#tradfem

  • #Jindi_Mehat : L’horreur de la chasse aux sorcières demeure omniprésente dans la culture moderne.
    http://tradfem.wordpress.com/2017/05/20/lhorreur-de-la-chasse-aux-sorcieres-demeure-omnipresente-dans-la-

    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/05/image_texte-jinhat.jpg?w=700 Samedi soir le 13 mai, au SFU Harbour Center de Vancouver, l’historienne féministe et fondatrice des Archives d’histoires supprimées, Max Dashu, a livré une puissante présentation sur les chasses aux sorcières qui ont balayé l’Europe au Moyen-âge, en exposant la raison d’être, les méthodes et les résultats de cette période de féminicide religieux et laïque. Bien qu’il soit tentant de considérer ce long spasme de misogynie meurtrière comme un incident historique isolé qui ne pourrait jamais survenir de nouveau, cela équivaudrait à ignorer que notre oppression continue à être ancrée dans le contrôle patriarcal des corps féminins. Cela passerait également sous silence les motifs de chasse aux sorcières qui résonnent encore tel un écho dans le mouvement de ressac aujourd’hui opposé à un féminisme centré sur les femmes.

    Max Dashu a méthodiquement guidé son auditoire à travers des siècles d’histoire européenne, alors que des milliers de femmes ont été torturées et brûlées comme sorcières, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne. Elle a parlé de villages où des massacres avaient éliminé toutes les femmes sauf deux. Les victimes comprenaient des guérisseuses, des adultères, des femmes qui avaient leur franc-parler ou des talents extraordinaires, et des femmes qui avaient simplement élevé la main pour se protéger quand des hommes les battaient. Toute femme qui défiait les attentes patriarcales devenait une cible de féminicide.

    Le contexte sexué de la chasse aux sorcières est impossible à ignorer. Des jurys entièrement composés d’hommes décidaient quelles femmes allaient vivre et quelles femmes allaient mourir. Les femmes étaient enchaînées dans des positions qui tordaient leur corps dans des positions facilitant l’accès à leurs organes sexuels. Elles étaient systématiquement violées avant d’être immolées. Leurs tortionnaires utilisaient des outils spécialement conçus pour leur enlever les seins, brûler la vulve et déchirer le vagin. Ces horribles atrocités visaient à contrôler et éradiquer spécifiquement les corps féminins, et le fait que cette lecture soit aujourd’hui qualifiée de controversée démontre combien de femmes ont oublié, ou n’ont jamais appris, les leçons de l’hystoire (herstory).

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/05/15/horror-witch-hunts-remains-ever-present-modern-culture

    #gynocide #violences_masculines #histoire

    https://seenthis.net/messages/600151 via Tradfem


  • #Louise_Pennington : Le féminisme radical et l’accusation d’essentialisme.
    http://tradfem.wordpress.com/2017/05/09/louise-pennington-le-feminisme-radical-et-laccusation-dessentiali

    La critique la plus courante adressée à la théorie féministe radicale veut que nous soyons « essentialistes » parce que nous croyons que l’oppression des femmes, en tant que classe, se fonde sur les réalités biologiques de nos corps. L’hypothèse selon laquelle les féministes radicales seraient essentialistes est basée sur une incompréhension de la théorie féministe radicale, issue de la définition du mot « radicale » lui-même. Le terme « radicale » désigne la racine ou l’origine. Notre féminisme est radical dans la mesure où il situe la racine de l’oppression des femmes dans les réalités biologiques de nos corps (le sexe) et vise à libérer les femmes en éradiquant les structures sociales, les pratiques culturelles et les lois basées sur l’infériorité des femmes aux hommes. Le féminisme radical conteste toutes les relations de pouvoir qui existent dans le patriarcat, y compris le capitalisme, l’impérialisme, le racisme, l’oppression de classe, l’homophobie et même l’institution de la mode et de la beauté.

    Les féministes radicales ne croient pas en l’existence de caractéristiques qui soient exclusivement masculines ou exclusivement féminines. Les femmes ne sont pas naturellement plus nourrissantes que les hommes, et eux ne sont pas meilleurs en mathématiques. Le genre n’est pas fonction de notre biologie. C’est une construction sociale créée pour maintenir des hiérarchies de pouvoir inégal. L’amalgame entre le sexe et le genre est un autre malentendu commun au sujet de la théorie féministe radicale. Le sexe est la réalité de votre corps sans qu’y soient liées des caractéristiques négatives ou positives. Le genre est une construction sociale qui privilégie les hommes/la masculinité en regard des femmes/de la féminité. Le féminisme radical est accusé d’essentialisme parce que nous reconnaissons ces hiérarchies de pouvoir et cherchons à les détruire. Nous ne croyons pas, comme on le suggère souvent, que ces hiérarchies sont naturelles. Il faut voir là une tactique de censure à notre égard.

    L’oppression des femmes en tant que classe repose sur deux construits reliés : la capacité de reproduction et la capacité sexuelle. Le genre est créé pour accorder aux hommes le contrôle du travail reproductif et sexuel des femmes pour que les hommes puissent profiter de ce travail, qu’il soit effectué à la maison, dans les espaces publics ou via la procréation et l’éducation des enfants. Ou, pour reprendre les mots de Gerda Lerner dans The Creation of Patriarchy (Oxford University Press, 1986), la marchandisation des capacités sexuelles et reproductives des femmes est ce qui a fondé la création de la propriété privée et d’une société de classes. Sans la matière première exploitée du travail des femmes, on n’assisterait pas à la hiérarchie inégale de pouvoir entre les hommes et les femmes qui s’est avérée fondamentale à la création et au maintien du patriarcat capitaliste.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://elegantgatheringofwhitesnows.com/?p=2895
    Autrice, militante, analyste médiatique et éditrice, Louise Pennington tient un blogue au http://elegantgatheringofwhitesnows.com et collabore à http://everydayvictimblaming.com
    #féminisme_radical #essentialisme #reproduction #exploitation #violences_masculines

    https://seenthis.net/messages/596906 via Tradfem


  • #Philippa_Willitts : Personne n’a fondamentalement « droit » à des rapports sexuels, même pas les personnes handicapées
    http://tradfem.wordpress.com/2017/05/07/philippa-willitts-personne-na-fondamentalement-%E2%80%89droit%E2%

    Les débats concernant l’industrie du sexe ne sont jamais très éloignés de la vigilance d’une féministe, et un des arguments qui retient toujours mon attention veut que la prostitution doive être légalisée, car, sans des « travailleuses du sexe », ces pauvres, misérables personnes handicapées n’auraient jamais de rapports sexuels.

    Des gens n’ayant jamais manifesté le moindre intérêt pour faire campagne contre la réduction des prestations d’invalidité ou pour l’accessibilité des locaux se montrent soudain préoccupés par notre « droit » à des rapports sexuels ? C’est malhonnête, et cette rhétorique cache un préjugé validiste pas très subtil.

    La présupposition que personne ne voudrait jamais avoir par choix personnel des rapports sexuels avec une personne handicapée est non seulement inexacte mais offensante. Une vision infantilisée des personnes handicapées contribue aussi à l’idée qu’avoir des rapports sexuels avec l’un ou l’une d’entre nous est mal ou bizarre, ajoutant au stigmate et aux préjugés qui limitent nos vies.

    Dans l’environnement médiatique actuel, nous sommes déjà dépeint/e/s comme des profiteurs/ses paresseux/ses. Dans les films, nous sommes les courageuses sources d’inspiration qui existent pour motiver les autres à l’action en les culpabilisant à la pensée du caractère affreux de nos vies. Et dans le domaine médical, c’est nous-mêmes qui sommes le problème, avec nos corps et nos esprits bancals nécessitant des traitements onéreux que la sécurité sociale peut être réticente à nous rembourser.

    Donc ce n’est pas une surprise si les personnes non handicapées ne savent quoi penser de nous. Si elles en pincent pour une personne handicapée, des questions à savoir si cette personne se briserait pendant un rapport sexuel (indice : communiquez), ou si le rapport sexuel leur fait mal (indice : communiquez), entre autres dilemmes, peuvent créer des obstacles que beaucoup de personnes perçoivent comme trop difficiles à affronter. En effet, quelque 70 % des Britanniques « n’envisageraient pas » d’avoir de rapports sexuels avec une personne handicapée, d’après un sondage de l’Observer. http://tradfem.files.wordpress.com/2017/05/6fb020b78ead358bd6c2021ee89fd16875fb4d44.jpg

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2014/04/23/nobodys-entitled-to-sex-including-disabled-people/channel=f2c2e22a36aac24&origin=http://www.feministcurrent.com:80

    Philippa Willitts est une écrivaine indépendante féministe et handicapée, qui vit à Sheffield. Elle a écrit pour The Guardian, The Independent, The New Statesman et les sites d’actualités de Channel 4, et fait partie de la collective du blogue The F-Word. Suivez-la sur le réseau Twitter à @PhilippaWrites.
    #prostitution #handicap #assistante_sexuelle

    https://seenthis.net/messages/596308 via Tradfem


  • #Pilar_Aguilar : L’argumentaire en faveur de la prostitution et ses conclusions “logiques”
    http://tradfem.wordpress.com/2017/04/24/largumentaire-en-faveur-de-la-prostitution-et-ses-conclusions-log

    Ceux qui sont en faveur de la légalisation de la prostitution ont un argumentaire très répétitif. Il est divertissant d’égrainer les douze points principaux de leur prêche et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    1. Ils disent que si nous ne sommes pas des prostituées, nous ne pouvons pas donner notre avis ni sur la prostitution, ni sur les femmes prostituées. Conclusion : de même, seul-e-s celles et ceux qui peignent peuvent parler des peintres ou de la peinture ; il n’y a que les fonctionnaires qui peuvent donner leur opinion sur elles et eux-mêmes et sur la fonction qu’ils remplissent. Et ainsi de suite non ?

    2. Ils disent que celles qui s’opposent à la prostitution sont des blanches et des bourgeoises. Je suis surprise de constater qu’il ont un fichier complet de nous toutes -avec photos et déclaration de revenus inclues, bien sûr-. Mais supposons qu’ils l’ait et allons aux conclusions : donc, celles qui ne sont pas des femmes blanches bourgeoises soutiennent la prostitution ? Autrement dit, tous les hommes de la planète, plus toutes les femmes asiatiques, amérindiennes, noires, etc… plus les blanches non bourgeoises… Mon dieu, nous sommes « quatre pelées » perdues au milieu d’un océan de 7,4 millards de personnes qui peuplent la terre ! Ce n’est vraiment pas la peine de nous affronter.

    3. Ils disent que nous sommes antisexe. Conclusion : le sexe ce n’est pas du désir et du plaisir partagés. Le sexe consisterait à ce qu’un type que tu ne désires pas te fourre ses parties génitales là où il veut et qu’il utilise ton corps pour son plaisir.

    4. Ils disent que nous sommes prudes et conservatrices. Conclusion : (...)
    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/04/imagen-1_pilar-prostituciocc81n.jpg?w=460&h=260&crop=1

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.tribunafeminista.org/2017/03/argumentario-a-favor-de-la-prostitucion-y-conclusiones-logicas

    Pilar Aguilar est une analyste de fiction audiovisuelle et une critique de cinéma, licenciée en Sciences Cinématographiques et Audiovisuelles à l’Université Paris-Diderot. Vous pouvez consulter son blog de cinéma : http://pilaraguilarcine.blogspot.com.es
    #prostitution #abolitionnisme #travail_du_sexe

    https://seenthis.net/messages/593010 via Tradfem


  • #Raquel_Rosario_Sanchez : L’essai de récupération de Chimamanda Ngozi Adichie par la Troisième vague est tout sauf intersectionnel
    http://tradfem.wordpress.com/2017/03/21/lessai-de-recuperation-de-chimamanda-ngozi-adichie-par-la-troisie

    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/03/photo-chimamanda_fc.jpg?w=700 « Comment a-t-elle pu dire pareille chose ?! » Chaque réaction de ce genre exprimée à propos des remarques récentes de Chimamanda Ngozi Adichie sur les transfemmes (transwomen) véhiculait le message que les gens étaient non seulement indignés par la romancière nigériane et féministe, mais également déçus par elle. Dans le Los Angeles Times, Michael Schaub a écrit qu’elle avait « irrité » la communauté transgenre. Paper Magazine a expliqué que « les gens ne réagissent pas bien » à ses commentaires. Dans The Root, Raquel Willis a déclaré qu’Adichie avait « manipulé (gaslighted) » les personnes transgenres pour finalement « les dépouiller de leur condition féminine (womanhood) ». Le blogue Unapologetic Feminism a dit des commentaires d’Adichie qu’ils révélaient son « manque de raffinement » comme théoricienne. (Le problème ne pouvait pas être qu’elle avait une opinion valable, quoique différente, sur la condition féminine : il fallait qu’elle soit confuse ou stupide.)

    La plupart des tribuns qui ont dénoncé les commentaires d’Adichie ont fait preuve de malhonnêteté dans leur portrait du conflit, reproduisant presque exclusivement les opinions défavorables à son égard. En excluant le soutien et la solidarité remarquables qu’Adichie a reçus de nombreux hommes et femmes, son opinion a été présentée comme une aberration (et donc plus condamnable) et plus isolée qu’elle ne l’est en réalité.

    Et qu’est-ce qu’une écrivaine féministe renommée a dit pour provoquer une telle indignation (alléguée) ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/03/20/third-waves-tokenization-chimamanda-ngozi-adichie-anything-intersec

    Raquel Rosario Sanchez est une activiste et défenderesse des droits, originaire de la République dominicaine. Son travail porte sur la violence envers les femmes et les filles, la traite des personnes et l’abolition de la peine de mort. Elle poursuit en Oregon un diplôme de master en Études sur les femmes, le genre et la sexualité.

    #Chimamanda_Ngozi_Adichie #transfemme #féminisme_intersectionnalité #féminisme_blanc #Kimberlé_Crenshaw

    https://seenthis.net/messages/580713 via Tradfem


  • #Meghan_Murphy : À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, rappelons-nous du véritable sujet du féminisme : les femmes
    http://tradfem.wordpress.com/2017/03/09/a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-droits-des-femmes-ra

    Des gens nous répètent constamment que le féminisme est pour tout le monde. Ce « féminisme » n’a rien d’inquiétant – tout ce qu’il signifie est « l’égalité ». Mais ces gens ont tort. Le féminisme n’est pas à propos de tout le monde, et peut-être que celles et ceux qui sont effrayés par ce mot ont raison de l’être. Le féminisme est à propos des femmes. Et si vous n’aimez pas cela, vous n’allez probablement pas aimer beaucoup le féminisme.

    La semaine dernière, les médias ont publié des allégations voulant que le « féministe masculin » Jamie Kilstein se soit comporté de manière prédatrice et violente à l’égard de femmes. Ce comédien et (maintenant ex) coanimateur de Citizen Radio, un populaire podcast engagé, a longtemps été accueilli par des féministes libérales américaines qui présentaient Kilstein comme exemple d’un véritable « féministe masculin ». Dans la revue Mic, Lauren Rankin écrit : « Les comédiens féministes masculins comme Jamie Kilstein et John Knefel contribuent à rendre le féminisme accessible et cool pour les jeunes hommes qui risquent de ne pas pouvoir le comprendre autrement. Les alliés féministes masculins peuvent rejoindre les hommes plus jeunes d’une manière dont les femmes sont sans doute incapables. »

    Même si je crois bel et bien que les hommes doivent remettre en question leurs confrères et les détourner de choses comme la virilité et la violence masculine, la préoccupation principale de Rankin, constamment répétée par d’autres voix libérales, me semble inquiétante. Elle se résume à « Comment faire pour aller chercher plus d’alliés féministes masculins ? »

    C’est une question étrange.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://i-d.vice.com/en_gb/article/on-international-womens-day-lets-remember-what-feminism-is-really-about-wo

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité.

    Meghan a commencé sa carrière radiophonique en 2007, dans une caravane installée au milieu d’un champ de moutons. Son émission s’appelait « The F Word » et était diffusée à partir d’une toute petite île au large des côtes de la Colombie-Britannique. Elle a pleinement profité de la liberté que lui laissait cette radio pirate : buvant de la bière à l’antenne, lisant des passages d’Andrea Dworkin, et passant du Biggie Smalls. Elle est revenue à Vancouver, où elle a rejoint l’émission de radio nommée, coïncidence, elle aussi « The F Word », qu’elle a produite et animée jusqu’en 2012.
    #feminist_current #journée_internationale_de_luttes_pour_les_droits_des_femmes #violences_masculines #féminisme_inclusif #Andrea_Dworkin

    https://seenthis.net/messages/576934 via Tradfem


  • URGENT : Lettre ouverte aux organisatrices de la Marche des femmes de Washington
    (Rendez-vous au https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefMucHo8ieWCb7qd4TIyhkaoGEXEH-khT7sm3D-86jZHXm2w/viewform pour y souscrire personnellement.)

    Nous, soussignées, sommes des survivantes de l’industrie du sexe de nombreux pays, y compris les États-Unis. Nous sommes des leaders, des activistes et des représentantes de survivantes. Beaucoup d’entre nous sont des pourvoyeuses de services directs, travaillant sur le terrain de cet enjeu pour aider des gens à survivre à l’industrie du sexe et pour les soutenir dans leurs efforts difficiles de quitter l’industrie au cas où elles et ils sont prêts à le faire.

    Nos expériences collectives de vie nous ont appris que l’industrie du sexe est une arène où les femmes sont considérées comme des biens non humains et utilisées et échangées en conséquence. Tout ce à quoi nous avons personnellement assisté, y compris dans les vies des adultes et des jeunes que nous servons, nous a révélé que la majorité des personnes aux prises avec l’industrie du sexe sont des femmes et surtout des de couleur, pauvres, désavantagées au plan éducatif et presque toujours issues des catégories sociales les plus marginalisées.

    La Marche des Femmes et ses partisanes et partisans sont frauduleusement amenées à écouter la minorité de personnes qui témoignent d’expériences neutres dans l’industrie du sexe ; ils sont incités à croire que se dire « pro-travail du sexe » est une approche respectueuse des droits humains. En fait, cette approche ne se fonde pas sur les droits de la personne : elle perpétue plutôt le statu quo de femmes traitées comme des marchandises, c’est-à-dire comme propriété des hommes. C’est une position totalement antiféministe.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefMucHo8ieWCb7qd4TIyhkaoGEXEH-khT7sm3D-86jZHXm2w/viewform

    #marche_des_femmes_de Washington #survivantes #prostitution

    https://seenthis.net/messages/562810 via Tradfem


  • #ERNESTO_AGUILAR : Un nouveau livre, The End of Patriarchy : Radical Feminism for Men , force les progressistes et la gauche à rendre des comptes aux femmes
    http://tradfem.wordpress.com/2017/01/06/un-nouveau-livre-the-end-of-patriarchy-radical-feminism-for-men-f

    Aujourd’hui éloignées dans le rétroviseur, les années (de Bill) Clinton ressemblent à un tournant pour la stratégie contemporaine des mouvements sociaux. À partir de cette génération de jeunes, la politique progressiste a été reformulée pour sembler plus « inclusive », sans toutefois résoudre certaines contradictions, au milieu d’une succession de pertes subies par la Maison Blanche. Cela a fonctionné, mais peut-être trop bien. Le pays conclut aujourd’hui huit ans d’une première présidence afro-américaine, avec une politique d’évitement des enjeux raciaux et de lourdes interventions militaires à l’étranger aussi bien que de déportations au pays. Et, comme le fait remarquer Jodi Dean dans The Communist Horizon, des idées comme la diversité et le dialogue font maintenant partie de la culture d’entreprise internationale. C’est un changement. Est-ce une victoire ? Le verdict à ce titre demeure ambigu.

    Il est impossible de lire le livre de #Robert_Jensen, The End of Patriarchy , sans tenir compte de cette incohérence politique. Désireux de présenter le féminisme radical aux hommes et au mouvement progressiste plus large, qui y sont souvent opposés (comme d’ailleurs le mouvement féministe général et les études de genre), Jensen rame à contre-courant d’une tendance vieille de 30 ans. En effet, dans son aspiration à simplifier à l’extrême son message, la politique de gauche, qu’elle soit modérée ou orthodoxe, a rejeté le féminisme radical au profit de toutes sortes de concepts à la mode et de postures affichées sur des médiaux sociaux comme Tumblr, pour faire aujourd’hui des choix individuels l’enjeu primordial. Néanmoins, Jensen, en progressiste de longue date dont les vues sur la justice raciale et de genre lui ont mis à dos une foule de gens, allant des anarchistes à l’extrême-droite, continue de soulever des questions complexes auxquelles le gauchisme n’a pas de réponse claire, même une génération et demie après les années Clinton.

    Une partie de l’inconsistance du libéralisme a sans doute été d’assujettir les notions naissantes de choix et d’identité à un libertarisme radical qui s’avère subjectif à l’extrême, voire destructeur. http://tradfem.files.wordpress.com/2017/01/cover-end-of-patriarchy.jpg?w=247&h=385

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/01/02/end-patriarchy-radical-feminism-men-forces-liberals-left-towards-ac

    L’auteur de cette recension, Ernesto Aguilar, est écrivain et producteur de médias communautaires .
    #Gauche #féminisme_radical #proféministe #libéralisme

    https://seenthis.net/messages/558324 via Tradfem


  • #Julie_Bindel : Les hommes doivent être exclus du féminisme pour empêcher celui-ci de ne pas être qu’à propos d’eux.

    http://tradfem.wordpress.com/2016/12/17/les-hommes-doivent-etre-exclus-du-feminisme-pour-empecher-celui-c

    http://tradfem.files.wordpress.com/2016/12/bindel-smiling.jpg Ces dernières années, on a vu s’imposer graduellement les cris du genre « Il nous faut plus d’hommes dans le féminisme » ou « nous devons inclure les hommes ». Pour contrer les accusations de misandrie que des féministes comme moi doivent constamment subir, les féministes « fun » se fendent en quatre pour assurer les hommes que le féminisme échouera sans leur intervention. Mais le principe même du mouvement de libération des femmes est qu’il défie et cherche à renverser la domination masculine et à libérer les femmes des chaînes du patriarcat. Il va sans dire que la plupart des hommes vont s’objecter à cela. Nous voulons supprimer le privilège qui leur est accordé à la naissance. Le féminisme est une menace pour les hommes, et c’est tout à fait normal.

    Les mots-clics comme #HeForShe, et les bouquins de féminisme libéral comme Hot Feminist ont non seulement rien fait d’utile, mais ont en fait entravé le progrès vers l’égalité.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.newsweek.com/why-men-must-be-excluded-feminism-stop-it-becoming-all-about-them-504298

    Julie Bindel est journaliste, écrivaine, chroniqueuse électronique et chercheuse, et elle écrit régulièrement pour les journaux The Guardian, The New Statesman, The Sunday Telegraph et le magazine Standpoint. Elle est également chercheuse invitée à l’Université Lincoln.

    #Féminisme #HeForShe #mixité #violence_masculine #féminisme_inclusif #université #genre

    https://seenthis.net/messages/552800 via Tradfem


  • #Rae_Story : La gentrification numérique de la prostitution.

    http://tradfem.wordpress.com/2016/07/12/rae-story-la-gentrification-numerique-de-la-prostitution

    http://tradfem.files.wordpress.com/2016/07/illutration-reportage.jpg En revenant six ou sept ans en arrière, je me souviens du moment où je me suis pour la première fois hasardée dans la prostitution « free-lance ». J’avais travaillé pendant plusieurs années dans de petits bordels et des services d’escorte locaux (ayant la plupart du temps évité les grands établissements des centres-ville, ouverts 24 heures sur 24) et j’étais devenue profondément insatisfaite du peu de contrôle que j’avais sur les prostitueurs que je voyais, sur le temps passé, et l’argent gagné. Les tarifs ridicules et la multiplication des clients étaient physiquement éreintants et complètement avilissants ; et, en plus de ces problèmes physiques, une maquerelle s’appropriait la moitié de mes recettes.

    La sphère mondiale du Web s’était manifestement imposée chez la plupart des gens depuis un bon moment, et les « escortes indépendantes » étaient déjà un élément fondamental dans ce paysage. J’admirais plutôt naïvement leurs sites personnalisés comme des boutiques haut de gamme, débordants d’images photoshoppées et de phrases aguicheuses. La plupart du temps, ces femmes exigeaient des prix plus élevés pour compléter leur présumé « statut d’élite » et utilisaient leurs sites Web pour étayer ces prétentions. À mesure que se popularisaient la création de sites personnels et l’accès à de bonnes photos peu coûteuses ou gratuites, on voyait de tels sites « d’élite » et de telles escortes « haut de gamme » surgir partout comme des taupes. J’ai fait pareil.

    Ce ne fut que lorsque la police fit fermer un établissement où j’avais travaillé durant environ deux ans que j’ai réalisé qu’il serait relativement facile pour moi de « faire cavalier seul ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2016/02/22/whoreburbia-gentrification-sex-work

    #Rae_Story #prostitution #médias #feminist_current

    https://seenthis.net/messages/508711 via Tradfem


  • #Cherry_Smiley : Quand Amnesty International endosse l’industrie du sexe, ce sont les femmes autochtones et de couleur qui paient la note.

    http://tradfem.wordpress.com/2016/07/01/quand-amnesty-international-endosse-lindustrie-du-sexe-ce-sont-le

    http://tradfem.files.wordpress.com/2016/07/cherry-smiley.jpg
    (...) Aujourd’hui, grâce au travail soutenu de femmes et d’hommes autochtones, de plus en plus de gens et d’organisations reconnaissent l’importance du territoire pour la survie, pour les cultures et le bien-être des peuples autochtones. Ils et elles ont constaté les nombreuses façons dont le colonialisme perturbe violemment ces liens. Lentement, les non-Autochtones commencent à comprendre le concept de « territoires non cédés » et à reconnaître l’exploitation des terres et des « ressources » qui ont été arrachées au soin que leur portent les populations autochtones.

    Les colonisateurs mâles étaient des voleurs qui ont pris ce qui ne leur appartenait pas, convaincus qu’ils y avaient droit. Mais cette prérogative ne s’est pas limitée à des terres : ces hommes ont décidé qu’ils avaient également droit aux corps des femmes et des filles autochtones. Des études effectuées par Melissa Farley, Jacqueline Lynne, et Ann Cotton ont révélé que les femmes et les filles autochtones au Canada ont d’abord été prostituées dans le contexte des premiers forts et bases militaires, et comme « épouses de terrain » des commerçants de fourrures blancs. Si les femmes et les filles autochtones ont été ciblées pour la prostitution, c’est en partie à cause des mensonges racontés à leur sujet : on en a fait un portrait de « squaws », de « sauvagesses », toujours assoiffées de rapports sexuels avec les Blancs. De fait, avant l’invasion de l’Amérique du Nord, la prostitution n’existait pas parmi les nations autochtones que j’ai côtoyées : cette institution a été imposée aux femmes et aux filles autochtones par les colons. L’appropriation des territoires se poursuit aujourd’hui alors que des non-Autochtones vivent sur des terres autochtones et les exploitent. Et l’appropriation des corps se poursuit par les niveaux critiques de violence masculine imposée aux femmes et aux filles autochtones.

    Dans son article, Emily Bazelon cite Liesl Gerntholtz, directrice générale de la Division des droits des femmes chez Human Rights Watch (HRW), une autre organisation qui revendique la décriminalisation totale du système prostitutionnel :

    « On parle souvent de femmes qui disposent de choix extrêmement limités. Aimerais-je vivre dans un monde où personne n’est forcée à se livrer au travail du sexe ? Absolument. Mais ce n’est pas le cas. Alors je veux vivre dans un monde où les femmes le font en grande partie volontairement, de manière sécuritaire. »

    Gerntholtz et HRW ont apparemment conclu qu’il est impossible d’imaginer un monde sans prostitution et, ce faisant, elles tirent un trait sur les réalités historiques des Autochtones et adressent aux femmes et aux filles autochtones le message que leurs vies ne valent pas la peine d’être défendues.

    Traduction : #Tradfem
    Version orginale : http://www.feministcurrent.com/2016/06/16/emily-bazelon-amnesty-whitewash-prostitution-indigenous-women

    #prostitution #racisme #colonialisme #Cherry_Smiley #Feminist_Current

    https://seenthis.net/messages/505457 via Tradfem


  • À propos de l’amour de la gauche pour la prostitution – Lettre ouverte de femmes qui en sont sorties
    par Huschke Mau et huit autres femmes sorties de la prostitution .

    https://tradfem.wordpress.com/2016/06/06/a-propos-de-lamour-de-la-gauche-pour-la-prostitution-lettre-ouver

    https://tradfem.files.wordpress.com/2016/06/patriarcatracisme-prostitution.jpg
    Aux membres des Jeunesses de gauche unies,

    Je veux qu’il soit clair que je m’adresse à ceux et celles d’entre vous qui ont voté pour la proposition « Solidarité avec les travailleurs du sexe – Non à la nouvelle loi sur la protection des prostituées – Non au paternalisme et à l’hétéronomie dans l’industrie des services sexuels », lors du meeting fédéral de l’organisation Jeunesses de gauche unies des 8 et 9 avril 2016. Je suppose que cela ne signifie pas la totalité d’entre vous, ce qui suggère qu’il y a encore de l’espoir.

    Je suis une ancienne « travailleuse du sexe », comme vous nous appelez ; j’ai lu votre proposition, et je voudrais vous dire exactement ce que je pense de la « solidarité » que vous nous offrez dans ce document.

    Tout d’abord, il est rassurant que vous l’ayez signée comme Jeunesses de gauche. Parce que lorsque j’ai lu l’expression « industrie des services sexuels », j’étais sûre pendant un instant que le FDP [le parti allemand du libertarisme économique] était revenu d’entre les morts.

    Mais j’ai vraiment apprécié que vous preniez position contre « l’hétéronomie », le pouvoir des autres sur nos vies. Malheureusement, en lisant cette proposition, j’ai dû me rendre à l’évidence que vous n’aviez pas compris que « l’autre » qui a le pouvoir sur les personnes qui sont dans la prostitution est le prostitueur, au sens que cette caractéristique est INHÉRENTE AU SYSTÈME : il veut du sexe, je n’en veux pas réellement, j’ai simplement besoin d’argent et donc je consens à cette hétéronomie par coercition. C’est aussi simple que cela.

    Vous écrivez :

    « Même si le travail sexuel est établi depuis longtemps comme service commercial dans notre société et qu’il est considéré comme légal en République fédérale allemande depuis 2002, les travailleuses et travailleurs du sexe demeurent gravement stigmatisés dans leur vie privée et professionnelle. »

    Je suis tout simplement abasourdie que vous décriviez l’acte de prostitution comme une « profession » et un « service ».

    Version originale allemande : http://sisters-ev.de/2016/04/21/die-linke-freude-an-der-prostitution-huschke-mau

    Version anglaise : https://survivormegaphone.wordpress.com/2016/05/10/the-lefts-love-of-prostitution-an-open-letter-from-exit Le site Survivor Megaphone a pour mandat « Translating the words of survivors of prostitution »

    Traduction : #Tradfem
    #survivantes #abolition #Huschke_Mau #allemagne #gauche

    http://seenthis.net/messages/497203 via Tradfem


  • #Mickey_Z. : Merci Andrea Dworkin.

    https://tradfem.wordpress.com/2016/05/11/mickey-z-merci-andrea-dworkin

    En tant que personne qui a fui l’université pour plutôt entreprendre un long périple d’autodidacte radical engagé, je trouve tout à fait éclairant qu’il m’ait fallu aussi diablement longtemps pour enfin rencontrer le travail d’Andrea Dworkin.

    La « gauche » parle souvent de la marginalisation des dissident.e.s, mais j’ai trouvé facilement et naturellement les écrits de Noam Chomsky, Assata Shakur, Howard Zinn, Guy Debord, Frantz Fanon, Arundhati Roy, Edward Said, Angela Davis, Emma Goldman, Ward Churchill, bell hooks, et beaucoup trop d’autres pour tous les citer ici. Par contre, il m’a fallu arriver en 2015 pour lire l’autobiographie de Dworkin, Heartbreak : The Political Memoir of a Feminist Militant – et il se trouve que c’est le livre le plus révolutionnaire que j’aie jamais lu.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://worldnewstrust.com/thank-you-andrea-dworkin-mickey-z

    #proféministe #Andrea_Dworkin

    http://seenthis.net/messages/488135 via Tradfem


  • #Meghan_Murphy : Méfiez-vous de la pop star comme activiste (mais ne blâmez pas Beyoncé)
    https://tradfem.wordpress.com/2016/05/05/meghan-murphy-mefiez-vous-de-la-pop-star-comme-activiste-mais-ne-

    Ce que je veux dire, c’est que l’Amérique a remplacé les activistes, révolutionnaires et théoricien.ne.s par de richissimes célébrités. Et le résultat est déroutant, pour dire le moins.

    Ce n’est pas que je pense que les acteurs/trices ou les musicien.ne.s devraient nécessairement la fermer quand on parle de politique – ce n’est pas une mauvaise chose d’utiliser sa tribune à une fin juste. Il y a aussi la question de savoir si nous préférerions que nos pop stars restent silencieuses sur le plan politique ou qu’elles s’en tiennent à reprendre les hymnes des partis politiques. Je veux dire, nous voulons assurément que tout le monde s’informe et s’exprime contre les injustices, y compris les célébrités. Et ce que fait Beyoncé est bien plus politique et bien plus pertinent que la majorité de ce qu’on entend de la part d’artistes de son calibre.

    Traduction : #Tradfem
    Original : http://www.feministcurrent.com/2016/02/10/beware-of-the-pop-star-as-activist-beyonce

    #Meghan_Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité. Vous pouvez la suivre sur Twitter : http://twitter.com/MeghanEMurphy

    #Pop-star #féminisme #Feminist_Current

    http://seenthis.net/messages/485978 via Tradfem


  • #Aurora_Linnea : Revendiquer la féminité, c’est paralyser le féminisme

    https://tradfem.wordpress.com/2016/04/30/aurora-linnea-revendiquer-la-feminite-cest-paralyser-le-feminisme

    Quand des femmes célèbrent la féminité, les féministes subissent deux pertes fatales : premièrement, nous renonçons à nous connaître les unes les autres, en tant que femmes, en gardant le costume de la féminité bien cousu à notre peau ; deuxièmement, nous glorifions (et renforçons) les architectures sociales qui contraignent les femmes à des cycles de dégoût de soi, de honte, de violence et de dépendance. L’« empowerment par la féminité » ne subvertit pas le pouvoir des hommes de coloniser les femmes, psychiquement et physiquement. C’est une célébration de la réussite du patriarcat à définir ce que les femmes sont, ce que les femmes peuvent être et comment les femmes peuvent exister dans ce monde.

    Le fait d’être féministe n’exclut pas nécessairement de porter du mascara, de la dentelle ou même de vous plonger la tête dans un seau de foutues paillettes roses ; mais se blottir contre la féminité, comme si c’était un trésor spécial à goûter et préserver, contredit les objectifs mêmes du féminisme.

    Traduction : #Tradfem
    Original : http://www.feministcurrent.com/2016/01/04/reclaiming-femininity-crippling-feminism

    Aurora Linnea est écrivaine, artiste et recluse, amoureuse de chiens, à la dérive dans le sud des États-Unis. Elle a signé le court essai This Mutilated Woman’s Head, entre autres œuvres de dissidence féministe.
    https://tradfem.files.wordpress.com/2016/04/sexy-blond.jpg?w=208&h=300
    #féminité #féminisme #Feminist_Current

    http://seenthis.net/messages/484636 via Tradfem


  • Elisa Coll : « J’ai parlé à une ex-prostituée à Amsterdam et j’ai appris une leçon importante »

    https://ressourcesprostitution.wordpress.com/2016/03/22/jai-parle-a-une-ex-prostituee-a-amsterdam-et-jai-a

    « Je ne sais pas vraiment où j’en suis à propos de la légalisation de la prostitution, car je n’ai jamais parlé à une personne qui a été dedans. »

    « Eh bien, maintenant si. »

    Voilà le début d’une des conversations les plus intéressantes que j’ai jamais eue, un matin d’été venteux dans la ville d’Amsterdam. Pendant des heures, cette femme étonnante et moi avons parlé des mythes et vérités du « plus vieux métier du monde », et lorsque nous nous sommes dit au revoir ma façon de voir le monde avait réellement changé.

    Depuis quelques années, j’avais remarqué une augmentation de messages et d’articles en ligne par des féministes vantant les « travailleuses du sexe » et défendant le droit de ces femmes à vendre du sexe si elles choisissent de le faire. « C’est leur corps et elles peuvent en faire ce qu’elles veulent » – et il est bien difficile d’être en désaccord avec une telle affirmation. Cependant, après cette conversation, je suis devenu très sceptique quant à ce que « choisir » signifie vraiment quand on parle de prostitution. Après tout, il n’y a pas de choix s’il n’y a pas de liberté de choisir.

    Traduction : Tradfem
    Original : http://www.no-yolo.com/prostitution

    #Elisa_Coll, originaire de Madrid, voyage à travers le monde et a fondé le blog Revolution On The Road : http://www.revolutionontheroad.com

    https://i0.wp.com/www.no-yolo.com/wp-content/uploads/2016/03/1692cca2-caa7-44a7-bd2b-0819eceb60d2-943x629.jpg

    #prostitution #Amsterdam #tradfem

    http://seenthis.net/messages/472837 via Tradfem


  • Bientôt, l’Assemblée nationale devra statuer une dernière fois sur la Loi Coutelle-Olivier appelée à contrer le système prostitutionnel. L’équipe de #Tradfem vous invite à dépasser la propagande néolibérale de l’industrie du sexe (sic) en vous documentant à ce sujet sur le portail https://ressourcesprostitution.wordpress.com

    Vous y attend une documentation internationale très complète sur les tenants et aboutissants de cette lutte, ainsi que des analyses et entrevues de survivantes et militantes féministes de partout dans le monde, dont, en France, #Claudine_Legardinier, #Rosen_Hicher et #Geneviève_Duché.

    #prostitution #abolitionnisme

    http://seenthis.net/messages/470096 via Tradfem


  • Audrey Morrissey : Mon expérience de l’industrie du sexe n’a rien eu à voir avec un choix

    https://tradfem.wordpress.com/2016/02/17/audrey-morrissey-mon-experience-de-lindustrie-du-sexe-na-rien-eu-

    J’entends des gens dire que la prostitution est un crime sans victime, et que les adultes consentants devraient être autorisés à faire ce qu’ils veulent derrière des portes closes. Cela sonne bien, mais le commerce du sexe est loin d’être entièrement consensuel. Il est peuplé de jeunes filles, d’enfants vampirisées par des exploiteurs qui cherchent à transformer leur vulnérabilité en argent comptant. Pourquoi ? Parce que cette vulnérabilité est précisément ce que veulent les acheteurs de sexe.

    Traduction : Tradfem
    Original : https://www.demandabolition.org/blog/my-experience-in-the-sex-trade-had-nothing-to-do-with-choice

    https://tradfem.files.wordpress.com/2016/02/audrey-morrissey.jpg?w=700

    #Audrey_Morrissey est directrice adjointe de l’organisation My Life My Choice et survivante de la traite. http://www.fightingexploitation.org

    #prostitution #abolitionnisme #My_Life_My_Choice #Demand_Abolition #tradfem

    http://seenthis.net/messages/461888 via Tradfem


  • Meghan Murphy : Il est grand temps d’envisager un couvre-feu pour les hommes

    https://tradfem.wordpress.com/2016/01/21/meghan-murphy-il-est-grand-temps-denvisager-un-couvre-feu-pour-le

    Même s’il est vrai que les hommes sont aussi violents durant le jour, et même si, bien sûr, un couvre-feu ne réglerait pas le problème du patriarcat et de la violence masculine envers les femmes, cette suggestion interpelle, en un sens, le problème des droits et privilèges masculins. Même si j’ai plutôt lancé cette suggestion en blague, plus je songe à l’idée d’un couvre-feu pour les hommes, plus elle me semble raisonnable. Pourquoi permettrait-on aux hommes de circuler librement dans ce monde, alors qu’ils ont démontré encore et encore qu’ils ne peuvent pas – ne veulent pas – laisser les femmes tranquilles, cesser de les harceler, les violer, les droguer, les traquer, les siffler comme si elles étaient des chiens, les tripoter et s’exhiber devant elles ? Ce sont nous, les femmes, qui souffrons et vivons dans la crainte.

    Traduction française : Tradfem
    Article original : http://www.feministcurrent.com/2016/01/07/its-time-to-consider-a-curfew-for-men

    #Meghan_Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Vous pouvez la suivre sur Twitter : https://twitter.com/MeghanEMurphy

    https://tradfem.files.wordpress.com/2016/01/cologne_2_3542688b.jpg?w=420&h=267

    #couvre-feu #agressions_sexuelles #Cologne #révolution_féministe #Feminist_Current #tradfem

    http://seenthis.net/messages/452390 via Tradfem


  • Rebecca Mott : Conséquences

    https://tradfem.files.wordpress.com/2016/01/rebecca-mott.jpg?w=700
    https://tradfem.wordpress.com/2016/01/11/consequences

    Je n’utilise pas ce blog pour commenter l’actualité, mais les événements survenus en Allemagne m’ont rendue tellement en colère et malade.
    Comme je l’ai écrit dans mon dernier message, cela tient à la pure hypocrisie de la majorité des réactions, et à leur utilisation pour excuser le racisme et l’ignorance.
    Il s’agit de rendre invisible l’éléphant au milieu de la pièce, ou peut-être les deux éléphants qui sont dans cette pièce.
    De cacher que dans toutes les cultures, tous les milieux et à toutes les époques, des hommes rassemblés en masse ont violenté sexuellement les femmes.
    Que l’Allemagne s’est constituée en bordel de l’Europe – le viol, la violence mentale, la torture et même le meurtre de femmes et de filles sont acceptés tant que vous payez.
    Cette violence n’est inadmissible que si elle est faite à des femmes non prostituées et que si elle ne peut pas être dépeinte comme extérieure à la culture allemande.
    J’ai essayé de rester silencieuse, mais la bile me monte à la gorge.

    Traduction : Tradfem
    Article original : http://rebeccamott.net/2016/01/08/consequences

    Vous pouvez lire et soutenir #Rebecca_Mott ici : http://rebeccamott.net

    #prostitution #Allemagne #racisme #violences_sexuelles #Cologne #tradfem

    http://seenthis.net/messages/448462 via Tradfem


  • Andrea Dworkin : Je veux une trêve de vingt-quatre heures durant laquelle il n’y aura pas de viol

    https://tradfem.wordpress.com/2014/11/15/je-veux-une-treve-de-vingt-quatre-heures-durant-laquelle-il-ny-au

    Et je veux un jour de répit, un jour de pause, un jour au cours duquel de nouveaux corps ne s’amoncelleront pas, un jour au cours duquel aucune nouvelle agonie ne s’ajoutera aux anciennes, et je vous demande de me le donner. Et comment pourrais-je vous en demander moins – c’est si peu. Et comment pourriez-vous m’en offrir moins – c’est si peu. Même dans les guerres, il y a des jours de trêve. Allez-y et organisez une trêve. Faites obstacle à votre camp pour un jour. Je veux une trêve de vingt-quatre heures durant laquelle il n’y aura pas de viol.

    Traduction française : Tradfem
    « I Want a Twenty-Four-Hour Truce During Which There Is No Rape » (1983), publié dans Letters from a War Zone : Writings (1988), http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/WarZoneChaptIIIE.html

    https://tradfem.files.wordpress.com/2014/10/dworkin-au-podium.jpg

    #Andrea_Dworkin #féminisme #viols #tradfem

    http://seenthis.net/messages/427839 via Tradfem