• États-Unis - Morts par désespoir Le Courrier - Lundi 10 avril 2017
    – Benito Perez

    https://www.lecourrier.ch/148484/morts_par_desespoir

    C’est l’épidémie invisible. Depuis une vingtaine d’années, le nombre de « morts par désespoir » a explosé aux Etats-Unis. Ces suicides, overdoses ou maladies de l’alcoolisme touchent particulièrement là où on ne les attend pas : les quadras et quinquas des classes populaires blanches.

    Le constat dressé en mars dernier par deux fameux professeurs de Princeton, Anne Case et Angus Deaton1, est sans équivoque. En 1999, le taux de mortalité d’un Etasunien blanc, quinquagénaire et peu instruit était 30% moindre que celui d’un Afro-Américain. Il est désormais 30% plus élevé. La probabilité qu’il ou elle meure d’un suicide ou d’une toxicomanie a triplé en moins de deux décennies.

    Issus des sciences économiques, les deux chercheurs voient dans cette spectaculaire évolution une causalité socio-économique. Le phénomène décrit va pourtant au-delà du creusement – réel – des inégalités face à la mort entre classes sociales. Pour mieux l’appréhender, les chercheurs l’ont cartographié, désignant un écosystème clé : la petite ville. Un environnement extrêmement fragile face à une délocalisation ou une faillite. Et ne possédant pas la culture du service public et de l’aide sociale qui pourrait amortir une telle crise. Tout en haut du classement morbide de Case et Deaton trônent d’ailleurs les Etats semi-ruraux et industriels du Kentucky et de la Virginie occidentale.

    « C’est un reflet de l’effondrement de la classe ouvrière blanche », a commenté Angus Deaton au Chicago Tribune. « Le marché du travail s’est retourné contre cette population », formée à l’époque révolue où un certificat d’études suffisait à gagner correctement sa vie. Où les « junks jobs », ces emplois précaires et mal payés, étaient vus comme un tremplin vers l’emploi stable, et non comme la seule perspective pour ces seniors en devenir.

    Une exclusion durable du marché du travail aggravée par le fait qu’elle se juxtapose à l’affaiblissement des solidarités sociales et familiales. Et face à laquelle les populations latino et noire semblent davantage préparées, de par leur histoire personnelle ou collective.

    Comme pour accentuer le phénomène, l’étude souligne n’avoir pas trouvé trace d’un tel phénomène ailleurs qu’aux Etats-Unis. Pas encore, serait-on tenté d’ajouter, tant ce pays préfigure régulièrement les évolutions européennes.

    Des signes inquiétants sont d’ailleurs déjà visibles en Europe, comme le creusement des inégalités en matière de longévité. En 2011, Berlin avait même dû admettre que l’espérance de vie des Allemands les plus démunis avait reculé de deux à trois ans après le démantèlement des protections sociales sous Gerhard Schröder. En Belgique, c’est l’espérance de vie en bonne santé des femmes qui a assez nettement reculé, selon une étude de 20102.

    A l’heure où le relèvement de l’âge de la retraite et la précarisation de l’emploi sont présentés comme indispensables, il serait temps de rappeler qu’il n’y a d’autre intérêt public que de lutter pour une plus grande égalité devant la vie et devant la mort.

    1. M. Deaton a reçu en 2015 le prix de la Banque de Suède, dit « Prix Nobel d’économie ». On trouve cette étude parue le 17 mars à l’adresse www.brookings.edu/wp-content/uploads/2017/03/6_casedeaton.pdf
    2. www.belspo.be

    #Epidémie #USA #néo_libéralisme #Exclusion #Suicide


  • A #LCL, ces #suicides que la direction ne veut pas voir
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/050417/lcl-ces-suicides-que-la-direction-ne-veut-pas-voir

    Entre septembre 2016 et mars 2017, quatre salariés de la #banque LCL (ex-Crédit lyonnais) se sont suicidés ou ont tenté de le faire. Dans cette filiale du groupe #Crédit_agricole qui vit au rythme des restructurations massives, les risques psychosociaux sont préoccupants. Face aux alarmes lancées depuis plusieurs années par les syndicats et les médecins du travail, la direction pratique l’omerta.

    #Economie #burn_out #souffrance_au_travail


  • « Écrémage » en entreprise, la méthode RH qui tue (vraiment) - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/article/ecremage-en-entreprise-la-methode-rh-qui-tue-vraiment
    http://www.regards.fr/IMG/jpg/sat-caisse.jpg

    En octobre 2006, Didier Lombard avait annoncé à ses cadres qu’il faudrait que d’ici trois ans, 22.000 salariés aient quitté l’#entreprise. « Je ferai [ces départs] d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte », avait-il ajouté. Il ne croyait pas si bien dire. Soixante personnes se sont suicidées en trois ans, dans la foulée du plan de restructuration baptisé "Next". Une jeune femme de trente-deux ans s’est littéralement jetée du quatrième étage d’un immeuble du groupe…
    « On le casse pour qu’il se casse »

    Ces techniques ont émergé dans les années 2000, explique Patrick Légeron. C’était avant l’affaire France Telecom, une époque où l’on faisait l’apologie du #stress en couverture des magazines. À ce moment-là, certains patrons ne s’en cachaient même pas. Le psychiatre se souvient d’un débat où Noël Goutard, ex-PDG de Valeo, affirmait tranquillement qu’il fallait que les gens arrivent « la #peur au ventre ». « Ceux qui ne sont pas formables doivent partir », affirme le dirigeant dans une conférence baptisée "Réussir par la fermeté". Ce "#management par le stress" a aussi été utilisé, selon la CGT, chez Renault par son dirigeant Carlos Ghosn, avec là aussi des conséquences terribles et des #suicides à répétition...

    https://seenthis.net/messages/586013 via Agnès Maillard


  • #Vidéo. #Suicides à la #SNCF : la chronique d’Audrey Vernon censurée sur France Inter
    http://www.revolutionpermanente.fr/Video-Suicides-a-la-SNCF-la-chronique-d-Audrey-Vernon-censuree-

    Non, la chronique ne s’est pas perdue dans les tuyaux de la Maison de la Radio, comme l’indique la page d’erreur sur France Inter, la vidéo a bel et bien été retirée par la rédaction. Nous la republions sans la mention des noms des responsables SNCF.

    #censure

    https://seenthis.net/messages/579631 via Agnès Maillard


  • La direction de #La_Poste aurait comptabilisé plus de 50 #suicides en 2016
    https://www.mediapart.fr/journal/france/151216/la-direction-de-la-poste-aurait-comptabilise-plus-de-50-suicides-en-2016

    La direction du groupe La Poste aurait comptabilisé au travers d’une « cellule de suivi des drames » interne et secrète une cinquantaine de suicides, pour la seule année 2016. C’est ce qu’ont appris cette semaine de sources internes les syndicats CGT et Sud-PTT. La direction dément.

    #France #Economie #Philippe_Wahl #social #souffrance_au_travail


  • L’hôpital de #Toulouse, un univers impitoyable pour ses salariés
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/081116/l-hopital-de-toulouse-un-univers-impitoyable-pour-ses-salaries

    C’est jour de mobilisation ce mardi pour les personnels infirmiers et non médicaux de l’hôpital public. Dans le CHU de la ville rose, quatre personnes se sont suicidées en juin ; début octobre, une autre a tenté de mettre fin à ses jours. Violences verbales, mépris des salariés reconnus handicapés par le travail, liste illégale du personnel en difficulté… la DRH ne recule devant rien.

    #Economie #condition_de_travail #hopital #sante #social #suicides


  • La casse de La #Poste se poursuit - Révolution : Tendance marxiste internationale
    http://www.marxiste.org/actualite-francaise/luttes-mouvement-syndical/2068-la-casse-de-la-poste-se-poursuit
    http://www.marxiste.org/images/La-Poste.jpg

    Contrairement aux idées reçues, l’entreprise La Poste se porte très bien. Ces trois dernières années, elle a engrangé 1,7 milliard d’euros de bénéfice. Le chiffre d’affaires a progressé de 4 % en 2015 et la dette diminue chaque année. Ces résultats sont obtenus sur le dos des #postiers (suppressions d’emplois) et des usagers – en cassant le #service public et en augmentant les tarifs (de 10 % en deux ans !)

    En 2015, La Poste a bénéficié du Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), à hauteur de 350 millions d’euros. Ce qui ne l’a pas empêchée de supprimer 7655 #emplois !

    L’Etat est l’actionnaire majoritaire de La Poste, les autres parts étant détenues par la Caisse des Dépôts et Consignations. C’est donc le gouvernement qui poursuit la casse de La Poste, engagée dès le gouvernement « socialiste » de Michel Rocard (1988-91) et poursuivie par les gouvernements successifs, de droite comme « de gauche ».

    #Souffrance au #travail
    Cette casse n’est évidemment pas sans effets sur les agents, qui arrivent souvent à un point de rupture. Le 26 septembre dernier, dans une conférence de presse, le syndicat Sud PTT a voulu briser le mur du silence érigé par la direction de La Poste autour de la souffrance au travail des postiers. Surcharge de travail, management par la peur, cadences infernales : dans tous les départements, les témoignages sont convergents et le constat accablant.

    La situation est décrite en des termes identiques dans une lettre de huit cabinets d’expertise envoyée au PDG de La Poste et au gouvernement. Les mêmes maux sont signalés : réorganisations permanentes qui réduisent à chaque fois les effectifs, accélération des cadences, aggravation de la pénibilité physique, risques psychosociaux, situations de détresse, suicides… Depuis 2013, Sud PTT a dénombré 57 tentatives de #suicide de postiers, dont 37 ont été suivies de décès.

    https://seenthis.net/messages/538213 via Agnès Maillard


  • « L’#organisation du #travail est devenue harcelante » | AlterEco+ Alterecoplus
    http://www.alterecoplus.fr/lorganisation-travail-devenue-harcelante/00012475
    http://www.alterecoplus.fr/sites/default/files/public/styles/for_social_networks/public/field/image/rea_174558_039.jpg?itok=27NGXUYg

    Le #surmenage, le #suicide et les tentatives de suicide prospèrent sur trois terreaux. Primo, la #charge de travail s’accroît. A la fois la charge horaire – non déclarée, la plupart du temps – et la charge mentale, avec une #densification des journées de travail, une obligation de #polyvalence et des #interruptions incessantes. Secundo, vous êtes obligé de rendre compte en permanence de vos actes. Les outils numériques ont mis le travail en coupe réglée. Tout est tracé, donc tout le monde est sur le qui-vive. Enfin, tous les processus de #production sont standardisés, il faut suivre une #procédure, subir des logiciels de #gestion, remplir formulaire sur formulaire, tableau sur tableau, tous ces documents étant par ailleurs déconnectés du travail réel. Si bien que les salariés ont très peu d’autonomie, se sentent hypersurveillés, développent des peurs bien légitimes et ne peuvent pas mettre leur intelligence au service de leur travail.

    #harcèlement #souffrance

    https://seenthis.net/messages/536458 via Agnès Maillard


  • En souffrance à #La_Poste
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/111016/en-souffrance-la-poste

    Nathalie Bourrier (à gauche) venue de Savoie évoquer le cas de Josette, factrice à Courchevel, décédée, et Sébastien Carré, qui a aidé Emeline, aujourd’hui mis à pied (à droite). © Rachida EL Azzouzi Sud-PTT, syndicat majoritaire à La Poste, veut briser le mur du silence, établi par la direction, et qui entoure la #souffrance_au_travail des postiers. Surcharge de travail, management par la peur, cadences infernales : les familles et les facteurs témoignent.

    #Economie #social #suicides


  • La pornographie comme revanche.
    LE MONDE -2016.10.09

    Si l’on en croit les partisans d’une Fin de l’Histoire programmée pour après-demain à 14 h 38, la sexualité serait banalisée, désacralisée, to-ta-le-ment acceptée. Mais si nos vies sexuelles étaient aussi transparentes que nos habitudes alimentaires, pourquoi le revenge porn existerait-il ? En quoi est-il différent de publier la photo d’un partenaire endormi plutôt qu’en missionnaire ?
    Précisons : la pornographie « de revanche » consiste à propager des photos ou des vidéos sexuelles d’ex-partenaires, contre leur gré. L’objectif essentiel est l’humiliation, à la suite d’une rupture, d’un refus sentimental ou d’une infidélité, mais on emploie désormais ce terme pour évoquer toute diffusion non-consentie de contenus intimes (comme nous l’écrivions il y a un mois, un quart des personnes recevant des sextos les diffusent, en moyenne, à trois amis).
    Les plus jeunes d’entre nous sont aussi les plus exposés, au point que cette revanche puisse servir comme moyen de coercition sexuelle. Selon le centre francilien pour l’égalité femmes-hommes, « 17 % des filles et 11 % des garçons déclarent avoir été confrontés à des #cyberviolences à caractère sexuel… A travers la diffusion virale de #selfies_dénudés, les garçons gagnent en popularité, et les filles sont jugées de manière négative et insultées. » Avec les conséquences que l’on connaît, allant jusqu’au #suicide.

    Quand c’est en ligne, c’est trop tard

    Les adultes ne sont pas épargnés, du chantage financier (si votre ordinateur est hacké, ou si vous êtes victime d’une arnaque à la webcam) à la destruction d’une crédibilité professionnelle. La manœuvre est facile : quelques copies d’écran, une diffusion anonyme sur une plateforme étrangère, suffisent à rendre une #sexualité non seulement publique mais médiatiquement incontrôlable. A l’exception de quelques « rattrapages » réussis par des célébrités armées d’avocats, quand c’est en ligne, c’est trop tard.

    Et quand il est trop tard, comment faire ? Face à l’étendue du problème, nombre d’entre nous accusent les victimes ou choisissent de faire l’autruche : puisque tout le monde prend des selfies dénudés, puisque la nature humaine est traître, alors nous finirons tous publiquement en string-panthère , c’est comme ça, point barre.
    Outre qu’une misère partagée n’est pas forcément plus supportable, outre que personnellement, je veux croire que l’univers vaut mieux qu’une jungle peuplée de sociopathes, cette logique du « tous à poil » part du principe que les corps seraient égaux, jugés avec la même bienveillante indifférence.
    Allez dire ça aux gros, aux poilus, aux ados, aux stars, aux personnes âgées… Même au niveau symbolique, ce n’est pas pareil d’apparaître en levrette au-dessus ou en-dessous, doté d’un pénis de deux ou de vingt centimètres, à son avantage ou pas, avec un sourire ou une sale tête.
    Et surtout : l’immense majorité des victimes de #revenge_porn sont des femmes, qui se coltinent alors tous les stigmatisations possibles elles l’auraient bien cherché (nous cherchons toujours tout, n’est-ce pas), elles auraient manqué de lucidité lors du choix de leur partenaire, elles n’auraient pas dû prendre cette photo, elles n’auraient d’ailleurs pas dû avoir de sexualité.

    Ce fatalisme facile, on le retrouve dans la prostitution (le plus vieux métier du monde), le #viol (il en faut), les guerres (inévitables), la violence conjugale (pardon, les crimes « passionnels »), la violence tout court (l’homme descend du singe, et bizarrement, du loup).
    C’est sûr qu’en catégorisant un problème comme insolvable, on ne risque pas de faire avancer le schmilblick, ou pour le cas qui nous intéresse, la dignité humaine. Car c’est bien de dignité qu’il faut parler.

    Reconnaissons qu’ici et maintenant (pour la situation au Sénégal en 2189, consultez les autorités compétentes), l’étalage non-consenti de la #vie_sexuelle rend malheureux, honteux. Reconnaissons que même si cette réaction était hypocrite ou injuste (mais qui peut juger ?), 99 % d’entre nous n’ont aucune envie d’apparaître à quatre pattes lors d’une recherche Google. Ça ne fait pas sérieux, ni pour la réputation, ni pour la recherche d’un emploi, ni pour trouver un logement – les hardeurs et les escortes en savent quelque chose.
    Alors nous ressortons, de temps en temps, la possibilité d’un droit à l’oubli : concept contesté, compliqué à mettre en place au niveau international, inopérant face aux organisations criminelles.

    Reste le recours au législatif, qui implique qu’on prenne le problème au sérieux. La France, après avoir accusé un retard considérable, a réactualisé cette année son texte de loi : alors qu’en mars 2016, un arrêt de la Cour de cassation http://www.numerama.com/politique/153202-revenge-porn-nest-delit-confirme-cour-de-cassation.html qualifiait d’impossible la pénalisation des coupables (au motif qu’une image prise avec le consentement de la personne pouvait être diffusée a posteriori sans son consentement), l’article 226-2-1 adopté par le Sénat fin avril propose désormais des sanctions allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende – que l’image ait été obtenue avec l’accord de la victime ou non.

    Des évolutions similaires adviennent ailleurs : si Israël a été le pionnier du revenge porn reconnu comme #crime_sexuel en 2014, certaines régions des Etats-Unis ont suivi le mouvement, ainsi que le Canada, l’Australie, l’Angleterre, le Pays de Galles, le Japon ou les Philippines. En Allemagne, les #photos doivent être supprimées à la demande du partenaire – mais supprimées d’où, exactement, quand #Internet est mondialisé ?

    Le problème, c’est que même un arsenal législatif agressif et décourageant façon Terminator (la chaise électrique sans procès ni antidouleurs pour les auteurs, les diffuseurs, les serveurs et les spectateurs) ne suffirait pas à couvrir tous les cas « gris ».
    http://www.vocativ.com/363198/photoshopped-porn
    Certains sites sont en effet spécialisés en #fausse_pornographie : vous prenez un banal portrait de votre époux ou de votre boulangère, puis vous collez leur visage sur un corps nu (la technique du mapping nous apportera bientôt la même possibilité en #vidéo – courage, camarades). Les résultats peuvent être bluffants, et les retoucheurs les plus talentueux profitent du filon pour gagner de l’argent de poche : ils créent à la demande des #images_pornographiques plus vraies que nature, allant du #gang_bang de célébrités au portfolio érotique de votre patron.

    La loi sera toujours en retard sur la technique

    Dans ces conditions, sommes-nous face à de la diffamation, du vol d’identité, de la création, de la potacherie ? S’agit-il encore de « violation délibérée de la vie privée intime d’autrui » – quand cette vie privée est purement fictionnelle ?
    Le tout répressif ne permet pas de répondre à ces questions, et de toute façon, la loi sera toujours en retard sur la technique. Reste la prévention. Pour l’instant, on culpabilise les victimes – approche absurde et destructrice. Mais il est encore temps de prendre nos responsabilités et d’enseigner, dès l’enfance, qu’aucun rejet sentimental ou sexuel ne justifie une revanche. Qu’aucune injustice ressentie ne justifie qu’on fasse « payer » les camarades, même au second degré, même pour amuser les copains, même de manière passive en consommant ces images.
    Un simple double-clic peut avoir des conséquences dramatiques. Ce n’est pas parce que les gens sont tout nus que c’est forcément marrant : il est temps d’avoir une sérieuse conversation, en somme.

    http://www.filsantejeunes.com/wp-content/uploads/2005/05/exhibitionniste-225x300.jpg
    http://www.filsantejeunes.com/cest-quoi-la-pornographie-12427

    https://seenthis.net/messages/531693 via Vanderling


  • Les 400 culs - Quand l’homosexuel dit qu’il est amoureux, le thérapeute entend dépendance - Libération.fr
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2016/09/11/peut-reparer-un-deviant
    Bah, je croyais vraiment qu’on avait progressé plus que cela.
    Question : il y a des moments où la médecine n’est pas #maltraitante ? Je veux dire, en dehors des problèmes des hommes blancs hétéros middle age des classes moyennes et supérieures ?

    Pour la plupart des médecins qui prônent la réorientation sexuelle, l’#homosexualité est un trouble du développement. Il s’agit d’aider les gays et les lesbiennes – personnes « en souffrance » – à devenir « eux-mêmes ». « Je t’aime assez pour t’empêcher de te faire du mal », dit sa mère à Gabriel, menaçant de lui couper les vivres s’il se met à vivre « comme un homo ». Elle ne veut que son bonheur. Dix ans après sa dernière session avec Nicolosi, Gabriel se marie avec un homme. Il fait partie de ceux qui se sortent plutôt bien des thérapies dites « ex-gay ». L’APA, qui publie en 2009 une grosse étude sur ces thérapies, affirme que non seulement elles ne marchent pas mais qu’elle augmente le mal-être des « patients », allant jusqu’à provoquer des suicides.

    #santé #médecine #suicide

    https://seenthis.net/messages/523829 via Agnès Maillard


  • Le taux de #mortalité maternelle aux Etats-Unis en hausse de 27 pour cent depuis 2000
    http://www.wsws.org/fr/articles/2016/aou2016/mort-a11.shtml

    Les dernières recherches de suivi des décès maternels font suite à des rapports de déclin dans la #santé de la grande majorité des Américains, entre autres une hausse du taux de mortalité dû à la toxicomanie et au #suicide, et un fort écart dans l’espérance de vie des personnes aux échelons de revenus inférieurs par rapport aux échelons supérieurs.

    Une cause majeure de l’augmentation des décès maternels aux États-Unis est, selon les chercheurs d’Obstetrics & Gynécology, l’augmentation du nombre de maladies chroniques chez les #femmes. Il y a trois décennies, la plupart des décès maternels pouvaient être attribués à des hémorragies mortelles (à l’accouchement), à des troubles de l’hypertension induits par la #grossesse, à des infections en salle d’accouchement et à des complications dues à l’anesthésie.

    Les femmes enceintes aux États-Unis sont maintenant beaucoup plus susceptibles de mourir en raison de conditions préexistantes telles que les maladies cardiaques ou le diabète, qui sont plus fréquents chez les femmes à faible revenu. Les maladies cardio-vasculaires et la cardiomyopathie (liée à l’affaiblissement du tissu du muscle cardiaque) représentent plus d’un quart de tous les décès liés à la grossesse, comme le rapporte le site Web « Vox.com. » Les maladies cardio-vasculaires représentaient moins de 10 pour cent des décès maternels il y a 30 ans.

    Un nouveau rapport de la CDC montre qu’en 2014, plus de 50 pour cent des femmes étaient en surpoids ou obèses avant de devenir enceintes. Être en surpoids ou obèse pendant la grossesse est en ligne avec l’épidémie générale d’obésité aux États-Unis. Si les chercheurs ont trouvé que ces problèmes étaient communs à toutes les couches socio-économiques, l’#obésité est fortement associée à la #pauvreté, au manque d’accès à des aliments nutritifs et au stress dû aux conditions de vie.

    #maternité

    https://seenthis.net/messages/515447 via Agnès Maillard


  • #suicide – Madjid Ben Chikh, Tokyo | Le Blog de Suppaiku
    http://madjidbenchikh.fr/suicide

    Je sais que l’idée de la mort volontaire est une idée contraire à tous les principes moraux du monothéisme, et que le bouddhisme est lui-même très intransigeant à l’égard de la mort volontaire, et pourtant nous sommes environnés de telles violences déclenchées par les activités de nos sociétés qu’il y a là quelque chose de paradoxal, puisque nous donnons la mort à grande échelle à l’aide d’engins de morts qui représentent l’un des secteur économique les plus important, on célèbrera Hiroshima dans quelques jours, et on trouve anormal qu’un individu quitte le monde pour la raison de son choix et au moment de son choix.

    En réalité, la mort volontaire devrait être un sujet de conversation banal, ordinaire, et nous devrions accepter que le suicide ne soit en rien un échec de la société ou un échec social, car il est avant tout un choix individuel.

    https://seenthis.net/messages/514103 via Agnès Maillard


  • “Il faudrait décréter l’anonymat obligatoire de tout auteur d’attentat” - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/richard-rechtman-psychiatre-daech-se-comporte-comme-les-nazis,145555.php

    Pour certains, l’attentat de Nice est l’acte d’un déséquilibré. Pour d’autres, c’est un attentat terroriste. Vous ne semblez à l’aise avec aucune de ces deux interprétations...

    Permettez-moi d’abord de dire un mot sur l’acte pathologique : on n’a jamais vu un malade mental commettre un acte pareil avec une telle détermination. Ni un psychotique ni un psychopathe ne seraient capables de faire cela de cette manière. Un paranoïaque délirant ne massacrerait jamais des gens qui lui sont inconnus. Quant au psychopathe, c’est l’impulsivité et l’immé­diateté de la violence qui le caractérisent, et sûrement pas la préparation méthodique des jours à l’avance. Donc l’interprétation psychopathologique seule ne suffit pas. En revanche, il existe une offre — celle de #Daech — qui invite à commettre des #meurtres_de_masse, et qui rencontre un certain nombre de personnes susceptibles d’y répondre. J’emploie à dessein l’expression « meurtres de masse », car je ne crois pas qu’il s’agisse de terrorisme à proprement parler. L’attentat de Nice s’apparente plus, selon moi, à des meurtres de type #génocidaire, déterritorialisés depuis le #Proche-Orient, où ils sont désormais monnaie courante, et perpétrés avec les mêmes techniques ici que là-bas.

    “On est loin du terrorisme classique.”

    Qu’entendez-vous par meurtres génocidaires ?

    Tuer à la chaîne le plus de gens possible avec le minimum de moyens. ­S’attaquer à des personnes sans défense, qui ne peuvent ni parer les coups ni répondre. Des victimes innocentes, qui n’ont aucune raison de se méfier, aucune raison de réagir. A Mossoul et Raqqa, Daech se comporte comme les nazis, les Khmers rouges, les extrémistes hutu ou les nationalistes serbes à Sarajevo et Srebrenica. Avec la même technicité. On est loin du terrorisme classique : qu’ils soient basques, corses ou irlandais, les terroristes s’excusent en effet presque toujours de la mort donnée, au nom du symbole visé. Souvenez-vous de l’assassinat du préfet Erignac. Pendant des années, ses auteurs ont laissé entendre qu’ils regrettaient d’avoir tué l’homme, mais qu’il le fallait pour s’attaquer au symbole. Avec Daech, il y a plutôt une volonté de tuer en masse les impurs, tous les ­impurs, en Occident comme dans les pays musulmans. Le symbolisme du meurtre s’efface au profit du chiffre.

    Comment lutter contre ces crimes génocidaires ?

    Leur objectif, rappelons-le, est de créer le #chaos, la scission tous azimuts dans la société. Ils ont donc impérativement besoin d’une très grande #publicité autour de leurs #crimes. Or, malgré tous ses relais sur les réseaux sociaux, Daech ne dispose pas des mêmes moyens de diffusion que l’Occident. C’est dire à quel point ils ont besoin de nos canaux de diffusion pour donner l’ampleur qu’ils souhaitent à leurs actions et, par là même, recruter encore plus de candidats. L’#information est donc bien dans ce contexte un enjeu stratégique, pour ne pas dire #militaire. Cela veut dire que les informations dont nous disposons sur l’identité des auteurs d’attentats devraient être tenues secrètes quand ces crimes ont déjà eu lieu. Que l’on cherche à comprendre qui sont les personnes susceptibles d’agir, pour essayer d’anticiper et de prévenir leurs actes, c’est évidemment utile, et les travaux du psychanalyste tunisien Fethi Benslama, par exemple, nous éclairent beaucoup sur les candidats potentiels au martyre. En revanche, une fois le meurtre accompli, dire qui était la personne, raconter son passé et diffuser sa photo, c’est se transformer en caisse de résonance du crime et devenir l’allié objectif de Daech. La bonne question n’est pas de savoir pourquoi ces gens sont capables de commettre ces actes, mais bien pourquoi ils s’imaginent obtenir, grâce à leur forfait, une célébrité que rien ni personne ne peut leur offrir si ce n’est... nous-mêmes, et surtout les politiques et les médias. L’homme qui a brisé tant de vies à Nice s’est préparé pendant plusieurs mois à ce moment glorieux — et non religieux. Il a anticipé cette jouissance #narcissique dont il s’imaginait pouvoir profiter post mortem, en se projetant sur le moment où, après la mort, il pourrait observer les effets de son acte sur la population. En offrant une tribune exceptionnelle à ce fantasme, les politiques et les médias créent le terreau nécessaire à la naissance de dizaines d’autres candidats à la gloire. On le sait très bien avec le #suicide des #adolescents par exemple, plus on glorifie le sui­cidé, plus on en parle (en bien ou en mal), et plus on crée des vocations chez des jeunes et des moins jeunes qui parviennent à s’imaginer défier la mort en se représentant leurs propres obsèques ou ce que l’on dira d’eux une fois morts.

    “Les tueurs de Daech rêvent d’abord d’une mort glorieuse, et nous devons tuer cet espoir.”

    Que faire, alors ?

    Puisque nous sommes en guerre avec Daech, il faut commencer par identifier le cœur de sa stratégie de propagande, et la contrer. Cette stratégie consiste à utiliser toutes les chaînes de fonctionnement de la société occidentale pour donner une ampleur démesurée aux actes commis par les djihadistes. Je suggère donc que les responsables politiques décrètent l’#anonymat obligatoire de tout auteur d’atrocités, l’interdiction de diffuser ses images, ou tout renseignement sur son identité, l’interdiction de relayer le moindre élément permettant de l’identifier, bref de classer secret-défense tout ce qui concerne les personnes commettant ces attentats. La démocratie exige certes un libre accès à l’information, notamment sur le déroulement et les conséquences de ces crimes, mais elle exige aussi que l’on interdise de divulguer des informations susceptibles de mettre en danger la population. Or rendre impossible l’identification des assassins est une façon de faire que personne ne puisse s’identifier à eux. Que celui qui souhaite mourir avec la gloire sache qu’il mourra dans l’anonymat le plus total.

    Il faut donc « dé-héroïser » les auteurs d’attentats ?

    Ceux qui s’imaginent que les tueurs de Daech rêvent de trouver des vierges disponibles à leur arrivée au paradis se trompent. Ils rêvent d’abord d’une #mort_glorieuse, et nous devons tuer cet espoir en annonçant qu’ils ne sont pas des héros en devenir, mais des lâches qui retourneront à leur condition ­initiale d’anonymes, et le resteront pour l’éternité.

    Est-ce compatible avec le désir, légitime dans un pays démocratique, de donner du sens aux événements qui frappent ce pays en identifiant les criminels pour savoir ce qui a motivé leur geste ?

    Dans les crimes génocidaires, le véritable ennemi n’est pas la petite main qui commet le crime, mais le responsable qui l’inspire ou le commandite. J’ai pu le constater pendant les longues années que j’ai passées à étudier les Khmers rouges. Cela ne signifie pas que les acteurs sur le terrain ne sont pas responsables de leurs actes. Cependant, nous devons nous rappeler que nous ne luttons pas contre un individu mais contre une organisation qui développe des moyens gigantesques pour faire connaître sa cause. Tuer le plus de monde possible à moindre coût, en recevant la plus grande publicité disponible, c’est quasiment une stratégie commerciale pour Daech — et ça marche. Tous les régimes génocidaires ont fait cela. Les Einsatzgruppen assassinaient des milliers de Juifs à la chaîne au bord de fosses communes qu’ils leur avaient fait creuser ou avaient demandé aux villageois de préparer. Ils pensaient la mort à grande échelle et à rentabilité maximale. Sortons donc de la logique de focalisation sur les origines du soldat de Daech pour nous concentrer sur le rôle qu’il joue dans l’organisation génocidaire et le priver du bénéfice anticipé de ses actes. Il faut décréter — et le dire haut et fort — que ces « #soldats » mourront ici dans l’oubli le plus total, pour créer le doute dans la tête des candidats au martyre, et leur faire entrevoir le néant d’une mort anonyme.

    “Si on imagine que les tueurs de Daech sont simplement des produits de nos cités frappées par les difficultés sociales, on n’a rien compris.”

    Pourquoi les responsables politiques n’ont-ils pas pensé à cette stratégie ?

    Parce qu’ils n’ont pas saisi où réside le véritable danger de Daech. Ils pensent encore que si l’on décortique les motivations de ceux qui rejoignent l’organisation de l’Etat islamique, on va enfin comprendre et mieux protéger la population. Le phénomène est bien plus complexe, car ceux qui vont devenir des tueurs de masse ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux qui ont souhaité partir. Parmi ces derniers, beaucoup ne deviendront pas des tueurs. Dès lors, si on imagine que les tueurs de Daech sont simplement des produits de nos cités frappées par les difficultés sociales, on n’a rien compris. Certains viennent de la banlieue, c’est vrai, mais le meurtre de masse n’est pas le produit de ces difficultés ! C’est comme si vous disiez que les SS étaient le simple produit des circonstances de leur enfance, et que vous cherchiez à expliquer le nazisme, le polpotisme et leurs effets dévastateurs à partir de cette seule composante vaguement psychosociologique ! Une fois que la barrière génocidaire est franchie, ce ne sont plus les origines sociales préexistantes qui sont déterminantes. L’anonymat est la réponse adaptée car elle contre la propagande de Daech sur son propre terrain. C’est l’anthropologue en moi qui arrive à cette conclusion. Quant au psychiatre, il vous dira que tout ce qu’il a pu lire sur le tueur de Nice ces derniers jours ne lui apprend strictement rien sur les motivations de son acte. Il battait sa femme ? Plein d’hommes battent leur femme, c’est très grave mais cela ne fait pas d’eux de futurs criminels de masse. L’offre de Daech s’adresse à des gens qui peuvent être issus de n’importe quel quartier, qui peuvent être des convertis récents ou des pratiquants de longue date, des gens posés ou des personnes instables, des gens tristes ou des personnes heureuses... Le génocidaire hutu était capable de tuer ses voisins simplement parce que Radio Mille Collines lui avait dit : « Ce sont des cafards, il faut aller les tuer. » Il était responsable de son acte, ce n’était pas un malade mental, chacun avait ses propres raisons de commettre ces atrocités. L’important, c’est donc bien la rencontre d’un individu avec l’offre qui lui est faite — et ce qu’il espère en retirer. En l’occurrence, pour celui qui répond à Daech, une semaine de gloire médiatique que rien ni personne ne pourrait lui offrir...

    Craignez-vous qu’une partie de la population ne finisse par se retourner contre les Français musulmans ?

    La situation se tend. La population arabo-musulmane issue de l’immigration postcoloniale — désormais française à part entière — n’a pourtant rien à voir avec ces histoires et compte de très nombreuses victimes dans les attentats. Mais il faut un bouc émissaire... Quand j’entends un homme politique proposer comme première mesure après le massacre de Nice d’interdire le voile, alors qu’on sait que plusieurs femmes portant le voile ont été tuées à Nice, je me dis : « Quelle indécence ! Quelle irresponsabilité ! » Etre candidat à la présidentielle et faire exactement ce que Daech attend de vous...


  • #Suicide d’un infirmier à l’#hôpital Rangueil de Toulouse : quand la #casse de l’hôpital fait des morts !
    http://cgtchutoulouse.fr/2016/06/16/suicide-dun-infirmier-du-chu-sur-son-poste-de-travail-trop-cest-trop
    http://cgtchutoulouse.fr/wp-content/uploads/2016/06/tract-20-juin.jpg

    Nous avons appris le suicide d’un de nos collègues à Rangueil sur son poste de #travail. Nous avons été tous choqués par la violence de cet acte et nous avons une pensée pour sa famille, ses proches et ses collègues. La délégation de nos syndicats au #CHSCT a débuté une enquête concernant les circonstances professionnelles de ce geste qui par le fait d’être sur le lieu de travail interroge tout le fonctionnement actuel du CHU.

    http://seenthis.net/messages/500907 via Agnès Maillard


  • « Mon père, #intermittent du spectacle et #handicapé, s’est immolé par le feu devant la caisse de retraite »
    http://www.revolutionpermanente.fr/Mon-pere-intermittent-du-spectacle-et-handicape-s-est-immole-pa

    Mon père est quelqu’un qui a manifesté toute sa vie. Malgré son handicap, il a participé aux dernières #manifs ce mois-ci sur Marseille, à chaque fois, il m’envoyait des photos. Il me disait qu’il s’était pris des lacrymos dans la figure et que son corps ne le supportait plus, qu’il avait trop de mal à s’en remettre. Il disait qu’il n’avait plus 20 ans, mais il a quand même eu la force d’aller s’asperger d’alcool à brûler, donc c’est bien que là, c’est allé trop loin.

    On me parle de dépression, on me demande s’il était dépressif. Ils ont eu son médecin au téléphone qui leur a dit que non, qu’il n’avait jamais pris d’antidépresseurs. A un moment, il faut reconnaitre que la #société tourne mal, et que les gens deviennent fous. Ce n’est pas parce qu’il était dépressif, c’est parce que ça l’a rendu fou.

    #suicide #immolation #lutte

    http://seenthis.net/messages/484876 via Agnès Maillard


  • #Groenland. Le fléau des “#suicides de l’Arctique”

    Le Groenland a le taux de suicide le plus élevé du monde. Et ce n’est pas seulement dû au climat particulier de cette ancienne colonie du royaume du Danemark.

    http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/rtr26kg2_layout_comp.jpg?itok=Zw6Citx4

    http://www.courrierinternational.com/article/groenland-le-fleau-des-suicides-de-larctique

    http://seenthis.net/messages/483999 via CDB_77


  • Sale temps pour les #salariés - Pratiques, les cahiers de la #médecine utopique
    http://pratiques.fr/Sale-temps-pour-les-salaries.html

    Cette femme médecin est condamnée à 6 mois d’interdiction d’exercer pour avoir fait le rapport entre une #souffrance psychologique et un #harcèlement sexuel au #travail et, en plus, cerise sur le gâteau de l’humiliation, elle se voit imposer une expertise psychiatrique sous prétexte que son interprétation de ce qu’est le harcèlement sexuel serait délirante. Cette condamnation montre avec fracas la remise en cause du principe de protection inhérent à l’acte médical. Qu’un médecin n’ait plus le droit devant l’expression manifeste et documentée d’une souffrance au travail de faire le lien avec les conditions de travail sous prétexte qu’il ne peut en être témoin direct signifie tout simplement que cette protection n’existe plus. Le nombre de #suicides en rapport avec les conditions de travail délétères ne cesse d’augmenter, les tribunaux reconnaissent le lien entre souffrance au travail et condition de travail en prononçant la condamnation des employeurs, mais l’ordre des médecins continue de pratiquer sa #justice d’exception.

    http://seenthis.net/messages/463076 via Agnès Maillard


  • En moyenne, 27 personnes se suicident chaque jour en France - Libération
    http://www.liberation.fr/direct/element/en-moyenne-27-personnes-se-suicident-chaque-jour-en-france_29921
    http://md0.libe.com/photo/835267-les-grevistes-d-une-clinique-de-montauban-tarn-et-garonne-en-greve-depuis-51-jours-ont-signe-vendred.jpg?modified_at=1449867304&width=644

    L’Observatoire national du #suicide -oui ça existe- vient de rendre son deuxième rapport. Une mine d’infos. Où l’on apprend qu’au moins 9715 personnes sont mortes par suicide en France métropolitaine en 2012, ce qui fait une moyenne de 27 suicides par jour. Bien plus que la mortalité sur la route, qui avait causé la même année la mort de 3426 personnes. Ce n’est qu’une estimation, l’observatoire rappelant que tous les suicides ne sont pas comptabilisés comme tel au moment de l’enregistrement des décès.

    #fait_social

    http://seenthis.net/messages/457175 via Agnès Maillard


  • Suicide de trois agriculteurs bretons : une rumeur, propagée par #SMS
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/01/24/suicide-trois-agriculteurs-bretons-rumeur-propagee-sms-262947

    « Trois #suicides d’agriculteurs hier dans le 22 [les Côtes-d’Armor, ndlr] dont un double : un frère et sa sœur sur la même poutre à Hénanbihen (GAEC lait et porc). Désolé pour ce genre de nouvelles tragiques mais c’est intolérable. » C’est le SMS masqué à l’origine d’une rumeur reprise par plusieurs médias avant d’être démentie ce dimanche matin. La fausse information a notamment été relayée par le président de la Coordination rurale Bretagne, Jacques Jeffredo, qui, contacté par Le Télégramme, affirme l’avoir entendue à la télé. Europe 1, qui a dans un premier temps...

    #rumeurs #agriculture


  • Mon collègue de LIDL s’est suicidé : il faisait le travail de 3 personnes. Trop de pression - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1380527-mon-collegue-de-lidl-s-est-suicide-il-faisait-le-travail-d
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/6081433500446.jpg

    Yannick, comme nous autres, était surchargé de travail. Il était toujours en train de courir dans tous les sens. À lui seul, il emmagasinait le travail de deux ou trois employés. Et pour cause, notre entrepôt tourne en sous-effectif constant. La direction préfère cumuler les emplois précaires, les profils polyvalents, ce qui ne favorise pas un fonctionnement stable.

    #travail #suicide #exploitation #fabrique_du_chomage

    http://seenthis.net/messages/453122 via Agnès Maillard


  • Incarcération totale - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Incarceration-totale.html
    http://www.laviedesidees.fr/IMG/arton3216.jpg?1447857508

    Le recours croissant au placement des détenus à l’#isolement a de quoi surprendre dans une période de massification de la #prison. Les prisons américaines se sont en effet dotées d’établissements spécifiquement destinés à l’enfermement solitaire à une période où leur population a connu une expansion sans précédent. Dans les années 1970 encore, les États-Unis comptaient des taux d’incarcération comparables à ceux des démocraties occidentales ; dans les années 2000, avec un adulte sur cent en prison, les États-Unis présentaient un taux entre cinq et dix fois supérieur aux taux européens. L’explosion du recours à l’enfermement défie toute comparaison. En 2015, les prisons américaines enferment plus de deux millions de personnes, près d’un quart de l’ensemble des prisonniers du monde.

    #suicide

    http://seenthis.net/messages/432149 via Agnès Maillard


  • À la différence de l’année dernière, où la quasi-totalité de ces situations (93%) n’a fait l’objet que d’arrêts maladie « classiques », la tendance évolue notablement en 2015. Les cas d’arrêt maladie pour cause de dépression ont en effet débouché dans plus d’un cas sur quatre (26%) sur une déclaration d’accident du travail.

    Risques psychosociaux : le burn-out pose question dans les entreprises
    http://www.chefdentreprise.com/Thematique/rh-management-1026/Breves/Risques-psychosociaux-burn-out-pose-question-dans-entreprises-25659
    #suicide

    http://seenthis.net/messages/385739 via Suicideanalyse


  • What has happened to suicides during the Greek economic crisis? Findings from an ecological study of suicides and their determinants (2003–2012) — Rachiotis et al. 5 (3) — BMJ Open
    http://bmjopen.bmj.com/content/5/3/e007295.abstract

    Results The mean suicide rate overall rose by 35% between 2010 and 2012, from 3.37 to 4.56/100 000 population. The suicide mortality rate for men increased from 5.75 (2003–2010) to 7.43/100 000 (2011–2012; p<0.01). Among women, the suicide rate also rose, albeit less markedly, from 1.17 to 1.55 (p=0.03). When differentiated by age group, suicide mortality increased among both sexes in the age groups 20–59 and >60 years. We found that each additional percentage point of unemployment was associated with a 0.19/100 000 population rise in suicides (95% CI 0.11 to 0.26) among working age men.

    Conclusions We found a clear increase in suicides among persons of working age, coinciding with austerity measures. These findings corroborate concerns that increased suicide risk in Greece is a health hazard associated with austerity measures.

    #suicides #grèce #austérité #santé

    http://seenthis.net/messages/385596 via Fil


  • Pourquoi autant d’adolescents de Palo Alto se suicident
    http://www.lemonde.fr/m-au-long/article/2015/06/19/pourquoi-autant-d-adolescents-de-palo-alto-se-suicident_4657638_4497305.html

    A Palo Alto, le débat s’est rapidement focalisé sur la pression scolaire. De nombreux adolescents et parents de la ville de 66 000 habitants ont dénoncé les trop longues heures de devoirs après les journées de classe, les examens qui s’enchaînent et le culte de la performance. Ces quinze dernières années, « un nuage toxique s’est formé au-dessus de l’école, rendant la vie au lycée difficile », analyse Marc Vincenti, ancien professeur d’anglais à Gunn aujourd’hui à la retraite et à l’origine, avec une lycéenne de la ville, d’un projet qui veut changer le système scolaire. Savethe2008 (« Sauvez les 2 008 », en référence au nombre d’élèves et professeurs de Gunn), s’attaque en six points aux sources du « nuage » auquel il fait référence : du trop-plein de devoirs à l’effet nocif des téléphones portables, en passant par la tricherie omniprésente (certains parents sont prêts à tout pour que leurs enfants soient les meilleurs, même à payer des professeurs particuliers, en général des étudiants, afin qu’ils écrivent leurs dissertations). Marc Vincenti présente ses propositions depuis huit mois au comité municipal chargé de l’éducation. A ce jour, il n’a eu aucun retour.

    #suicide #silicon_valley #élite #ados #bêtes_à_concours

    http://seenthis.net/messages/382557 via odilon