• Study links most Amazon deforestation to 128 slaughterhouses
    https://news.mongabay.com/2017/07/study-links-most-amazon-deforestation-to-128-slaughterhouses

    A new study by the NGO Imazon finds that just 128 slaughterhouses process 93 percent of cattle raised in the Brazilian Amazon. The areas of influence supplying the herds to those plants coincide with where the most Amazon deforestation occurs.

    #amazonie #déforestation #satellites #cartographie #enquête #datasources

    https://seenthis.net/messages/618210 via Fil


  • L’Europe en retard d’une guerre industrielle
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/QUATREPOINT/57557

    (…) Prise en tenaille entre la doxa anglo-saxonne et l’#ordolibéralisme allemand, l’#industrie française explose, et, avec elle, des millions d’emplois.

    Ces nouveaux rapports de forces se retrouvent dans #Airbus Group (nouveau nom d’#EADS), mais aussi dans Arianespace, où l’influence des Français diminue. Comme le constatent en privé certains hauts cadres, le nouveau patron d’Airbus Group, l’Allemand Thomas Enders, « s’américanise de plus en plus ». En 2016, il a ainsi placé un Américain au poste de directeur de la recherche et de la technologie : M. Paul Eremenko, ancien cadre dirigeant de la Defense Advanced Research Projects Agency (#Darpa), l’organisme d’État qui, aux États-Unis, oriente tous les crédits en matière de recherche et développement, notamment dans la défense. Un peu comme si Boeing recrutait un ancien patron de la direction générale de l’armement française. Airbus Group, faut-il le rappeler, fabrique les missiles de la force de frappe française.

    Même évolution chez Arianespace. Pour la mise en orbite des #satellites européens, ses lanceurs se trouvent systématiquement en compétition avec ceux des Russes et des Américains. Or ceux-ci, avec le soutien de leurs gouvernements, cassent les prix. L’Allemagne a choisi l’américain #SpaceX pour trois de ses satellites. Certes, les Européens ont finalement mené à bien le programme #Galileo, un service de géolocalisation par satellites concurrent du GPS américain. Mais dix-huit ans se sont écoulés entre le lancement du projet et son achèvement, en décembre 2016. Bilan : au moins six ans de retard, un doublement du budget et d’innombrables psychodrames entre les pays participants, certains ne restant pas insensibles aux pressions américaines.

    Dans les industries de défense, les coopérations ont bien souvent tourné court (c’est le cas du char franco-allemand). Dans les avions de combat, la France a fait cavalier seul avec son #Rafale, tandis que les Allemands et les Britanniques fabriquaient leur Eurofighter. Les deux avions se concurrencent à l’exportation, certains pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Italie et les Pays-Bas, préférant même acheter le F-35 américain, jet militaire le plus cher de l’histoire de l’aéronautique.

    Mais c’est dans le numérique que l’échec se révèle le plus cuisant. Depuis trente ans, avec la complicité tacite de la plupart des États, Bruxelles a systématiquement bloqué tout projet visant à créer des champions européens. Un tel laisser-faire contraste avec les initiatives prises par les Chinois et même par les Russes. Pourquoi développer une offre européenne puisque les #Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) le font pour nous ?…

    Des monopoles échappant à tout contrôle dans le secteur des données sensibles : face à ce danger, une prise de conscience semble toutefois émerger à Bruxelles. D’où la mise en accusation de Google pour atteinte à la concurrence par la Commission européenne, en juillet 2016. Installé en Irlande, le groupe américain bénéficiait d’une fiscalité très avantageuse. Mais cette réprimande — très médiatisée — n’est qu’un acte isolé que Dublin, attaché à un régime qui lui permet d’attirer les entreprises, a vivement déploré. La tentation de se soumettre aux géants américains demeure grande. Fin janvier 2017, le ministre des affaires étrangères danois, M. Anders Samuelsen, a ainsi annoncé la nomination d’« ambassadeurs » de son pays auprès des Gafam : « Ces entreprises sont devenues de nouvelles nations. À l’avenir, nos relations bilatérales avec Google seront aussi importantes que celles que nous entretenons avec la Grèce. » Si cette attitude — semblable à celle de l’Irlande, qui se voit plus que jamais en porte-avions des #multinationales américaines — se confirme, c’est le sens même du projet européen qui est atteint.

    -- Jean-Michel Quatrepoint, @mdiplo, juin 2017.

    On l’avait noté quelque part ici cette décision de la Suède, mais je ne retrouve pas.

    cc @xporte

    https://seenthis.net/messages/608502 via tbn




  • The Militarization of Space, So Far
    https://www.opencanada.org/features/the-militarization-of-space-so-far

    Last week, the Canadian Forces launched their first satellite into orbit, joining a growing list of militaries with space-based capabilities. Paul Meyer wrote about the push to keep space weapon free here. The graphic below considers the current state of militarization in space.

    http://thumbnails-visually.netdna-ssl.com/the-militarization-of-space_51360f17485d8.png

    #espace #satellites #militarisation #cartographie

    via @louca et après des recherches de la vraie source

    https://seenthis.net/messages/575520 via Fil


  • L’explosion de Falcon 9, un coup d’arrêt pour les ambitions spatiales de Facebook | Silicon 2.0

    02 septembre 2016

    http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2016/09/02/lexplosion-de-falcon-9-un-coup-darret-pour-les-ambitions-

    En lançant son satellite, Facebook espérait prendre de l’avance sur ses futurs rivaux. Le groupe de Menlo Park n’est en effet pas le seul à vouloir développer un « Internet spatial ». Début 2015, M. Musk se disait prêt à investir jusqu’à 10 milliards de dollars pour mettre en orbite une constellation de petits satellites. Il est soutenu par Google, qui a investi plusieurs centaines de millions dans SpaceX. Le moteur de recherche a aussi racheté le fabricant Skybox. Autre concurrent : la start-up OneWeb, qui prévoit de lancer 900 satellites.

    « Heureusement, nous avons développé d’autres technologies, comme Aquila, qui vont également permettre de connecter les gens », assure le patron de Facebook. Aquila est un gigantesque drone, dont l’envergure est similaire à celle d’un Boeing 737. Fin juin, il a effectué son premier vol d’essai à taille réelle. L’appareil pourra rester dans les airs pendant trois mois, à une altitude comprise entre 60.000 et 90.000 pieds (entre 18 et 27 km). Grâce à un système de lasers, chaque drone fournira une connexion Internet dans un rayon de 80 km.

    #internet.org #drones #boycott_facebook #satellites #business_net
    lacambre attaquera-t-il, lui qui est propriétaire du nom Internet (…)

    https://seenthis.net/messages/539876 via touti


  • #Facebook is using AI to make detailed maps of where people live | The Verge
    http://www.theverge.com/2016/2/22/11075456/facebook-population-density-maps-internet-org

    The project is part of Facebook’s Connectivity Lab, the technical arm of its #Internet.org initiative that deals with #drones, #satellites, and lasers for delivering #internet to rural areas and developing countries. With better maps, the company is able to determine whether Wi-Fi hotspots or cellular technologies are better for bringing people online — and helping them sign up for Facebook naturally.

    FACEBOOK ANALYZED 20 COUNTRIES COVERING 21.6 MILLION SQUARE KILOMETERS

    To generate the maps, Connectivity Lab worked with Facebook’s data science division, infrastructure unit, and #machine_learning and #artificial_intelligence groups.

    OK.

    http://seenthis.net/messages/463923 via Fil


  • Stars War
    http://www.monde-diplomatique.fr/index/sujet/guerredesetoiles

    La « Guerre des étoiles » — #Stars_War — désigne le programme américain de défense antimissiles nommé officiellement « Initiative de défense stratégique » (IDS) qui a été lancé durant la #Guerre_froide par le président américain Ronald Reagan. Il s’agissait d’un projet de réseau de #satellites dont le rôle aurait été la détection et la destruction de missiles balistiques lancés contre les Etats-Unis. Il a été officiellement abandonné en 1993.

    – Dans Le Diplo de juillet 1997, Norman Spinrad raconte son expérience de président de la Science Fiction Writers Association au moment de l’élection de Reagan, et l’histoire du Comité consultatif des citoyens sur la politique spatiale de la nation, mis en place par Jerry Pournelle en novembre 1980 :

    Sa stratégie avouée consistait à faire accepter par l’administration Reagan l’idée qu’il était possible d’ériger un bouclier technologique qui détruirait les missiles ennemis en vol et rendrait donc les Etats-Unis invulnérables à une attaque nucléaire. C’était relativement facile. L’administration Reagan augmentait de manière faramineuse les dépenses militaires, l’industrie aérospatiale était ravie d’user de son influence pour mettre la main sur le plus d’argent possible, les militaires adoraient les jouets ultraperformants, le fantasme stratégique était infiniment séduisant, et le président Ronald Reagan avait du mal à distinguer entre cinéma et réalité, entre La Guerre des étoiles de George Lucas et l’Initiative de défense stratégique (IDS) à laquelle on donna le même nom.

    (…) L’#IDS a ponctionné 40 milliards de dollars qui auraient pu financer une mission sur Mars et une base sur la Lune, et les a précipités dans le vide intersidéral.

    http://www.monde-diplomatique.fr/1999/07/SPINRAD/3111

    – Dossier « Guerre des étoiles » de mai 1985. Voir notamment « La “guerre des étoiles” et la chance de l’Europe », par Claude Julien
    http://www.monde-diplomatique.fr/1985/05/JULIEN/47450
    http://www.monde-diplomatique.fr/images_reseaux/starswar-julien.jpg

    Le bilan de quarante ans de négociations américano-soviétiques laisse-t-il quelque espoir d’instaurer ainsi le paradis sur terre ? Certes, dans le passé, les dirigeants soviétiques ont cyniquement écarté toutes sortes de propositions pacifiques. Mais « l’un d’eux m’a dit, juste entre nous, il m’a dit : Pouvons-nous indéfiniment rester assis sur ces montagnes d’armes, toujours plus hautes ? Et je lui ai dit non, pourquoi n’essayerions-nous pas de réduire ces montagnes ? » C’est en ces termes que, au mois de mars dernier, le président Reagan exposait avec conviction les vertus de son « initiative de défense stratégique » (IDS), lancée deux ans plus tôt, le 23 mars 1983, à grand renfort de publicité.

    En deux ans, l’idée a fait du chemin. Avec sa panoplie de satellites, miroirs spatiaux, rayons de particules, rails électromagnétiques, etc., elle séduit par sa modernité en ces temps où, infiniment plus vite qu’à l’époque de Jules Verne, la #science-fiction devient réalité quotidienne. Elle peut toucher ceux qui, trop rapidement baptisés « pacifistes », considèrent, comme M. Reagan lui-même, que la menace d’extermination nucléaire réciproque a quelque chose d’« immoral ». Elle frappe aussi par sa générosité, puisque, en 1983, M. Reagan voulait offrir aux Soviétiques la technologie américaine d’interception et de destruction des missiles, mettant ainsi les deux Empires à l’abri d’un invulnérable « bouclier » qui garantirait la paix.

    – En juillet 1986, Eric Alterman démonte la « gigantesque supercherie » qui consista à faire passer pour un dispositif défensif un projet qui ne prenait son sens que dans un contexte offensif.
    http://www.monde-diplomatique.fr/1986/07/ALTERMAN/39355
    http://www.monde-diplomatique.fr/images_reseaux/starwars-alterman.jpg

    – Savants américains contre la « guerre des étoiles », par Philip W. Anderson, prix Nobel de physique 1977 http://www.monde-diplomatique.fr/1986/12/ANDERSON/39677

    #Star_Wars

    En mai 2015, Slavoj Žižek se livrait à l’exégèse de l’épisode 3 de la saga, « La Revanche des Sith », qui renvoie selon lui à l’univers païen du New Age (bric-à-brac pseudo philosophique apparu dans les années 1980 en Californie, qui tente de répondre aux questions qu’on se pose sur la vie, en évoquant pêle-mêle les anges, les extraterrestres, l’ésotérisme, le symbolisme, les sagesses orientales, les vies antérieures, les expériences psychiques, etc.), à un mélange de bouddhisme-taoïsme qui « fonctionne comme complément idéologique de la globalisation libérale : il nous permet d’y participer tout en gardant une distance intérieure... Capitalistes oui, mais détachés, zen... » :

    http://www.monde-diplomatique.fr/images_reseaux/starwars-zizek.jpg

    Les allusions politiques dans La Guerre des étoiles sont multiples et contradictoires. Elles confèrent à cette série son pouvoir « mythique » : monde libre contre Empire du Mal ; débat sur l’Etat-nation convoquant les thèses de M. Pat Buchanan ou de M. Jean-Marie Le Pen ; contradiction poussant des personnes de rang aristocratique (princesse, membres de l’Ordre élitiste des Jedi) à défendre la République « démocratique » contre l’Empire du Mal ; et enfin cette prise de conscience essentielle du « nous sommes les méchants ». Comme le disent ces films, l’Empire du Mal n’est pas ailleurs ; son apparition dépend de la façon dont nous, les « bons », nous le renverserons. Et cette question concerne l’actuelle « guerre contre le #terrorisme » : comment celle-ci va-t-elle nous transformer ?

    http://www.monde-diplomatique.fr/2005/05/ZIZEK/12370 [#st]