#tradfem

  • #Astroterf : Le coucou dans le nid
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/21/le-coucou-dans-le-nid

    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/08/look-kitten-i-am-a-man.jpg
    Quelle situation tragique et tout à fait inutile ; les choses n’ont jamais été comme cela auparavant. Les transfemmes et les femmes étaient autrefois les plus grandes alliées. Nous respections et appuyons nos droits et nos sécurités mutuelles. Nous nous sommes battues côte à côte dans la même équipe contre l’ennemi commun : une masculinité toxique. Les transfemmes n’ont jamais tenté de s’approprier la condition féminine. Les deux camps savaient que nos vies, nos difficultés, nos expériences et notre biologie étaient différentes. Mais cela n’avait pas d’importance ; les transfemmes étaient accueillies dans le club en tant que membres honoraires et nous nous côtoyions en harmonie.
    Tout cela se passait avant, à l’époque où nous connaissions le véritable sens du mot « trans ». Étaient transsexuelles les personnes ayant subi un traitement médical et une chirurgie afin de vivre socialement comme le sexe opposé. Mais aujourd’hui, le nouveau dada de la politique identitaire a permis à la communauté trans d’être envahie et subvertie par des travestis, des fétichistes, des autogynéphiles, des hommes aux fantasmes lesbiens imbibés de pornographie, et toutes sortes d’hommes se disant non conformistes au genre qui aiment les paillettes et le rouge à lèvres et se qualifient de « non binaire »… Ils se retrouvent tous sous le « parapluie trans ». Trans signifie maintenant n’importe quoi, c’est-à-dire que ça ne veut plus rien dire du tout.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://astroterf.wordpress.com/2018/07/16/the-cuckoo-in-the-lgbt-nest

    #identité_de_genre #féminisme #trans #misogynie

    https://seenthis.net/messages/716558 via Tradfem


  • La cour Suprême espagnole ordonne à l’État de dédommager la mère d’une enfant assassinée par son père lors d’une visite non surveillée
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/01/la-cour-supreme-espagnole-ordonne-a-letat-de-dedommager-la-mere-d

    Andrea, la fille d’Ángela, est née en 1996. Le partenaire d’Ángela l’a soumise à de fréquentes violences physiques et psychologiques. Ángela a déposé pas moins de 30 plaintes à la police et au tribunal. Son partenaire a été reconnu coupable d’une infraction mineure et a été condamné à payer une petite amende pour harcèlement. Une seule ordonnance judiciaire a protégé la mineure et a duré deux mois.

    La séparation conjugale a été ordonnée en novembre 2001. Le juge n’a pas mentionné la violence comme cause de la séparation. L’ordre autorisait des visites non supervisées entre père et fille, et le père avait droit à l’utilisation de l’habitation familiale. Ángela a interjeté appel de la décision mais a échoué. Andrea avait exprimé à plusieurs reprises son désir de ne pas voir son père. En avril 2003, le père a tué la fillette de 7 ans et s’est suicidé lors d’une visite non surveillée.

    Après des mois de deuil, Ángela a déposé une demande d’indemnisation pour erreur judiciaire. Le ministère de la Justice a rejeté la demande en 2005. Des appels administratifs et judiciaires ont suivi jusqu’à la Cour suprême, en 2010, et la Cour constitutionnelle, en 2011, a rejeté la demande.

    Ángela a alors déposé une plainte auprès du Comité CEDAW des Nations Unies en 2012 après avoir épuisé tous les recours internes. Dans sa décision finale sur le fond de 2014 (affaire 47/2012), le Comité a conclu que « la décision d’autoriser des visites non supervisées avait été prise sans les garanties nécessaires et sans tenir compte (…) de la violence domestique qui caractérisait les relations familiales pendant des années « (paragraphe 9.5) ; Ángela « a subi un préjudice de la plus grande gravité et un préjudice irréparable à la suite de la perte de sa fille et des violations décrites » (paragraphe 9.8). L’Espagne n’a pas agi avec la diligence voulue dans un cas particulièrement tragique de violence sexiste et cela équivaut à de la discrimination et à la violation des droits humains d’Ángela.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ejiltalk.org/supreme-court-of-spain-un-treaty-body-individual-decisions-are-legally-binding/comment-page-1/#comment-261297

    #justice #cour_Suprême #droit #féminicide #violence_sexiste

    https://seenthis.net/messages/712638 via Tradfem


  • #JULIE_BINDEL : La dépénalisation de la prostitution était censée protéger les travailleuses du sexe – au contraire, elle les met en plus grand danger.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/30/la-depenalisation-de-la-prostitution-etait-censee-proteger-les-tr

    Je fais campagne contre l’industrie mondiale du sexe depuis plus de 20 ans. J’ai passé de longues journées dans des bordels légaux ou semi-légaux en Australie, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et au Nevada.

    J’ai également visité des « quartiers chauds » dans de nombreux pays en développement, notamment en Afrique du Sud et en Asie, où le même libéralisme bien intentionné mais erroné a conduit les autorités locales à décriminaliser l’exploitation de la prostitution.

    Dans tous ces endroits, tout comme dans le quartier de Holbeck à Leeds*, au Royaume-Uni, la déréglementation a non seulement échoué à actualiser ses promesses, condamnant la majorité des femmes impliquées à une vie de dégradation physique et mentale épouvantable, mais elle a également provoqué une augmentation de la demande masculine et considérablement aggravé le problème.

    Dans les pires cas, maintenant évidents en Europe et dans une grande partie du monde en développement, cela a entraîné une explosion de la traite de jeunes femmes et de jeunes filles.

    Pour chaque prostituée heureuse (s’il en existe vraiment), il y en a des milliers pour qui la vie est sordide et dangereuse.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.telegraph.co.uk/news/2018/07/23/decriminalising-prostitution-supposed-keep-sex-workers-safe

    Julie Bindel est une auteure et commentatrice féministe de premier plan et elle est l’auteure de The Pimping of Prostitution, Abolishing the Sex Work Myth (Palgrave Macmillan, 2017).
    #prostitution #travail_du_sexe #réglementarisme #abolition #modèle_nordique

    https://seenthis.net/messages/711899 via Tradfem


  • #LIDIA_LIDIA : Pourquoi ne considérons-nous pas la violence faite aux femmes et aux filles comme du terrorisme ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/26/pourquoi-ne-considerons-nous-pas-la-violence-faite-aux-femmes-et-

    Avec un accès mondial toujours croissant à Internet et aux médias sociaux, la communication entre les pays, même les plus reculés, est devenue une réalité quotidienne pour la plupart des gens. Cette communication en temps réel signifie que la discrimination, l’injustice et la violence, qui ont été cachées, tolérées, institutionnalisées et même défendues comme faisant partie de nos cultures pendant des siècles, sont aujourd’hui de plus en plus publiques et apparemment moins tolérées.

    Mais malgré cette prise de conscience accrue et une certaine réaction, la violence envers les femmes et les filles reste une menace mondiale : la moitié de l’humanité devrait être féminine, mais 117 millions de femmes et de filles « manquent à l’appel » (sont mortes) à cause de la discrimination, de l’injustice systémique et d’un manque de droits humains sous le régime patriarcal. Le Fonds des Nations Unies pour la population signale que cela représente plus de décès en tout que le bilan de la Première et de la Seconde Guerres mondiales.

    Selon la Global Terrorism Database (GTD), 171 personnes sont décédées à la suite d’attaques terroristes en 2015. En comparaison, dans seulement 20 pays européens cartographiés par Eurostat en 2015, 1014 femmes et jeunes filles sont mortes de féminicides, soit près de six fois plus. En 2016, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a publié un rapport sur la lutte contre la violence faite aux femmes, qui révélait des chiffres alarmants : 43 600 femmes et jeunes filles ont été tuées en 2012 par un membre de leur famille ou un partenaire intime. La même année, 11 133 personnes ont été victimes du terrorisme dans le monde entier. La violence faite aux femmes et aux filles façonne la société telle que nous la connaissons, mais les gouvernements locaux et internationaux ne la traitent toujours pas comme une crise nécessitant des mesures particulièrement urgentes, contrairement au terrorisme. https://tradfem.files.wordpress.com/2018/07/why-isnt-it.jpg?w=700

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/07/19/dont-consider-violence-women-girls-terrorism

    #terrorisme #féminicide #violences_masculines #avortement #patriarcat

    https://seenthis.net/messages/710915 via Tradfem


  • #Kathleen_Stock : Ce que je crois (et ne crois pas) à propos du sexe et du genre
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/22/ce-que-je-crois-et-ne-crois-pas-a-propos-du-sexe-et-du-genre

    On me demande aussi, plus généralement, ce que veut dire être une femme selon moi. Je suis assez certaine que ce n’est pas un sentiment subjectif, ou un ensemble de préférences et de comportements « féminisés ». Je n’ai pas particulièrement l’impression d’être une femme, et la plupart de mes préférences et de mes comportements ne sont absolument pas féminisés. Je suis néanmoins une femme. Pour le reste, j’y réfléchis encore. Je regrette beaucoup le caractère restreint des choix offerts par la littérature savante. Les philosophes qui, dans d’autres contextes, sont très créatifs dans leur théorisation de questions ontologiques tendent dans ce domaine à énoncer dogmatiquement des mantras plutôt simplistes, sans doute en partie par crainte des critiques. (De fait, il n’est pas clair que tout autre type d’assertion serait publiée.)

    Voici une liste de choses dont je suis par contre plus certaine. Je crois que les échanges d’ordre philosophique et éthique perdent au change si on en omet des enjeux comme ceux-ci. Les propos qui suivent ne s’adressent donc pas aux personnes déjà engagées dans le débat : celles qui adoptent la position critique du genre, ou celles qui sont « pro-trans » (ce qui est déjà une fausse dichotomie, au moins sur le plan théorique). Contrairement à nous, ces personnes réfléchissent déjà à tout cela. Ces phrases s’adressent plutôt à mes collègues philosophes, dans une tentative de souligner certains éléments qui semblent évidemment pertinents à tout point de vue adopté sur l’identité sexuelle ou les questions appliquées connexes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@kathleenstock/what-i-believe-about-sex-and-gender-and-what-i-dont-15da1cba88c6

    _Kathleen Stock enseigne la philosophie à l’Université du Sussex. Ses essais brisent un silence qu’elle déplore au sein de cette communauté concernant les enjeux associés aux revendications transgenristes. Elle subit présentement une cabale du lobby trans : piquetage de ses cours, diffamations diverses, revendication qu’elle soit congédiée, etc. On peut lire d’autres textes (ici et en cours de traduction) détaillant sa position sur le site medium.com/@kathleenstock et s’abonner à son fil Twitter : https://twitter.com/Docstockk._

    #transfemme #philosophie #LGBT #misogynie

    https://seenthis.net/messages/709761 via Tradfem


  • #Emma_Gibson : À propos de ma compassion

    Quelqu’un vient de décider de me rayer de ses amies à cause de mon point de vue sur les enjeux transgenres (et du fait de l’avoir exprimé). Ça va ; j’ai déjà vécu des ruptures dans le cadre de ce débat. Et j’en vivrai encore… Mais un point m’a frappé. Cette personne m’a dit : « La compassion est un trait de caractère admirable. Réfléchis-y, s’il te plaît. »

    Et j’aimerais répondre à cette phrase, pour quiconque m’imagine comme une sorte de monstre. Mes propos ne sont pas destinés à cette personne (dont je me suis, de toute façon, désabonnée ici), mais à quiconque souhaite porter un jugement sur ma « compassion » ou sa prétendue absence. Et, oui, partagez ceci si vous voulez, mes sœurs. C’est public. Et j’en ai tellement ras le bol de cette accusation.

    Ma compassion va aux femmes qui fuient des agressions conjugales et sont forcées de partager un refuge avec un transgenre comme Daniel Muscato ou tout autre homme parce qu’il se déclare « femme ».

    Ma compassion va aux femmes qui se cachent actuellement dans des maisons d’hébergement, terrifiées à l’idée que leur ex-partenaire violent peut entrer à tout moment dans cet espace, sous prétexte qu’il s’identifie comme femme.

    Ma compassion va aux mères qui ont porté et ont donné naissance à leurs enfants et qui doivent maintenant céder la place à un mari exubérant de sa « transition » à l’occasion de la fête des Mères. https://tradfem.files.wordpress.com/2018/06/emma-banner.jpg?w=700

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://madamnomad.com/2018/06/08/compassion

    #trans #compassion #refuge #sport #emploi

    https://seenthis.net/messages/702990 via Tradfem


  • #Meghan_Murphy : Tant que les hommes feront aussi peu d’efforts, l’empathie des femmes a besoin de limites.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/06/01/tant-que-les-hommes-feront-aussi-peu-defforts-lempathie-des-femme

    https://tradfem.files.wordpress.com/2018/06/photo-mariage.png?w=700
    Les femmes sont avant tout appelées à donner. Donner du plaisir, des soins, de la nourriture, des enfants, un soutien interminable et du travail domestique. On nous demande d’être des sources d’empathie désintéressée, qui comprennent et tolèrent la douleur et la souffrance de ceux qui nous entourent. Même si, bien sûr, rien de tout cela n’est mauvais en soi – l’empathie est certainement une valeur que le monde pourrait mieux mettre à profit –, ces comportements défavorisent les femmes.

    Il semble incroyablement injuste d’être punies pour notre tolérance ou notre compréhension – pour supporter de mauvaises attitudes parce que nous savons qu’elles viennent d’un lieu de souffrance – et pourtant nous le sommes. Nous nous retrouvons captives d’un piège où nous devons soit nous endurcir pour éviter d’être blessées une fois de plus par un homme en souffrance – et on nous punit de le faire en nous accusant d’être trop « dures » et froides – soit continuer à absorber les violences affectives (ou physiques) qui nous sont infligées lorsque nous restons sur place à tenter de soutenir un homme « blessé ». Le fait que les femmes croient en la bienveillance des hommes – croient en leur capacité à changer, à surmonter leurs traumatismes et leurs problèmes affectifs, à cesser de nous faire du mal – est bien sûr une qualité admirable, même si c’en est une qui nous nuit.

    J’ai toujours été incapable de trouver un équilibre sain entre mon empathie et ma colère envers les hommes. Demeurer dans des relations pour tenter de compenser la douleur masculine – qui se manifeste par la dépendance aux drogues, la colère, la violence, l’infidélité, le mensonge, les « difficultés à s’engager » ou la simple distance affective – m’a inévitablement amenée à souffrir, à développer une perte de confiance en l’autre et, oui, parfois à de la colère.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/05/22/long-men-arent-stepping-womens-empathy-needs-limits

    #empathie #colère #féminisme #InCel #misogynie #souffrance_des-hommes #mariage

    https://seenthis.net/messages/699040 via Tradfem


  • #Janice_Turner : Payer pour du sexe est toujours un abus de pouvoir
    http://tradfem.wordpress.com/2018/02/21/janice-turner-payer-pour-du-sexe-est-toujours-un-abus-de-pouvoir

    Kate Allen, la directrice britannique d’Amnesty International, s’est dite, à l’antenne du magazine Woman’s Hour, « choquée » par le scandale des exactions perpétrées par les travailleurs humanitaires d’Oxfam en Haïti. Elle a réclamé une enquête – pour que « des leçons en soient tirées ». J’espérais que l’animatrice Jenni Murray allait lui répondre : « Alors que pense Amnesty des travailleurs humanitaires qui, dans les pays pauvres, paient des femmes pour des rapports sexuels ? » Mais comme elle ne l’a pas demandé, je l’ai fait moi-même.

    Pourquoi la question est-elle importante ? Parce qu’en 2015, Amnesty International, une organisation mondiale comptant sept millions de membres, a modifié sa politique en matière de prostitution pour en réclamer la décriminalisation intégrale. Les féministes ont été consternées : 3 000 personnes, dont Gloria Steinem, ont signé une pétition exprimant leur horreur qu’Amnesty légitime non seulement la location des corps des femmes, mais aussi les proxénètes et les tenanciers de bordels qui les exploitent.
    http://tradfem.files.wordpress.com/2018/02/photo-roland-van-hauwermeiren.jpg

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/paying-for-sex-is-always-an-abuse-of-power-nnr3np5lm

    #humanitaire #Oxfam #Amnesty_international #ressources_prostitution

    https://seenthis.net/messages/671019 via Tradfem


  • #Claire_Potter : Harvey Weinstein et la question des complices
    https://tradfem.wordpress.com/2017/12/04/claire-potter-harvey-weinstein-et-la-question-des-complices

    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/12/imrs.jpg Moi, j’aimerais savoir ce qu’aurait dit Andrea Dworkin à propos de Harvey Weinstein.

    Cela fait un demi-siècle que #Dworkin – participante controversée à la première génération de féministes radicales à réfléchir aux violences sexuelles – et ses consœurs de la deuxième vague du féminisme ont amorcé la conversation contemporaine à propos de ces violences, et j’ai parfois l’impression que cette conversation piétine. Voyez par exemple le fait que les agressions sexuelles répétées de #Weinstein contre les femmes étaient un secret de polichinelle dans le monde du cinéma, du journalisme et de la politique depuis au moins 30 ans. C’est dire que des centaines de personnes ont conspiré pour dissimuler son comportement de prédateur.

    Oui, conspiré. C’est cette conspiration, ainsi que la façon dont elle a pris fin, qui m’amène à me demander ce que Dworkin elle-même aurait pu écrire dans ce contexte. Féministe souvent rejetée et vilipendée par les féministes libérales, Dworkin comprenait que les collègues et les camarades de travail, les amis et les membres de la famille des prédateurs jouent un rôle clé pour permettre et dissimuler la #violence_sexuelle. Mais elle croyait aussi que le son de la voix des femmes était un puissant antidote contre ce qu’elle reconnaissait comme une forme d’oppression omniprésente.

    Dworkin aurait sans doute trouvé dans l’affaire Weinstein une certaine confirmation de son analyse.

    C’est notamment vrai parce que la conspiration entourant Weinstein s’est effondrée lorsque les femmes se sont mises à parler.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.washingtonpost.com/news/made-by-history/wp/2017/10/20/harvey-weinstein-and-the-problem-of-collaborators

    Claire Potter est professeur d’histoire et rédactrice en chef de la revue Public Seminar à la New School.
    #meetoo

    https://seenthis.net/messages/649501 via Tradfem


  • #Beatriz_Ranea_Triviño : On ne naît pas prostitueur, on le devient
    https://tradfem.wordpress.com/2017/11/01/on-ne-nait-pas-prostitueur-on-le-devient

    Le débat sur la prostitution en Espagne stagne depuis des années, mais la récente arrestation du réalisateur cinématographique « Torbe », spécialiste espagnol de la « pornographie freak », pour traite d’enfants à des fins sexuelles, pourrait être une bonne occasion de discuter de l’industrie du sexe. En recentrant l’accent du « débat » traditionnel de la prostituée vers la demande, nous pouvons remettre en question la perception publique de l’acheteur sexuel typique et la banalisation de la prostitution dans la culture des « prostitueurs ».

    La prostitution est une institution sociale qui implique divers groupes, donc avant de prendre position, il est instructif de les écouter tous ; femmes prostituées, survivantes de la prostitution, acheteurs de sexe et proxénètes. Pour celles et ceux d’entre nous qui cherchent à recentrer le débat, il est fondamental d’écouter les voix des demandeurs, soit laisser les clients parler, les inviter à sortir de l’anonymat social, divulguer les forums Internet (comme celui créé par Torbe), où ils échangent leurs opinions et expériences — afin de réfléchir au sens que ces hommes donnent eux-mêmes à la prostitution et à leur rôle dans son maintien.

    Si nous concentrons le débat sur la demande, nous devons commencer par une analyse critique de la masculinité. Tous ces hommes ne sont pas comme Torbe ; il y a aussi des footballeurs célèbres, des pères, des frères, des voisins, des amis, des collègues, des patrons, des hommes d’affaires, des banquiers, des politiciens, des juges… Nous devons délaisser le stéréotype de l’acheteur de sexe comme un homme vieillissant et inélégant, dépourvu de compétences sociales. En entrant dans le « quartier chaud », le sex-club ou le bordel, il devient clair que ces stéréotypes ne correspondent qu’à une minorité. En effet, des études démontrent que la consommation masculine de prostitution féminine est un phénomène intergénérationnel qui concerne toutes les classes sociales.

    Traduction : #Tradfem et #Ben_Riddick
    Version originale : http://tribunafeminista.org/2016/06/descentrar-el-debate-sobre-prostitucion-putero-no-nace-se-hace

    Version anglaise : http://radfemintranslation.blogspot.ca/2016/08/oneis-not-born-but-rather-becomes-john.html?m=1

    #système_prostitutionnel #prostitueur #Espagne

    https://seenthis.net/messages/641786 via Tradfem


  • #Meghan_Murphy : Oui, vous aussi. Qu’en est-il des hommes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2017/10/25/oui-vous-aussi-quen-est-il-des-hommes%E2%80%89

    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/10/metoo.jpg Le déluge de #MoiAussi inondant mon écran en provenance de femmes que je connais, de femmes que je ne connais pas, et de femmes que je connaissais autrefois, tout cela m’a mis dans la gorge une boule qui n’est pas encore dissipée depuis 24 heures. Certaines ont partagé une histoire ou deux ou cinq, d’autres ont simplement posté les mots « Moi aussi », ce qui était plus que suffisant pour me mettre les larmes aux yeux. Je n’ai pas besoin de connaître les détails — nous savons toutes, en tant que femmes, ce que cela signifie.

    Cela pourrait sembler le pire moment où poser la question qui est devenue une farce en soi, « Qu’en est-il des hommes ? » Mais j’ai cette question en tête. Qui sont les personnes qui ont amené des légions de #MoiAussi à prendre d’assaut mon mur Facebook ? Et qu’attendons-nous d’eux ? Attendons-nous quoi que ce soit ?

    Pour être clair, le hashtag #MoiAussi parle des femmes. Je ne veux pas entendre un seul homme s’immiscer dans cette conversation pour rappeler aux femmes : « Cela arrive aux gens des deux sexes » ou pour dire : « C’est un problème humain, pas un problème de femmes ». Pas maintenant. Nous savons que des hommes sont victimes d’agressions et de viols commis par d’autres hommes. Et c’est affreux. Mais en ce moment nous parlons des femmes, et de ce que les hommes leur font vivre, en régime patriarcal. Voilà sur quoi porte la discussion.

    Alors, maintenant que ceci est clair entre nous, qu’en est-il des hommes ? Je suis sérieuse. Qu’attendons-nous de la part des hommes dans cette discussion ? N’importe quoi ? Rien du tout ? Le silence ? Qu’ils s’expriment ? Qu’ils se castrent ?

    Je vois des femmes avec qui je suis allée au lycée afficher #MoiAussi, en sachant que leur #MoiAussi est sans doute venu d’hommes que nous connaissions toutes. Des hommes qui sont probablement encore dans les parages, des amis de connaissances proches. Je vois des femmes afficher #MoiAussi, sachant que l’homme qui les a agressées ou harcelées est toujours dans leur cercle d’ami-e-s, et que les hommes qui les entourent sont restés silencieux, la laissant seule à parler. Je sais que certaines femmes envoient un signal à des hommes autour d’elles : oui, je parle de TOI. Je sais que beaucoup de femmes se rendent compte que la chose qu’elles ont traversée, qu’elles avaient acceptée comme normale ou sans gravité, ne l’était pas en fait. Elles se rendent compte que les incidents quotidiens de dépassement des limites par les hommes ont lieu sur un continuum — qu’il y a parfois des viols très violents qui laissent des ecchymoses, mais parfois aussi des incidents de masturbation publique et parfois il y a un ami qui vous fait céder à un rapport sexuel que vous ne voulez pas avoir.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/10/16/yes-you-too

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité.
    #violences_masculines #feminist_current

    https://seenthis.net/messages/639926 via Tradfem


  • #Julie_Bindel : Ce pour quoi la prostitution ne doit jamais être légalisée
    https://tradfem.wordpress.com/2017/10/13/ce-pour-quoi-la-prostitution-ne-doit-jamais-etre-legalisee-julie-

    Posez la question « Que devrions-nous faire à propos de la prostitution ? » où que ce soit dans le monde, et la réponse que vous risquez de plus en plus d’entendre est : « La légaliser ». Cette opinion repose sur la conviction qu’il y aura toujours des hommes qui paient pour du sexe et des femmes qui en vendent. Dépénaliser tous les aspects de la prostitution – y compris la tenue de bordels et l’achat de sexe – permettrait, selon cet argument, de rendre la vie plus sûre pour ces femmes, tout en facilitant l’élimination des violences.
    Les partisans de la dépénalisation, y compris de nombreux libéraux et quelques féministes, considèrent que la prostitution est un simple travail et soutiennent que les « travailleuses du sexe » peuvent être protégées par des syndicats et des mesures de santé et de sécurité. Par contre, la seule décriminalisation de la vente du sexe – de sorte que seuls les acheteurs enfreignent la loi – signifie que les prostituées elles-mêmes ne seront pas pénalisées. Cependant, même dans les cas où seul l’achat de sexe est une infraction pénale, les femmes prostituées demeurent sujettes à des risques.

    Au cours des dernières années, cet argument a gagné du terrain dans certains pays.

    Julie Bindel est une militante politique et l’autrice de The Pimping of Prostitution : Abolishing the Sex Work Myth. https://tradfem.files.wordpress.com/2017/10/cover-the-pimping_bindel.png?w=700
    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/oct/11/prostitution-legalised-sex-trade-pimps-women
    #proxenète #industrie_du_sexe #dépénalisation

    https://seenthis.net/messages/637193 via Tradfem


  • #Gail_Dines : Voici ce en quoi Hugh Hefner représente la victoire du néolibéralisme.
    https://tradfem.wordpress.com/2017/10/07/voici-ce-en-quoi-hugh-hefner-represente-la-victoire-du-neoliberal

    À en croire la frénésie médiatique insensée qui a accompagné le décès de l’ex-PDG du magazine Playboy, on penserait que c’est un grand homme qui est mort, plutôt qu’un vil proxénète qui est devenu riche et célèbre en exploitant sexuellement des femmes. Quand je me suis éveillée jeudi matin, le jour suivant son décès, j’avais des courriels de journalistes du monde entier demandant à m’interviewer. Compte tenu de la façon dont Hefner avait normalisé la pornographie, je m’attendais au genre de questions sexistes qui vous donnent envie de saisir le plus proche livre d’#Andrea_Dworkin pour vérifier que vous n’êtes pas en train de perdre la raison. Et en effet, j’ai été bombardée de questions comme : #Hefner n’était-il pas un ami des féministes ? N’a-t-il pas lancé la révolution sexuelle au profit des femmes ? N’était-il pas un champion de la liberté d’expression ? Vous voyez le portrait…

    Après environ la cinquième de ces entrevues, j’ai remarqué un modèle qui émergeait : les journalistes énuméraient des femmes connues qui avaient rendu hommage à Hefner (comme Jenny McCarthy, Cindy Crawford, Nancy Sinatra et Kim Kardashian), puis ils me demandaient si ce n’était pas un exemple de l’échec du mouvement féministe à monter un plaidoyer vigoureux contre la pornographie.

    La réponse est, bien sûr, un retentissant « non ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/10/04/hugh-hefner-representa-neoliberalisms-win
    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/10/gail-dines-pornland.jpg
    #pornographie #révolution_sexuelle

    https://seenthis.net/messages/635704 via Tradfem


  • #Amber_Barnhill : “J’ai laissé mon mari me violer, et voilà pourquoi…”
    https://tradfem.wordpress.com/2017/10/05/jai-laisse-mon-mari-me-violer-et-voila-pourquoi

    J’ai passé les dernières semaines à me demander si je devais garder cette histoire pour moi ou si j’en avais déjà trop dit, mais je pense qu’il est temps d’avoir d’une discussion ouverte et honnête sur la violence domestique et le viol. Les répercussions de la honte et du silence sont bien trop grandes pour ne pas prendre la parole. Lorsque l’on entend une histoire de violence domestique, on a l’impression qu’il s’agit toujours de récits de victoire — victoire de celles qui ont survécu à un abus passé —. Pourquoi nous n’en n’entendons pas au présent ? Pourquoi nous n’en parlons pas comme un problème continu, plutôt que comme une chose à laisser derrière nous et à dépasser ? Je ne pense pas que c’est très réaliste pour de nombreuses victimes.

    Nous sommes d’accord pour dire « J’ai été maltraitée et j’ai survécu », mais nous ne sommes pas assez courageuses pour dire « C’est toujours un problème pour moi à l’heure actuelle ». C’est pour cela que j’ai décidé de publier cet article sous ma véritable identité, et non avec un pseudonyme comme j’avais prévu de le faire au début. Et c’est aussi pour cela que j’ai décidé de parler de certaines choses avec lesquelles je me débats toujours, et pas seulement de ce qui m’est arrivé par le passé. Cela n’a pas été facile d’écrire ce texte, mais j’espère qu’il aidera des victimes à savoir qu’elles ne sont pas seules ou qu’il les aidera à mieux comprendre ce qu’elles sont en train de vivre. J’espère aussi qu’il aidera celles et ceux qui n’ont pas subi de maltraitance à être plus conscient.e.s de comment ils et elles en parlent et y pensent.

    Dans mon enfance et adolescence, il y a deux choses dont personne ne parlait : la violence domestique et le sexe. Aussi, lorsque ces deux mots se rencontrèrent, je me suis retrouvée piégée en leur centre, sans voix, trop honteuse pour en parler à qui que ce soit, et incapable d’entrevoir une porte de sortie.

    “Car le Seigneur châtie celui qu’il aime” (Hébreux 12:6)

    Même si j’avais la mi-vingtaine quand tout a commencé, j’étais terriblement crédule. J’étais aussi débrouillarde qu’un enfant de cinq ans. Je ne savais rien à propos de l’alcool, des drogues, et même si je venais de perdre ma virginité, je ne savais toujours rien sur le sexe. Les mots « consentement » et « non » ne faisaient pas partie de mon vocabulaire.

    Je venais juste de sortir d’un collège catholique et j’étais lassée de suivre tout un tas de règles. J’étais en train de « glisser dans le péché ». J’allais au cinéma, je portais des pantalons, je me rasais au-dessus des genoux et je montrais mes clavicules en public —vous connaissez la routine.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.patheos.com/blogs/removingthefigleaf/2016/08/i-let-my-husband-rape-me

    #viol #violences_post-séparation #post-traumatisme #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/635138 via Tradfem


  • #Meghan_Murphy : Voici pourquoi un spa torontois réservé aux femmes ne devrait pas être forcé de changer sa politique à l’égard des trans
    https://tradfem.wordpress.com/2017/06/21/suivi-voici-pourquoi-un-spa-torontois-reserve-aux-femmes-ne-devra

    Un spa santé de Toronto, le Body Blitz, fait présentement l’objet de virulentes attaques de la part de transactivistes sur des médias sociaux pour avoir refusé l’entrée à un homme non-opéré s’identifiant comme femme. La chroniqueuse invitée Meghan Murphy soutient que cet établissement ne devrait pas succomber aux pressions visant à faire changer sa politique d’admission.

    Dans un monde idéal, peut-être les femmes n’auraient-elles pas besoin d’espaces réservés aux femmes. Malheureusement, nous ne vivons pas dans ce monde. Body Blitz, un spa populaire de Toronto, offre un espace où les femmes sont libres de se détendre parmi d’autres femmes – de se déshabiller, faire de la natation et recevoir des traitements de spa sans avoir à s’inquiéter que des hommes ne se présentent sur place et ne gâchent l’atmosphère.

    Mais Body Blitz est présentement attaqué après avoir été accusé d’avoir refusé ses services à une personne s’identifiant comme transfemme. Sur Twitter, Jia Qing Wilson-Yang, de Toronto, a affiché le message suivant : « Mon épouse a essayé de réserver pour moi une session surprise au @bodyblitzspa, mais les « parties génitales masculines » ne sont pas autorisées au spa et on nous a dit de ne pas nous y rendre. »
    Cette nouvelle a rapidement été propagée parmi les transactivistes d’Internet, et la direction de Body Blitz s’est tout de suite vue accusée de « transphobie » et de « transmisogynie ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.cbc.ca/news/opinion/women-only-spa-counterpoint-1.4170158

    #spa #non-mixité #trans

    https://seenthis.net/messages/609306 via Tradfem


  • #Glosswitch : Si nous voulons nous en prendre à toutes les formes d’extrémisme, il nous faut y inclure la misogynie.
    https://tradfem.wordpress.com/2017/06/22/si-nous-voulons-nous-en-prendre-a-toutes-les-formes-dextremisme-i

    Pas un politicien n’exige encore d’enquête sur la façon dont les hommes de notre pays sont devenus si radicalisés qu’ils massacrent leurs partenaires féminines à raison de deux par semaine.

    On nous demande de croire qu’il n’existe pas de lien réel entre la fétichisation pornographique de la soumission féminine et la violence masculine contre les femmes et les filles.
    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/06/porn-istock.jpg?w=700
    La misogynie est-elle une forme d’extrémisme ? Chaque fois que je vois des déclarations comme celle de la première ministre Elizabeth May sur la nécessité de s’en prendre à « toutes les formes d’extrémisme », je ne peux pas m’empêcher d’insister pour que nous ajoutions à cette liste la haine des femmes.

    Après tout, c’est une question politique. La misogynie tue. L’exclusion des femmes ne peut et ne doit pas être séparée de la violence qui leur est faite.

    Samedi dernier, le cadavre d’Ellen Higginbottom, 18 ans, a été découvert dans le parc aquatique d’Orrell. Deux hommes ont depuis été arrêtés pour soupçon de meurtre, et la police de la ville de Manchester a déclaré ne pas exclure « un motif sexuel ». La misogynie, par contre, n’a aucunement été mentionnée comme motif.

    Que les hommes puissent haïr une femme assez pour la tuer afin de se procurer une excitation sexuelle est apparemment si banal que l’on ne prend même pas la peine de le noter. Si Ellen Higginbottom avait été debout dans une foule quand un fanatique religieux ou un terroriste d’extrême-droite s’y était précipité en voiture, le contexte politique de sa mort aurait sans doute eu droit à un certain degré d’analyse. Au lieu de cela, on nous présente toujours les mêmes raisons traditionnelles pour lesquelles des hommes tuent des femmes : désir sexuel, jalousie et quelques allusions abstraites et décontextualisées à une « perte de contrôle ».

    Aucun homme politique ne demande ce qui aurait pu inciter les assassins de Madame Higginbottom à la cibler, tout comme aucun politicien ne réclame d’enquête sur la façon dont les hommes britanniques sont devenus si radicalisés qu’ils massacrent leurs partenaires féminines à hauteur de deux par semaine. Il peut exister une certaine reconnaissance de l’existence de la misogynie et du caractère problématique de la violence masculine, mais on constate une profonde réticence à relier ces deux problèmes. La culture qui nourrit le désir des hommes de faire mal aux femmes reste à bien des égards au-delà de toute critique.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.independent.co.uk/voices/extremism-misogyny-need-to-tackle-it-a7800411.html

    #violences_masculines #misogynie

    https://seenthis.net/messages/609309 via Tradfem


  • #Jindi_Mehat : L’horreur de la chasse aux sorcières demeure omniprésente dans la culture moderne.
    http://tradfem.wordpress.com/2017/05/20/lhorreur-de-la-chasse-aux-sorcieres-demeure-omnipresente-dans-la-

    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/05/image_texte-jinhat.jpg?w=700 Samedi soir le 13 mai, au SFU Harbour Center de Vancouver, l’historienne féministe et fondatrice des Archives d’histoires supprimées, Max Dashu, a livré une puissante présentation sur les chasses aux sorcières qui ont balayé l’Europe au Moyen-âge, en exposant la raison d’être, les méthodes et les résultats de cette période de féminicide religieux et laïque. Bien qu’il soit tentant de considérer ce long spasme de misogynie meurtrière comme un incident historique isolé qui ne pourrait jamais survenir de nouveau, cela équivaudrait à ignorer que notre oppression continue à être ancrée dans le contrôle patriarcal des corps féminins. Cela passerait également sous silence les motifs de chasse aux sorcières qui résonnent encore tel un écho dans le mouvement de ressac aujourd’hui opposé à un féminisme centré sur les femmes.

    Max Dashu a méthodiquement guidé son auditoire à travers des siècles d’histoire européenne, alors que des milliers de femmes ont été torturées et brûlées comme sorcières, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne. Elle a parlé de villages où des massacres avaient éliminé toutes les femmes sauf deux. Les victimes comprenaient des guérisseuses, des adultères, des femmes qui avaient leur franc-parler ou des talents extraordinaires, et des femmes qui avaient simplement élevé la main pour se protéger quand des hommes les battaient. Toute femme qui défiait les attentes patriarcales devenait une cible de féminicide.

    Le contexte sexué de la chasse aux sorcières est impossible à ignorer. Des jurys entièrement composés d’hommes décidaient quelles femmes allaient vivre et quelles femmes allaient mourir. Les femmes étaient enchaînées dans des positions qui tordaient leur corps dans des positions facilitant l’accès à leurs organes sexuels. Elles étaient systématiquement violées avant d’être immolées. Leurs tortionnaires utilisaient des outils spécialement conçus pour leur enlever les seins, brûler la vulve et déchirer le vagin. Ces horribles atrocités visaient à contrôler et éradiquer spécifiquement les corps féminins, et le fait que cette lecture soit aujourd’hui qualifiée de controversée démontre combien de femmes ont oublié, ou n’ont jamais appris, les leçons de l’hystoire (herstory).

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/05/15/horror-witch-hunts-remains-ever-present-modern-culture

    #gynocide #violences_masculines #histoire

    https://seenthis.net/messages/600151 via Tradfem


  • #Louise_Pennington : Le féminisme radical et l’accusation d’essentialisme.
    http://tradfem.wordpress.com/2017/05/09/louise-pennington-le-feminisme-radical-et-laccusation-dessentiali

    La critique la plus courante adressée à la théorie féministe radicale veut que nous soyons « essentialistes » parce que nous croyons que l’oppression des femmes, en tant que classe, se fonde sur les réalités biologiques de nos corps. L’hypothèse selon laquelle les féministes radicales seraient essentialistes est basée sur une incompréhension de la théorie féministe radicale, issue de la définition du mot « radicale » lui-même. Le terme « radicale » désigne la racine ou l’origine. Notre féminisme est radical dans la mesure où il situe la racine de l’oppression des femmes dans les réalités biologiques de nos corps (le sexe) et vise à libérer les femmes en éradiquant les structures sociales, les pratiques culturelles et les lois basées sur l’infériorité des femmes aux hommes. Le féminisme radical conteste toutes les relations de pouvoir qui existent dans le patriarcat, y compris le capitalisme, l’impérialisme, le racisme, l’oppression de classe, l’homophobie et même l’institution de la mode et de la beauté.

    Les féministes radicales ne croient pas en l’existence de caractéristiques qui soient exclusivement masculines ou exclusivement féminines. Les femmes ne sont pas naturellement plus nourrissantes que les hommes, et eux ne sont pas meilleurs en mathématiques. Le genre n’est pas fonction de notre biologie. C’est une construction sociale créée pour maintenir des hiérarchies de pouvoir inégal. L’amalgame entre le sexe et le genre est un autre malentendu commun au sujet de la théorie féministe radicale. Le sexe est la réalité de votre corps sans qu’y soient liées des caractéristiques négatives ou positives. Le genre est une construction sociale qui privilégie les hommes/la masculinité en regard des femmes/de la féminité. Le féminisme radical est accusé d’essentialisme parce que nous reconnaissons ces hiérarchies de pouvoir et cherchons à les détruire. Nous ne croyons pas, comme on le suggère souvent, que ces hiérarchies sont naturelles. Il faut voir là une tactique de censure à notre égard.

    L’oppression des femmes en tant que classe repose sur deux construits reliés : la capacité de reproduction et la capacité sexuelle. Le genre est créé pour accorder aux hommes le contrôle du travail reproductif et sexuel des femmes pour que les hommes puissent profiter de ce travail, qu’il soit effectué à la maison, dans les espaces publics ou via la procréation et l’éducation des enfants. Ou, pour reprendre les mots de Gerda Lerner dans The Creation of Patriarchy (Oxford University Press, 1986), la marchandisation des capacités sexuelles et reproductives des femmes est ce qui a fondé la création de la propriété privée et d’une société de classes. Sans la matière première exploitée du travail des femmes, on n’assisterait pas à la hiérarchie inégale de pouvoir entre les hommes et les femmes qui s’est avérée fondamentale à la création et au maintien du patriarcat capitaliste.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://elegantgatheringofwhitesnows.com/?p=2895
    Autrice, militante, analyste médiatique et éditrice, Louise Pennington tient un blogue au http://elegantgatheringofwhitesnows.com et collabore à http://everydayvictimblaming.com
    #féminisme_radical #essentialisme #reproduction #exploitation #violences_masculines

    https://seenthis.net/messages/596906 via Tradfem


  • #Philippa_Willitts : Personne n’a fondamentalement « droit » à des rapports sexuels, même pas les personnes handicapées
    http://tradfem.wordpress.com/2017/05/07/philippa-willitts-personne-na-fondamentalement-%E2%80%89droit%E2%

    Les débats concernant l’industrie du sexe ne sont jamais très éloignés de la vigilance d’une féministe, et un des arguments qui retient toujours mon attention veut que la prostitution doive être légalisée, car, sans des « travailleuses du sexe », ces pauvres, misérables personnes handicapées n’auraient jamais de rapports sexuels.

    Des gens n’ayant jamais manifesté le moindre intérêt pour faire campagne contre la réduction des prestations d’invalidité ou pour l’accessibilité des locaux se montrent soudain préoccupés par notre « droit » à des rapports sexuels ? C’est malhonnête, et cette rhétorique cache un préjugé validiste pas très subtil.

    La présupposition que personne ne voudrait jamais avoir par choix personnel des rapports sexuels avec une personne handicapée est non seulement inexacte mais offensante. Une vision infantilisée des personnes handicapées contribue aussi à l’idée qu’avoir des rapports sexuels avec l’un ou l’une d’entre nous est mal ou bizarre, ajoutant au stigmate et aux préjugés qui limitent nos vies.

    Dans l’environnement médiatique actuel, nous sommes déjà dépeint/e/s comme des profiteurs/ses paresseux/ses. Dans les films, nous sommes les courageuses sources d’inspiration qui existent pour motiver les autres à l’action en les culpabilisant à la pensée du caractère affreux de nos vies. Et dans le domaine médical, c’est nous-mêmes qui sommes le problème, avec nos corps et nos esprits bancals nécessitant des traitements onéreux que la sécurité sociale peut être réticente à nous rembourser.

    Donc ce n’est pas une surprise si les personnes non handicapées ne savent quoi penser de nous. Si elles en pincent pour une personne handicapée, des questions à savoir si cette personne se briserait pendant un rapport sexuel (indice : communiquez), ou si le rapport sexuel leur fait mal (indice : communiquez), entre autres dilemmes, peuvent créer des obstacles que beaucoup de personnes perçoivent comme trop difficiles à affronter. En effet, quelque 70 % des Britanniques « n’envisageraient pas » d’avoir de rapports sexuels avec une personne handicapée, d’après un sondage de l’Observer. http://tradfem.files.wordpress.com/2017/05/6fb020b78ead358bd6c2021ee89fd16875fb4d44.jpg

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2014/04/23/nobodys-entitled-to-sex-including-disabled-people/channel=f2c2e22a36aac24&origin=http://www.feministcurrent.com:80

    Philippa Willitts est une écrivaine indépendante féministe et handicapée, qui vit à Sheffield. Elle a écrit pour The Guardian, The Independent, The New Statesman et les sites d’actualités de Channel 4, et fait partie de la collective du blogue The F-Word. Suivez-la sur le réseau Twitter à @PhilippaWrites.
    #prostitution #handicap #assistante_sexuelle

    https://seenthis.net/messages/596308 via Tradfem


  • #Pilar_Aguilar : L’argumentaire en faveur de la prostitution et ses conclusions “logiques”
    http://tradfem.wordpress.com/2017/04/24/largumentaire-en-faveur-de-la-prostitution-et-ses-conclusions-log

    Ceux qui sont en faveur de la légalisation de la prostitution ont un argumentaire très répétitif. Il est divertissant d’égrainer les douze points principaux de leur prêche et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    1. Ils disent que si nous ne sommes pas des prostituées, nous ne pouvons pas donner notre avis ni sur la prostitution, ni sur les femmes prostituées. Conclusion : de même, seul-e-s celles et ceux qui peignent peuvent parler des peintres ou de la peinture ; il n’y a que les fonctionnaires qui peuvent donner leur opinion sur elles et eux-mêmes et sur la fonction qu’ils remplissent. Et ainsi de suite non ?

    2. Ils disent que celles qui s’opposent à la prostitution sont des blanches et des bourgeoises. Je suis surprise de constater qu’il ont un fichier complet de nous toutes -avec photos et déclaration de revenus inclues, bien sûr-. Mais supposons qu’ils l’ait et allons aux conclusions : donc, celles qui ne sont pas des femmes blanches bourgeoises soutiennent la prostitution ? Autrement dit, tous les hommes de la planète, plus toutes les femmes asiatiques, amérindiennes, noires, etc… plus les blanches non bourgeoises… Mon dieu, nous sommes « quatre pelées » perdues au milieu d’un océan de 7,4 millards de personnes qui peuplent la terre ! Ce n’est vraiment pas la peine de nous affronter.

    3. Ils disent que nous sommes antisexe. Conclusion : le sexe ce n’est pas du désir et du plaisir partagés. Le sexe consisterait à ce qu’un type que tu ne désires pas te fourre ses parties génitales là où il veut et qu’il utilise ton corps pour son plaisir.

    4. Ils disent que nous sommes prudes et conservatrices. Conclusion : (...)
    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/04/imagen-1_pilar-prostituciocc81n.jpg?w=460&h=260&crop=1

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.tribunafeminista.org/2017/03/argumentario-a-favor-de-la-prostitucion-y-conclusiones-logicas

    Pilar Aguilar est une analyste de fiction audiovisuelle et une critique de cinéma, licenciée en Sciences Cinématographiques et Audiovisuelles à l’Université Paris-Diderot. Vous pouvez consulter son blog de cinéma : http://pilaraguilarcine.blogspot.com.es
    #prostitution #abolitionnisme #travail_du_sexe

    https://seenthis.net/messages/593010 via Tradfem


  • #Raquel_Rosario_Sanchez : L’essai de récupération de Chimamanda Ngozi Adichie par la Troisième vague est tout sauf intersectionnel
    http://tradfem.wordpress.com/2017/03/21/lessai-de-recuperation-de-chimamanda-ngozi-adichie-par-la-troisie

    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/03/photo-chimamanda_fc.jpg?w=700 « Comment a-t-elle pu dire pareille chose ?! » Chaque réaction de ce genre exprimée à propos des remarques récentes de Chimamanda Ngozi Adichie sur les transfemmes (transwomen) véhiculait le message que les gens étaient non seulement indignés par la romancière nigériane et féministe, mais également déçus par elle. Dans le Los Angeles Times, Michael Schaub a écrit qu’elle avait « irrité » la communauté transgenre. Paper Magazine a expliqué que « les gens ne réagissent pas bien » à ses commentaires. Dans The Root, Raquel Willis a déclaré qu’Adichie avait « manipulé (gaslighted) » les personnes transgenres pour finalement « les dépouiller de leur condition féminine (womanhood) ». Le blogue Unapologetic Feminism a dit des commentaires d’Adichie qu’ils révélaient son « manque de raffinement » comme théoricienne. (Le problème ne pouvait pas être qu’elle avait une opinion valable, quoique différente, sur la condition féminine : il fallait qu’elle soit confuse ou stupide.)

    La plupart des tribuns qui ont dénoncé les commentaires d’Adichie ont fait preuve de malhonnêteté dans leur portrait du conflit, reproduisant presque exclusivement les opinions défavorables à son égard. En excluant le soutien et la solidarité remarquables qu’Adichie a reçus de nombreux hommes et femmes, son opinion a été présentée comme une aberration (et donc plus condamnable) et plus isolée qu’elle ne l’est en réalité.

    Et qu’est-ce qu’une écrivaine féministe renommée a dit pour provoquer une telle indignation (alléguée) ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/03/20/third-waves-tokenization-chimamanda-ngozi-adichie-anything-intersec

    Raquel Rosario Sanchez est une activiste et défenderesse des droits, originaire de la République dominicaine. Son travail porte sur la violence envers les femmes et les filles, la traite des personnes et l’abolition de la peine de mort. Elle poursuit en Oregon un diplôme de master en Études sur les femmes, le genre et la sexualité.

    #Chimamanda_Ngozi_Adichie #transfemme #féminisme_intersectionnalité #féminisme_blanc #Kimberlé_Crenshaw

    https://seenthis.net/messages/580713 via Tradfem


  • #Meghan_Murphy : À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, rappelons-nous du véritable sujet du féminisme : les femmes
    http://tradfem.wordpress.com/2017/03/09/a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-droits-des-femmes-ra

    Des gens nous répètent constamment que le féminisme est pour tout le monde. Ce « féminisme » n’a rien d’inquiétant – tout ce qu’il signifie est « l’égalité ». Mais ces gens ont tort. Le féminisme n’est pas à propos de tout le monde, et peut-être que celles et ceux qui sont effrayés par ce mot ont raison de l’être. Le féminisme est à propos des femmes. Et si vous n’aimez pas cela, vous n’allez probablement pas aimer beaucoup le féminisme.

    La semaine dernière, les médias ont publié des allégations voulant que le « féministe masculin » Jamie Kilstein se soit comporté de manière prédatrice et violente à l’égard de femmes. Ce comédien et (maintenant ex) coanimateur de Citizen Radio, un populaire podcast engagé, a longtemps été accueilli par des féministes libérales américaines qui présentaient Kilstein comme exemple d’un véritable « féministe masculin ». Dans la revue Mic, Lauren Rankin écrit : « Les comédiens féministes masculins comme Jamie Kilstein et John Knefel contribuent à rendre le féminisme accessible et cool pour les jeunes hommes qui risquent de ne pas pouvoir le comprendre autrement. Les alliés féministes masculins peuvent rejoindre les hommes plus jeunes d’une manière dont les femmes sont sans doute incapables. »

    Même si je crois bel et bien que les hommes doivent remettre en question leurs confrères et les détourner de choses comme la virilité et la violence masculine, la préoccupation principale de Rankin, constamment répétée par d’autres voix libérales, me semble inquiétante. Elle se résume à « Comment faire pour aller chercher plus d’alliés féministes masculins ? »

    C’est une question étrange.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://i-d.vice.com/en_gb/article/on-international-womens-day-lets-remember-what-feminism-is-really-about-wo

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité.

    Meghan a commencé sa carrière radiophonique en 2007, dans une caravane installée au milieu d’un champ de moutons. Son émission s’appelait « The F Word » et était diffusée à partir d’une toute petite île au large des côtes de la Colombie-Britannique. Elle a pleinement profité de la liberté que lui laissait cette radio pirate : buvant de la bière à l’antenne, lisant des passages d’Andrea Dworkin, et passant du Biggie Smalls. Elle est revenue à Vancouver, où elle a rejoint l’émission de radio nommée, coïncidence, elle aussi « The F Word », qu’elle a produite et animée jusqu’en 2012.
    #feminist_current #journée_internationale_de_luttes_pour_les_droits_des_femmes #violences_masculines #féminisme_inclusif #Andrea_Dworkin

    https://seenthis.net/messages/576934 via Tradfem


  • URGENT : Lettre ouverte aux organisatrices de la Marche des femmes de Washington
    (Rendez-vous au https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefMucHo8ieWCb7qd4TIyhkaoGEXEH-khT7sm3D-86jZHXm2w/viewform pour y souscrire personnellement.)

    Nous, soussignées, sommes des survivantes de l’industrie du sexe de nombreux pays, y compris les États-Unis. Nous sommes des leaders, des activistes et des représentantes de survivantes. Beaucoup d’entre nous sont des pourvoyeuses de services directs, travaillant sur le terrain de cet enjeu pour aider des gens à survivre à l’industrie du sexe et pour les soutenir dans leurs efforts difficiles de quitter l’industrie au cas où elles et ils sont prêts à le faire.

    Nos expériences collectives de vie nous ont appris que l’industrie du sexe est une arène où les femmes sont considérées comme des biens non humains et utilisées et échangées en conséquence. Tout ce à quoi nous avons personnellement assisté, y compris dans les vies des adultes et des jeunes que nous servons, nous a révélé que la majorité des personnes aux prises avec l’industrie du sexe sont des femmes et surtout des de couleur, pauvres, désavantagées au plan éducatif et presque toujours issues des catégories sociales les plus marginalisées.

    La Marche des Femmes et ses partisanes et partisans sont frauduleusement amenées à écouter la minorité de personnes qui témoignent d’expériences neutres dans l’industrie du sexe ; ils sont incités à croire que se dire « pro-travail du sexe » est une approche respectueuse des droits humains. En fait, cette approche ne se fonde pas sur les droits de la personne : elle perpétue plutôt le statu quo de femmes traitées comme des marchandises, c’est-à-dire comme propriété des hommes. C’est une position totalement antiféministe.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefMucHo8ieWCb7qd4TIyhkaoGEXEH-khT7sm3D-86jZHXm2w/viewform

    #marche_des_femmes_de Washington #survivantes #prostitution

    https://seenthis.net/messages/562810 via Tradfem


  • #ERNESTO_AGUILAR : Un nouveau livre, The End of Patriarchy : Radical Feminism for Men , force les progressistes et la gauche à rendre des comptes aux femmes
    http://tradfem.wordpress.com/2017/01/06/un-nouveau-livre-the-end-of-patriarchy-radical-feminism-for-men-f

    Aujourd’hui éloignées dans le rétroviseur, les années (de Bill) Clinton ressemblent à un tournant pour la stratégie contemporaine des mouvements sociaux. À partir de cette génération de jeunes, la politique progressiste a été reformulée pour sembler plus « inclusive », sans toutefois résoudre certaines contradictions, au milieu d’une succession de pertes subies par la Maison Blanche. Cela a fonctionné, mais peut-être trop bien. Le pays conclut aujourd’hui huit ans d’une première présidence afro-américaine, avec une politique d’évitement des enjeux raciaux et de lourdes interventions militaires à l’étranger aussi bien que de déportations au pays. Et, comme le fait remarquer Jodi Dean dans The Communist Horizon, des idées comme la diversité et le dialogue font maintenant partie de la culture d’entreprise internationale. C’est un changement. Est-ce une victoire ? Le verdict à ce titre demeure ambigu.

    Il est impossible de lire le livre de #Robert_Jensen, The End of Patriarchy , sans tenir compte de cette incohérence politique. Désireux de présenter le féminisme radical aux hommes et au mouvement progressiste plus large, qui y sont souvent opposés (comme d’ailleurs le mouvement féministe général et les études de genre), Jensen rame à contre-courant d’une tendance vieille de 30 ans. En effet, dans son aspiration à simplifier à l’extrême son message, la politique de gauche, qu’elle soit modérée ou orthodoxe, a rejeté le féminisme radical au profit de toutes sortes de concepts à la mode et de postures affichées sur des médiaux sociaux comme Tumblr, pour faire aujourd’hui des choix individuels l’enjeu primordial. Néanmoins, Jensen, en progressiste de longue date dont les vues sur la justice raciale et de genre lui ont mis à dos une foule de gens, allant des anarchistes à l’extrême-droite, continue de soulever des questions complexes auxquelles le gauchisme n’a pas de réponse claire, même une génération et demie après les années Clinton.

    Une partie de l’inconsistance du libéralisme a sans doute été d’assujettir les notions naissantes de choix et d’identité à un libertarisme radical qui s’avère subjectif à l’extrême, voire destructeur. http://tradfem.files.wordpress.com/2017/01/cover-end-of-patriarchy.jpg?w=247&h=385

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/01/02/end-patriarchy-radical-feminism-men-forces-liberals-left-towards-ac

    L’auteur de cette recension, Ernesto Aguilar, est écrivain et producteur de médias communautaires .
    #Gauche #féminisme_radical #proféministe #libéralisme

    https://seenthis.net/messages/558324 via Tradfem


  • #Julie_Bindel : Les hommes doivent être exclus du féminisme pour empêcher celui-ci de ne pas être qu’à propos d’eux.

    http://tradfem.wordpress.com/2016/12/17/les-hommes-doivent-etre-exclus-du-feminisme-pour-empecher-celui-c

    http://tradfem.files.wordpress.com/2016/12/bindel-smiling.jpg Ces dernières années, on a vu s’imposer graduellement les cris du genre « Il nous faut plus d’hommes dans le féminisme » ou « nous devons inclure les hommes ». Pour contrer les accusations de misandrie que des féministes comme moi doivent constamment subir, les féministes « fun » se fendent en quatre pour assurer les hommes que le féminisme échouera sans leur intervention. Mais le principe même du mouvement de libération des femmes est qu’il défie et cherche à renverser la domination masculine et à libérer les femmes des chaînes du patriarcat. Il va sans dire que la plupart des hommes vont s’objecter à cela. Nous voulons supprimer le privilège qui leur est accordé à la naissance. Le féminisme est une menace pour les hommes, et c’est tout à fait normal.

    Les mots-clics comme #HeForShe, et les bouquins de féminisme libéral comme Hot Feminist ont non seulement rien fait d’utile, mais ont en fait entravé le progrès vers l’égalité.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.newsweek.com/why-men-must-be-excluded-feminism-stop-it-becoming-all-about-them-504298

    Julie Bindel est journaliste, écrivaine, chroniqueuse électronique et chercheuse, et elle écrit régulièrement pour les journaux The Guardian, The New Statesman, The Sunday Telegraph et le magazine Standpoint. Elle est également chercheuse invitée à l’Université Lincoln.

    #Féminisme #HeForShe #mixité #violence_masculine #féminisme_inclusif #université #genre

    https://seenthis.net/messages/552800 via Tradfem