• [COMMUNIQUE UNITAIRE STREET MEDIC]

    Parce qu’il nous paraissait nécessaire et urgent de réaffirmer que la pratique medic est une pratique politique avec tout ce qui en découle, Street Medic Nantes et plusieurs autres collectifs ont rédigé et signé le communiqué que voici.
    Pour les personnes ne pouvant lire le texte sur les images associées au post, vous pouvez en retrouver une version textuelle ci-dessous.
    Ni ego, ni héros !

    Version texte ::: https://nantes.indymedia.org/articles/45711

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    Depuis plusieurs mois, nombre de bénévoles ont choisi de s’organiser en équipes de secouristes dans le but de porter les premiers soins en manifestation. En toute transparence, nous ne pouvons que nous réjouir de toutes ces initiatives, et les encourager. Cependant, en réponse à de nombreux usages maladroits et non-adaptés du terme « street medic », il nous semble important de redéfinir les pratiques auxquelles fait référence ce terme, autour desquelles nous nous organisons depuis plusieurs années.

    La street medic est une pratique de lutte, née dans les années 60 lors du mouvement des Civils Rights aux Etats-Unis qui fut développée par le Black Panthers Party et l’American Indian Movement. Au delà du simple cadre des manifestations auxquelles sont associé.es les Street Medics aujourd’hui, il s’agissait alors de mettre en place un véritable système d’accès au soin communautaire, auto-géré et indépendant à destination des personnes noir-es aux Etats-Unis, avec notamment l’instauration de street clinics (« hôpitaux de campagne »). Si notre action la plus visible et courante se situe effectivement dans le cadre des manifestations aujourd’hui, il ne saurait s’y limiter obligatoirement.

    Ainsi, au même titre que les « legal teams » (soutien juridique) et les « trauma teams » (soutien psy), le terme « street medic » n’est pas neutre, et induit un caractère fortement et indéniablement politique. Tout comme le « black bloc » ne saurait être considéré comme un ensemble de groupuscules organisés mais bien une pratique tactique adoptée lors des manifestations, c’est bien de ça dont il est question lorsque l’on parle de Street Medic : une pratique militante, et non un statut. Il ne s’agit pas simplement d’adapter le secourisme au cadre des manifestations, mais de lutter contre la répression policière et étatique, pour la réappropriation des connaissances en premiers secours, et pour l’accès aux soins à toutes et tous. Or, force est de constater que les secouristes présent-es en manifestation ne pratiquent pas toutes et tous la street medic.

    Il nous paraît donc nécessaire de marquer clairement notre opposition à certaines méthodes qui rentrent en totale contradiction avec les valeurs de la street medic, mais cependant utilisées par des secouristes se décrivant pourtant en ces termes.

    En effet, la street medic est historiquement et radicalement incompatible avec : /.../

    #StreetMedic #Soin #mise_au_point

    https://seenthis.net/messages/784293 via ¿’ ValK.


  • [COMPTE-RENDU ACTE XIX - NANTES - Samedi 23 Mars 2019]
    https://nantes.indymedia.org/articles/44997

    /.../ Suite aux confiscations importantes de matériel medic, nous avons besoin de votre soutien ! En effet, l’achat de matériel a un coût important, et ce sont plusieurs centaines d’euros de matériel qui dorment maintenant au chaud dans les locaux du comico.

    Vous pouvez contribuer à la cagnotte ici :
    https://www.colleo.fr/cagnotte/14279/street-medics-nantes

    Mais aussi déposer vos dons en liquide dans les bars suivants :

    Pour les dons en liquide ou en matériel, les bars suivants nous permettent gracieusement d’y récupérer le matériel que vous pourriez y déposer :

    – Shaka Pop Un monde à bar, 9 rue de l’Hôtel de Ville, 44000 Nantes (lundi - samedi de 16h30 à 2h, fermé le dimanche)
    – Le Chat Noir, 13 Allée Duguay Trouin, 44000 Nantes
    – Le 13et3, Place Bouffay, 44000 Nantes
    – Le Live Bar, 7 rue des Etats, 44000 Nantes (à côté du château)

    Le Hophophop ne fait plus partie de la liste des bars où vous pouvez déposer vos dons.

    Amour, Maalox et Serum Phy ! ♥

    Lire aussi le compte-rendu de @Mimas87 sur twitter : https://twitter.com/Mimas87/status/1109458541981696002

    Bonjour, Nous sommes le 23 mars 2018 [2019 !], et la manifestation des #GiletsJaunes à #Nantes n’a pas pu avoir lieu. Avant même le début du rassemblement route de Vannes, une vingtaine d’interpellations et presque tous les #StreetMedic dépouillés de leur matériel.

    Et aussi des bribes de @Nantes_Revoltee :

    La doctrine Castaner à Nantes :
    – Arrestations préventives massives en camions cellulaires
    – Quasi impossibilité de rejoindre le rdv
    – Nasse
    – Attaques ultra-violentes d’un cortège totalement paisible
    – Coups, tirs, humiliations
    – La contestation interdite de fait. Par la force.
    https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1109496904558301184

    Nantes, la journée s’achève par un hommage à Georges Courtois à l’endroit même où il avait réalisé son coup d’éclat de 1985. Devant l’ancien tribunal, où il avait organisé une prise d’otage des magistrats et fait le procès de la Justice.
    #ActeXIX #SoyonsCourtois #RIPGeorges
    https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1109524680686403586

    /.../ #gilets_jaunes #manifestation #répression #DAR

    https://seenthis.net/messages/769422 via ¿’ ValK.


  • Depuis quelques jours, le collectif Désarmons-les se fait régulièrement agresser. Voici son communiqué :
    MISE AU POINT, sur les menaces que nous recevons.
    https://desarmons.net/index.php/2019/02/04/mise-au-point-sur-les-menaces-que-nous-recevons

    Depuis quelques jours, nous nous faisons régulièrement agresser.

    Notre collectif existe depuis 2012. Depuis 2014, il s’organise quotidiennement auprès de personnes mutilées par la police, y compris déjà en 1999. Certain-es de ces blessé-es graves l’ont été dans les quartiers populaires, d’autres en marge de matchs de foot, tous n’ont pas les mêmes convictions politiques. Nous n’avons pas attendu le mouvement des gilets jaunes.

    Oui, il y avait des blessé-es grave avant les gilets jaunes. Nous en comptions au moins 53 avant le mois de novembre 2018. On en parlait peu. Notre combat était peu visible. Nous n’avons jamais cherché la reconnaissance, notre priorité étant d’aider les blessé-es dans leur combat, en apportant un soutien juridique, psychologique, politique, selon des principes clairs et en accord avec une analyse radicale du système actuel.

    Depuis quelques semaines, des enjeux de pouvoir ont pris leur place dans un combat que nous menons depuis des années avec bienveillance. Des gens se présentent en icônes d’un mouvement qui avait pourtant affirmé qu’il ne voulait pas de porte-paroles, écrasant au passage les pieds des autres. Certaines croient également pertinent de dire qu’ils sont « neutres » et que leur action est « apolitique », tout en laissant agir des populistes de la droite dure et en condamnant les militants antifascistes qui combattent l’hydre fasciste avec conviction (autant préciser qu’on ne la combat pas avec des fleurs).

    Nous ne sommes pas d’accord avec cette neutralité, car pour nous les violences d’État, dont font partie les violences racistes et les violences policières, sont un problème politique. Depuis des années, nous essayons de faire admettre au plus grand nombre que ce ne sont pas des « dérapages », des « bavures », mais des violences systémiques, institutionnelles, assumées par le pouvoir.

    Aujourd’hui, nous faisons l’objet d’insultes diverses et de menaces.

    Des gens nous disent que nous mentons et que nous « ne maîtrisons pas notre sujet », sans avoir lu un seul des articles de notre site internet. Nous mettons au défi qui que ce soit de trouver un mensonge sur notre site ou une information qui soit fausse.

    Depuis quelques jours, nous faisons également l’objet d’attaques verbales et de menaces de personnes qui ne supportent pas la critique politique et ne sont pas capables d’autocritique, exigeant de nous qu’on supprime des publications sous prétexte qu’elles leur déplaisent, confondent « critique » et « appel à la haine ».

    Parmi elles, des personnes qui se disent « medics » et ont inventé un clivage entre « street medics » et « médics », comme si ces catégories existaient avant que ces mêmes personnes ne débarquent et négocient leur intervention avec les autorités, niant et piétinant du même coup des décennies de pratiques militantes, réfléchies et autonomes (qu’elles semblent mépriser). « street medic » n’est pas une identité, mais une pratique, au même titre que les « legal team » (soutien juridique), les « trauma team » (soutien psychologique), le « black bloc » (tactique collective permettant d’agir et se défendre en bénéficiant de l’anonymat), les « zones d’autonomie temporaire » ou les « cantines mobiles ». Cette pratique a une histoire et une philosophie, qui remonte au mouvement américain des droits civiques. Elle n’a jamais été neutre, ni apolitique.

    Déjà en 2012, nous avions des liens constants avec des groupes de « street medics ». Sur certaines manifestations, nous avons nous-mêmes été street medics.

    Faire « street medic », c’est être capable d’humilité, refuser la professionnalisation, dans le but de protéger les manifestant-es de la répression et d’organiser le soin en manifestation autour de principes de lutte clairs, qui n’acceptent aucune négociation avec les flics pour quémander le droit d’agir. Oui, être medic en manif, ce n’est pas offrir un substitut à la sécurité civile ou aux pompiers : il s’agit d’un combat politique, pas de l’encadrement légal d’un événement festif.

    Toutes celles et ceux qui voient dans ces pratiques une manière égocentrique d’exister, d’avoir de la reconnaissance, de se faire passer pour des héros, n’ont pas compris l’esprit de la chose.

    On n’a pas à nous faire des pressions parce que nous dénonçons les compromis avec la police. Nous avons nos valeurs et principes, nous les défendrons. Que ceux à qui ça ne plaît pas passent leur chemin au lieu de nous empêcher d’agir et de nous faire perdre notre temps.

    Laissez nous respirer !

    (je l’ai copié en entier parce que je veux être sûre qu’il soit lu, tant ses bases politiques / éthiques sont importantes !)

    #apolitisme #streetmedics #street_medic #trauma_team #legal_team #black_bloc #radicalité #oppression_systémique

    https://seenthis.net/messages/757745 via ¿’ ValK.


  • En formation avec les « street medic » (de Nantes)

    Bénévoles, et pas tous des professionnels de santé, ils viennent en aide aux manifestants blessés. Ces derniers temps, on les a beaucoup vus dans les grandes villes à l’occasion des différentes mobilisations des « gilets jaunes ».
    https://www.vice.com/fr/article/7xynpy/en-formation-avec-les-street-medic
    https://video-images.vice.com/articles/5c348b521c440000079ec1e1/lede/1547026311540-DSCF9540.jpeg

    Ils sont une centaine de participants à être entassés dans l’établissement. La séance débute et Fabien, « street medic » depuis 2016 et la loi Travail, rappelle la raison d’être des « street medic » : « Un collectif antiraciste, antisexiste, présent dans toutes les grandes manifestations sociales, contre les répressions policières ». Dans la salle d’à côté, d’autres « medic » complètent le résumé : « Nous sommes des secouristes bénévoles autogérés, organisés collectivement ».

    Les « street medic » n’ont aucun statut juridique. Certains sont secouristes ou urgentistes de formation, d’autres titulaires du PSC1 (certificat prévention et secours de niveau 1) ou du SST (certificat de sauveteur secouriste du travail), mais tous sont bénévoles et partagent « une volonté humaniste de s’investir », récapitule Fabien. Une volonté teintée de militantisme, car les « street medic » tiennent à dénoncer au passage « les violences policières » et comptabilisent le nombre de blessés à chaque manifestation. Aujourd’hui, au vu du nombre de manifestants blessés qui ne se rendent pas aux urgences et ne bénéficient pas de soins de secouristes professionnels, les chiffres des « street medic », qui comprennent les « petites » blessures, sont, sans doute, les plus proches de la réalité.

    #street_medics #streetmedics #autonomie #autogestion

    https://seenthis.net/messages/751896 via ¿’ ValK.



  • [TW ; blessures, sang] #StreetMedics #Nantes : compte-rendu (évolutif) de la journée du 29/12/2018
    https://nantes.indymedia.org/articles/44028

    La manif démarre paisiblement avec l’absence de forces policières. Après deux heures de déambulation pacifique, au niveau de 50 otages entre la place du calvaire et Commerce, les forces de l’ordre enserrent le cortège, et la BAC fait une charge en matraquant et envoyant des grenades désencerclantes.

    #Répression #luttes #salariales #gilets_jaunes #Nantes #Répression,luttes,salariales,gilets_jaunes

    https://seenthis.net/messages/747841 via nantes.indymedia.org


  • Formation #StreetMedic #Nantes

    Vendredi 4 janvier 2019 de 19:00 à 23:00

    Suite a de nombreuses demandes Street Médic Nantes donnera une formation le Vendredi 4 Janvier 2019 a la La Dérive - Nantes a partir de 19h (1 rue du Gué Robert 44000 Nantes - arret tram moutonnerie)

    Les sujets abordé seront les suivants :
    – Les bases du secourisme (porter secours)
    – Posologie (mise en application des actions de secours)
    – Juridique (champs d’action possible)
    – Répression ( les armes de la police - se protéger - se déplacer) - Psychologique (se connaitre - évaluation de la situation en cours)

    Le but de la formation : Informer - échanger - former - perfectionner

    https://www.facebook.com/events/849416788727610/?active_tab=about

    A qui la formation s’adresse t-elle :
    – a toute personne souhaitant s’informer/découvrir la pratique de la médic
    – a toute personne souhaitant partager des retours d’expérience dans le but de faire évoluer la pratique de la médic
    – a toute personne souhaitant se former aux gestes de secours et aux bons réflexe pour porter assistance a une personne en détresse sans forcement adosser le « brassard » de médic
    – a toute personne souhaitant se perfectionner
    – a toute personne ayant déjà ou non suivi nos formations
    – a toute personne souhaitant pratiquer de la médic en endossant le « brassard »

    La formation sera mixte dans un cadre bienveillant. Aucun comportement sexiste, raciste ne sera toléré.
    Nous tiendrons compte des handicaps de chacun.e.s.

    Cette formation sera autant tournée sur la théorie que sur la pratique.

    Si a l’occasion de rassemblement vous avez toujours dans votre sac un minimum de matériel au cas ou ou que vous souhaitez acquérir un minimum au cas ou nous pourrons créer un « start kit » ou compléter vos trousses de secours.

    https://seenthis.net/messages/747374 via Kourgette