• Services publics : « La dématérialisation a accentué la fracture territoriale »
    https://www.banquedesterritoires.fr/services-publics-la-dematerialisation-accentue-la-fracture-terr
    https://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/2019-10/dufrege.jpg

    S’appuyant sur un rapport de la Cour des comptes de mars, les deux députés parviennent à une conclusion moins optimiste du retrait des services publics. La question du numérique est « un enjeu vital », il permet de compenser « l’enclavement » des territoires isolés, de développer le télétravail... Seulement la couverture est loin d’être achevée : 7 millions de Français n’ont « pas accès à la qualité minimale de connexion ». Bien plus, « menée à la hussarde » - avec pour principal souci de faire des économies -, « la dématérialisation a accentué la fracture territoriale ». En 2018, 93% des réclamations adressées aux délégués du Défenseur des droits avaient trait aux difficultés rencontrées dans la relation avec les services publics, contre 84 % en 2017, constatent-ils. Les députés préconisent donc de « remettre les bœufs avant la charrue ». Les administrations doivent par exemple revenir aux fondamentaux : proposer des modalités d’accès multicanal (en ligne, avec possibilité d’accès téléphonique et physique). Le rapport met aussi l’accent sur l’accompagnement des usagers. Une « cartographie » référençant les dispositifs d’accompagnement sur les territoires est en cours d’élaboration, précise-t-il.

    #territoire

    https://seenthis.net/messages/806060 via Agnès Maillard



  • [Book] This is not an atlas

    Attention pépite

    This is not an atlas, est un bel ouvrage papier et pdf proposé en open access, qui rassemble plus de 40 documents de type « contre-cartographies » venant du monde entier.

    https://image.noelshack.com/fichiers/2019/28/6/1563031659-notatlas.png

    Ce n’est donc pas un atlas, au sens classique du terme : les projets (ou documents mis en avant) n’ont en effet pas pour vocation de restituer sous une forme cartographique formalisée une occupation de la surface terrestre, élaborée dans un contexte opérationnel.
    L’objectif de cet ensemble de documents, rassemblés par le kollektiv orangotango, uniques et non comparables, est plutôt de montrer comment des représentations territoriales sont pensées, discutées et fabriquées, coproduites avec les populations concernées dans un contexte de recherche critique, mêlant des considérations artistiques à des objectifs pédagogiques, d’éducation critique.

    La réflexion prend en effet souvent corps dans un contexte de lutte politique de diverses populations qui vont ainsi s’emparer de la « cartographie » pour proposer leur vision de leur territoire en s’appuyant sur des matériaux divers. Les représentations qui en découlent sont subjectives, en ce sens qu’elle parlent de leurs concepteurs-réalisateurs qu’il s’agisse d’indigène latino-américains, de femmes marocaines ou de réfugiés libanais.

    Lire la suite dans une courte recension proposée sur le site de Neocarto : https://neocarto.hypotheses.org/5922

    Les productions étant classées par catégorie, sujet et région du monde concernée, etc. il est possible de consulter des projets ciblés. Par exemple, ceux qui relèvent (au hasard) du sujet Movement.

    Voir une présentation du projet de contre-cartographie web Watchthemed sur Neocarto : https://neocarto.hypotheses.org/5906

    Toutes les productions sont consultables en ligne, sur le site du NonAtlas ici : https://notanatlas.org/#atlas-maps

    #atlas #contre-cartographie #nonatlas #géographie #représentation #territoire #critique #activisme

    https://seenthis.net/messages/792529 via fbahoken


  • Aux États-Unis, extension du domaine de la #surveillance des élèves
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/aux-etats-unis-extension-du-domaine-de-la-surveillance-des-eleves

    La peur des fusillades dans les écoles aux États-Unis fait prendre à la société américaine des décisions absurdes, estime le journaliste Benjamin Herold (@BenjaminBHerold) dans une longue enquête pour Education Week (@educationweek). Surveiller les #réseaux_sociaux pour prévenir les fusillades ? Dans une des banlieues de Houston au Texas, le district (...)

    #A_lire_ailleurs #Enjeux #Services #Education_et_formation #Territoires

    https://seenthis.net/messages/788285 via InternetActu [RSS]


  • Lettre de l’AURDIP à l’IRT Antoine de Saint- Exupéry concernant sa collaboration avec l’Université d’Ariel située dans les territoires palestiniens occupés
    AURDIP, le 27 avril 2019
    https://www.aurdip.org/lettre-de-l-aurdip-a-l-irt-antoine.html

    Pour Mme Geneviève Fioraso
    Présidente de l’Institut de Recherche Technologique Antoine de Saint- Exupéry

    Paris, le 12 avril 2019,

    Madame la Présidente,

    L’Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) a été informée que l’Institut de Recherche Technologique (IRT) Antoine de Saint-Exupéry entretient des activités avec l’Université d’Ariel, une université située dans une colonie israélienne au sein des territoires palestiniens occupés.

    Des documents disponibles sur les sites internet de l’IRT Antoine de Saint- Exupéry et de l’Université d’Ariel (présentée comme située en Israël) attestent d’une collaboration institutionnelle entre ces deux établissements.

    Une plaquette de l’IRT Antoine de Saint-Exupéry, qui recense les différentes universités étrangères collaborant avec lui, mentionne d’ailleurs l’Université d’Ariel comme partenaire et indique que celle-ci se trouve en Israël.

    La collaboration entre les deux établissements a donné lieu à des conférences , école d’été , travaux et publications , notamment avec le professeur Joseph Bernstein du département d’ingénierie électrique et électronique de l’Université d’Ariel.

    L’AURDIP se permet de vous signaler que l’Université d’Ariel ne se trouve pas en Israël ou sur le territoire israélien, mais bien dans les territoires palestiniens occupés. L’Université d’Ariel est d’ailleurs érigée dans une colonie israélienne au sein de ces territoires.

    Nous vous rappelons à cette occasion que la colonisation israélienne constitue une violation du droit international (et un crime de guerre) et que toutes les colonies israéliennes situées au sein des territoires palestiniens occupés sont illégales.

    Dans son avis du 9 juillet 2004, la Cour internationale de Justice a dit que, du fait de cette illégalité en droit international, il est de la responsabilité de chaque Etat membre de la communauté internationale de ne pas reconnaître les colonies israéliennes, de n’apporter aucune aide et assistance aux colonies et de faire pression sur l’Etat d’Israël pour qu’il cesse la colonisation.

    C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’Union européenne s’est dotée le 19 juillet 2013 des « lignes directrices relatives à l’éligibilité des entités israéliennes établies dans les territoires occupés par Israël depuis juin 1967 et des activités qu’elles y déploient aux subventions, prix et instruments financiers financés par l’UE à partir de 2014 » ( 2013/C 205/05 ; JOUE du 19.7.2013 C 205/9 à C 205/11), qui interdisent les subventions, bourses et instruments financés par l’UE à toute entité israélienne établie dans les territoires palestiniens occupés par Israël depuis juin 1967, y compris Jérusalem-Est, mais également à toute activité israélienne qui y a lieu.

    Le soutien, direct ou indirect, par un établissement public français comme l’IRT Antoine de Saint-Exupéry, à des activités de recherche ou d’enseignement dans la colonie israélienne d’Ariel, constitue un encouragement à la politique israélienne de colonisation et est donc contraire au droit international.

    Nous souhaitons que vous puissiez nous assurer que cette question de la collaboration avec l’Université d’Ariel, qui fait courir un risque juridique et réputationnel tant à l’IRT Antoine de Saint-Exupéry qu’à son personnel, a été abordée avec votre équipe et traitée, afin d’y mettre un terme définitif.

    Nous attirons votre attention sur le fait que la situation actuelle contredit la position du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui dans un précédent courrier nous a assuré qu’il est opposé à toute collaboration avec une entité de recherche ou d’enseignement située dans une colonie israélienne. Elle contrevient aussi au respect des lignes directrices de la Commission européenne qui ne saurait financer, même indirectement, ce type de collaboration.

    Nous comptons sur votre diligence pour nous rassurer quant à cette mise en conformité avec les législations française, européenne et internationale, et vous prions d’agréer l’expression de nos sentiments les meilleurs.

    Joseph Oesterlé
    Président de l’AURDIP

    #Palestine #BDS #Boycott_universitaire #AURDIP #Colonisation #Territoires_Occupés #Ariel

    https://seenthis.net/messages/777603 via Dror@sinehebdo


  • How children lost the right to roam in four generations | Daily Mail Online
    https://www.dailymail.co.uk/news/article-462091/How-children-lost-right-roam-generations.html
    https://i.dailymail.co.uk/i/pix/2007/06_02/playgraphicDM1406_468x518.jpg

    Even if he wanted to play outdoors, none of his friends strays from their home or garden unsupervised.

    The contrast between Edward and George’s childhoods is highlighted in a report which warns that the mental health of 21st-century children is at risk because they are missing out on the exposure to the natural world enjoyed by past generations.

    The report says the change in attitudes is reflected in four generations of the Thomas family in Sheffield.

    The oldest member, George, was allowed to roam for six miles from home unaccompanied when he was eight.

    His home was tiny and crowded and he spent most of his time outside, playing games and making dens.

    Mr Thomas, who went on to become a carpenter, has never lost some of the habits picked up as a child and, aged 88, is still a keen walker.

    His son-in-law, Jack Hattersley, 63, was also given freedom to roam.

    He was aged eight in 1950, and was allowed to walk for about one mile on his own to the local woods. Again, he walked to school and never travelled by car.

    #transports #territoires #mobilité

    https://seenthis.net/messages/773587 via Agnès Maillard


  • Comprendre la ségrégation urbaine
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/comprendre-la-segregation-urbaine

    Le Groupe des dynamiques humaines du Media Lab du MIT vient de publier une carte interactive des inégalités pour la ville de Boston, premier volet d’un Atlas des inégalités qui vise à cartographier la réalité des inégalités des plus grandes villes américaines. Cette cartographie utilise des données provenant de téléphones (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #algorithmes #big_data #eDémocratie #Mobilité #Territoires

    https://seenthis.net/messages/767253 via InternetActu [RSS]


  • L’incroyable gâchis des 700 millions d’euros d’aides européennes alloués à la France pour le développement rural
    https://www.europe1.fr/economie/lincroyable-gachis-des-700-millions-deuros-daides-europeennes-alloues-a-la-f
    https://cdn-europe1.lanmedia.fr/var/europe1/storage/images/europe1/economie/lincroyable-gachis-des-700-millions-deuros-daides-europeennes-alloues-a-la-france-pour-le-developpement-rural-3838040/51768143-1-fre-FR/L-incroyable-gachis-des-700-millions-d-euros-d-aides-europeennes-alloues-a-la-France-pour-le-developpement-rural.jpg

    La France totalement responsable. C’est un dysfonctionnement 100% français. La responsabilité incombe aux régions et à l’État. Jusqu’en 2014 c’est l’État qui gérait le fonds Leader, et tout fonctionnait très bien. Mais cette année-là, il a confié la gestion des dossiers aux régions. Sauf qu’elles n’étaient pas prêtes et qu’en plus, elles devaient gérer en même temps leur fusion, et leur passage de 22 à 13 régions.

    Résultat, le traitement des dossiers a pris énormément de retard. C’est mécanique, moins de régions signifie plus de dossiers à traiter pour chacune d’entre elles. Comme l’Etat a, en plus, gardé l’autorité de déclencher les paiements, ça a rajouté une étape supplémentaire. Et cerise sur le gâteau, le logiciel informatique qui gère tout cela n’a pas fonctionné jusqu’à l’année dernière. Ainsi, aujourd’hui, 5.000 porteurs de projets, comme Bénédicte, attendent de l’argent qu’on leur a promis.

    #argent #territoire #ruralité

    https://seenthis.net/messages/752100 via Agnès Maillard


  • « Les difficultés des “gilets jaunes” sont la conséquence de cinquante ans de politique d’#urbanisme »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/02/les-difficultes-des-gilets-jaunes-sont-la-consequence-de-cinquante-ans-de-po
    https://img.lemde.fr/2019/01/01/1010/0/2005/1002/1440/720/60/0/d2fed8a_vCWBLnJ3Kaf6nDANPhWow6vH.jpg

    Dans le mouvement des « gilets jaunes », une raison essentielle a été insuffisamment pointée, qui sous-tend la plupart des autres. Les difficultés des « gilets jaunes » sont pour une grande part la conséquence de la politique d’urbanisme mise en œuvre dans notre pays depuis cinquante ans. Pour la faire courte, celle-ci a consisté à vider les villages, bourgs et villes petites et moyennes d’une grande partie de leurs habitants et activités au profit de périphéries sans âme et sans vie. Cette politique, à laquelle peu de #territoires ont échappé, s’articule autour du triptyque : étalement urbain de l’habitat, centre commercial et voiture individuelle.

    https://seenthis.net/messages/749696 via Agnès Maillard


  • « Quand William Playfair voulait dépecer la France ! »

    Signalé sur Twitter par Michael Friendly @datavisFriendly

    A little known Playfair map: “A map of France with the proposed divisions”, 1793.

    William Playfair proposes dividing France and giving pieces to its neighbors.

    Found in: John Delaney’s “First X, Then Y, Now Z”, p. 143.

    https://dl.dropbox.com/s/llmgyc4dw9pxe6l/DuTUwToXcAE6TkL.jpg%20large.jpg?dl=0

    #cartoexperiement #cartographie #william_playfair #précurseurs #frontières #territoires

    https://seenthis.net/messages/743966 via Reka



  • De la France périphérique à la France des marges : comment rendre leur juste place aux territoires urbains marginalisés ? – Mathilde Girault, Carnet des études urbaines
    https://urbs.hypotheses.org/411

    Ce billet s’appuie en particulier sur la parution de l’ouvrage : Depraz S., 2017, La France des #marges, #géographie des #territoires « autres », Paris, Armand Colin, 288 p.

    Le Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, interrogé sur les ondes de France Inter le 28 mars 2018 au sujet de la politique de la ville en France, a déclaré que « le véritable enjeu pour notre pays, ce sont ces quartiers. On a beaucoup focalisé ces derniers mois sur le rural et l’urbain. Non : le vrai problème, c’est les quartiers, où finalement un certain nombre de jeunes désespèrent ». Cette réflexion venait répondre à la démission très médiatisée du maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) qui entendait ainsi protester face aux difficultés de sa commune de banlieue parisienne et à la faible efficacité de l’action publique en faveur des quartiers prioritaires. Mais la phrase mentionne aussi, plus fondamentalement, une remise en question de la lecture binaire du territoire national opposant les métropoles, bien intégrées à la mondialisation, et la « France périphérique ». Cette théorie, développée par l’essayiste populaire Christophe Guilluy (2010 ; 2014), a été largement reprise derrière lui par les acteurs politiques les plus variés – la France périphérique désignant tous ces territoires à distance des métropoles, composés des petites villes de province et des espaces ruraux délaissés à la fois par la croissance économique et par l’action publique.

    Il est en effet temps de dénoncer avec force ce schéma de pensée dichotomique, tant il fausse la lecture des enjeux territoriaux en France et produit une sélection idéologique néfaste entre espaces en difficulté. La #France_périphérique, c’est une triple erreur intellectuelle.

    Edit article signalée par @lydie il y a 7 mois.

    https://seenthis.net/messages/736588 via colporteur


  • « Gilets jaunes », un peuple qui vient  ? Par Patrick Cingolani — 20 novembre 2018 à 12:13

    On aura beau dénoncer la dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, c’est bien l’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches qui est l’objet central de cette contestation.

    Le mouvement des « gilets jaunes » ­demande de réfléchir sur la précarité et sur un processus de précarisation qui fait plus écho à la lutte de la jeunesse contre la loi travail qu’aux manifestations antiparlementaires des droites dans l’histoire nationale. Il appartient à ces mouvements qui, ­depuis 1995, sont préoccupés par une insécurité ­sociale de plus en plus endémique et qui par contrecoup, comme en 1995, sont composés de gens qui se soucient tout autant de leur sort que de celui de leurs proches, enfants ou petits-enfants, qui souvent ne peuvent vivre sans leurs aides. On aura beau dénoncer la ­dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, il s’inquiète bien de l’avenir et ne fait que le questionner autrement que ne le font d’autres. Si la jeunesse scolarisée et étudiante confrontée à des transitions professionnelles de plus en plus longues, faites de petits boulots, de travail gratuit, d’espoir frustrés, se préoccupait de son avenir, ce mouvement s’inscrit dans la configuration des sociabilités populaires et des ­solidarités de phratrie, de voisinage et de quartier d’une société française traversée par les inégalités de territoire et où l’on s’alarme de tel voisin chômeur, de telle famille appauvrie, autant que de la fille ou du fils qui n’ar­rive pas à joindre les deux bouts.

    Cette précarisation, cette précarité diffuse sont des expériences endémiques ressenties par les foyers et par leurs réseaux familiers. C’est l’incertitude des emplois, des petits boulots, de l’intérim, quand ce n’est pas du chômage ; les difficultés pour se loger et les fins de mois difficiles, « parce qu’on paie les taxes et que l’on n’a pas droit aux aides ».

    C’est la vie chère et la lésine qui ronge le ­revenu des ménages parce que le salaire n’augmente pas, c’est la maison achetée à crédit que l’on arrive plus à payer, c’est fina­lement le coût des ­dépenses de carburant sur le budget. Car la « fracture sociale » d’hier est aussi devenue une fracture territoriale, non seulement parce que de nombreux ménages modestes vivent à l’écart des grandes métropoles technolo­giques et tertiaires, ne jouissant ni de leurs bassins d’emplois ni de leurs réseaux de transports en commun, mais parce que, pour des raisons économiques, ils ont préféré s’installer dans les zones périurbaines où la vie était moins chère et le logement plus acces­sible, même si parfois l’emploi y était plus rare. Une voiture, voire selon les milieux deux voitures, avec ce que cela suppose comme frais, sont devenus des moyens nécessaires pour ces foyers dont chacun des conjoints doit faire plusieurs dizaines de kilomètres pour rejoindre son lieu de travail, mais aussi les centres commerciaux d’un espace qui s’est progressivement vidé de ses commerces de proximité, notamment à mesure du dumping ravageur de ces mêmes grandes surfaces.

    Besoin d’intégrer le social à l’environne­mental

    Ce n’est pas en ironisant sur ces défilés de ­voitures tonitruantes dans les agglomérations, et sur la résistance contre les taxes sur le carburant, dans un contexte de gravité de la crise environnementale, que l’on renverra ce mouvement à l’arriération. Voilà plus d’un demi-siècle que les impasses de la civilisation de la voiture ont été dénoncées. Qu’est-ce qui a été fait ? Croit-on vraiment que des taxes dont on ne sait pas exactement quels budgets elles abondent suffiront à régler une crise ­environnementale dont le président d’une des nations les plus puissantes nie encore avec outrance l’existence ?

    Que cette machine – l’automobile – qui a hanté l’imaginaire du XXe siècle puisse être encore un moyen de socialisation, et que la mécanique puisse être une activité constituante de certaines sociabilités des cités et des quartiers, qui peut s’en étonner, compte tenu de la profondeur historique et du ­caractère populaire de ce moyen technique ? Qui sont ceux, au demeurant, qui tout au long du siècle précédent ont construit des voitures, sinon les ouvriers ? Le problème n’est pas là. Il est dans la difficulté que nous avons à associer la question sociale et la question environnementale. Il est dans le ­besoin d’intégrer le social à l’environne­mental et dans un imaginaire du lien producteur d’expériences alternatives au regard des modèles contemporains.

    Mais cette double question, qui associe crise écologique et crise de civilisation, et dont l’élite dirigeante ne saurait être à la hauteur, ne peut trouver d’issue que dans un sursaut de la revendication égalitaire. L’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches, qui en dernier ressort est ­l’objet central de ce mouvement des « gilets jaunes », en lutte contre le mépris d’en haut. L’égalité démocratique dans des modalités de mobilisation et de décision qui prennent effectivement en compte l’avis des citoyens sur les questions écologiques plutôt que de laisser celles-ci à l’arbitraire de décisions technocratiques. Une égalité quant aux ini­tiatives ­sociétales, qui fasse droit aux formes expérimentales de vie sociale et environnementale qui naissent ici et là. On ne se sortira pas de la crise civilisationnelle face à laquelle nous sommes par la verticalité du pouvoir. C’est, au demeurant, moins d’une pensée de la prise du pouvoir que de l’horizontalité de la politique égalitaire dont nous avons aujourd’hui besoin.

    Mouvement éruptif

    On aura beau pointer le caractère conservateur, voire réactionnaire de certains acteurs de ce mouvement, il s’agit de comprendre ­politiquement sa polysémie et les diverses ­dimensions de la révolte dans une politique de la précarité qui ne peut être qu’une poli­tique d’alliance, de convergence et d’hori­zontalité. A tout le moins, plutôt que de ­bouder ce mouvement éruptif, il s’agit de l’éprouver dans sa teneur et dans sa portée. Dans la ­dynamique des mouvements sociaux de ces dernières années, de la lutte contre la loi travail aux occupations de la place de la Répu­blique, qui ont constamment conjoint social et démocratique, on pourrait dire que ce mouvement pose pour la première fois, mais comme à l’envers, la question sociale et celle de l’environnement. Le moment est en ce sens sinon décisif du moins important et ne doit pas être perdu dans la reconduction de contradictions et de divisions qui devraient être surmontées : ­entre métropoles et périphéries, entre villes et campagnes, entre les luttes pour la liberté des styles de vie et les luttes sociales, entre classes populaires et classes moyennes, etc. Si le mot « peuple » a encore un sens, ce n’est pas seulement dans son surgissement événe­mentiel, mais surtout dans sa capacité à dire le rassemblement.

    Patrick Cingolani professeur de sociologie, Laboratoire de changement social et politique université Paris-Diderot

    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/20/gilets-jaunes-un-peuple-qui-vient_1693139

    #giletsjaunes » #peuple #mouvement #écologie #égalité #contestation #précarité #loi_travail #insécurité_sociale #territoire #emploi #chômage #taxes #vie_chère #salaire #carburant #fracture_sociale #fracture_territoriale #métropoles #périurbain #voiture #automobile #horizontalité #alliances #convergence #périphérie

    https://seenthis.net/messages/737358 via kaparia


  • « Il va bien falloir prendre parti dans la guerre en cours, entre les managers et les alliés du vivant » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Il-va-bien-falloir-prendre-partie-dans-la-guerre-en-cours-entre-les-manage
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6775.jpg?1529398386

    D’un côté la biodiversité disparaît à grande vitesse, à cause des pesticides, du bétonnage et de la déforestation industrielle. De l’autre, de plus en plus de populations et territoires se soulèvent contre ces projets funestes. Dans son ouvrage Être Forêts, habiter des territoires en lutte, le philosophe et bâtisseur Jean-Baptiste Vidalou se penche sur la forêt, lieu de résistances à l’exploitation de la terre et des hommes, défendue par « ceux qui élaborent et font vivre des communs » : « Un monde pluriel, attaché à des territoires, des animaux, des plantes, un monde qui favorise l’hétérogénéité du vivant plutôt que l’homogénéisation capitaliste. » Entretien.

    #capitalocène #territoire #grands_projets_inutiles #communs

    https://seenthis.net/messages/730801 via riff-raff


  • How mapmakers help indigenous people defend their lands
    https://www.nationalgeographic.com/culture-exploration/2018/10/indigenous-cultures-mapping-projects-reclaim-lands-columbus
    https://www.nationalgeographic.com/content/dam/photography/rights-exempt/indigenous-mapmaking-promo.ngsversion.1538688567335.adapt.1900.1.jpg

    One early project in the 1990s focused on the remote Darién region of Panama. Official maps of the area contained little detail—the persistent cloud cover and dense rainforest canopy were impenetrable to the satellite imagery and aerial photos that government cartographers used to make their maps. But to the three main indigenous groups in the region, Emberá, the Wounaan, and the Guna, the land was filled with landmarks.

    The organization’s approach was simple: ask indigenous people to draw detailed maps of their lands, and then get professional cartographers to incorporate this information into modern, geographically accurate maps.

    To map the Darién, indigenous leaders selected men from communities in the region to act as surveyors. The surveyors then set out by bus, by canoe, or on foot, armed with pencils, pens, and blank sheets of manila paper to sketch the local waterways and other landmarks. In collaboration with villagers and their leaders they carefully drew maps that included things of importance to their communities that wouldn’t typically appear on government maps, like hunting and fishing grounds, or places where firewood, fruit, or medicine were gathered. They often chose to leave out cemeteries and sacred sites, preferring to keep that knowledge within their communities. The quality of these maps varies considerably, but the best of them are works of art, Chapin says (see below).

    #cartographie #cartographie_participative #territoire #peuples_autochtones

    https://seenthis.net/messages/727206 via odilon


  • Disparités territoriales : le dessous des cartes, pour dépasser les visions simplistes
    https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer/?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250281110201&nl=1

    A travers chiffres et cartes, « décrire la diversité des territoires », « remettre de la complexité là où prévaut souvent le simplisme », « croiser les données pour nuancer voire inverser les discours », « contrer les clichés non vérifiables »… telle serait, au fond, l’une des vocations de l’observatoire des territoires. Cela semble en tout cas être l’un des enseignements du dernier rapport annuel de cet observatoire créé en 2004 sous l’égide du Commissariat général à l’égalité des territoires (#CGET).
    Présenté le 18 mai, ce document de 150 pages permet en effet de montrer, à travers six analyses thématiques, que « les contrastes entre #territoires » dépassent largement l’éternelle dichotomie entre #métropoles et #monde_rural, entre centres et périphéries. Certes, chaque grand type d’espace – métropoles, villes moyennes, espaces périurbains, espaces ruraux – affiche des caractéristiques spécifiques. Mais des « dynamiques spatiales » contrastées se dessinent aussi au sein de chaque grande catégorie de territoire, souligne Pierre Mirabaud, président du conseil d’orientation de l’observatoire des territoires et ancien Datar.

    https://seenthis.net/messages/697461 via AF_Sobocinski


  • Qui connaît l’#histoire de de l’#Adour, #fleuve domestiqué très tôt, puis oublié et que l’on s’efforce depuis peu de #reconquérir dans une #problématique qui s’inscrit dans un triptyque #eau, #territoire et #société ?

    http://sms.hypotheses.org/9843

    https://media1.giphy.com/media/e6aoNTliS7rEY/giphy.gif

    #France, #géographie, #fluvial, #agriculture, #gestion, #développement_durable, #société, #film, #documentaire

    https://seenthis.net/messages/669897 via Mondes Sociaux


  • Pratiques artistiques de la cartographie - Colloques et conférences - ESAAix

    http://www.ecole-art-aix.fr/6914-pratiques-artistiques-de-la-cartographie

    wouh ! j’adorerai y être ! Déjà j’aime bien ça :

    « L’espace ne s’apprend pas, il se pratique »

    Dans le cadre du projet de recherche Walking the data, engagé par l’ESAAix depuis quelques années, nous proposons une réflexion autour de l’usage de la cartographie par les artistes. La présence de la carte dans l’art a pris un tour tout à fait nouveau dès lors que les artistes ne se sont plus contentés de les regarder comme des motifs mais qu’ils en ont fait à la fois un espace de création et un « moment » essentiel de la mise en oeuvre de leurs démarches. Les cartes, loin d’être des « objets » autonomes et « séparés », s’inscrivent alors dans des ensembles à la fois épistémiques, techniques et esthétiques, ce qu’on peut appeler des dispositifs cartographiques. Or, voir la carte comme un dispositif, c’est évidemment ce qui est induit par les formes contemporaines de la cartographie, ou plus exactement par le traitement spatial des informations.

    http://www.ecole-art-aix.fr/IMG/arton6914.jpg

    #art #cartographie #espace #territoire #représentation #visualisation

    https://seenthis.net/messages/640009 via Reka


  • Les trois quarts des élèves défavorisés étudient hors de l’#éducation prioritaire
    https://www.inegalites.fr/Les-trois-quarts-des-eleves-defavorises-etudient-hors-de-l-education
    https://www.inegalites.fr/IMG/arton2402.jpg

    Au bout du compte, un quart des élèves défavorisés étudient dans des établissements de l’éducation prioritaire, soit 870 000. Heureusement : cela signifie qu’il existe encore de la #mixité sociale en France, que des enfants de milieu modeste habitent dans des quartiers qui le sont moins. Cela veut aussi dire que les dispositifs de l’éducation prioritaire (comme le dédoublement des classes de CP), quoi qu’on pense de leurs effets [3], ne répondent en rien aux trois quarts des élèves issus de milieux défavorisés. Si l’on souhaite que les politiques publiques soutiennent ces jeunes qui n’ont pas les mêmes atouts que les autres en poche, il faut donc agir au-delà des établissements de l’éducation prioritaire. Celle-ci n’est qu’un moyen très incomplet pour lutter contre les #inégalités sociales à l’école. Cette remarque est valable pour l’action territoriale (la politique des quartiers prioritaires) en général. Elle peut être utile localement, mais c’est un outil qui ne touche qu’une part réduite des milieux populaires.

    #territoires @heautontimoroumenos

    https://seenthis.net/messages/637255 via Agnès Maillard



  • L’hiver du vivre ensemble
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270217/l-hiver-du-vivre-ensemble

    L’instrumentalisation de l’affaire Meklat, qu’il ne faut pas minimiser, était prévisible. Mais les calomnies ciblées et les mensonges à répétition d’une nébuleuse qui se prétend républicaine, antiraciste, voire de gauche, placent ses acteurs devant leurs responsabilités : faire la courte échelle électorale à Marine Le Pen après lui avoir ouvert un boulevard idéologique.

    #France #Antisémitisme #Edwy_Plenel #Georges_Bensoussan #Marcelin_Deschamps #Mediapart #Mehdi_Meklat #musulmans #printemps_républicain #racisme #Territoires_perdus_de_la_République


  • L’hiver du vivre ensemble
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270217/lhiver-du-vivre-ensemble

    L’instrumentalisation de l’affaire Meklat, qu’il ne faut pas minimiser, était prévisible. Mais les calomnies ciblées et les mensonges à répétition d’une nébuleuse qui se prétend républicaine, antiraciste, voire de gauche, placent ses acteurs devant leurs responsabilités : faire la courte échelle électorale à Marine Le Pen après lui avoir ouvert un boulevard idéologique.

    #France #Antisémitisme #Edwy_Plenel #Georges_Bensoussan #Marcelin_Deschamps #Mediapart #Mehdi_Meklat #musulmans #printemps_républicain #racisme #Territoires_perdus_de_la_République


  • Lundi matin, visionscarto a été particulièrement charmé par un texte d’Élise Olmedo initialement publié sur le très bon site http://strabic.fr - Il s’agit une fois de plus d’une cartographie (ulra) sensible de l’espace.

    Élise raconte Hendrik Sturm qui se promène, déambule dans l’espace pour créer une carte composée de sensations et de fragrances. C’est simplement beau de réapprendre à observer l’espace :) Réhabilitation du pouvoir du regard et de l’écoute

    Hendrik Sturm, l’infatigable marcheur-sculpteur d’espace
    https://visionscarto.net/hendrik-sturm-l-infatigable

    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L900xH600/32418980085_bc4a-fc972.jpg?1484908931

    #géographie #cartographie_sensible #espace #territoire #observation

    https://seenthis.net/messages/573547 via Reka


  • Dans l’Aube, le « sentiment d’abandon » de la population rurale
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260217/dans-l-aube-le-sentiment-d-abandon-de-la-population-rurale

    Dans l’Aube, département #rural plutôt industrialisé, les échos de la campagne présidentielle sont faibles, hormis les remugles de l’affaire Fillon. Le #Front_national y avance ses pions, profitant de la relative indifférence des autres candidats pour les grands enjeux du territoire, notamment le maintien de l’emploi et l’agriculture.

    #France #agriculture #Aube #campagne_présidentielle_2017 #engagement #industrie #ouvriers #territoires


  • La #ville intelligente n’aime pas les #pauvres ! | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2017/02/20/la-ville-intelligente-naime-pas-les-pauvres
    /assets/images/logo_ia.png
    La ville moderne n’aime pas les pauvres, les femmes, les bouseux, etc.

    Dominique Alba se fait un peu mordante, en soulignant que le réseau de fibre optique se déploie à l’Ouest de Paris, mais pas à l’Est, hormis notamment autour de Plaine Commune. Les opérateurs ne s’intéressent pas aux gens qui n’ont pas les moyens de se raccorder. Le risque, c’est le développement d’#inégalités territoriales au regard de l’accès lui-même. La Smart City n’aime pas la pauvreté sociale. Qu’offre-t-on comme services au bout de la fibre aux gens, à part d’être chez eux avec leur bouquet de chaîne télé ? On propose des produits finis à des habitants qui n’ont pas d’espace pour bricoler. Ouvrir une capacité de résistance, de résilience, dans un monde qui semble en proposer de moins en moins, c’est certainement ce qui explique le succès de l’urbanisme transitoire que propose le plateau urbain. Reste que si elle ouvre des possibilités, elle ne résout pas le risque de développement et de renforcement de l’inégalité territoriale.

    #territoire
    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/571408

    https://seenthis.net/messages/571578 via Agnès Maillard