• Coronavirus : à quel point le système hospitalier est-il sous pression ? Quelle est sa capacité totale ? Et à quel point cette capacité a-t-elle diminué ces dernières années ?

    Dans les figures certains de mes calculs à l’échelle provinciale et de #bassin_hospitalier (voir les notes).

    Le message est assez clair :
    1. dans les zones les plus touchées, la situation est largement au-delà de la capacité « ordinaire » de gestion par le service national de santé. Heureusement, ces zones sont les plus capables de supporter l’impact (et ce n’est pas un hasard : elles sont parmi les zones les plus « riches les plus interconnectées avec d’autres régions et pays, plus denses de population et activités, et donc plus exposées au danger de contagion). L ’ un des principaux mérites des mesures d’isolement et d’avoir empêché (pour l’instant) que la contagion se répande dans les zones les moins capables.

    2. Le système hospitalier est à peu près partout inadéquat pour gérer une urgence terrible et imprévisible comme celle-ci, notamment en raison de politiques de réduction des dépenses, de réduction du personnel et de réduction des capacités hospitaliers qui se poursuivent depuis plusieurs décennies : le nombre de lits pour le traitement des cas aigus » pour 1.000 habitants était de 10 en 1977, 8 en 1985, 6 en 1995 en 1995, 4 en 2001 , 3 en 2010 et est aujourd’hui d’environ 2,5 (données OCDE). La réduction des lits est également due à la réduction du temps de séjour et du recours à l’hospitalisation, mais elle est liée à la réduction du personnel médical et para-médical. Le nombre de lits équipés pour les soins intensifs est à peu près partout très bas.
    Que la crise soit l’occasion de réfléchir aux raisons qui nous ont amenés jusqu’ici et à ce qu’il faut faire pour éviter que cette situation ne se reproduise lorsque, tôt ou tard, la prochaine pandémie éclate.

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    Les suggestions et les critiques sont les bienvenues.

    Je remercie infiniment Gianluigi Salvucci de m’avoir aidé à localiser les hôpitaux et Lorenzo Lev Paglione pour les suggestions utiles sur quoi (ne) carte.

    Notes :
    – les indicateurs sont calculés en additionnant les valeurs par zone avec celles de toutes les zones contiguës afin de « spacialiser » la variable étant donné que toute hospitalisation ne doit pas nécessairement se faire dans les hôpitaux les plus proches des lieux de résidence.
    – on considère le total des cas de contagion avant les guéris, car c’est la seule donnée disponible au niveau provincial (que je sache).
    – les données officielles sur les cas constatées peuvent, comme vous le savez, sous-estimer considérablement le nombre effectif de contaminés et être déformé par les différentes manières avec lesquelles les régions et territoires sont en train de gérer l’épidémie.
    – le rapport entre les cas de Covid-19 et les lits n’est pas un indicateur du niveau de saturation effectif des hôpitaux, mais une proxy du degré global de pression sur le système hospitalier, tant en termes de gestion de la pandémie que de D ’ autres maladies " ordinaires
    – les bassins hospitaliers ont été construits par diagramme de Voronoi à partir de la localisation de chaque établissement hospitalier qui abrite un service de soins intensifs. Les bassins contigus plus petits de 500 km2 ont été agrégés aux bassins contigus.
    – les données pourraient être inexactes en raison d’erreurs lors de l’imputation et de traitement. La photographie globale est cependant valable, peut-être pas dans les valeurs exactes des indicateurs, mais dans leur répartition territoriale.
    – Source des données : Protection civile, Ministère de la santé, Istat (http://opendatadpc.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/b0c68bce2cce478eaac82fe38d4138b1, http://www.dati.salute.gov.it/dati/dettaglioDataset.jsp?menu=dati&idPag=96, http://dati.istat.it/Index.aspx?DataSetCode=DCIS_POPRES1)
    – toute utilisation ou réutilisation des images est autorisée, il suffit de citer la source et de me communiquer comment et finalité. Les données sont à la disposition de tous ceux qui en font la demande.

    https://www.facebook.com/filippo.celata/posts/10219670537745528
    #hôpitaux #système_hospitalier #Italie #système_de_santé #cartographie #visualisation #données #chiffres #statistiques
    De #Filippo_Celata
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  • #COVID-19 testing

    Testing for the respiratory illness coronavirus disease 2019 (COVID-19) and the associated SARS-CoV-2 virus is possible with two main methods: molecular recognition and serology testing. Molecular methods leverage polymerase chain reaction (PCR) along with nucleic acid tests, and other advanced analytical techniques, to detect the genetic material of the virus using real-time reverse transcription polymerase chain reaction for diagnostic purposes. Serology testing, leverages ELISA antibody test kits to detect the presence of antibodies produced by the host immune system against the virus. Typically two ELISA tests against two different proteins produced by the virus on between 2 and 4 samples taken from sputum and swabs taken nasally and from the mouth. If either test is positive, a microneutralization assay test is performed to confirm the positive result. The microneutralization assay is highly specific, but significantly more labor and time intensive. Since antibodies continue to circulate even after the infection is cleared, serology tests continue to be positive for individuals who have been previously exposed and developed an immune response, which means a positive test may not indicate an active infection. Serology antibody testing is being used both for surveillance and investigational purposes including, in China, confirmation of recovery, only while the molecular test methodologies are used to diagnosis active infections.

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    https://en.wikipedia.org/wiki/COVID-19_testing

    #tests #comparaison #dépistage #coronavirus #wiki #data #monde #page_wiki #chiffres #statistiques

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  • #Sexisme, « #boys_club » et #plafond_de_verre : les #universités suisses continuent de sacrifier les #femmes
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    Cet article fait partie de notre dossier sur la grève des femmes, publié le 14 juin dernier. Nous le republions à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science qui se tient ce 11 février 2020.

    L’université reste un bastion masculin en 2019. Si au niveau bachelor et master, la Suisse atteint la parité – et même une légère majorité de femmes ! –, c’est loin d’être le cas lorsque l’on monte dans la hiérarchie académique. Le pays ne compte que 22,8% de professeures, alors que la Conférence des recteurs avait fixé l’objectif de 25% pour… 2012.

    Pourquoi c’est grave. Ce phénomène appelé leaky pipeline représente une immense perte de compétences pour la recherche. Une fuite des cerveaux vers d’autres carrières, en quelque sorte.

    Dans un contexte de concurrence féroce pour faire preuve d’excellence et attirer les meilleurs chercheurs, mais aussi d’augmentation de la population estudiantine, et donc des besoins en enseignement, il s’agit pour les universités d’un enjeu majeur.

    Les chiffres qui fâchent.

    La Suisse comptait 22,8% de professeures en 2017, selon les dernières données disponibles de l’Office fédéral de la statistique.

    À titre de comparaison, en Europe, la Roumanie arrive en tête, avec 54,3% en 2016, et Chypre ferme la marche avec 13%. La Suisse se place légèrement en-dessous de la moyenne européenne, qui se situe à 23,7%.

    La faible part de professeures varie d’une discipline à l’autre. Elle est particulièrement marquée dans les sciences exactes et naturelles (14,6%), les sciences techniques (15,7%) et les sciences économiques (17,6%).

    De grandes différences existent aussi entre les institutions, comme le montre notre graphique. L’Université de Lucerne compte 33,8% de professeures. Elle est suivie par le Graduate Institute de Genève (31,3%) et l’Université de Neuchâtel (28,8%). Les EPF se situent en bas du tableau, avec un taux de 14,4% pour Zurich et de 15,6% pour Lausanne.
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    Un problème ancien. La prise de conscience ne date pourtant pas d’hier.

    Depuis 2000, les universités ont reçu 65 millions de francs de la Confédération pour développer l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. S’ajoutent à cela 12 millions supplémentaires pour la période 2017-2020. Ces montants ont par ailleurs été complétés par des sommes au moins équivalentes venant des universités elles-mêmes. De son côté, le FNS dispose aussi d’instruments pour soutenir les femmes qui font carrière dans la recherche.

    Les programmes fédéraux ont ancré la problématique dans les universités et permis de prendre des mesures concrètes, comme la création de bureaux de l’égalité, le lancement de programmes de mentorat et de sensibilisation, la présence de délégués à l’égalité dans les commissions de nominations ou encore l’ouverture de crèches.

    Pourtant, même si l’on revient de loin – moins de 10% de professeures en 2000 –, force est de constater que les changements sont très lents.

    Un épais plafond de verre. Une étude de la chercheuse en psychologie sociale Klea Faniko s’est penchée sur les obstacles à la progression des chercheuses à l’Université de Genève. Elle conclut que les barrières ne viennent pas des femmes elles-mêmes, qui se montrent tout aussi motivées et investies dans leur carrière que les hommes. Les freins se situent donc dans l’environnement.

    L’université est profondément imprégnée de préjugés sexistes : blagues sur les compétences des femmes, interpellations de type « ma petite » ou « ma mignonne », parole plus fréquemment coupée dans les réunions, tâches administratives confiées à des assistantes plutôt qu’à des assistants : Ces attitudes dévalorisent les chercheuses et constitue un obstacle à leur progression professionnelle. Klea Faniko commente :

    « Dans la mesure où l’université réunit des personnes cultivées, avec un haut niveau de formation, on s’attend à trouver moins de sexisme, de racisme ou d’homophobie que dans le reste de la société, mais ce n’est pas le cas. »

    L’université est encore largement un « boys’ club », où les hommes s’entraident davantage. L’étude constate ainsi une disparité de traitement entre les femmes et les hommes de la part de la hiérarchie. Plus les chercheuses avancent dans leur carrière, moins elles se voient soutenues.

    Le système académique est hostile envers la maternité. Devenir parent n’a pas le même impact pour les chercheuses que pour les chercheurs. Pour les premières, on considère plus facilement que leurs priorités vont changer et que leur motivation va baisser.

    Pourquoi le changement est si lent. Un rapport d’évaluation des programmes fédéraux publié en 2018 par le SEFRI, note que les universités se sont longtemps montrées « très réticentes » à établir des objectifs chiffrés. Les auteurs constatent que les buts fédéraux concernant le nombre de professeures sont restés une indication « très abstraite » au sein des institutions, et les mesures concrètes pour y parvenir « largement floues ».

    Julia Nentwich, professeure en psychologie des organisations à l’Université de St-Gall, a étudié les mesures fédérales. Selon elle, il a fallu près de 15 ans pour que les bureaux de l’égalité des universités parviennent à acquérir la légitimité nécessaire pour agir dans les processus nominations, qui étaient historiquement du ressort des facultés. « Il y a très peu de management top-down dans les universités. Pour provoquer des changements, il faut que tout le monde adhère au même discours. »

    Même si les directions d’université se montrent pro-active, cela ne suffit souvent pas. L’implémentation des conseils et programmes des bureaux de l’égalité restent dépendants des personnes qui ont le pouvoir de faire changer les choses à l’intérieur des facultés. Et il n’y a pas assez de pression sur ces dernières, indique Manuela Hugentobler, chercheuse de l’Université de Berne à l’origine du « Manifeste académique pour la grève des femmes ». Elle donne un exemple :

    « L’Université de Berne a mis en place un guide sur le langage inclusif. Mais ces recommandations ne sont pas vraiment mises en œuvre car, dans les facultés, rares sont les personnes qui y prêtent attention. »

    Les mesures mises en place sous l’impulsion de la Confédération ont par ailleurs longtemps consisté à adapter les femmes à une structure masculine, avec des instruments pour démystifier les carrières, des programmes d’encouragement, du mentorat ou des subsides.

    Carine Carvalho, déléguée à l’égalité de l’Université de Lausanne :

    « On a voulu augmenter les chances des chercheuses d’évoluer dans un système que l’on n’a pas remis en question. Ces mesures ont eu des effets très positifs sur certains parcours individuels, mais ils ne suffisent pas pour atteindre la parité. »

    Les délégués à l’égalité des universités ont entamé une importante réflexion sur la précarité des carrières académiques, qui décourage davantage les femmes que les hommes, avec le passage du post-doctorat au premier poste fixe comme enjeu principal.

    Dans la même optique, Julia Nentwich, de l’Université de St-Gall, propose une solution radicale :

    « Le plus efficace pour réparer le leaky pipeline serait de supprimer les fonctions dans lesquelles il n’y a pas assez de femmes, en l’occurrence celle de professeur ordinaire, et de réorganiser les facultés sans ces royaumes qui concentrent beaucoup de pouvoir et d’argent. »

    Dernier point important, l’université dépend aussi du cadre général en Suisse. Le manque de volonté politique à intégrer les femmes dans le marché du travail, caractérisé par l’absence de congé paternité et une pénurie de solutions de garde pour les jeunes enfants, constitue indéniablement un frein.

    Les revendications actuelles. De nombreuses chercheuses réclament aujourd’hui des mesures fortes. Dans une lettre ouverte, la Conférence des déléguées à l’égalité auprès des universités et hautes écoles polytechniques demande que chaque université engage au moins 50% de femmes dans les fonctions académiques et que le financement des institutions soit lié à leur performance en matière d’égalité.

    Le « Manifeste académique pour la grève des femmes », signé par plus de 1500 scientifiques, comprend 20 demandes. Il exige en premier lieu 50% de nominations de professeures dans toutes les disciplines et 50% de femmes dans les positions dirigeantes jusqu’à obtention de la parité, ainsi que la transparence salariale.

    La suite. Dans la stratégie 2021-2024 de Swissuniversities, l’égalité entre hommes et femmes ne figure plus comme programme fédéral à part entière. La thématique sera probablement intégrée à un volet qui porte sur la diversité au sens large, et recevra donc beaucoup moins de financements qu’au cours de ces vingt dernières années.

    Plus que jamais, la balle est dans le camp des universités.

    https://www.heidi.news/articles/egalite-dans-les-universites-pourquoi-la-suisse-n-atteint-pas-ses-objectifs
    #inégalités #discrimination #université #Suisse #statistiques #chiffres #hommes

    –-> Article paru en juin 2019, republié à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science qui se tient ce 11 février 2020.

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  • Le gouvernement a créé une #cellule_militaire pour surveiller les opposants à l’agro-industrie
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    Le gouvernement veut « faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’#agriculture_industrielle », dénoncent de multiples défenseurs de l’#agriculture_paysanne et biologique, réunis dans cette tribune. Ils s’inquiètent fortement de la création de la #cellule_de_renseignement #Demeter, lancée fin octobre, soi-disant destinée à lutter contre l’« #agribashing ».

    Il y aura un avant et un après Demeter. Le 13 décembre, le ministre de l’Intérieur de la République française Christophe #Castaner s’est rendu dans le Finistère en compagnie de la présidente de la #FNSEA #Christiane_Lambert. Dans le cadre d’une #convention signée entre son ministère et ce #syndicat_agricole. Cette première anomalie démocratique — depuis quand la #police républicaine est-elle aux ordres d’une structure privée ? — n’est pas la dernière, de loin.

    En effet, ce voyage avait pour but principal de lancer une cellule de la #gendarmerie_nationale appelée Demeter, la déesse grecque des moissons. Et marque reconnue, depuis des lustres, de l’agriculture sans pesticides. Quel en est le but affiché ? La lutte contre « l’agribashing ». Ce terme est une invention des communicants de la FNSEA, qui prétend sans en apporter la moindre preuve qu’on assisterait en #France à une entreprise concertée de dénigrement du monde agricole. Elle permet à ce syndicat de maintenir ce qu’elle fait depuis des dizaines d’années : une pression lobbyiste pour obtenir en retour des avantages économiques.

    Le ministre, confronté avec son gouvernement à une situation politique difficile, a donc décidé de jouer ce rôle dangereux, affirmant par exemple : « Depuis quelques années, un phénomène grandit, inacceptable. De plus en plus, nos agriculteurs sont visés par des intimidations, des dégradations, des insultes. »

    Empêtré dans cette imprudente déclaration, le ministre démontre dans le même texte qu’il est incapable de prouver par le moindre fait la réalité de ce phénomène. Les #chiffres qu’il cite pour 2019 parlent d’eux-mêmes : sur la base de 440.000 exploitations agricoles, les plaintes portent sur 314 tracteurs volés, 24 vols avec violence, 657 voitures dérobées.

    Encore faut-il préciser que les vols avec violences ont diminué en un an de 31,4 %. La plupart des centres urbains se damneraient pour de telles #statistiques. Il est visiblement plus simple de mobiliser la police que de régler la situation dramatique de la #paysannerie française.

    Il y a encore plus grave. Volontairement, n’en doutons pas, M. Castaner mélange dans un stupéfiant gloubi-boulga la #délinquance vile — cambriolages, vols de matériel, incendies, dégradations —, les #occupations_de_terres_agricoles par des #gens_du_voyage, les actions antifourrure ou antichasse. C’est mettre sur le même plan criminel le vol, le droit des populations nomades, celui de la critique sociale et politique.

    Il y a encore plus grave. M.Castaner entend s’attaquer dans le cadre de Demeter, ainsi qu’il l’écrit, aux « actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples #actions_symboliques de #dénigrement du milieu agricole ou d’#actions_dures ayant des répercussions matérielles ou physiques ». Cette fois, on aura compris : il s’agit de faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’agriculture industrielle, dont la FNSEA est le principal soutien.

    La #démocratie, ce n’est pas pactiser avec les #lobbies dans le dos de la société

    Qui mène « des actions symboliques » contre ce système ? Le mouvement des #Coquelicots, qui réclame la fin des #pesticides, soutenu par un million de citoyens. Les #maires qui prennent des arrêtés contre ces poisons chimiques. Des dizaines de milliers de paysans qui ont déjà choisi l’agriculture biologique. Beaucoup d’autres, qui défendent le modèle de l’agriculture paysanne contre les projets délirants d’usines à vaches, à cochons ou à poulets. Et au total des centaines de milliers de citoyens engagés contre l’importation massive de #soja_transgénique et donc l’#élevage_industriel, contre la mort des oiseaux et des insectes, pour des rivières débarrassées de la pollution et des rivages sans algues vertes, enfin pour une #alimentation de haute qualité.

    Il ne fait aucun doute, à nos yeux, qu’une ligne a été franchie. La démocratie, ce n’est pas pactiser avec les lobbies dans le dos de la société. Et quand le ministre parle « d’améliorer [la] coopération avec le monde agricole et de recueillir des renseignements », chacun comprend ce que cela veut dire. Cela signifie l’#intimidation accrue de tous les adversaires décidés de la FNSEA, qui passe nécessairement par la #surveillance_électronique et informatique, d’éventuelles #écoutes_téléphoniques, voire des #filatures, des #infiltrations, ou pire encore, la #délation.

    Nous prévenons solennellement le gouvernement que nous refusons cette #criminalisation et que nous demandons le démantèlement de la cellule Demeter. Notre contestation de l’agriculture industrielle, non-violente, se fait et se fera au grand jour, dans la conviction d’exprimer la volonté majoritaire de la société française. Nous voulons beaucoup de paysans, beaucoup plus de paysans, heureux et fiers de leur métier, enfin payés au prix convenable pour leur participation au bien commun. C’est en effet un autre monde que celui de la FNSEA.

    https://m.reporterre.net/Le-gouvernement-cree-une-cellule-militaire-pour-surveiller-les-opposan
    #répression #surveillance #résistance #industrie_agro-alimentaire #agriculture_biologique

    ping @davduf @odilon @fil @etraces
    @mathieup @daphne @albertocampiphoto

    https://seenthis.net/messages/826064 via CDB_77


  • Invisible Women by Caroline Criado Perez – a world designed for men | Books | The Guardian
    https://www.theguardian.com/books/2019/feb/28/invisible-women-by-caroline-criado-perez-review

    https://static.microcosmpublishing.com/previews/IMG_5365.JPG_lg.jpg

    The problem with feminism is that it’s just too familiar. The attention of a jaded public and neophiliac media may have been aroused by #MeToo, with its connotations of youth, sex and celebrity, but for the most part it has drifted recently towards other forms of prejudice, such as transphobia. Unfortunately for women, though, the hoary old problems of discrimination, violence and unpaid labour are still very much with us. We mistake our fatigue about feminism for the exhaustion of patriarchy. A recent large survey revealed that more than two thirds of men in Britain believe that women now enjoy equal opportunities. When the writer and activist Caroline Criado Perez campaigned to have a female historical figure on the back of sterling banknotes, one man responded: “But women are everywhere now!”

    #féminisme #data_féminisme #données #statistiques

    https://seenthis.net/messages/821034 via Reka


  • States sur les condamnations pour viol en france
    https://www.youtube.com/watch?v=jxJbnQNrafk

    Dans cette video il est expliqué que les condamnations pour viol sont en augmentation depuis 10 ans il va meme jusqu’a prétendre que cette progression est en augmentation en synchronisation avec l’augmentation des dépôts de plainte.
    Or j’ai plutot lu l’inverse du coup j’ai été vérifié ce info et ce prétendu zététicien dit n’importe quoi et ne fournis bien sur aucune source pour ces grosses intoxes.

    condamnations pour viol
    2007 = 1 652
    2010 = 1.342
    2011 = 1.257
    2012 = 1.271
    2013 = 1.196
    2014 = 1.066
    2015 = 1.024
    2016 = 1.003

    Source https://fr.statista.com/statistiques/953012/condamnations-pour-viol-france

    ___

    states du ministère
    http://www.justice.gouv.fr/art_pix/Annuaire_ministere-justice_2018_CHAPITRE_8.pdf

    Voici les infos - en premier les condamnations pour viol sur majeur·es puis condamnation pour viol sur mineur·es

    2013 = 735 + 463 = 1198
    2014 = 656 + 410 = 1066
    2015 = 623 + 401 = 1024
    2016 = 563 + 457 = 1020
    2017 = 576 + 472 = 1048
    2018 = 527 + 501 = 1024

    Il y a bien une baisse du nombre de condamnations pour viol alors que les dépôts de plaintes augmentent.

    #viol #statistiques

    https://seenthis.net/messages/819719 via mad meg


  • Deliveroo : quand le système permet des dérives sexuelles
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040919/deliveroo-quand-le-systeme-permet-des-derives-sexuelles

    Steve, livreur chez Deliveroo, vient de rompre son contrat de travail. Un responsable, qui gonflait artificiellement ses performances, lui suggérait ensuite des relations sexuelles. L’entreprise Deliveroo a ouvert une enquête interne et mis à pied ce responsable, qui conteste les allégations.

    #France #statistiques,_harcèlement_sexuel,_Deliveroo,_travailleurs_indépendants,_livreurs

    https://seenthis.net/messages/800125 via Mediapart


  • Tuée par son ex-mari, le #meurtre filmé d’#Emine_Bulut choque la #Turquie

    Le 18 août dernier, Emine Bulut mourrait sous les coups de son ex-mari. Sa fille de 10 ans était là au moment des faits, qui ont été filmés par les clients du café où a eu lieu le meurtre.

    https://assets.afcdn.com/story/20190824/2020904_w767h767c1cx366cy205cxt0cyt0cxb731cyb410.jpg

    https://www.aufeminin.com/news-societe/tuee-par-son-ex-mari-le-meurtre-filme-d-emine-bulut-choque-la-turquie-s40
    #féminicide

    Et des #statistiques :

    Selon les informations du Figaro, l’association « Nous ferons cesser le féminicide » a recensé 214 meurtres de femmes en Turquie au cours des six premiers mois de l’année.

    #chiffres #2019

    https://seenthis.net/messages/799677 via CDB_77


  • Pauvreté: la misère des indicateurs

    Alors que l’#ONU s’était félicitée de la diminution de l’#extrême_pauvreté de moitié, la pauvreté, elle, aurait au contraire augmenté depuis 1990. Tout dépend des critères retenus.

    Eradiquer l’extrême pauvreté et réduire de moitié la pauvreté dans le monde. Tels sont les deux premiers buts que se sont fixés les Nations Unies d’ici à 2030 dans le cadre des Objectifs du développement durable (#Agenda_2030). Est-ce réaliste ? Tout dépend de la façon dont seront calculés les résultats !

    En 2015, l’ONU avait annoncé avoir atteint sa cible fixée en l’an 2000 : l’extrême pauvreté avait été réduite de moitié. Pourtant, son mode de calcul est largement contesté aujourd’hui. Non seulement, il n’est pas aisé de mesurer la pauvreté, mais la méthode choisie peut répondre avant tout à des considérations idéologiques et politiques.

    Selon le multimilliardaire #Bill_Gates, s’appuyant sur les chiffres de l’ONU, le monde n’a jamais été meilleur qu’aujourd’hui. Selon d’autres voix critiques, la pauvreté a en réalité progressé depuis les années 1980. Où est la vérité ?

    Le Courrier a voulu en savoir davantage en interrogeant #Sabin_Bieri, chercheuse au Centre pour le développement et l’environnement de l’université de Berne. La spécialiste était invitée récemment à Genève dans le cadre d’une table ronde consacrée à la lutte contre la pauvreté, organisée par la Fédération genevoise de coopération.

    L’ONU s’était félicitée de la réduction de l’extrême pauvreté de moitié (Objectifs du millénaire). Est- ce que cela correspond à la réalité des faits ?

    Sabin Bieri : Si l’on prend le critère qu’elle a choisi pour l’évaluer (élaboré par la #Banque_mondiale), à savoir un revenu de 1,25 dollar par jour pour vivre (1,9 à partir de 2005), c’est effectivement le cas, en pourcentage de la population mondiale. Mais pour arriver à ce résultat, la Banque mondiale a dû modifier quelques critères, comme considérer la situation à partir de 1990 et pas de 2000.

    Ce critère de 1,9 dollar par jour pour évaluer l’extrême pauvreté est-il pertinent justement ?

    Ce chiffre est trop bas. Il a été choisi en fonction de quinze pays parmi les plus pauvres du monde, tout en étant pondéré dans une certaine mesure par le pouvoir d’achat dans chaque pays. Ce seuil n’est vraiment pas adapté à tous les pays.

    Et si une personne passe à trois dollars par jour, cela ne signifie pas que sa qualité de vie se soit vraiment améliorée. De surcroît, la majeure partie de cette réduction de l’extrême pauvreté a été réalisée en #Chine, surtout dans les années 1990. Si on enlève la Chine de l’équation, la réduction de l’extrême pauvreté a été beaucoup plus modeste, et très inégale selon les continents et les pays. On ne peut donc plus s’en prévaloir comme un succès de la politique internationale ! L’extrême pauvreté a beaucoup augmenté en #Afrique_sub-saharienne en particulier.

    Tout cela est-il vraiment utile alors ?

    Il est pertinent de parvenir à une comparaison globale de la pauvreté. Je vois surtout comme un progrès le discours public qui a émergé dans le cadre de ces Objectifs du millénaire. La réduction de l’extrême pauvreté est devenue une préoccupation centrale. La communauté internationale ne l’accepte plus. Un débat s’en est suivi. Accepte-t-on de calculer l’extrême pauvreté de cette manière ? Comment faire autrement ? C’est là que j’y vois un succès.

    Dans ses travaux, le chercheur britannique #Jason_Hickel considère que la Banque mondiale et l’ONU ont choisi ces chiffres à des fins idéologiques et politiques pour justifier les politiques néolibérales imposées aux pays du Sud depuis la fin des années 1980. Qu’en pensez-vous ?

    Ce n’est pas loin de la réalité. Ce sont des #choix_politiques qui ont présidé à la construction de cet #indice, et son évolution dans le temps. La Banque mondiale et le #Fonds_monétaire_international ont mené des politiques d’#austérité très dures qui ont été vertement critiquées. Si on avait montré que la pauvreté avait augmenté dans le même temps, cela aurait questionné l’efficacité de ces mesures. Au-delà, ces #chiffres sur l’extrême pauvreté sont utilisés par nombre de personnalités, comme le professeur de l’université d’Harvard #Steven_Pinker pour justifier l’#ordre_mondial actuel.

    Certains experts en #développement considèrent qu’il faudrait retenir le seuil de 7,4 dollars par jour pour mesurer la pauvreté. A cette aune, si l’on retire les performances de la Chine, non seulement la pauvreté aurait augmenté en chiffres absolus depuis 1981, mais elle serait restée stable en proportion de la population mondiale, à environ 60%, est-ce exact ?

    Oui, c’est juste. Nombre de pays ont fait en sorte que leurs citoyens puissent vivre avec un peu plus de 2 dollars par jour, mais cela ne signifie pas qu’ils aient vraiment augmenté leur #standard_de_vie. Et le plus grand souci est que les #inégalités ont augmenté depuis les années 1990.

    Une mesure plus correcte de la pauvreté existe : l’#Indice_de_la_pauvreté_multidimensionnelle (#IPM). Qui l’a développé et comment est-il utilisé aujourd’hui dans le monde ?

    Cet indice a été créé à l’université d’Oxford. Adapté par l’ONU en 2012, il est composé de trois dimensions, #santé, #éducation et #standard_de_vie, chacune représentée par plusieurs indicateurs : le niveau de #nutrition, la #mortalité_infantile, années d’#école et présence à l’école, et le #niveau_de_vie (qui prend en compte l’état du #logement, l’existence de #sanitaires, l’accès à l’#électricité, à l’#eau_potable, etc.). L’indice reste suffisamment simple pour permettre une #comparaison au niveau mondial et évaluer l’évolution dans le temps. Cela nous donne une meilleure idée de la réalité, notamment pour les pays les moins avancés. Cela permet en théorie de mieux orienter les politiques.

    https://lecourrier.ch/2019/06/13/pauvrete-la-misere-des-indicateurs
    #indicateurs #pauvreté #statistiques #chiffres #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

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  • La #Suisse renvoie à nouveau des réfugiés vers des #zones_de_guerre

    La Suisse a repris en mars dernier les renvois de réfugiés politiques vers des zones de guerre, indique dimanche le SonntagsBlick. Le journal se réfère à un document interne du Secrétariat d’Etat aux migrations.

    « Après une suspension de presque deux ans, le premier #rapatriement sous #escorte_policière a eu lieu en mars 2019 », est-il écrit dans le document publié par l’hebdomadaire alémanique.

    En novembre dernier, le Secrétariat d’Etat aux migrations (#SEM) a également expulsé un demandeur d’asile en #Somalie - une première depuis des années. Le SEM indique dans le même document que la Suisse figure parmi les pays européens les plus efficaces en matière d’exécution des expulsions : elle atteint une moyenne de 56% des requérants d’asile déboutés renvoyés dans leur pays d’origine, alors que ce taux est de 36% au sein de l’Union européenne.
    Retour des Erythréens encore « inacceptable »

    L’opération de contrôle des Erythréens admis provisoirement - lancée par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga lorsqu’elle était encore en charge de la Justice - n’a pratiquement rien changé à leur situation, écrit par ailleurs la SonntagsZeitung : sur les 2400 dossiers examinés par le SEM, seuls quatorze ont abouti à un retrait du droit de rester. « Il y a plusieurs facteurs qui rendent un ordre de retour inacceptable », déclare un porte-parole du SEM dans le journal. Parmi eux, l’#intégration avancée des réfugiés en Suisse garantit le droit de rester, explique-t-il.

    Réfugiés « voyageurs » renvoyés

    La NZZ am Sonntag relate pour sa part que le SEM a retiré l’asile politique l’année dernière à 40 réfugiés reconnus, parce qu’ils avaient voyagé dans leur pays d’origine. La plupart d’entre eux venaient du #Vietnam. Il y a également eu quelques cas avec l’Erythrée et l’Irak. Les autorités suisses avaient été mises au courant de ces voyages par les #compagnies_aériennes, qui ont l’obligation de fournir des données sur leurs passagers.

    https://www.rts.ch/info/suisse/10381705-la-suisse-renvoie-a-nouveau-des-refugies-vers-des-zones-de-guerre.html
    #efficacité #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #guerres #machine_à_expulsions #statistiques #chiffres #UE #EU #Europe #Erythrée #réfugiés_érythréens #voyage_au_pays #machine_à_expulser

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  • Global inequality: Do we really live in a one-hump world?

    There is a powerful infographic that has been circulating on social media for a couple of years now. It illustrates a dramatic transformation from a “two hump world” in 1975 to a “one hump world” today. It was created by Hans Rosling and Gapminder, and has been reproduced and circulated by Max Roser and Our World in Data. Take a look:
    https://i.imgur.com/alwfFV7.png

    It is an astonishing image. In his post on inequality, Roser uses this graph to conclude: “The poorer countries have caught up, and world income inequality has declined.” Hans Rosling went further, saying that thinking about the world in terms of North and South is no longer a useful lens, as the South has caught up to the North. Bill Gates has used the graph to claim that “the world is no longer separated between the West and the Rest.” Steven Pinker leveraged it for the same purpose in his book Enlightenment Now. And Duncan Green recently wrote that income inequality is no longer about a divide between nations or regions of the world, but rather between social groups within the global population as a whole.

    Indeed, the graph gives the impression that all of the world’s people are basically in the same income bubble: whether you’re in Europe, Asia or the Americas, we’re all in the same hump, with a smooth, normal distribution. Clearly globalization has abolished that old colonial divide between North and South, and has worked nicely in favour of the majority of the world’s population. Right?

    Well, not quite. In fact, this impression is exactly the opposite of what is actually happening in the world.

    There are a few things about this graph that we need to keep in mind:

    First of all, the x axis is laid out on a logarithmic scale. This has the effect of cramming the incomes of the rich into the same visual space as the incomes of the poor. If laid out on a linear scale, we would see that in reality the bulk of the world’s population is pressed way over to the left, while a long tail of rich people whips out to the right, with people in the global North capturing virtually all of the income above $30 per day. It’s a very different picture indeed.

    Second, the income figures are adjusted for PPP. Comparing the incomes of rich people and poor people in PPP terms is problematic because PPP is known to overstate the purchasing power of the poor vis-a-vis the rich (basically because the poor consume a range of goods that are under-represented in PPP calculations, as economists like Ha-Joon Chang and Sanjay Reddy have pointed out). This approach may work for measuring something like poverty, or access to consumption, but it doesn’t make sense to use it for assessing the distribution of income generated by the global economy each year. For this, we need to use constant dollars.

    Third, the countries in the graph are grouped by world region: Europe, Asia and the Pacific, North and South America, Africa. The problem with this grouping is that it tells us nothing about “North and South”. Global North countries like Australia, New Zealand and Japan are included in Asia and Pacific, while the Americas include the US and Canada right alongside Haiti and Belize. If we want to know whether the North-South divide still exists, we need a grouping that will actually serve that end.

    So what happens if we look at the data differently? Divide the world’s countries between global South and global North, use constant dollars instead of PPP, and set it out on a linear axis rather than a logarithmic one. Here’s what it looks like. The circle sizes represent population, and the x axis is average income (graphics developed by Huzaifa Zoomkawala; click through for more detail):

    https://i.imgur.com/4kwn8Kh.png

    Suddenly the story changes completely. We see that while per capita income has indeed increased in the global South, the global North has captured the vast majority of new income generated by global growth since 1960. As a result, the income gap between the average person in the North and the average person in the South has nearly quadrupled in size, going from $9,000 in 1960 to $35,000 today.

    In other words, there has been no “catch up”, no “convergence”. On the contrary, what’s happening is divergence, big time.

    This is not to say that Rosling and Roser’s hump graphs are wrong. They tell us important things about how world demographics have changed. But they certainly cannot be used to conclude that poor countries have “caught up”, or that the North-South divide no longer exists, or that income inequality between nations doesn’t matter anymore. Indeed, quite the opposite is true.

    Why is this happening? Because, as I explain in The Divide, the global economy has been organized to facilitate the North’s access to cheap labour, raw materials, and captive markets in the South - today just as during the colonial period. Sure, some important things have obviously changed. But the countries of the North still control a vastly disproportionate share of voting power in the World Bank and the IMF, the institutions that control the rules of the global economy. They control a disproportionate share of bargaining power in the World Trade Organization. They wield leverage over the economic policy of poorer countries through debt. They control the majority of the world’s secrecy jurisdictions, which enable multinational companies to extract untaxed profits out of the South. They retain the ability to topple foreign governments whose economic policies they don’t like, and occupy countries they consider to be strategic in terms of resources and geography.

    These geopolitical power imbalances sustain and reproduce a global class divide that has worsened since the end of colonialism. This injustice is conveniently elided by the one-hump graph, which offers a misleadingly rosy narrative about what has happened over the past half century.

    https://www.jasonhickel.org/blog/2019/3/17/two-hump-world

    #inégalités #monde #statistiques #visualisation #chiffres #évolution
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  • Income inequality is likely worse than before the Great Depression

    U.S. wealth concentration, or income inequality, has returned to levels not seen since the 1920s, and it could actually be significantly worse.

    Driving the news: New research from Gabriel Zucman, an economics professor at the University of California, Berkeley, for the National Bureau of Economic Research was unearthed recently by MarketWatch and finds that the top 1% owns about 40% of total household wealth. It reaches 40.8% when including the Forbes 400.

    Further, the top 1% richest U.S. families own 40 times the average family’s wealth.

    “No country (apart from Russia) for which estimates of wealth inequality are available has similarly high recorded levels of wealth inequality,” Zucman writes.

    Between the lines: Perhaps the most interesting part of Zucman’s research may be his point that the top 1% of American households likely hold much more of the nation’s and the world’s wealth than anyone realizes.

    “It is not enough to study wealth concentration using self-reported survey data or tax return data,” Zucman says in the report, estimating that 8% of the world’s household financial wealth is held offshore.

    “Because the wealthy have access to many opportunities for tax avoidance and tax evasion—and because the available evidence suggests that the tax planning industry has grown since the 1980s as it became globalized—traditional data sources are likely to under-estimate the level and rise of wealth concentration.”

    Zucman also notes that data shows the share of total wealth owned by the top 1% has increased by 9 points since 1989 and by 10 points when including the Forbes 400. In capitalized income estimates, it has increased by 11 points.

    “The share of wealth owned by the bottom 90% has collapsed in similar proportions.”

    https://www.axios.com/income-inequality-great-depression-gabriel-zucman-45ba4d26-d349-452e-9ca2-7ef
    #inégalités #Grande_dépression #USA #Etats-Unis #richesse #pauvreté #statistiques #chiffres #concentration

    Tentée de mttre le tag #2029...
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  • Les « travailleuses pauvres » sont de plus en plus nombreuses - La Croix
    https://www.la-croix.com/Economie/Social/travailleuses-pauvres-sont-nombreuses-2018-12-17-1200990100
    https://img.aws.la-

    [...]« La France compte plus de deux millions de #travailleurs_pauvres et traverse une crise sans précédent de son modèle social. La situation est préoccupante pour les #femmes », souligne Pauline Leclère, responsable de campagne « justice fiscale et inégalités » chez Oxfam France, à l’initiative du rapport Travailler et être pauvre : les femmes en première ligne, publié lundi 17 décembre, et qui présente notamment le cas de Daphné.

    La limite de l’exercice est que le rapport s’appuie sur des données issues de sources multiples, voire contradictoires… « Sur un sujet aussi important, il faudrait pouvoir disposer d’indicateurs #statistiques permettant d’évaluer avec précision l’ampleur des #inégalités », reconnaît Pauline Leclère.

    78 % des #emplois_à_temps_partiel occupés par des femmes

    Selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, la part de femmes en activité professionnelle et pauvres dans l’hexagone est passée de 5,6 % à 7,3 % entre 2006 et 2017 (1). Les femmes se retrouvent principalement dans des secteurs qui proposent de nombreux emplois à temps partiel, correspondant aux métiers les moins valorisés et rémunérés. Par exemple les métiers du #nettoyage, du #commerce et du #service_à_la_personne. Parmi les employés non qualifiés, 49 % des femmes sont à temps partiel, contre 21 % des hommes.

    En 2017, les femmes occupaient 70 % des #CDD et des emplois intérimaires et 78 % des emplois à temps partiel. Ce type d’emplois « provoque une insertion discontinue sur le marché du travail et une dégradation des #conditions_de_vie des femmes (#horaires_atypiques, #emplois_pénibles …). Cela entrave la consolidation de l’expérience professionnelle ou conduit même à une dépréciation des compétences », souligne le rapport.

    Difficulté à combiner vie professionnelle et vie de famille

    Les emplois précaires affectent l’articulation entre vie professionnelle et vie familiale. Dans les métiers peu qualifiés comme l’aide à la personne ou la #garde_d’enfants, les #travailleuses ont souvent des horaires courts et combinent plusieurs employeurs. Ainsi, 85 % des salariés ayant plus d’un employeur sont des femmes.

    « Pourtant, parmi les actifs souhaitant travailler plus, 75 % sont des travailleuses, souligne Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde France. Il y a beaucoup d’idées reçues sur ces mères de famille vivant des #aides_sociales. La réalité est toute autre, puisqu’elles préfèrent exercer un #emploi même s’il ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins. »

    Un million de travailleuses à la tête d’une famille monoparentale vit sous le seuil de pauvreté

    « À la faiblesse du #revenu du travail peut s’ajouter un facteur démographique, car pour mesurer les niveaux de vie, on tient compte des revenus de l’ensemble du ménage. Ainsi, une femme qui doit faire vivre une famille avec un seul smic se situe largement en dessous du seuil de pauvreté », constate l’Observatoire des inégalités.

    En France, les femmes à la tête d’une famille monoparentale sont particulièrement touchées par ce phénomène : parmi celles qui travaillent, près d’un quart vit sous le seuil de pauvreté, soit un million de femmes.

    Romane Ganneval


    (1) Eurostat fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 026 € en 2016. En France, le seuil de pauvreté est fixé par l’Insee à la moitié du revenu médian, soit 855 € par mois pour une personne seule.

    #travail #intérim #précarité #droit_au_chômage #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #prime_d'activité

    https://seenthis.net/messages/744975 via colporteur


  • #Framasoft : les chiffres à connaître
    https://framablog.org/2018/12/06/framasoft-les-chiffres-a-connaitre

    Chaque année, nous nous rappelons à votre bon souvenir pour vous inciter à #soutenir financièrement nos actions. Vous voyez au fil du temps de nouveaux #Services et des campagnes ambitieuses se mettre en place. Mais peut-être voudriez-vous savoir en chiffres … Lire la suite­­

    #Contributopia #Dégooglisons_Internet #contributopia #Degooglisons #don #statistiques





  • Petite mise à jour postes ouverts (publiés) #MCF #ESR. On suit toujours la tendance qui conduit à 0 postes ouverts en 2030.
    https://i.imgur.com/8GJTLlc.jpg
    https://twitter.com/mixlamalice/status/966986699040612352

    Avec ce commentaire intéressant :

    Pas étonnant alors qu’ils mettent en place #parcours_sup qui réduit l’accès à l’Université : plus de lycéens, moins de profs : la #sélection organisée ...

    https://twitter.com/ben_schnecken/status/967001264390361089

    #postes #travail #université #statistiques #chiffres #MCF #France #it_has_begun

    En route vers une université sans enseignant·es !

    https://seenthis.net/messages/671718 via CDB_77


  • (76) [Analyse] du discours d’un climato-sceptique : V. Courtillot - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=WZb-y_N4ZwY

    Analyse intéressante, par Le Réveilleur, d’1/3 d’une conférence du climatosceptique V. Courtillot (de 2007)… Erreur d’interpretation ? mensonge ou mauvaise foi ? Comment Courtillot, un géophysicien peut il autant fourvoyer sciemment son auditoire ?

    #climat #aérosols #statistiques #giec #leréveilleur

    https://seenthis.net/messages/691261 via marcimat


  • Économie. Les #inégalités en hausse sur toute la planète

    Un groupe de chercheurs emmené par les Français #Thomas_Piketty et #Lucas_Chancel publie ce jeudi une étude sur cette question de plus en plus débattue. Résultat : les inégalités de richesse ont augmenté presque partout dans le monde depuis 1990.

    https://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/2017-12-14_ramses.png?itok=EoT9jQMt#.jpg
    https://www.courrierinternational.com/article/economie-les-inegalites-en-hausse-sur-toute-la-planete
    #monde #riches #pauvres #richesse #pauvreté #monde #statistiques #chiffres

    Site « World wealth and income database » :
    http://wid.world/fr/monde
    #ressources_pédagogiques

    Je ne trouve par contre pas l’étude en question (mais j’ai fait une recherche super rapide)... si jamais tu as un tout petit peu de temps @simplicissimus...

    cc @reka

    https://seenthis.net/messages/652357 via CDB_77


  • Lundi matin, visionscarto publie une petite note technique que nous a confié notre ami et véritable tête chercheuse qui a débugué - souvent - nombre d’entre nous ! @simplicissimus qui nous livre quelques réflexions sur l’utilisation, en graphique, des échelles arithmétiques et logarithmiques. Nous sommes nombreuses et nombreux à nous demander - souvent - laquelle nous devons utiliser et pourquoi : discussion à poursuivre.

    La double échelle et l’illusion graphique

    https://visionscarto.net/double-echelle-et-illusion-graphique

    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1268xH699/26705671019_d974-ecc7f.png?1510927934

    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1268xH677/38425676666_36d2-6df2a.png?1510927934

    #statistiques #visualisation #échelles #graphiques #manipulation

    https://seenthis.net/messages/647797 via Reka


  • Newspapers : A Black & White Issue - Measuring racial diversity in journalism, by Matt Daniels and Amber Thomas (pudding.cool)
    https://pudding.cool/2017/10/asne
    https://pudding.cool/2017/10/asne/assets/images/og-img.png

    Along with the country as a whole, the press has too long basked in a white world, looking out of it, if at all, with white men’s eyes and a white perspective. That is no longer good enough. ––Kerner Commission, 1968

    #racisme #médias #presse #États-Unis (mais ailleurs aussi, même si en France c’est interdit d’en parler)

    #visualisation #storytelling #statistiques #d3.js

    https://seenthis.net/messages/646959 via Fil


  • Interpreting Signals in the Labor Market: Evidence from Medical Referrals, by Heather Sarsons
    https://scholar.harvard.edu/files/sarsons/files/sarsons_jmp.pdf

    This paper provides evidence that a person’s gender influences the way others interpret information about his or her ability and documents the implications for gender inequality in labor markets. Using data on primary care physicians’ (PCPs) referrals to surgeons, I find that PCPs view patient outcomes differently depending on the per-
    forming surgeon’s gender. PCPs become more pessimistic about a female surgeon’s ability than a male’s after a patient death, indicated by a sharper drop in referrals to the female surgeon. However, PCPs become more optimistic about a male surgeon’s ability after a good patient outcome, indicated by a larger increase in the number of
    referrals the male surgeon receives. PCPs also change their behavior toward other female surgeons after a bad experience with one female surgeon, becoming less likely to refer to new women in the same specialty. There are no such spillovers to other men after a bad experience with one male surgeon

    #sexisme #médecine #étude_récente #statistiques

    https://seenthis.net/messages/645003 via Fil