• Non, une jeune néerlandaise n’a pas été « euthanasiée » à 17 ans

    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/05/non-une-jeune-neerlandaise-n-a-pas-ete-euthanasiee-a-17-ans_1731868
    https://medias.liberation.fr/photo/1225329-checknews_hospitalisation.jpg?modified_at=1559752389&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    « Face à une vie qu’elle ne supportait plus, Noa, 17 ans, a choisi l’euthanasie », titrait ainsi le site de Paris Match cette après-midi, qui a longtemps figuré en tête des articles sélectionnés par Apple News, l’espace « News » des iPhone, qui garantit de très fortes audiences.

    La version australienne de News.com fut l’un des premiers à parler d’euthanasie. Dans la foulée, EuroNews, les britanniques The Independent, le Daily Mail, le Daily Beast et l’américain The Washington Post en avaient fait de même. L’ensemble a même ravivé aux Etats-Unis ou au Canada le débat sur la fin de vie, en particulier si cela concerne des adolescents. D’autant que législation néerlandaise autorise l’euthanasie à partir de 12 ans, avec l’accord des parents.

    Pourtant, la jeune fille n’a pas été euthanasiée, comme tant de médias l’ont écrit, de l’Australie à la France en passant par les Etats-Unis.

    Les faits, donc : dimanche 2 juin, une adolescente néerlandaise de 17 ans est bien morte. Elle s’appelait Noa Pothoven (*).

    (*) : je me suis permis de rectifier l’article avec le vrai nom, la "coquille" du journaliste est assez indélicate
    Il me semble que le message le plus important dans son acte, dans son choix de mourir, avait déjà été posé dans un livre qu’elle a laissé en témoignage :

    Noa veut que son livre produise quelque chose. Parce qu’aux Pays-Bas, il n’existe aucune institution où de jeunes enfants comme Noa peuvent obtenir à la fois l’aide psychologique et physique dont ils ont besoin

    Lire en complément les explications (en anglais) de la journaliste Naomi O’Leary
    https://twitter.com/NaomiOhReally/status/1136189899672084480
    #euthanasie #suicide #dépression #stress_post-traumatique #viol #soin #accompagnement

    https://seenthis.net/messages/785446 via ¿’ ValK.


  • [COMMUNIQUE UNITAIRE STREET MEDIC]

    Parce qu’il nous paraissait nécessaire et urgent de réaffirmer que la pratique medic est une pratique politique avec tout ce qui en découle, Street Medic Nantes et plusieurs autres collectifs ont rédigé et signé le communiqué que voici.
    Pour les personnes ne pouvant lire le texte sur les images associées au post, vous pouvez en retrouver une version textuelle ci-dessous.
    Ni ego, ni héros !

    Version texte ::: https://nantes.indymedia.org/articles/45711

    https://pbs.twimg.com/media/D703bTDW4AA6eH0.jpg
    https://pbs.twimg.com/media/D703b4aXYAAFFgc.jpg
    https://pbs.twimg.com/media/D703cfaWkAA8N5J.jpg
    https://pbs.twimg.com/media/D703dMsWkAAMKnE.jpg

    Depuis plusieurs mois, nombre de bénévoles ont choisi de s’organiser en équipes de secouristes dans le but de porter les premiers soins en manifestation. En toute transparence, nous ne pouvons que nous réjouir de toutes ces initiatives, et les encourager. Cependant, en réponse à de nombreux usages maladroits et non-adaptés du terme « street medic », il nous semble important de redéfinir les pratiques auxquelles fait référence ce terme, autour desquelles nous nous organisons depuis plusieurs années.

    La street medic est une pratique de lutte, née dans les années 60 lors du mouvement des Civils Rights aux Etats-Unis qui fut développée par le Black Panthers Party et l’American Indian Movement. Au delà du simple cadre des manifestations auxquelles sont associé.es les Street Medics aujourd’hui, il s’agissait alors de mettre en place un véritable système d’accès au soin communautaire, auto-géré et indépendant à destination des personnes noir-es aux Etats-Unis, avec notamment l’instauration de street clinics (« hôpitaux de campagne »). Si notre action la plus visible et courante se situe effectivement dans le cadre des manifestations aujourd’hui, il ne saurait s’y limiter obligatoirement.

    Ainsi, au même titre que les « legal teams » (soutien juridique) et les « trauma teams » (soutien psy), le terme « street medic » n’est pas neutre, et induit un caractère fortement et indéniablement politique. Tout comme le « black bloc » ne saurait être considéré comme un ensemble de groupuscules organisés mais bien une pratique tactique adoptée lors des manifestations, c’est bien de ça dont il est question lorsque l’on parle de Street Medic : une pratique militante, et non un statut. Il ne s’agit pas simplement d’adapter le secourisme au cadre des manifestations, mais de lutter contre la répression policière et étatique, pour la réappropriation des connaissances en premiers secours, et pour l’accès aux soins à toutes et tous. Or, force est de constater que les secouristes présent-es en manifestation ne pratiquent pas toutes et tous la street medic.

    Il nous paraît donc nécessaire de marquer clairement notre opposition à certaines méthodes qui rentrent en totale contradiction avec les valeurs de la street medic, mais cependant utilisées par des secouristes se décrivant pourtant en ces termes.

    En effet, la street medic est historiquement et radicalement incompatible avec : /.../

    #StreetMedic #Soin #mise_au_point

    https://seenthis.net/messages/784293 via ¿’ ValK.


  • #Gyn&co. Enfin une #liste de soignantEs féministes !

    Nous sommes un groupe de militantes féministes et nous en avons marre des soignantEs ayant des pratiques sexistes, lesbophobes, transphobes, putophobes, racistes, classistes, validistes, etc. Nous avons donc mis en place Gyn&Co pour mettre à disposition une liste de soignantEs pratiquant des actes gynécologiques avec une approche plutôt féministe (qu’il s’agisse de gynécos, de médecins généralistes ou de sages-femmes).

    Nous sommes nombreux’ses à avoir été confrontéEs à des expériences malheureuses avec unE soignantE lors de consultations gynécologiques : qu’il s’agisse de propos jugeants ou déconsidérants, d’un manque de respect de l’intégrité de nos corps, d’un refus de tenir compte de nos choix voire de discrimination ou de violence. De plus, nous n’avons pas forcément les mêmes besoins et attentes selon nos situations et nos pratiques – handicap, travail du sexe, usage de drogue, séropositivité, polyamour, etc.

    Pour mener à bien ce projet, nous avons élaboré un questionnaire afin de collecter des coordonnées de soignantEs et de les mettre à la disposition de touTEs. Attention il s’agit bien d’une LISTE POSITIVE : nous n’intégrerons que les coordonnées de professionnelLEs nous ayant été recommandéEs sur des critères positifs.

    Les questionnaires rapportant des expériences individuelles, il est possible que nous n’ayons pas connaissance de l’ensemble des pratiques réalisées par le/la soignantE. Par exemple, si une fiche médecin ne fait pas mention de la possibilité de faire une pose de stérilet ou un accompagnement IVG, cela ne signifie pas que cetTE professionnelLE ne le propose pas. Nous ne faisons que reporter les informations nous ayant été transmises.

    Donc, si vous ne pouvez pas répondre à toutes les questions, cela ne veut pas dire que ce soignantE n’est pas recommandable par ailleurs. Dans le doute, envoyez-nous vos questionnaires avec vos commentaires.

    Et rappelons encore que c’est un projet collaboratif et évolutif qui dépend de nous touTEs ! Nous comptons sur chacunE pour l’alimenter, le compléter, le corriger ! (via commentaires ou mails – non publiés mais pris en compte)

    https://i.imgur.com/VTxjfwB.png
    https://gynandco.wordpress.com
    #cartographie #cartographie_participative #gynécologie #femmes #soins #alternatives #liste #bonnes_pratiques

    ça a été déjà signalé, notamment par @touti (https://seenthis.net/messages/317399), mais je remets ici, ça ne fait jamais de mal...

    https://seenthis.net/messages/700188 via CDB_77


  • La psychiatrie en grande souffrance, Journal officiel de tous les pouvoirs

    Ecrasés par les restrictions budgétaires, les soignants se disent à bout et dénoncent une « perte de sens » de leur travail

    Il y a chez eux de la fatigue, du désarroi et de la colère. Depuis des mois, des médecins et des soignants du secteur psychiatrique multiplient grèves et lettres ouvertes aux autorités sanitaires pour alerter sur la dégradation de leurs -conditions de travail en raison des restrictions budgétaires. Et, par conséquent, sur la détério-ration de la prise en charge des malades.

    Après des années de restructurations et de non-remplacement systématique des départs, plusieurs responsables syndicaux estiment que ce service public est désormais « à l’os ». « On nous pressurise depuis des années, on est arrivé à un point de bascule », assure Jean-Pierre Salvarelli, membre du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) et chef de pôle au Vinatier, à Lyon, l’un des plus gros hôpitaux psychiatriques de France. L’année dernière, 52 postes de soignants ont été supprimés dans cet établissement. « Les infirmières et les aides-soignantes se démultiplient pour boucher les trous, dit-il. Mais les équipes n’en peuvent plus. »

    Turnover et absentéisme

    D’un bout à l’autre de la France, les mêmes maux et les mêmes symptômes : des taux d’absentéisme élevés, un fort turnover des personnels, des postes de médecins non pourvus (il manquerait 900 à 1 000 psychiatres, selon le SPH), des lits en nombre insuffisant dans certains services, notamment aux urgences, et des patients à accueillir toujours plus nombreux.

    Entre 2010 et 2016, près de 300 000 personnes supplémentaires ont été suivies en psychiatrie. « Les ressources n’ont pas augmenté proportionnellement à la croissance de la file active, constate Magali Coldefy, géographeà l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Faute de moyens, la psychiatrie a tendance à se replier sur l’intra-hospitalier et la gestion de la crise et de l’urgence. »

    Signes extérieurs du malaise ambiant, les établissements -d’Allonnes (Sarthe), Bourges (Cher) ou Rennes (Ille-et-Vilaine) ont connu ces derniers mois des mouvements de grève. Le 5 janvier, sept anciens psychiatres de l’hôpital Philippe-Pinel, à Amiens (Somme), ont écrit à la ministre de la santé Agnès Buzyn pour lui expliquer pourquoi la « dégradation continuelle des conditions de prise en charge des patients » avait pesé dans leur choix « douloureux » de quitter l’hôpital public. Dans leur courrier, ils dénoncent un « hôpital en déshérence » et une « souffrance éthique et professionnelle à son paroxysme ».

    La gravité de la crise commencerait-elle à être perçue au-delà des enceintes des hôpitaux psychiatriques ? La députée (La République en marche) de la Somme Barbara Pompili a dit sa « honte » après avoir visité l’établissement d’Amiens le 3 novembre 2017. « La faiblesse hallucinante des effectifs transforme cet hôpital en gigantesque garderie, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour ceux qui sortent, comme pour ceux qui ne sortent pas », avait-elle écrit. Quant à François Ruffin (La France insoumise), l’autre député du département, il a récemment publié un livre (Un député à l’hôpital psychiatrique, Fakir éditions) dans lequel il raconte les difficultés et les dysfonctionnements de ce même hôpital.

    Les restrictions budgétaires ont différents types de conséquences. Au sein même des hôpitaux, de nombreux infirmiers, dont les témoignages ont été recueillis après un appel lancé sur le site du Monde, disent ne plus avoir le temps de parler avec les patients hospitalisés ou d’effectuer avec eux des activités thérapeutiques. « On est accaparé par l’urgence et le quotidien. Nous n’avons plus le temps de faire des entretiens avec les patients, de prendre un café avec eux, ou de les accompagner pour qu’ils puissent téléphoner. Cela génère des situations d’agressivité et de violence plus fréquentes. Et nous, on a le sentiment de mal faire notre travail, d’être maltraitants », raconte Marion, 25 ans, infirmière dans un gros hôpital de province.

    Motivation en berne

    « Quand je suis arrivé à l’hôpital il y a quelques années, on faisait encore des sorties au musée, au cinéma ou au cirque, témoigne-Cyril, infirmier dans un hôpital du sud de la France. Cette année, nous n’avons pas prévu d’en faire car nous arrivons à peine à tenir le planning et à assurer la continuité du service. » " Je ne suis qu’un garde-fou, nous n’avons plus les moyens et la motivation d’être soignant « , estime un infirmier à Agen, résumant ainsi la » perte de sens « ou l’amertume racontées au Monde par de nombreux professionnels de santé.

    Car pour répondre à la violence, lorsque les effectifs manquent, les recours à la chambre d’isolement (une pièce sécurisée avec matelas fixé au sol) et à la contention peuvent augmenter. En 2016, le contrôleur général des privations des lieux de liberté avait dénoncé la » banalisation « de ces pratiques.

    Après avoir fermé près de 15 000 lits de psychiatrie entre 1997 et 2015, les hôpitaux n’arrivent pas aujourd’hui à prendre en charge correctement tous les patients. Face à la hausse du nombre d’hospitalisations sous contrainte (92 000 personnes en 2015), il n’est pas rare que des unités de soins prévues pour 20 patients en accueillent davantage. » C’est la course aux lits, pour faire de la place, on fait sortir les malades dès qu’ils ne représentent plus un danger direct pour eux ou pour les autres, raconte Marie, 41 ans, psychiatre dans un établissement de la région parisienne. L’absence de lits est devenue un critère dans la durée de soins des patients, autant, voire parfois plus, que l’aspect médical. « 
    Une autre infirmière exerçant dans un hôpital du sud de la France fait état de patients obligés de rester en chambre d’isolement, » alors qu’ils n’en ont plus besoin au niveau psychiatrique « , par manque de place.

    Jean Vignes, le secrétaire général du syndicat SUD-Santé-Sociaux, juge d’ailleurs la situation » tellement tendue « qu’il plaide pour la réouverture » au moins de façon provisoire « d’un millier de lits. Pour justifier cette revendication en demi-teinte, il explique que son organisation était historiquement » pour la diminution du nombre de lits « , mais » à condition d’avoir les moyens d’assurer le suivi en extra-hospitalier « .

    Or, c’est cette prise en charge, assurée hors des murs des établissements psychiatriques, par notamment les centres médico-psychologiques (CMP), émanations de l’hôpital présentes partout sur le territoire, qui semble aujourd’hui le plus souffrir des restrictions budgétaires. » On a mécaniquement tendance à alléger l’ambulatoire - le suivi à l’extérieur - et à rapatrier les ressources vers les services d’hospitalisation. C’est l’hôpital qui prime, c’est un retour à l’asile « , déplore Isabelle Montet, la secrétaire générale du SPH.
     » On est obligé de se retirer des endroits où vivent les gens parce que nous sommes contraints de centrer nos efforts sur ce qui est incontournable pour la société, c’est-à-dire accueillir les patients qui relèvent de soins non consentis « , explique le docteur Marie-José Cortes.

    Une nouvelle organisation

    Un poids grandissant de l’hôpital, vu comme un retour en arrière par de nombreux professionnels, qui heurte aussi les associations de patients. » Je ne pense pas qu’il y ait un manque réel de moyens, de personnels et de lits « , estime ainsi Claude Finkelstein, la présidente de la Fédération nationale des associations en psychiatrie (Fnapsy). Pour elle, » on travaille encore à l’ancienne « dans le domaine de la psychiatrie, et » trop de gens sont à l’hôpital parce qu’on ne sait pas où les mettre « . » Il ne faut pas colmater, mais réfléchir à une nouvelle organisation des soins « , ajoute -Fabienne Blain, porte-parole du collectif Schizophrénie, qui demande une vaste réallocation des moyens consacrés à la psychiatrie.

    François Béguin

    Pour les enfants, jusqu’à un an d’attente avant un rendez-vous

    Du côté des petits patients, des délais d’attente inadmissibles pour une première consultation et un manque de lits d’hospitalisation. Du côté des pédopsychiatres, une crise démographique et universitaire, qui rend la spécialité de moins en moins attrayante. La psychiatrie des enfants et des adolescents est » sinistrée « , selon le sénateur (LRM) et médecin Michel Amiel, rapporteur, en mai 2017, d’un volumineux rapport d’information parlementaire sur la psychiatrie des mineurs en France.

    Le repérage et la prise en charge précoce des troubles psy des jeunes sont considérés comme une priorité. Mais au regard de la forte hausse des besoins et aux nouveaux défis liés notamment au décrochage scolaire, au harcèlement ou aux traumatismes liés aux attentats, » le nombre de structures de prise en charge et leurs effectifs ont très peu augmenté « , constate ce rapport. Les CMP (centres médico-psychologiques) et CMPP (centres médico-psychopédagogiques), bien souvent structures d’entrée dans le parcours de soins psychiatriques, sont engorgés. Le délai pour une première consultation dépasse un an dans certains départements, désespérant familles et professionnels. » On a des demandes de 2016 auxquelles on n’a pas répondu. On a honte. On voit tous les dégâts qu’on aurait pu éviter, les souffrances qu’on aurait pu atténuer « , témoigne une pédopsychiatre exerçant dans un CMP de province.

    Le nombre de lits d’hospitalisation en pédopsychiatrie est en augmentation depuis 2001, mais les capacités sont encore trop limitées, avec de fortes inégalités territoriales, souligne le rapport. Le délai d’obtention d’une place en hôpital de jour – l’essentiel des prises en charge hospitalières des mineurs – est lui aussi jugé important.

    Cercle vicieux

    Quant au nombre de pédopsychiatres inscrits en tant que tels au conseil de l’ordre des médecins, il a été divisé par deux en dix ans. De 1 235 en 2007, il est passé à 593 en 2017, dont 80 % ont plus de 60 ans. Certes, ces chiffres sont à prendre avec précaution, car le dénombrement précis de ces praticiens est complexe,la pédopsychiatrie n’étant pas une spécialité médicale distincte de la psychiatrie. Mais la désaffection est indéniable, et contribue à un cercle vicieux. Moins il y a de pédopsychiatres, moins il y a de formateurs et donc de nouvelles vocations.

    En France, une faculté de médecine sur cinq n’a pas de professeur d’université en pédopsychiatrie. » A Nantes, je suis le seul enseignant universitaire de psychiatrie de l’enfant pour la soixantaine d’internes en psychiatrie. Comment les former convenablement et quelle perspective de carrière académique puis-je proposer aux jeunes qui voudraient travailler avec moi ? « , s’interroge le professeur Olivier Bonnot, chef du service de pédopsychiatrie du CHU. » Le constat est connu, la solution aussi, mais on reste souvent dans l’injonction paradoxale, regrette le pédopsychiatre et chercheur Bruno Falissard. Les politiques demandent de nommer un professeur de pédopsychiatrie dans chaque université, mais celles-ci sont autonomes, ce sont elles qui jugent si le cursus d’un candidat est suffisant. « 
    Sandrine Cabut

    Agnès Buzyn : » Il faut préserver les moyens de la psychiatrie « 

    La ministre de la santé annonce un plan comportant des mesures de formation, de hausses de tarifs et la création d’indicateurs de qualité

    La ministre de la santé Agnès Buzyn présente, vendredi 26 janvier, un plan de douze mesures d’urgence en faveur de la psychiatrie. Dans un entretien au Monde, elle livre son constat sur ce secteur, » paupérisé « et » en souffrance «  : » En psychiatrie, il y a le pire et le meilleur. « 
    Plusieurs grèves ont eu lieu ces derniers mois dans les -hôpitaux psychiatriques pour dénoncer les conditions de -travail et la dégradation de -l’accueil des patients. Y a-t-il une » crise « de la psychiatrie ?

    C’est une discipline qui s’est paupérisée et sur laquelle il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années. Pourtant les besoins sont en constante augmentation, parce que la société est de plus en plus dure, qu’il y a plus d’addictions, moins d’accompagnement des familles… On peut dénoncer des conditions de travail parfois très dures, ainsi que des conditions d’hospitalisation parfois dégradées, mais il faut être attentif à ne pas généraliser les -situations dramatiques que l’on peut observer dans certains endroits. Ce -serait dévaloriser le travail -formidable qui est fait dans beaucoup d’établissements de santé mentale. En psychiatrie, il y a le pire et le meilleur.

    Qu’allez-vous faire face à un tel constat ?

    Ces cinq dernières années, il y a eu six rapports sur la situation de la psychiatrie. Les constats et les recommandations étaient souvent les mêmes. Je me suis dit qu’il n’était donc pas nécessaire d’en commander un nouveau. Les douze mesures d’urgence que je présente aujourd’hui sont issues des propositions formulées en décembre par l’ensemble des représentants de la psychiatrie française. Il me semble important de donner un signal de prise en compte de cette souffrance générale, des professionnels et des malades. Ce faisant, je veux parvenir à déstigmatiser ces derniers, et rendre leur dignité à ceux qui sont pris en charge dans des conditions déplorables. Le regard de la société sur ce secteur doit changer.

    Le manque de moyens financiers mis en avant par les soignants est-il une réalité ?

    Dans beaucoup d’endroits, les psychiatres tirent la sonnette d’alarme sur les moyens parce que leur activité est la variable d’ajustement du budget du reste de l’hôpital. Vu la faiblesse et la souffrance du secteur psychiatrique, je souhaite que les moyens de cette discipline soient préservés. Cela n’a pas de sens - pour un établissement - de compenser une baisse d’activité dans des services de médecine ou de chirurgie par un prélèvement sur la psychiatrie. Par ailleurs, cette discipline doit totalement être intégrée au monde de la santé, avec la même exigence de qualité, de sécurité des pratiques et de pertinence des soins qu’ailleurs. Or aujourd’hui des patients hospitalisés en psychiatrie n’accèdent pas suffisamment à des soins somatiques, ce qui peut être délétère pour leur santé. Leur espérance de vie est plus courte, ce n’est pas tolérable. Il faut que les filières de soins s’organisent et que ces malades puissent bénéficier du même suivi que les autres.

    Vous dites que les budgets hospitaliers seront » préservés « . Donc pas augmentés…

    Annoncer des moyens sup-plémentaires n’est pas toujours -l’alpha et l’omega en matière de bonnes pratiques. C’est même parfois la solution de facilité. Il vaut mieux d’abord faire en sorte que les professionnels s’organisent et se parlent plutôt que de systématiquement rajouter des moyens dans des endroits qui sont mal organisés ou qui ne respectent pas les bonnes pratiques.

    Comment remédier à cette -hétérogénéité des pratiques et de l’offre ?

    L’organisation en secteurs, créée dans les années 1960 pour garantir un accès aux soins sur tout le territoire, doit être maintenue mais améliorée. Il faut que les psychiatres de secteur, les généralistes et les acteurs du médico-social se parlent et mettent en place des filières de prise en charge. Les différentes chapelles de professionnels de santé mentale doivent aussi un peu baisser la garde, car nous avons besoin de tout le monde pour assurer les soins sur le territoire. D’ailleurs j’ai décidé de créer et de présider un comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie, qui va remplacer l’actuel conseil national de santé mentale.

    Jusqu’ici la psychiatrie a » échappé « à tout système d’évaluation…

    Il y a trop peu d’indicateurs de qualité en psychiatrie. Il faut pouvoir mesurer l’usage de médicaments, la précocité des diagnostics ou la rapidité d’une prise en charge. On ne peut pas restructurer une discipline sans avoir une vision claire de l’état des pratiques. Quand j’étais présidente de la Haute Autorité de santé (HAS), j’ai lancé cette démarche sur les recours à l’isolement ou à la contention, dont le contrôleur général des lieux de privation de liberté avait dénoncé la banalisation. Aujourd’hui ministre, j’ai demandé à la HAS de travailler sur des nouveaux indicateurs pertinents. Mon objectif est que partout en France, on ait les mêmes chances d’accéder à une filière de qualité.

    Qu’en est-il de la pédopsychiatrie, où jusqu’à un an d’attente est parfois nécessaire pour un premier rendez-vous ?

    La démographie est en chute libre dans cette spécialité. Les professionnels sont débordés, et les universitaires ne peuvent plus faire d’enseignement et de recherche tellement il y a de patients à prendre en charge. C’est un cercle vicieux, plus personne ne veut s’investir. Il y a des régions entières où il n’y a pas de formation. Je souhaite donc qu’il y ait au moins un poste de professeur de pédopsychiatrie par faculté de médecine. C’est un premier pas indispensable pour retrouver l’attractivité.

    Cela suffira-t-il à résoudre une situation aussi critique ?

    Nous allons, avec l’Assurance-maladie, réévaluer les tarifs d’un certain nombre de consultations qui ne sont pas assurées en libéral aujourd’hui parce que trop longues par rapport au tarif de la Sécurité sociale. Recevoir un enfant, cela prend du temps. Résultat : on ne trouve pratiquement pas de pédopsychiatres en ville. Ce sera également le cas pour les consultations complexes de psychiatrie en médecine générale. Le suivi ambulatoire est souvent perçu comme moins stigmatisant que le suivi hospitalier, il va permettre de réduire les ruptures de soins

    Quel doit être le rôle des médecins généralistes ?

    Ils sont plus ou moins bien armés vis-à-vis des problèmes de santé mentale, notamment des enfants. Il faut qu’ils soient formés de manière à les repérer, puis qu’ils sachent à qui adresser les malades. Beaucoup de situations pourraient être prises en charge en médecine générale. C’est pourquoi tous ces futurs praticiens effectueront un stage obligatoire en psychiatrie au cours de leurs études. Trois ou six mois, les modalités restent à discuter.

    La suppression il y a vingt-cinq ans de la spécialisation des infirmiers en psychiatrie est pointée comme un problème. Faut-il revoir leur formation ?

    Je souhaite que les infirmiers qui exercent dans ces services acquièrent une » sur-spécialité « dans ce domaine, par le biais des pratiques avancées. Sans pour autant recréer un corps spécifique, cela permettra de répandre la bonne pratique dans les établissements, et d’assurer certaines tâches aujourd’hui dévolues aux psychiatres.

    Les prisons traversent une grave crise. Or autour d’un quart des détenus souffre de troubles psychiatriques. Que doit-on faire avec eux ?

    Il existe des unités hospitalières spécialement aménagées pour recevoir des détenus présentant un trouble de santé mentale. La première unité s’est ouverte à Marseille en septembre 2017 avec 440 places. La stratégie nationale de santé prévoit de poursuivre la création de ces unités.

    Propos recueillis par François Béguin, Sandrine Cabut, et Laetitia Clavreul

    LES MESURES
    Agnès Buzyn, la ministre de la santé, présentait vendredi 26 janvier son plan d’action

    Stage obligatoire
    Un stage sera obligatoire en -psychiatrie ou en santé mentale pour tous les futurs médecins généralistes lors de leur -internat

    Formation continue » Sur-spécialisation " des infirmiers travaillant en psychiatrie, via la formation continue [la suppression du diplôme d’infirmier psychiatrique date de 1994 nec
    http://psychiatriinfirmiere.free.fr/formation/infirmier/psychiatrie/infirmier-secteur-psychiatrique.htm

    Bonnes pratiques
    Mise en place d’indicateurs de la qualité des soins et de recommandations de bonnes pratiques en psychiatrie

    Révision des tarifs
    Revalorisation du montant des consultations de pédopsychiatrie et des consultations complexes de psychiatrie en médecine générale lors d’une prochaine révision de la convention médicale

    Budget des hôpitaux
    Préservation des budgets consacrés à la psychiatrie au sein des -groupements hospitaliers de -territoires et dans les hôpitaux généraux d’ici la fin d’année

    De la psychiatrie vers la santé mentale, Rapport de mission , Dr Eric Piel, Dr Jean-Luc Roelandt, juillet 2001
    https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2001-4-page-9.htm

    Entre 1990 et 1997, dans le secteur public, l’évolution des pratiques de prise en charge s’est traduite à la fois par une augmentation du nombre de places d’hospitalisation partielle (+25 %) et par une forte baisse du nombre de lits d’hospitalisation complète (-32 %). La hausse des capacités d’hospitalisation partielle (+4 861) n’a toutefois pas compensé la diminution des lits d’hospitalisation complète (-26 711), d’où un recul de la capacité totale en lits et places de 21 % sur sept ans.

    #psychiatrie #soin #management

    https://seenthis.net/messages/663509 via colporteur


  • Comment tuer la #Sécu - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2017/10/comment-tuer-la-secu.html
    https://img.over-blog-kiwi.com/0/54/91/86/20171007/ob_299d85_acron.jpg

    Le grand problème est effectivement celui du #salaire différé. Les #cotisations sont toutes du salaire. Différé. Un salaire que l’on touche à côté du salaire proprement dit ou quand on part en retraite. Accepter aujourd’hui 2% du pouvoir d’achat en plus par l’abaissement ou la suppression des cotisations c’est accepter des #soins toujours de moins en moins gratuits et des #pensions toujours de plus en plus faibles. La cotisation est le fondement de la Sécu. Pour simplifier, elles signifient : « je suis malade, tu payes ; tu es malade, je paye ; je travaille, je paye ta retraite ; tu travailles, je vis une retraite décente ». Les cotisations sont l’alpha et l’oméga de la solidarité entre les assurés contemporains et intergénérationnels.

    Cela dit, on accepte rien : on nous l’impose !

    https://seenthis.net/messages/636756 via Agnès Maillard


  • Les mirages de la #Médecine moderne
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/140717/les-mirages-de-la-medecine-moderne

    Alors qu’on nous vend à longueur de pages une médecine futuriste à la fois hyper efficace et individualisée, la réalité est celle d’une stagnation dans les découvertes médicales et d’une emprise économique croissante qui creuse les inégalités de santé. Comment réorienter le #soin en maîtrisant la technologie et les questions éthiques et politiques qu’il soulève ? Entretien avec le professeur Sicard.

    #Culture-Idées #Didier_Sicard #Ethique #hopital #malade #patient #Technologies


  • HACKING WITH CARE
    https://hackingwithcare.in

    “We see everyday members of our communities -especially ones under high pressure- go burn-out, depressed, or worse. Caring about ourselves and others is a cultural and strategic blind spot for those, like us, who were born “in” a computer… At the other end of the spectrum, caregivers lack the understanding of technological realities that would be necessary to meaningfully reach and get in contact with us (OpSec and crypto among others). Hacking with Care aims at bridging this gap, by hacking care and well-being as a primary strategic objective of our movements, as well as a joyful tactics that can be shared around. Likewise, HwC aims at sharing hacker ethics and tools with caregivers, to enable them to better fulfill their missions.
    Hacking with Care is a loose collective, growing literally by contact and affinity, comprised of hackers, activists, massage, Chinese medicine practitioners, psycho- and motion-therapists, etc. Join us for a hands-on discussion about hacking collectively some of our most precious -yet sometimes unexplored-, complex and beautiful resources of all: our bodies and our minds!”

    #santé_mentale #soin #hackers

    https://seenthis.net/messages/564421 via Fil


  • En #Hongrie, l’arrêt maladie, un héritage du socialisme
    http://hu-lala.org/en-hongrie-arret-maladie-un-heritage-du-socialisme

    Budapest possède, entre mille autres charmes, des bains thermaux qui font l’admiration des touristes et la Une des guides. Tels les Bains Széchényi où il fait particulièrement bon se tremper l’hiver dans ses bassins d’eau délicieusement chaude, douillettement emmitouflés sous des nappes de vapeur, alors que la température extérieure descend en dessous de zéro. Un […]

    #1989_Année_Zéro #Budapest #communisme #histoire #santé #soins #thermalisme #thermes_Gellért #thermes_Lukács #thermes_Rudas #thermes_Széchenyi


  • En #Hongrie, l’arrêt maladie, une héritage du socialisme
    http://hu-lala.org/en-hongrie-l%e2%80%99arret-maladie-une-heritage-du-socialisme

    Budapest possède, entre mille autres charmes, des bains thermaux qui font l’admiration des touristes et la Une des guides. Tels les Bains Széchényi où il fait particulièrement bon se tremper l’hiver dans ses bassins d’eau délicieusement chaude, douillettement emmitouflés sous des nappes de vapeur, alors que la température extérieure descend en dessous de zéro. Un […]

    #1989_Année_Zéro #Budapest #communisme #histoire #santé #soins #thermalisme #thermes_Gellért #thermes_Lukács #thermes_Rudas #thermes_Széchenyi


  • À l’hosto, trop c’est trop ! C’est l’heure de l’mettre - Radio Campus Lille
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/a-l-hosto-trop-c-est-trop

    Casser le Code du travail c’est bien. Détruire le service public de la Poste c’est sympa. Débiter le chemin de fer en petits morceaux c’est enthousiasmant. Saccager l’Education Nationale, c’est agréable. Ah ! Saper la Sécu, quel plaisir ! Mais s’attaquer à l’hosto, c’est le summum...

    Parmi toutes nos conquêtes, les services publics, échappant à la main pas si invisible du marché. Et parmi ces services publics, la santé, un bien non-marchand par excellence. C’est pour ça que le refiler au privé, c’est jouissif...

    (Le lien direct vers le mp3 fonctionne) Les témoignages commencent à la 13 iéme minute
    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/CHDM161109.mp3


    http://zonepull1.cdncampus.netdna-cdn.com/images/stories/HDM/2016/hdm091116.jpg

    Mais comment ? Eh bien comme pour le reste : on désorganise, on comprime, on dévaste, on « rationalise », on fait « des économies », on calomnie le personnel, on le pousse à bout, et quand tout est rentré en désordre, on obtient un cancer ou un ulcère privés, compétitifs, dynamiques, et qui relancent la croissance. Quand on a la santé, eh ben... on fait beaucoup de profit !

    Au milieu du brigandage généralisé, il y a des gens, et plus précisément des travailleuses et des travailleurs. Qualifiés par le sens commun (subrepticement travaillé par la propagande sournoise que vous savez) de « privilégiés », tancés pour leurs avantages considérables, les hospitaliers, pendant ce temps, courent dans tous les sens, accumulent les heures non payées, écopent la misère et les contradictions de la société du capital, et soignent nos petits bobos comme ils peuvent, privés de moyens et de considération...

    C’est avec la fracture du gamin ou le palliatif de mémé que le bon peuple s’aperçoit, malgré la propagande, du dévouement et des efforts de l’hosto, celui qui ne facture pas la maladie pour remplir les poches de quelques actionnaires. Mais la casse de l’hôpital public, préalable à la privatisation complète de la santé, ne passe plus là où l’on compte les morceaux, chez les travailleuses et travailleurs de l’hosto. Qui résistent. Et combattent, pour nous tous, les bandits des grands chemins qui mènent à notre perte.

    Nous recevons ce mercredi des syndicalistes (CGT) du CHRU de Lille, et d’autres invités, pour évoquer ce vaste sujet. A l’hosto aussi c’est l’heure de l’mettre ! Parce que trop, c’est trop...
    C’est l’heure de l’mettre !

    #audio #radio #Radios_libres #Radio_Campus_Lille #Santé #Hopital #Infirmiére #economie #Social #soins #syndicalisme #souffrance_au_travail #chirurgie #medecine #fric #CHR

    https://seenthis.net/messages/540935 via BCE 106,6 Mhz


  • EHPAD de La Membrolle : « Il n’est question que de chiffres, jamais d’humain »

    https://larotative.info/ehpad-de-la-membrolle-il-n-est-1822.html

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L700xH525/arton1822-95afd-bc002.jpg?1473273249

    Les salariées des EHPAD de La Membrolle et Semblançay, dans le nord de l’agglomération de Tours, sont en lutte depuis la fin du mois de mai. Le point de départ, ça a été le traitement des contractuelles. Depuis, les aides soignantes et ASH ne cessent de dénoncer des conditions de travail incompatibles avec la qualité des soins et la dignité des résidents. Une situation qu’on observe dans de nombreux autres établissements du département.

    La direction prétend vouloir faire de la qualité, mais ce n’est pas possible avec un personnel non-qualifié et en nombre insuffisant. En négociation, la direction se montre très méprisante. Il n’est question que de chiffres, jamais d’humain : les résidents sont un « prix de journée », nous sommes un « ratio ». Cela génère de la souffrance parmi les salariées, ce qui peut se traduire par de nouveaux arrêts de travail, et nous entraîne dans un cercle vicieux.

    On a des conditions de travail extrêmement dégradées, alors que nous intervenons auprès d’une population très âgée. Aujourd’hui, les gens arrivent très tard en maison de retraite, souvent avec des pathologies multiples, ce qui induit une grosse dépendance.

    Récemment, en raison de nombreux arrêts, nous n’avons pas été en mesure de donner des douches à certains résidents pendant toute la semaine. Et apparemment, cela n’effraie personne. Alors que ça pose un vrai problème de dignité de la personne. Heureusement, beaucoup de familles de résidents nous soutiennent : elles voient bien que nous souffrons… Souvent, faute de personnels, le ménage ne peut pas être fait, les toilettes des résidents sont réalisées à la va-vite. Pourtant, on nous en demande toujours plus. Certaines salariées se mettent à pleurer quand elles apprennent qu’une collègue est en arrêt. Tout le monde vient travailler à reculons. Même si c’est un métier qu’on a choisi, il n’y a plus d’engouement.

    #soins #vieillesse #care #grève #rezo

    https://seenthis.net/messages/522618 via La Rotative


  • A #Delhi, des cliniques dernier cri pour soigner les pauvres

    Mohan Lal grimace encore de dégoût quand on lui rappelle les consultations régulières pour son asthme dans les hôpitaux vétustes, sales et bondés de #New_Delhi. L’ouverture dans son quartier d’une clinique gratuite a changé sa vie.

    http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_765/public/afp/45b0da6bc77ec4071e4cdeb7a4edcb8ac127a300.jpg?itok=68L_V3nG
    http://www.courrierinternational.com/depeche/delhi-des-cliniques-dernier-cri-pour-soigner-les-pauvres.afp.

    #Inde #santé #pauvreté #soins

    https://seenthis.net/messages/517871 via CDB_77


  • How Technology Hijacks People’s Minds — from a Magician and Google’s Design Ethicist — Tristan Harris
    https://medium.com/@tristanharris/how-technology-hijacks-peoples-minds-from-a-magician-and-google-s-design-eth

    living moment to moment with the fear of missing something isn’t how we’re built to live.
    And it’s amazing how quickly, once we let go of that fear, we wake up from the illusion. When we unplug for more than a day, unsubscribe from those notifications, or go to Camp Grounded — the concerns we thought we’d have don’t actually happen.
    We don’t miss what we don’t see.
    The thought, “what if I miss something important?” is generated in advance of unplugging, unsubscribing, or turning off — not after. Imagine if tech companies recognized that, and helped us proactively tune our relationships with friends and businesses in terms of what we define as “time well spent” for our lives, instead of in terms of what we might miss.

    http://timewellspent.io

    #design #temps #attention #soin #piège #fomo #manipulation #réseaux_sociaux #santé_mentale #attention

    https://cdn-images-1.medium.com/max/800/1*7Gt5k-6sigW8e1QoLARuYg.png

    http://seenthis.net/messages/491820 via Fil


  • Le ’Bénévolat valorisé’ | Soutenir Framasoft
    https://soutenir.framasoft.org/node/add/benevalo

    il est capital pour l’association de rendre compte de l’activité des bénévoles et de pouvoir chiffrer cette activité en équivalence financière.
    Cela permet de confirmer que Framasoft, malgré un secteur lucratif important (ventes sur EnVenteLibre, prestations…), reste bien une association majoritairement non lucrative.

    Pour nos bilans moraux et financiers annuels, nous avons besoin de calculer ce bénévolat valorisé.

    Pour cela, le formulaire ci-dessous doit être rempli par tous les bénévoles chaque fois qu’ils terminent une tâche pour l’association (ou au moins de manière régulière).

    Il n’est pas nécessaire d’être hyper précis, vous pouvez notez vos heures à la louche . Mais les informations saisies doivent être – autant que possible – correctes et vérifiables (inutile de « gonfler » les chiffres).

    Il faut juste indiquer :

    – votre pseudo + email (vous pouvez créer un compte pour aller plus vite et pouvoir rectifier si besoin)
    – quand vous avez effectué cette tâche ? combien d’heures ça vous a pris ?
    – quel type de tâche ? pour quel projet ? (éventuellement à détailler en bas du formulaire : URL, commentaire…)
    – quelle qualification vous estimez qu’il faut avoir ? (quel « salaire » vous auriez trouvé juste de recevoir : expert=18€/h ; qualifié=13€/h ; non-qualifié ou je ne sais pas=9€/h)

    #bénévolat #valorisation #bénévalo #temps #attention #soin

    http://seenthis.net/messages/491822 via Fil


  • Debout : pour une psychiatrie à visage humain - jeudi 14 avril à République
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8107

    « Psychiatrie debout »
    « Divers gens debout »

    RÉUNISSONS-NOUS POUR DÉCIDER DE NOS PROCHAINES ACTIONS le JEUDI 14 AVRIL 2016 dès 20H place de la République

    Nous travaillons en #psychiatrie et désirons porter haut et fort notre mécontentement en ce qui concerne la loi de #santé (Loi Touraine) instaurant les Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT), la disparition du secteur psychiatrique, la dégradation des moyens pour accueillir et soigner, les pratiques de contentions et la restriction à une conception neuro-biologique de la pathologie psychique et sa sur-médicalisation majoritaire en psychiatrie.

    Nous sommes solidaires avec toutes les luttes engagées contre la destruction des acquis sociaux. Nous partageons le constat d’une dérive néo-libérale qui engendre de façon insidieuse, mais massive, la destruction du service public, éloignant du #soin les personnes les plus fragiles et participant à un processus toujours plus marqué de leur #précarisation, de leur exclusion et de leur #enfermement.

    http://www.cip-idf.org/local/cache-vignettes/L534xH342/image-3a8b0.png

    http://seenthis.net/messages/479496 via colporteur


  • #13-Novembre : #samu et #pompiers assurent que les secours ont été « une réussite »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170316/13-novembre-samu-et-pompiers-assurent-que-les-secours-ont-ete-une-reussite

    Lors de l’audition à l’Assemblée du Samu et des pompiers sur la prise en charge des victimes le soir du 13 novembre, aucune question n’a porté sur l’absence de secours médicaux à la Bonne Bière ni sur leur retard à la Belle Équipe. De lourdes interrogations demeurent.

    #France #attentats #soins_d'urgence #terrorisme


  • #Attentats_du_13-Novembre : là où les secours ont manqué
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290216/attentats-du-13-novembre-la-ou-les-secours-ont-manque

    La brasserie « La Bonne bière » a réouvert le 4 décembre 2015. © Reuters Le soir du 13 novembre 2015, les #victimes des attentats contre la brasserie « La bonne bière » et le restaurant « Casa Nostra » n’ont pas reçu de secours médicaux. Ils ont été insuffisants à « La Belle Équipe ». Le chaos propre à ces scènes de guerre ne suffit pas à expliquer ces dysfonctionnements. Ils tiennent à un ancien problème de communication entre les deux systèmes de secours : les pompiers et le #samu.

    #France #Médecine #pompiers_de_Paris #soins_d'urgence #terrorisme


  • Thierry Najman pour une #psychiatrie ouverte
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221215/thierry-najman-pour-une-psychiatrie-ouverte

    Entretien vidéo dans l’article Psychiatre et chef de pôle à l’hôpital de Moisselles, en banlieue parisienne, Thierry Najman prouve, chiffres et études à l’appui, qu’un service de psychiatrie soigne moins bien quand il ferme ses portes et multiplie les contraintes sur les patients. Le sécuritaire ne garantit pas la sécurité.

    #France #Culture-Idées #contrainte #enfermement #sante #soins


  • Thierry Najman : « La sécurité n’est pas mieux assurée avec un service psychiatrique fermé »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221215/thierry-najman-la-securite-nest-pas-mieux-assuree-avec-un-service-psychiat

    Entretien vidéo dans l’article Psychiatre et chef de pôle à l’hôpital de Moisselles, en banlieue parisienne, Thierry Najman prouve, chiffres et études à l’appui, qu’un service de #psychiatrie soigne moins bien quand il ferme ses portes et multiplie les contraintes sur les patients. Le sécuritaire ne garantit pas la sécurité.

    #France #Culture-Idées #contrainte #enfermement #sante #soins