• Were Leonard Cohen’s songs used to torture Palestinian prisoners ?
    Dror, Under the Olive Tree (ckut.ca), 24 novembre 2017
    https://www.mixcloud.com/UnderTheOliveTree/were-leonard-cohen-songs-used-to-torture-palestinian-prisoners

    https://1.bp.blogspot.com/-NzB6VIuXEkw/Wfu1FSa1SdI/AAAAAAAAOyI/2IXKrTgOFUAQqZhduF3J6t-Vrkms1vyRgCLcBGAs/s320/CohenMural.jpg

    Un an après la mort de Léonard Cohen, une anecdote terrifiante vient d’être révélée par Haggai Stravis, dans un entretien publié par le journal israélien Walla, le 27 octobre 2017 (1).

    Stravis est le producteur qui avait réussi à faire venir Léonard Cohen en Israel en 2009. A l’époque, il avait du faire face à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, qui essayait de convaincre Cohen de ne pas jouer dans un Etat qui pratiquait l’Apartheid. Pour préserver son image, il avait tenté plusieurs astuces, mais elles avaient toutes échouées. Il avait d’abord convaincu Amnesty International de parrainer le concert, mais AI avait fini par refuser (2). Il avait aussi essayé de compenser sa présence à Tel Aviv en donnant un autre concert à Ramallah. Refusant ce faux équilibre, les Palestiniens avaient également refusé cette offre, et le concert à Ramallah avait été annulé (3).

    Ce qu’on apprend dans cette entrevue récente concerne les détails de cette négociation. Quand le manager de Cohen essaya de discuter avec des officiels Palestiniens, il proposa d’abord d’inviter quelques centaines de politiciens Palestiniens. Il proposa ensuite de donner un concert gratuit, et même de dédier ce concert aux familles de prisonniers Palestiniens. Mais c’est la raison pour laquelle même les officiels Palestiniens durent refuser cette offre qui est révélée ici : ils avaient appris que des prisonniers Palestiniens avaient été torturés en prison par des agents des services secrets israéliens qui leur passaient des chansons de Léonard Cohen en boucle.

    On ne sait pas si Léonard Cohen a su à l’époque que sa musique rappelait d’aussi mauvais souvenirs à ces anciens prisonniers Palestiniens, ni si sa musique est encore utilisée dans les prisons israéliennes, mais on sait aussi, grâce à un autre article de la presse israélienne, que pour le convaincre de chanter en Israël, les promoteurs israéliens lui avaient versé 2.7 millions de dollars US (4). De quoi étouffer quelques réticences, et expliquer pourquoi, encore aujourd’hui, certains artistes prétendent « ne pas vouloir mélanger la musique et la politique »...

    (1) https://e.walla.co.il/item/3106407
    (2) https://bdsmovement.net/news/amnesty-international-withdraws-leonard-cohen%E2%80%99s-israel-concert-
    (3) http://www.pacbi.org/etemplate.php?id=1039
    (4) Yediot Achronot - 7 Leilot Magazine, le 20 juin 2014

    #Palestine #Prisons #torture #Leonard_Cohen #Musique #Musique_et_politique #BDS #Boycott_culturel #shameless_autopromo

    https://seenthis.net/messages/648554 via Dror@sinehebdo


  • #torture made in #USA : la #CPI tente d’exister
    https://www.mediapart.fr/journal/international/201117/torture-made-usa-la-cpi-tente-d-exister

    La procureure de la CPI, Fatou Bensouda © Reuters La procureure de la Cour pénale internationale demande l’ouverture d’une enquête sur les #crimes_de_guerre – dont les tortures – commis par les talibans, la CIA et l’US Army en #Afghanistan. Après dix années d’investigations préliminaires, l’enquête n’a aucune chance d’aboutir. Elle est le moyen de calmer les critiques qui mettent en cause la partialité et l’efficacité de la CPI.

    #International


  • #torture made in #USA : la #CPI tente d’exister
    https://www.mediapart.fr/journal/international/201117/torture-made-usa-la-cpi-tente-dexister

    La procureure de la CPI, Fatou Bensouda © Reuters La procureure de la Cour pénale internationale demande l’ouverture d’une enquête sur les #crimes_de_guerre – dont les tortures – commis par les talibans, la CIA et l’US Army en #Afghanistan. Après dix années d’investigations préliminaires, l’enquête n’a aucune chance d’aboutir. Elle est le moyen de calmer les critiques qui mettent en cause la partialité et l’efficacité de la CPI.

    #International



  • #libye, Sahara : plus de #migrants meurent à terre qu’en #méditerranée
    https://www.mediapart.fr/journal/international/241017/libye-sahara-plus-de-migrants-meurent-terre-qu-en-mediterranee

    Une victime de kidnapping en Libye en 2017. En route vers l’Europe, les exilés subsahariens traversant la Méditerranée sont des rescapés. Ils ont risqué leur vie dans le désert mais aussi en Libye, où ils sont victimes de ravisseurs qui les kidnappent en échange de rançons. Des milliers d’entre eux n’en réchappent pas.

    #International #asile #réfugiés #torture


  • Réfugiés (1/4) : À bord de l’Aquarius au large des côtes libyennes
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/refugies-14-bord-de-laquarius-au-large-des-cotes-libyennes
    https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2017/09/b21a9f21-cb05-4aa4-a316-7c860f9eefcc/738_20170914_sauvetage_aquarius_zodiac.jpg

    Comme les témoignages recueillis pour ce documentaire en attestent, les migrants naufragés ne fuient plus seulement leur pays mais aussi la Libye devenue un enfer : enlèvements avec #rançons, #torture, #viol, #travail_forcé voire #esclavage sont le lot de tous les #migrants qui y passent ou qui avaient pour projet de s’y installer. Face à cette hécatombe qui a emporté près de 10 000 personnes en deux ans et demi, l’#Europe ferme les yeux. Après avoir accusé de collusion les ONGs de sauvetage en mer avec les passeurs libyens, elle finance désormais et au mépris du #droit_international les gardes-côtes libyens pour empêcher les #réfugiés de quitter ce pays de non droit où se mêlent #mafias et univers concentrationnaires.

    Une série de Raphaël Krafft, réalisée par Guillaume Baldy

    #Libye #Italie

    https://seenthis.net/messages/634249 via odilon


  • Au tribunal, l’Azerbaïdjan réclame à la #France un brevet démocratique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060917/au-tribunal-lazerbaidjan-reclame-la-france-un-brevet-democratique

    En n’hésitant pas à demander à la #Justice française de condamner la journaliste Élise Lucet pour #Diffamation, l’État d’Azerbaïdjan s’est exposé à un salutaire retour de bâton, ce mardi au tribunal de grande instance de Nanterre. Reportage.

    #Aliyev #Azerbaidjan #Cash_investigation #démocratie #dictature #Droits_de_l'homme #elise_lucet #France_2 #Journalisme #Liberté_de_la_presse #torture


  • Deux psychologues du programme de torture de la #CIA échappent à leur procès | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/deux-psychologues-du-programme-de-torture-de-la-cia-chappent-leur-pro
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/CIA%20seal%20%28AFP%29_0.jpg

    L’ACLU affirme que James Mitchell et Bruce Jessen sont responsables et ont profité financièrement de #tortures illégales à l’encontre des trois plaignants : le Tanzanien Suleiman Abdullah Salim, le Libyen Mohamed Ahmed Ben Soud et l’Afghan Gul Rahman.

    Les deux premiers ont été libérés après plusieurs années de détention, tandis que Gul Rahman est mort d’hypothermie dans une cellule de la CIA en novembre 2002, après ce que l’ACLU a décrit comme deux semaines de « torture brutale ».

    L’ACLU et les avocats des plaignants n’ont pas donné de détails sur le règlement négocié, refusant notamment de dire s’il comprenait un accord financier.

    Le procès aurait dû se tenir à partir du 5 septembre.

    https://seenthis.net/messages/623132 via Kassem


  • Torture, rape and slavery in Libya: why migrants must be able to leave this hell

    Rape, torture and slave labour are among the horrendous daily realities for people stuck in Libya who are desperately trying to escape war, persecution and poverty in African countries, according to a new report by Oxfam and Italian partners MEDU and Borderline Sicilia.

    The report features harrowing testimonies, gathered by Oxfam and its partners, from women and men who arrived in Sicily having made the dangerous crossing from Libya. Some revealed how gangs imprisoned them in underground cells, before calling their families to demand a ransom for their release. A teenager from Senegal told how he was kept in a cell which was full of dead bodies, before managing to escape. Others spoke of being regularly beaten and starved for months on end.

    Oxfam and its partners are calling on Italy and other European member states to stop pursuing migration policies that prevent people leaving Libya and the abuse they are suffering.

    158 testimonies, of 31 women and 127 men, gathered by Oxfam and MEDU in Sicily, paint a shocking picture of the conditions they endured in Libya:

    All but one woman said they had suffered from sexual violence
    74% of the refugees and other migrants said they had witnessed the murder and /or torture of a travelling companion
    84% said they had suffered inhuman or degrading treatment, extreme violence or torture in Libya
    80% said they had been regularly denied food and water during their stay in Libya
    70% said they had been tied up

    https://www.oxfam.org/en/pressroom/pressreleases/2017-08-09/torture-rape-and-slavery-libya-why-migrants-must-be-able-leave
    #torture #enlèvements #viols #Libye #asile #migrations #réfugiés #rapport

    https://seenthis.net/messages/621902 via CDB_77


  • Au #G8 de Gêne la police a torturé les opposants politiques : le chef de la police italienne avoue 16 ans après !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/g8-de-gene-police-a-torture-opposants-politiques-chef-de-polic

    Le G8 et ses valeurs “démocratiques” : On les a vu de Gène à Hambourg. 16 ans après la terrible répression, le chef de la police italienne passe aux aveux. Dans une interview à La Républicca Franco Gabrielli confirme ce que tous nous savons déjà mais que la presse aux ordres, de Rome à Paris, […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #bolzaneto #capitalisme #Fascisme #italie #repression #Torture #Totalitarisme #violences_policières


  • G8 à Gênes : des manifestants ont été torturés, admet le chef de la police italienne - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/07/20/g8-a-genes-des-manifestants-ont-ete-tortures-admet-le-chef-de-la-police-i

    « A Gênes, un nombre incalculable de personnes innocentes ont subi des violences physiques et psychologiques qui les ont marquées à vie, a reconnu Franco Gabrielli. Si aujourd’hui encore, seize ans plus tard, c’est un motif de douleur, de rancœur, de défiance [envers la police], cela signifie que la réflexion n’a pas été suffisante. »

    Il revient en détail sur les exactions policières commises dans une école de Gênes le samedi 21 juillet au soir, quasiment à l’issue du G8, lorsque des unités d’élites prirent d’assaut l’établissement où dormaient des dizaines de manifestants. Prétextant la présence de militants violents, assurant avoir trouvé des cocktails Molotov – que les policiers avaient en réalité amenés eux-mêmes sur place –, l’assaut s’est transformé en une « boucherie », selon les confessions de l’un des vingt-huit agents qui seront ensuite inculpés. « En tant que dirigeant des opérations spéciales de la police, je me serais probablement retrouvé dans la cour de l’école Diaz », note Gabrielli qui « par chance » était resté à Rome pour préparer l’arrivée du président Bush. Pensant qu’en « contrepoids aux dévastations [dans la ville], il fallait un nombre significatif d’arrestations », les responsables de l’Intérieur ont « par malheur » décidé l’irruption à l’école Diaz, admet-il aujourd’hui.

    Franco Gabrielli va plus loin en parlant aussi des sévices infligés aux manifestants conduits à la caserne de Bolzaneto, transformée selon lui en « Garage Olimpo », en référence au sinistre centre d’interrogatoire de la dictature argentine. « A Bolzaneto, il y a eu des actes de torture », s’indigne Gabrielli, qui va jusqu’à affirmer que son prédécesseur de l’époque, Gianni De Gennaro, aurait dû assumer ses responsabilités et démissionner. « Il l’a fait, mais j’ai refusé sa démission », a précisé en réaction Claudio Scajola, le ministre de l’Intérieur de l’époque, qui a finalement admis lui aussi qu’il est « indéniable qu’à Gênes, il y a eu certaines actions des forces de l’ordre sévèrement condamnables ». De son côté, le secrétaire national de la Gauche italienne et ancien leader des anti-G8, Nicola Fratoianni, a salué « l’interview courageuse de Gabrielli. Malheureusement, nous avons dû attendre seize ans pour entendre ces paroles. »

    #police #violence_policières #torture #G8_Gênes

    https://seenthis.net/messages/616285 via mad meg


  • #Amnesty dénonce les « chambres de #torture secrètes au #Cameroun »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200717/amnesty-denonce-les-chambres-de-torture-secretes-au-cameroun

    Dans un rapport paru ce jeudi, l’ONG Amnesty #International dénonce la détention au secret et la torture par les forces de sécurité camerounaises des prisonniers soupçonnés de faire partie du groupe armé #Boko_Haram. Elle note également la présence de militaires français et américains sur une base utilisée comme centre de détention à Salak, dans le nord du pays.

    #Amnesty_international


  • EXCLUSIVE: Documents expose how Hollywood promotes war on behalf of the Pentagon, CIA and NSA
    US military intelligence agencies have influenced over 1,800 movies and TV shows
    https://medium.com/insurge-intelligence/exclusive-documents-expose-direct-us-military-intelligence-influence-on-1-80

    https://cdn-images-1.medium.com/max/2000/1*UCfJ71PaFR9wkLZ7Ib_Jiw.jpeg

    We have recently acquired 4,000 new pages of documents from the #Pentagon and CIA through the Freedom of Information Act. For us, these documents were the final nail in the coffin.

    These documents for the first time demonstrate that the US government has worked behind the scenes on over 800 major #movies and more than 1,000 TV titles.

    The previous best estimate, in a dull-as-dishwater academic book way back in 2005, was that the Pentagon had worked on less than 600 #films and an unspecified handful of television shows.

    The CIA’s role was assumed to be just a dozen or so productions, until very good books by Tricia Jenkins and Simon Willmetts were published in 2016. But even then, they missed or underplayed important cases, including Charlie Wilson’s War and Meet the Parents.

    http://fr.web.img2.acsta.net/medias/nmedia/18/67/67/19/19458150.jpg

    [...]

    http://fr.web.img6.acsta.net/medias/nmedia/00/02/54/34/affiche2.jpg

    #Vietnam is evidently another sore topic for the US military, which also removed a reference to the war from the screenplay for Hulk (2003). While the military are not credited at the end of the film, on IMDB or in the DOD’s own database of supported movies, we acquired a dossier from the US Marine Corps detailing their ‘radical’ changes to the script.

    This included making the laboratory where the #Hulk is accidentally created into a non-military facility, making the director of the lab an ex-military character, and changing the code name of the military operation to capture the Hulk from ‘ #Ranch_Hand ’ to ‘Angry Man’.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Ranch_Hand

    ‘Ranch Hand’ is the name of a real military operation that saw the #US_Air_Force dump millions of gallons of pesticides and other poisons onto the Vietnamese countryside, rendering millions of acres of farmland poisoned and infertile.

    They also removed dialogue referring to ‘all those boys, guinea pigs, dying from radiation, and germ warfare’, an apparent reference to covert military experiments on human subjects.

    [...]

    http://www.sonypictures.com/movies/zerodarkthirty/assets/images/onesheet.jpg

    The #CIA has also managed to #censor scripts, removing or changing sequences that they didn’t want the public to see. On #Zero_Dark_Thirty screenwriter Mark Boal ‘verbally shared’ his script with CIA officers, and they removed a scene where a drunk CIA officer fires an AK-47 into the air from a rooftop in #Islamabad, and removed the use of dogs from the #torture scenes.

    [...]

    http://fr.web.img6.acsta.net/pictures/210/151/21015100_20130625124415787.jpg

    While very little is known about the NSA’s activities in the entertainment industry we did find indications that they are adopting similar tactics to the CIA and DOD.

    Internal #NSA emails show that the producers of #Enemy_of_the_State were invited on multiple tours of NSA headquarters. When they used a helicopter to film aerial footage of Fort Meade, the NSA did not prevent them from using it in the movie.

    According to a 1998 interview with producer Jerry Bruckheimer, they changed the script at the NSA’s request so that the wrongdoings were the actions of one bad apple NSA official, and not the agency in general.

    Bruckheimer said:

    ‘I think the NSA people will be pleased. They certainly won’t come out as bad as they could have. NSA’s not the villain.’

    This idea of using cinema to pin the blame for problems on isolated rogue agents or bad apples, thus avoiding any notion of systemic, institutional or criminal responsibility, is right out of the CIA/DOD’s playbook.

    #Censure #Propagande #censorship

    https://seenthis.net/messages/612743 via Gastlag


  • Physicians for Human Rights - Nuremberg Betrayed: Human Experimentation and the CIA Torture Program
    http://physiciansforhumanrights.org/library/reports/nuremberg-betrayed-humanex.html

    PHR researchers show that #CIA contract psychologists James Mitchell and Bruce Jessen created a research program in which health professionals designed and applied torture techniques and collected data on torture’s effects. This constitutes one of the gravest breaches of medical ethics by U.S. health personnel since the #Nuremberg Code was developed

    #psychologues #tortures #Guantanamo #États-Unis

    https://seenthis.net/messages/609019 via Fil


  • En #Tchétchénie, la traque aux #homosexuels montre un Kadyrov hors de contrôle
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110517/en-tchetchenie-la-traque-aux-homosexuels-montre-un-kadyrov-hors-de-control

    L’affaire a été révélée début avril par le quotidien russe Novaïa Gazeta. Plus de 150 Tchétchènes soupçonnés d’être homosexuels ont été détenus de manière arbitraire depuis début mars. Les autorités russes ont à peine bougé le petit doigt, après une avalanche de réactions internationales.

    #International #détention #FIDH #Grozny #Ramzan_Kadyrov #Russie #torture #Vladimir_Poutine


  • 1947 : Madagascar, île sanglante

    http://7lameslamer.net/1947-madagascar-ile-sanglante-2014.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2014.png

    Le peuple #malgache s’est rebellé contre le #colonialisme français. L’#insurrection a démarré le #29mars1947. Les pires atrocités ont été commises contre ceux qui ne voulaient que leur #liberté et leur #indépendance. Exécutions sommaires, #torture, pillages, incendies ou mitraillages de villages. Et même des « #bombeshumaines vivantes » larguées depuis des avions...

    #madagascar #oceanIndien #mariusmoutet #sfio #laréunion


  • https://labyrinthes.wordpress.com/2017/02/15/nous-appartenons-a-un-gang

    « Nous appartenons à un gang quoiqu’il arrive nous sommes solidaires » (un policier anonyme, Le Parisien)1.
    Le passage à tabac et le viol à coup de matraque de #Théo Luhaka par des policiers a suscité des gestes de solidarité qui ne surprendront que ceux dont la mémoire sait se faire sélective. Lorsqu’un banal harcèlement policier « dégénère » en une violente agression, la corporation, choquée, organise une collecte d’argent « pour venir en aide aux familles des policiers suspendus ». Un policier, ému par la tragédie, s’inquiète : « ça va être dur pour les familles ». Et s’indigne : « c’est toute la corporation qui va manger. » Nous ne saurons pas s’il s’agit du même policier qui, sans ambages, présentait fièrement sa corporation à la manière d’une bande organisée de voyou, un « gang », à la solidarité inébranlable.

    Sans surprise, cette solidarité avec les agresseurs se manifestera avec conviction par les gradés et représentants syndicaux de la profession. Alors que le secrétaire général de l’Unité SGP #Police – FO exige le respect de la présomption d’innocence, un représentant d’Alliance ne se contente pas de présumer : « nous ne pouvons pas imaginer que des policiers se soient livrés volontairement à un acte aussi abject et nous continuons à leur apporter notre soutien ». L’enquête de la police des polices, l’#IGPN, dont la solidarité peut s’exprimer bien plus concrètement, s’empressera de trancher : il n’y a pas eu #viol, car il n’y a pas eu intention de violer. Il s’agit donc d’un « accident ».

    Le législateur n’avait pas envisagé le cas de figure : « l’acte de pénétration » qui caractérise légalement le viol, il n’avait pas songé à le qualifier « d’intentionnel », afin que la justice puisse distinguer, parmi les actes de pénétrations forcées, ceux qui relèvent du viol de ceux qui relèvent de « l’accident ».

    Anticipant craintivement qu’une aussi macabre solidarité n’amplifie la rage des habitants et le risque d’émeutes, l’ex-flic B. Beschizza, devenu maire de la commune d’Aulnay – et qui à ce titre a largement participé à amplifier la présence policière dans ses quartiers, – ne manqua pas de surprendre en adoptant, les premiers jours, une position qui choquera certains parlementaires : la requalification en « violences » du viol subit par Théo Luhaka « est vécue comme un détournement de vérité ». Qu’à cela ne tienne, ce détournement de la vérité, au profit des violeurs, fait depuis longtemps système : l’écrasante majorité des affaires de viol sont requalifiées en « agression sexuelle », et sont donc jugées en correctionnelle plutôt qu’aux assises.2 Dans le cas présent, l’enjeu ne se réduit certes pas à « désengorger » les tribunaux, mais consiste bel et bien à éluder tout caractère sexuel à une pénétration forcée. Mais après tout, ce ne serait pas une première.

    « D’un coup, j’ai senti un truc dans mes fesses. J’ai hurlé, je me suis allongé sur la banquette et j’ai pleuré ». Le témoignage et la plainte d’Alexendre T. suite à son interpellation le 29 octobre 2015, au cours de laquelle un policier l’a, lui aussi, violé avec sa matraque, mettrons longtemps à l’attention de quelques médias. Eux qui d’habitude sont si prompts à rappeler les « faits similaires qui se sont déjà produits » – ceux-là qui en effet permettent de mettre en perspective un événement qui autrement peut paraître exceptionnel – savent parfois rester discrets. Il faut dire qu’à l’époque, déjà, l’affaire n’avait pas fait grand bruit. Une semaine après le viol de Théo, seuls les sites de l’Humanité et de… LCI semblent estimer important de rappeler cette précédente « agression », pourtant largement d’actualité : jugé le 16 janvier, le verdict tombera le 20 février. Si l’on peut supposer que d’ici là, et à la suite de nombreux blogs et #médias alternatifs qui ont déjà jugé pertinent de corréler ces deux « faits divers », d’autres journaux « relayeront » enfin l’information, cette amnésie temporaire est clairement révélatrice d’un phénomène qui n’a rien d’anodin : ce ne sont pas seulement les policiers qui sont solidaires entre-eux lorsqu’il y a « bavure », mais aussi, de manière plus ou moins lucide, une très large part du discours médiatique. D’autant que le point commun entre ces deux événements ne se réduit pas à l’effroyable « coup de matraque horizontal » dans « les fesses ». Là aussi, l’inculpation pour « viol en réunion » à été requalifier par le parquet en « violence aggravées ». Mais cette fois-ci, seul le policier qui a « involontairement » sodomisé sa victime, dont le pantalon, comme de coutume, « a glissé tout seul », est poursuivie pour violence.

    En taisant cette autre affaire, ce que taise les médias, c’est aussi la « sévérité » de la #justice en pareilles occasions : le parquet a requis à l’encontre du violeur de l’agresseur 6 mois de prisons avec sursis, et une suspension d’un an…

    Si la clémence de la Justice envers les policiers qui violent et assassinent éclaire la manière dont les juges et procureurs apportent eux aussi leur soutien aux policiers inculpés, la solidarité sournoise des médias ne saurait être trop soulignée. Car au-delà de la qualification juridique, celle du discours journalistique n’est en rien innocente quant à l’impunité quasi-systématique des violences et crimes policiers. Face à la gravité de la situation, de nombreux articles ont certes parlé « d’agression violente ». Le réflexe bien ancré dans la profession d’euphémiser la violence des pratiques policières a cependant largement imbibé le traitement de « l’affaire Théo » : Le Parisien, France Soir, BFMTv, LCI et l’Express, ont notamment eu la délicatesse de parler « d’interpellation musclée ». Pour les journalistes comme pour les politiques, lorsqu’il y a « dérapage » de la part de la police, les passages à tabac, la torture et les meurtres sont qualifier de « bavures ». Les viols, eux, sont des « accusations » de la part des victimes, et exceptionnellement, un chef d’inculpation. Lorsque le mot est prononcé, ce sera donc très souvent entre guillemet. Et la présomption d’innocence d’être scrupuleusement respectée, jusqu’à l’absurde : ce sera « selon la victime » ou son avocat qu’il y aura eu viol, et aucun rapport médical, aussi accablant soit-il, ne saurait remettre en question la prudence des journalistes. Car sur l‘embarrassant « débat juridique » concernant la nécessité d’une « intentionnalité » du viol pour le qualifier de viol, les médias ont pour la plupart choisi leur camps, celui de l’IGPN : une pénétration forcée non intentionnelle n’est pas un viol.

    Police française, police tortionnaire

    #Torture. Le mot fut lâché par l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), très peu d’articles le mentionneront. Le témoignage de Théo Luhaka a pourtant été retranscrit par tous : « ils m’ont mis plein de coups, des patates, m’ont matraqué les parties intimes, m’ont craché dessus. ». Mais parler de torture, au sujet de policiers français, reviendrait très certainement à outrepasser la savante neutralité du journaliste. Cela obligerait aussi à prendre au sérieux la parole d’un « bamboula », alors même qu’elle contredit la version policière. Et surtout, cela obligerait probablement à rappeler d’autres faits, et ainsi à « mettre en contexte » ce qu’il convient de présenter comme un fait divers. Informer, là encore, sur les « précédents de l’affaire Théo », et prendre le risque de donner aux violences policières les plus infamantes la dimension d’un phénomène de société.

    La torture et le viol (à l’aide d’une matraque) d’Ahmed Selmouni pendant sa garde à vue en novembre 1991 avait finalement abouti à une condamnation de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (#CEDH) en 1999. Deux ans auparavant, soit six ans après les faits, cinq policiers avaient été mis en examen, et condamnés à des « peines exemplaires » de 2 à 4 ans de prison ferme. Mais la corporation, exaspérée, avait largement manifesté sa solidarité, et finalement, les tortionnaires bénéficièrent en appel d’une mansuétude forcenée de la part du tribunal : trois mois ferme pour le commandant, du sursis pour les autres.
    Ce fut la première condamnation de la France par la CEDH pour des actes de tortures. Ce ne sera pas la dernière : en 2004, la CEDH condamnera la France à deux reprises pour « traitement inhumains et dégradants » au sujet de violences policières. Puis en 2010, suite à la torture de Yassine Darraj (16 ans) pendant un « interrogatoire » en 2001, dont il ressortit avec des « contusions du globe oculaire droit, du poignet et du dos, de multiples érosions cutanées du visage et du cou, de multiples hématomes du cuir chevelu [ainsi qu’] une fracture du testicule droit avec contusions et hématomes ».

    Mais mieux vaut ne pas trop remuer la merde. Comment, sinon, interpréterions-nous les propos de ce policier d’Alliance, qui « ne peut pas imaginer que des policiers se soient livrés volontairement à un acte aussi abject » ? Mieux vaut ne pas remettre sur le tapis les multiples rapports d’Amnesty International (2005, 2009, 2010, 2011, 20143…) sur l’ampleur des violences de la police française, et l’#impunité effarante dont elle bénéficie. Ne pas rappeler les 10 à 15 morts annuels dont est responsable la police. Ni le fait que parmi ces morts, un certain nombre sont victimes de la technique d’immobilisation dite « clé d’étranglement », dont le Comité Européen pour la prévention de la Torture (CPT) réclamait l’interdiction en 2002, avant d’être l’occasion d’une nouvelle condamnation de la France par la CEDH en 2007… Dur métier que celui de journalistes, qui d’ailleurs considèrent plus important de souligner les « conditions difficiles dans lesquelles s’exerce » le métier de policier.

    Le viol, « manquement à la déontologie » ou « tragique accident » ?

    Ils ne sont pas seuls, heureusement, à devoir manier habillement la langue française lorsque survient un tel « fait divers ». Et ce n’est peut-être pas tant envers les policiers qu’envers les politiciens que s’expriment leur solidarité sournoise. Alors même que le rapport médical établit sans aucune ambiguïté la gravité des blessures de Théo, le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, n’a pas peur de parler de « sanctions », « s’il était avéré (sic) que les règles déontologiques, éthiques et de droit (re-sic) n’ont pas été scrupuleusement respectés »... Sous des airs de fermeté, c’est le doute qui avant tout s’affirme, et, au lieu de viol et de violences, de crimes, c’est de déontologie dont il serait question. C’est d’ailleurs sur le même registre que B. #Cazeneuve s’exprimera cinq jours après les faits : lorsqu’il réclamera la « plus grande fermeté », ce sera à propos de « manquements graves à la déontologie ». Plus tard, B. Le Roux parlera d’un « tragique accident ». La « plus grande fermeté », les « sanctions » et l’appel à ce que « justice soit rendue » ne signifient pas, on le comprend bien, l’exigence que soit appliquée la peine maximale encourue en cas de viol par « personne dépositaire de l’autorité publique », pas plus que celles prévues pour violences aggravées. Là encore, et contrairement à leurs habitudes, la presse restera globalement muette sur ce que (ne) risque (pas) les policiers.

    L’indignation elle-même sonne étrangement : c’est que Théo n’avait « rien à se reprocher », que c’est « un garçon exemplaire », « sans histoire »… Sous les masques de la compassion, se laissent déduire une logique effrayante : la pire des violences policières, lorsqu’elle s’abat sur un « jeune délinquant », serait relativement acceptable. Et elle est, de fait, globalement acceptée.

    « Tentatives d’apaisement »

    Derrière les éléments de langage politico-médiatiques, transparaît la recherche d’un équilibre impossible : ménager la police, ne pas attiser la colère. Et le rôle des médias est ici central. En ont-ils pleinement conscience ? L’homogénéité du traitement médiatique de ce genre « d’affaires » ne trahit pas seulement la part de stratégie qui y est consciemment mise en œuvre. C’est une position de classe qui s’exprime ici, et oriente l’analyse des journalistes. Et, plus encore, une position raciale. Blancs, et socialement « intégrés », l’expérience qu’ils ont de la police les persuadent qu’elle est, avant tout, au « service du citoyen et de sa protection ». C’est sous ce prisme qu’à leurs yeux le caractère scandaleux des « bavures » surgit : non pas comme une politique de domination, un système d’oppression visant des populations spécifiques, mais comme des actes isolés, des manquements circonstanciés ou exceptionnels à la « déontologie ». Ainsi, les lecteurs qui jouissent des mêmes privilèges verront leurs perspectives renforcées, plutôt que questionnées.

    Mais questionner, dans pareilles occasions, c’est prendre le risque d’attiser la colère. Comprendre que l’on envoie sciemment des policiers racistes et violents harceler une population noire ou arabe, dévoiler l’impunité systématique que la Justice orchestre lorsqu’une plainte dénonce des agressions ou des crimes policiers, révéler la banalité des insultes, des coups, des humiliations et attouchements qui sont cautionnés par l’État dans ces « zones de non-droit », c’est commencer à exposer le grotesque des « appels au calme » qui jugent « la colère légitime mais la violence inacceptable ».

    Pour autant, l’alternative n’est pas moins risquée : se taire, c’est se faire complice. C’est aussi donner l’exemple édifiant de ce qui est dénoncé lorsque l’on parle de racisme institutionnel et structurel.

    #Racisme_institutionnel

    Si la violence extrême d’un coup de matraque « porté horizontalement », qui pénètre et déchire « accidentellement » l’anus de la victime sur une dizaine de centimètres ne décourage en rien l’esprit de corps du « gang » des policiers, il faudrait être naïf pour s’étonner que le chargé de communication du syndicat Unité SGP Police Luc Poignant puisse manifester sa solidarité à la banalité du racisme dont on accuse la profession – n’est-elle pas majoritairement acquise au Front Nationnal4 ? Alors que le témoignage de Théo indique sans ambiguïté le caractère négrophobe de la violence des policiers – ce que la justice, elle aussi, considère théoriquement comme une circonstance aggravante – en rapportant les insultes qui ont accompagné son agression et son viol (« négro », « #bamboula »), c’est décomplexé que Luc Poignant affirme sur un plateau télé : « bamboula, ça reste à peu près convenable ». L’incitation à la haine racial de la part d’un « gardien de la paix » sur un média à large audience (circonstance aggravante…) ne sera probablement pas condamnée comme telle. Le plus terrible n’est pas là. Le plus terrible, c’est que l’illustration la plus flagrante de la banalité du racisme au sein de la police ne sera probablement même pas perçu comme telle. Qui oserait parier que la dimension négrophobe de l’agression soit reconnue lors du procès ? Ce que ce policier confirme aux yeux de tous, c’est que l’insulte « bamboula » fait parti du registre plutôt modéré de la haine raciale qui s’exprime ordinairement, de la part de la police, envers les personnes noires. Et ce racisme ordinaire n’est, bien entendu, pas le propre de la police : l’ancien magistrat Philippe Bilger affirmera quelques jours plus tard qu’il s’agit là d’un terme « presque affectueux »5.

    Qu’importe l’institutionnalisation de la violence et du racisme, le discours politico-médiatique tient bon : rien ne saurait justifier l’émeute. Pas de quoi, non plus, relayer les exigences d’associations aux méthodes citoyennes mais manifestement inaudibles : démantèlement de la BAC et autres brigades de « terrains », désarmement de la police, rénovation urbaine... A peine parlera-t-on de la promesse de Hollande d’instaurer la remise d’un récépissé lors des contrôles d’identité. Fallait-il seulement espérer qu’un débat s’installe sur le renforcement continu de l’arsenal policier ? Ou sur l’assouplissement des conditions de « légitime défense » des policiers voté au même moment ?6 Lorsque des policiers organisent des manifs sauvages, cagoulés, avec leurs armes et véhicules de services, politiciens et médias savent faire preuve de bienveillance, et, compréhensifs, les élus ne se contentent plus d’accroître une énième fois les moyens et les armes des forces de l’ordre : ils promulguent des lois pour garantir l’impunité.

    Les événements s’enchaînent, et jours après jours, l’exercice d’euphémisation et d’occultation de la part des médias se fait plus périlleuse. La journaliste de l’Humanité7 avoue son « trouble » lorsqu’elle divulgue que « l’actuel commissaire divisionnaire, qui règne aussi sur tout le district nord-est de la Seine-Saint-Denis, a déjà été mis en cause dans un scandale de #violences_policières ». Février 2004 : « Finalement extrait de l’habitacle et tabassé, il finit sur le goudron, pantalon et slip baissés, un cerceau d’enjoliveur entre les fesses. Bilan : un nez cassé, sept jours d’ITT. Les policiers, accuse-t-il, l’ont « menacé de sodomie ». La scène a bien été filmée, mais l’inspection générale des services (IGS), immédiatement saisie, ne parvient pas à mettre la main sur les images, détruites. » Comme toujours, la Justice fait preuve de fermeté : « Le gardien de la paix qui a reconnu, à l’audience, avoir placé l’enjoliveur « entre les cuisses » du conducteur interpellé est condamné à un an de prison avec sursis et trois ans d’interdiction professionnelle. Le capitaine reconnu coupable de « destruction de documents pour faire obstacle à la manifestation de la vérité » prend dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis et trois ans d’interdiction professionnelle. Le commissaire Vincent Lafon [actuel responsable des policiers aujourd’hui incriminés], écope, lui, d’un an de prison avec sursis et d’un an d’interdiction professionnelle pour « abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit ». Parallèlement, Mohamed K. porte plainte contre des policiers ayant participé à l’agression de Théo : une semaine auparavant, lui aussi fut tabassé par ces gardiens de la paix. Faut-il préciser que les insultes racistes accompagnaient les coups ?

    La période de campagne présidentielle n’y fait rien : ce qui « s’invitent dans la campagne », ce ne sont pas les violences policières, mais celles des manifestants qui réclament justice8. Des centaines d’arrestations, des condamnations de manifestants qui sont d’ores et déjà prononcées, dont certaines pour « embuscade »9. Imagine-t-on l’émoi que cela aurait provoqué si, lors des manifestations contre la loi travail, la police avait tiré à balles réelles10 ? Le caractère particulièrement déchaîné de la répression contre les manifestants d’alors – majoritairement blancs – avait laissé entrevoir quelques brèches au sein du discours médiatique : certains journalistes entreprirent de mettre des guillemets au terme de « #casseurs », des « intellectuels » signaient une tribunes pour dénoncer son instrumentalisation11 tandis que d’autres appelaient la « jeunesse » à « se permett[re] tout ce qu’il lui semblera nécessaire d’expérimenter »12. Libération proposait un entretien avec un « casseur et une casseuse » qui participait à déconstruire la figure fantasmatique habituellement véhiculée par le discours idéologique dominant13... Force est de constater que les émeutiers des quartiers ne suscitent pas chez les journalistes et intellectuels les mêmes réflexions. Qu’importe qu’ils subissent de manière bien plus systématique l’oppression policière, c’est en tant que non-blancs qu’ils sont victimes. Leur révolte, et la répression qu’elle endure, n’éveille donc pas les mêmes sympathies.

    Pas de justice, pas de paix

    Des prises de positions de la part de ceux qui disposent d’une certaine audience tentent d’infléchir la situation – suffiront-elles ? L’appel des artistes contre l’impunité des violences policières affirme : « Nous refusons que les habitants des quartiers populaires qui sont quotidiennement frappés par la violence économique et la violence raciste soient également abandonnés à l’insécurité, aux mensonges, à une culture de l’excuse permanente des excès des forces de l’ordre et au jeu dangereux des politiques qui tentent de monter les citoyens les uns contre les autres. »14. Le syndicat Solidaire 93 ne se résout pas , lui non plus, à la timidité coupable des journalistes et politiques : « Les tergiversations des policiers, de l’IGPN et des médias sont tout simplement inadmissibles et banalisent l’acte de viol, or ce qui a eu lieu ne peut trouver aucune excuse quelle que soit la situation et la personne victime. »15

    L’enjeu d’une solidarité forte, en parole et en acte, de tous ceux qui ne subissent pas la violence policière dans sa dimension raciste et coloniale, mais qui pour autant partage la colère et la rage des racisé·e·s qui y font face, est un enjeu dont l’urgence et la gravité appelle une détermination sans faille. Les nombreuses manifestations de soutiens et la diversité des participants au rassemblement de Bobigny semblent indiquer que nous sommes déjà un certain nombre à prendre la mesure de cet enjeu. Faisons en sorte d’être de plus en plus nombreux.

    Pas de justice, pas de paix.

    #JusticepourThéo #JusticepourTous

    https://seenthis.net/messages/570330 via Ghald


  • Comment les #Etats-Unis ont choisi la #torture sexuelle
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150117/comment-les-etats-unis-ont-choisi-la-torture-sexuelle

    Pyramide d’hommes nus. Photo prise à la prison d’Abu Ghraib Au lendemain du 11-Septembre, le gouvernement Bush systématise le recours à la torture. Les prisonniers de la « guerre contre le terrorisme » seront privés de leur humanité, frappés, « waterboardés ». Mais pas seulement : ils seront aussi humiliés, violés et agressés sexuellement, selon des méthodes validées au plus haut niveau du pouvoir américain. Cette enquête est publiée dans le cadre de l’opération « #Zero_Impunity », contre l’impunité qui protège les auteurs de violences sexuelles en conflit armé.

    #International #CIA #Libertés #USA


  • Le dossier « torture » sur le bureau de Donald Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150117/le-dossier-torture-sur-le-bureau-de-donald-trump

    « La #torture, ça marche », a soutenu Donald Trump, promettant de remplir #Guantanamo et d’autoriser le pire. S’il a depuis novembre dernier fait marche arrière, le doute subsiste et les Nations unies comme les grandes ONG s’en inquiètent publiquement, car le scandale des tortures demeure d’une terrifiante actualité.

    #International #Etats-Unis #Zero_Impunity


  • Tortures sexuelles made in #USA
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150117/tortures-sexuelles-made-usa

    Pyramide d’hommes nus. Photo prise à la prison d’Abu Ghraib. Au lendemain du 11-Septembre, l’administration Bush systématise le recours à la #torture. Les prisonniers de la « guerre contre le terrorisme » seront privés de leur humanité, frappés, « waterboardés ». Mais pas seulement : ils seront aussi humiliés, violés et agressés sexuellement, selon des méthodes validées au plus haut niveau du pouvoir américain. Cette enquête est publiée dans le cadre de l’opération « #Zero_Impunity », contre l’impunité qui protège les auteurs de violences sexuelles en conflit armé.

    #International #CIA #Etats-Unis #Libertés


  • L’ombre du bagne de #Palmyre plane sur la #Syrie
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/l-ombre-du-bagne-de-palmyre-plane-sur-la-syrie,1633

    Présenté à la quatrième édition des rencontres internationales des cinémas arabes organisées à l’initiative de l’association de promotion et de diffusion des cinémas arabes à Marseille et en Méditerranée (Aflam), Tadmor sortira sur les écrans en France au premier trimestre 2017. Un #Documentaire terrifiant sur les pratiques du régime syrien. En mai 2015, à près de deux cents kilomètres au nord-est de Damas, la ville de Palmyre, Tadmor en arabe, tombe entre les mains de l’organisation de l’État islamique (OEI). (...)

    #Lu,_vu,_entendu

    / Syrie, #Répression, #Prison, Documentaire, #Torture, Palmyre

    « http://www.lesrencontresdaflam.fr/editorial »


  • D’ailleurs je vais reposter quelque chose au sujet de cette entreprise de #torture systématisée qui existe à #Cuba et que le monde regarde impuissant,où des prisonniers sont enfermés depuis plus de 10 ans sans procès, oui je parle de #guantanamo ...

    https://seenthis.net/messages/456782

    Si j’ai bien tout compris :

    – Les états-unis envoient des troupes à #Cuba en 1898 pour chasser les troupes espagnoles
    – Ils mettent en place un gouvernement militaire d’occupation pendant 3 ans
    – Ils partent en 1902 pour laisser place à la République de Cuba, mais sous les conditions de l’amendement Platt (1)
    – Cet amendement comprend une cession ou location aux USA de bases militaires, dont #Guantanamo
    – Du coup les USA possèdent en location à durée indéterminée cette partie de l’île, et la location ne peut être terminée que par accord des deux parties.
    – Castro veut récupérer son bout de territoire mais ne peut pas, et n’encaisse aucun des chèques des USA (~4000$/mois)

    Si c’est pas une #annexion ça ...

    (1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Amendement_Platt
    (2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Baie_de_Guant%C3%A1namo

    https://seenthis.net/messages/548484 via Nicolas


  • Amesys file un coup de main à l’agence en charge du fichier monstre - Rue89 - L’Obs
    http://rue89.nouvelobs.com/2016/11/09/amesys-file-coup-main-a-lagence-charge-fichier-monstre-265610

    Depuis la mort de Mouammar Kadhafi fin 2011, de nombreuses preuves (témoignages, brochures publicitaires…) accusent l’entreprise d’avoir vendu des technologies de #surveillance des télécommunications au régime de l’ancien dictateur libyen. Dont il se serait servi pour arrêter et #torturer des opposants, en épiant leurs faits et gestes sur Internet.

    Or selon un résultat de marché daté du 16 octobre 2016, #Amesys vient de remporter un contrat de plus de cinq millions d’euros auprès de l’ANTS. Elle doit aider « à la maîtrise d’ouvrage technique et des systèmes d’information » de l’agence.

    https://seenthis.net/messages/540884 via nicod_


  • Ce « modèle israélien » de lutte contre le #Terrorisme qui fascine politiciens et médias français
    http://orientxxi.info/magazine/ce-modele-israelien-de-lutte-contre-le-terrorisme-qui-fascine-politicien

    Comment lutter contre le terrorisme ? En appliquant le modèle israélien, répètent à l’envi certains politiciens et journalistes français. Pourtant, il existe peu de pays où l’on vit depuis aussi longtemps si peu en sécurité qu’en #Israël. L’attentat de Nice qui a ôté la vie à 86 personnes et fait 434 blessés le 14 juillet 2016 a légitimement suscité un débat sur les moyens de conjurer ce type d’épreuves épouvantables. On a vu, à cette occasion, se multiplier les déclarations évoquant le « modèle israélien ». Ce (...)

    #Magazine

    / Israël, #France, #Conflit_israélo-palestinien, #Droits_fondamentaux, #Répression, #Droit_international, #Autodétermination, #Prison, Terrorisme, #Torture, #Terrorisme_d'État, (...)

    #Colonialisme
    "https://www.contrepoints.org/2016/07/15/244123-vivre-avec-le-terrorisme-ce-quisrael-nous-enseigne"
    "http://www.contrepoints.org/2016/07/18/260691-lutte-contre-terrorisme-vers-modele-israelien"
    "https://fr.express.live/2016/07/18/pourquoi-israel-est-un-modele-en-matiere-de-lutte-contre-le-terrorisme"
    "http://embassies.gov.il/paris/NewsAndEvents/Pages/L'exemple-isra%C3%A9lien-face-%C3%A0-la-menace-terroriste.aspx"
    "http://www.marianne.net/marc-trevidic-face-au-terrorisme-il-faut-adopter-reflexes-israelienne-1002"
    "http://www.addameer.org/israeli_military_judicial_system/administrative_detention."


  • L’#Australie sous le choc de la #maltraitance de détenus #mineurs
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/07/26/l-australie-sous-le-choc-de-la-maltraitance-de-detenus-mineurs_4974834_3216.

    Le premier ministre australien, Malcolm Turnbull, a annoncé, mardi 26 juillet, l’ouverture d’une enquête concernant le traitement des mineurs placés en centres de détention après la diffusion lundi soir d’images vidéo montrant notamment des gardiens de prison soumettant des détenus adolescents à des gaz lacrymogènes ou encore attachant à une chaise un garçon encagoulé et à moitié nu.

    #prison #torture

    https://seenthis.net/messages/512040 via AF_Sobocinski