• #Lecteurs, vous suivez #Mondes_Sociaux. Vous estimez comme nous que les recherches en #Sciences_humaines_et_sociales doivent être mieux partagées dans le monde académique et surtout au-delà ? Dans ce cas, pourquoi ne deviendriez-vous pas #contributeurs de Mondes Sociaux, #magazine numérique multidisciplinaire et multithématique ?

    https://sms.hypotheses.org/15123

    https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/1243/files/2018/11/584696-812552-300x253.png

    #SHS, #histoire, #sociologie, #économie, #sciences_politiques, #information, #communication, #gestion, #géographie, #écrire, #contribuer, #diffuser, #savoir, #partager, #film, #documentaire, #entreprise, #recherche, #diffusion, #etc.

    https://seenthis.net/messages/736122 via Mondes Sociaux


  • Signature d’une convention entre le #CNRS et la Direction du #renseignement_militaire

    Suite à l’appel attentats-recherche lancé le 18 novembre 2015 par le CNRS, ce dernier et la Direction du renseignement militaire ont mis en place une #collaboration concrétisée par la signature d’une #convention entre les deux parties le jeudi 30 mai 2018. A l’origine de ce partenariat, qui va aujourd’hui bien au-delà, les sciences humaines et sociales dont l’expertise de terrain des chercheurs permet une vision complète de situations géostratégiques complexes. Retour sur ce partenariat avec #Fabrice_Boudjaaba, directeur adjoint scientifique de l’Institut des sciences humaines et sociales.

    http://www.cnrs.fr/sites/default/files/styles/top_left/public/image/Photo%20DRM.JPG?itok=unqH4wBZ#.jpg

    http://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/signature-dune-convention-entre-le-cnrs-et-la-direction-du-renseignement-milita
    #recherche #université #militarisation_de_la_recherche #armée #SHS #sciences_humaines_et_sociales #France

    cc @isskein @tchaala_la @marty @daphne

    https://seenthis.net/messages/700564 via CDB_77


  • #Peter_Wagner : « Rendre plus clair le concept de #progrès »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/021116/peter-wagner-rendre-plus-clair-le-concept-de-progres

    Peut-on, et doit-on, sauver le progrès, et le “progressisme”, alors que les inégalités explosent et que le système-monde est menacé ? Oui, répond le théoricien allemand, à condition de modifier la conception même que nous avons de celui-ci.

    #Culture-Idées #Essais #évolution #Sciences_Humaines #théorie_politique



  • #Louis_Chauvel décrit une société française « condamnée »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070916/louis-chauvel-decrit-une-societe-francaise-condamnee

    Il n’est pas si fréquent d’ouvrir un livre de sciences sociales, bardé de tableaux statistiques et de corrélations démographiques, tout en ayant le sentiment de lire des Mémoires d’outre-tombe. C’est pourtant l’effet que produit le nouvel ouvrage de Louis Chauvel, qui diagnostique un #effondrement silencieux, mais néanmoins violent et rapide, de la société française.

    #Culture-Idées #classes_moyennes #génération #Sciences_Humaines #société #Sociologie


  • #Santé #Sécurité_Sociale
    Une autre histoire de la Sécurité sociale, par Bernard Friot & Christine Jakse (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FRIOT/54395

    (Chiffres à recouper) :
    Pour la Fête du travail, France 2 s’en prend à la Sécurité sociale - Ma vie au poste - Télérama.fr
    http://television.telerama.fr/television/pour-la-fete-du-travail-france-2-s-en-prend-a-la-securite-social

    -"« Au lieu de payer ses 55 000 euros par an, elle souscrit à une assurance santé au Royaume-Uni qui ne lui coûte que 4 800 euros chaque année. » 4 800 au lieu de 55 000 euros, quelle bonne affaire ! La journaliste oublie simplement de préciser que ces 4 800 euros ne comprennent pas de cotisations pour la retraite, l’assurance-chômage, etc." ;

    -"« Mettons la Sécurité sociale en concurrence, suggère la partisane d’un système plus juste. Pourquoi ne la met-on pas en concurrence ? » Parce que la Sécu est beaucoup plus performante, rappelle Gilles Perret dans une interview à la chaîne 8 Mont-Blanc : elle n’utilise pour ses frais de fonctionnement que 6 % de l’argent collecté, contre 25 % pour les organismes privés (au budget grevé par les dépenses de marketing et de publicité, parfois aussi par les rémunérations et avantages mirobolants de leurs dirigeants). « Y a aucun problème, du moment où tout le monde est assuré. » Et les pauvres qui n’ont pas les moyens de cotiser ?"

    -"« Ma santé, c’est mon problème, soutient un auditeur. Le mec qui fume trois paquets de cigarettes par jour et qui a un cancer des poumons, je suis désolé, tant pis pour lui. C’est dégueulasse de dire ça mais il prend une assurance santé et s’il dit je suis fumeur, je picole et je me drogue, eh bien il paye. » Imparable. Les drogués ont choisi de l’être, ils doivent en assumer les conséquences." ;

    Quid de ceux qui ciblent des clients dès l’école au Brésil pour leur vendre de la malbouffe (http://zinc.mondediplo.net/messages/14317#message15058), ou de ceux qui empoisonnent (toujours ?) les consommateurs dans des DOM-TOM pour ne prendre que deux exemples ? http://zinc.mondediplo.net/messages/7820#message9285

    http://zinc.mondediplo.net/recherche?recherche=%23sant%C3%A9&tag=%23sant%C3%A9&follow=olivier_

    http://zinc.mondediplo.net/tag/marketing?follow=olivier_nahas

    Economisme :

    "« Peu à peu, la dimension politique de la Sécurité sociale a été marginalisée pour être ensuite oubliée, note Colette Bec, sociologue. On ne débat plus de la place de la Sécurité sociale dans la société mais on débat de la place de la Sécurité sociale dans l’économie. »"

    Sécurité sociale : ces professionnels qui fraudent
    http://www.francetvinfo.fr/sante/securite-sociale-ces-professionnels-qui-fraudent_2037527.html

    « À eux seuls, ils représentent 92% des fraudes à l’Assurance maladie : les établissements et professionnels de santé. Comment récupérer les 212 millions d’euros détournés l’an dernier des caisses de la Sécurité sociale ? »

    Vive la sociale !, par Philippe Descamps (Le Monde diplomatique, novembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/DESCAMPS/56772
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/la-sociale-affiche-film-se_c.jpg

    « Sait-on, par exemple, que les coûts de gestion de l’assurance-maladie ne sont que de 3,7 % ? Rappelle-t-on, par comparaison, que les mutuelles de santé, si chères au président François Hollande, dépensent rien qu’en publicité une proportion plus importante de leur budget (5 %) et affichent des coûts de gestion très nettement supérieurs : 17 % ? Le bilan des assurances est encore plus défavorable, et l’inefficacité des systèmes privés en la matière a été démontrée avec le cas d’école des États-Unis, qui consacrent 16,9 % du produit intérieur brut (PIB) aux dépenses de santé, contre 11 % en France »

    Les belges parlent du « trou de la sécu » dans une vidéo hilarante !
    https://mrmondialisation.org/trou-de-la-secu-dans-une-video-hilarante

    La bataille de la Sécu - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://fakirpresse.info/La-bataille-de-la-Secu-707

    Pauvreté et fraude au RSA : le coup de gueule salutaire de Claire Hédon
    http://positivr.fr/claire-hedon-atd-fraude-rsa-fiscale-28-minutes
    Prestations sociales : les « dérives » de la chasse à la fraude. Par Raphaëlle Besse Desmoulières
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/09/07/prestations-sociales-les-derives-de-la-chasse-a-la-fraude_5182321_823448.htm

    Comment démonter le mythe de la pseudo « France des assistés » - Basta !
    http://www.bastamag.net/Comment-demonter-le-mythe-de-la-pseudo-France-des-assistes
    #DataGueule S5E9 - Assistanat : un mythe qui ronge la solidarité #DATAGUEULE 66 IRL
    http://irl.nouvelles-ecritures.francetv.fr/datagueule-S5E9-1.html
    Le « cancer » de l’assistanat : origine d’un préjugé
    http://zinc.mondediplo.net/messages/89973

    Faut-il changer le statut de l’hôpital public ?, par Anne Gervais & André Grimaldi (Le Monde diplomatique, 26 mars 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2017-03-26-privatisation-hopital-public

    Fillon / Sécu : le Canard publie (en ligne !) le document disparu - Arrêt sur images #UMP
    http://www.arretsurimages.net/breves/2016-12-21/Fillon-Secu-le-Canard-publie-en-ligne-le-document-disparu-id20355
    Fillon a déjà supprimé la Sécu | Le Canard Enchainé
    http://www.lecanardenchaine.fr/fillon-a-deja-supprime-la-secu

    Assurance chômage : la "révolution" très libérale d’Emmanuel #Macron - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/article/assurance-chomage-la-revolution-tres-liberale-d-emmanuel-macron

    « Historiquement, les cotisations employeurs et salariés formaient respectivement trois quart et un quart des ressources. Quand on augmentait la cotisation salarié (qui est déduite du salaire brut et donc réduit le salaire net) d’un euro, on augmentait la cotisation employeur (qui s’ajoute au salaire brut et donc réduit les profits) de trois euros. La CSG change tout : elle ancre l’idée que toute hausse future des dépenses pour la santé ou la famille sera financée par son intermédiaire et non plus par les cotisations. Or si on augmente la CSG d’un euro, l’effort repose à 75% sur les salaires, 15% sur le chômage et les retraites et seulement 10% sur le capital. »

    Modèle social. La Macronie veut supprimer la Sécu de la Constitution | L’Humanité Aurélien Soucheyre, avec Stéphane Guérard et Audrey Loussouarn
    https://www.humanite.fr/modele-social-la-macronie-veut-supprimer-la-secu-de-la-constitution-657752

    "« Le but est de stabiliser la part des dépenses sociales par rapport au PIB. C’est purement budgétaire. On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt. »"

    "le « privé lucratif » pourra « s’engouffrer » dans l’espace laissé"

    "« la Sécu, d’une incroyable modernité, a été mise en place dans une France en ruines. Nous sommes aujourd’hui dans une France riche. Nous avons donc les moyens de garantir la santé gratuite pour tous, à 100 % »

    Sécurité Sociale. LREM renonce à supprimer la référence à la Sécu dans la Constitution | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/securite-sociale-lrem-renonce-supprimer-la-reference-la-secu-dans-la-consti

    Traitement de choc pour tuer l’hôpital public, par André Grimaldi, Thomas Papo & Jean-Paul Vernant (Le Monde diplomatique, février 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/GRIMALDI/15627

    "C’est sur ce fond de pénurie, au moins relative, qu’a lieu le débat récurrent sur le « trou de la Sécu ». Pour une part, il s’agit d’un faux débat car les comptes de la Sécurité sociale dépendent non seulement des sorties, mais aussi des rentrées financières. Or le déficit de la branche maladie – 6 milliards d’euros cette année – s’explique largement par le manque de recettes, le chômage entraînant une diminution de celles qui proviennent des cotisations sociales."

    "le gaspillage de l’industrie pharmaceutique, qui consacre environ 25 % de son chiffre d’affaires au marketing"

    "les partisans de la libéralisation des services restent muets sur les résultats de la privatisation partielle des soins, déjà réalisée dans certains domaines"

    "la France détient le record européen des hospitalisations en milieu privé à but lucratif (23 %)"

    "C’est dans ce contexte qu’a été mis en œuvre le financement des hôpitaux appelé T2A (tarification à l’activité), dont le but déclaré est de diminuer le coût des hôpitaux. Et l’objectif, inavoué, d’augmenter le financement des cliniques."

    "Conçue à l’évidence en faveur des cliniques, la mise en place de la T2A a entraîné une augmentation de 9 % du codage d’activité desdits établissements. Certaines disposent d’ailleurs d’un logiciel permettant de trouver le codage correspondant à la facturation maximale pour la Sécurité sociale."

    "Ce déficit servira d’argument pour tenter d’augmenter encore la productivité."

    "« Seul un traitement de choc au travers d’un changement de statut permettra aux CHU d’acquérir la souplesse indispensable à leur compétitivité dans un environnement concurrentiel (8). » "

    "Le déficit permettra également de justifier l’abandon de certaines activités"

    "on ne voit qu’une cohérence : la limitation de la part du financement par la Sécurité sociale au profit d’un rôle de plus en plus important laissé aux assurances complémentaires, et en particulier aux assureurs privés. "

    "Le « bon sens » comptable. Il permet de dissimuler l’objectif du profit et d’occulter l’idéologie"

    "Au bout de la route, on fera appel aux assureurs privés pour mettre de l’ordre dans le système et stopper l’arbitraire des dépassements d’honoraires..."

    "De ce point de vue, si l’on peut accepter, voire souhaiter, que coexistent un service public et des établissements privés à but non lucratif, il n’y a aucune raison que le financement public continue à enrichir les actionnaires de sociétés à but lucratif"




  • –Naufrage de l’orthodoxie économique, par Paul Ormerod (Le Monde diplomatique, juillet 1996)
    http://www.monde-diplomatique.fr/1996/07/ORMEROD/5629

    Police de la pensée économique à l’Université, par Laura Raim (Le Monde diplomatique, juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/RAIM/53196

    Gilles RAVEAUD Blog : L’Association française d’économie politique réagit au délire de Pierre Cahuc et d’André Zylberberg
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2016/09/07/lassociation-francaise-deconomie-politique-reagit-au-delire

    "deux économistes parés des plus hauts titres universitaires et de recherche, viennent de publier un ouvrage intitulé… “Le négationnisme économique, et comment s’en débarrasser”.

    Faut-il mettre fin aux débats en sciences économiques ? | Les Économistes Atterrés
    http://www.atterres.org/article/faut-il-mettre-fin-aux-d%C3%A9bats-en-sciences-%C3%A9conomiques

    « Si le procédé consistant à frapper d’anathèmes les analyses contestant l’orthodoxie économique est connu, jamais l’attaque n’a été d’un aussi bas niveau. »

    Principaux courants et théories économiques (Le Monde diplomatique, juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/courantseco
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/png/conomistes-3.png

    –Les disqualifiés, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, novembre 2008)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/LORDON/16500

    –2008 -... : Les médias et la « crise » économique - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/-2008-Les-medias-et-la-crise-economique-

    –Les médias et la crise (2) : Après « Vive la crise ! », c’est « Vive l’Etat ! » - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/Les-medias-et-la-crise-2-Apres-Vive-la-crise-c-est-Vive-l-Etat
    http://zinc.mondediplo.net/messages/4352
    http://zinc.mondediplo.net/messages/2775
    http://zinc.mondediplo.net/messages/1775
    http://zinc.mondediplo.net/messages/10678
    http://zinc.mondediplo.net/messages/9951
    http://zinc.mondediplo.net/messages/2838
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3965
    http://zinc.mondediplo.net/messages/4159
    http://zinc.mondediplo.net/messages/4161
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3866#message4118
    http://zinc.mondediplo.net/messages/4352#message10163
    #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Austérité

    –L’économie comme on ne vous l’a jamais expliquée, par Renaud Lambert & Hélène Richard (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/LAMBERT/56201

    "D’ordinaire, augmenter le taux des prélèvements obligatoires accroît les recettes de l’État. Sous le climat néoclassique, au contraire, cela revient… à les réduire, puisque toutes sortes de mécanismes d’évasion et de niches fiscales permettent aux contribuables de refuser des impôts qu’ils jugent soudain trop élevés. La sagesse locale milite donc pour la plus grande prudence en la matière."

    "Mais la Grèce appartient au monde réel, et la recette néoclassique a fait bondir la dette. Pouvait-on vraiment s’en étonner, lorsque les mêmes prescriptions avaient conduit aux mêmes afflictions trente ans plus tôt en Amérique latine ?"

    "Infalsifiable, leur modèle n’échoue jamais — un privilège qui garantit une confortable légitimité. À charge pour la réalité de s’adapter."

    "Conclusion stratégique du très optimiste père de cette théorie, Robert Lucas : il fallait déréguler toujours davantage les marchés financiers. En 2003, Lucas considérait que ses appels avaient été entendus et déclarait devant l’American Economic Association que le problème des dépressions était « résolu, et pour de nombreuses années »."

    "Au cœur de la tempête, le dogme néolibéral ressemble parfois au roseau de la fable : il plie, et les « experts » aménagent leurs convictions. Quand la foudre a menacé l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) a levé le tabou monétariste qui la guidait en rachetant massivement des obligations d’État."

    "c’est qu’il s’agissait de sauver l’essentiel : maintenir les affaires économiques à l’abri d’une démocratie jugée trop versatile. (...) Le sabir économique (qui recèle des trésors d’euphémismes) parle de « crédibilité » des politiques menées. Entendre : l’abdication par les élus de leur pouvoir de décision au profit de règles préétablies, comme les traités européens. Les capitaux sont autorisés à déstabiliser un pays (...). À la liberté dont ils jouissent répond désormais le carcan appliqué à la démocratie (...) dont les fondements théoriques surprennent parfois par leur désinvolture. Ainsi, un étrange plafond limite les déficits publics à 3 % du produit intérieur brut (PIB) au sein de la zone euro.

    Et, lorsque la potion du Fonds monétaire international (FMI) n’a pas donné les résultats escomptés en Grèce, c’est qu’Athènes s’est montré trop timoré, comme le suggère la directrice du FMI Christine Lagarde, sourde aux revirements du département de la recherche de sa propre institution : « Une des raisons pour lesquelles le programme grec a été beaucoup moins réussi [que ceux de la Lettonie ou de l’Irlande], c’est qu’il y a eu une résistance des gouvernements successifs (1). »"

    Quand Messieurs Cahuc et Zylberberg découvrent la science | AlterEco+ Alterecoplus
    http://www.alterecoplus.fr/quand-messieurs-cahuc-et-zylberberg-decouvrent-la-science/00012139

    "la thèse qui est au cœur du livre : « depuis plus de trois décennies, l’économie est devenue une science expérimentale dans le sens plein du terme comme la physique, la biologie, la médecine ou la climatologie. »"

    "Je signale ce point parce qu’une des conclusions centrales du livre est que « Pour ne pas se faire abuser par des informations pseudo-scientifiques, en économie comme dans tout autre domaine, il y a quelques principes à respecter ». Quels sont-ils ? « Une précaution minimale consiste à s’assurer que ces informations sont extraites de textes publiés par des revues scientifiques reconnues »."

    "Vous chercherez en vain dans l’ensemble de leurs travaux le moindre article consacré à la méthode expérimentale en économie. Ils n’ont jamais rien publié sur ce sujet. Ce livre est leur première incursion dans ce domaine de telle sorte que, si l’on suit leurs propres critères, leurs analyses doivent être rejetées. Nous sommes face à un livre qui contient sa propre réfutation ! Et nous verrons, en effet, dans ce qui suit qu’il y a tout lieu d’être plus que sceptiques quant aux capacités de nos deux auteurs en matière d’épistémologie."

    "à savoir Pierre Cahuc lui-même. J’ai consulté ses quinze derniers articles, de 2002 à aujourd’hui, et j’ai eu la surprise de constater que jamais il n’a employé cette méthode révolutionnaire ! "

    "Messieurs Cahuc et Zylberberg se montrent fort habiles à manipuler la notion de « méthode expérimentale ». Dans le but de recueillir les puissants bénéfices réputationnels que produit l’identification aux sciences exactes"

    "La suite du livre est des plus étonnantes. Il s’agit essentiellement pour nos auteurs de faire savoir que l’économie orthodoxe n’ignore pas la détresse sociale et qu’elle n’est pas du côté des nantis."

    "La suite est du même tonneau : « Les pourfendeurs de la science économique ignorent [qu’il existe des approches expérimentales étudiant l’impact des programmes éducatifs sur les milieux défavorisés] ». Comprenne qui pourra"

    "Il faut dire que le débat est affreusement mal posé, ne serait-ce que parce que nos auteurs confondent les travaux économiques à proprement parler et les travaux des autres disciplines portant sur l’économie en tant qu’institution sociale. Il est clair que nos auteurs ne voient pas ces derniers d’un bon œil."

    "Mais ce qui frappe, c’est à quel point il s’agit d’une discussion économique traditionnelle. Je ne vois pas où seraient ces vérités expérimentales si bruyamment convoquées par les auteurs."

    "Il suffit d’imaginer ce qu’est pour un économiste hétérodoxe d’avoir comme « pairs » Messieurs Cahuc et Zylberberg, avec l’ouverture d’esprit qu’on leur connaît. Le lecteur pense-t-il, en son âme et conscience, que ces deux-là sont aptes à juger équitablement les travaux de collègues qu’ils n’hésitent pas à assimiler à des négationnistes ?"

    #Sciences_épistémologie #Universités #Bêtisier

    L’économie « pure », nouvelle sorcellerie, par Samir Amin (Le Monde diplomatique, août 1997)
    https://www.monde-diplomatique.fr/1997/08/AMIN/4886

    "En imputant d’office le chômage au coût prétendument élevé du travail, les économistes « purs » ignorent superbement que, dans la logique même de leur système, une quelconque modification des salaires transforme toutes les données de l’équilibre général.

    Dans la même veine, le monétarisme, dernier cri de l’économie « pure », décrète que le montant de l’offre de monnaie peut être fixé librement par la banque centrale. Une analyse élémentaire de l’émission monétaire montre pourtant que la monnaie n’est pas une marchandise comme les autres, dans la mesure où son offre est déterminée par sa demande, laquelle dépend, en partie, des taux d’intérêt.

    D’ailleurs les banques centrales, dont on souhaite alors une gestion « indépendante » (de qui ?), au prétexte qu’elles auraient le pouvoir magique de fixer l’offre de monnaie, se révèlent bien incapables de tenir ce rôle. Tout simplement parce qu’il est hors de leur portée : par le choix du taux d’intérêt, elles peuvent seulement agir — et encore de manière partielle et indirecte — sur la demande de monnaie, et non pas sur son offre. Mais alors, comment ignorer que ce choix réagit à son tour sur le niveau de l’activité (par les investissements, les consommations différées, etc.), et donc sur toutes les données de l’équilibre ?"

    "« Dis moi ce que tu veux, et je te fabriquerai le modèle qui le justifie. » Sa force est de fournir un paravent derrière lequel un pouvoir peut cacher ses objectifs réels — subis ou choisis —, tels l’aggravation du chômage et l’inégalité grandissante dans la répartition des richesses. Comme de semblables objectifs ne sauraient être affichés, il importe de « démontrer » qu’ils constituent seulement les moyens d’une transition conduisant à la croissance, au plein emploi, etc. Demain on rase gratis..."

    Guerre des économistes : dernières nouvelles du front | AlterEco+ Alterecoplus
    http://www.alterecoplus.fr/gilles-raveaud/guerre-des-economistes-dernieres-nouvelles-du-front/00012243

    Les Économistes atterrés démasqués par Messieurs Cahuc et Zylberberg | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/eric-berr/blog/301016/les-economistes-atterres-demasques-par-messieurs-cahuc-et-zylberberg
    #Médias

    "Et reconnaissons enfin que la libéralisation financière orchestrée par les économistes sérieux a conduit à une plus grande stabilité, a permis d’éviter des crises de grande ampleur tout en réduisant les inégalités.

    Afin de « sortir de cette opposition caricaturale et stérile », nos deux éminents collègues suggèrent aux journalistes de cesser « de faire systématiquement appel aux mêmes intervenants, surtout lorsqu’ils n’ont aucune activité de recherche avérée tout en étant néanmoins capables de s’exprimer sur tous les sujets. Ils devraient plutôt solliciter d’authentiques spécialistes »"

    "Enfermés dans leur approche sectaire et idéologique, les Économistes atterrés entendent continuer à saturer l’espace médiatique avec leurs analyses partisanes et non scientifiques relayées complaisamment par des médias acquis à leur cause et détenus par leurs amis, Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Serge Dassault, etc."

    Théorème de la soumission, par Hélène Richard (Le Monde diplomatique, octobre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/RICHARD/56430

    Idée reçue : « ce sont les entreprises qui créent l’emploi », par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_economie_critique/a57222

    • L’ordolibéralisme allemand, cage de fer pour le Vieux Continent, par François Denord, Rachel Knaebel & Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, août 2015)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/08/DENORD/53518
      #Ordolibéralisme

      La relance budgétaire revient en grâce, mais la zone euro l’ignore
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-relance-budgetaire-revient-en-grace-mais-la-zone-euro-l-ignore-590581.h

      Economie : en 2018 le #Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales
      https://information.tv5monde.com/info/economie-en-2018-le-portugal-continue-sa-course-vers-le-plein-

      Portugal : le seul pays à avoir rejeté l’austérité se porte mieux que jamais
      https://mrmondialisation.org/portugal-le-seul-pays-a-avoir-rejete-lausterite-se-porte-mieux-que

      Poulet ivoirien : la filière se remplume
      https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/poulet-ivoirien-la-filiere-se-remplume_2732591.html
      #Afrique #Agriculture #Protectionnisme

    • Crise de la “science économique” ? (1/2), Par Gaël Giraud, économiste en chef de l’Agence Française de Développement (AFD), directeur de la Chaire Energie et Prospérité, et directeur de recherche au CNRS. | Édition | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/edition/au-coeur-de-la-recherche/article/291115/crise-de-la-science-economique-12

      Attention, hérésie !

      « Il est vrai que de nombreux phénomènes contemporains remettent largement en cause les doctrines économiques conventionnelles. Ainsi, selon l’analyse traditionnelle, le déluge monétaire orchestré par presque toutes les Banques centrales de l’hémisphère nord –la quantité de monnaie émise par les Banques centrales double tous les trois ans en moyenne depuis 2007— aurait dû provoquer de l’inflation. Rien de tel n’a été observé, au contraire. De même, l’explosion de la dette publique des Etats-Unis (supérieure à 125% du PIB américain) aurait dû induire une hausse des taux d’intérêt auxquels cet Etat emprunte sur les marchés : les taux ont baissé. Ou encore : l’augmentation depuis trois décennies de la part des profits dans le PIB de la plupart des pays industrialisés aurait dû provoquer une augmentation de l’investissement : celui-ci est constamment en baisse depuis lors. Enfin, les programmes d’austérité budgétaire dans les pays du sud de l’Europe auraient dû conduire à un assainissement de leurs finances publiques et donc à une reprise de la croissance : on constate, à l’inverse, que les pays qui sont allés le plus loin dans l’austérité (relativement à leur budget) sont exactement ceux dont le PIB a chuté le plus vite depuis 2008. Quant à l’explosion des inégalités de patrimoine dans les pays riches, elle provient essentiellement des bulles liées aux rentes immobilière et financière, et non pas d’une logique tragique, immanente au capitalisme. »

      N.., non, il faut arrêter monsieur. Virez moi ça du plateau, vite !!

      « Il serait faux d’imaginer que cette mise à l’épreuve de l’économie par le réel est récente : l’inflation des années 1970 n’a été aucunement provoquée par une explosion des dépenses publiques, contrairement à ce qui est si souvent répété, mais évidemment par les chocs pétroliers. L’arrivée de la NSDAP au pouvoir en 1933 n’a rien à voir avec l’hyperinflation allemande, puisque cette dernière date de 1923. Et l’on pourrait multiplier les exemples… »

      Génie orthodoxe :

      "ces modèles sont ceux d’économies de troc où changer d’unité de compte monétaire ne devrait pas y avoir plus d’effet que de troquer des degrés Kelvin contre des Celsius en thermodynamique. Ou encore : multiplier par deux la quantité de monnaie en circulation ne devrait pas avoir d’autre impact que de multiplier exactement par deux tous les prix et les salaires. (...) Il est vrai que la prise au sérieux de la “non-neutralité” de la monnaie obligerait à reconsidérer certains dogmes politiques majeurs comme l’indépendance des Banques centrales. Car, si la monnaie n’est pas neutre, disjoindre la politique monétaire de la politique budgétaire n’a plus aucun sens."

      -"Krugman divise les économistes en deux tribus : les “économistes d’eau douce” (par allusion à ceux qui travaillent dans des universités nord-américaines situées près des Grands Lacs, à l’instar de Chicago) et les “économistes d’eau salée” (en référence aux universités de la Côte Est, comme Princeton)" ;

      –"qu’ils soient d’eau douce ou d’eau salée, les modèles que je décris ici relèvent tous d’un paradigme “néo-classique” hérité de travaux initiés en 1870. Ce paradigme est d’inspiration fondamentalement psychologique : chaque individu (salarié, employeur, consommateurs, épargnant…) y est supposé ajuster son comportement à la maximisation d’une certaine mesure de son “bonheur” ou de son profit[11] ---et cela dans un monde régi par de vastes enchères sans monnaie et sans ressources naturelles (et sans banques, ni système financier comme on va le voir bientôt). Un tel paradigme n’a connu aucun bouleversement majeur au vingtième siècle, même s’il a été partiellement et temporairement remis en cause par le courant keynésien durant les Trente glorieuses. C’est là sans doute une autre originalité de la “science économique” : ce que Walras, Jevons ou Menger enseignaient à la fin du dix-neuvième siècle s’enseigne encore aujourd’hui, quasiment sans modification de substance. Aucune autre science ne peut se prévaloir d’une telle “constance”…" ;

      –"Ainsi, même quand ils tiennent compte de la non-neutralité de la monnaie, ces modèles n’incorporent presque jamais le rôle des banques, c’est-à-dire d’institutions financières capables de créer de la monnaie. La plupart du temps, les banques y sont assimilées à de purs intermédiaires financiers supposés prêter à long-terme ce que les déposants leurs prêtent à court terme" ;

      –"Faut-il s’étonner, dès lors, si la profession des économistes néo-classiques est si démunie pour proposer des réformes pertinentes du secteur bancaire européen hypertrophié [17] ? Un tel secteur n’existe pas, tout simplement, dans ses modèles de prédilection. Il en va malheureusement de même des marchés financiers. Lorsque ceux-ci sont explicitement modélisés (ce qui est très rare au sein des modèles macro-économiques qui incorporent le marché des biens et le “marché” du travail), ils sont généralement caricaturés dans le style “eau douce”. Autrement dit, ils sont réputés “parfaits”, allouant de manière optimale et instantanée le risque et le capital sur l’ensemble de la planète. Et même lorsque l’on s’accorde à reconnaître qu’ils exhibent à intervalle régulier des bulles spéculatives (i.e., des prix dont les variations sont sans rapport avec les fondamentaux réels et qui ne peuvent donc pas transmettre de “bons signaux”), les conséquences n’en sont presque jamais tirées " ;

      –"Qu’aujourd’hui les marchés d’actifs financiers dérivés représentent 12 fois le PIB de l’ensemble de la planète Terre, et que seulement 7% des transactions sur ces marchés mettent en jeu un acteur économique de la sphère réelle (i.e., hors marché financier) est impossible à appréhender dans de tels modèles" ;

      –"Le constat est malheureusement accablant : pas de chômage, pas d’énergie, ni de ressources naturelles, pas de monnaie, pas de secteur bancaire, pas de système financier. Le monde que décrivent la plupart de nos modèles est un monde hors sol. (...) La découverte ébahie que nous pourrions ne plus avoir de croissance du PIB pour les siècles à venir pourrait bien faire partie de ce retour du refoulé."

      Crise de la science économique ? (2/2) | Édition | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/edition/au-coeur-de-la-recherche/article/011215/crise-de-la-science-economique-22

      -"“théorème d’équivalence ricardienne” (...) Conclusion ? L’euro injecté par l’Etat-cigale est aussitôt retiré du circuit par les fourmis prévoyantes. Cette prétendue corrélation entre dépense publique et épargne est évidemment invalidée empiriquement. Mais nous avons déjà vu que la falsification empirique, même la plus massive, n’est pas un obstacle pour les théories néo-classiques. La conséquence politique ? Un discrédit jeté sur la dépense publique (et qui est aujourd’hui bien ancré jusque dans la tête de certains de nos hauts fonctionnaires), l’idée que toute dépense est un pur coût (puisqu’elle est sans effet sur l’économie réelle) et qu’il convient de borner supérieurement a priori tout déficit public et toute dette publique. Bien entendu, remettre en cause une telle idée au motif que la théorie qui la sous-tend est indigne d’un collégien conduirait à reconnaître, par exemple, le caractère arbitraire des 3% de déficit et des 60% de dette publique maximale autorisés par les Traités européens." ;

      –"dans le monde néo-classique d’eau douce comme d’eau salée, un cataclysme comme celui de 2007-2009 est tout bonnement impossible ---et c’est la raison pour laquelle, même lorsque l’existence de bulles spéculatives est admise (voir plus haut), elle ne conduit pas, le plus souvent, à une analyse des crises que de telles bulles engendrent. En effet, dans un tel monde, si la bulle des dérivés de crédit subprime avait dû crever un jour (ce qui est advenu en 2007), cet événement aurait été parfaitement anticipé par les investisseurs, lesquels n’auraient par conséquent jamais investi dans de tels dérivés. De sorte que ladite bulle n’aurait même pas pu se former (sic !)5. En outre, pour qu’un tel krach financier puisse provoquer la faillite d’une banque comme Lehman Brothers, il eût fallu qu’existât un secteur bancaire dans les modèles économiques. Et pour que cette faillite (qui eut lieu le 15 septembre 2008) puisse provoquer une récession mondiale majeure, il eût fallu que la monnaie fût non-neutre (à court terme). Plutôt que de reconnaître qu’aucun de ces enchaînements logiques n’est compatible avec la plupart des modèles en vigueur, nous avons préféré se réfugier derrière l’idée que 2007-2009 avait été un “cygne noir” : un événement qui ne survient qu’une fois par siècle (ou par millénaire), et dont il serait extravagant d’exiger de la communauté des économistes qu’elle fût capable de l’anticiper. Autrement dit, nous avons troqué l’éthique scientifique contre celle des « astrologues ». Car, depuis le début des années 1980 (qui coïncident avec le début de l’expérience de déréglementation financière), le monde connaît une crise financière grave tous les 4 ans en moyenne…" ;

      Eux, simplistes ?!

      -" c’est alors la “complexit锑 (au sens contemporain du terme) de l’agrégation de millions de comportements partiellement coordonnés qui est entièrement esquivée par ce type d’approche." ;

      –"Au passage, une telle hypothèse a des conséquences déterminantes pour l’intelligence des phénomènes économiques : elle implique, par exemple, que le secteur des ménages n’a jamais de dette (privée). Comment, en effet, un unique ménage (représentatif !) pourrait-il avoir des dettes vis-à-vis de lui-même ? Pour qu’il y ait dettes, il faut un créancier et un débiteur distincts. Cela explique pourquoi, dans la plupart de ces modèles, les dettes privées ne sont jamais un problème. (Et nous avons vu plus haut pourquoi la dette publique, elle, en est toujours un, cf. le “théorème d’équivalence ricardienne”.)" ;

      –"Ensuite, que répondent les économistes eux-mêmes ? Le plus souvent, ils ne répondent rien. L’ouvrage de Steve Keen, que l’un de mes doctorants et moi avons traduit8, et qui contient une partie des critiques formulées ci-dessus n’a suscité rigoureusement aucun débat contradictoire entre économistes, sinon une table ronde aux Rendez-vous de l’histoire de Blois (11 octobre 2014). Enfin, les économistes néo-classiques qui consentent à discuter évoquent souvent le même genre d’argument : prises isolément, certaines des critiques qui précèdent ont été envisagées dans un cadre néo-classique." ;

      –"De même, à l’issue de la querelle des deux Cambridge sur le capital au cours des années 1960, les économistes néo-classiques nord-américains, au premier rang desquels Paul Samuelson, ont reconnu que leurs contradicteurs britanniques avaient raison12. Les premiers défendaient une définition englobante du capital, ne permettant pas de distinguer entre différents secteurs d’infrastructures, immobilier, capital financier... Les seconds défendaient l’idée que ces distinctions sont vitales pour la compréhension de l’économie. Cette querelle, pourtant fondamentale, n’est presque jamais enseignée. L’aveu final des Nord-américains reconnaissant leurs erreurs l’est encore moins. "

      "Qui plus est, quand bien même ces aménagements partiels du paradigme néo-classique ne seraient pas tout simplement ignorés, il est aisé de comprendre que la réalité systémique de l’économie exige de traiter ensemble les différents problèmes soulevés dans cet article13. (...) Car, si la moitié des jeunes Espagnols sont aujourd’hui au chômage, ce n’est évidemment pas parce qu’ils aiment prendre des vacances sans solde. Mais c’est bel et bien parce que l’Espagne, criblée de dettes privées (et non pas publiques), en particulier bancaires, entre lentement mais sûrement dans la déflation monétaire, et donc la récession. Quant à cet excès d’endettement privé, il provient lui-même de la bulle immobilière (andalouse notamment) qui, aidée par des opérations financière de titrisation massive, a gonflé en Espagne au début des années 2000, pour éclater durant la crise de 2008.14 On le voit : ne fût-ce que pour rendre compte du chômage espagnol contemporain, ce sont presque toutes les réformes analytiques évoquées supra qui doivent être mises en œuvre simultanément. A moins de cela, les aménagements à la marge permettront au mieux aux économistes de ressembler à ces savants aveugles cherchant à deviner à tâtons ce qu’est un éléphant…

      Un argument ultime est parfois invoqué : “certes, toutes ces critiques sont fondées mais, que voulez-vous, il n’existe malheureusement pas d’alternative. Alors, faute de mieux…” Argument irrecevable : les alternatives sont nombreuses."

      http://www.dailymotion.com/video/x2bpm8f_gael-giraud-les-economistes-orthodoxes-n-ont-pas-du-tout-intere

      Le téléspectateur est-il otage de la pensée néolibérale ? / France Inter
      http://www.franceinter.fr/emission-l-instant-m-le-telespectateur-est-il-otage-de-la-pensee-neolibe

      Démontage de l’a-pensée orthodoxe dont la qualité est inversement proportionnelle à sa prétention (et dont des questionnements basiques d’un enfant athée suffisent à démontrer l’indigence).

      « Les Bourses mondiales dévissent. C’est obscur, mais ça fait les titres du matin. Quoique, si on y réfléchit, tous les jours, nos journaux s’achèvent par un tour à la Bourse de Paris. C’est ainsi. Les marchés ont droit au dernier mot de l’info. Et pas que. Dette, gabegie, productivité, prix, pouvoir d’achat, cour des comptes, coût du travail sont autant de vocables servis à longueur de JT et de Magazines. Bref, on se fait engueulé toute la journée parce que la France s’enfonce, qu’on ne peut la réformer et qu’on entrave sa compétitivité.

      Un catéchisme néolibéral, trompeur, dévastateur, selon Eloi Laurent. »

      #Vidéos

      https://www.facebook.com/infocomcgt/videos/vb.457316367752668/711849198966049/?type=2&theater

      « Eloi Laurent, économiste, professeur à Sciences Po et à Stanford, dans son nouvel ouvrage, détruit 15 mythes économiques qui gouvernent les politiques. »

      Flexibilité, compétitivité... Les quatre mythologies économiques de la “loi travail” - Idées - Télérama.fr
      http://www.telerama.fr/idees/flexibilite-competitivite-les-quatre-mythologies-economiques-de-la-loi-trav

      "Comme la loi Macron avant elle, la loi El Khomri propose au fond de sacrifier une partie du bien-être des salariés pour relancer une croissance économique poussive par des « réformes structurelles » présentées comme bienfaisantes. On mesure l’inversion vertigineuse qui est à l’œuvre : il ne s’agit plus de mettre la croissance économique au service du bien-être au travail mais de faire exactement l’inverse. Il est donc urgent d’abandonner le PIB comme étalon de l’action publique et d’adopter comme indicateur final le bien-être humain, ce qui évitera ce genre de confusion."

      « C’est confirmé : je suis plus utile au chômage » - Basta !
      http://www.bastamag.net/C-est-confirme-je-suis-plus-utile-au-chomage

      -"Notre société est obnubilée par un seul objectif : le plein emploi. Qu’importe si les activités créées sont utiles ou pas à la société, voire nuisibles. Donner du sens au travail semble devenu très secondaire. « Du point de vue des gens "modernes" comme monsieur Macron, je suis actuellement un poids, je ne produis pas, je suis une charge qui vit aux crochets d’un système trop généreux. C’est bizarre, il me semble pourtant n’avoir jamais autant servi notre société », explique Jérôme Choain, un ingénieur qui a décidé de vivre et travailler autrement." ;
      –"J’ai essayé d’imaginer des façons d’exercer ce type d’activité tout en pouvant en vivre dans le système actuel. Je n’ai pas trouvé. Je pense notamment à l’éducation populaire au numérique qui me semble un chantier astronomique et essentiel. C’est évidemment sans espoir. On va vers une fermeture de notre bureau de Poste, l’école est menacée de perdre une classe, partout les budgets sont restreints, il parait qu’il faut être « réaliste », alors mes lubies d’émancipation citoyenne, ce n’est pas exactement une priorité."

      La loi Travail : un débat historique ? - Ce soir (ou jamais !) - 04/03/16 (1/5) - YouTube
      https://www.youtube.com/results?search_query=La+loi+Travail+%3A+un+d%C3%A9bat+historique+%3F+-+Ce+s

    • Pourquoi la dette publique française explose alors que les dépenses de l’Etat n’augmentent pas ? PAR RACHEL KNAEBEL - Basta !
      http://www.bastamag.net/Pourquoi-la-dette-publique-francaise-explose-alors-que-les-depenses-de-l-E

      -"La dette publique est alors l’ennemi n°1. Car l’explosion de la dette française, bien réelle, sert depuis dix ans à couper dans les dépenses publiques. Si les nouveaux choix politiques du gouvernement inversent la tendance pour les dépenses de sécurité, les dépenses sociales restent, elles, bel et bien soumises à une ligne claire d’austérité. L’hôpital ou l’université peuvent bien être étouffés par les coupes budgétaires, leur utilité ne semble pas suffisante pour remettre en cause l’austérité." ;

      –"« Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine allait de soi : elle résulterait tout simplement d’une croissance excessive des dépenses publiques. Ne reste plus alors qu’à en déduire un discours qui semble relever du sens commun : on ne peut durablement dépenser plus qu’on ne gagne, et, par conséquent, il faut dépenser moins et ajuster les dépenses aux recettes », analysent les auteurs de l’Audit citoyen de la dette française [5].

      Le problème, rappellent les auteurs de l’audit, c’est que les dépenses de l’État français ont en fait régressé en proportion du PIB depuis les années 1980. Les dépenses de l’État sont certes passées de 101 milliards d’euros en 1980 à 463 milliards en 2014 [6]. Mais, en part du PIB, elles sont en fait restées stables, avec même une tendance à la baisse ces dernières années. Ainsi, en 1985, les dépenses de l’État représentaient 24,8 % du PIB. En 1990, la proportion était de 22,2 %, et de 22,5 % en 2000. Et en 2012, elles redescendent à 21,6 % du PIB. Elles sont restées au même niveau en 2014. La part des dépenses de l’État dans le PIB français a donc baissé de trois points en trente ans"

      Hérésie (encore), le « bon sens » ne peut tolérer ce qui suit :

      -"Plus que du côté des dépenses, c’est vers les recettes que l’audit citoyen de la dette publique nous pousse à regarder. « Si le montant des déficits – et, par conséquent, [celui] de la dette – augmente, c’est tout d’abord parce que l’État s’est privé de recettes importantes, en allégeant la fiscalité des ménages aisés et des grandes entreprises », soulignent les auteurs." ;

      –"« Entre 100 et 120 milliards d’euros de recettes fiscales ont ainsi été perdues pour le budget général de l’État entre 2000 et 2010 », souligne le député communiste Nicolas Sansu dans un rapport parlementaire réalisé au printemps dernier." ;

      –" Selon les estimations de l’économiste Gabriel Zucman [9], cette pratique serait responsable d’un manque à gagner de 17 milliards d’euros pour l’État français en 2013. Sans l’évasion fiscale, la dette publique de la France s’élèverait à (seulement) 70 % du PIB, au lieu de dépasser les 90 %. Ce qui veut dire que près de un cinquième de la dette de l’État serait à mettre sur le compte de l’évasion fiscale. « Chaque année, l’État, parce qu’il a été privé des impôts évadés depuis les comptes cachés, a dû s’endetter davantage », souligne l’économiste. Les derniers rapports parlementaires évaluent même le manque à gagner entre 60 et 80 milliards d’euros par an (lire ici)." ;

      –"De fait, la France dépense chaque années des dizaines de milliards d’euros pour payer les intérêts de sa dette. En 2015, l’État a ainsi déboursé plus de 44 milliards d’euros rien que pour le remboursement des intérêts de sa dette. À titre de comparaison, le budget de l’Éducation nationale, hors cotisations retraites, oscille autour des 47 milliards d’euros. Les intérêts de la dette sont autant de milliards qui ne peuvent pas être investis dans l’éducation ou la transition écologique.

      Or l’évolution des taux d’intérêt a largement contribué à l’explosion de la dette publique française depuis trente ans." ;

      –"« Au début des années 1990, la politique de désinflation compétitive (ou du « franc fort ») menée par le gouvernement Bérégovoy pour préparer l’entrée dans l’euro, puis la crise monétaire due à la spéculation financière contre les monnaies européennes, se traduisent par une envolée inédite des taux d’intérêt », détaille l’audit citoyen de la dette publique." ;

      –"Ces taux élevés ont évidemment profité aux créanciers de l’État français. Qui sont-ils ? Impossible de le savoir exactement. La Banque de France fournit simplement des informations sur la part des résidents et des non-résidents parmi les détenteurs d’obligations de la dette publique française" ;

      –" Des taux d’intérêt qui repartent à la hausse signifieraient de facto une nouvelle augmentation en flèche de la dette publique française. « Il y a cette épée de Damoclès », analyse l’économiste Michel Husson. « Avec cette menace, les marchés financiers ont, de fait, un droit de contrôle sur les politiques publiques. »

      L’audit citoyen réalisé l’an dernier a conclu que 59 % de la dette publique, à son niveau de 2012, provenaient des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs, et étaient donc illégitimes. « Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43 % au lieu de 90 % », conclut l’audit. Et ce chiffre ne prend pas en compte le poids du sauvetage des banques par les pouvoirs publics après la crise financière de 2007-2008. Pour mémoire, le seul sauvetage de la banque Dexia a coûté 6,6 milliards d’euros aux contribuables français." ;

      –"« Économiquement, ce serait tout à fait possible pour la France de ne plus financer sa dette sur les marchés financiers, fait remarquer Michel Husson. C’est un choix politique de ne financer sa dette qu’auprès des marchés financiers. Mais on peut faire autrement. Ce serait par exemple possible de demander aux banques privées d’avoir des quotas de dette publique. Et aussi, comme ça se fait aux États-Unis et Royaume uni, de faire financer la dette publique par la banque centrale. »"

      http://zinc.mondediplo.net/messages/9538
      http://zinc.mondediplo.net/messages/10678
      http://zinc.mondediplo.net/messages/11053
      #Dette_publique_France #Fraude/évasion_fiscale

    • Quand les économistes font l’économie du débat, PAR MATHIEU BLARD | Bondy Blog
      http://bondyblog.liberation.fr/201512180001/quand-les-economistes-font-leconomie-du-debat

      "en décembre 2014, Jean Tirole, célèbre économiste, envoie une lettre à Geneviève Fioraso, alors secrétaire d’état chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour faire retirer « une réforme qui avait pour seul but de reconnaître dans l’université un espace de d’expérimentation en rupture avec la pensée économique dominante ». La secrétaire d’état s’exécute. Les auteurs y voient un soutien politique aux penseurs « mainstream » de la science économique."

      #Université #Recherche

    • Non mais quelle démagogie, laissez les gens rationnels et réalistes vous rappeler que notre salut viendra de la COM-PE-TI-TI-VI-TE et de notre capacité à rassurer les marchés financiers, par le biais de menus sacrifices de sous-citoyens hélènes et méditerranéens de notre si fraternelle Union européenne ! THERE IS NO ALTERNATIVE les ringards, capisce ?! Laissez le génie scientifique des orthodoxes s’occuper de vous, trop troublés par vos craintes freudiennes pour réfléchir à quoi que ce soit.
      http://zinc.mondediplo.net/messages/4352#message9350

    • Medef : la croissance comme évidence (4) Par Antoine Dumini, François Ruffin, 18/04/2014 , N°56 (juillet-septembre 2012) - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/Medef-la-croissance-comme-evidence.html

      -"C’est l’indice d’une victoire : le langage courant a fusionné avec la langue patronale. « C’est le propre du discours dominant : il a un effet anesthésiant, remarque Josette Lefèvre." ;
      –" « Quand vous lisez ça, remarque la chercheuse, la croissance n’est pas interrogée. C’est un bien en soi. C’est presque un être vivant. Et ça pourrait être un titre du Medef. En quelques lignes, vous avez un concentré des renoncements... »"

    • #DataGueule S4E11 - Le PIB, cette fausse boussole IRL
      http://irl.nouvelles-ecritures.francetv.fr/datagueule-S4E11-1.html

      L’Insee intègre le trafic de drogues au calcul du PIB
      http://www.boursorama.com/actualites/l-insee-integre-le-trafic-de-drogues-au-calcul-du-pib-22034855797384a449
      http://s.brsimg.com/static-1517407988/cache/i/content/images/e/3/5/e35aac3fc2a42646b0b72255abc20302-300x170.jpg

      « La décision de l’Insee fait suite à un long débat lancé par Eurostat en 2013. L’institut statistique européen avait alors demandé aux États membres d’intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu’il s’agissait de transactions commerciales consenties librement. L’objectif était d’harmoniser les données, ces activités étant considérées comme légales dans certains États (Pays-Bas), ce qui gonfle leur PIB. Après la demande d’Eurostat, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont intégré ces données. Ce nouveau système s’est à chaque fois traduit par une révision à la hausse de leur PIB. »

      Chasse aux dogmes économiques - Chroniques de l’Anthropocène
      https://alaingrandjean.fr/points-de-repere/chasse-dogmes-economiques

      Réformer la comptabilité privée pour réformer le capitalisme - Alain Grandjean. Chroniques de l’Anthropocène.
      https://alaingrandjean.fr/2016/01/26/reformer-la-comptabilite-privee-pour-reformer-le-capitalisme/#_ftnref
      https://alaingrandjean.fr/wp-content/uploads/2016/01/compter-ce-qui-compte-vraiment-reforme-comptabilite-entreprise.png

      -"La comptabilité d’entreprise, telle que nous la connaissons aujourd’hui a été codifiée au Moyen-Age" ;
      –" On peut dire dès lors que la nature ne compte pas pour le décideur qui se base sur ces comptes-là puisqu’elle n’est pas comptée" ;
      –" la comptabilité est la base de la représentation qu’on a de ce qu’est la richesse, de ce qu’est le profit et donc est bien au cœur du système économique. Sujet stratégique mais ignoré parce qu’il ennuie presque tout le monde, à l’exception de ceux qui en vivent, les experts comptables et les commissaires au compte…" ;
      –"Dans les entreprises de ce secteur-là, en théorie, le profit n’est pas le moteur de la décision. Dans la pratique, elles sont néanmoins soumises aux même règles comptables. De très grandes mutuelles d’assurance font partie de l’ ESS ; elles sont sans doute gérées un peu différemment des groupes privés mais la représentation comptable de leur activité et de leur impact sur l’environnement est construite de la même manière.
      Il s’agit donc de réformer la comptabilité de manière très profonde de sorte que la nature se retrouve au cœur de la comptabilité et pas à l’extérieur." ;
      –"Dans cette vision anglo-saxonne, incarnée dans l’institution gardienne du temple, l’IASB, c’est le marché qui fixe la « juste » valeur de tous les actifs de comptabilité. Ce mode d’enregistrement des comptes de l’entreprise a évidemment un inconvénient majeur : il est très court-termiste." ;
      –"Jacques Richard (...) pousse à adopter en particulier le référentiel CARE. « La comptabilité adaptée aux Renouvellement de l’Environnement (CARE) est une méthode comptable qui rend compte de l’engagement réel de l’entreprise en matière de développement durable La méthode CARE tend à éliminer les clivages entre la gestion financière et la gestion environnementale Elle tente de raisonner en coût de restauration (coût historique) et permet, via le mécanisme de l’amortissement, la conservation par l’entreprise des trois capitaux – financier, naturel et humain (comme proposé par la Banque mondiale). »"

    • En hommage à Bernard Maris
      Vérités et mensonges du discours économique. Par Philippe Frémeaux
      Veblen Institute
      http://www.veblen-institute.org/Nouvel-article,291?lang=fr

      -"L’organisation des rédactions continue d’opposer service politique et service économique. L’information économique y est généralement considérée comme une matière spécifique, destinée aux décideurs ou épargnants, ou comme un domaine très technique, qui peut être traitée objectivement. Or, les analyses et les recommandations que formulent journalistes spécialisés et experts devraient toujours être mises en débat puisqu’ils passent leur temps à nous expliquer ce qui est possible et surtout, ce qui ne l’est pas !

      Tout l’enjeu aujourd’hui est donc de remettre l’économie – et son traitement – à la place qui devrait être la sienne : un moyen au service de la société et non une fin en soi à laquelle celle-ci doit se soumettre." ;

      –"le premier grand reproche qui peut être fait au discours économique dominant, c’est de prétendre pouvoir dire quel temps il fait ou fera demain avec autorité, quitte à expliquer avec la même autorité, après que la réalité l’ai contredit, pourquoi ça ne s’est pas passé comme prévu." ;

      –"certains économistes critiques avaient parfaitement prévu la crise des subprime à l’inverse de la vulgate dominante. Pour autant, si leurs prévisions se sont révélées justes a posteriori, ils n’étaient pas non plus en situation de dire exactement quand et où la crise se déclencherait, et il a fallu un enchainement spécifique de comportements humains en partie imprévisibles pour qu’elle prenne la dimension qui a été la sienne." ;

      –"Les modèles, par nature, reposent toujours sur une hypothèse de fixité de toutes les variables qu’ils n’intègrent pas : la plupart des économistes travaillent " toutes choses égales par ailleurs". C’est pourquoi les faits viennent régulièrement contredire les prévisions même les plus sophistiquées." ;

      –"Tout le problème vient d’ailleurs quand le recours à l’outil mathématique se transforme en un artifice destiné à assimiler l’économie à une science dite exacte." ;

      –"Un article récent a ainsi montré que près de cinquante pour cent des articles publiés dans les revues économiques les plus prestigieuses sont fondés sur des séries statistiques souvent introuvables, ou très contestables, les faits venant contredire la thèse défendue étant passé à la trappe." ;

      –" il se voit reconnu comme un scientifique énonçant une parole incontestable, alors que les recommandations qu’il formule reflètent toujours, au moins pour partie, ses propres préférences personnelles, et que, lorsqu’il décrit le champ des contraintes dans lequel nous sommes placés, il tend à leur donner l’apparence de la nécessité. Ce faisant, il ferme l’espace où le débat public devrait pouvoir se déployer." ;

      –"le discours économique entretient un rapport complexe au politique : il se défend d’en faire, alors qu’il est au cœur même de ce qui fait son objet : le discours des économistes ne consiste-t-il pas à nous expliquer, à longueur de temps, ce qui est possible et, serait-on tenté de dire, surtout ce qui ne l’est pas ! Soyons clair : les contraintes sont une réalité, non pas comme contraintes absolues, mais comme effets induits de telle ou telle décision. De fait, le discours des économistes dominants pare trop souvent de l’apparence de la nécessité l’acceptation du monde tel qu’il est - l’économiste parle alors de "contraintes incontournables" – sachant que cette acceptation du monde ne lui interdit pas de nous inviter à mieux nous adapter - l’économiste parle alors de la nécessité de conduire des "réformes courageuses". En clair, flexibiliser encore plus l’emploi, ou réduire le champ de la protection sociale." ;

      –" le discours économique objective très souvent le discours politique quand celui-ci affirme mener "la seule politique possible" ou répète qu’’’il n’y a pas d’alternative"." ;

      –"on peut reprocher à nombre d’économistes, quand ils interviennent dans les médias, de préférer mettre en avant leurs activités d’enseignement ou de recherche plutôt que d’annoncer la couleur sur l’origine principale et le montant de leurs revenus." ;

      –"Le discours convenu tenu par une large majorité des économistes est d’autant plus problématique qu’il est peu questionné par ceux dont ce devrait être le travail : les journalistes. (...) du fait des intérêts défendus par les médias qui les emploient, ou des « ménages » qu’ils assurent et qui leur permettent d’arrondir leurs revenus de manière significative." ;

      –"la plupart des journalistes politiques n’ont pas de compétences sur le fond des dossiers économiques et sociaux. Ils se concentrent sur les rivalités de personnes, les petites histoires d’appareil, et quand une question économique s’impose dans l’agenda politique, elle n’est que très rarement traitée sur le fond, en s’efforçant de comprendre ce qu’il en est, en analysant ce que seraient les implications de tel ou tel choix. Au contraire, l’angle retenu privilégie une analyse en termes de choix tacticiens : si le président choisit telle solution, c’est pour se démarquer de X, ou pour concurrencer Y." ;

      –" les économistes dominants proposent une vision hors sol de la réalité qui les conduit quand les faits sociaux viennent contredire leur modèle, à considérer que c’est la réalité qui a tort puisqu’elle se refuse à se plier au fonctionnement optimal décrit dans la théorie."

      #Epistémologie #Economie #Sciences_humaines #Médias #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Conflits_d'intérêts

    • Refuser les QCM à l’Université, par Alain Garrigou (Les blogs du Diplo, 27 mai 2016)
      http://blog.mondediplo.net/2016-05-27-Refuser-les-QCM-a-l-universite
      #Novlangue #Universités

      -"Comment l’idéologie managériale s’insinue-t-elle dans nos vies ? Comme il en va de ces mouvements longs de l’histoire qui, par petites touches isolées, sans liens qui leur donnent sens, passent inaperçus, imperceptibles." ;
      –"Comme tous ces auxquels on a donné de beaux noms — galaxie, soleil, apogée — celui-ci s’appelle COMETE (Centre optimisé de médiatisation et de technologies éducatives). Ainsi va la novlangue managériale. Il faut la lumière ou la beauté des mots pour cacher l’obscurité ou la laideur des choses." ;
      –"Mutualiser ? Encore un joli mot perverti. Les plus mauvais coups se masquent toujours ainsi." ;
      –"Cette fois, on me répondit qu’il était trop tard car mes collègues dans la même situation en faisaient déjà. Les autres le font déjà, autre argument censément décisifs des bureaucraties" ;
      –"Nous sommes tous d’accord sur ce point : l’introduction des QCM abaisse la qualité de l’enseignement. Je demande donc de ne pas céder à la pression administrative en défense de la qualité de l’enseignement et de l’honneur du métier. Il est facile sur ce point — beaucoup moins sur d’autres — de briser la loi d’airain des calculs simplistes des comptables qui nous gouvernent. Le ministère demande des économies en mutualisant, les administrations des universités — autonomes dit-on — obéissent."

      Deux jeunesses face à la « loi travail », par Vanessa Pinto (Le Monde diplomatique, avril 2016)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/PINTO/55207
      #Universités #Think_tank #Discours_orthodoxes
      Diviser pour mieux régner en se drapant sous les oripeaux (pas très subtils) du défenseur des "petits" ?

      -"Les étudiants « sont des gens relativement protégés, les insiders, qui sont en train de lutter contre les outsiders. (…) Ce sont ceux qui bloquent l’entrée sur le marché du travail des moins qualifiés. (…) Ce sont les jeunes privilégiés, favorisés, qui vont empêcher que l’on réforme le marché du travail de ceux qui n’ont pas de job ». Ainsi parlait Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne, un puissant think tank libéral, le 12 mars 2016 sur Europe 1." ;

      -" Entre 2009 et 2014, alors que les effectifs ont augmenté de 6,5 % dans les universités, le nombre de postes publiés pour le recrutement d’enseignants-chercheurs titulaires a diminué d’un tiers" ;
      –"au nom de l’« autonomie » des universités et de la course à l’« excellence », le désengagement financier de l’Etat et la dotation inégalitaire des établissements" ;
      –"Les unes cherchent à faire face à la pénurie de personnels, de locaux, etc. ; les autres veulent maintenir leur compétitivité sur un « marché » de l’enseignement supérieur devenu concurrentiel.

      De même, des mesures visant à transférer le financement des études supérieures des pouvoirs publics vers les étudiants sont régulièrement promues par les réformateurs"

    • Le « Nobel », l’économie et les neurosciences, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 13 octobre 2017)
      http://blog.mondediplo.net/2017-10-13-Le-Nobel-l-economie-et-les-neurosciences

      "L’hétérodoxie pour sa part se tromperait lourdement en imaginant que cette faillite générale va la couronner par le fait — comme souvent les cartes se rebattent entre dominants. Si l’hétérodoxie cependant veut savoir contre quoi elle va avoir à lutter, ce qui va changer et ce qui va rester, et quel parti tirer de cette conjoncture inédite, il est utile d’anticiper la direction des remaniements en cours, de se munir de quelques concepts, et puis aussi de repartir du début. De ce point de vue on ne se lasse pas de cette phrase de Michael Jensen qui offre un point de départ toujours aussi robuste — et toujours aussi drôle : « Il n’est pas de proposition en économie plus solidement confirmée que l’hypothèse d’efficience des marchés financiers »"

      "la BE servira de corpus scientifique à toutes les entreprises de manipulation des émotions et de conditionnement psychique subordonnées à la valorisation du capital. Pour ceux qui seraient tentés de croire qu’il n’y a là que vaticination plus ou moins fumeuse, je signale que le programme est déjà à l’œuvre : la neuroéconomie envahit les salles de marché, façonne les nouveaux procédés du marketing, des grandes entreprises telles que BT et Rolls&Royce ont déjà introduit des « programmes de santé mentale »"

    • Le déficit public du Portugal au plus bas depuis 45 ans de démocratie
      https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-le-deficit-public-du-portugal-au-plus-bas-

      "Deux raisons expliquent cette amélioration, selon l’INE : “La hausse des recettes fiscales et celle des contributions à la sécurité sociale, reflétant l’évolution de l’activité économique et de l’emploi.” Du côté de l’opposition, rapporte Eco, on salue ce résultat “positif”, mais les principaux partis de droite (PSD et CDS-PP) rappellent qu’il a été obtenu grâce à “des impôts maximums et des services publics minimums”"


  • Bon, en attendant l’injonction à « l’union nationale » aux côtés de racistes, de démagos sauce racisme belliciste, et autres saboteurs des principes démocratiques élémentaires et des droits « fondamentaux » :

    –5 chiffres qui pourraient changer votre perception du terrorisme | 3millions7 ("élèves (...) du Centre de Formation des Journalistes")
    http://3millions7.cfjlab.fr/2015/05/14/5-chiffres-terrorisme
    http://3millions7.cfjlab.fr/wp-content/uploads/2015/02/2720296187_e86f412488_o-1024x681.jpg

    Mué, mais quelle est la définition d’une « attaque », et d’une « attaque faisant un blessé » ?

    -"Le graphique ci-dessous comptabilise les actes terroristes en Europe de l’Ouest entre 2000 et 2013. Un acte de terrorisme est défini comme une attaque commise pour diffuser un message à visée politique, économique, religieuse ou sociale, faisant au moins un mort ou un blessé." ;
    –"Les internautes protestaient contre l’emploi du terme “fou” pour qualifier l’auteur de la tuerie, alors que le mot “terroriste” aurait été immédiatement utilisé, selon eux, si l’homme avait été musulman." ;
    –"Si le terrorisme islamique reste très marginal en Europe par rapport aux autres formes de terrorisme, il est en revanche le plus meurtrier." ;
    –"À l’échelle du monde, peut-on dire que le terrorisme tue plus de musulmans que de chrétiens, de juifs et d’athées ? C’est ce que prétend un rapport de 2011 du Centre national du contreterrorisme (NCTC) des États-Unis. Les chiffres qui y sont présentés sont éloquents : entre 82 et 97 % des victimes du terrorisme (tous types confondus) entre 2005 et 2010 à travers le monde étaient musulmanes." ;
    –"D’après des chiffres de la Global Terrorism Database, entre 2000 et 2013, plus de 60 % des attentats terroristes ont eu lieu dans des pays où la population est en majorité musulmane." ;
    –"D’après un décompte de la BBC sur la même base de données entre 2004 et 2013, sept pays figurent parmi les 10 plus touchés par le terrorisme international, au premier rang desquels l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan, qui concentrent à eux trois les 2 / 3 des morts du terrorisme dans le monde." ;

    –L’Occident n’est pas au cœur du terrorisme islamiste | Slate.fr, Par Moisés Naím
    Editorialiste
    http://www.slate.fr/story/103617/fiez-pas-aux-apparences-du-terrorisme

    –Et l’origine des terroristes commettant le plus d’attaques dans le monde est... | Atlantico.fr, par Arnaud Blin
    http://www.atlantico.fr/decryptage/et-origine-terroristes-commettant-plus-attaques-dans-mondeest-alain-blin-1
    http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2014/09/rtr3wkoj.jpg

    -"Selon les statistiques d’Europol, sur les 5 dernières années 2 % des attaques terroristes en Europe ont été perpétrées pour des "raisons religieuses". La majorité de ces actes sont le fait de groupes séparatistes." ;
    –"il faut regarder les choses à plus long terme et de manière plus globale que l’instantané fourni par les données d’Europol. Surtout, il faut garder en tête que le terrorisme se définit par son caractère psycologico-émotionel et que la perception des faits et leur impact est beaucoup plus important que les données brutes. Et même si une majorité des attentats est motivée par des considérations séparatistes et que, en conséquence, la plupart des auteurs de ces actes ne sont pas des combattants islamistes, cela ne change pas grand-chose à la donne. Ce qu’il faut voir, c’est qu’une bombinette sur un bungalow en Corse ne va pas avoir la même charge émotionnelle que la tuerie de Charlie Hebdo. En matière de terrorisme, tout est dans le caractère de l’attentat et les séparatistes corses, par exemple, sont tout à fait conscients qu’un attentat trop violent nuirait à leurs intérêts et serait contre productif. Au contraire, dans la mesure où les militants islamistes cherchent à briser une société entière, leurs attentats vont avoir un caractère intolérable. Contrairement à ce qu’on pense souvent, les terroristes ne cherchent pas nécessairement à commettre l’acte le plus violent ou le plus atroce mais celui susceptible de provoquer une réaction en rapport avec leurs objectifs" ;
    –"Il faut tout d’abord s’entendre sur ce qui constitue un attentat terroriste. Est-ce que, par exemple, les actes de terreurs commis par des groupes maffieux tombent dans cette catégorie ? La réponse à cette question, et d’autres semblables, donnera des résultats très différents." ;
    –"Historiquement, ce qu’on voit, c’est que les motivations changent avec la période : au tournant du 20e siècle, ce sont les anarchistes qui dominent, durant l’entre deux-guerres, ce sont les groupuscules d’extrême droite téléguidés par des gouvernements, puis, après la guerre, les groupes indépendantistes, suivis dans les années 60-70 par les groupuscules d’extrême- gauche et puis par les islamistes radicaux à partir des années 1980." ;
    –"L’autre raison pour laquelle les autres attentats sont moins visibles, c’est la peur qu’ont les autres groupes désormais d’être assimilés aux islamistes." ;
    –"Récemment, en Occident tout au moins, le nombre de victimes a été relativement limité mais n’oublions pas les milliers de victimes irakiennes, syriennes ou nigérianes, sans parler des 3000 morts de New York et Washington. N’oublions pas non plus que les Tigres Tamouls au Sri Lanka ou les FARC en Colombie ont provoqué dans un passé récent la mort de milliers de personnes. ;
    –"Il n’y a pas vraiment de consensus au niveau de la définition puisqu’avec une définition large, on pourrait taxer certains Etats comme les Etats-Unis de mener des campagnes de terreur à l’extérieur. Israël, notamment, est jugé par certains comme un « Etat terroriste », notion inacceptable pour une partie de la communauté internationale.
    Par ailleurs, un certain nombre de dirigeants politiques furent à un moment de leurs vies engagés dans des activités incluant la pratique du terrorisme. C’est la vieille histoire de savoir si on a affaire à un combattant de la liberté ou à un terroriste. Donc, est-ce qu’on juge l’acte ou les motivations derrière cet acte et ses conséquences ? Est-ce qu’on juge l’acte par le caractère de ses victimes (civiles ou militaires) ?"

    –7 clés pour comprendre le terrorisme en France depuis 40 ans - Le Temps
    http://www.letemps.ch/monde/2015/01/09/7-cles-comprendre-terrorisme-france-40-ans

    -"Ces informations sont issues de la base de données de la Global Terrorism Database de l’Université du Maryland. Si cette base mondiale fait référence, elle est aussi critiquée principalement en raison de son changement de méthodologie en 2011. Avec pour conséquence l’impression - faussée d’après les auteurs -, d’une explosion des chiffres du terrorisme ces trois dernières années, notamment des attentats suicides. Le débat est important : ces chiffres, souvent repris dans les médias, ont été utilisés par les gouvernements américains successifs pour justifier leur politique antiterroriste. Dans le cas des données que nous utilisons, la question ne se pose pas."

    –Paris deux fois inscrite sur la longue liste des attentats terroristes perpétrés en 2015
    http://www.latribune.fr/economie/international/paris-deux-fois-inscrite-sur-la-longue-liste-des-attentats-terroristes-per

    –TERRORISME ET ISLAM : QUE DISENT LES CHIFFRES ? - Rédigé par Avner Bar-Hen
    http://images.math.cnrs.fr/Terrorisme-et-Islam-que-disent-les.html

    -"Le dictionnaire Larousse définit (ici) le terrorisme comme un ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système. Notons cependant qu’il existe plus de cent définitions du mot terrorisme (ici)." ;
    –"Europol note que les extrémistes de droite peuvent présenter des comportements violents et intimidants, mais ne sont en général pas qualifiés de terroristes (à l’exception, en 2013, d’une série de quatre attaques au Royaume-Uni réalisée par un même individu)." ;
    –"Les médias sociaux sont soupçonnés, selon Europol, d’avoir contribué à l’accélération des (auto) radicalisations parmi les ressortissants de l’UE." ;
    –"Le but de ce billet n’est pas de minimiser la vraie menace du terrorisme, et encore moins relativiser ou minimiser le choc des derniers attentats. Cependant, il faut se méfier de la peur irrationnelle du terrorisme et encore plus de l’utilisation de ces peurs pour justifier des restrictions de liberté."

    –Attentats de Paris, l’onde de choc (Le Monde diplomatique, février 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/A/52669

    –Après les tueries à Paris Le Monde diplomatique, 15 janvier 2015 (TERRORISME ET ANTITERRORISME, GÉOPOLITIQUE, FONDAMENTALISMES, ANTISÉMITISME, ISLAMOPHOBIE, RACISME, QUARTIERS POPULAIRES, LAÏCITÉ, MÉDIAS, IDÉES)
    http://www.monde-diplomatique.fr/dossier/tueriesparis

    –Dossier, Etats fantômes au Proche-Orient (Le Monde diplomatique, juillet 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/07/A/50611

    –Pétrole et Moyen-Orient : le dessous des cartes … Par Benjamin Louvet.
    http://leseconoclastes.fr/2016/01/petrole-moyen-orient-le-dessous-des-cartes-a-travers-le-prisme-petro

    –Dossier, Attentats de Paris : dans l’engrenage de la terreur (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/A/54361

    –Au Proche-Orient, cinq conflits entremêlés , par Pierre Conesa (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/CONESA/54363

    –Genèse du djihadisme, par Nabil Mouline (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/MOULINE/54356

    –Cartes et chiffres sur le terrorisme et les attentats terroristes dans le monde. Graphiques et cartes sur le terrorisme et les attentats
    http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/terrorisme/terrorisme-cartes.htm

    –Carte interactive. Quels sont les pays les plus touchés par le terrorisme ? | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/grand-format/carte-interactive-quels-sont-les-pays-les-plus-touches-par-le

    -"la Global Terrorism Database de l’Université du Maryland, est, comme n’importe base de donnée, régulièrement contestée. L’une des questions qu’elle pose concerne la définition même de terrorisme. Concept idéologique et sujet à controverse, cette dernière diffère d’un Etat à un autre et fait l’objet de nombreux débats". ;
    –"“l’usage illégal de la force et de la violence par un acteur non-étatique afin d’atteindre une cible politique, économique, religieuse ou sociale en recourant à la peur, la coercition ou l’intimidation”"

    –DAECH - NAISSANCE D’UN ÉTAT TERRORISTE, Arte
    http://www.arte.tv/guide/fr/056621-000/daech-naissance-d-un-etat-terroriste

    –De Jésus à Mahomet, par Akram Belkaïd (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/BELKAID/54382

    –Les mondes de l’islam 2/10 : sunnites, chiites, etc., par Camille Renard France Culture
    http://www.franceculture.fr/2015-12-16-les-mondes-de-l-islam-210-sunnites-chiites-etc

    –Qu’est-ce qui oppose les sunnites et les chiites ? Par Louis Imbert
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/01/08/qu-est-ce-qui-oppose-les-sunnites-et-les-chiites_4844042_3218.html

    -"Les religieux chiites sont structurés en une véritable hiérarchie cléricale, à la différence des oulémas (théologiens) sunnites." ;
    –"Les divisions entre sunnites et chiites fluctuent à travers l’Histoire, selon les luttes politiques. Au XVIe siècle, la dynastie safavide, qui impose le chiisme en Iran, combat ainsi la Turquie ottomane, sunnite, même si la religion n’explique qu’en partie leur différend.
    A l’époque moderne, en 1979, la révolution islamique iranienne polarise le Moyen-Orient. La volonté iranienne d’exporter sa révolution et sa politique de soutien à des groupes armés chiites, en premier lieu le Hezbollah, au Liban, mais aussi au Koweït, cristallisent les rivalités avec les pays arabes sunnites de la région, qui soutiennent Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran (1980-1988). Au même moment l’Arabie saoudite, où le wahhabisme, un courant du sunnisme ultrarigoriste et antichiite, est religion d’Etat, soutient le djihad antisoviétique en Afghanistan. Al-Qaida s’y forgera.
    En 2003, l’invasion américaine de l’Irak déclenche une guerre civile entre chiites et sunnites irakiens. La branche irakienne d’Al-Qaida y développe un djihad spécifiquement antichiite, et forme, avec le renfort d’anciens cadres du régime de Saddam Hussein, la matrice de l’actuelle organisation Etat islamique (EI). Celle-ci profite aujourd’hui du ressentiment des populations sunnites d’Irak contre le gouvernement dominé par les partis chiites, et sous influence iranienne. L’EI a par ailleurs mené des attentats terroristes contre des communautés chiites loin de ses lignes de front d’Irak et de Syrie, jusqu’en Arabie saoudite, au Koweït, au Yémen et au Liban.
    En 2011, dans la foulée des « printemps arabes », la Syrie bascule dans la guerre civile. La répression du régime, tenu par la minorité alaouite (une branche du chiisme) à laquelle appartient la famille Assad, a favorisé la montée en puissance d’un extrémisme sunnite, communauté dont est issue la quasi-totalité de la rébellion anti-Assad. Par la suite, le régime a libéré des prisonniers djihadistes sunnites, dont certains ont rejoint l’EI, le Front Al-Nosra (la branche syrienne d’Al-Qaida) et des groupes radicaux, afin de diviser et discréditer l’opposition comme la rébellion." ;
    –"Le conflit syrien est devenu un terrain d’affrontement, par alliés interposés, entre l’Iran, dont les forces et les milices chiites internationales (Liban, Irak, Afghanistan) combattent aux côtés des troupes régulières et de la Russie, et les puissances sunnites que sont l’Arabie saoudite, la Turquie et les monarchies du Golfe, qui appuient des groupes rebelles.
    Arrivé au pouvoir en janvier 2015 en Arabie saoudite, le roi Salmane a adopté une stratégie agressive pour contrer l’influence iranienne au Moyen-Orient. Ce raidissement s’est matérialisé par l’entrée en guerre de l’Arabie saoudite au Yémen, en mars 2015. Le royaume saoudien, qui a formé une coalition de neuf pays arabes sunnites, cherchait à empêcher la rébellion des houthistes, de confession zaïdite (une branche du chiisme), alliés à l’Iran, de s’emparer de son voisin du Sud."

    Vu que l’OEI a acquis des caractéristiques d’un état, ne devient-elle pas plus simple à atteindre qu’une constellation de terroristes anonymes et éparpillés ? Par exemple en s’attaquant à la manne pétrolière, à son économie, ou en menant des opérations de déstabilisation (?) pour lui faire perdre le contrôle sur la population ?
    #OEI #Terrorisme #Daesh #Relations_Internationales #Orient #Proche-Orient #Religions #Islam #Documentaires #Pétrole


  • Ploutocratie (institutions passoires à conflits d’intérêts et à portes tournantes) :
    Collusion et pantouflage : quand le lobby bancaire met la main sur la haute administration - Basta !
    http://www.bastamag.net/Collusion-et-pantouflage-quand-le-lobby-bancaire-met-la-main-sur-la-haute
    http://www.bastamag.net/IMG/arton5072.jpg?1443186652

    Hollande le souhaite : c’est un ancien de chez BNP qui va être nommé à la tête de la Banque de France et de l’autorité de contrôle des banques, si le Parlement l’approuve. Conflit d’intérêt ? Collusion ? Menace pour la régulation bancaire ? Une décision symbole de la porosité entre banquiers et instances chargées de leur contrôle, qui explique en partie le laisser-faire coupable et l’inaction des régulateurs et responsables politiques face à la finance. Enquête sur les ressorts de l’influence considérable du lobby bancaire sur la haute fonction publique et nos dirigeants politiques

    –"Nos gouvernants sont-ils à ce point prisonniers des intérêts financiers qu’ils laissent à la finance le pouvoir de nommer les siens aux fonctions-clés des instances censées la réguler ? » Depuis la crise financière de 2008, rien n’a été fait pour éviter les collusions et conflits d’intérêt. Les banquiers se retrouvent à la tête des instances de régulation financière. Dans l’autre sens, hauts fonctionnaires ou responsables politiques sont toujours plus nombreux à partir travailler pour les banques.

    –"Les inspecteurs des finances ont une très grande prédilection pour le secteur bancaire : en 2004, sur 290 inspecteurs « actifs », 72 travaillent dans le secteur des banques et assurances [2] ! La plupart sont « détachés » ou « en disponibilité » au sein des banques, conservant leur prestigieux statut pour un éventuel retour ultérieur dans la fonction publique"

    La finance recrute (toujours) à l’Elysée, Matignon et Bercy
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/la-finance-recrute-toujours-a-l-elysee-matignon-et-bercy-564469.html

    #Ploutocratie #Conflits_d'intérêts

    Une conseillère du ministre de l’#Agriculture rejoint le lobby des semenciers #PS
    https://reporterre.net/Une-conseillere-du-ministre-de-l-Agriculture-rejoint-le-lobby-des-semenc

    #Finance #Lobbying
    Des missionnaires aux mercenaires, par Jean-Michel Quatrepoint (Le Monde diplomatique, novembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/QUATREPOINT/56762

    Ça va devenir trop facile de repérer les amendements dictés par les #lobbies - 5 décembre 2014 - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-politique/20141205.RUE6898/ca-va-devenir-trop-facile-de-reperer-les-amendements-dictes-par

    #Etats_Unis #UE
    Du public au privé : le grand manège des hauts fonctionnaires
    https://www.franceinter.fr/economie/les-hauts-fonctionnaires-dans-les-pantoufles-de-la-finance

    "75 % des inspecteurs des finances vont pantoufler au cours de leur carrière, dont un bon tiers de manière durable ou définitive."

    "« Les relations proches entre, d’un côté, les régulateurs et le pouvoir politique, et de l’autre, l’industrie de la finance et ses lobbyistes, sont alimentées par le recyclage régulier de personnel entre ces deux univers. (…) S’attaquer aux portes tournantes constitue le début d’un processus indispensable afin de restaurer la confiance des citoyens dans le système politique et le fonctionnement des marchés financiers. »"

    "« Nous avons l’impression d’avoir été trahis de voir que ce président de la Commission pour qui nous avons travaillé, rejoigne une banque impliquée dans le scandale des subprimes, et qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes et à spéculer sur ses malversations. »"

    "Une autre enquête est actuellement menée par la médiatrice. Elle concerne, cette fois, les liens entre le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, et le Groupe des Trente, un cercle de banquiers et de financiers. Mario Draghi a, lui aussi, travaillé pour Goldman Sachs, tout comme Peter Sutherland, un ancien commissaire à la concurrence, directeur général de l’Organisation mondial du commerce, devenu président de Goldman Sachs de 2005 à 2015.

    Bruxelles, temple du lobbying

    À Bruxelles, 15 000 lobbyistes sont à l’œuvre. Des commissaires européens sont ainsi régulièrement recrutés par des entreprises avec lesquelles ils sont en contact."

    "Un rapport publié par l’ONG Transparency International permet de prendre la mesure de l’importance de ces pantouflages européens. 30 % des anciens députés du parlement européen travaillent pour des organisations inscrites au registre des lobbyistes de l’Union européenne. Plus de 50 % des ex commissaires européens sont devenus lobbyistes."

    "Après la crise financière de 2007-2008, le président de la Commission européenne, Manuel Barroso a fait appel à un groupe d’ « experts » pour rendre un rapport censé réformer « la supervision financière ». Mais la plupart de ces « experts » étaient liés au secteur bancaire"

    "Aux Etats-Unis, ces pantouflages ont pris une ampleur considérable. De nombreux anciens membres de Goldman Sachs se retrouvent à des postes clés de l’administration du président américain Donald Trump. C’est le cas du conseiller du président, Steve Bannon ou du secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin. Conséquence : Donald Trump vient d’annuler toute une série de régulations bancaires. "

    Carnet de bord : l’esprit d’ascenseur - Journal Fakir
    http://www.fakirpresse.info/carnet-de-bord-l-esprit-d-ascenseur
    #PS

    "ne parlons même plus de « lobby », comme si la pression s’exerçait de l’extérieur sur nos gouvernants. C’est de l’intérieur, et sans pression, de leur plein gré, qu’ils en sont les complices quotidiens. Les dirigeants politiques et économiques ont fusionné. Ils ne forment
    désormais qu’une seule et même caste."

    Jacques Delors : l’homme des firmes - Journal Fakir
    http://fakirpresse.info/Jacques-Delors-l-homme-des-firmes
    Medef et PS, 30 ans d’amour - Journal Fakir
    http://www.fakirpresse.info/medef-et-ps-30-ans-d-amour

    • En toute indépendance - Dossier vidéo - Fakir n°59
      https://youtu.be/7srTZRUFzMQ


      #Ploutocratie #UE #Documentaires

      Enquête (1/5) : Les lobbies au coeur de la république - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=bRQOoE2R0g4

      http://zinc.mondediplo.net/messages/7820 UE : http://zinc.mondediplo.net/messages/9461

      Les très discrètes mais lucratives « activités de conseil » du candidat François Fillon - Basta !
      https://www.bastamag.net/Francois-Fillon-les-tres-lucratives-activites-d-un-depute-consultant
      #UMP

      « La loi interdit aux députés de commencer des activités de conseil – sources de potentiels conflits d’intérêt – en cours de mandat, sauf pour certaines professions libérales réglementées, comme les avocats. François Fillon a créé la sienne juste avant d’être élu et a profité d’un décret qu’il avait lui-même signé permettant aux anciens ministres et parlementaires titulaires d’un diplôme de droit ou de son équivalent de devenir automatiquement avocat. »

      « Qui sont les clients de 2F Conseil ? Leur identité est-elle de nature à générer de possibles conflits d’intérêt ? Contactée à plusieurs reprises, l’équipe de François Fillon a refusé de répondre à nos questions. »

      Présidentielle : quatre questions sur 2F Conseil, la société de François Fillon critiquée par ses adversaires
      http://www.francetvinfo.fr/politique/les-republicains/primaire-de-la-droite/presidentielle-quatre-questions-sur-2f-conseil-la-societe-de-francois-f

      « Le candidat de la droite toucherait près de 18 000 euros par mois grâce à la société de consulting qu’il a créée en 2012. Plusieurs responsables politiques lui demandent de donner le nom de ses clients. »

      "article 146-1 du code électoral : « Il est interdit à tout député de commencer à exercer une fonction de conseil qui n’était pas la sienne avant le début de son mandat. »

      « Avant le début de son mandat. » Ce bout de phrase est important dans le cas de François Fillon. Parce que le candidat de la droite a fait les choses dans les règles : il a pris soin de déposer les statuts de son entreprise au greffe du tribunal de commerce de Paris le 6 juin 2012. C’est-à-dire onze jours avant d’être élu député de Paris, le 17 juin."

      Le meilleur pour la fin :
      #Bêtisier

      "Sollicitée par Le Canard enchaîné, l’équipe du candidat a, par exemple, refusé de dévoiler le nom des clients de l’entreprise. « L’essentiel de l’activité de 2F Conseil est constitué des conférences données par François Fillon »"

    • Un ancien premier ministre du Danemark chez Goldman Sachs, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, septembre 2015)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/09/RIMBERT/53696

      "une dépêche de l’agence Bloomberg annonçait : « Le groupe Goldman Sachs a embauché M. Anders Fogh Rasmussen, ancien premier ministre du Danemark et ex-chef de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), afin de surmonter les obstacles politiques auxquels se heurte la banque depuis qu’elle est entrée au capital d’une entreprise publique l’an passé (1). »"

      L’île d’Iki veut sauver le thon, par Yuta Yagishita (Le Monde diplomatique, janvier 2018) #Asie_Japon
      https://www.monde-diplomatique.fr/2018/01/YUTA/58247

      "Les pêcheurs d’Iki dénoncent ainsi le favoritisme à l’égard des grosses entreprises gérant des thoniers senneurs, comme ceux de Sakaiminato. « Ils offrent régulièrement des postes aux fonctionnaires retraités de l’Agence, c’est pour ça qu’elle essaie de les protéger », assure M. Tominaga. En effet, au cours de ces dix dernières années, au moins cinq anciens cadres de l’institution sont devenus conseillers ou même présidents de coopératives de pêche liées aux entreprises gérant des thoniers senneurs. M. Shingo, conseiller de l’Agence, l’admet : « Ce n’est pas faux ; certains anciens de notre institution travaillent chez eux. » Mais il réfute tout idée de collusion."

    • Audace, révélation, loyaux services, jeu d’enfant, revirement, Corée du Sud (Le Monde diplomatique, novembre 2015)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/A/54144

      « Le quotidien conservateur espagnol El Mundo s’alarme du nombre d’anciens dirigeants politiques qui choisissent de placer leur carnet d’adresses au service de grandes entreprises.

      Près de la moitié des entreprises de l’Ibex 35 [équivalent espagnol du CAC 40 français] peuvent compter sur les services d’anciens élus. »

    • La légère insoutenabilité des portes tournantes par Mathilde Poulain, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne & LabEx ReFi
      http://www.lenouveleconomiste.fr/la-legere-insoutenabilite-des-portes-tournantes-28479

      -"Ainsi, François Villeroy de Galhau a été choisi pour occuper le poste de gouverneur de la Banque de France. La “mission sur l’investissement” que lui a confiée le gouvernement pendant quelques mois paraît avoir suffi à faire oublier ses douze années au sein de la plus grande banque française, BNP-Paribas. L’homme a basculé dans le camp des régulateurs."
      –" Une étude de l’OCDE, menée en 2009, montre que partout en Europe et en Amérique du Nord (sauf en Islande), les autorités de régulation recrutent leurs hauts responsables dans l’industrie financière. Au motif qu’ils satisfont le mieux à leur exigence d’expertise."

      (La boucle classique incluant nécessité de réduire les dépenses publiques, donc les moyens, puis dénonciation d’un manque d’efficacité du public par rapport à de meilleurs résultats du privé justifiant démantèlements et privatisations ?)

      « L’#OMS : dans les griffes des lobbyistes ? » : un documentaire troublant diffusé sur Arte
      https://mrmondialisation.org/loms-dans-les-griffes-des-lobbyistes
      #Conflits_d'intérêts #Documentaires #Organisations_internationales #Santé #Sciences #Multinationales

    • Subprimes : Goldman Sachs achète la fin des poursuites pour cinq milliards
      http://www.rtbf.be/info/economie/detail_etats-unis-immobilier-goldman-sachs-solde-des-poursuites-pour-5-06-milli

      Jeux, Wall Street, castes, riches, (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/A/56205

      « d’éminents juristes de la Deutsche Bank ont pantouflé et rétropantouflé entre la banque et la SEC »

      Amende de 14 milliards de dollars : la Deutsche Bank rattrapée la crise des subprimes - France 24
      http://www.france24.com/fr/20160916-etats-unis-deutsche-bank-subprimes-amende-justice-cdo-banque-cris

      "elle cherchait frénétiquement à vendre ses CDO d’un côté, et misait sur leur effondrement de l’autre.

      Dès 2006, Greg Lippmann, le patron des traders de la Deutsche Bank incarné par Ryan Gosling dans le film « The Big Short », se doute que le marché de l’immobilier américain va s’effondrer à cause des crédits hypothécaires accordés trop libéralement à des acheteurs qui n’ont pas les moyens de rembourser leurs dettes (les subprimes). Il avertit à plusieurs reprises ses supérieurs et obtient le droit de… miser sur l’effondrement de ce système."

    • Géopolitique du capitalisme criminel. J-F GAYRAUD - Transversaux
      http://www.diploweb.com/Le-nouveau-capitalisme-criminel.html

      -"L’analyse criminologique que je propose ne relève donc pas de la métaphore facile par laquelle « fraude » serait simplement le synonyme de « prédation ». Il s’agit de vrais crimes, mais qui n’ont pas reçu de décantations judiciaires sérieuses ! D’ailleurs, le rapport de la grande commission d’enquête du Sénat des Etats-Unis (FCIC) qui est venu ensuite autopsier cette crise utilise le mot « fraude » 147 fois ! Est-ce vraiment un hasard ? J’ai analysé la crise des subprimes sous cet éclairage criminologique dans La grande fraude (Odile Jacob) en 2011. Et je me livre dans Le nouveau capitalisme criminel (Odile Jacob, 2014) à un exercice similaire pour d’autres crises financières issues de la dérégulation : Japon, Mexique, Albanie, etc." ;
      –"Je ne sous estime pas combien une telle entreprise peut se heurter à de multiples objections, en particulier en France où la réflexion sur le crime est monopolisée par une sociologie criminelle misérabiliste, obsédée par la « culture de l’excuse » et qui ne sait même plus lever la tête pour s’intéresser aux crimes élitistes : ceux des élites légales mais aussi ceux des élites du crime. Les cloisonnements disciplinaires traditionnels dans les milieux académiques et un positivisme un peu étroit consubstantiel à la pensée économique font que le crime est rarement invité dans la réflexion globale." ;
      –" d’une certaine manière, il n’y a jamais de « crise financière » stricto sensu ; il n’y a que des crises politiques : il faut en effet interroger les dispositifs normatifs et les politiques publiques qui en amont mettent en place des systèmes aussi dérégulés et criminogènes. Et à ce stade du raisonnement il convient alors de comprendre comment sont votées les lois de dérégulation et comment se font les élections ? D’où vient l’argent des campagnes électorales et quel est le poids du lobby de la finance ? Les principes mortifères issus du fameux « consensus de Washington » ne tombent pas de la planète Mars ! La finance impose désormais un rapport de force – feutré en apparence mais violent en coulisse - aux pouvoirs politiques contemporains. Nombre d’Etats sont littéralement « capturés » par les puissances financières.(...) qui est le premier employeur en France des inspecteurs des finances ? Bercy ou les quatre grandes banques universelles qui font habituellement notre fierté ? Cela crée sans nul doute possible, de manière mécanique, de subtiles convergences de vues aux conséquences profondes...." ;
      –"La question du blanchiment d’argent est centrale car l’argent recyclé dans l’économie légale permet au crime non seulement de jouir de ses profits mal acquis, mais surtout d’acquérir des parts de l’économie et de la finance légales ; et par conséquent de se doter face aux pouvoirs élus d’une position haute. Contrairement à ce que nous assène la doxa libérale dans sa version la plus fondamentaliste, l’argent du crime n’est jamais neutre : il est faux de considérer que Pecunia non olet. En se blanchissant d’un point de vue formel, en se légalisant, l’argent du crime vient griser voire noircir les institutions légales"

      #Finance #Criminalité #Sciences_humaines #Epistémologie #Lobbying #Conflits_d'intérêts

      Cols blancs, mains sales et casier vierge - La Vie des idées
      http://www.laviedesidees.fr/Cols-blancs-mains-sales-et-casier-vierge.html #Justice

    • Silicon Army, par Thibault Henneton (Le Monde diplomatique, avril 2016)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/HENNETON/55215
      #Etats-Unis #Multinationales_GAFA #Public/Privé #Conflits_d'intérêts #Portes_tournantes

      "L’ancêtre d’Internet, Arpanet, réseau informatique apparu au début des années 1970, fut conçu comme une parade stratégique grâce aux fonds de l’Agence pour les projets de recherche avancée (Advanced Research Projects Agency, ARPA). (...) Au cours des années 1960, les contrats publics de défense ont mis sur orbite les entreprises de la Silicon Valley. Bien que la source des subsides publics et militaires ne se soit jamais tarie depuis, les plus libertariens des entrepreneurs font mine de ne pas voir le rôle puissant joué par cette manne étatique."

      "Il est vrai que cette interface ressemble plutôt à une porte de saloon. Parmi les mouvements les plus marquants, citons le cas du chef de la sécurité de Facebook, parti rejoindre la NSA en 2010 ; celui de l’ancienne directrice de la Darpa, Mme Regina Dugan, aujourd’hui vice-présidente de Google ; ou encore cet ancien conseiller de Mme Hillary Clinton au département d’Etat devenu responsable de la stratégie de Microsoft (4). Sans oublier la présence de Mme Condoleezza Rice au conseil d’administration de Dropbox... Longtemps doyenne de Stanford, l’université qui entretient les liens les plus étroits avec la Silicon Valley (c’est là que sont nés Google et Cisco, notamment), avant de devenir secrétaire d’Etat de M. George W. Bush, Mme Rice est le témoin principal des noces entre le secteur (public) de la défense et celui (privé) des technologies. Des noces consacrées le 2 mars dernier par le ministre de la défense, « très reconnaissant envers Eric Schmidt » qui a accepté de prendre la tête de la nouvelle structure du Pentagone chargée de dénicher les innovations : un « président idéal » en effet, puisqu’il est aussi celui de Google (Alphabet). Pendant ce temps, à Washington comme à Bruxelles, les dépenses en lobbying des géants du numérique, premières capitalisations boursières du monde, ne cessent de croître."

      "En février 2015, le laboratoire de robotique de Carnegie Mellon, à Pittsburgh, a ainsi vu partir quarante employés d’un coup, tous débauchés par l’entreprise Uber (5). En se substituant à l’université, les entreprises de big data auront finalement réalisé le « complexe militaro-industriel » redouté par le président Eisenhower dans son discours d’adieu à la nation, le 17 janvier 1961, cette « industrie permanente de l’armement » qui rend les politiques publiques « captives d’une élite scientifique et technologique ». Son périmètre s’étend désormais bien au-delà des sous-traitants historiques de l’armée comme des seuls marchands d’armes informatiques. Le nouveau complexe sécuritaro-informatique se caractérise par une hybridation public-privé à la fois resserrée et élargie"

      "On peut schématiser ainsi le processus : dans un premier temps, l’Etat, et notamment la NSA, achète à des entreprises de cybersécurité des informations sur des failles dites zero day, qui n’ont jamais été découvertes ; puis les agences de renseignement font état de ces vulnérabilités aux directions des grandes sociétés du numérique, dans le cadre de programmes secrets du type « Enduring Security Framework ». En retour, ces entreprises partagent leur savoir-faire en matière d’analyse et d’exploration des données personnelles. Cet échange de bons procédés sous bannière étoilée opère un glissement des missions proprement militaires de défense (des infrastructures vitales) vers les missions de police (de surveillance des individus)"