• Lettre au futur étudiant de Sciences-Po Grenoble

    Pipeau-litiquement correct

    Ils sont partout. Dans les mairies, les conseils départementaux, les banques, les associations, les structures de l’économie sociale et solidaire : dans la cuvette on peut tomber dessus à n’importe quel coin de rue. « Ils », ce sont les anciens élèves de Sciences Po Grenoble. Ils sont souvent cadres ou dirigeants, ou les deux, et savent généralement bien parler. Quand on les côtoie un peu, on se rend vite compte qu’ils peuvent même parler de tout, alors que leurs connaissances sur bien des sujets sont proches du rien : le sobriquet facile de Sciences-Pipeau est amplement mérité. Deux anciens élèves sont venus toquer à la porte du Postillon pour mettre en garde leurs potentiels successeurs.

    voir la suite sur https://www.lepostillon.org/Pipeau-litiquement-correct.html

    #SciencesPo

    https://seenthis.net/messages/595977 via Le Postillon

    • Il y a aussi la Science Popo, d’Alexis Leclef Prononcer Leclé.
      De l’utilité sociale du divin canular démocratique (Science POPO)
      Cours de Science Popo Sur Radio Campus Lille ! Leçon (8)

      Bizarre chose que la religion, qui glorifie ce qui n’existe pas... Ou plutôt qui, au travers de la glorification de ce qui n’existe pas, justifie, approuve et bénit une forme d’organisation sociale qui, pour couvrir ce qu’elle a d’inacceptable, a besoin de créer des illusions à glorifier !
      (Article d’Alexis Leclef paru dans Le Bateau ivre / El Batia moûrt soû, n° 66, nov. 2011)

      Le christianisme en est l’illustration par excellence. Pendant un millénaire et demi, il a fait vénérer aux pauvres leur seigneur féodal comme des ouailles moutonnièrement bêlantes vénèrent sans broncher le Seigneur théologal. Voltaire ne s’y est pas trompé, pour qui « il est infiniment plus utile d’avoir une religion, même mauvaise, que de n’en avoir point du tout ».

      Ni Napoléon, pour qui, selon le mot célèbre qu’on lui attribue, « un curé vaut dix gendarmes », éloquent résumé des raisons pour lesquelles le capitalisme n’a jamais depuis lors renoncé complaisamment à se servir de ce genre de bienfaits qu’offre une Église issue d’un autre temps.Vénérer ce qui n’est pas pour justifier ce qui est, telle est bien en effet la fonction sociale de la religion : masquer des injustices terrestres crevant pourtant les yeux en priant un Dieu céleste illusoire et invisible, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

      De même que le Dieu chrétien, à l’instar de tous les dieux, est pure chimère, la démocratie élevée au rang de nouveau Dieu créateur de l’organisation sociale est vaste blague. Les mots existent, mais les saintes choses qu’ils expriment ne sont, auraient si bien dit Jean Meslier, qu’« illusions et impostures ». Le canular est cependant bien utile et il n’est rien d’étonnant que la science popo la vénère comme l’alpha et l’oméga, le principe et la fin de toute organisation sociale.

      C’est en son nom par exemple que ce sont opérées, à grand renfort de canonnières, ces croisades modernes qu’ont été les expéditions coloniales du XIXe siècle. Elles étaient justifiées par le « fardeau de l’homme blanc », souci philanthropique s’il en est d’y exporter la « civilisation », cet autre nom aux saveurs maintenant désuètes par lequel on la désignait alors.

      C’est au nom de cette même démocratie qu’aujourd’hui encore l’on jauge, en toute conformité avec les préceptes popoliniens, les États qui ne font pas partie de la terre d’élection singulièrement bénie de Popo qu’est le monde occidental : ces États issus tout droit du paganisme, et qui en portent encore tant de stigmates, font-ils enfin allégeance aux formes imposées de la démocratie par définition parlementaire, ou restent-ils au contraire embourbés dans leur mécréance originelle ?

      Et gare à ceux qui n’ont pas appris par cœur le catéchisme qui est de servir sans broncher les intérêts du monde riche et justement dévot ! Car à la moindre divergence avec ces États pieusement démocratiques, à la moindre velléité d’indépendance suspecte, un ouragan de bombes s’abattra sur eux ! En toute impunité. L’impunité qui sied à ceux qui sont dans le « bon droit », parce que leurs valeurs sont autoproclamées bonnes, fussent-elles assénées à coup de pilonnages massifs et par l’occupation militaire.
      Ainsi se permet-on de nos jours de bombarder allègrement la Libye au nom de l’humanisme, pour sauver des vies » dit-on, même si on en supprime bien plus sous les décombres des bombes de l’OTAN infiniment plus puissantes et meurtrières... mais larguées pour la bonne cause.

      Imaginerait-on à l’inverse que ce pays dirigé par un tyran sans foi ni loi pousse sa barbarie à bombarder les capitales occidentales ? C’est un ouragan de feu et de plutonium qui en réplique le dévasterait, au regard duquel l’Apocalypse semblerait une comptine pour enfants. Mais que l’on bombarde les villes libyennes, quoi de plus normal, puisque cela se fait au nom de la démocratie et avec la bénédiction de l’humanisme !

      Tant il est vrai que croire à Dieu permet de s’octroyer des licences en ce bas monde, celles de faire impunément ce qui est réprouvé et réprimé dans le chef des mécréants. Les crimes, les massacres et les génocides sont permis s’ils sont faits au nom de Dieu, et l’on peut même pousser la magnanimité à les perpétrer pour « le bien » des peuples qui en sont les victimes – et le salut de l’âme de ceux des leurs qui ne sont plus.

      Les adorateurs de cette autre mystification révérée sous le nom de démocratie justifient de même ce droit régalien. Popo en fait quant à lui, c’est son rôle, immodérément et inconditionnellement l’éloge ! Contre toute évidence.Depuis quand d’ailleurs l’impérialisme se préoccuperait-il d’autre chose que de ses intérêts économiques et stratégiques ?

      Dans la féodalité, le Dieu imaginaire vénéré par le christianisme permettait de justifier l’oppression et de la faire accepter par ceux qui en sont les victimes. Aujourd’hui, c’est la tout aussi imaginaire démocratie vantée par la science popo qui en a repris la fonction, celle de couvrir de son emballage idéologique jusqu’aux plus barbares horreurs, aux plus criminels forfaits et aux plus inhumaines turpitudes.
      Ainsi s’explique en fin de compte pourquoi ce qui n’a pas d’existence a cependant son utilité. Et pourquoi, pour le bénéfice des puissants et l’assujettissement des autres, il est voué un culte à une démocratie qui n’a de réelle que le nom.

      http://www.campuslille.com/index.php/entry/de-l-utilite-sociale-du-divin-canular-democratique-science-popo

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