toutes les villes d’interminables chantiers. Les magasins de luxe de l’#hypercapitalisme actuel. Les businessmen pressés — de faire du profit, toujours plus, en exploitant les hommes et en détruisant la planète, toujours plus — qui ignorent machinalement tous les clochards qu’ils croisent lors de leur jogging matinal. Je n’ai pas vu « des gens doux et gentils, le long des rues de San Francisco », me parler de fleurs et devenir mes amis. Je n’ai pas vu de fleurs dans les cheveux mais des oreillettes Bluetooth et des smartphones dans les mains. Bref, j’y ai vu la démence commune de la modernité.

    Il n’y a rien de #durable à #San_Francisco. Comme beaucoup d’autres, cette ville incarne précisément l’insoutenabilité, l’iniquité et la folie qui gangrènent la civilisation industrielle. Ceux qui se servent de son cas pour suggérer qu’on pourrait la rendre durable ou écologique sont les idiots utiles du #capitalisme_vert. C’est l’évidence même. Ceux qui ne le comprennent (toujours) pas aujourd’hui ne manqueront pas de le constater d’ici quelques années.

    https://seenthis.net/messages/714664 via BCE 106,6 Mhz


  • Rester dans la #rue plutôt qu’aller en #centre_d’urgence : comprendre le choix des #sans-abri

    En d’autres termes, l’État respecte son engagement en proposant des places d’hébergement et si les personnes restent dehors, c’est qu’elles en ont fait le choix. Il y a une dizaine d’années, la question du refus des propositions d’hébergement par les sans-abri avait conduit la ministre du Logement de l’époque, Christine Boutin, à une conclusion quelque peu différente, envisageant alors de rendre obligatoire l’hébergement des personnes à la rue en période de grand froid.

    https://images.theconversation.com/files/202656/original/file-20180120-110106-qj4470.jpg?ixlib=rb-1.1.0&rect=0%2C13%2C2881%2C1607&q=45&auto=format&w=926&fit=clip#.jpg
    https://theconversation.com/rester-dans-la-rue-plutot-qualler-en-centre-durgence-comprendre-le-
    #SDF #liberté #choix #liberté_de_choisir #hébergement #rester_dans_la_rue

    https://seenthis.net/messages/664433 via CDB_77


  • Les pauvres sont priés de quitter #Kladno, en #Tchéquie
    https://hu-lala.org/les-pauvres-pries-de-quitter-kladno-en-tchequie

    Kladno, une ville de soixante-dix mille habitants, se trouve non loin de Prague. Dans le centre historique, des vitrines vides, des magasins « tout à 3 couronnes » et des magasins de seconde-main. La vie a quitté le centre-ville il y a deux ans, en faveur d’un centre commercial construit dans sa périphérie. La ville est connue pour le hockey et l’industrie métallurgique mais aussi pour sa pauvreté, ses centres d’accueil pour sans-abri et ses nombreux « entrepôts humains » aux conditions de vie lamentables. Ces derniers sont en nombre de vingt-quatre.

    #Société #Article_payant #droit_au_logement #Pauvreté #Sans-abrisme #une-sous


  • De la rue à la #cuisine : une cantine tenue par des femmes sans-abri à #Prague
    https://hu-lala.org/une-cantine-tenue-par-des-femmes-sdf-a-prague

    À Prague, l’association Jako Doma (Comme à la maison) aide les femmes sans-abri à se réinsérer grâce au projet d’ouverture d’une Cantine des Cuisinières sans-abri. Visite sur place de notre correspondant local en #Tchéquie.

    Pour y aller, il faut sortir du centre et s’enfoncer dans le quartier populaire de Smíchov, loin de l’élégance du centre historique envahi par les touristes. Ici, les façades décrépissent et une bonne partie des bâtiments semble à l’abandon. J’arrive après l’heure du déjeuner et la salle est vide, mais Nikol se précipite de la cuisine pour prendre commande. C’est la première fois que je me fais servir par une femme Rom en Tchéquie. 

    #Société #réinsertion #Sans-abrisme #SDF


  • A #Budapest, les sans-abri sans solution
    https://hu-lala.org/a-budapest-abri-solution

    Depuis le coup-de-vis sécuritaire amorcé en 2011 dans le quartier de Józsefváros, la criminalisation des sans-domicile fixe s’est étendu dans toute la ville de Budapest, sans véritable harmonisation des pratiques coercitives entre les localités. Cet article a été publié sur la page Facebook du Budapest Kultur Lab, sur laquelle vous pouvez retrouver toutes les productions […]

    #Le_Mag #8ème_arrondissement_de_Budapest #AVM #István_Tarlos #Ludovic_Lepeltier-Kutasi #Maté_Kocsis #Sans-abrisme #Zsuzsa_Pósfai


  • Au programme (17). Les candidats à la rue sur la question des #Sans-abri
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220417/au-programme-17-les-candidats-la-rue-sur-la-question-des-sans-abri

    Bien pratique pour le FN lorsqu’il s’agit de pointer du doigt les migrants, la question des sans-abri et, plus largement, celles du #mal-logement et de l’hébergement d’urgence ont été très peu présentes dans les débats de la campagne. Avec des centaines de morts par an, il y a pourtant urgence.

    #France #logement #présidentielle_2017 #SDF


  • 201 personnes sont mortes de #froid cet #hiver en #Hongrie, dont un enfant de 11 ans
    https://hu-lala.org/201-personnes-sont-mortes-de-froid-cet-hiver

    Les chiffres de la mortalité liée au froid ont enfin été annoncés. Comme on le craignait, l’hiver extrêmement rigoureux qui a frappé l’Europe centrale et balkanique a été très meurtrier en Hongrie, où plus de deux cents personnes sont mortes d’hypothermie.

    #Société #Météo #Mortalité #Sans-abri #SDF #une-sous


  • Des familles #Sans-abri menacées d’expulsion à #Bordeaux
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140217/des-familles-sans-abri-menacees-d-expulsion-bordeaux

    Photo du journal facebook du collectif « soutien à l’Alouette » Plusieurs familles en grande précarité occupent une maison de retraite désaffectée du CHU de Bordeaux. La direction de l’hôpital a obtenu leur #expulsion, alors qu’aucune solution de relogement n’a été trouvée. Elle a coupé électricité et chauffage.

    #France #Dal #hopital #Hôtel-Dieu #logement #paris #Sans_domicile #Toulouse


  • Le casse-tête de mourir pauvre mais digne
    https://www.mediapart.fr/journal/france/011116/le-casse-tete-de-mourir-pauvre-mais-digne

    Pour favoriser l’enterrement digne des plus précaires, l’association #ATD-Quart_Monde expérimente en Lorraine une micro-assurance #obsèques. Les mairies prévoient également, pour les morts dénués de toutes ressources, une prise en charge, parfois minimale, des #funérailles. Le plus souvent sous la pression des associations.

    #France #décès #Morts_de_la_rue #pauvreté #sans-abris #SDF