• En Islande, les banquiers voyous ont leur prison
    http://abonnes.lemonde.fr/m-le-mag/article/2016/12/02/en-islande-les-banquiers-voyous-ont-leur-prison_5041888_4500055.html
    http://s1.lemde.fr/image/2016/12/02/644x322/5041886_3_9caf_a-kviabryggja-les-detenus-decouvrent-les-tr_24a9cf3f66f7cb254315dcf05e81f8d4.jpg

    Plantée dans un paysage spectaculaire au bord de l’océan, cette « prison ouverte » abrite dans deux bâtiments vingt-deux détenus, dont certains sont des célébrités locales. Kviabryggja est en effet devenue, depuis la crise bancaire de 2008, la « prison des banquiers », celle où sont envoyées la plupart des stars déchues de la finance.

    En tout, une quarantaine de financiers – presque exclusivement des hommes – ont déjà été condamnés par la justice islandaise pour avoir spéculé frauduleusement, puis mis l’économie de l’île à terre, un cas unique dans le monde. Et les procès continuent : deux dirigeants de l’ex-Glitnir – une des trois principales banques avant la crise – ont été condamnés, le 24 novembre, à douze et à vingt-quatre mois de prison.

    Recruté pour enquêter spécialement sur les banquiers, le procureur Olafur Hauksson mène encore des investigations dans cinq dossiers, qu’il espère clôturer d’ici à la fin de l’année, plus de huit ans après l’éclatement de la bulle. « Il faudra ensuite les juger, ce qui peut prendre encore des années », explique-t-il.
    Ordinateur, golf et cigares

    Quand ils sont condamnés à de la prison ferme, les anciens banquiers peuvent compter sur la qualité du modèle pénitentiaire scandinave, qui a toujours fait de la réinsertion une priorité. A Kviabryggja, ils bénéficient ainsi de chambres individuelles équipées d’ordinateur, de télévision et de PlayStation, d’une salle de sport, d’un petit golf, d’une bibliothèque et même d’une salle de billard.

    Les familles sont autorisées à passer des journées entières avec leur proche emprisonné si elles le souhaitent. En ce moment, cinq criminels en col blanc partagent leur quotidien avec dix-sept autres prisonniers et huit gardiens. Les neuf cents habitants du village voisin de Grundarfjördur ont pris l’habitude de voir ces banquiers déchus venir acheter leurs cigares au supermarché une fois par semaine.

    « Kviabryggja est normalement une étape entre la prison fermée et la semi-liberté, avant le bracelet électronique à domicile. Les banquiers, eux, ont été envoyés directement à Kviabryggja car ils ne sont pas violents et ne purgent pas des peines très lourdes », raconte Gudmundur Thoroddsson, président de l’association des prisonniers islandais, lui-même faisant l’objet d’une condamnation à douze ans de prison pour trafic de drogue.

    Il a été transféré ici il y a cinq mois en raison de son bon comportement, et peut donner librement une interview à M, en marge d’une conférence sur les troubles du comportement organisée dans un grand hôtel de Reykjavik

    #spéculation #crise_financière #justice #Islande #Banque #criminalité #cols_blancs

    • C’est une prison sans murs ni barreaux, perdue à plus de deux heures de route au nord de Reykjavik. Située au pied du Snæfellsjökull – l’un des plus beaux volcans d’Islande –, Kviabryggja ressemble en fait surtout à une simple ferme installée au milieu d’un terrain de 35 hectares.
      Plantée dans un paysage spectaculaire au bord de l’océan, cette « prison ouverte » abrite dans deux bâtiments vingt-deux détenus, dont certains sont des célébrités locales. Kviabryggja est en effet devenue, depuis la crise bancaire de 2008, la « prison des banquiers », celle où sont envoyées la plupart des stars déchues de la finance.

      En tout, une quarantaine de financiers – presque exclusivement des hommes – ont déjà été condamnés par la justice islandaise pour avoir spéculé frauduleusement, puis mis l’économie de l’île à terre, un cas unique dans le monde. Et les procès continuent : deux dirigeants de l’ex-Glitnir – une des trois principales banques avant la crise – ont été condamnés, le 24 novembre, à douze et à vingt-quatre mois de prison.
      Recruté pour enquêter spécialement sur les banquiers, le procureur Olafur Hauksson mène encore des investigations dans cinq dossiers, qu’il espère clôturer d’ici à la fin de l’année, plus de huit ans après l’éclatement de la bulle. « Il faudra ensuite les juger, ce qui peut prendre encore des années », explique-t-il.

      Ordinateur, golf et cigares

      Quand ils sont condamnés à de la prison ferme, les anciens banquiers peuvent compter sur la qualité du modèle pénitentiaire scandinave, qui a toujours fait de la réinsertion une priorité. A Kviabryggja, ils bénéficient ainsi de chambres individuelles équipées d’ordinateur, de télévision et de PlayStation, d’une salle de sport, d’un petit golf, d’une bibliothèque et même d’une salle de billard.

      Les familles sont autorisées à passer des journées entières avec leur proche emprisonné si elles le souhaitent. En ce moment, cinq criminels en col blanc partagent leur quotidien avec dix-sept autres prisonniers et huit gardiens. Les neuf cents habitants du village voisin de Grundarfjördur ont pris l’habitude de voir ces banquiers déchus venir acheter leurs cigares au supermarché une fois par semaine.

      « Kviabryggja est normalement une étape entre la prison fermée et la semi-liberté, avant le bracelet électronique à domicile. Les banquiers, eux, ont été envoyés directement à Kviabryggja car ils ne sont pas violents et ne purgent pas des peines très lourdes », raconte Gudmundur Thoroddsson, président de l’association des prisonniers islandais, lui-même faisant l’objet d’une condamnation à douze ans de prison pour trafic de drogue.

      Il a été transféré ici il y a cinq mois en raison de son bon comportement, et peut donner librement une interview à M, en marge d’une conférence sur les troubles du comportement organisée dans un grand hôtel de Reykjavik.

      Les 330 000 Islandais « connaissent tous les prisonniers. Ils resteront probablement des “prisonniers” dans la société islandaise toute leur vie ». Helgi Gunnlaugsson, criminologue
      « Le cadre est certes magnifique, mais nous sommes tout de même privés de notre liberté », rappelle-t-il, en rejetant tous les commentaires qu’on peut trouver sur les réseaux sociaux qui qualifient la prison d’« hôtel de luxe ».

      http://s2.lemde.fr/image/2016/12/02/534x0/5041884_6_f9d8_2016-11-30-417e822-29048-1dgmi40-6xpiltyb9_e9e0f23a2d382f4ceef54edfeb0b0d56.jpg

      La prison de Kviabryggja est située en pleine nature islandaise, dans un paysage spectaculaire au bord de l’océan.
      Surtout que ceux-ci étaient souvent habitués à vivre dans l’opulence à Londres, à Lausanne (Suisse) ou au Luxembourg avant de se retrouver isolés dans un des deux bâtiments de Kviabryggja, totalement privés de soleil deux mois dans l’année – en décembre et en janvier, le soleil ne se lève pas assez haut pour dépasser la montagne.

      « Bien sûr, il y a des voix pour se plaindre de ce traitement [qui leur est accordé], mais cela reste une chute incroyable pour eux », insiste Helgi Gunnlaugsson, criminologue à l’université d’Islande, qui a pu visiter la prison. Surtout que les 330 000 Islandais « connaissent tous les prisonniers, glisse le chercheur, ce qui risque de peser longtemps sur leur destin. Ils resteront probablement des “prisonniers” dans la société islandaise toute leur vie ».

      La prison leur aura au moins fait connaître le travail manuel et mal rémunéré. A Kviabryggja, ceux qui le souhaitent peuvent prendre soin des animaux pour 2 euros de l’heure – il y a une centaine de moutons et des chevaux –, nettoyer la maison, faire la cuisine ou des réparations, même si ce n’est pas obligatoire. « Certains banquiers travaillent pour eux-mêmes en faisant des traductions par exemple », explique Gudmundur Thoroddsson.

      Des détenus « innocents » et procéduriers

      Plusieurs anecdotes publiées dans la presse islandaise ont fait état du comportement exemplaire des cols blancs. Un ancien détenu déficient mental a ainsi assuré en septembre que l’ex-PDG de Kaupthing, une autre des trois principales banques du pays avant 2008, lui avait appris à utiliser un lave-linge. La femme d’Olafur Olafsson, un des principaux actionnaires de Kaupthing, a, elle, proposé une récompense à un des codétenus de son mari qui avait retrouvé son portefeuille, perdu lors d’une visite.

      Mais, si leurs bonnes actions fuitent régulièrement, ces détenus très spéciaux refusent tous de parler directement de leur expérience. Toujours persuadés de leur innocence, procéduriers, ils n’hésitent pas à recourir à des agences de relations publiques dès qu’ils ont un grief à adresser à l’administration pénitentiaire.

      Les anciens de Kaupthing ont saisi le médiateur du Parlement islandais après que Michael Moore a été autorisé à rentrer à Kviabryggja en 2015 pour son film Where to Invade Next. Ils se sont aussi plaints que le directeur des prisons ait laissé entendre dans les médias qu’ils avaient souhaité pouvoir boire du vin à table – ce qui était faux. Depuis, celui-ci préfère éviter les ennuis en refusant toutes les demandes d’interviews et de visites de la presse.

      « Ce qui nous a été infligé est horrible, la société islandaise pratique une forme de harcèlement à l’égard des banquiers. » Olafur Olafsson, condamné à quatre ans et demi ferme
      Un seul entretien a été accordé par des banquiers depuis la prison, en janvier 2016. Interrogés par la principale chaîne de télévision privée islandaise, souriants et décontractés, trois anciens de Kaupthing se sont présentés comme des victimes d’une injustice.

      « C’est sûr qu’on aurait dû gérer la banque autrement, mais il y a une grande différence entre dire qu’on a fait des bêtises et dire qu’on a agi illégalement », a expliqué l’ancien président de la banque, condamné à quatre ans de prison. Au moment du krach, il avait menti avec ses collègues sur l’investissement miraculeux d’un Qatari, qui était en réalité financé par un prêt de la banque elle-même. « Jamais je n’aurais imaginé que je finirais ici », a affirmé à ses côtés l’ex-dirigeant de la filiale luxembourgeoise de la banque.

      Nouvelle vie

      « Ce qui nous a été infligé est horrible, la société islandaise pratique une forme de harcèlement à l’égard des banquiers », a insisté l’ancien actionnaire Olafur Olafsson, qui a écopé de quatre ans et demi ferme. Et de comparer sa nouvelle vie – bien loin de celle qu’il menait en Suisse – à celle d’« un internat scolaire il y a quarante ans ». « On nous réveille entre 6 h 45 et 7 heures. A 9 heures le directeur vient, on mange vers midi, on regarde nos e-mails et après on travaille jusqu’à 18 heures. »
      Les trois financiers n’ont pourtant pas dû rester longtemps à Kviabryggja. En avril, après un an seulement en détention, ils ont été placés en semi-liberté, grâce à un changement opportun de la loi sur les libérations conditionnelles.

      Placé en pension à Reykjavik, Olafur Olafsson a eu un malheureux accident quelques semaines plus tard. Alors qu’il survolait un des plus beaux paysages islandais avec son tout nouvel hélicoptère, l’appareil s’est écrasé. Lui, le pilote et ses trois partenaires d’affaires étrangers présents à bord s’en sont sortis avec de simples blessures. Il n’y avait rien d’illégal dans cette expédition, a expliqué l’administration pénitentiaire : l’accident a eu lieu largement avant 21 heures, l’heure à laquelle le banquier se devait d’être de retour dans sa pension.


  • Crise du logement : pire qu’Airbnb, découvrez les agences anti-squat

    "Une agence anti-squat est une société spécialisée dans la gestion de biens immobiliers vacants. Ces sociétés proposent aux propriétaires d’externaliser la gestion de leurs locaux vides, afin d’éviter qu’ils ne soient squattés ou dégradés, en attendant qu’une destination leur soit trouvée. Pour ce faire, les agences anti-squat ont recours à de la main d’œuvre gratuite – les “gardiens” – qui, en échange de l’occupation payante des locaux (180 euros par mois, en moyenne), doivent fournir un service de gardiennage et de protection, non rémunéré et très contraignant. Parce que les alternatives pour trouver un logement abordable sont rares, les résidents gardent sous silence les abus de pouvoir dont ils sont victimes, préférant être mal logés et maltraités que de vivre dans la rue. Estimés entre 30 000 et 50 000 aux Pays-Bas actuellement, les anti-squatteurs sont une nouvelle classe de sous-locataires et de mal logés qui risque de se développer."

    https://comptoir.org/2016/11/07/crise-du-logement-pire-quairbnb-decouvrez-les-agences-anti-squat

    #spéculation
    #mal_logement
    #précarité
    #exclusion


  • La taxe sur les #transactions_financières, cet #impôt que l’#Europe n’ose pas enterrer
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/06/17/la-taxe-sur-les-transactions-financieres-cet-impot-que-l-europe-n-ose-pas-en
    http://s1.lemde.fr/image/2016/06/17/644x322/4952251_3_e7ea_la-bourse-de-frankfurt-le-9-juin_d05150a2dcaabbd2dc5cb8b793bad399.jpg

    « La quoi ? La TTF ? Vous êtes sûrs que c’est encore un sujet ? Elle n’était pas morte l’année dernière ? » « Non, tu exagères, elle bouge encore… Même si c’est un peu un zombie. » Voici un exemple, parmi d’autres, des échanges que la taxe sur les transactions financières (TTF) – la #taxe_Tobin version européenne – suscite désormais à Bruxelles. L’ennui, l’indifférence et quelques plaisanteries.

    Toujours dans les limbes, après cinq ans d’atermoiements, cet impôt sur les établissements financiers, qui est censé réfréner la #spéculation et contribuer à de nobles causes – la lutte contre le réchauffement climatique ou la recherche sur le sida –, ne passionne plus grand monde. Ni les fonctionnaires européens, ni les politiques, ni les médias, sursollicités par des crises – « Brexit », migration –, forcément plus urgentes.

    Et, à chaque « réunion TTF » des ministres des finances (ils ne sont plus que dix concernés désormais, le Français, l’Autrichien, le Belge, le Slovène, le Portugais, l’Allemand, l’Italien, l’Espagnol, le Grec et le Slovaque), la même question se pose : ça y est, on l’enterre ? Le rendez-vous du jeudi 16 juin, à Luxembourg, en marge d’une rencontre des grands argentiers de la zone euro, n’a pas fait exception.

    Le travail continue

    Mais une fois de plus, comme en décembre 2015, comme en mars 2016, les ministres ont réussi à sortir de la salle en assurant que le travail continuait. « Nous avons pris acte qu’un accord est possible », a déclaré le Français Michel Sapin. « Nous avons une position commune sur 99 % du compromis »,...

    #parti_socialiste #fiscalité


  • #Spéculation, évasion fiscale, bonus des traders : observez en direct la démesure des banques et marchés financiers - Basta !
    http://www.bastamag.net/Speculation-evasion-fiscale-bonus-des-traders-observez-en-direct-la-demesu
    http://www.bastamag.net/IMG/arton4787.jpg?1426616061
    Nous n’avons plus les moyens d’avoir des #riches !

    Autre dossier noir de la finance : l’évasion fiscale. Elle serait impossible sans la complicité des banques, qui ferment les yeux ou incitent ouvertement leurs clients à « optimiser » leur patrimoine en transférant leur argent sur des comptes à l’étranger. Le manque à gagner pour l’État français est évalué entre 60 à 80 milliards d’euros par an, selon les derniers rapports parlementaires [3]. Soit l’équivalent de ce qui est collecté avec l’#impôt sur le revenu [4]. Un euro sur 5 échappe ainsi à l’impôt en France !

    http://seenthis.net/messages/477029 via Agnès Maillard


  • Un développement urbain pensé pour le capital étranger - #Panamá sans les Panaméens, par Allan Popelard & Paul Vannier (juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/POPELARD/53193 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton53193.png

    Abandonnées au marché, les formes urbaines de Panamá exemplifient la production oligarchique de l’espace. Dès le début du XXe siècle, de riches entrepreneurs mirent en chantier des pans nouveaux de la ville. Après avoir fait fortune dans le commerce de la banane, Minor Keith aménagea le quartier de Bella Vista dans les années 1910. Quatre décennies plus tard, les Duque, magnats de la presse, édifièrent le quartier chic de La Cresta. En cours d’urbanisation, le quartier de Costa del Este représente l’ultime avatar de cette histoire urbaine privatisée. « C’est un projet qui a commencé au début des années 1990, relate M. Uribe. Anticipant la construction de l’autoroute reliant le centre-ville à l’aéroport, l’homme d’affaires Roberto Motta a acheté à très bas prix une multitude de petites parcelles sur le site d’une ancienne décharge. » De cette « zone », il a fait l’un des quartiers les plus en vogue de la ville. De nombreux émigrés vénézuéliens soucieux de se mettre à l’abri de la « révolution bolivarienne » y ont trouvé refuge. Sur la promenade de palmiers où courent les joggeurs, l’entrepreneur urbain a érigé un monument à sa propre gloire.

    « Longtemps, les dix familles les plus puissantes du pays ont été tenues à l’écart des affaires du canal, explique Marco A. Gandásegui, professeur de sociologie à l’université de Panamá. Lorsque celui-ci était aux mains des Américains, elles ont été contraintes de se spécialiser dans d’autres activités. Avec l’arrivée de soixante mille travailleurs pour les besoins du chantier, au début du XXe siècle, elles se sont naturellement tournées vers la fourniture de logements. Elles ont ainsi pu se constituer des fortunes considérables en spéculant. »

    Alors que l’immobilier a crû à un rythme de 29 % en 2013, contre 8 % pour le produit intérieur brut (PIB), la fortune des oligarques panaméens continue de reposer sur l’exploitation de la rente urbaine. Résultat : 40 % de la population de la capitale vivraient au-dessous du seuil de pauvreté et 50 % n’auraient pas accès à l’eau potable. Aucun parti d’opposition ne semble parvenir à émerger. « Alors que dans les autres pays d’Amérique latine l’abstention est forte, ici, 78 % des électeurs ont voté à la dernière présidentielle », souligne Gandásegui. D’un oligarque l’autre, l’ordre électoral semble cadenassé.

    #finance #évasion_fiscale #ville #spéculation #panamaleaks


  • « L’urgence de maîtriser les prix des nouveaux #médicaments contre le cancer » | Actualité | LeFigaro.fr - Santé
    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/03/14/24739-lurgence-maitriser-prix-nouveaux-medicaments-contre-cancer
    http://sante.lefigaro.fr/sites/default/files/media/field_media_image/PHO34f13494-ea12-11e5-81fe-bb8a3899db93-805x453.jpg

    En réalité, les prix des nouveaux #traitements du #cancer sont déterminés par l’idée que les industriels se font de ce que les marchés sont capables de supporter. Cela explique les écarts de prix très importants observés d’un pays à l’autre et permet également de comprendre pourquoi l’Imatinib (Glivec®), traitant de façon très efficace la leucémie myéloïde chronique a vu son prix passer aux États-Unis en quinze ans de 30 000 à 90 000 dollars par an, sans que le service médical rendu ait été amélioré.

    Au Royaume-Uni des traitements pourtant efficaces sont aujourd’hui déremboursés à cause des dépenses qu’ils engendrent.

    « Des menaces réelles pèsent sur l’équité d’accès des patients aux traitements innovants des cancers »

    Face à l’inflation des #prix pratiqués par des laboratoires pharmaceutiques enclins à optimiser leurs gains, des menaces réelles pèsent sur l’équité d’accès des patients aux traitements innovants des cancers, comme sur la pérennité de notre système de santé solidaire, d’autant que cette inflation déborde maintenant largement le champ du cancer et touche d’autres médicaments innovants comme ceux de l’#hépatite C.

    #pharmabarons #santé #médecine #profitation #commerce #spéculation #chantage #mort #capitalisme

    http://seenthis.net/messages/470052 via Agnès Maillard


  • Loi biodiversité : les citoyens soumettent leurs idées aux élus pour empêcher la privatisation de la nature
    http://www.bastamag.net/Loi-biodiversite-les-citoyens-se-mobilisent-pour-empecher-la-marchandisati

    Les sénateurs examinent le nouveau projet de loi sur la biodiversité de Ségolène Royal, alors que de nombreuses espèces animales et végétales sont menacées de destruction. Le Parlement a lancé en amont une consultation citoyenne à laquelle environ 8700 personnes ont participé. Une partie d’entre elles appellent à refuser la privatisation des gènes des plantes, à empêcher la dissémination de nouveaux OGM, à interdire les insecticides les plus dangereux, à sanctionner la biopiraterie, et à se méfier des (...)

    #Décrypter

    / #Politique, Biodiversité, #Eviter_le_dépôt_de_bilan_planétaire, #Spéculation_financière, Démocratie !, A la (...)

    #Biodiversité #Démocratie_ !
    http://www.bastamag.net/IMG/pdf/ogm_loi_biodiversite_cqpresse_cgtinra_15janv2016.pdf

    http://seenthis.net/messages/451860 via Basta !


  • Quarante ans après les accords de la Jamaïque

    Les accords de la Jamaïque font suite à la réunion de Kingston en Jamaïque les 7 et 8 janvier 1976, du Comité intérimaire du Fonds monétaire international (FMI) qui met un terme définitif au système monétaire de parités fixes mais ajustables. Ils confirment officiellement l’abandon du rôle légal international de l’or.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_la_Jama%C3%AFque

    Toutes les occurrences : http://www.monde-diplomatique.fr/recherche?s=%22accords+de+la+Jama%C3%AFque%22

    Lire notamment « La fièvre de l’or et la maladie du capitalisme », par Christian Goux (novembre 1979) http://www.monde-diplomatique.fr/1979/11/GOUX/35311

    Et surtout « L’or, le dollar et l’intégration capitaliste », par Francis Kern (mai 1980) http://www.monde-diplomatique.fr/1980/05/KERN/35557

    Fièvre de l’or, #spéculation sur le métal jaune... Nombre d’interrogations émergent quant à la fiabilité du fonctionnement actuel du #système_monétaire et financier international. Si, depuis les accords de la Jamaïque, on assiste à une démonétisation partielle de l’or, celui-ci reste, pour les #banques centrales, l’instrument privilégié de réserve et continue à susciter l’intérêt des spéculateurs ; par là même, il permet de conforter l’hypothèse d’un retour à l’#or comme élément central du système monétaire international. Reste à savoir si les autorités américaines sont prêtes à « liquider » en partie leurs stocks d’or, comme elles le font régulièrement depuis les accords de la Jamaïque, suivies en cela par le Fonds monétaire international (#FMI), pour entériner la démonétisation complète de l’or. Mais cette question ne peut intéresser que les spéculateurs, car, dès à présent, l’or n’est plus au cœur du système monétaire international ; en fait, il n’a jamais constitué qu’un enjeu secondaire dans l’histoire du capitalisme de l’après-guerre ; l’or n’a été que le voile de stratégies bien plus complexes ; même si le voile se déchire, les stratégies restent, les enjeux subsistent. Leur analyse permet de mieux situer le vrai problème.

    Une chronologie : face à l’euro, le « privilège exorbitant » du billet vert http://www.monde-diplomatique.fr/2005/03/A/12012 [#st]


  • Le #Venezuela miné par la #spéculation, par Ladan Cher (mars 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/CHER/52707

    Même agrégées, les combines des particuliers ne s’élèvent qu’à des sommes modiques comparées aux fraudes massives auxquelles s’adonnent les sociétés et les hauts fonctionnaires disposant d’un accès privilégié à la monnaie américaine. Un scandale révélé en 2013 a levé une partie du voile sur l’étendue du problème. Diverses fuites ont alors montré que la Commission d’administration des devises du Venezuela (Cadivi, ancêtre du Cencoex) s’était rendue coupable de corruption en allouant des dollars à des sociétés complices. Selon les estimations officielles, près d’un tiers des sommes distribuées par cette agence profitaient à des sociétés fantômes (5). La gouverneure de la banque centrale de l’époque, Mme Edmée Betancourt, a estimé que le coût de cette fraude pouvait atteindre 20 milliards de dollars par an, environ 4 % du produit intérieur brut (PIB). [#st]


  • Terres agricoles : comment des speculateurs contournent la loi
    http://farmlandgrab.org/post/view/25126-terres-agricoles-comment-des-speculateurs-contournent-la-loi

    « Plus personne ne peut acheter ici. Le propriétaire rachète tout ce qui est à la vente », peste un agriculteur. Qui se demande : « Quand il n’y aura plus qu’un homme sur un tracteur pour 500 hectares, il n’y aura plus personne dans les boulangeries, les écoles. Ce sera la mort totale de nos campagnes. »

    Sur le sujet, l’omertà est de mise, l’anonymat : la règle. Cap sur Bioussac, Condac, le Nord-Charente et le Sud-Vienne. Là, c’est un groupe financier irlandais qui met la main sur les terres. « Ils font cultiver les terres par un entrepreneur agricole. Il passe une fois de temps en temps avec un tracteur de 300 chevaux et c’est tout », râle un élu, impuissant.

    Pour mettre la main sur ces #terres sans passer par la case Safer, ces groupes ou très gros céréaliers incitent les vendeurs à créer une société. Le foncier est ensuite apporté au capital de la société. « Et les groupes rachètent des parts sociales, qui ne sont pas soumises au droit de préemption de la Safer. » Il y a un simple devoir d’information : « Et on se rend compte que 50% du marché se font hors Safer », regrette Benoît Biteau.

    Pour les investisseurs, l’intérêt est sonnant et trébuchant et le retour sur investissement rapide. Pour schématiser : les récoltes paient les charges courantes. L’évolution du prix du #foncier_agricole, de 3 à 4% par an, assure une bonne rentabilité à long terme. Et les hectares achetés permettent de récolter les aides de la politique agricole commune, indexées sur la surface des exploitations.

    #spéculation #désertification_des_campagnes

    http://seenthis.net/messages/390054 via odilon


  • China’s rural dwellers embrace investing in the stock market - Global Times
    http://www.globaltimes.cn/content/931855.shtml

    Liu Lianguo, a 50-year-old investor and retiree, is thinking about how he will manage his stock portfolio after losing some money over the last few weeks.

    He plans to closely follow the stock market and run his small fertilizer business simultaneously.

    Without any prior knowledge of the stock market, around 20 percent of Liu’s fellow villagers in Nanliu village in Northwest China’s Shaanxi Province have invested their savings in stocks since 2006.

    Villagers like Liu have replaced their usual gossiping with discussions of major national policies, and have even given up on what was their favorite pastime, playing mahjong, so they can spend more time on their portfolios.

    Media reports have revealed several other stock-crazy villages, such as one in Dongyang county, Zhejiang Province.

    However, the stock market in China remains volatile after dramatically slumping on June 26.

    Villagers claim that they do not borrow money to invest in stocks and just use their savings, and that they make small profits. Liu said every investor in the village has made a profit.

    Despite the recent sharp falls in the nation’s two major indexes, many villagers have no intention of concluding their adventures in finance and exiting the stock market because they firmly believe that it will rally and grow again.

    Money in the market

    Nanliu village has a population of over 4,300 who have tilled the land for generations but now many people are seeking ways to make quick profit by “going to town.”

    A survey published by the National Bureau of Statistics in April shows that the total number of rural people who choose to do work in sectors other than agriculture had grown to 274 million by the end of 2014, up 1.9 percent on the previous year. Many are looking for ways to occupy themselves and earn money outside of the busy harvest period.

    Nanliu’s residents set their wits to work by recycling hair, waste, old mobile phones and TVs, a practice which first became a common way to make some extra cash in the 1970s.

    But when the first batch of villagers were introduced to the stock market in 2006, many of them started looking to supplement their income by investing, especially the male villagers aged from 35 to 60.

    After witnessing the long-sluggish market rapidly rising since 2014 and some villagers allegedly making a fortune, over 100 more villagers started buying stocks.

    Liu Yan, 27, the youngest investor in the village, said he entered the stock market last August, and his stock portfolio had doubled in value three weeks ago by the time the Shanghai Composite Index rose to above 5,000 points.

    He has since become a full-time investor. Previously he had been following in his father’s footsteps and running his own small recycling business.

    When stock prices continued to rise he decided that he should invest more.

    However, following the recent dip, Liu has decided he will use his money for other things.

    Many villagers didn’t know how to buy and sell the stock in the beginning, and they had to follow some experienced people when investing money into the market.

    Wang Li, a 52-year-old female farmer, said that she lost money in her first year in the market, but she invests only a little money in stocks because she sees investing in the stock market as something closer to entertainment than to a serious money-making enterprise.

    The villagers haven’t made fortunes overnight or enriched their family by speculating in the stock market, although it is rumored that one villager earned 600,000 yuan ($96,660) in a month.

    On the other hand, a villager who requested anonymity told the Global Times that he was too embarrassed to tell his neighbors that he had lost 200,000 yuan this year because he had invested all of his savings into the stock market before it dipped sharply.

    He is afraid the other villagers will look down on him if they find out, and he plans to silently quit the stock market.

    Better than mahjong

    Before the villagers became investors, it was common for them to sit around a table and play mahjong and talk about trivial matters.

    #Chine,#spéculation #Paysans


  • Epuration sociale : comment Londres se débarasse des pauvres... et des classes moyennes
    http://www.bastamag.net/A-Londres-l-epuration-sociale-touche-tous-les-non-riches

    Son ascension vertigineuse enchante autant les investisseurs immobiliers qu’elle suffoque les moins fortunés. Depuis la crise de 2009, l’immobilier londonien a vu sa valeur augmenter de 55%. Tandis que millionnaires et spéculateurs financiers sont accueillis à bras ouverts dans la capitale britannique, un nombre croissant de ses habitants sont progressivement évincés de leurs quartiers, toujours plus loin en périphérie ou en province. Les conservateurs ont beau invoquer les « forces irrésistibles » (...)

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