• #Grossophobie, « minçophobie », #body-shaming : quelles différences, quelle pertinence pour ces termes ? | Simonæ
    http://simonae.fr/militantisme/fatpositivism/grossophobie-mincophobie-body-shaming
    http://i1.wp.com/simonae.fr/wp-content/uploads/2017/11/02-Super-Poil-e1510513396920.jpg?resize=948%2C1534 http://i1.wp.com/simonae.fr/wp-content/uploads/2017/11/02-Super-Poil-e1510513396920.jpg?resize=948%2C1534

    Composé des termes « body » (« corps ») et « shaming » (« humiliation »), le body-shaming est le fait de se moquer du corps d’une personne, que ce soit à cause de sa corpulence, d’une malformation, de sa couleur de peau, de la présence de poils, de vergetures et de cicatrices, de ses boutons, d’une tache de naissance, de sa couleur de cheveux, ou encore à cause de la forme des seins (les saggy boobs, qui signifie « seins tombants », ou les petits seins) ; la liste n’étant malheureusement pas exhaustive. Le body-shaming est surtout subi par les femmes, même si parfois les hommes peuvent en être victimes. C’est parce que les femmes ne sont évaluées que sur leur corps, comme si leur capital beauté était leur seule valeur [1], que le body-shaming est une expression du #sexisme.

    #oppression et @beautefatale citée !

    https://seenthis.net/messages/645304 via Agnès Maillard


  • Interpreting Signals in the Labor Market: Evidence from Medical Referrals, by Heather Sarsons
    https://scholar.harvard.edu/files/sarsons/files/sarsons_jmp.pdf

    This paper provides evidence that a person’s gender influences the way others interpret information about his or her ability and documents the implications for gender inequality in labor markets. Using data on primary care physicians’ (PCPs) referrals to surgeons, I find that PCPs view patient outcomes differently depending on the per-
    forming surgeon’s gender. PCPs become more pessimistic about a female surgeon’s ability than a male’s after a patient death, indicated by a sharper drop in referrals to the female surgeon. However, PCPs become more optimistic about a male surgeon’s ability after a good patient outcome, indicated by a larger increase in the number of
    referrals the male surgeon receives. PCPs also change their behavior toward other female surgeons after a bad experience with one female surgeon, becoming less likely to refer to new women in the same specialty. There are no such spillovers to other men after a bad experience with one male surgeon

    #sexisme #médecine #étude_récente #statistiques

    https://seenthis.net/messages/645003 via Fil


  • Le glaive ou le pont ? Le masculin et le pouvoir de vie | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-mouvements-2004-1-page-75.htm

    Les hésitations et les tergiversations de Freud, puis les confirmations par Lacan de ses choix les plus contestables, ont conduit la plus grande partie des psychanalystes à enfermer les hommes et les femmes dans des postures immuables. Le masculin serait condamné à sempiternellement représenter et incarner la loi, à se dresser en travers d’un féminin réduit à une pure affectivité. Corrélativement le père aurait pour mission principale de trancher le lien avec l’enfant, que la mère voudrait toujours empêcher d’exister. Monique Schneider nous montre que l’œuvre de Freud permet une autre lecture, à travers laquelle il existe une possibilité, pour le masculin et le paternel, de sortir des apories de la loi avec un grand L ou de l’institution avec un grand I, qui sont souvent les meilleurs prétextes pour ne rien changer aux rapports sociaux.
    2

    Inscrire le pouvoir de vie dans le masculin revient, si on respecte le code freudien, à introduire une dimension officiellement placée en territoire féminin. Un féminin qui, dans le sillage de L’Homme Moïse, serait à situer du côté du « sensible » auquel initie la mère, alors que le masculin, sous l’égide du père, commanderait l’accès au « nouveau règne de la spiritualité (Geistigkeit) ». Le passage d’un règne à l’autre constituerait le grand « progrès » (Fortschritt) de la civilisation. La construction de l’idée de paternité est elle-même emportée dans un certain nombre de mutations. Or la pensée psychanalytique actuelle a tendance à envisager les mutations sous l’angle de la dégradation. Nous assisterions, selon certains, à une perte des repères – perte due en particulier aux nouvelles possibilités de procréation offertes par les techniques médicales –, à une « désymbolisation ». Dans cette perspective, la symbolisation attenante au régime actuel, attribuant au père une fonction essentiellement séparatrice, devrait être regardée comme une symbolisation adéquate, fondée sur la nature des choses et sur une droite différenciation du partage sexué. C’est ce postulat qu’il s’agira, dans un premier temps, de remettre en question, pour questionner les processus de symbolisation et de désymbolisation qui président à l’édification des repères psychanalytiques. L’impact des nouvelles techniques médicales pourra alors se trouver réenvisagé.

    #psychanalyse #sexisme #misogynie #freud #symbole #fraternité

    https://seenthis.net/messages/644808 via mad meg


  • Au-delà du Mirena : que nous apprennent les polémiques récentes sur la #gynécologie-obstétrique ? - Pour une Médecine Engagée Unie Et Féministe
    https://www.pourunemeuf.org/2017/11/06/dela-mirena-apprennent-polemiques-recentes-gynecologie-obstetrique

    Côté théorie, on apprend par exemple à la faculté de #médecine l’adage « toute femme en âge de procréer est enceinte jusqu’à preuve du contraire » et ce, quels que soit ses dires (c’est même un classique des questions lors des examens écrits). Cela équivaut en réalité à apprendre que la parole des patientes ne vaut rien.

    Côté pratique, l’apprentissage de la médecine se fait beaucoup par compagnonnage, c’est-à-dire par l’exemple de ses maîtres de stage. Même sans l’expliciter, on reproduit les comportements de ses pairs : la façon dont les enseignant·e·s parlent des patientes, la façon dont ils abordent les questions du choix notamment en matière de contraception, la façon dont ils recueillent le consentement (à commencer par le consentement à être examiné en présence de ou par un·e étudiant·e) a autant voire plus d’influence sur l’exercice futur de l’étudiant·e que la théorie enseignée dans les livres ou à l’école.

    L’enseignement théorique peut parfois être plein de bonnes intentions : en tant qu’étudiant·e en médecine on apprend d’ailleurs bêtement par cœur les formules « information claire et loyale », « consentement libre et éclairé ». Mais si, dans les stages, les praticien·ne·s n’appliquent pas ces principes, ces mots et ce qu’ils impliquent ne seront jamais compris.

    Il faut souligner également que même si un·e étudiant·e le voulait, il est très difficile de questionner des mauvaises pratiques face à des soignant·e·s « seniors » lors d’un stage.

    Les soignant·e·s font obstacle à une remise en cause individuelle et collective de la part du corps médical, indispensable à une médecine de qualité. Accepter que le #sexisme est systémique, c’est accepter que l’on puisse être soi-même sexiste. Il en va de même pour l’exercice du pouvoir médical : accepter que le système médical est maltraitant de par son organisation, son fonctionnement, sa pratique… c’est devoir accepter que l’on puisse nous-même être maltraitant. Les femmes se retrouvent victimes à double-titre : des #violences sexistes et des violences médicales, qui prennent donc une forme particulière à leur encontre.

    https://seenthis.net/messages/642662 via Agnès Maillard


  • Quand l’élection de Miss Pérou dénonce les violences faites aux femmes
    https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violences/quand-l-election-de-miss-perou-denonce-les-violences-faites-aux-femmes-

    L’élection de Miss Pérou s’est transformée en tribune féministe dimanche 29 octobre. Chaque candidate a égrené les chiffres concernant les femmes victimes de violences dans le pays.

    Lors de l’élection de Miss Pérou, la tradition veut que chaque candidate annonce ses mensurations. Cette élection 2017 a surpris les téléspectateurs de ce spectacle très suivi au Pérou. Chaque candidate est arrivée au micro, face caméra, en donnant un chiffre lié aux violences subies par les femmes dans le pays.

    « Mon nom est Camila Canicoba, je représente le département de Lima. Mes mensurations sont : 2 202 cas de fémicides durant ces neuf dernières années dans mon pays », a par exemple dit la première candidate.

    #femmes #miss #violence_contre_les_femmes #sexisme #féminicide

    https://seenthis.net/messages/641486 via odilon


  • Usul : et des porcs furent balancés
    https://www.mediapart.fr/journal/france/301017/usul-et-des-porcs-furent-balances

    Difficile de rester de marbre face à l’avalanche de témoignages qui ont suivi les révélations de l’affaire Weinstein. Et pourtant, un malaise est palpable, chez les hommes particulièrement : pour certains, mettre en place des argumentaires défensifs face à ces questions gênantes semble être la priorité... Que faire après ce moment important quand on est un homme ?

    #France #%23balancetonporc #%23metoo #affaire_Weinstein #agression_sexuelle #Denis_Baupin #féminisme #harcèlement_sexuel #Harvey_Weinstein #sexisme #violences_sexuelles



  • #MeToo dans la rue pour enclencher « quelque chose de plus collectif »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/291017/metoo-dans-la-rue-pour-enclencher-quelque-chose-de-plus-collectif

    29 octobre, dans la manifestation parisienne. © JC Des rassemblements étaient organisés dans différentes villes de #France pour prolonger l’expression de la parole numérique ayant succédé à l’affaire Weinstein. Reportage place de la République, à Paris.

    #%23balancetoncporc #%23metoo #culture_du_viol #harcèlement #sexisme


  • Madame Anastasie allégorie de la censure au XIXeme

    Je viens de découvrir ce cas d’ #inversion_patriarcale
    Madame Anastasie incarne l’idée de censure alors que les femmes, surtout les vieilles ont très peu accès à l’expression. A cette époque la #bride existait encore et les femmes n’avaient droit à rien, ni éducation, ni citoyenneté, ni expression.

    https://3.bp.blogspot.com/-aM_aJlk8Qmw/U2eH4lpd71I/AAAAAAAAIyI/TLQ2VYm1_EU/s1600/608px-Scoldengravingalpha.jpg

    –-----

    http://expositions.bnf.fr/presse/images/3m/pre_336.jpg

    L’Éclipse, n° 299
    André Gill, 19 juillet 1874.
    BnF, estampes et photographie, YA1-115-FOL
    © BnF
    La censure a un visage, celui de Madame Anastasie, créature revêche armée de ciseaux géants. Symbole de la nuit, la chouette qui l’accompagne évoque les croyances les plus obscures. Si l’on retrouve déjà dans des illustrations antérieures un personnage porteur de longs ciseaux, c’est dans les années 1870 que le personnage d’Anastasie s’installe réellement dans les journaux. Ce dessin d’André Gill (pseudonyme de Louis-Alexandre Gosset de Guines, 1840-1885), l’un des plus célèbres dessinateurs de presse du XIXe siècle, semble en être la première représentation.

    Madame Anastasie est accompagné d’une chouette, symbole de la connaissance lié à athéna. Elle a des doigts crochus de #sorcière une robe jaune, couleur de la traîtrise, l’avarice, l’envie (cf pastoureau ) et des ciseaux géants on ne peu plus castrateur.

    #mégère #mégèrisme #censure #allégorie #misogynie #sexisme #renversionnite

    http://expositions.bnf.fr/presse/images/3m/pre_337.jpg

    Le boulet
    Le Grelot, n° 119
    Alfred Le Petit, 20 juillet 1873.
    BnF, Droit, économie, politique
    © BnF
    Tout au long du XIXe siècle, en dépit d’assouplissements périodiques, Madame Anastasie, allégorie de la censure, jouit d’une belle santé. Ainsi, si la loi de 1935 est abrogée à l’occasion de la Révolution de 1848, Napoléon III ne néglige pas la surveillance de la presse dans sa Constitution de 1852.
    Jusqu’en 1870, les journaux illustrés, satiriques ou non, « ne pourront être publiés, exposés ou mis en vente sans l’autorisation préalable du ministère de la Police à Paris, ou des préfets dans les départements. ». Après l’épisode libéral du 4 septembre 1870, la IIIe République conservatrice rétablit la plupart des mesures légales du Second Empire, qui ne furent abrogées que par le vote de la grande loi du 29 juillet 1881.

    http://expositions.bnf.fr/presse/images/3m/pre_328.jpg

    La liberté de la presse
    Le Grelot, n°48
    Alfred Le Petit, 10 mars 1872.
    BnF, Droit, économie, politique
    © BnF
    En 1872 dans Le Grelot, Alfred le Petit dépeint un personnage assez proche de l’Anastasie de Gill, quoique visiblement dépassé par la vitalité d’une jeune presse indisciplinée, portant journaux en corolle et plume et encrier au chapeau. La censure se prénomme alors Victorine.
    « La presse. – Tu m’avais promis de me laisser marcher toute seule, na.
    Victorine. – Je t’avais promis… je t’avais promis… oui je te l’avais promis, mais si tu crois tout ce qu’on te promet ! »

    source http://expositions.bnf.fr/presse/albumsmobile/02/index.htm

    https://seenthis.net/messages/639034 via mad meg


  • Philippe Briand et les danseuses de samba : éléments d’analyse d’un buzz
    https://larotative.info/philippe-briand-et-les-danseuses-2471.html

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L700xH512/arton2471-51b6d-f5d1e.jpg?1508580956

    Retour sur l’inauguration de la station d’épuration de Luynes et le sexisme qui s’est donné à voir à cette occasion.

    A l’inverse, le premier adjoint à la mairie de Luynes, Gilles Ferrand, s’est élevé dans un post Facebook contre « les réactions de certains pisse-froid », et faisait mine de s’inquiéter :

    « Il y a une quarantaine d’années nous aurions vu pour la même occasion des majorettes avec des jupettes pas plus large qu’un cache-nez mais personne ne s’en serait offusqué ! Je pense que nous nous dirigeons vers une société où l’on va finir par interdire les carnavals avec leurs danseuses (...) car "l’image de la femme" y est dégradée... Probablement nous aurons des danseuses en niqab car ce doit être plus "politiquement correct" pour certains. »

    Pour l’élu UDI, la dénonciation du sexisme serait forcément une forme de soumission au rigorisme religieux — musulman en l’occurrence —, et on n’est pas loin des thèses d’extrême-droite sur le grand remplacement. Cette sortie, à la fois raciste et sexiste, n’est pas sans rappeler certains propos qui avaient fleuris suite à l’affaire DSK, accusé de viol par une femme de chambre d’un hôtel new-yorkais : le pauvre homme n’avait rien fait de mal, il était simplement victime du « puritanisme américain » [1]. Même son de cloche récemment, à l’occasion de la vague de dénonciations d’agressions sexuelles sur les réseaux sociaux via le hashtag #balancetonporc : pour l’intellectuel médiatique Alain Finkielkraut, « on est en train de transformer la France en province de l’Amerique néo-puritaine » [2]. Les hommes comme Gilles Ferrand veulent des femmes à moitié nues et livrées à leur convoitise : les autres sont renvoyées dans les rangs des religieux-ses, des pisse-froid et des peine-à-jouir.

    (...)

    En comparaison du buzz provoquée par la photo sur laquelle figurent les deux danseuses, cet article est passé relativement inaperçu. Alors que la présence sur la photo de femmes en jupes et brassières a énormément fait réagir (et à juste titre), la publication régulière de photos dont les femmes sont totalement absentes semble avoir été intégrée comme une situation normale. Ce sont pourtant les mêmes dynamiques sexistes qui sont à l’origine de l’absence totale de femmes ou de leur présence en qualité de faire-valoir.

    #sexisme #métropole #genre #pouvoir

    cc @reka @mad_meg

    https://seenthis.net/messages/638985 via La Rotative


  • #Jean_Lassalle, un « député gluant » accusé de #violences_sexuelles
    https://www.mediapart.fr/journal/france/201017/jean-lassalle-un-depute-gluant-accuse-de-violences-sexuelles

    Jean Lassalle © Reuters Le député fait partie des hommes politiques visés par des témoignages publiés sur les réseaux sociaux. Mediapart a recueilli plusieurs récits attestant de violences sexuelles et d’un #sexisme pesant de la part d’un ancien candidat à la présidentielle qui continue de bénéficier d’une image positive.

    #France #Assemblée_nationale


  • Marie Pezé : « Les #violences sexuelles et sexistes sont dans le socle de notre société » - Page 2 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120516/marie-peze-les-violences-sexuelles-et-sexistes-sont-dans-le-socle-de-notre
    https://static.mediapart.fr/files/2016/05/12/peze.jpg

    Pionnière des consultations hospitalières de souffrance au travail, la psychologue clinicienne et psychanalyste Marie Pezé assiste depuis des années à la flambée des violences sexuelles et sexistes faites aux femmes. « Nos #femmes en France sont piégées par notre organisation du travail taillée pour les hommes par les hommes. Certes, il y a le #sexisme et les #agressions sexuelles. Mais c’est la partie médiatisée. Au-dessus, il y a le #viol, en dessous, il y a la #discrimination de système à l’œuvre au quotidien. Ces violences sont dans le socle de notre société. Tant que cette infériorisation du destin des femmes ne sera pas attrapée à bras-le-corps, nous ne réglerons rien », alerte cette experte reconnue de la maltraitance dans l’entreprise. Entretien.

    https://seenthis.net/messages/638294 via Agnès Maillard


  • La future loi sur les #violences_sexuelles prend le risque de manquer sa cible
    https://www.mediapart.fr/journal/france/181017/la-future-loi-sur-les-violences-sexuelles-prend-le-risque-de-manquer-sa-ci

    Si le gouvernement semble décidé à agir, en proposant une loi sur la verbalisation du #harcèlement de rue, il ne dit mot des procédures pour agression ou #viol. Autre grand absent de ces annonces, le monde du #Travail, creuset des violences faites aux femmes.

    #France ##balancetonporc #agression_sexuelle #Justice #sexisme



  • Harcèlement sexuel  : chute de Harvey Weinstein, pilier du cinéma américain - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/culture-next/2017/10/06/harcelement-sexuel-chute-de-harvey-weinstein-pilier-du-cinema-americ

    L’un des plus puissants producteurs indépendants à Holly­wood, ­figure éminente et redoutée, Harvey Weinstein, 65 ans, est dans la tourmente d’un ­scandale pour harcèlement sexuel depuis la parution, mercredi, d’un article du New York Times. Lequel décrit ses méthodes abusives avec les jeunes actrices de ses films et employées de sa boîte de production, Miramax (créée en 1979 avec son frère Bob et rachetée pour 60 millions de dollars par Disney en 2005), puis de la mini-major The Weinstein Company.

    L’article, très long, fouillé et farci d’exemples ­accablants, cite notamment les révé­lations de la comédienne ­Ashley Judd (Ruby in Paradise, Bug, Divergente…) racontant comment, alors qu’elle est en plein tournage de Kiss The Girls (le Collectionneur), Weinstein l’a invitée à monter un matin dans sa suite du palace Peninsula de Beverly Hills pour ce qui devait être un rendez-vous de travail. Il l’a reçue en peignoir, lui a proposé de lui faire un massage puis comme elle ­refusait, l’a invitée à le suivre dans la salle de bain pendant qu’il prenait sa douche  : « J’ai dit non, de nombreuses manières, de nombreuses fois, mais il revenait toujours à la charge. »
    « Toxique »

    Un an plus tard, une mésaventure similaire arrive à l’actrice Rose McGowan (Scream) au cours du festival de Sundance, et un accord à 100  000 dollars est signé pour étouffer sa plainte éventuelle. Un mémo d’une employée de la Weinstein Company, Lauren O’Connor, adressé aux dirigeants de la boîte, détaille comment elle et certains de ses collègues se ­retrouvent à prendre des rendez-vous pour leur patron avec « des filles vulnérables qui voulaient juste du travail », Weinstein promettant contre faveurs de lancer leur carrière.

    « Il y a un environnement toxique pour les femmes dans cette entreprise », écrit-t-elle, et les journalistes dévoilent en effet un incroyable climat de terreur et de licence au sein d’une maison dominée par la figure d’un despote ne supportant pas que l’on freine jamais son appétit, ses passions et sa soif de pouvoir. Cet article du New York ­Times met un terme à une durable omerta entourant le mogul  : il n’est pas un journaliste professionnel dans le secteur à ­Hollywood ou à New York qui n’ait eu vent des rumeurs et accusations couvant sous le glacis pailleté d’une ­success story turbulente.

    Vendredi le magazine Variety se demandait si ce parcours jalonné d’oscars, de coups de gueule et de poker, pourra se relever d’une telle flopée de révélations sur son tempérament de harceleur sexuel. Et ce, alors que d’autres victimes pourraient désormais oser parler et que d’autres journaux enquêtent. Le New Yorker s’apprête ainsi à publier les résultats d’un an d’investigations.

    Weinstein a envoyé au NYT une lettre ­penaude où il dit prendre du recul, qu’il suit une thérapie, qu’il est ­désolé, se justifiant par un machisme générationnel  : « J’ai grandi dans les années 60 et 70, quand toutes les règles sur le comportement et les lieux de travail étaient différentes. Mon chemin sera d’apprendre à me connaître et maîtriser mes ­démons. ».

    #domination_masculine #harcelement_sexuel #harcèlement #culture_du_viol #sexisme

    https://seenthis.net/messages/635485 via mad meg


  • Derrière Bertrand Cantat en héros romantique, l’histoire d’une presse française machiste
    https://www.franceculture.fr/medias/derriere-bertrand-cantat-en-heros-romantique-l-histoire-d-une-presse-f

    O.J. Simpson, Oscar Pistorius, #Bertrand_Cantat... Ce n’est pas la première fois qu’en France, le traitement médiatique d’affaires de violences conjugales prend des allures de feuilleton romanesque. D’où vient cette tradition, très française, de romantiser les fémicides, de tenter de polir les contours d’une réalité terrible (rappelons que 123 femmes sont mortes de violences conjugales en 2016), avec des expressions vides de sens juridique, comme « crime passionnel » ?

    Nous avons posé la question à Annik Houel, professeure émérite en psychologie sociale à l’Université Lumière-Lyon 2, et auteur de Crime passionnel, crime ordinaire (2008), et Psychosociologie du #crime : à la vie, à la mort (2008), aux PUF. Elle a notamment travaillé sur le décalage entre ce que disait la #presse, et la réalité crue des dossiers d’assises.

    Que pensez vous de cette Une des #Inrockuptibles ?

    Barbu, les cheveux un peu dans tous les sens… il ressemble vraiment à un grand romantique, un héros. Il n’y a pas de doute sur la présentation qu’on en donne. Da manière générale, Cantat est très souvent présenté comme une #victime. Dans toutes ces histoires de #fémicides, ce qui est frappant c’est qu’il n’y a pas d’analyse sociale ou politique. Ça reste étonnant, passionnel, donc ça concerne tout le monde. Mais on n’analyse pas. Le Monde, à l’époque, avait traité l’affaire dans la rubrique « #fait_divers », celle des chats et des chiens écrasés. C’est un « fait divers », donc un truc qu’on n’analyse pas. Et puis ensuite, c’est devenu une affaire passionnée et passionnelle. On était au mois d’août 2003, et ça remplissait les pages. On voit qu’au tout début, cette histoire est présentée comme une histoire de passion à laquelle on ne comprend rien. On ne peut rien en dire car il s’agit de passion. Il faut savoir qu’en France il n’y a pas de « #crime_passionnel » dans la loi, ça n’existe pas ! Cantat s’est fait juger en Lituanie [où a eu lieu le meurtre de Marie Trintignant, NDR], où le crime passionnel existe comme catégorie juridique. En France ça ne se serait pas passé comme ça. Là-bas, il n’a écopé que de huit ans de prison. Il est sorti assez vite d’ailleurs, il n’a pas purgé entièrement sa peine, et il est sorti [au bout de trois ans de prison, NDR]. Si ça avait été reconnu en France comme « #violence_conjugale », il aurait pu prendre vingt ans.

    #femmes #sexisme via @mona

    https://seenthis.net/messages/637061 via odilon


  • Gouvernance de la métropole : une affaire d’hommes
    https://larotative.info/gouvernance-de-la-metropole-une-2422.html

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/IMG/jpg/plaque.jpg
    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/IMG/jpg/cyclo.jpg
    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L700xH484/arton2422-379e1-2f3d5.jpg?1506591965

    Onze hommes en costumes noirs sont installés sur une estrade. Derrière eux sont affichés des chiffres sur le développement économique. Pas une femme ne vient troubler cet entre-soi masculin. Ce sont ces hommes qui dirigent la métropole de Tours. Au sein du conseil métropolitain, on compte neuf vice-présidents pour une seule vice-présidente, alors que l’instance compte plus d’une vingtaine de femmes.

    Ce type de situation est tristement banale, comme le relevait une enquête du réseau « Elles aussi » réalisée en 2015. Les auteur-es du rapport sur la place des femmes dans les conseils communautaires notaient [3] :

    « Les femmes se trouvent comme « naturellement » mises à l’écart des postes de décision. [...] Les pratiques politiques n’évoluent pas, les hommes gardent largement le contrôle de la gouvernance et ainsi perdure la sous-représentation des femmes dans les conseils communautaires et leurs exécutifs. »

    #sexisme #représentation #compol

    https://seenthis.net/messages/636011 via La Rotative


  • Mégère internationales,

    En faisant mes recherches sur les Mégères je me rend compte qu’il y a un peu de diversité dans l’histoire de cette insulte misogyne.
    Mégère en français viens de Megera, une des 3 Erinyes ou furies en latin.
    En Anglais, mégère se dit « Shrew » qui veut dire musaraigne. Il semblerait que la musaraigne puisse crier très fort.
    https://www.youtube.com/watch?v=8Sp6PJ34oxc


    Il y a aussi Vixen qui viens de renarde
    https://en.wiktionary.org/wiki/vixen#English

    En Allemand j’ai trouvé Hausdrachen c’est à dire littéralement « dragon de maison » mais aussi Spitzmaus qui veut dire musaraigne.
    http://www.ansichtskarten-center.de/webshop/shop/ProdukteBilder/53305/AK_52110099_gr_1.jpg

    En Espagnole j’ai vu le film « Musarañas » qui me fait présumé que c’est comme en anglais et en allemand. http://www.imdb.com/title/tt3417756

    En néerlandais je trouve spitsmuis qui est encore la musaraigne.

    La mégère française commence à faire exception, même si j’aime bien les musaraignes, la mégère et la hausdrachen ont la mâchoire plus redoutable.
    Dans la mégère apprivoisée il y a plusieurs répliques qui insistent sur l’aspect inoffensif des musaraignes, et se moque de la peur des hommes vis à vis de ces petites bêtes, avec la mégère ca fonctionne moins bien ce genre de blagues.

    edit - Je suis pas sur qu’il y ai autant de musaraignes que ca, c’est probablement que le babelfish de gogol passe par l’anglais et donc par la musaraigne. Si par exemple je cherche le turc à partir de Mégère ca me répond musaraigne en turc, mais si je passe par vixen, ca me propose cadaloz, dişi tilki et huysuz kadın en plus de renarde.

    Je suis bien tenté de t’appeler à la rescousse @simplicissimus mais seulement si ca t’amuse. Je me demande comment on dit mégère en mongol par exemple. Apparement c’est souvent des insultes animalisé alors j’imagine un truc tel que chèvre enragé. le babelfish me répond musaraigne ...

    #mégèrisme #vocabulaire #sexisme #misogynie

    https://seenthis.net/messages/635672 via mad meg


  • Vainqueurs du marathon de Bruxelles : 1000 euros pour l’homme, 300 pour la femme RTBF avec Agences - 1 Octobre 2017
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_vainqueurs-du-marathon-de-bruxelles-1000-euros-pour-l-homme-300-pour-la-

    _ Au cœur de la capitale européenne, le sexisme se porte trés bien.
    Ceci dit, que peut on attendre de ces compétitions sportives créées afin d’enrichir leurs organisateurs(trices) aux frais des contribuables.

    #sexisme #discrimination #inégalités #sexisme_ordinaire #domination_masculine #femmes #bruxelles #sexisme_finacier

    https://seenthis.net/messages/633971 via BCE 106,6 Mhz


  • Quand les hommes m’expliquent - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Quand-les-hommes-m-expliquent

    Certes, il arrive à tout le monde de s’emporter dans une discussion, de vouloir à tout prix avoir le dernier mot, et je ne suis d’ailleurs pas la dernière à ce jeu. Mais ce qui tient au genre, à la manière dont on enseigne différemment la vie aux filles et aux garçons, c’est que, si les hommes ont une grande variété d’attitudes, les femmes partent presque toutes avec le même handicap. Qu’est-ce donc qui fait qu’une écrivaine a pour première réaction d’admettre la possibilité qu’un livre important sur le même sujet que le sien ait été publié sans qu’elle l’ait su ? Que l’éditrice d’un paquet de journaux politiques, en français ou en anglais, photocopiés ou imprimés en quadri, s’interdise de penser qu’elle sait aussi bien que ce doctorant qui sort pour la première fois de l’école ce que doit être un édito ? C’est le doute… la possibilité qu’éventuellement une information nous ait échappé, l’angoisse de la ramener en disant une bêtise. Solnit raconte comment, des années après la première mésaventure, elle va chercher sur Internet, suite à une malheureuse rencontre avec un interlocuteur trop assertif, la confirmation d’un fait dont elle a déjà rendu compte dans un ouvrage d’histoire très proprement documenté. Simplement parce que son interlocuteur avait l’air très assuré, d’une confiance en soi agressive. Tous les hommes n’agressent pas ainsi les femmes mais presque toutes les femmes se remettent en cause dans le cas d’une telle controverse. Même quand elles ont été validées dans leur métier ou leurs connaissances, le doute et l’angoisse sont toujours là.

    #mecsplication #sexisme

    https://seenthis.net/messages/633714 via Aude


  • Le Vatican et la croisade « anti-genre » : prêcher l’inégalité par d’autres moyens - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Le-Vatican-et-la-croisade-anti

    La « guerre au gender » ne date pas de la Manif pour tous. Ou plutôt la manière bien particulière dont la Manif pour tous s’est opposée à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe est l’héritage d’une plus longue histoire. Dans son livre La loi de la #parenté, l’historienne Camille Robcis propose une généalogie savante du dogme de la « différence des sexes », façonné par des universitaires comme Françoise Hériter et Irène Théry à partir de penseurs structuralistes. Pour combattre la loi Taubira, la Manif pour tous a défendu la « différence des sexes » contre le « genre » - s’attaquant, à travers le genre, au dévoilement d’un système construit, organisant la #hiérarchie entre les hommes et les femmes. Dans La croisade « anti-genre », Sara Garbagnoli et Massimo Prearo reviennent sur le rôle joué par le Vatican des années plus tôt. Pour contrer les avancées politiques et scientifiques du « genre », plusieurs papes vont s’efforcer de légitimer autrement la hiérarchie – en premier lieu à travers l’idée de complémentarité entre les hommes et les femmes. La première partie de l’ouvrage, rédigée par Sara Garbagnoli, revient sur cette réélaboration idéologique qui, sous couvert de valorisation des #femmes, permet de les maintenir dans la subordination.

    #sexisme #religion

    https://seenthis.net/messages/633633 via Agnès Maillard


  • Sexisme ordinaire dans les facultés de médecine - Libération
    http://www.liberation.fr/evenements-libe/2017/09/26/sexisme-ordinaire-dans-les-facultes-de-medecine_1598816

    En septembre, l’intersyndicat national des internes (Isni) a lancé la première enquête nationale sur le #sexisme dans les #études_médicales. Comme la dépression et le burn out, le sexisme sévit sur les bancs des facultés de #médecine. Osons enfin parler de ces situations tristement communes que subissent les étudiants et étudiantes tout au long de leur #cursus_universitaire.

    Par cette étude, nous souhaitons faire un état des lieux du sexisme ordinaire, c’est-à-dire repérer les actes, les omissions, les dérives et proposer ensuite des pistes d’amélioration. Il s’agit de briser l’omerta. C’est à cette condition que nous pourrons progresser vers plus d’égalité et de bien-être dans le parcours des étudiants en médecine, puis dans l’exercice de leur profession. Nous dénonçons toute forme de #harcèlement et de #discrimination, en particulier celles qui sont liées au genre. Remarques dégradantes, questions déplacées et chantages à caractère sexuel doivent être combattues. Cette étude doit faire la lumière sur un malaise que nombre d’entre nous ressentons, et y mettre un terme. L’humour carabin ne peut tout excuser.

    via @mona #enseignement encore un effort et #penser_à_la_forme_épicène

    https://seenthis.net/messages/632689 via odilon


  • Les Néerlandaises dénoncent le sexisme des toilettes publiques RTBF - 23 Septembre 2017 - Belga
    https://www.rtbf.be/info/insolites/detail_neerlandaises-denoncent-le-sexisme-des-toilettes-publiques?id=9717103

    « Pouvoir au pipi ! » : c’est sous ce slogan provocateur que des dizaines de Néerlandaises ont entrepris samedi d’utiliser des urinoirs pour dénoncer le manque de toilettes publiques adaptées aux femmes, une riposte à l’amende reçue par une femme qui avait uriné dans la rue.

    Manque de toilettes adaptées aux femmes
    Accroupies, se pinçant le nez ou portant des caleçons d’hommes : des Néerlandaises ont répondu à l’appel du groupe #zeikwijven (littéralement, « les nanas qui pissent ») à « se tenir prêtes près des urinoirs pour montrer de manière humoristique qu’il n’est pas possible pour les femmes de faire pipi de manière nette, propre et digne dans un urinoir conçu pour les hommes ».

    Ce « premier jour national du pipi dans les urinoirs publics » , suivi par plus de 9.000 personnes sur Facebook, est né après la condamnation lundi de Geerte Piening à une amende de 90 euros pour avoir uriné en 2015 dans une allée à Amsterdam durant la nuit, alors que bars et cafés étaient fermés.
    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/6/c/5/ddeebdeefdb7e7e7a697e1c3e3d8ef54-1506178768.jpg
    Ce débat a eu d’autant plus d’écho que le juge a remarqué que Geerte aurait dû utiliser les urinoirs destinés aux hommes. « Ce n’est peut-être pas agréable, mais cela pourrait être possible », a-t-il conseillé, cité par le journal Het Parool.

    La proposition du juge est une « absurdité » , estime Cathelijne Hornstra, l’une des initiatrices du mouvement, car aucune technique ne garantit l’intimité des femmes dans les urinoirs publics, alors qu’Amsterdam compte actuellement 35 urinoirs pour hommes et seulement trois toilettes publiques adaptées aux femmes.

     #toilettes #urinoirs #santé #femmes #sexisme #racisme #discrimination #misogynie #domination_masculine #patriarcat #domination #machisme #inégalités #Pays_Bas #Hollande #Amsterdam #Pipi

    https://seenthis.net/messages/631893 via BCE 106,6 Mhz



  • Pilules de troisième et quatrième générations : quatre ans après les plaintes, l’enquête classée sans suite
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/19/pilules-de-troisieme-et-quatrieme-generations-quatre-ans-apres-les-plaintes-
    http://img.lemde.fr/2017/09/19/539/0/4229/2114/644/322/60/0/94d3ab7_6153-cutett.alzorms4i.jpg

    pourquoi les 3G et 4G sont-elles toujours en vente, alors que « l’agence du médicament dit très clairement qu’elles n’apportent aucun bénéfice ; et que le risque estimé est au moins du double par rapport aux 2G ? » L’instruction judiciaire aura peut-être le mérite de nous renseigner sur le monde opaque du médicament.

    #contraception #pilules #sexisme_médical

    https://seenthis.net/messages/630882 via touti