• #Donald_Trump, entre réalité et fiction
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/060117/donald-trump-entre-realite-et-fiction

    Les #Simpson, « Bart dans l’avenir », 2000. Le documentariste Michael Moore n’est pas le seul à avoir prédit l’élection de Donald Trump : les Simpson aussi. Au-delà de l’effet de gag (tragique), la quête frénétique de préfigurations de Trump dans la pop culture américaine répond à une triple nécessité : comprendre d’où le phénomène vient, imaginer où il va, essayer de le combattre.

    #Culture-Idées #Octavia_E._Butler #Philip_K._Dick #Sinclair_Lewis #Star_Wars


  • «Star Wars» : les stéréotypes de genres contre-attaquent - Libération
    http://www.liberation.fr/futurs/2016/01/24/star-wars-les-stereotypes-de-genres-contre-attaquent_1428614

    « Notre source, qui était présente à ces réunions, dit que les versions initiales des jeux présentés à Lucasfilm mettaient Rey en avant. » Cela ne semblait pas poser problème au début, mais des réticences « quant à la présence de personnages féminins » ont commencé à se faire sentir au fil des réunions du côté de Lucasfilm. Jusqu’à ce que la demande devienne explicite : « Les fabricants se sont vu expressément demander d’exclure le personnage de Rey des produits dérivés. » L’argument qu’on leur a servi vaut son pesant de préjugés débiles : « On sait ce qui se vend. Les garçons ne veulent pas de produits avec un personnage féminin. »
    D’après la source de Sweatpants & Coffee, cette tendance à vouloir effacer les figurines féminines est courante dans l’industrie du jouet : « On nous a demandé la même chose avec les Power Rangers. Et Paw Patrol, aussi. » Mais l’exemple récent le plus flagrant fut celui du film de superhéros The Avengers : « Il y avait une scène dans laquelle la Veuve noire débarque d’un avion sur sa moto. Quand le jouet est sorti, on pouvait mettre plusieurs personnages du film sur la moto. Tous des hommes. Et pas de Veuve noire. Elle a été enlevée de sa propre scène. »

    L’Américain John Marcotte, créateur d’un site qui promeut les figures de femmes fortes, pense qu’il y a une part d’aveuglement sexiste dans la vision de Disney, dont il a rencontré quelques têtes pensantes : « Ils ont énormément investi dans le marketing et le merchandising autour du personnage de Kylo Ren, [le successeur de Dark Vador, ndlr]. Ils ont été très surpris que tout le monde s’identifie à Rey et veuille la voir davantage. Maintenant, ils ont des tonnes de produits Kylo Ren sur les bras, et des vagues de plaintes sur le manque de produits à l’effigie de Rey. » Peut-on vraiment être naïf au point de penser qu’un méchant masqué sous cape noire excitera plus les bambins qu’une jeune et courageuse Jedi ?

    #misogynie #sexisme #genre #jouets #star_war #disney

    http://seenthis.net/messages/453687 via mad meg


  • Stars War
    http://www.monde-diplomatique.fr/index/sujet/guerredesetoiles

    La « Guerre des étoiles » — #Stars_War — désigne le programme américain de défense antimissiles nommé officiellement « Initiative de défense stratégique » (IDS) qui a été lancé durant la #Guerre_froide par le président américain Ronald Reagan. Il s’agissait d’un projet de réseau de #satellites dont le rôle aurait été la détection et la destruction de missiles balistiques lancés contre les Etats-Unis. Il a été officiellement abandonné en 1993.

    – Dans Le Diplo de juillet 1997, Norman Spinrad raconte son expérience de président de la Science Fiction Writers Association au moment de l’élection de Reagan, et l’histoire du Comité consultatif des citoyens sur la politique spatiale de la nation, mis en place par Jerry Pournelle en novembre 1980 :

    Sa stratégie avouée consistait à faire accepter par l’administration Reagan l’idée qu’il était possible d’ériger un bouclier technologique qui détruirait les missiles ennemis en vol et rendrait donc les Etats-Unis invulnérables à une attaque nucléaire. C’était relativement facile. L’administration Reagan augmentait de manière faramineuse les dépenses militaires, l’industrie aérospatiale était ravie d’user de son influence pour mettre la main sur le plus d’argent possible, les militaires adoraient les jouets ultraperformants, le fantasme stratégique était infiniment séduisant, et le président Ronald Reagan avait du mal à distinguer entre cinéma et réalité, entre La Guerre des étoiles de George Lucas et l’Initiative de défense stratégique (IDS) à laquelle on donna le même nom.

    (…) L’#IDS a ponctionné 40 milliards de dollars qui auraient pu financer une mission sur Mars et une base sur la Lune, et les a précipités dans le vide intersidéral.

    http://www.monde-diplomatique.fr/1999/07/SPINRAD/3111

    – Dossier « Guerre des étoiles » de mai 1985. Voir notamment « La “guerre des étoiles” et la chance de l’Europe », par Claude Julien
    http://www.monde-diplomatique.fr/1985/05/JULIEN/47450
    http://www.monde-diplomatique.fr/images_reseaux/starswar-julien.jpg

    Le bilan de quarante ans de négociations américano-soviétiques laisse-t-il quelque espoir d’instaurer ainsi le paradis sur terre ? Certes, dans le passé, les dirigeants soviétiques ont cyniquement écarté toutes sortes de propositions pacifiques. Mais « l’un d’eux m’a dit, juste entre nous, il m’a dit : Pouvons-nous indéfiniment rester assis sur ces montagnes d’armes, toujours plus hautes ? Et je lui ai dit non, pourquoi n’essayerions-nous pas de réduire ces montagnes ? » C’est en ces termes que, au mois de mars dernier, le président Reagan exposait avec conviction les vertus de son « initiative de défense stratégique » (IDS), lancée deux ans plus tôt, le 23 mars 1983, à grand renfort de publicité.

    En deux ans, l’idée a fait du chemin. Avec sa panoplie de satellites, miroirs spatiaux, rayons de particules, rails électromagnétiques, etc., elle séduit par sa modernité en ces temps où, infiniment plus vite qu’à l’époque de Jules Verne, la #science-fiction devient réalité quotidienne. Elle peut toucher ceux qui, trop rapidement baptisés « pacifistes », considèrent, comme M. Reagan lui-même, que la menace d’extermination nucléaire réciproque a quelque chose d’« immoral ». Elle frappe aussi par sa générosité, puisque, en 1983, M. Reagan voulait offrir aux Soviétiques la technologie américaine d’interception et de destruction des missiles, mettant ainsi les deux Empires à l’abri d’un invulnérable « bouclier » qui garantirait la paix.

    – En juillet 1986, Eric Alterman démonte la « gigantesque supercherie » qui consista à faire passer pour un dispositif défensif un projet qui ne prenait son sens que dans un contexte offensif.
    http://www.monde-diplomatique.fr/1986/07/ALTERMAN/39355
    http://www.monde-diplomatique.fr/images_reseaux/starwars-alterman.jpg

    – Savants américains contre la « guerre des étoiles », par Philip W. Anderson, prix Nobel de physique 1977 http://www.monde-diplomatique.fr/1986/12/ANDERSON/39677

    #Star_Wars

    En mai 2015, Slavoj Žižek se livrait à l’exégèse de l’épisode 3 de la saga, « La Revanche des Sith », qui renvoie selon lui à l’univers païen du New Age (bric-à-brac pseudo philosophique apparu dans les années 1980 en Californie, qui tente de répondre aux questions qu’on se pose sur la vie, en évoquant pêle-mêle les anges, les extraterrestres, l’ésotérisme, le symbolisme, les sagesses orientales, les vies antérieures, les expériences psychiques, etc.), à un mélange de bouddhisme-taoïsme qui « fonctionne comme complément idéologique de la globalisation libérale : il nous permet d’y participer tout en gardant une distance intérieure... Capitalistes oui, mais détachés, zen... » :

    http://www.monde-diplomatique.fr/images_reseaux/starwars-zizek.jpg

    Les allusions politiques dans La Guerre des étoiles sont multiples et contradictoires. Elles confèrent à cette série son pouvoir « mythique » : monde libre contre Empire du Mal ; débat sur l’Etat-nation convoquant les thèses de M. Pat Buchanan ou de M. Jean-Marie Le Pen ; contradiction poussant des personnes de rang aristocratique (princesse, membres de l’Ordre élitiste des Jedi) à défendre la République « démocratique » contre l’Empire du Mal ; et enfin cette prise de conscience essentielle du « nous sommes les méchants ». Comme le disent ces films, l’Empire du Mal n’est pas ailleurs ; son apparition dépend de la façon dont nous, les « bons », nous le renverserons. Et cette question concerne l’actuelle « guerre contre le #terrorisme » : comment celle-ci va-t-elle nous transformer ?

    http://www.monde-diplomatique.fr/2005/05/ZIZEK/12370 [#st]