#slut_shaming

  • (1) La BD pour enfants « Max et Lili » est-elle sexiste ? - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/livres/2017/04/19/la-bd-pour-enfants-max-et-lili-est-elle-sexiste_1562601
    http://p8.storage.canalblog.com/83/69/760044/108091870.jpg

    L’une des premières à s’en alerter, c’est Rachel Gosselin, bibliothécaire du XIIIe arrondissement de la capitale. « Un de mes collègues est tombé sur l’un des albums et m’a dit "y’en a un qui est limite". » Sur l’image en question, issue de Lili ne veut plus se mettre toute nue, Valentine (sa meilleure copine) lui dit : « Dis donc, il est sexy ton cousin Victor. » Et Lili de rétorquer : « Avec ton ventre à l’air, tu n’as aucune chance ! Il n’aime pas les filles dévergondées ! » Interloquée, la bibliothécaire décide alors, avec l’aide de ses collègues, de passer en revue tous les ouvrages.

    Une nouvelle fois, elle est choquée par un dessin de Lili se faisant courser par une horde de garçons en dessous duquel est noté : « Comprends-tu qu’on ne peut pas s’habiller en classe comme à la plage ? Et que s’habiller sexy, c’est provocant ? » « Les enfants assimilent très vite, et ça peut avoir un impact important sur eux. C’est du conditionnement pur et simple. La société est déjà sexiste, ça porte l’enfant à se stéréotyper et amène une culpabilisation tacite de la jeune fille. En somme : "Si tu t’habilles trop court, attention à toi !" C’est dramatique pour le droit des femmes et la vision qu’ont les femmes d’elles-mêmes », déplore la jeune femme. Cette fois, Rachel Gosselin décide d’adresser un mail aux responsables jeunesse des bibliothèques municipales parisiennes. Le mail provoque peu de retombées mais sur la Toile, les images incriminées suscitent de nombreuses réactions.
    « C’est le rôle des parents de dire à ses enfants de ne pas s’habiller sexy »

    Libération s’est rendu le 12 avril à la bibliothèque Andrée Chedid, dans le XVe arrondissement de Paris, pour y rencontrer l’auteure de Max et Lili, invitée face à son jeune public. Sur place, Dominique de Saint Mars plaide l’humour. « C’est un faux procès car je suis une féministe dans l’âme », dit-elle. Et la bibliothécaire présente à ses côtés d’approuver. Le terme « dévergondé » ? « C’était pour dire un truc drôle et désuet. Lili est tout simplement jalouse de sa copine Valentine et la dénigre », argue-t-elle tout en mentionnant qu’il faut lire toute la BD pour comprendre.

    Sexy, c’est provocant ? « C’est le rôle des parents de dire à ses enfants de ne pas s’habiller sexy […]. Il faut laisser les enfants être des enfants, être dans son âge de latence. Car ça peut provoquer des réactions aussi bien chez les copains, chez les copines que chez des adultes malveillants. On a envie de protéger ses enfants », dit-elle.

    Dans l’album Max ne pense qu’au zizi, certains internautes ont relevé le dialogue entre Max et son père. « C’est vrai papa que les filles c’est pas du gâteau ?! » Réponse : « Surtout depuis qu’elles ont décidé d’être nos égales… » Ici, Dominique de Saint Mars plaide une nouvelle fois la dérision tout en précisant « que ce n’est pas si simple pour un homme de ne plus être le dominant. Y’a 2 000 ans d’histoire, il faut respecter l’évolution de l’humanité et leur laisser un temps d’adaptation ».

    #slut_shaming #sexisme #enfance #renversionnite #inversion_patriarcale

    https://seenthis.net/messages/591138 via mad meg


  • Désexualisation et violence contre les femmes en situation de handicapes
    http://prenezcecouteau.tumblr.com/post/131416801137/une-des-attitudes-sociales-communes-est-de

    Une des attitudes sociales communes est de considérer que les personnes handicapées ne sont pas sexuelles - que leur handicap les dépouille de leurs pulsions sexuelles, et qu’en plus le handicap rend les gens intrinsèquement indésirables sexuellement, donc ce n’est pas comme si ils allaient trouver des partenaires qui allaient bien vouloir d’eux. Ces considérations sont de notoriété publique, malgré le fait qu’elles créent des attitudes et des structures sociales extrêmement néfastes.
    Persister à dire que les personnes handicapées ne sont pas sexuelles, par exemple, joue un rôle direct dans le refus de voir l’abus sexuel et la violence commise à l’égard de ces personnes(1). Après tout, clament les gens, ces comportements sont ancrés dans la sexualité (la raison pour laquelle cette croyance continue malgré toutes les évidences du contraire me dépasse), et vu que les personnes handicapées n’ont pas de sexualité, cela signifie qu’ils ne peuvent pas être agressés sexuellement ou abusées - c’est presque comme si les gens croyaient sincèrement que les personnes handicapées sont comme des poupées, avec un grand vide là où leurs organes génitaux devraient être. (On se demande ce qui arrive aux gens qui deviennent handicapé-e-s sur le tard.)

    http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2010/01/panneau-handicapes-inverse.png

    There’s a common social attitude that disabled people are not sexual — that something about disability strips people of their sex drive, and that, moreover, disability makes people inherently sexually unappealing, so it’s not like they could find partners even if they wanted them. This is accepted as common knowledge, despite the fact that it creates some extremely harmful social attitudes and social structures.
    The insistence that disabled people are not sexual, for example, plays directly into the denial of sexual abuse and violence committed against disabled people. After all, people claim, these behaviours are rooted in sexuality (why this belief persists despite all evidence to the contrary is beyond me), and since disabled people have no sexuality, this means they can’t be assaulted or abused — it’s almost as though people genuinely believe that disabled people are like children’s dolls, with a great big void where their genitals would be. (One wonders what they think happens to people who acquire disabilities later in life.)

    (1)J’en profite pour rappeler quelques statistiques (source) : en France 70% des femmes handicapées seraient victimes de violence, et en Europe les femmes handicapées ont entre 1,5 et 10 % plus de risques d’être maltraitées que les femmes valides.

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    La note sur les statistiques n’est pas de moi mais de la traductrice du site « prennez ce couteau ». Selon d’autres sources moins fiable et moins recommandables ( http://madame.lefigaro.fr/societe/le-chiffre-de-la-honte-4-femmes-handicapees-sur-5-victimes-de-violen ) ca serait 80% des femmes handicapées qui seraient victimes de violence. Mais de toute facon 70% c’est tellement ahurissant qu’on est pas à 10% près !

    Par rapport au texte, les femmes en général sont traité en objet sexuels mais pas en sujet (sexuel), elles sont déjà dépouillées de pulsion sexuelles. Une femme sur trois subira une agression sexuelle au cours de sa vie et les femmes qui ont des pulsions sexuelles sont durement réprimées avec le mot salope #slut_shaming. Le handicape semble faire un effet démultiplicateur sur ce phénomène (on passe de 1/3 à 7/10 victimes d’agressions sexuel !!!).

    #violence #discrimination #domination #sexualisation #désexualisation #femmes #validisme #handicap

    http://seenthis.net/messages/419873 via mad meg