• Ce que l’on sait après l’incendie de l’usine #Lubrizol à #Rouen

    De nombreuses inconnues perdurent sur la nature et les effets des substances émises depuis jeudi par l’usine chimique dans la région de Rouen.

    Par Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc Publié hier à 18h47, mis à jour hier à 20h59

    Jeudi 26 septembre, un violent incendie s’est déclaré à Rouen, au sein de l’usine chimique de l’entreprise américaine Lubrizol. Le feu s’est déclaré vers 2 h 40, dans un dépôt de produits conditionnés de type additifs pour lubrifiants, selon la direction de l’usine. En tout, l’incendie a mobilisé 240 pompiers de Seine-Maritime et des départements voisins, aidés de 50 véhicules. Plus de huit heures après l’embrasement, l’incendie a été maîtrisé, puis définitivement éteint vendredi matin.

    Depuis jeudi, l’incendie a dégagé un lourd et épais panache de fumée, provoquant des retombées de suie sur toute la zone nord-est de la ville et suscitant de nombreuses inquiétudes.

    Que fabrique l’usine Lubrizol ?

    Créé en 1954, le site de 14 hectares situé sur les bords de la Seine emploie actuellement 400 personnes, selon la préfecture de Seine-Maritime. Elle est la propriété du groupe chimique américain Lubrizol Corporation, qui appartient lui-même à Berkshire Hathaway, la holding de l’homme d’affaires américain Warren Buffett.

    L’usine fabrique et commercialise des additifs pour enrichir les huiles, des carburants et des peintures industrielles. Jusqu’en 2009, elle était classée #Seveso « seuil bas », jusqu’à ce que des analyses écotoxicologiques conduisent les services de l’Etat à la reclasser dans le « seuil haut ». En 2013, une émission de #mercaptan, un gaz nauséabond toxique, venant de l’usine avait été ressentie à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde jusqu’à Paris et en Angleterre.

    Combien d’habitants vivent près de l’usine ?

    A peine plus de trois kilomètres séparent l’usine Lubrizol du centre-ville historique de Rouen. Le site industriel, situé sur la rive gauche du fleuve, se situe au cœur d’un territoire très peuplé : la métropole Rouen-#Normandie compte 490 000 habitants, selon les données 2016 de l’Insee, et regroupe 71 communes. Douze d’entre elles, en plus de Rouen, ont été touchées par des mesures de confinement des maisons de retraite et de fermeture des établissements scolaires, ainsi que des crèches. Elles rassemblent environ 65 000 habitants, en plus des 110 000 de la capitale normande.

    Quelle est la #toxicité des produits qui se sont dégagés ?

    Le préfet a affirmé lors d’un point de situation, vendredi 27 septembre à la mi-journée, que les suies contenaient des « composants essentiellement liés à la combustion d’huile de produits finis, d’additifs chimiques pour huiles et d’#hydrocarbures, d’où d’ailleurs ces suies noires, grasses que nous constatons ».

    Le préfet a écarté, à plusieurs reprises, tout risque de « toxicité aiguë » dans l’air. Des seuils légaux de toxicité aiguë sont fixés par les autorités ministérielles pour chaque composé chimique.

    Le professeur André Picot, ancien directeur de l’unité prévention en risques chimiques au CNRS, explique dans Paris-Normandie que, sans connaître la « nature des produits », il est « extrêmement risqué d’avancer qu’il n’y a pas de toxicité aiguë ou, en tout cas, subaiguë, c’est-à-dire une toxicité non négligeable ». Selon lui, il ne faut, cependant, « pas systématiquement alarmer, tant qu’on ne connaît pas le degré de dangerosité des produits consumés ».

    Des produits radioactifs s’y trouvaient-ils ?

    Des internautes se sont inquiétés d’un tableau, réalisé par l’inspection des installations classées et datant de 2006, faisant état de la présence de substances « radioactives (utilisation, dépôt, stockage) sources scellées conformes », pour un volume de 6 882 mégabecquerels (MBq).

    Le préfet de Seine-Maritime a toutefois assuré, vendredi matin, « qu’il n’y avait pas de produits radioactifs » stockés sur le site. Cette #radioactivité s’explique, en fait, « par la présence de huit machines utilisées pour évaluer le niveau et la densité dans des bacs », explique Céline Reuter, responsable de l’unité d’expertise des sources à l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Ces appareils de mesure, répandus dans le secteur industriel, fonctionnent grâce à du césium 137, un élément radioactif scellé dans une double enveloppe métallique. « Aucune des sources n’a été touchée par l’incendie. On a fait une levée de doute. Il y a eu confirmation », précise Jean-Yves Lagalle, colonel des pompiers de Seine-Maritime.

    Des victimes ont-elles été recensées ?

    L’incendie n’a causé aucune victime directe. Sur les réseaux sociaux, des internautes ont fait part d’irritations ou encore de maux de tête. Vendredi à la mi-journée, Benoît Jardel, médecin du SAMU, a fait savoir que 51 personnes décrites comme « fragiles », « sensibles » ou ayant des pathologies respiratoires ont été examinées dans différents établissements de santé dans la journée de jeudi et dans la nuit suivante. Cinq d’entre elles, toutes des adultes, sont restées dans des services d’hospitalisation de courte durée.

    Pourquoi l’indice de qualité de l’#air a-t-il cessé d’être diffusé jeudi ?

    Jeudi 26 septembre, alors que l’incendie était en cours, de nombreux internautes se sont émus de l’arrêt de la diffusion de l’indice Atmo à Rouen. Cet indicateur journalier décrit la qualité de l’air dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants en se basant sur la mesure de dioxyde de soufre, d’ozone, de particules fines et de dioxyde d’azote. Mais son mode de calcul « ne prend en compte ni les odeurs ni les polluants atypiques émis lors d’accident », précise l’association régionale Atmo Normandie. En outre, l’organisme ne dispose pas de stations de mesure dans la zone vers laquelle s’est dirigé le panache de fumée et a donc décidé de suspendre, jeudi matin, la diffusion de cet indice en considérant qu’il n’était « pas représentatif de la situation » sans cesser pour autant de réaliser des mesures. Il a été remis en ligne vendredi 27 septembre dans la matinée. Atmo Normandie précise avoir mis en place « des mesures complémentaires dont l’analyse complexe ne peut être en temps réel, car faite en laboratoire de chimie ».

    Quels risques pour l’#agriculture et les milieux naturels ?

    Des retombées d’hydrocarbures ont été constatées à Rouen et ses environs, dans des jardins, propriétés agricoles ou encore sur des légumes. Selon la chambre d’agriculture de la Seine-Maritime, plusieurs agriculteurs et laiteries ont déjà tiré la sonnette d’alarme. A titre de précaution, le préfet de la Seine-Maritime a émis des recommandations spécifiques :

    – les éleveurs qui possèdent des animaux en plein air doivent « les rentrer et sécuriser leur abreuvement et leur alimentation en les plaçant sous abri ». Il est interdit de nourrir les bêtes avec des « aliments souillés » et il faut « faire pâturer les ruminants sur des pâtures saines ».

    – les agriculteurs ne doivent rien récolter « en l’attente de précisions ultérieures » et de ne pas chercher à nettoyer les champs impactés.

    – les riverains ne doivent pas consommer les produits de leurs jardins s’ils ne sont pas épluchés ou correctement lavés. « Un plan de surveillance renforcé sera mis en place, tant sur les denrées végétales que d’origine animale, pour garantir la parfaite salubrité des produits destinés à la consommation humaine. »

    Des inquiétudes demeurent sur une éventuelle pollution des nappes phréatiques. Le préfet a affirmé, vendredi, qu’il n’y avait « a priori » pas de risques les concernant. Mais l’association environnementale Robin des bois s’est interrogée sur les réseaux de l’usine « saturés » et le « risque de migration des hydrocarbures et autres déchets toxiques dans les nappes phréatiques ». L’association met en garde contre le lavage des voitures ou des maisons encrassées : « Si les gens nettoient ça au Kärcher, on va se retrouver avec des eaux polluées qui vont aboutir ou bien dans la Seine, ou bien dans la station d’épuration. »

    Quel a été le précédent incident dans cette usine ?

    En janvier 2013, un bac de dialkyldithiophosphate de zinc s’était décomposé, émettant du mercaptan, fortement odorant – c’est lui qui donne au gaz de ville son odeur spécifique – et toxique à très forte dose. Le panache du gaz s’était étendu de la Manche à l’Ile-de-France.

    La décomposition de ce produit chimique avait été causée par la température excessive et par un temps de séjour trop long dans le bac. Le traitement « trop tardif » de la décomposition opéré par les employés n’a pas permis de minimiser l’émission de mercaptan et l’a même favorisée. Toutefois, l’enquête publique avait ensuite noté que « les concentrations correspondant aux effets irréversibles n’avaient pas été atteintes dans l’environnement ». L’entreprise avait été condamnée en avril 2014 à une amende de 4 000 euros pour nuisance olfactive, mais le délit de mise en danger de la vie d’autrui avait alors été écarté.

    A la suite de l’incident, l’entreprise s’est engagée sur plusieurs années dans des travaux afin de réduire la probabilité de survenue d’événements de type « mercaptan » ou « autres émanations ». Le préfet a assuré jeudi que l’usine était « aux normes telle que nous l’avons vue en 2019 », en rappelant qu’« elle ne l’a pas toujours été » et qu’en 2017, « elle a fait l’objet d’une mise en demeure » en raison de « 17 manquements », puis que « la mise à niveau a été réalisée ».

    Que signifie le classement Seveso ?

    C’est le nom d’une directive européenne prise en 1982, six ans après l’émotion suscitée par la catastrophe écologique et sanitaire de l’usine chimique Icmesa, située sur la commune de Seveso, à une vingtaine de kilomètres au nord de Milan, en Italie. La directive incitait les pays européens « à se doter d’une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs » et demandait « aux Etats et aux entreprises d’identifier les risques associés à certaines activités industrielles dangereuses et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face . »

    Le dernier cadre de cette directive, Seveso 3 a été établi en 2012. Entrée en vigueur en 2015 en France, elle « introduit des normes plus strictes en matière d’inspection et renforce l’obligation d’information du public, du personnel et des exploitants des établissements voisins ».

    La directive Seveso distingue deux type d’installations (seuil haut et seuil bas) dont les mesures de sécurité et les procédures varient. Selon la base nationale des installations classées, la France compte 1 378 sites Seveso (634 en seuil bas et 744 en seuil haut) sur lesquels des études sont menées pour évaluer les risques et des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui limitent l’urbanisation, sont mis en place. Le PPRT de Lubrizol avait été approuvé en 2014.

    Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/27/ce-que-l-on-sait-au-lendemain-de-l-incendie-de-l-usine-lubrizol-a-rouen_6013

    https://seenthis.net/messages/804059 via kaparia


  • Deux propriétés viticoles relaxées pour des épandages contestés à côté d’une école primaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/30/deux-proprietes-viticoles-relaxees-pour-des-epandages-contestes-a-cote-d-une
    https://img.lemde.fr/2019/04/30/434/0/4584/2292/1440/720/60/0/cfd95a6_mUwhXjzN9c20Q7zgcSm-E8sD.jpg

    Le tribunal correctionnel de Libourne a prononcé, mardi 30 avril, la relaxe de deux domaines viticoles du #Bordelais poursuivis en qualité de personnes morales pour « utilisation inappropriée de produit phytopharmaceutique » dans la petite commune viticole de Villeneuve, dans le Blayais (Gironde).

    Les juges ont suivi les réquisitions du parquet qui, à l’audience du 20 mars, avait demandé « plutôt une #relaxe », tout en s’en remettant « à la sagesse du tribunal » au motif qu’il n’existait « aucune certitude sur le lien de causalité entre les #épandages et les #malaises ».

    #viticulture #pesticides #toxicité #impunité

    https://seenthis.net/messages/778316 via odilon


  • " « Brûlures, nausées, vomissements » : à Toulouse, les CRS utilisent bien des gaz plus agressifs

    Des gilets jaunes toulousains ont témoigné auprès de l’Observatoire des Pratiques Policières (OPP) des nausées, brûlures, qu’ils ont ressenties lors des dernières manifestations de janvier au contact des gaz lacrymogènes. Après son enquête, la préfecture vient de confirmer la livraison de grenades d’un nouveau type que l’OPP soupçonnées d’un degré de toxicité plus élevé."

    #GiletsJaunes #Toulouse #ViolencesPolicières #répression #politique #GazLacrymo #toxique

    https://revolutionpermanente.fr/Brulures-nausees-vomissements-a-Toulouse-les-CRS-utilisent-bien

    https://seenthis.net/messages/756516 via Kourgette


  • Après de nouveaux propos anti-PMA, Agnès Thill risque l’exclusion du groupe LRM à l’Assemblée
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/22/apres-ses-propos-anti-pma-agnes-thill-risque-l-exclusion-du-groupe-lrm-a-l-a

    Récemment, lors d’un débat avec des maires, dans l’Eure, le chef de l’Etat avait souhaité que ce soit « un sujet sur lequel la France ne se déchire pas ».

    Bel exemple de psychologie inversée et d’instrumentalisation du sexisme..
    Foutriquet 2 veux que la France se déchire contre les libertés des femmes sinon il aurait pondu une lettre de cachet comme il fait habituellement quant il s’agit d’appauvrir les pauvres et d’enrichir les riches. Il y a largement plus de misogynes en France que de femmes qui demandent la PMA. Pour un Foutriquet le calcule est rapide. Du coup il lâche une de ses trollesse pour montrer son soutiens auprès des adeptes du pédoviol par curés et de la violence masculine dans les foyer pour tous.

    Les personnes concernées par la PMA ne sont pas homosexuelles, ce sont les femmes, qu’elles soient homosexuelles, hétérosexuelles, bisexuelles, ou asexuelles.

    « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » (Albert Camus)

    #sexisme #lesbophobie #PMA #GPA #troll #catholicisme #femmes #toxicophobie #misogynie #invisibilisation

    https://seenthis.net/messages/754270 via mad meg


  • Des plans de travail pour cuisine accusés de rendre malades les ouvriers qui les fabriquent
    https://www.bastamag.net/Des-plans-de-travail-pour-cuisine-accuses-de-rendre-malades-les-ouvriers-q

    Ils équipent nombre de cuisines modernes et design. Les plans de travail en quartz de synthèse, blancs ou colorés, sont à la mode et font la fortune de leurs fabricants. Mais dans les usines qui les produisent, plusieurs ouvriers tombent malades, voire décèdent. En cause : la silice et les nombreux produits chimiques — cancérigènes et perturbateurs endocriniens — présents dans ces agglomérés, qui intoxiquent les employés et menaceraient même la #Santé_des particuliers cuisinant sur ces plans de travail. (...)

    #Décrypter

    / #Enquêtes, #Toxiques, #Menaces_sur_la_santé_publique, #Conditions_de_travail, Santé

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/20161209_-_analyses_quartz_ires_pour_mdy.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/20170125_-_analyses_compementaires_quartz_ires_pour_mdy.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/20180315_-_rapport_expertise_analyses.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/acta_infraccion_792_02_cosentino_lopd.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/informe_accidente_trab_inspec_trab_cosentino_2005_jose_araque.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/20180222_-_arret_de_la_c.a._de_versailles.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/20170227_-_courrier_baker_mckenzie_.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/7.-_estudio_jose_m_rojo_extenso_.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/9.-_ficha_seguridad_publicada_por_cosentino-silestone_eeuu_de_22-02-99.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/silestone_msds.pdf

    https://seenthis.net/messages/723323 via Basta !


  • Si vous allez à San Francisco, vous y verrez des seringues et de la merde (par Nicolas Casaux)
    http://partage-le.com/2018/07/si-vous-allez-a-san-francisco-vous-y-verrez-des-seringues-et-de-la-merde

    (Revue de presse Les Crises : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-12-08-2018 )

    La ville de San Francisco est régulièrement promue dans les médias de masse comme un modèle de gestion écologique des déchets pour son taux de recyclage de 80%. En France, le film documentaire #Demain, réalisé par #Mélanie_Laurent et #Cyril_Dion, a beaucoup participé à la diffusion de cette idée. Partout où il passe, Cyril Dion brandit le cas de San Francisco comme une preuve de ce qu’il est possible de rendre une ville écolo-durable (« L’exemple le plus impressionnant, que nous présentons dans le film, est celui de la ville de San Francisco qui recycle 80 % de ses déchets »). Si seulement.

    Affirmer que San Francisco est un modèle de ville durable est une sacrée performance. Ou peut-être est-ce au contraire d’une simplicité confondante : il suffit de répéter cette affirmation sans l’étudier, sans aucun esprit critique. En creusant un peu, on réalise rapidement qu’elle se base sur un certain nombre d’absurdités. À commencer par le fait que le taux de 80% est une arnaque comptable[1]. La ville comptabilise en effet dans son calcul du taux de déchets recyclés, entre autres bizarreries, les déchets du bâtiment et des travaux publics. Ce qu’aucune ville ne fait[2]. Sans ce tour de passe-passe, le taux de recyclage de la ville serait plutôt de l’ordre de 60%. Au passage, on notera que Recology, l’entreprise chargée de la gestion des déchets de la ville, a été condamnée à payer 1,3 million de dollars en 2014 pour des pratiques frauduleuses. Mais cette arnaque comptable n’est rien au regard de ce qui suit.

    La ville de San Francisco (870 000 habitants) produit chaque année toujours plus de déchets, en 2013 elle en a produit plus de 2 millions de tonnes, quand la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (plus d’un million d’habitants) n’en produisait que 653 226 tonnes. Un modèle. La ville de San Francisco génère chaque jour environ 1 200 tonnes[3] de déchets non recyclables et non compostables qui sont enfouies sous terre. Un modèle.

    En outre, ce qu’ils (les gouvernements, les entreprises et les médias de masse) qualifient de #recyclage n’a rien d’écologique. Le traitement des déchets se fait toujours loin hors de la ville, dans des usines énergivores (sauf pour le bois/papier qu’ils brûlent en usine de biomasse, une autre catastrophe écologique). Dans le film Demain, on ne voit que la part des déchets qui est compostée, et c’est tout. Sachant que les déchets compostés constituent la part la moins importante des déchets collectés dans la ville. Ce qu’ils n’expliquent pas dans le documentaire, c’est qu’une grande partie des déchets (métaux, plastiques, etc.), uniquement triée, est exportée et disséminée à travers le globe, jusqu’en Chine, aux Philippines et au Vietnam — d’ailleurs, depuis que la Chine a restreint ses importations de déchets en 2017, #Recology se retrouve face à un problème relativement gênant, celui de trouver comment écouler les tonnes d’ordures qu’elle expédiait habituellement vers l’empire du Milieu. C’est-à-dire que ces déchets produits par les San-Franciscains sont compressés en balles en usine puis expédiés à l’autre bout du monde pour être recyclés — sachant que le recyclage n’est pas une véritable solution, d’abord parce que le recyclage infini est un mythe[4], ensuite parce que le recyclage du plastique est particulièrement inefficace[5], et enfin et surtout parce que le recyclage, dans le cadre d’une société industrielle capitaliste de croissance, ne résout aucun des problèmes fondamentaux qu’elle implique (de #surconsommation de ressources, y compris énergétiques, de pollutions en tous genres, d’étalement urbain, de croissance démographique, etc., etc.).

    Récapitulons. Ce qu’ils nous présentent comme un #modèle de vertu écologique, de durabilité, c’est une ville dont la production de déchets par personne, relativement élevée, ne cesse de croître, et dont la gestion de ces #déchets consiste à en enfouir une partie, à en expédier une autre en Chine et ailleurs, et à en brûler une partie en incinérateur  ; c’est aussi une ville qui trafique ses calculs de taux de recyclage. Un modèle.

    Mais nous ne devrions pas avoir besoin de discuter ainsi de la soi-disant #durabilité d’une ville comme San Francisco. Comme toutes les grandes métropoles du monde, San Francisco dépend directement de l’ensemble des infrastructures et des pratiques toutes plus insoutenables les unes que les autres de la civilisation industrielle. Il faut une sacrée dose d’ignorance historique et écologique pour ne pas comprendre que l’urbanisation de la baie de San Francisco a dramatiquement ravagé ce qui était jusqu’à il y a moins de 300 ans un écosystème sain (non pollué) et plein de vie. Où sont passés les condors de Californie, les wapitis, les ours, les loups et ainsi de suite, qui pullulaient dans la baie  ? Les conséquences du développement de la civilisation industrielle dans la baie de San Francisco rappellent les conséquences de son développement partout sur la planète : extermination et disparition de nombreuses espèces vivantes, pollution des eaux (aujourd’hui, on retrouve un peu de tout dans les eaux de San Francisco, du mercure, des résidus de médicaments en tous genres, des huiles de moteur usagées, des déchets plastiques, et ainsi de suite  ; cinq des plages les plus polluées de Californie se trouvent dans la baie, qui ne cesse de s’acidifier), pollution de l’air (en ce moment, la qualité de l’air dans la baie n’est pas loin d’être la pire de tous les États-Unis[6]), etc.

    Leur manière de mesurer la qualité écologique de la ville — et d’une ville en générale — est grotesque. Comme si on pouvait se contenter de statistiques concernant le « recyclage » des déchets produits par une ville pour l’estimer. Comme si on pouvait occulter les nombreux impacts environnementaux (sans parler des impacts sociaux), entre autres choses, de la production mondialisée des appareils électroniques les plus couramment utilisés par les San-Franciscains — iPods, iPads, iPhones, Google Glass… — ou de leurs voitures, réfrigérateurs, téléviseurs, ou de leur nourriture, ou de la construction des infrastructures qu’ils utilisent et des bâtiments dans lesquels ils vivent, et ainsi de suite. Si toutes ces choses étaient prises en compte, on s’apercevrait immédiatement de l’insoutenabilité totale de la civilisation industrielle et de son mode de vie. Mais elles ne le sont pas, évidemment, propagande oblige.

    Et comment ne pas parler des inégalités sociales  ? San Francisco est une des villes les plus chères des USA. La gentrification en cours n’a pour cesse d’épurer la ville de ses habitants les plus pauvres[7] :

    « La ville de San Francisco connaît un processus de #gentrification d’une violence sans commune mesure avec ce que l’on peut constater en France. On l’a longtemps appelé embourgeoisement, ou changement urbain dans le contexte de la recherche académique française, sans pour autant y mettre les significations que contient le terme anglo-saxon. Il faut pourtant être clair : il est bien question ici de processus similaires dans leurs conséquences, bien que la rapidité à laquelle ils se produisent diffère, ou que leur visibilité ne permette pas de les identifier aussi facilement. »

    Et comment ne pas voir toute la folie et l’inhumanité de la civilisation industrielle dans le fait que la ville ne parvient toujours pas à gérer les problèmes qui découlent de la présence des nombreux #sans-abri, souvent atteints de troubles psychiatriques, qui errent dans ses rues, résultat des politiques calamiteuses des gouvernements qui se sont succédé et symptôme du mal-être qui ronge la modernité  ? On estime qu’ils sont 7 500 à vivre dehors sur une population totale de 870 000 habitants (presque 1% de la population). Très récemment, la nouvelle maire de San Francisco, London Breed, dans une des premières interviews[8] qu’elle a accordées depuis son entrée en fonction, a expliqué qu’il y avait « plus d’excréments sur les trottoirs » que jamais, et qu’on « ne parle pas que de crottes de chiens, mais de matières fécales humaines ». Au cours des six premiers mois de l’année 2018, plus de 16 000 plaintes concernant des « excréments » ont été déposées auprès des autorités de la ville. La présence de déchets en tous genres, y compris de seringues, est actuellement un véritable problème pour la municipalité. Ainsi que l’explique le San Francisco Chronicle dans un article[9] intitulé « Pourquoi San Francisco fait face à un déluge de seringues » : « La ville de San Francisco distribue plus de seringues gratuites aux toxicomanes — 400 000 par mois, un chiffre qui ne cesse de croître — que la ville de New York, dix fois plus peuplée ». La consommation de drogue en public est un problème croissant dans toute la ville. Des habitants se plaignent, entre autres, de « devoir enjamber des gens qui s’injectent de l’héroïne dans les stations de métro ».

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=HWdurZWys4I

    Ainsi que l’a récemment titré[10] le Business Insider, « Le centre-ville de San Francisco est davantage jonché de seringues, de déchets et d’excréments que certains des plus pauvres bidonvilles du monde ». Dans l’article, on apprend notamment que « la contamination de certains quartiers de San Francisco est pire que celle de certains endroits du Brésil, du Kenya ou de l’Inde ». Un modèle.

    Je me suis promené dans les rues de San Francisco. Je ne connaissais pas grand-chose de l’histoire de la ville. J’ai été stupéfait par le nombre de #clochards, de #toxicomanes et de malades mentaux qu’on y rencontre. Parfois au pied d’immeubles de luxe réservés aux super-riches, ou devant les bureaux d’#Uber, de #Microsoft, ou de #Twitter. J’ai vu les gratte-ciels, ces manifestations délirantes de l’hubris de la société industrielle, dont les constructions sont autant de désastres écologiques. Les travaux incessants qui font de toutes les villes d’interminables chantiers. Les magasins de luxe de l’#hypercapitalisme actuel. Les businessmen pressés — de faire du profit, toujours plus, en exploitant les hommes et en détruisant la planète, toujours plus — qui ignorent machinalement tous les clochards qu’ils croisent lors de leur jogging matinal. Je n’ai pas vu « des gens doux et gentils, le long des rues de San Francisco », me parler de fleurs et devenir mes amis. Je n’ai pas vu de fleurs dans les cheveux mais des oreillettes Bluetooth et des smartphones dans les mains. Bref, j’y ai vu la démence commune de la modernité.

    Il n’y a rien de #durable à #San_Francisco. Comme beaucoup d’autres, cette ville incarne précisément l’insoutenabilité, l’iniquité et la folie qui gangrènent la civilisation industrielle. Ceux qui se servent de son cas pour suggérer qu’on pourrait la rendre durable ou écologique sont les idiots utiles du #capitalisme_vert. C’est l’évidence même. Ceux qui ne le comprennent (toujours) pas aujourd’hui ne manqueront pas de le constater d’ici quelques années.

    https://seenthis.net/messages/714664 via BCE 106,6 Mhz


  • En Guadeloupe, les ouvriers de la banane malades d’un pesticide dévastateur et oubliés de l’État français
    https://www.bastamag.net/En-Guadeloupe-les-ouvriers-de-la-banane-malades-d-un-pesticide-devastateur

    Pendant plus de deux décennies, le chlordécone, un insecticide ravageur, a contaminé la quasi totalité de la population antillaise. Malgré son interdiction définitive il y a 25 ans, ce puissant perturbateur endocrinien utilisé dans les bananeraies ne disparaîtra pas des sols de Guadeloupe et de Martinique avant plusieurs siècles. Les premiers touchés sont les ouvriers agricoles. Ils sont pourtant les grands laissés pour compte de ce scandale sanitaire. Certains ont décidé de lever le voile sur leurs (...)

    #Résister

    / #Syndicalisme, Quelle #Agriculture pour demain ?, #Menaces_sur_la_santé_publique, #Reportages, Agriculture, #Pesticides, #Toxiques, #Conditions_de_travail, #Néo-colonialisme, Santé , A la (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ? #Santé_
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/capture_d_e_cran_2018-07-05_a_20.44.50.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/jpg/photo1-4.jpg

    https://seenthis.net/messages/708702 via Basta !


  • *L’affaire des prêts toxiques : affaire classée ?*

    Anouk Renaud (CADTM) : Nous sommes ici pour parler des emprunts toxiques. Ma première question, pas très originale mais qui permet de fixer le sujet est : c’est quoi un prêt toxique ?

    Patrick Saurin : Alors un prêt toxique… Il faut savoir que les banques ne les appellent pas comme ça elles parlent d’« emprunt structuré ». Un « emprunt structuré » se compose de deux parties. La première partie c’est le financement classique, c’est le fait pour une banque de prêter de l’argent à un emprunteur : une collectivité, un hôpital ou un organisme de logement social pour ce qui nous intéresse. Et la deuxième partie de cet emprunt, le deuxième étage de la fusée, c’est une structure. Une structure c’est un mécanisme qui va déterminer le calcul du taux d’intérêt à partir d’un certain nombre d’indices. Ces indices peuvent être des matières premières, des taux d’inflation, des écarts de taux d’intérêt entre des taux courts à deux ans et des taux longs à dix ans. Ces indices peuvent aussi concerner – comme cela a été souvent le cas – les mouvements de parité entre des monnaies, et tout particulièrement l’écart entre l’euro et le franc suisse. Or, on s’aperçoit que ce type de structure, ce mécanisme de calcul de taux constituent des structures spéculatives puisqu’elles comportent intrinsèquement des multiplicateurs qui peuvent faire varier de quatre, cinq fois voire davantage le calcul du taux. C’est ce qui explique qu’on arrive pour certains de ces emprunts à des taux qui aujourd’hui sont de l’ordre de 25% d’intérêt. Dans le rapport de la commission Bartolone en 2011 en France, les rapporteur.e.s avaient calculé qu’un emprunt aurait pu dépasser les 130% à un certain moment.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/02/19/laffaire-des-prets-toxiques-affaire-classee

    #dettes #toxique


  • Des résidus de glyphosate retrouvés dans des crèmes glacées Ben & Jerry’s RTBF avec Belga - 10 Octobre 2017

    Des traces de glyphosate ont été découvertes dans des pots de crème glacée de la marque américaine Ben & Jerry’s disponibles sur le marché européen, a indiqué mardi l’eurodéputé Bart Staes (Groen) lors d’une conférence de presse au Parlement européen.

    . . . . . .

    L’étude réalisée par une équipe de scientifiques en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni a permis de détecter des résidus de glyphosate dans 12 des 14 produits analysés.
    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/4/6/e/385822e359afa26d52b5b286226f2cea-1507633818.jpg
    « Les niveaux observés, allant jusqu’à 1,228 nanogramme par millilitre, suscitent des inquiétudes en matière de santé » , selon le docteur John Fagan, qui a mené les tests pour le Health Research Institute (HRI).

    Une opinion partagée par le professeur Gilles-Eric Seralini de l’Université de Caen, auteur de plusieurs études scientifiques sur les dangers du glyphosate, qui estime que les niveaux de cette substance autorisés par les Etats-Unis et l’Europe sont basés sur des modèles toxicologiques dépassés. « Ces derniers ne prennent pas en compte les propriétés de perturbateurs hormonaux de ces substances, dont même de petites quantités peuvent causer des soucis de santé », a-t-il affirmé.

    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-residus-de-glyphosate-releves-dans-des-cremes-glacees-ben-jerry-s?id

    #glyphosate #toxicologie #perturbateurs_hormonaux

    https://seenthis.net/messages/636250 via BCE 106,6 Mhz


  • Le sol de Mars capable d’éliminer la moindre bactérie
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/07/06/le-sol-de-mars-tueur-de-bacteries_5156863_1650684.html
    http://img.lemde.fr/2015/08/06/40/0/1280/640/644/322/60/0/ff3a27a_27087-1xw617u.jpg

    Les chercheurs concluent ainsi que c’est l’interaction entre le rayonnement ultraviolet, les substances oxydantes du sol de Mars, et surtout les perchlorates qui confère à la surface de la Planète rouge tout son potentiel toxique. « Je pense qu’il s’agit de la première étude poussée sur le pouvoir antibactérien de la combinaison entre UV et perchlorates », affirme Hervé Cottin.

    commentaire de Pierre-Henri Gouyon : « Bah oui, quand on aura fait pareil sur Terre, on pourra pas y aller. Peut-être que les Martiens ont eu les mêmes chimistes que nous... »

    #mars #toxique #vie #espace

    https://seenthis.net/messages/613260 via Fil


  • Les enfants très perturbés par les perturbateurs endocriniens
    https://www.force-ouvriere.fr/les-enfants-tres-perturbes-par-les-perturbateurs-endocriniens

    Les enfants sont largement contaminés par les perturbateurs endocriniens, selon une étude de « 60 Millions de consommateurs ». Le magazine pointe un risque sanitaire majeur et exhorte les pouvoirs publics à agir.

    Toute l’actualité

    / FO Hebdo n°3239 du 26 avril 2017, Société, #Consommation, Toxicité

    #Toute_l'actualité #_FO_Hebdo_n°3239_du_26_avril_2017 #Société #Toxicité


  • Les enfants très perturbés par les perturbateurs endocriniens
    http://www.force-ouvriere.fr/les-enfants-tres-perturbes-par-les-perturbateurs-endocriniens

    Les enfants sont largement contaminés par les perturbateurs endocriniens, selon une étude de « 60 Millions de consommateurs ». Le magazine pointe un risque sanitaire majeur et exhorte les pouvoirs publics à agir.

    Toute l’actualité

    / FO Hebdo n°3239 du 26 avril 2017, Société, #Consommation, Toxicité

    #Toute_l'actualité #_FO_Hebdo_n°3239_du_26_avril_2017 #Société #Toxicité


  • Biscuits pour bébés : une substance cancérogène détectée dans la marque Nestlé - Planetes360
    https://planetes360.fr/biscuits-bebes-substance-cancerogene-detectee-marque-nestle

    Cette substance a aussi été retrouvée dans des biscuits de marque Picot (Lactalis) et Carrefour, mais à des niveaux légèrement inférieurs au plafond toléré par l’UE…

    Une concentration de 226,1 microgrammes par kg contre les 200 microgrammes fixés par les recommandations européennes. Ce taux supérieur d’acrylamide, substance classée comme cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été retrouvé dans des biscuits pour bébés de marque Nestlé vendus en France, et à des niveaux proches de ce seuil dans deux autres produits.

    #santé #alimentation #toxicité

    https://seenthis.net/messages/583712 via odilon


  • Deux domaines bordelais mis en examen pour épandage de #Pesticides près d’une école
    http://www.bastamag.net/Deux-domaines-bordelais-mis-en-examen-pour-epandage-de-pesticides-pres-d-u

    Deux domaines viticoles du Bordelais en appellation Côtes-de-Bourg ont été mis en examen le 17 octobre pour « usage inapproprié de produits phytopharmaceutiques ». Ils sont soupçonnés d’être à l’origine des nausées, douleurs aux yeux et difficultés respiratoires dont ont souffert les élèves de l’école primaire de Villeneuve-de-Blaye, en Gironde, le 5 mai 2014. Ce jour-là, les deux producteurs de vin ont traité des vignes qui jouxtent l’école avec des fongicides à même de provoquer les effets observés chez les (...)

    En bref

    / Quelle agriculture pour demain ?, #Menaces_sur_la_santé_publique, Pesticides, #Toxiques, (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ? #Santé_

    https://seenthis.net/messages/540143 via Basta !


  • Semences toxiques : les manœuvres de Syngenta pour échapper à la justice
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/19/les-man-uvres-de-syngenta-pour-echapper-a-la-justice_5016425_3244.html

    Tout ça pour ça. Il semble en effet que personne ne paiera quoi que ce soit dans l’affaire des semences périmées en partie enrobées d’insecticides neurotoxiques que juge le tribunal correctionnel de Paris depuis mardi 18 octobre. Mercredi, le ministère public a requis une amende de 10 000 euros avec sursis à l’encontre de Bernard Béteille, l’exploitant agricole du Lot-et-Garonne qui a enfoui pendant quatre ans des tonnes de ces déchets dangereux pour l’environnement à la demande de Syngenta, qui voulait s’en débarrasser à bon prix.

    Pourtant le groupe suisse n’aura vraisemblablement pas à répondre de ses pratiques. « Vous aurez compris que votre tribunal ne pourra pas se prononcer à son encontre, a lancé la procureure, Aude Le Guilchner, à l’adresse des juges. Vous pourrez juste constater la disparition de sa filiale qui est extrêmement impliquée, une disparition tout de même troublante qui continue d’interpeller le ministère public… »

    La veille, à l’ouverture de l’audience, l’avocate de Syngenta, Sylvie Moreau Bloch, était passée prévenir « par courtoisie » qu’elle ne plaiderait pas, n’assisterait pas non plus aux débats puisque son client n’existait plus. Pour échapper aux poursuites, la firme a en effet dissous sa filiale #Syngenta Seeds Holding, dont elle était l’unique actionnaire. Elle l’a fait le 21 novembre 2011, cinq jours après avoir appris que celle-ci était renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris.

    #semences #toxicité #pollution #crapule

    https://seenthis.net/messages/534882 via odilon


  • Deux militants anti-pesticides poursuivis en #Justice
    http://www.bastamag.net/Deux-militants-anti-pesticides-poursuivis-en-justice

    Deux « faucheurs volontaires », opposés aux OGM et aux #Pesticides, comparaissent ce vendredi 30 septembre à 10h au tribunal de grande instance de Privas en Ardèche. Deux magasins, Bricomarché et Gamm Vert, ont déposé plainte à leur encontre pour « dégradation de biens en réunion », suite à une action du 19 mars 2016. Ce jour-là, les faucheurs volontaires organisent une action nationale contre les pesticides. Elle vise en particulier le glyphosate, produit phare de la multinationale Monsanto qui entre dans (...)

    En bref

    / Justice, Pesticides, Quelle agriculture pour demain ?, #Toxiques

    #Quelle_agriculture_pour_demain_?

    https://seenthis.net/messages/529192 via Basta !


  • Prince : death by ignorance and fear / Boing Boing
    http://boingboing.net/2016/06/05/prince-death-by-ignorance-and.html
    http://i2.wp.com/media.boingboing.net/wp-content/uploads/2016/06/prince-1.jpg
    C’est un article excellent sur le système médical, la morale et la dépendance. A lire.

    Prince was human—a person working hard for his paycheck just like everybody else. I remember him taking some actors into the hallway to teach them complicated dance moves for an upcoming scene—again, in 4-inch heels. Prince was a petite guy, but he wore those heels well, and could move nimbly in them, and he seemed to be moving all the time. I can’t help but fast forward now to the ensuing decades of performance and the toll it obviously took on his body, leading to his double hip replacement surgery in 2010. The surgery failed to relieve his pain, and so his long-term chronic pain treatment began.

    #drogues #toxicomanie #médecine #musique

    http://seenthis.net/messages/497558 via klaus++


  • Cancers professionnels : quand les salariés européens seront-ils mieux protégés ?
    http://www.bastamag.net/EN-BREF-Cancers-professionnels-les-salaries-europeens-mieux-proteges

    En #Europe, 100 000 travailleurs meurent chaque année des suites de leur exposition à des produits cancérigènes sur leur lieu de travail. Les politiques communautaires en matière de protection des salariés contre ces cancérogènes demeurent très timorées. Sur les 50 principales substances cancérogènes, avec lesquelles les salariés sont le plus souvent en contact,, seulement quatre sont assorties de « valeur limite d’exposition professionnelle » : l’amiante, le plomb, le benzène, le chlorure de vinyle (...)

    En bref

    / Santé , Europe, #Transformer_le_travail, Menaces sur la #Santé_publique, #Toxiques, Conditions de (...)

    #Menaces_sur_la_santé_publique #Conditions_de_travail

    http://seenthis.net/messages/495359 via Basta !


  • Victimes de l’amiante : « Écoutez, nous vous avons déjà beaucoup donné, maintenant, mourrez en silence ! »
    http://www.bastamag.net/Interimaires-et-sous-traitants-les-victimes-oubliees-de-l-amiante

    Des dizaines de milliers de salariés ont travaillé en contact avec l’amiante, avant qu’elle ne soit interdite en 1997. La fibre tueuse pourrait causer 100 000 morts dans les trois prochaines décennies. Qu’ils aient travaillé sur des chantiers navals ou dans le BTP, ouvriers, artisans ou techniciens qui étaient en contact avec l’amiante peuvent bénéficier d’une préretraite. Problème : les intérimaires ont toutes les difficultés pour faire valoir ce droit. Et les salariés de sous-traitants en sont exclus, (...)

    #Résister

    / #Inégalités, #Luttes_sociales, #Justice, #Menaces_sur_la_santé_publique, #Enquêtes, #Toxiques, #Conditions_de_travail, #Transformer_le_travail, A la (...)

    http://seenthis.net/messages/481283 via Basta !


  • L’espérance de vie des travailleurs belges de l’amiante amputée de 20 ans
    http://www.bastamag.net/Les-travailleurs-belges-de-l-amiante-meurent-20-ans-plus-tot-que-leurs

    La vie semble douce à Harmignies, petit village belge bucolique d’à peine 800 âmes, situé à proximité de la frontière française. La plupart des anciens y passent la barre des 80 ans. À condition toutefois de n’avoir jamais travaillé dans l’usine Coverit (groupe Eternit), où l’on a fabriqué de l’amiante-ciment jusqu’en 1987 : les anciens travailleurs de l’amiante vivent rarement au delà de 60 ans ! Même espérance de vie pour leurs collègues des usines Eternit de Kapelle-op-den-Bos et Tisselt, deux communes (...)

    En bref

    / #Syndicalisme, #Europe, #Classes_populaires, #Conditions_de_travail, Santé , #Toxiques, Transformer le (...)

    #Santé_ #Transformer_le_travail

    http://seenthis.net/messages/442415 via Basta !



  • Tragédie écologique et boues #Toxiques au Brésil : pourquoi les autorités ont mis un mois à réagir
    http://www.bastamag.net/Tragedie-ecologique-et-boues-toxiques-au-Bresil-pourquoi-les-autorites-ont

    Le 5 novembre dernier, le Brésil a connu le plus grave accident environnemental de son histoire : 50 millions de tonnes de résidus de minerai de fer ont englouti une vallée après la rupture de deux barrages appartenant à des compagnies minières. Après avoir causé la mort d’au moins douze personnes, les boues toxiques se sont ensuite écoulées le long d’un des fleuves le plus importants du Brésil, tuant la faune et la flore sur 650 km, jusqu’à l’océan Atlantique. Le gouvernement fédéral a mis plus de (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Amériques, Pollutions , Toxiques, #Multinationales, #Politique

    #Pollutions_

    http://seenthis.net/messages/435753 via Basta !


  • Epandage aérien de #Pesticides : des riverains enfin reconnus comme « victimes »
    http://www.bastamag.net/Epandage-aerien-de-pesticides-des-riverains-enfin-reconnus-victimes

    Quatre ans de procédures auront été nécessaires pour que des riverains corréziens soient reconnus « victimes des pesticides » par le tribunal correctionnel de Brive, en Corrèze. « Nous ne pouvions laisser poursuivre ces pratiques d’épandages aériens consistant à arroser notre environnement de produits dangereux sans réagir », soulignent Philippe Bravard et Laurent Deyzac, deux des trois plaignants. « C’est pour nous une grande victoire et un signe d’espoir pour l’avenir de nos enfants mais aussi la preuve (...)

    En bref

    / Agriculture , Pesticides, #Toxiques, #Justice, Quelle #Agriculture_pour demain ?

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?

    http://seenthis.net/messages/417833 via Basta !


  • #Tox - alternative libre à #Skype
    http://tox.im

    Secure messaging for everyone
    With the rise of government monitoring programs, Tox is an easy to use application that allows you to connect with friends and family without anyone else listening in. While other big-name services require you to pay for features, Tox is totally free, and comes without advertising.

    mon compte : tox://2DB33822D2D310618DE56BCB615E71DF8BBE0BF05BCC9B7F8EF55FD4780D5A66E62CA8E1DCF6

    http://seenthis.net/messages/234164 via Fil


  • Risques #Toxiques : comment les cancers des ouvriers sont occultés par les industriels
    http://www.bastamag.net/Risques-industriels-On-veut-faire-disparaitre-ceux-qui-ont-ete-contamines

    Souvent convoquée pour énoncer des vérités indiscutables, la science n’est pas neutre. Depuis 50 ans, elle participe même activement au développement incontrôlé des risques industriels : amiante, nucléaire, pesticides ou perturbateurs endocriniens. C’est ce que révèle le livre La science asservie. #Santé_publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs., écrit par Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’Inserm et spécialiste des questions de santé au travail. Elle y défend aussi (...)

    #Décrypter

    / Santé , #Inégalités, #Conditions_de_travail, Toxiques, A la une, #Transformer_le_travail, Menaces sur la santé (...)

    #Menaces_sur_la_santé_publique

    http://seenthis.net/messages/369213 via Basta !