• *Un appel européen pour un salaire étudiant*

    *Communiqué de presse*
    Union syndicale étudiante (USE)
    Belgique Solidaires étudiant-e-s
    France SUD Étudiant-e-s
    et Précaires – Suisse

    Bruxelles, Paris, Lausanne, le 19 novembre 2018
    Un appel européen pour un salaire étudiant

    Aujourd’hui, lundi 19 novembre 2018, la grève des stagiaires au Québec débute. Nos camarades des Comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE), avec qui nous travaillons, l’organise et nous leur apportons tous nos messages de solidarité : qu’elle soit victorieuse ! Les CUTE portent la revendication d’une rémunération pour tous les stages et plus généralement de celle d’un salaire étudiant. Cette lutte est exemplaire. Elle fait très fortement écho à nos réalités et nous nous plaçons dans son sillage.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/12/14/un-appel-europeen-pour-un-salaire-etudiant

    #université


  • « #Gilets_jaunes » : une #enquête pionnière sur la « révolte des revenus modestes »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/11/gilets-jaunes-une-enquete-pionniere-sur-la-revolte-des-revenus-modestes_5395

    Une équipe de 70 #universitaires mobilisée
    Collectif d’universitaires, nous avons lancé, dès la fin du mois de novembre, une enquête de terrain pour comprendre le mouvement des « gilets jaunes ». Nous sommes allés les rencontrer dans différentes régions de France, dans les manifestations et sur les ronds-points. Nous livrons ici les premiers résultats sur les profils et les motivations qui apparaissent derrière les « gilets jaunes ».

    Le 21 octobre, Priscillia Ludosky crée une pétition en ligne « Pour une baisse des prix du carburant à la pompe ! ». Rapidement et massivement diffusée sur les réseaux sociaux, relayée par les médias, la pétition atteint 200 000 signataires en quelques jours, et plus de 1 million aujourd’hui.

    Une journée d’action est prévue le 17 novembre, avec pour mots d’ordre la baisse des taxes et du prix des carburants. Cette mobilisation est préparée de manière décentralisée et autonome par des groupes locaux et nationaux, qui s’organisent notamment sur la plate-forme Facebook. Le 17 novembre, ce sont plus de 280 000 personnes, vêtues d’un gilet jaune, qui participent à cette mobilisation dans la France entière, principalement à travers des actions de blocage des routes, au niveau des ronds-points ou péages. A Paris, une manifestation a lieu sur les Champs-Elysées et certains manifestants tentent de se rendre au palais de l’Elysée, avant d’être bloqués par la police. Dans les jours qui suivent cette journée de mobilisation, les blocages continuent et d’autres journées de manifestations sont lancées pour les samedis suivants.

    Au lendemain du 17 novembre, des chercheuses du Centre Emile-Durkheim (Bordeaux) lancent un appel à participation auprès de la communauté des chercheurs et chercheuses en science politique pour comprendre le mouvement. Le collectif compte aujourd’hui près de 70 personnes, qui sont des enseignants-chercheurs, des chercheurs au #CNRS et à l’#INRA, des docteurs sans poste, des étudiantes et étudiants. #Sociologues, #politistes et #géographes travaillent ensemble sur la base du volontariat.

    L’ampleur du mouvement et la rapidité avec laquelle il s’est constitué, en dehors des organisations syndicales et des partis, tout comme ses modes d’action et ses mots d’ordre interpellent. Qui sont les « gilets jaunes » ? Que souhaitent-ils ? Assiste-t-on à un renouvellement profond des modalités de la protestation et de la politique ? Faut-il y voir un retour de formes traditionnelles de révoltes populaires ? Comment un tel mouvement est-il susceptible d’évoluer dans le temps et comment comprendre sa portée ?

    166 #questionnaires analysés
    L’objectif de l’enquête « gilets jaunes » est de récolter des données pour saisir sociologiquement ce mouvement. Il s’agit de comprendre sa complexité, sa composition et son évolution, de recueillir les revendications de ses participants et participantes et de mesurer la variété de ses modalités d’organisation et de mobilisation. Des groupes de travail se sont mis en place à partir de différentes méthodes : observation sur le terrain, analyse lexicométrique des réseaux sociaux, questionnaires, entretiens, cartographie. Parallèlement à ce questionnaire, une équipe de géographes mène une enquête complémentaire en Normandie. Les données sont toujours en cours de décryptage. Les premiers résultats présentés ici sont basés spécifiquement sur l’analyse des questionnaires administrés dans les manifestations, sur les ronds-points et aux péages.

    https://seenthis.net/messages/743069 via ant1


  • Modeler les enfants dès 3 ans, empêcher toute pensée critique, sous-payer des étudiants-profs, voici la Loi pour une « école de la confiance » : l’éducation sous contrôle par Sylvie Plane, professeure émérite de sciences du langage, spécialiste des questions d’éducation https://www.liberation.fr/debats/2018/11/29/loi-pour-une-ecole-de-la-confiance-l-education-sous-controle_1694968 #education #france #université #macron #lycéens


  • #Frais_d’inscription pour les #étudiants_étrangers : « Une logique contraire au #service_public »

    Le premier ministre Édouard Philippe vient d’annoncer une hausse spectaculaire des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers #extra-communautaires. Une mesure inefficace, injuste et contre-productive, selon Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’ENS Paris-Saclay.

    La campagne s’appelle « #Choose_France ». Mais pour espérer étudier en France, il faudra surtout être riche. Le premier ministre Édouard Philippe a annoncé lundi 19 novembre une hausse spectaculaire des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers extra-communautaires.

    Dorénavant, les étudiants venant des pays situés en dehors de l’Union européenne devront débourser pour leurs frais d’inscription à l’université 2 770 euros en licence (contre 170 euros aujourd’hui) et 3 770 euros en master et doctorat (contre 243 euros en master et 380 euros en doctorat jusqu’à présent) à partir de la rentrée prochaine. Jusqu’alors, ils s’acquittaient des mêmes droits d’inscription que les étudiants français et européens.

    Le premier ministre justifie cette mesure par un raisonnement qui peut sembler incongru : entre 2010 et 2015, le nombre d’étudiants étrangers a baissé de 8 %. Or, pour relancer l’#attractivité de la France, le gouvernement est convaincu qu’il faut que les facs françaises coûtent plus cher.

    La France reste pourtant le quatrième pays d’accueil choisi par 245 000 étudiants. D’ici à 2027, la France espère porter à 500 000 le nombre d’étudiants étrangers qu’elle accueille chaque année.

    Selon Édouard Philippe, les #étudiants_internationaux aujourd’hui inscrits en licence paient moins de 2 % du coût réel de leur formation. Sans compter qu’ils ne paient pas d’impôts en France, ni leurs parents, et ne contribuent donc pas au financement de l’enseignement supérieur. Ainsi, il s’agit de rétablir une forme d’« #équité » parmi les étudiants.

    Pour mieux faire accepter cette mesure sensible car considérée par certains comme discriminatoire, le premier ministre a annoncé la mise en place de 6 000 #bourses d’établissement et l’augmentation du nombre de bourses d’État réservées aux étudiants étrangers, qui passeront de 7 000 à 15 000, et « concerneront prioritairement les étudiants en provenance du Maghreb et des pays d’Afrique », selon le plan présenté.

    Les deux principales organisations syndicales, Fage et Unef, ont pris position contre cette mesure.

    Hugo Harari-Kermadec est maître de conférences en économie à l’ENS Paris-Saclay, coauteur de l’ouvrage Arrêtons les frais ! Pour un enseignement supérieur gratuit et émancipateur (Raisons d’agir, 2014) et membre du groupe de recherche Acides (Approches critiques et interdisciplinaires des dynamiques de l’enseignement supérieur).

    Est-ce que cette annonce était attendue ?

    Hugo Harari-Kermadec : On savait depuis la campagne présidentielle que la discussion concernant la hausse des frais d’inscription à l’université était assez avancée. Une note de l’économiste Robert Gary-Bobo évoquait déjà ce sujet et, plus largement, les Macron Leaks font état de discussions entre Thierry Coulhon, devenu conseiller pour l’enseignement supérieur d’Emmanuel Macron, et l’économiste Philippe Aghion sur cette question. Le dernier est moins maximaliste que le premier par ailleurs. C’est donc un mouvement général.

    L’annonce de l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaires montre qu’une première étape est franchie.

    On a vu comment Parcoursup organise un système où le futur étudiant candidate à un grand nombre de formations, comme dans un marché. L’idée étant qu’au lieu d’être affecté dans la licence de son choix dans la limite des postes disponibles, on est mis en concurrence et, selon la demande, il est plus ou moins difficile d’y entrer. Les plus demandées seraient aussi payantes.

    À long terme, on peut imaginer qu’il y aura une offre concurrentielle marchande. Des établissements privés sont déjà répertoriés dans Parcoursup.

    Bien entendu, le contre-argument principal à cette hausse des frais d’université va être de dire que cela ne concernera pas tout le supérieur, seulement certains établissements et certaines filières. On peut donc aussi supposer que les universités qui ont le plus besoin de financements, celles de banlieues dans les villes grandes et les moyennes, ne seront pas attractives et personne ne voudra payer pour y venir. Ce qui va en définitive accroître les #inégalités et les hiérarchies.

    Le premier ministre a expliqué agir ainsi pour rétablir « une équité » entre étudiants dont les parents paient des impôts en France et les autres. Est-ce un argument recevable selon vous ?

    Non. Les parents d’étudiants étrangers ne paient pas d’impôts en France, certes, mais dans ces cas-là, les adultes qui n’ont pas d’enfants ne devraient pas payer d’impôts non plus. Le premier ministre entre dans une logique où chacun paie ce qu’il consomme, ce qui est l’inverse de la définition du #service_public.

    Au contraire, il y a tout intérêt à ce que les étudiants étrangers viennent étudier en France, qu’ils restent et paient des impôts ensuite. Surtout que, pendant les années où ils seront là, ils devront se loger, se nourrir, bref faire des dépenses. Le coût des études sera de toute façon inférieur à ce qu’ils vont dépenser en vivant en France (4,65 milliards d’euros contre 3 milliards d’euros). C’est plus rentable à long terme que de leur demander de payer ce qu’ils consomment. Surtout qu’en étant étudiant ici, même s’ils repartent, ils garderont un lien avec la France et pourront, par exemple, faire du commerce ou de l’exportation. Il n’y aura pas de perte économique.

    La véritable question d’équité est de rappeler que tout jeune en France a le droit d’être formé. Là, cette mesure peut dissuader les moins fortunés de venir.

    D’autres, comme la présidente de la Conférence des grandes écoles, expliquent que des frais d’inscription modiques nuisent à l’attractivité et donnent l’impression d’une éducation au rabais.

    Là encore, c’est un argument courant de dire que si une formation n’est pas assez chère, c’est qu’elle est de mauvaise #qualité. On pourrait rétorquer que des masters à 3 000 euros ne « font » pas assez chers. Autant les rendre gratuits en disant que l’éducation n’a pas de prix.

    Surtout que ça n’aide pas à augmenter l’attractivité. Le Chili, par exemple, a des prix alignés sur ceux des États-Unis. C’est très onéreux mais il n’y a pas d’étudiants étrangers là-bas. L’université est pourtant de qualité, elle est bien placée dans les classements internationaux. Mais les étudiants asiatiques, qui sont la cible visée, préfèrent aller aux États-Unis, en France ou en Grande-Bretagne.

    Les jeunes prennent aussi en ligne de compte dans leur choix la qualité de vie et le réseau qu’ils auront en s’expatriant pour leurs études. C’est pour cette raison que le « #tourisme_étudiant » est en pleine expansion. Les communautés d’établissements comme PSL à Paris ou Saclay essaient de développer non pas une excellence de la recherche mais des infrastructures pour attirer le plus grand nombre. Dans cette veine-là, à Saclay, un projet de créer le plus grand stade européen est à l’étude.

    Les syndicats étudiants sont contre cette hausse et parlent plutôt de la nécessité d’assouplir la politique de visas, est-ce le problème ?

    En réalité, l’idée du gouvernement n’est pas d’attirer ceux qu’on a toujours attirés, à savoir les étudiants des ex-colonies françaises. En introduisant cette hausse des frais d’inscription, l’État vise à attirer les étudiants asiatiques et les classes moyennes hautes de ces pays au pouvoir d’achat en augmentation. Il ne s’agit pas d’avoir plus d’étudiants étrangers mais surtout de saisir une part de marché.

    On va attribuer des bourses pour compenser la hausse de ces droits d’inscription. Mais alors les aspirants vont devoir prouver qu’ils ont de faibles ressources pour y prétendre. Cela concerne ceux qui n’ont pas les moyens de venir en France étudier. Ceux qui sont suffisamment riches pour venir n’entreront pas dans les critères pour être éligibles à une aide de l’État. Le seul moyen de se sortir de cette situation est de distribuer les aides en fonction de critères scolaires, y compris pour ceux qui peuvent payer. Tout cela ne changera donc rien en termes de #mixité_sociale.

    Y a-t-il eu d’autres tentatives par le passé d’augmenter les frais d’inscriptions pour les étudiants étrangers ?

    Il y a eu toute une série d’expérimentations dans l’enseignement supérieur. Science Po a été précurseur et a augmenté ses frais d’inscription pour tout le monde, en fixant d’abord un maximum de 2 000 euros. Les étrangers extra-communautaires paient toujours le prix le plus élevé car on ne peut pas vérifier leur dossier et la réalité des ressources de leurs parents. Aujourd’hui, au bout de quelques années, le prix de l’année d’étude s’élève à 14 000 euros, ce qui est plus onéreux que les écoles de commerce et correspond aux tarifs pratiqués en Angleterre. La moitié des étudiants de Science Po sont étrangers.

    Cette hausse massive a profondément changé le mode de recrutement des étudiants. Ils veulent faire venir des étudiants étrangers et pour cela leur offrent une expérience de vie dans le centre de Paris. Le recrutement des étudiants français est très sélectif. L’université Paris-Dauphine a opté pour une hausse moins forte, mais visant déjà les étudiants étrangers. Là encore, cela a été progressif. Les masters internationaux en anglais sont passés à 4 000 euros par an.

    En Grande-Bretagne, le tarif standard est de 14 000 euros. Les étudiants étrangers peuvent payer plus. Ils sont donc plus intéressants pour les universités, car les « nationaux » rapportent moins. De fait, des filières comme la philosophie ou la littérature anglaise sont sacrifiées au profit de cursus de médecine, droit ou business, plus susceptibles d’attirer les étudiants asiatiques ou moyen-orientaux.

    Au contraire, en 2005, certains Länder en Allemagne ont essayé d’augmenter ces frais avant de faire machine arrière car la communauté universitaire et les jeunes y étaient réfractaires. Culturellement, cela n’est pas passé et les étudiants pouvaient aller dans le Land d’à côté pour éviter cette hausse.

    Est-ce que cette volonté d’augmentation des frais d’inscription est une tentative de compenser le sous-financement de l’enseignement supérieur ?

    Valérie Pécresse, il y a une dizaine d’années, ou Geneviève Fioraso, plus récemment en 2013, alors en charge de l’enseignement supérieur, ont fait des déclarations dans lesquelles elles expliquaient que les établissements devraient expérimenter des hausse des frais d’inscription. Là, c’est Édouard Philippe qui fait la même préconisation et va plus loin en l’imposant, au mépris de l’autonomie des universités.

    L’enseignement supérieur est toujours une priorité pour tous les gouvernements, mais le financement par étudiant est en baisse et cela ne change pas. Les universités vont modifier leur comportement pour attirer les étudiants étrangers et les nationaux vont s’habituer peu à peu à ce que leurs études leur coûtent de plus en plus cher. Certains pourront se dire qu’il est plus simple dans ce cas de ne pas faire d’études du tout et de gagner le Smic toute leur vie.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/201118/frais-d-inscription-pour-les-etudiants-etrangers-une-logique-contraire-au-
    #université #élitisme #études_supérieurs #attractivité #excellence

    https://seenthis.net/messages/737474 via CDB_77


  • Les étudiants africains, laissés-pour-compte de la nouvelle stratégie universitaire française, Maryline Baumard
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/11/19/les-etudiants-africains-laisses-pour-compte-de-la-nouvelle-strategie-univers

    Place aux #étudiants choisis… Baptisé « Stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux », le plan qu’a dévoilé le premier ministre français, Edouard Philippe, dans le cadre des Rencontres universitaires de la francophonie, lundi 19 novembre, vise à augmenter le nombre d’étudiants étrangers en France… ou plutôt de certains étudiants.

    Quatrième pays d’accueil avec plus de 324 000 étudiants étrangers (dont 245 000 préparent un diplôme), la France serait en « risque de décrochage » dans la bataille des cerveaux qui se joue beaucoup sur la séduction des meilleurs étudiants. Raison pour laquelle il fallait lancer une campagne de sensibilisation aux charmes de l’Hexagone, baptisée « Choose France » . C’est la première campagne de ce genre sous Emmanuel Macron, mais la guerre des talents, elle, est récurrente depuis une vingtaine d’années.

    La logique est toujours la même. L’accueil d’étudiants internationaux est vu comme un élément du soft power d’un pays, un moyen de promouvoir ses valeurs et son économie en accroissant son rayonnement. Les étudiants en mobilité rapporteraient 4,5 milliards d’euros (pour un coût de 3 milliards d’euros) et seraient ensuite des ambassadeurs de la France.

    « Etudiants indiens, russes, chinois »
    Reste que les propositions annoncées par le premier ministre semblent surtout avoir vocation à faire le ménage dans le groupe de ceux qui viennent traditionnellement et qu’on accueille davantage en sciences humaines que dans les disciplines scientifiques à haut potentiel. Déjà, le discours sur la langue française et la francophonie prononcé par Emmanuel Macron à l’Institut de France, le 20 mars, donnait quelques indices. Il précisait que « la France devra accroître le nombre d’étudiants étrangers sur son territoire et le nombre de ceux qui viennent des pays émergents doublera ». Et d’ajouter, s’il fallait être plus clair : « Etudiants indiens, russes, chinois seront plus nombreux et devront l’être. »

    L’Afrique, elle, n’est pas citée. Ce continent est pourtant le plus présent dans les universités françaises. Selon Campus France, six pays africains sont dans la liste des dix qui envoient le plus d’étudiants en France (Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire et Cameroun). Plus globalement, 45 % des étudiants étrangers présents en France sont originaires du continent. Difficile de parier qu’il en sera de même, demain, avec l’augmentation des frais d’inscription qui se prépare.

    Comme l’a annoncé le premier ministre, le #droit_d’étudier sera désormais fixé à 2 770 euros en licence (contre 170 euros aujourd’hui) et 3 770 euros en master et doctorat (contre 243 euros en master et 380 euros en doctorat jusqu’à présent). C’est toujours moins du tiers du coût réel de la formation, explique-t-on, mais c’est néanmoins assez dissuasif pour les moins fortunés. Même avec les 6 000 bourses d’établissement et l’augmentation du nombre de bourses d’Etat réservées aux étudiants étrangers, qui passeront de 7 000 à 15 000 et « concerneront prioritairement les étudiants en provenance du Maghreb et des pays d’Afrique », précise le détail du plan. En fait, seul un étudiant africain sur sept pourra y prétendre, puisque ces derniers sont plus de 150 000 à choisir la France.

    Donc le soft power c’est de former les enfants de la grande bourgeoisie chinoise et de ne plus le faire pour les Africains et Maghrébins pas assez friqués venus d’ailleurs (on en a assez qui sont de chez nous pour assurer au loin des fonctions d’encadrement ?) alors que la Chine taille des croupières au vieux modèle de la Françafrique ? Où de s’assurer que ceux qui vont racheter les barrages hydrauliques et aéroports aient pu baigner dans la ’culture française au préalable ? Est-ce qu’il faudra une collaboration avec les flics chinois pour policer les facs, à l’instar de ce qui se passe à Paris où les touristes fortunés venus d’Asie sont en butte à diverses formes de réappropriation ? Avec ce machin viennent aussi de futurs directeur de fac de banlieue issus de la gendarmerie, comme l’est le nouveau principal [edit proviseur adjoint ] du Lycée Utrillo à Stains ?

    #université #pivatisation #sélection_par_l'argent #xénophobie #frais_d'inscription

    https://seenthis.net/messages/736904 via colporteur


  • Brazilian media report that police are entering university classrooms to interrogate professors

    In advance of this Sunday’s second-round presidential election between far-right politician Jair #Bolsonaro and center-left candidate Fernando Haddad, Brazilian media are reporting that Brazilian police have been staging raids, at times without warrants, in universities across the country this week. In these raids, police have been questioning professors and confiscating materials belonging to students and professors.

    The raids are part a supposed attempt to stop illegal electoral advertising. Brazilian election law prohibits electoral publicity in public spaces. However, many of the confiscated materials do not mention candidates. Among such confiscated materials are a flag for the Universidade Federal Fluminense reading “UFF School of Law - Anti-Fascist” and flyers titled “Manifest in Defense of Democracy and Public Universities.”

    For those worrying about Brazilian democracy, these raids are some of the most troubling signs yet of the problems the country faces. They indicate the extremes of Brazilian political polarization: Anti-fascist and pro-democracy speech is now interpreted as illegal advertising in favor of one candidate (Fernando Haddad) and against another (Jair Bolsonaro). In the long run, the politicization of these two terms will hurt support for the idea of democracy, and bolster support for the idea of fascism.

    In the short run, the raids have even more troublesome implications. Warrantless police raids in university classrooms to monitor professor speech have worrisome echoes of Brazil’s 1964-1985 military regime — particularly when the speech the raids are seeking to stop is not actually illegal.

    Perhaps the most concerning point of all is that these raids are happening before Bolsonaro takes office. They have often been initiated by complaints from Bolsonaro supporters. All of this suggests that if Bolsonaro wins the election — as is widely expected — and seeks to suppress the speech of his opponents, whom he has called “red [i.e., Communist] criminals,” he may have plenty of willing helpers.

    https://www.vox.com/mischiefs-of-faction/2018/10/26/18029696/brazilian-police-interrogate-professors
    #université #extrême_droite #Brésil #police #it_has_begun
    Je crois que je vais commencer à utiliser un nouveau tag, qui est aussi le nom d’un réseau : #scholars_at_risk

    https://seenthis.net/messages/732099 via CDB_77


  • Chaires de recherche : où sont les femmes ?
    Thomas Dufour, La Presse, le 21 août 2018
    http://plus.lapresse.ca/screens/80b7d0af-b131-4d0b-ae7f-a09c8a604402__7C___0.html

    En décembre 2019, plusieurs universités québécoises pourraient perdre une partie du financement versé par le gouvernement fédéral à leurs chaires de recherche du Canada (CRC) si elles n’augmentent pas le nombre de femmes titulaires. À moins d’un an et demi de la date butoir, 12 institutions québécoises sur 18 n’ont pas encore atteint leur cible.

    En 2009, le gouvernement fédéral sonne l’alarme : les chaires de recherche du Canada (CRC) manquent de femmes, de personnes autochtones, de personnes handicapées et de membres des minorités visibles à leur tête.

    Les universités canadiennes se dotent alors de cibles à atteindre pour chaque groupe. À partir de 2012, elles doivent rendre compte annuellement de leur progression.

    Puis, en mai 2017, le programme des chaires de recherche du Canada lance un ultimatum aux universités : elles devront atteindre les cibles, notamment de représentativité hommes-femmes, d’ici décembre 2019, sans quoi elles perdront une partie de leur financement.

    Le programme de chaires de recherche impose alors une série de mesures aux universités : ces dernières doivent publier leurs données sur le nombre de femmes titulaires de CRC, mettre sur pied un plan d’action afin d’atteindre leurs objectifs, offrir de la formation au personnel et revoir le processus de sélection des candidats, entre autres.

    Si les cibles ne sont pas respectées à la fin de l’année 2019, le gouvernement fédéral arrêtera d’évaluer les candidatures de titulaires de CRC présentées depuis l’automne 2017, selon le conseiller en communications du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada Jai Aggarwal. Ce faisant, les chaires arrivées à échéance ne seront pas renouvelées, et les universités qui accusent du retard perdront du financement.

    À titre d’exemple, le programme des chaires de recherche du Canada a versé 38,7 millions de dollars aux CRC québécoises à l’automne 2017. Pour le Canada en entier, le budget est d’environ 265 millions par an.

    En compilant les données des CRC, La Presse a pu remarquer que les femmes étaient peu présentes dans plusieurs institutions et domaines au Québec.

    L’Université McGill est la seule institution de grande taille à atteindre sa cible. L’Université de Montréal et l’Université Laval accusent des retards importants.

    Les chaires de recherche du Canada sont issues d’un programme fédéral créé en 2000 pour encourager la recherche au pays. Les candidats au poste de titulaire sont choisis par les universités avant d’être approuvés par un comité d’évaluation des chaires de recherche du Canada. Les CRC représentent plus du tiers de toutes les chaires de recherche des universités québécoises.

    À la naissance du programme, les universités choisissaient un chercheur sans qu’ait lieu d’appel de candidatures. « Ce qu’on voit, c’est que dans l’informel, les femmes étaient désavantagées par rapport aux hommes », expose le professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l’Université de Montréal, Vincent Larivière.

    Depuis quelques années, les universités organisent des concours internes afin de choisir un candidat ou une candidate. Cette façon de faire permet de faire émerger plus de femmes, mais certaines universités ont adopté la méthode tardivement.

    Depuis le début des années 2000, le taux de réussite des femmes est le même que celui des hommes devant le comité des chaires de recherche. Cependant, les chercheuses sont moins nombreuses à être proposées par les universités à l’issue des processus de sélection.

    Les CRC se divisent en trois catégories de recherche : les sciences naturelles et le génie ; la santé ; et les sciences humaines. La représentation des femmes n’est pas la même pour tous ces domaines.

    Les cibles à atteindre imposées par le fédéral pour se rapprocher de la parité ne sont pas choisies arbitrairement : elles sont calculées par rapport au nombre de femmes demandant des subventions auprès de trois organismes fédéraux, l’un pour chaque domaine. Pour les sciences naturelles et le génie : 21 % des demandes de subvention proviennent des femmes ; pour les sciences de la santé, c’est 35 % ; et pour les sciences humaines : 45 %.

    Si une université n’a que des chaires dans le domaine de la santé, sa cible sera de 35 %. Par contre, lorsque les trois catégories sont impliquées, la cible représente une moyenne entre les proportions de femmes dans les différents domaines en fonction de leur importance dans l’établissement.

    La moyenne de titulaires femmes au Québec est de 28,36 %, légèrement sous la moyenne canadienne à 30,64 %.

    Les cibles des chaires de recherche du Canada prennent uniquement en compte le nombre global de femmes indépendamment du domaine. Cette façon d’établir les objectifs ne permet pas de voir quels sont les domaines les moins paritaires au sein d’une université.

    À titre d’exemple, à l’Université Laval, 25 % des titulaires de chaire sont des femmes. Par contre, pour les sciences naturelles et le génie, ce pourcentage chute à 11,54 %. C’est pourquoi ce tableau inclut les différents champs de recherche.

    Depuis 2017, toutes les universités ont un plan d’action. Mais certaines universités ont commencé à prendre des mesures bien avant. C’est le cas de l’Université McGill, qui a augmenté la proportion de femmes de près de 73 % en 10 ans, dépassant ainsi la cible de 18 %.

    « On a vraiment fait un effort pour mettre beaucoup de lumières sur les questions d’équité, de diversité et d’inclusion depuis quatre ans », affirme la vice-principale adjointe (politiques, procédures et équité) de l’Université McGill, Angela Campbell.

    « Ça prend une réelle volonté. Quand il y a des départements ou des facultés qui ne veulent rien savoir, il ne se passe rien. Ils vont toujours trouver : “Ah ! vous avez engagé une femme. Donc nous, on est corrects, on va pouvoir engager un homme” », expose la titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie au Québec à l’Université de Sherbrooke, Ève Langelier.
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    La performance des 18 universités québécoises

    Sciences naturelles et génie

    Le domaine des sciences naturelles et du génie est celui qui peine le plus à recruter des femmes, ce qui explique le seuil d’équité plus bas à 21 %. Le bassin pour recruter des femmes est plus bas. Selon des statistiques compilées par La Presse, les femmes représentent 17,23 % des professeurs en sciences naturelles et en génie. Même si les données sont globalement assez faibles, certaines universités sont loin derrière les autres.

    Sciences de la santé

    L’Université de Montréal est l’établissement qui accuse le retard le plus important dans ce domaine. « En 2016, quand j’avais vu ça, c’est un écart qui m’avait frappée. C’était troublant », expose la vice-rectrice à la recherche à l’Université de Montréal, Marie-Josée Hébert. Pour le domaine de la médecine, qui représente la majorité des chaires en sciences de la santé, la parité est atteinte dans la pratique clinique mais pas dans la recherche, explique toutefois Vincent Larivière, professeur à l’Université de Montréal.

    Sciences humaines

    Le domaine des sciences humaines est celui où les universités se rapprochent le plus de la parité. Les universités où la proportion de femmes titulaires est faible dans ce domaine ne possèdent pas beaucoup de chaires, ce qui rend cet écart plus facile à combler. Le nombre d’étudiantes et de professeures est aussi plus élevé dans ce domaine.
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    Les universités confiantes d’atteindre les cibles

    À 15 mois de la date butoir, les universités qui accumulent le plus de retard croient tout de même qu’elles pourront atteindre leurs cibles avant la fin de l’année 2019. Selon la vice-rectrice à la recherche à l’Université de Montréal, Marie-Josée Hébert, l’institution dépassera ses cibles en avril prochain, si le programme de chaires de recherche du Canada accepte ses nominations.

    L’Université Laval croit elle aussi pouvoir rattraper son retard. Les neuf postes de titulaires de CRC à combler en 2019 seront exclusivement proposés à des membres des groupes sous-représentés, soit les femmes, les personnes handicapées, les autochtones et les minorités visibles.

    Ces deux universités reconnaissent qu’elles ont du travail à faire. « Ça nous a frappés nous aussi. Nos statistiques qui venaient du secrétariat étaient rentrées en février 2016 et on s’était rendu compte qu’on n’avait pas la progression qu’on souhaitait », explique Marie-Josée Hébert.

    Son homologue de l’Université Laval, Eugénie Brouillet, a fait les mêmes constats. « Depuis que la dernière direction est entrée en fonction, il y a un an, on s’est rendu compte qu’on avait des efforts à faire », souligne-t-elle.

    Du progrès

    La proportion de femmes dans les chaires de recherche du Canada au Québec a augmenté de près de 8 % depuis 2010. Ce progrès est dû à la série de mesures entreprises par les universités à la demande des chaires de recherche du Canada.

    « Atteindre l’équité et la diversité en recherche n’est pas juste une question de quotas. Il s’agit de mettre en place une infrastructure institutionnelle visant à lever les barrières discriminatoires », affirme Tania Saba, titulaire de la Chaire BMO en diversité et gouvernance de l’Université de Montréal.

    En 2017, les méthodes de sélection des candidats pour les CRC ont changé. Les universités doivent maintenant offrir des formations aux personnes impliquées dans les processus de recrutement afin que ces derniers soient sensibilisés par rapport aux biais inconscients lors de la sélection de candidats.

    Un titulaire de chaire ne peut désormais être renouvelé dans ses fonctions qu’une seule fois. Cette décision du programme des chaires de recherche du Canada permet une plus grande diversité des titulaires.

    « Il y a des choses positives qui se passent. C’est très contraignant [des cibles] pour les universités, on leur impose des choses. Mais ça fait avancer les choses », exprime la chercheuse Ève Langelier.

    Le problème pour certains domaines est le manque de professeures pouvant devenir titulaires. « Pour atteindre la parité ou la bonne représentation en recherche, il faut d’abord l’atteindre au sein du corps professoral », affirme Tania Saba.

    Si les femmes sont majoritaires dans la population étudiante, elles sont minoritaires chez les professeures et encore moins présentes en recherche. « On appelle ça le pipeline qui fuit. Plus tu augmentes dans la progression en carrière, plus tu perds des femmes », explique le professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l’Université de Montréal, Vincent Larivière.

    L’excellence intacte

    Si les universités sont en train de développer des structures pour intégrer plus de femmes, l’excellence des candidatures reste toujours le critère principal dans la sélection. « Quand on a mis en place ces quotas-là, on n’a pas eu de misère à trouver des femmes qui étaient excellentes », remarque Vincent Larivière.

    « On ne laisse pas tomber les critères d’excellence, mais il n’y a pas un seul moyen pour mesurer l’excellence. À travers les bourses, les publications, les chaires, est-ce que c’est la seule façon de mesurer du potentiel d’excellence ? », se questionne Tania Saba. Cette dernière croit que la quantité des publications ne devrait pas prévaloir sur la qualité.

    Dans les faits, les femmes s’impliquent plus dans les programmes de premier cycle. « Elles vont donner beaucoup pour faire rouler le programme de bac tandis que les hommes vont se donner plus sur les études graduées, plus sur la recherche. Et qu’est-ce qui est valorisé : c’est la recherche. », dit Ève Langelier.

    Une carrière difficile

    « Il reste deux endroits difficiles [pour les femmes] : l’université et les chantiers de construction. Mais les chantiers de construction, je pense que c’est plus positif que les femmes profs. Elles doivent faire leur place en arrivant, mais après ça, c’est correct », expose Ève Langelier.

    La chaire dont Mme Langelier est titulaire se penche sur la sous-représentation féminine dans le domaine des sciences et du génie. « Quand tu arrives à une table, c’est impressionnant la première fois, tu t’assois pis il y a 30 hommes, plus vieux que toi. C’est intimidant », raconte celle qui a une formation en génie.

    Les raisons qui expliquent le faible nombre de femmes en sciences sont nombreuses. Souvent, un double standard est en jeu. « Dans le domaine des sciences, le fait d’avoir des enfants pour un homme, ça va être un gain de crédibilité et de sérieux. Dans le cas des femmes, c’est associé à un déclin, à la réduction de la visibilité et de la production », relate Vincent Larivière.

    « Les jeunes, tu leur demandes de dessiner un scientifique, la plupart vont dessiner un homme, blanc, vieux, avec des lunettes et des cheveux blancs, avec un sarrau. Si tu vois ça et que tu es une petite fille, tu te dis : “Ce n’est pas pour moi” », décrit Ève Langelier.

    #Femmes #Discrimination #Recherche #Université #Canada

    https://seenthis.net/messages/716423 via Dror@sinehebdo


  • La recherche sur le site de Gault repousse la date des premiers nord-américains : La datation par luminescence confirme la présence humaine en Amérique du Nord avant 16 000 ans.
    20/07/2018

    Pendant des décennies, les chercheurs ont cru que l’Hémisphère occidental [le continent américain] avait été colonisé par les humains il y a environ 13500 ans, une théorie basée largement sur la distribution répandue des artéfacts de Clovis datés à cette époque. Les artefacts de Clovis sont des outils de pierre préhistoriques distinctifs ainsi nommés parce qu’ils ont d’abord été trouvés près de Clovis, au Nouveau-Mexique, dans les années 1920, mais ont été identifiés depuis dans toute l’Amérique du Nord et du Sud.

    Cependant, au cours des dernières années, les preuves archéologiques ont de plus en plus remis en question l’idée de « Clovis First ».

    [Cette étude] a daté un important assemblage d’artefacts de pierre âgés de 16 à 20 000 ans, repoussant la chronologie des premiers habitants humains de l’Amérique du Nord avant Clovisby, d’au moins 2 500 années.

    Significativement, cette recherche identifie une technologie de point de projectile précoce inconnue auparavant non liée à Clovis, qui suggère que la technologie de Clovis s’est propagée à travers une population indigène déjà bien établie.
    (...)
    L’équipe de recherche a identifié les artefacts au site de Gault au Texas central, un site archéologique étendu avec des preuves d’occupation humaine continue. La présence de la technologie de Clovis sur le site est bien documentée, mais des fouilles en dessous des dépôts contenant des artefacts de Clovis ont révélé des sédiments bien stratifiés contenant des artefacts distinctement différents de Clovis.

    Gault site research pushes back date of earliest North Americans : Luminescence dating confirms human presence in North America prior to 16 thousand years ago, earlier than previously thought

    L’étude originale : http://advances.sciencemag.org/content/4/7/eaar5954
    http://advances.sciencemag.org/content/advances/4/7/eaar5954/F1.medium.gif
    http://advances.sciencemag.org/content/advances/4/7/eaar5954/F3.medium.gif
    http://advances.sciencemag.org/content/advances/4/7/eaar5954/F4.medium.gif
    http://www.dri.edu/images/stories/news/awards/Stratigraphic_Section.jpg
    https://www.sciencedaily.com/releases/2018/07/180723142950.htm
    /images/2018/07/180723142950_1_540x360.jpg

    DOI : https://doi.org/10.1126/sciadv.aar5954

    #préhistoire #paléolithique #Amérique #clovis #peuplement #16000BP #Thomas_J._Williams # Michael_B._Collins #Kathleen_Rodrigues #William_Jack_Rink #Texas_State_University #Desert_Research_Institute #University_of_Nevada #McMaster_University

    https://seenthis.net/messages/710762 via La main et l’esprit


  • Les archéologues ont découvert du pain fabriqué il y a 14 400 ans, soit 4000 ans avant le début de l’agriculture.
    11/07/2018

    https://humanities.ku.dk/news/2018/archaeologists-discover-bread-that-predates-agriculture-by-4000-years
    http://www.pnas.org/content/pnas/early/2018/07/10/1801071115/F1.medium.gif
    http://www.pnas.org/content/pnas/early/2018/07/10/1801071115/F2.medium.gif

    Sur un site archéologique du nord-est de la Jordanie, des chercheurs ont découvert les restes carbonisés d’un pain plat cuit par des chasseurs-cueilleurs il y a 14 400 ans. C’est la preuve directe la plus ancienne du pain trouvé à ce jour, précédant l’avènement de l’agriculture d’au moins 4 000 ans. Les résultats suggèrent que la production de pain à base de céréales sauvages pourrait avoir encouragé les chasseurs-cueilleurs à cultiver des céréales, contribuant ainsi à la révolution agricole au Néolithique.

    Une équipe de chercheurs de l’Université de Copenhague, de l’University College London et de l’Université de Cambridge ont analysé des restes de nourriture carbonisée provenant d’un site de chasseurs-cueilleurs Natoufiens de 14 400 ans situé dans le désert noir au nord-est de la Jordanie.

    (...)

    « La présence de centaines de restes calcinés dans les cheminées de Shubayqa 1 est une découverte exceptionnelle qui nous a permis de caractériser des pratiques alimentaires vieilles de 14 000. Les 24 restes analysés dans cette étude montrent que les ancêtres sauvages des céréales telles que l’orge, l’einkorn et l’avoine ont été broyées, tamisées et malaxées avant la cuisson. Les restes sont très similaires aux pains plats non levés identifiés sur plusieurs sites néolithiques et romains en Europe et en Turquie. L’étape suivante consiste à évaluer si la production et la consommation de pain ont influencé l’émergence de la culture et de la domestication des plantes », a déclaré l’archéobotaniste de l’Université de Copenhague, Amaia Arranz Otaegui, première auteure de l’étude.

    L’archéologue Tobias Richter, de l’Université de Copenhague, qui a dirigé les fouilles à Shubayqa 1 en Jordanie, a expliqué :

    « Les chasseurs-cueilleurs Natoufiens nous intéressent particulièrement parce qu’ils ont vécu une période de transition où les gens sont devenus plus sédentaires et que leur régime alimentaire a commencé à changer : les faucilles en silex ainsi que les outils en pierre trouvés sur les sites Natoufiens au Levant de soupçonner que les gens avaient commencé à exploiter les plantes d’une manière différente et peut-être plus efficace.Mais le pain plat trouvé à Shubayqa 1 est la première preuve de fabrication de pain récupérée jusqu’ici, et il montre que la boulangerie a été inventée avant la culture des plantes. Ces données confirment donc certaines de nos idées : il se peut que la production précoce et extrêmement longue de pain à base de céréales sauvages ait été l’un des principaux moteurs de la révolution agricole qui a suivi la culture des céréales sauvages. sources de nourriture plus pratiques. "
    (...).

    #Natoufien #Néolithisation #Moyen-Orient #nourriture #pain
    #Amaia_Arranz-Otaegui #Lara_Gonzalez_Carretero #Monica_N._Ramsey #Dorian_Q._Fuller #Tobias_Richter.
    DOI : 10.1073/pnas.1801071115
    https://doi.org/10.1073/pnas.1801071115
    #University_of_Copenhagen #University_College_London #University_of_Cambridge
    #14400BC

    https://seenthis.net/messages/708830 via La main et l’esprit


  • Contribuer à un logiciel libre dans une formation en école d’ingénieur
    https://framablog.org/2018/07/07/contribuer-a-un-logiciel-libre-dans-une-formation-en-ecole-dingenieur

    Des étudiants de l’Université de Technologie de #Compiègne effectuent, dans le cadre de leur cursus, des Travaux de Laboratoire consistant à avancer sur des tickets du #Projet Framadate (qui n’en manque pas), avec le soutien de leur enseignant Stéphane Crozat … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Framasoft #Libres_Logiciels #Libres_Services #Code #Contribution #contributopia #Éducation #Informatique #Musique_Libre #Universite


  • Petite mise à jour postes ouverts (publiés) #MCF #ESR. On suit toujours la tendance qui conduit à 0 postes ouverts en 2030.
    https://i.imgur.com/8GJTLlc.jpg
    https://twitter.com/mixlamalice/status/966986699040612352

    Avec ce commentaire intéressant :

    Pas étonnant alors qu’ils mettent en place #parcours_sup qui réduit l’accès à l’Université : plus de lycéens, moins de profs : la #sélection organisée ...

    https://twitter.com/ben_schnecken/status/967001264390361089

    #postes #travail #université #statistiques #chiffres #MCF #France #it_has_begun

    En route vers une université sans enseignant·es !

    https://seenthis.net/messages/671718 via CDB_77


  • Signature d’une convention entre le #CNRS et la Direction du #renseignement_militaire

    Suite à l’appel attentats-recherche lancé le 18 novembre 2015 par le CNRS, ce dernier et la Direction du renseignement militaire ont mis en place une #collaboration concrétisée par la signature d’une #convention entre les deux parties le jeudi 30 mai 2018. A l’origine de ce partenariat, qui va aujourd’hui bien au-delà, les sciences humaines et sociales dont l’expertise de terrain des chercheurs permet une vision complète de situations géostratégiques complexes. Retour sur ce partenariat avec #Fabrice_Boudjaaba, directeur adjoint scientifique de l’Institut des sciences humaines et sociales.

    http://www.cnrs.fr/sites/default/files/styles/top_left/public/image/Photo%20DRM.JPG?itok=unqH4wBZ#.jpg

    http://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/signature-dune-convention-entre-le-cnrs-et-la-direction-du-renseignement-milita
    #recherche #université #militarisation_de_la_recherche #armée #SHS #sciences_humaines_et_sociales #France

    cc @isskein @tchaala_la @marty @daphne

    https://seenthis.net/messages/700564 via CDB_77


  • Le Parcoursup des filles
    http://www.laviedesidees.fr/Le-Parcoursup-des-filles.html

    La plateforme Parcoursup régule désormais l’orientation vers les études supérieures. Loin d’être uniforme, ce dispositif va produire des effets d’exclusion sur les publics les plus sensibles aux verdicts scolaires : les filles, et plus encore celles issues de milieux populaires.

    #Essais

    / #genre, université, #classes_populaires

    #université

    https://seenthis.net/messages/698821 via La Vie des idées


  • La fille d’Egtved (Age du Bronze) n’était pas du Danemark

    https://www.sciencedaily.com/releases/2015/05/150521082458.htm
    http://humanities.ku.dk/news/2015/the_bronze_age_egtved_girl_was_not_danish
    https://www.nature.com/articles/srep10431
    http://humanities.ku.dk/news/2015/the_bronze_age_egtved_girl_was_not_danish/egtved217x160.jpg
    http://humanities.ku.dk/news/2015/the_bronze_age_egtved_girl_was_not_danish/egtved197x197.jpg

    Le texte intégral :
    https://journals.openedition.org/perspective/6305

    L’une des découvertes les plus connues de l’âge du bronze danois, l’Egtved Girl, 1370 av. J.-C., n’est pas née à Egtved, au Danemark, c’est ce que révèlent de nouvelles recherches du Musée national du Danemark et de l’Université de Copenhague. Les analyses isotopiques du strontium des cheveux, des dents et des ongles montrent qu’elle est née et a grandi à des centaines de kilomètres d’Egtved, probablement dans le sud de l’Allemagne, et qu’elle est arrivée à Egtved peu avant sa mort.

    (...)

    C’est la première fois que les chercheurs ont été capables de suivre avec précision les mouvements d’une personne préhistorique.

    Les recherches ont montré qu’elle provenait de la Forêt Noire dans le sud-ouest de l’Allemagne - tout comme les restes incinérés d’un enfant de six ans enterré avec elle. Le cercueil de la fille date de l’enterrement à un jour d’été en l’an 1370 avant JC.

    En détail :

    Si l’on considère les deux dernières années de la vie de la fille, on peut voir que 13 à 15 mois avant sa mort, elle est restée dans un endroit avec une signature isotopique du strontium très semblable à celle qui caractérise sa région natale. Puis elle a déménagé dans une région qui pourrait bien avoir été le Jutland. Après une période d’environ 9 à 10 mois, elle est retournée dans la région d’origine et y est restée quatre à six mois avant de se rendre à son dernier lieu de repos, Egtved. Ni ses cheveux ni son ongle du pouce ne contiennent une signature isotopique de strontium qui indique qu’elle est revenue en Scandinavie jusqu’à peu de temps avant sa mort. Comme la signature isotopique du strontium d’une région n’est décelable que dans les cheveux et les ongles après un mois, elle doit être venue au Danemark et à Egtved environ un mois avant sa mort.

    https://media.nature.com/m685/nature-assets/srep/2015/150521/srep10431/images_hires/srep10431-f1.jpg

    « A l’âge de bronze, l’Europe occidentale, le sud de l’Allemagne et le Danemark étaient les deux principaux centres de pouvoir, des royaumes très semblables. Nous trouvons beaucoup de liens directs entre les deux dans les preuves archéologiques, et je suppose que la fille Egtved était une fille de l’Allemagne du Sud qui a été donnée en mariage à un homme du Jutland pour forger une alliance entre deux familles puissantes »

    Kristian Kristiansen

    Selon lui, le Danemark était riche en ambre et en échangeait pour le bronze. En Grèce mycénienne et au Moyen-Orient, l’ambre de la Baltique était aussi convoité que l’or et, grâce aux intermédiaires du Sud de l’Allemagne, de grandes quantités d’ambre étaient transportées en Méditerranée et de grandes quantités de bronze venaient en paiement au Danemark. À l’âge du bronze, [celui-ci] était une matière première aussi précieuse que le pétrole aujourd’hui, de sorte que le Danemark est devenu l’une des régions les plus riches d’Europe du Nord.

    "L’ambre était le moteur de l’économie de l’âge du bronze, et afin de maintenir les routes commerciales, des familles puissantes forgeaient des alliances en donnant leurs filles en mariage les unes aux autres et permettaient à leurs fils d’être élevés l’un par l’autre comme une sorte de sécurité "Kristian Kristiansen.

    #Préhistoire #Age_du_Bronze #Europe #migrations #Egtved #Karin_Margarita_Frei
    #National_Museum_of_Denmark
    #University_of_Copenhagen
    doi:10.1038/srep10431

    Référence papier

    Eva Andersson Strand, Ulla Mannering et Marie-Louise Nosch, « Mise en œuvre d’une approche globale des textiles anciens au Centre de recherche sur les textiles de Copenhague », Perspective, 1 | 2016, 75-92.

    Référence électronique

    Eva Andersson Strand, Ulla Mannering et Marie-Louise Nosch, « Mise en œuvre d’une approche globale des textiles anciens au Centre de recherche sur les textiles de Copenhague », Perspective [En ligne], 1 | 2016, mis en ligne le 31 décembre 2016, consulté le 21 mai 2018. URL : http://journals.openedition.org/perspective/6305 ; DOI : 10.4000/perspective.6305

    https://seenthis.net/messages/695823 via La main et l’esprit


  • Columbia 1968 : souvenirs personnels
    http://www.medelu.org/Columbia-1968-souvenirs-personnels

    Le 23 avril 2018 marque le cinquantième anniversaire du soulèvement étudiant à l’université Columbia en 1968. Ayant été impliqué dans ces événements à divers titres, je voudrais apporter un témoignage sur ce qui s’est passé et sur ce qui me paraît constituer les leçons les plus importantes à en tirer. Le 1er mai est une date célèbre. C’est May Day, date anniversaire des émeutes de Haymarket en 1886 [ndt. qui se termineront dramatiquement le 3 mai, cf. note] et c’est celle qui ouvre la célébration des événements de mai 1968 [ndt. la première manifestation au Quartier latin a eu lieu le 3 mai, cf. note] dont la plupart des commentateurs considèrent qu’ils ont commencé en France. Mais en réalité Columbia a précédé Paris d’une semaine comme je le rappelle souvent à mes amis français, et c’est donc une date plus (...)

    #Etats-Unis_d'Amérique #Education #Université


  • Ce n’est pas seulement l’#histoire_des_femmes qui a été longtemps ignorée, mais aussi, par exemple, l’étude des femelles chez les #oiseaux : « Scientists remind their peers : Female birds sing, too »
    https://www.sciencedaily.com/releases/2018/03/180314092348.htm

    When North American ornithologists hear a bird singing, they’re likely to assume it’s a male. But in many species, the females sing too — and a new commentary in The Auk: Ornithological Advances argues that a better understanding of these unappreciated female songs could lead to advances in many aspects of bird biology.

    Authors #Karan_Odom of #Cornell_University and #Lauryn_Benedict of the #University_of_Northern_Colorado both discovered the world of female birdsong through their own research. “I started studying California towhees 17 years ago, and I was fascinated by the duet vocalization given by females and males,” says Benedict. “That led me to start looking for female song in other North American bird species, and I was surprised to learn that it was much more common than I expected. The reports of female song are buried in odd corners of the literature, but when you put them all together, you start to see some interesting patterns.”

    Remarque linguistique incidente : le terme #oiselle fait partie de ces nombreux mots du langage courant qui marquaient simplement le féminin et se sont vus assigner une connotation extrêmement péjorative pour cette seule raison.
    Selon le Larousse : « jeune fille, naïve, niaise ».
    Selon le Littré : « Femelle d’oiseau. »

    #sexisme_scientifique #ornithologie

    https://seenthis.net/messages/694285 via intempestive


  • Du nouveau à l’Ouest : l’art paléolithique du Rocher de l’Impératrice (Plougastel-Daoulas, Finistère)

    Pour ceux qui ne savent pas trop l’importance de ce site de l’Azilien (après le magdalénien et avant le Mésolithique, naissance de l’abstraction ), voici une émission de radio de France Culture « Carbone 14, le magazine de l’archéologie » par Vincent Charpentier qui recevait Nicolas Naudinot, Maître de Conférence à l’Université de Nice Sophia-Antipolis, chercheur de l’UMR CEPAM du CNRS.
    Le 29 avril 2018. (31mn.29)

    https://www.franceculture.fr/emissions/carbone-14-le-magazine-de-larcheologie/du-nouveau-a-louest-lart-paleolithique-du-rocher-de-limperatrice-ploug

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/04/0d893204-dc63-4b46-8dd1-ab7e8a919f06/738_a3_auroch.jpg
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/04/669dfe92-814b-4b65-a320-9d29f42b05ed/738_a1chevaux.jpg

    #Préhistoire #art_rupestre #Nicolas_Naudinot #Université_de_Nice_Sophia-Antipolis #CNRS #UMR_CEPAM #radio #France_culture #14000BP #Europe #France

    https://seenthis.net/messages/690966 via La main et l’esprit


  • La vague sans précédent d’extinctions de grands mammifères durant les 66 millions dernières années est liée à nos ancêtres.
    19 avril 2018

    Homo sapiens, Néandertal et d’autres parents humains récents pourraient avoir commencé à chasser les espèces de grands mammifères de grandes tailles jusqu’à extinction au moins 90.000 ans plus tôt que prévu.

    Elephant-dwarfing wooly mammoths, elephant-sized ground sloths and various saber-toothed cats highlighted the array of massive mammals roaming Earth between 2.6 million and 12,000 years ago. Prior research suggested that such large mammals began disappearing faster than their smaller counterparts — a phenomenon known as size-biased extinction — in Australia around 35,000 years ago.

    With the help of emerging data from older fossil and geologic records, the new study estimated that this size-biased extinction started at least 125,000 years ago in Africa. By that point, the average African mammal was already 50 percent smaller than those on other continents, the study reported, despite the fact that larger landmasses can typically support larger mammals.

    But as humans migrated out of Africa, other size-biased extinctions began occurring in regions and on timelines that coincide with known human migration patterns, the researchers found. Over time, the average body size of mammals on those other continents approached and then fell well below Africa’s. Mammals that survived during the span were generally far smaller than those that went extinct.

    Unprecedented wave of large-mammal extinctions linked to ancient humans | Nebraska Today | University of Nebraska–Lincoln
    https://news.unl.edu/newsrooms/today/article/unprecedented-wave-of-large-mammal-extinctions-linked-to-ancient-humans
    https://news.unl.edu/sites/default/files/media/DSC_6000a.jpg
    https://news.unl.edu/sites/default/files/styles/meta/public/media/180419_Archie_4954.jpg?itok=451m-9x7

    L’article original provien du journal Science : Felisa A. Smith, Rosemary E. Elliott Smith, S. Kathleen Lyons, Jonathan L. Payne. Body size downgrading of mammals over the late Quaternary. Science, 2018

    #Préhistoire #Lyons #Smith #extinction #Université_du_Nebraska-Lincoln

    https://seenthis.net/messages/690587 via La main et l’esprit


  • Les tribulations d’une université francophone en #Turquie
    https://orientxxi.info/magazine/les-tribulations-d-une-universite-francophone-en-turquie,2412

    Fondé en 1867 par un accord entre la #France et l’empire ottoman, le lycée Galatasaray a 150 ans. Depuis sa création en 1992, l’université du même nom forme des milliers d’étudiants francophones. En s’engageant dans ce projet de coopération, le Quai d’Orsay avait l’espoir de restaurer son influence auprès des élites locales, mais le français ne suscite plus le même intérêt que par le passé dans la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan. Lorsque l’on quitte la place Taksim située au cœur de la ville pour rejoindre la (...)

    #Magazine

    / Turquie, France, #Diplomatie, Université, #Francophonie

    #Université
    « http://discours.vie-publique.fr/notices/927005600.html »
    « https://istanbul.consulfrance.org/Discours-de-l-ambassadeur-a-l »
    « http://www.hurriyet.com.tr/ik-yeni-ekonomi/galatasaray-universitesi-20nci-yilini-kutluyor-20201240 »
    « https://www.senat.fr/notice-rapport/2007/r07-428-notice.html »


  • Peit point d’étape sur #ParcoursSup, la sélection à la fac.

    « À l’université de Nantes, devant le refus de trier les dossiers, la présidence riposte » (en fait, la présidence dissout les commissions réfractaires pour ne conserver que des commissions obéissantes)
    http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/parcoursup-a-l-universite-de-nantes-la-presidence-riposte-au-refus-de-trie

    Devant le refus de plusieurs formations de classer les candidatures sur Parcoursup, l’université de Nantes a décidé de nommer de nouvelles commissions d’examen des vœux dans ces filières. Une décision qui suscite l’incompréhension des équipes pédagogiques.

    Plus que l’incompréhension, c’est la consternation - voir par exemple la réaction d’Olivier Ertzscheid
    https://twitter.com/affordanceinfo/status/985978450996596737

    OK donc c’est apparemment confirmé. Olivier Laboux président de @UnivNantes a pris la décision de DISSOUDRE toutes les commissions pédagogiques deTOUS les UFR de l’Université s’étant positionnéesCONTRE l’application de la réforme ORE #ParcoursSup C’est dingue. Totalement
    dingue

    Et ça ne va pas s’arranger, si l’on en croit @Ipochocho
    https://twitter.com/Ipochocho/status/986282551965872133

    Thread étendu qui explique pourquoi l’algorithme #Parcoursup est beaucoup moins efficace que #APB et pourquoi nous devons nous attendre à un #Parcoursupocalypse le 22 mai, jours des résultats.

    Sélection :

    Il est fort probable qu’un candidat en tête d’un classement réalisé par une institution d’enseignement supérieure le soit également dans les classements de toutes les autres institutions dans lesquelles il aura déposé des voeux.

    –-

    Le jour ou les candidats recevront leurs réponses, une petite élite scolaire « trustera » donc la quasi totalité des places dans toutes les filières.

    –-

    En première approximation, il est raisonnable de se placer dans le cadre de la loi de Pareto, 20% des candidats monopoliseront alors 80% des places disponibles. Winners take all.

    –-

    7 millions de voeux ont été déposés sur la plateforme En faisant de l’abatage, imaginons qu’on peut classer un candidat en 3 minutes. 21 millions de minutes seront nécésaires pour réaliser ce travail

    –-

    350 000 heures de travail seront nécéssaires pour réaliser ce travail. Nos héros stakanovistes peuvent fournir 7 heure de travail par jour. 50 000 jours de travail seront nécessaires pour réaliser ce travail.

    –-

    Un candidat moyen venant d’un lycée moyen risque d’attendre pas mal de temps pour avoir ne serait ce qu’un de ses vœux (qui ne sera sans doute pas son vœux le plus désiré) et soit contraint de donner une réponse par défaut.

    –-

    Rendez vous le 22 mai, le jour du crash test pour voir si cette prévision se réalise.

    Et pour conclure :
    https://twitter.com/Epithumia/status/983327268176089089

    /soupir #Parcoursup
    https://pbs.twimg.com/media/DaV604hX0AA-UDm.jpg

    #université

    https://seenthis.net/messages/687845 via intempestive



  • A Bordeaux, la police frappe un journaliste | Syndicat National des Journalistes CGT
    https://snjcgt.fr/2018/03/28/a-bordeaux-la-police-frappe-un-journaliste
    https://snjcgt.fr/wp-content/uploads/sites/11/2018/03/Sadik-Celik.jpg

    Nous venons d’apprendre que le journaliste Sadik Celik a été agressé ce matin par des forces de police alors qu’il couvrait une manifestation étudiante à Bordeaux.

    Lors d’une charge policière, les forces de l’ordre lui ont confisqué le téléphone avec lequel il prenait des photos de la manifestation. Alors qu’il montrait sa carte de presse, afin d’en demander la restitution, il a été frappé à la tête par un policier. Des étudiants ont également été blessés et se sont vu prendre leurs téléphones. Ceux-ci n’ont pas été restitués.
    #violences_policières #journalisme #université #répression
    Sadik Celik réside en ce moment provisoirement à Bordeaux et a couvert le mouvement des étudiants bordelais, à la suite des faits qui se sont déroulés à l’université de Montpellier.

    https://seenthis.net/messages/679256

    https://seenthis.net/messages/680892 via odilon



  • Métaliste sur la Suisse coloniale

    Je propose ici une #métaliste (merci @philippe_de_jonckheere de m’avoir suggéré cela... c’est probablement une bonne idée de faire cela sur des sujets dispersés ici et là) sur la #Suisse_coloniale.

    Des liens à partir d’une conférence et des écrits de chercheurs et chercheuses qui s’intéressent au thème La Suisse, colonialisme sans colonies :
    http://seen.li/dklq

    Les Suisses au Congo au service de #Léopold_II :
    http://seen.li/d6b5

    La polémique autour du #pic_agassiz :
    http://seen.li/b6ax

    Je vois maintenant qu’il n’y a rien sur #Carl_Vogt, pourtant c’était ma honte d’avoir travaillé dans un bâtiment dédié à ce fervant défenseur de la supériorité de la race blanche :
    #Uni_Carl_Vogt :
    https://i.imgur.com/ca0CaFY.png
    https://www.unige.ch/presse/plans/uni-dufour-2
    #Uni_Vogt #Université_de_genève

    Et qu’il y a, devant l’Université des Bastions, une statue en son honneur :
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e8/CVogt-tetebronze03.JPG/340px-CVogt-tetebronze03.JPG

    Carl Vogt :

    August Christoph Carl Vogt est un naturaliste et médecin suisse d’origine allemande, connu par ses prises de position sur le matérialisme et la défense de la théorie de l’évolution de Charles Darwin.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/64/Vogt1.jpg
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Vogt

    Voici un portrait de ce monsieur dont je ne peux pas copier-coller le texte car le site ne le permet pas :
    http://www.audeladuracisme.com/2004/10/08/august-christoph-carl-vogt-1817-1895

    #colonialisme #esclavage #esclavagisme #histoire #suisse

    ça peut aussi intéresser @simplicissimus et @maieul ...

    Sorry sorry @sinehebdo, c’est toi qui m’a suggéré de faire des métalistes, pas @philippe_de_jonckheere...
    merci @odilon de m’avoir signalé cette erreur !

    https://seenthis.net/messages/678681 via CDB_77


  • Deux épisodes distincts de mélange génétique entre les humains modernes et les Dénisoviens.

    Les chercheurs expliquent dans cette étude avoir examiné plus de 5 500 génomes d’humains modernes d’Europe, d’Asie et d’Océanie, à la recherche d’ADN archaïque possible. Après avoir repéré des variations dans les ADN, les scientifiques ont ensuite comparé ces segments aux séquences de Dénisoviens et de Néandertaliens, connues à partir des échantillons prélevés dans les montagnes de l’Altaï.

    Des recherches antérieures ont montré que si les Dénisoviens partageaient une origine commune avec les Néandertaliens, ils étaient presque aussi distincts des Néandertaliens que les Néandertaliens des humains modernes. Des travaux antérieurs ont également montré que les Dénisoviens ont contribué à l’ADN de plusieurs groupes humains modernes. Ils ont légué une part de leur ADN à environ 5 % des génomes des populations d’Océanie, et quelque 0,2 % aux génomes des Asiatiques continentaux et des Amérindiens. Les scientifiques avaient alors supposé que cet ADN de Denisova trouvé chez les humains modernes en Asie provenait du croisement entre les Dénisoviens et les Océaniens qui avaient émigré en Asie. Ce que détermine l’étude aujourd’hui, c’est qu’il y a eu en fait deux épisodes distincts de métissage.

    Les chercheurs suggèrent que les ancêtres des Océaniens se sont croisés avec un groupe de Dénisoviens du Sud, alors que les ancêtres des Asiatiques de l’Est se sont mélangés avec un groupe venant du Nord.

    we estimate 44,000–54,000 years ago for Denisovan admixture.

    (In Cell)

    Ainsi il y aurait eu au moins trois exemples de croisements d’humains modernes avec des populations humaines archaïques – un croisement avec des Néandertaliens et deux avec des Dénisoviens. Les scientifiques envisagent maintenant de rechercher plus de signes de croisements entre humains modernes et d’autres lignées archaïques dans d’autres populations à travers le monde. Ce pourrait être notamment le cas en Afrique, mais étant donné que le climat est plus chaud, personne n’a encore trouvé de fossiles humains archaïques avec suffisamment d’ADN permettant un séquençage.

    Pour ceux qui voudraient aller plus loin, voici la partie « géographique » abordée par l’article original :

    Denisovan and Neanderthal Introgression Maps
    Tiling Path of Denisovan and Neanderthal Ancestry Inferred from Modern Genomes
    Regions with Elevated Proportions of Archaic Ancestry
    Deserts of Archaic Ancestry
    Archaic Ancestry Is Reduced in the Genomic Regions Most Constrained by Selection
    Archaic-Modern Admixture Was Most Likely Associated with Reduced Male Fertility

    L’article de vulgarisation :
    http://sciencepost.fr/2018/03/les-humains-modernes-se-sont-croises-deux-fois-avec-les-denisoviens-dans

    L’article original :
    http://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(18)30175-2
    https://doi.org/10.1016/j.cell.2018.02.031
    L’article qui mentionne les éléments géographiques :
    http://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(16)30247-0
    https://doi.org/10.1016/j.cub.2016.03.037

    http://www.cell.com/cms/attachment/2080843276/2072227207/gr2.jpg

    #préhistoire #Neandertal #Dénisoviens #évolution #Sriram_Sankararaman #Swapan_Mallick #Nick_Patterson #David_Reich
    #Sharon R. Browning #Brian_L._Browning #Ying_Zhou #Serena_Tucci
    #Joshua_M._Akey #Université_de_Washington

    https://seenthis.net/messages/677431 via La main et l’esprit