• #Marylise_Lebranchu: «Le #PS a explosé, il est temps de travailler»
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120817/marylise-lebranchu-le-ps-explose-il-est-temps-de-travailler

    © Reuters Ancienne ministre de la fonction publique de #François_Hollande, l’ex-députée du Finistère dresse pour Mediapart le bilan d’un quinquennat qui aura vu mourir le PS. Le parti « a perdu la bataille de l’hégémonie culturelle depuis longtemps déjà », estime-t-elle, et tout est à reconstruire.

    #France #Benoît_Hamon #Jean-Christophe_Cambadélis #socialistes



  • « La Négociation » : un film sur le « vrai » travail des politiques
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-carnets-de-la-creation/la-negociation-un-film-sur-le-vrai-travail-des-politiques
    https://vimeo.com/184824030

    Nicolas Frank, documentariste, film « La Négociation ». Documentaire en forme de thriller politique qui suit les négociations menées par Stéphane Le Foll, ministre de l’#Agriculture, sur la #Politique_Agricole_Commune pendant 9 mois à Bruxelles.

    #documentaire #technocratie #socialistes #PAC #Union_européenne @xavsch

    https://seenthis.net/messages/592368 via tbn


  • En 2010, le journal Le Monde est au bord de la faillite et Emmanuel Macron propose son aide « bénévole » aux journalistes. Mais le banquier d’affaires roulait en fait pour un des groupes qui voulait racheter le journal…

    par Adrien de Tricornot, journaliste au « Monde », spécialiste des questions économiques et financières.
    http://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde
    http://www.streetpress.com/sites/default/files/field/image/macron-m-a-trahit-le-monde-tricornot-3.png

    #Le_Monde #Minc #morveux #socialistes #capitalisme_à_la_française

    https://seenthis.net/messages/568699 via Fil


  • Le #revenu_universel, ligne de partage des candidats à la primaire socialiste
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050117/le-revenu-universel-ligne-de-partage-des-candidats-la-primaire-socialiste

    Plutôt tous partants sur la ligne de départ, les candidats à la primaire de la #Belle_alliance_populaire se divisent sur le revenu universel, tant sur les modalités budgétaires que sur la valeur du « travail ».

    #France #Arnaud_Montebourg #Benoît_Hamon #Manuel_Valls #primaires #revenu_de_base #social #socialistes #Vincent_Peillon


  • Lors d’une commémoration du centième anniversaire de François Mitterrand, François Hollande s’est présenté comme son successeur naturel. La chose a surpris ceux qui associent uniquement l’ancien président de la République à des orientations très progressistes. En réalité, après un démarrage en trombe (nationalisations, abolition de la peine de mort, retraite à 60 ans, extension des droits syndicaux, etc.), Mitterrand a mis en œuvre des politiques économiques néolibérales tout à fait classiques — un virage analysé dès 1984 dans nos colonnes par Alain Lipietz. Et il a presque toujours cultivé d’excellentes relations avec Ronald Reagan.

    Un socialisme français aux couleurs du #libéralisme
    https://www.monde-diplomatique.fr/1984/03/LIPIETZ/37893 #st
    http://i.f1g.fr/media/ext/1280x580_crop/www.lefigaro.fr/medias/2014/02/06/PHO517b9bda-8f39-11e3-9e60-27396627b8cc-805x453.jpg

    Fureur à l’Elysée…
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/HALIMI/53203

    Mais l’atlantisme des #socialistes français peut invoquer un précédent encore plus éclatant. Le 24 juin 1981, François Mitterrand expliqua à M. George H. Bush, alors vice-président des Etats-Unis, pourquoi il venait de nommer quatre ministres communistes. « Les communistes ont accepté de s’humilier en échange de quatre postes gouvernementaux. (...) Je peux parfaitement les renvoyer s’ils ne font pas l’affaire. (...) Ils seront de force associés à ma politique économique et seront donc dans l’impossibilité de susciter des remous sur le plan social. » Le journaliste Philip Short, qui a consulté les comptes rendus officiels de cette rencontre, estime que celui qui était alors le bras droit de Ronald Reagan repartit adouci par une telle plaidoirie. « Grâce à vos explications, déclara-t-il à Mitterrand, nous y voyons beaucoup plus clair. »

    Le président Reagan fut à son tour tout à fait rassuré quand, moins de deux ans plus tard, Paris expulsa d’un seul coup quarante-sept diplomates soviétiques. Ils étaient soupçonnés d’espionner la France. « Les Russes doivent comprendre qu’ils n’ont pas affaire à un ventre mou. Dès qu’ils l’auront compris, cela marchera mieux », avait alors conclu le chef de l’Etat français.

    L’Europe de François Mitterrand ?
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/04/HALIMI/20386

    M. Jean-Luc Mélenchon n’est pas moins critique de la politique européenne des trente dernières années. Il est même plus indigné : « Il faut travailler au marteau-piqueur pour arracher les racines profondes que le cancer de l’Europe libérale a incrustées dans la chair de notre République. » Fédéraliste hier, il estime dorénavant qu’«  il n’existe pas un seul exemple d’un mieux social quelconque qui soit venu de l’Europe en France. Pas un ! ». Mais, curieusement, son réquisitoire exonère l’ancien président socialiste de toute responsabilité dans la situation qu’il décrit. Or M. Mélenchon fustige la répartition toujours plus inégale de la valeur ajoutée entre travail et capital, la contre-révolution fiscale, l’envol de la pauvreté, les investisseurs qui gagnent de l’argent en dormant, l’indépendance des banques centrales, l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence. Fort bien, mais peut-on cogner aussi fort qu’il le fait, pourfendre la droite, la social-démocratie européenne, les actuels socialistes français et, simultanément, continuer à glorifier Mitterrand ?


  • Macron joue le #centre, pour occuper le vide
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230916/macron-joue-le-centre-pour-occuper-le-vide

    12 juillet 2016. #Emmanuel_Macron lance son mouvement à la Mutualité © Reuters L’ancien ministre de l’économie est à Lyon ce week-end pour parler d’Europe. Candidat possible à la #présidentielle, il tente de structurer son mouvement En Marche ! avant une grande offensive médiatique début octobre. Son pari : devenir au fil des mois incontournable au centre d’un paysage politique dévasté.> Notre dossier : Macron le libéral

    #France #En_Marche_ ! #francois_bayrou #François_Hollande #Jeunes_avec_Macron #PS #socialistes #UDI


  • #Espagne : la nouvelle stratégie de #Podemos
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110616/espagne-la-nouvelle-strategie-de-podemos

    À l’approche des législatives du 26 juin, le mouvement de #Pablo_Iglesias a changé de stratégie. Exit la « transversalité » ni droite, ni gauche. Il vient de s’allier avec les #communistes d’Izquierda Unida, tenants de la « vieille politique ». Ce revirement va-t-il payer dans les urnes ? Décryptage avec deux universitaires.

    #International #europe #Manuel_Cervera-Marzal #Mathieu_Petithomme #PSOE #socialistes


  • Dernières nouvelles du #spectacle de la Ve République des #socialistes
    https://dl.dropboxusercontent.com/u/32121091/valls-underwood.png

    Contexte : 10 mai 2016, jour anniversaire de l’arrivée de la gauche aux commandes de la Ve République, le Sénat vote une nouvelle prolongation de l’#état_d'urgence ("pour couvrir les manifestations sportives de l’été" - Tour de France & Euro de foot) et le gouvernement impose le projet de « loi travail » par la force du 49-3 (cette disposition constitutionnelle que François Hollande qualifiait autrefois de « brutalité » et de « déni de démocratie »).
    http://seenthis.net/messages/487853
    http://seenthis.net/messages/487771

    http://seenthis.net/messages/488230 via tbn


  • L’homme nouveau, par Ernesto Che Guevara
    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/112/CHE_GUEVARA/52232 #st

    Nous, les #socialistes, nous sommes plus libres parce que nous sommes plus riches, nous sommes plus riches parce que nous sommes plus libres. Le squelette de notre pleine liberté est prêt. Il ne lui manque plus que sa substance et ses vêtements, nous les créerons. Notre liberté et notre pain quotidien ont la couleur du sang et sont gonflés de sacrifices. Notre sacrifice est conscient, c’est le prix de la liberté que nous construisons.

    Le chemin est long et en partie inconnu. Nous connaissons nos limites. Nous ferons l’homme du XXIe siècle nous-mêmes. Nous nous forgerons dans l’action quotidienne en créant l’homme nouveau avec une nouvelle technique. La personnalité joue un grand rôle mobilisateur et directeur, du moment qu’elle incarne les plus hautes vertus et les aspirations du peuple et qu’elle ne s’éloigne pas de la route. C’est le groupe d’avant-garde qui ouvre le chemin, les meilleurs d’entre les bons, le parti.

    L’argile fondamentale de notre œuvre est la jeunesse. Nous y déposons tous nos espoirs et nous la préparons à prendre le drapeau de nos mains. Si cette lettre balbutiante éclaire quelque chose, elle aura rempli son objectif. Recevez notre salut, rituel comme une poignée de mains ou un Ave Maria : la patrie ou la mort !


  • « On te manipule », le politique aussi
    http://www.nextinpact.com/news/98434-on-te-manipule-politique-aussi.htm
    http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/banniere/2016/02/headercomplotisme.jpg

    Le gouvernement a mis en ligne « On te manipule », une page web destinée à alerter l’internaute des risques de fausses informations sur les réseaux. http://www.gouvernement.fr/on-te-manipule
    Une initiative à saluer (sic), même si le politique n’est pas en reste sur ce créneau.

    #complotisme #conspirationnisme #hoax #désinformation #SIG (voir aussi #socialistes)

    http://seenthis.net/messages/459280 via tbn


  • Quand la gauche française triomphait des contraintes et bousculait les privilèges, par Serge Halimi (juillet 1997)
    http://www.monde-diplomatique.fr/1997/07/HALIMI/4840

    Assurément, Edouard Herriot buta contre le mur d’argent et le « plébiscite quotidien des porteurs de bons du Trésor » (les « marchés » d’alors) ; Léon Blum put imputer son renversement au fait que « la bourgeoisie détenait le pouvoir ; elle n’a voulu ni l’abandonner ni le partager » ; les gouvernements de la Libération furent obligés de subordonner une partie de leurs ambitions aux exigences du bailleur de fonds, de farine et de charbon américain. Au moins, la gauche léguait chaque fois à ses successeurs de nouveaux instruments de pouvoir et de savoir : la conscience tardive de l’importance de la maîtrise de la monnaie (Herriot), le constat fugace de l’efficacité d’une politique keynésienne de relance (deuxième gouvernement Blum), le contrôle assuré d’un secteur public et nationalisé offrant à un gouvernement démocratique quelques moyens d’agir (Libération).

    Les deux septennats de François Mitterrand ont ceci de particulier qu’ils ont détruit — consciemment et par conviction libérale — certains de ces outils. [#st]

    #France #politique #parti_politique #socialistes


  • Vingt ans après la mort de François Mitterrand

    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/spectrogramme.jpg

    Quand la gauche de gouvernement raconte son histoire, par Serge Halimi (avril 2007) http://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/HALIMI/14610

    « Si on ne désacralise pas la fonction présidentielle, on ne rétablira pas la fonction démocratique », avertit néanmoins M. Hollande. Mitterrand, déjà, avait beaucoup déclamé ce discours-là avant de s’épanouir dans toutes les protubérances de l’exercice solitaire du pouvoir.

    Le piège du libre-échange, par Alain Lipietz & Philippe Messine (juin 1983) http://www.monde-diplomatique.fr/1983/06/LIPIETZ/37392

    Faut-il une politique d’#austérité ? Ou faut-il remettre en cause le #libre-échange, par une « dévaluation compétitive », voire une sortie du Système monétaire européen (S.M.E.) accompagnée de mesures de sauvegarde ?

    Après quinze jours d’hésitations, le président Mitterrand tranche provisoirement, en mars 1983, en faveur des tenants de la première solution.

    Les #socialistes français, la crise et l’Europe, par Christophe Pannetier & Yves Poirmeur (avril 1984) http://www.monde-diplomatique.fr/1984/04/PANNETIER/37948

    « La guerre en face » : fantasmes et manipulations, par Paul-Marie de La Gorce (mai 1985) http://www.monde-diplomatique.fr/1985/05/LA_GORCE/38560

    Quand la gauche française triomphait des contraintes et bousculait les privilèges, par Serge Halimi (juillet 1997) http://www.monde-diplomatique.fr/1997/07/HALIMI/4840

    Il y a quinze ans, « Vive la crise ! », par Pierre Rimbert (février 1999) http://www.monde-diplomatique.fr/1999/02/RIMBERT/2748 [#st]


  • Les personnes sans domicile fixe, victimes collatérales de l’état d’urgence - Rue89 Strasbourg
    http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2015/12/21/societe/sdf-etat-urgence
    http://www.rue89strasbourg.com/wp-content/uploads/2015/12/IMG_5825-ConvertImage.jpg

    Cette femme n’est pas la seule personne, démunie, victime des conséquences de la mise en place de l’état d’urgence et des mesures de sécurité liées au Marché de Noël. Pour Monique Maitte, porte-parole du collectif SDF Alsace, l’état d’urgence est « une bonne excuse pour faire du nettoyage », au détriment des personnes qui dorment dans le centre ville :

    #Etat_d_urgence #AntiSocial #Socialistes #Hollande


  • L’OCDE, les journaleux et la mort - à bas le système de retraite à la française !

    Vous n’avez pas pu échapper hier à une série d’articles : France 2 - Retraites : la France épinglée par l’#OCDE ; les Echos : la France est le pays où l’on passe le plus de temps à la #retraite ; le Monde.fr : Réforme des retraites : la France peut mieux faire, selon l’OCDE.

    Salops de français : vous vivez plus vieux et vous prenez votre retraite plus tôt. Attention, l’OCDE, le #parti_socialiste et le #MEDEF veillent : l’OCDE salue les réformes, mais la France doit encore aller plus loin. Dans une note publiée ce mardi 2 décembre 2015, l’OCDE indique que « les dernières réformes des #retraites ont permis d’améliorer la situation financière du système français ... (mais) elles ne suffiront pas et met en garde les pouvoirs publics (français) : les perspectives de long terme sont basées sur des prévisions optimistes ... ». En France, il faut désormais avoir plus de 61,2 as (âge qui passera à 62 ans en 2017) et avoir cotisé pendant 41,5 ans (43 ans à l’horizon 2035), ou avoir atteint l’âge de 64 ans (67 ans en 2022) pour toucher une retraite à taux plein. Pourtant, le Conseil d’Orientation des #Retraites (le fameux COR) s’est montré particulièrement pessimiste dans ses dernières prévisions. Selon son scénario le plus optimiste, c’est à dire avec un taux de chômage à seulement 4,5% (contre 10% actuellement - vu les supers résultats de #Hollande, #Valls et #Macro réunis) et une hausse moyenne des salaires de 1,5% par an, le déficit serait encore proche des 10 Mds €uros en 2019-20 (contre 9,3 Mds en 2014), soit 0,4% du #PIB. Or l’OCDE rappelle que les dépenses publiques de retraites restent très élevées (14% du PIB), ce qui nécessite de solides performances en termes d’emploi pour préserver la pérennité financière du système ... Et l’OCDE d’en rajouter sur le mode de calcul des pensions en France, sur l’existence de régimes spéciaux, la différence de traitement entre privé et public ... Et de conclure sur « la nécessité de reculer l’âge de départ légal en retraite ... ».

    N’en ajoutez plus, la coupe est pleine. Sauf que tout cela est un tissu de mensonges, basés sur la peur ... Vous allez voir, vos retraites, faites attention .... Comme pour les #terroristes ...

    Premier mensonge : j’aimerai bien que les experts de l’OCDE m’expliquent : en France, tous régimes confondus, la France comptait (dernières #statistiques fiables connues) 15,6 millions de retraités fin décembre 2013. Ce qui correspond (sur une population de 66,3 millions de personnes) à 23,5% de la population totale (bébés au sein des familles compris). Or le total des prestations servies au titre des retraites atteint 307,5 milliards d’euros, soit 14,3% du PIB (et avec une retraite moyenne fin 2013 de 1 306 €uros brut par mois). Donc, la population totale de retraités (23,5% de la population totale) ne prélève via le système des retraites que 14,3% de la richesse nationale. Salops de privilégiés, qu’on vous dit !!! De qui se moque t-on ?

    Deuxième mensonge : l’OCDE fournit les informations suivantes - reprises par l’#AFP : respectivement pour les chiffres indiqués : âge de sortie du travail, espérance de vie au moment de la prise de retraite, et durée de la retraite :
    #France : respectivement : 59,8 ans, 87,1 ans et 27,2 ans ;
    #Italie : respectivement : 61,1 ans, 86,5 ans et 25,4 ans ;
    #Allemagne : respectivement : 62,7 ans, 85,5 ans et 22,8 ans ...

    La France fait de loin la meilleure performance sociale de l’OCDE ! Et c’est ça que l’OCDE, les #socialistes et le #patronat veulent changer. Et qu’on puisse interdire toute manifestation pour leur faire comprendre que nous voulons garder notre modèle social, et pas du tout le modèle anglo-saxon qui conduit à :
    – Travailler plus,
    – Mourir plus jeune,
    – Profiter moins longtemps de sa retraite.

    Messieurs les #libéraux ... Non merci, définitivement.
    Et que vos valets, les #journaleux de tout bords qui n’ont même pas fait le moindre commentaire sur ces deux petits calculs, commencent par abandonner leurs privilèges des #régimes_spéciaux ... Comme les #députés, #sénateurs et politicards de toutes catégories.
    Je ne vous salue pas
    #Benoit_Boussemart

    Blog La richesse des Mulliez et les grandes fortunes
    http://richessem.eklablog.com/article-215-l-ocde-les-journaleux-et-la-mort-a-bas-le-systeme-de

    http://seenthis.net/messages/436642 via BCE 106,6 Mhz



  • Un pouvoir hors la loi, un Etat hors contrôle
    https://www.mediapart.fr/journal/france/271115/un-pouvoir-hors-la-loi-un-etat-hors-controle?onglet=full

    Deux semaines après les attentats du 13 novembre, la Ve République présente le visage hideux de la peur, de l’emballement guerrier et d’un pouvoir hors contrôle. Cette fuite en avant sécuritaire est porteuse de nouvelles crises. Qu’un gouvernement socialiste en soit l’acteur renvoie aux pires jours de la IVe République sous Guy Mollet.

    #France #Etat_d'urgence #socialistes

    Jean-Marie Delarue : La gauche a fait sienne un discours de la droite que je n’aime pas trop et qui est : « la sécurité est la première de nos libertés ». Cette phrase a été reprise par le Premier ministre devant le Parlement. C’est une phrase prononcée depuis longtemps par la droite, non seulement sous la présidence précédente mais bien avant du temps de Charles Pasqua. Je suis absolument opposé à ce discours. Je n’ai pas à choisir dans les libertés qui me sont offertes, entre la liberté d’aller et de venir, la liberté de me marier ou celle de ne pas subir la torture. Notre démocratie est précisément l’alliance de toutes les libertés de façon indistincte. Depuis longtemps, la République est fondée sur cette alliance de libertés indistinctes. Dire que l’une émerge des autres ne me plaît pas du tout. Je ne reconnais pas ma République. Je dirais même que je ne reconnais plus la gauche dans ce pays. Je regrette beaucoup les glissements qui se sont opérés sur ce point.

    http://www.challenges.fr/challenges-soir/20151126.CHA2049/attentats-de-paris-je-ne-reconnais-plus-la-gauche-dans-ce-pays.html

    Voir aussi : http://seenthis.net/messages/433811

    http://seenthis.net/messages/433823 via tbn


  • Loi Macron, le choix du « toujours moins », par Martine @Bulard
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/04/BULARD/52833

    Si le projet apparaît comme un fourre-tout, il n’en possède pas moins une grande cohérence idéologique, que l’on peut résumer d’une formule : « Toujours moins ». Moins d’#Etat, moins de protection sociale, moins de droits syndicaux, moins de règles pour les #entreprises, moins de contrôle public. Il est impossible ici de détailler toutes les mesures. On retiendra quelques exemples significatifs en les regroupant en cinq catégories : les droits sociaux et syndicaux, le temps de #travail, les #privatisations, les déréglementations et la centralisation technocratique. [#st]

    #Loi_Macron #socialistes

    • Donc + d’austérité. Cette loi à l’échelle mondiale c’est du déjà vu. Après ça viendront de + en + de privatisations de secteurs publics. Des chômeurs privés de droits, des travailleurs spoliés, blessés et jamais indemnisés, seront criminalisé et mis en prison privée, où encore une fois le non droit les empêchera de survivre.


  • Loi Macron : le texte est de retour à l’Assemblée, et un nouveau recours au 49-3, de plus en plus plausible
    http://www.liberation.fr/politiques/2015/06/08/loi-macron-la-tentation-de-plus-en-plus-plausible-du-493_1325185
    http://md1.libe.com/photo/782239-000_arp4103534.jpg

    Le texte du ministre de l’Economie est de retour à l’Assemblée. Après le congrès du PS, l’exécutif ne semble pas franchement disposé à rouvrir la négociation avec les frondeurs de sa majorité.

    Lire Martine @Bulard, « Les recettes des nouveaux pragmatiques »
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/04/BULARD/52873

    On ne dira jamais assez ce que la politique doit à la vertu du « pragmatisme ». Ainsi, M. Gérard Larcher, président d’un Sénat majoritairement de droite, a rassuré M. Emmanuel Macron, ministre se réclamant de la gauche : c’est « de manière extrêmement pragmatique et non pas idéologique que le projet de loi du ministre va être examiné. Tout au plus le président milite-t-il pour un approfondissement de la « cohérence » et pour « une certaine réforme des règles du travail ». Pas de quoi fâcher M. Macron, qui répète : « Il ne faut avoir ni dogme ni fétiche [sur le temps de travail], mais du pragmatisme. » Entre « pragmatiques », l’entente cordiale (et même un peu plus) devrait être possible.

    Bien sûr, il faudra bien mettre en avant quelques « marqueurs » frappés au coin de la « vieille idéologie » (comme le contrat de travail unique aux droits variables prôné par l’Union pour un mouvement populaire), qui permettront de démêler la droite de la gauche et de rassembler son camp. Derrière ce rideau de fumée, non seulement les dispositions négatives essentielles du projet seront préservées, mais d’autres risquent de s’y ajouter, comme la suppression des seuils sociaux. Avec l’aval du ministre. De toute façon, le gouvernement peut légalement utiliser le 49-3 en seconde lecture du texte à l’Assemblée nationale. Il a donc les mains libres. [#st]

    #démocratie #socialistes #loi_Macron


  • #Culture : les notes secrètes de Filippetti à Hollande | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210515/culture-les-notes-secretes-de-filippetti-hollande?onglet=full

    C’est la petite musique qui monte. Manuel Valls serait le sauveur de la culture. Fait rare, il s’est même permis il y a quelques jours de critiquer publiquement une décision prise par son prédécesseur Jean-Marc Ayrault et par le président de la République François Hollande. Celui de la baisse du budget de la culture en 2013 et 2014. « Cela a été une erreur au cours des deux premières années du quinquennat de François Hollande de baisser le budget de la culture au-delà des nécessités liées à la lutte contre l’endettement ou les déficits publics », a-t-il déclaré à l’occasion d’un déplacement à Cannes. Avant d’insister : « Il ne faut jamais donner de mauvais signe quand on parle de culture. » De fait, le budget de la culture et de la communication a été stabilisé en 2015 après deux ans de baisse (- 4 % en 2013 et - 2 % en 2014) sans tout de même être augmenté.

    Mais ce que Manuel Valls ne dit pas, c’est que ce budget a fait l’objet de débats vifs au sein du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, dont il était le ministre de l’intérieur. À l’époque, Aurélie Filippetti, ministre de la culture de 2012 à 2014, a tenté d’infléchir la ligne de l’exécutif. Elle a écrit de nombreuses notes à son premier ministre et à François Hollande. Mediapart s’en est procuré une dizaine, toutes écrites par la ministre de l’époque, aujourd’hui accusée par certains de ses camarades d’avoir laissé s’installer l’austérité rue de Valois. Une attaque non dénuée d’arrière-pensées politiciennes, en plein congrès socialiste. Aurélie Filippetti, qui a démissionné du gouvernement avec Benoît Hamon et Arnaud Montebourg fin août 2014, a en effet rejoint la motion de l’aile gauche et des « frondeurs » (la motion B), et les votes pour les motions ont justement lieu ce jeudi soir.

    Les lettres d’Aurélie Filippetti révèlent l’abandon, dès les lendemains de la victoire de 2012, d’un secteur pourtant emblématique de la gauche au pouvoir. Dès juillet 2012, soit deux mois seulement après l’installation du gouvernement, elle écrit à Jean-Marc Ayrault : « Les arbitrages rendus m’inquiètent beaucoup. […] Je crains que nous ayons à gérer des mouvements forts. Je crains que tout projet ambitieux soit rendu impossible. » Le 1er août, elle insiste auprès du premier ministre : « D’ores et déjà, les professionnels et les représentants des secteurs concernés commencent à s’alarmer du non respect de la promesse de sanctuarisation du budget de la culture qui avait été faite à plusieurs reprises pendant la campagne. »

    Le candidat Hollande s’était engagé à maintenir les crédits culturels – par exemple, en présence de Jean-Marc Ayrault, lors d’un meeting à Nantes où il explique que la culture est « au cœur d’un projet politique, ce n’est pas seulement un élément d’un programme ; c’est ce qui doit animer la démarche d’un candidat sûrement et d’un président, nécessairement ».

    Aurélie Filippetti, qui croit alors pouvoir se targuer du soutien de François Hollande, écrit également au président de la République. Le 1er août 2012, elle ne s’embarrasse pas de circonlocutions et écrit (voir ci-dessous) : « Nous prenons des risques évidents pour une économie dérisoire à l’échelle de l’État, le budget de la culture ne représentant que 0,7 % de celui de l’État en 2012 ! » Puis : « Je constate cependant avec amertume à quel point la gauche a renoncé à voir dans l’art et la culture un vecteur de lien social. Le mépris gestionnaire pour ce secteur, que nous avons dénoncé pourtant chez M. Sarkozy, mais qui seul peut expliquer que l’on s’acharne à regarder ligne à ligne un budget si étroit déjà, nous amène à renoncer à un levier économique, citoyen et politique que je continue de croire essentiel. »

    Dix jours plus tard, la ministre insiste auprès de Jean-Marc Ayrault : « C’est la première fois depuis le début de Ve République que ce département enregistre une baisse de son budget, y compris pendant le précédent quinquennat. C’est la première fois que la gauche au pouvoir fait peser plus durement sur la culture que sur les autres départements ministériels ses objectifs de saine gestion. » Pour rappel, Aurélie Filippetti ne demande pas à l’époque d’augmentation de son budget : elle a elle-même préparé un budget plus que serré pour répondre à l’exigence de réduction du déficit public à laquelle elle souscrit (elle était porte-parole de François Hollande durant la campagne présidentielle).

    Mais ses mots trahissent une vraie inquiétude sur le reniement qui se prépare quelques semaines seulement après l’élection victorieuse de François Hollande : « La parole donnée, pendant la campagne présidentielle mais également après les élections (vous avez vous-même annoncé que le budget de la culture ne serait pas amputé), n’est donc pas respectée, ce qui me paraît soulever un problème politique majeur. Non seulement, le budget de la culture n’est pas sanctuarisé, mais il est globalement moins bien traité que d’autres budgets, pour lesquels aucune promesse n’avait été faite. »

    Début janvier 2013, Aurélie Filippetti a fait le deuil du premier budget. Pour celui de 2014, elle espère encore un « dégel total des crédits du ministère », comme elle l’écrit à François Hollande. Elle s’inquiète notamment de la fragilisation de l’industrie du cinéma ponctionnée à travers un prélèvement exceptionnel sur le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) et revient sur les impasses dans lesquelles le gouvernement s’engage concernant l’#audiovisuel_public. Une phrase de sa note envoyée le 1er août 2012 à Jean-Marc Ayrault résonne particulièrement en ce printemps 2015 marqué par une grève historique de #Radio_France et la désignation sur un projet trouble de la nouvelle présidente de #France_Télévisions. Revenant sur les scenarii analysant l’impact d’une baisse de 3 % sur l’ensemble des entreprises, elle écrit : « Ils se traduisent inévitablement par une réduction de l’offre (fermeture de chaînes), une baisse importante des effectifs (1500 pour FTV mais l’impact est du même ordre pour Radio France), une réduction des budgets de production. »

    Le 24 janvier 2014, la ministre de la culture écrit une nouvelle fois au président de la République. « Personne ne comprend notre stratégie. Aujourd’hui, les alertes sont partout fortes. […] L’équation est donc toujours la même : pour des économies qui pèsent peu, on provoque un mouvement d’humeur visible et dangereux et on perturbe un système productif efficace. Elle est catastrophique politiquement ; elle pèse aussi sur l’image du Président de la République », lance Aurélie Filippetti. Au pied de sa lettre, la ministre a ajouté à la main : « Mon inquiétude est extrême. La situation budgétaire du ministère ne permet plus de mener à bien ses missions. La culture ne peut plus être mise à contribution. J’ai besoin de ton soutien. »

    En annexe, la note de Filippetti fait un tableau apocalyptique de la situation de la culture en France. Elle parle de « tensions très fortes qui ne pourront que s’amplifier compte tenu des priorités et des impasses identifiées pour l’avenir ». Et de « marges de manœuvre épuisées : la poursuite de l’effort réalisé ces deux dernières années aura des conséquences lourdes et irréversibles dont nous devrons pleinement assumer les effets politiques ».

    Deux mois plus tard, Jean-Marc Ayrault est débarqué, balayé par les élections municipales dévastatrices pour la gauche au pouvoir. Manuel Valls le remplace, après avoir été soutenu en sous-main par plusieurs ministres importants du gouvernement, notamment Arnaud Montebourg et Benoît Hamon (lire notre article de l’époque), mais aussi… Aurélie Filippetti. Comme ses deux camarades, elle espère que Manuel Valls donnera davantage de gages à gauche, au moins pour des raisons tactiques.

    De fait, le budget pour la culture de 2015 est enfin stabilisé. Filippetti s’en félicite dans un courrier daté du 3 juillet 2014 adressé à Manuel Valls : « L’idée que la Culture est mieux considérée et reconnue depuis le remaniement, idée qui ne demande qu’à prospérer compte tenu de votre engagement personnel, ne pourra dans ce contexte le faire que si elle est associée à un signal budgétaire clair. »

    Quelques semaines plus tard, Filippetti quitte pourtant le gouvernement et retrouve sa liberté de parole. À ses yeux, le compte n’y est pas. Le pari Valls est un échec. Elle l’écrit clairement dans sa lettre de démission (à retrouver ici). Dans un entretien à Mediapart, elle explique alors : « J’ai été la ministre qui a dû assumer – et c’est le rôle d’un ministre d’assumer un choix collectif même quand il l’a combattu – la baisse du budget de la culture de 6 % sur deux ans, dont 4 % dès la première année. C’était une décision très lourde et c’était inutile. […] La culture aurait dû être préservée, parce qu’elle est un symbole et une force pour la France. C’était déjà un symptôme de la politique d’austérité qui a jeté la France, mais aussi l’Europe, dans une situation de blocage économique. » Pour l’ancienne ministre, devenue députée, l’austérité culturelle continue. Elle l’a redit dimanche sur France Info, en réponse au premier ministre : « Même si Manuel Valls reconnaît cette erreur aujourd’hui, je constate que l’austérité a continué pour les collectivités locales avec un impact direct sur la culture puisqu’il y a plus de 150 festivals qui vont être annulés parce que les collectivités ne peuvent plus les financer. »

    21 MAI 2015 | PAR LÉNAÏG BREDOUX ET JOSEPH CONFAVREUX

    #socialistes

    http://seenthis.net/messages/377092 via tbn


  • #Rafale, les coulisses de l’exploit (sic)
    http://lemonde.fr/idees/article/2015/05/29/rafale-les-coulisses-de-l-exploit_4643804_3232.html

    En mai 2012, Hollande a commencé par fermer la « war room » installée à l’Elysée par son prédécesseur pour les grands contrats à l’export. Il confie le dossier à Le Drian, son ami de trente ans. « Le Drian fait la partie politique, rien que la partie politique, il est là pour gagner la confiance des acheteurs, place ensuite aux industriels », explique son cabinet. L’exécutif affiche un principe : « chacun son rôle, chacun sa place ». Mais au Quai d’Orsay, ces mots font grincer des dents, car la diplomatie économique chère à Laurent Fabius a été court-circuitée. Au Caire, le 16 février, « Fabius n’était pas sur la photo de la signature avec Al-Sissi. Il en a voulu à Dassault et l’a fait savoir. Il n’y en avait que pour Le Drian », glisse une source proche du dossier. A l’Elysée, on résume plus franchement : « Fabius n’a joué aucun rôle dans la vente du Rafale. »

    (…) L’histoire se répète, car en 1982, après l’Egypte, l’Inde fut déjà le deuxième client du Mirage 2000, le prédécesseur français du Rafale.

    (…) Un autre acteur digère mal le Rafale : Air France. François Hollande a assuré, après la signature, que la vente n’avait donné lieu à aucune contrepartie, mais Qatar Airways, simultanément, s’est vu promettre des droits de trafic supplémentaires pour desservir Nice et Lyon, concurrençant un peu plus sur son terrain la compagnie française. Jusqu’alors, cette demande avait été refusée tant par l’ancien président Sarkozy, en dépit de ses liens avec le Qatar, que par l’ex-premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault.

    En mars, le patron de Qatar Airways, Akbar Al-Baker, avait menacé de bloquer le contrat Rafale. A Doha, il n’a pas hésité à exprimer sa colère face à un patron français venu le voir, après la demande des ministres français et allemand des transports à Bruxelles d’agir contre « la concurrence déloyale des compagnies aériennes du Golfe ». Le 10 avril, lors du dîner d’Etat offert au premier ministre indien à l’Elysée, Jean-Yves Le Drian affiche une mine euphorique. Le ministre échange même des sourires avec l’hermétique Benoît Puga, assis en face de lui. Autour de la table, la contrepartie du contrat Rafale au Qatar ne fait pas débat. A un interlocuteur qui pose la question des exigences de Qatar Airways, le chef d’état-major particulier répond, après avoir croisé le regard du ministre : « Ça, on s’en occupe ! ».

    Par Nathalie Guibert, Dominique Gallois, Marie-Béatrice Baudet, Le Monde, 29/05/2015

    #armes #armements #socialistes #France #Egypte #Inde #Qatar

    http://seenthis.net/messages/375316 via tbn


  • Un humour noir : Hollande, Haïti et les réparations - Éric Fassin
    https://blogs.mediapart.fr/blog/eric-fassin/110515/un-humour-noir-hollande-haiti-et-les-reparations

    À quoi joue François Hollande ? Pour refuser les #réparations, il continue de juger l’#esclavage « irréparable ». Pourtant, à Pointe-à-Pitre, il se fait applaudir en déclarant : « quand je viendrai en #Haïti, j’acquitterai la #dette que nous avons ». Mais son entourage précise aussitôt « qu’il s’agissait d’une "dette morale" ».

    #à_gerber #socialistes

    http://seenthis.net/messages/369484 via Fil