• La liberté de s’exprimer sur Israël en butte à des attaques dans les universités
    The Guardian, le 27 février 2017
    http://www.aurdip.fr/la-liberte-de-s-exprimer-sur.html

    Signatures (plus de 200 profs britanniques): Prof Jonathan Rosenhead, Prof Conor Gearty, Prof Malcolm Levitt, Tom Hickey, Prof Dorothy Griffiths, Prof Moshé Machover, Sir Iain Chalmers, Prof Steven Rose, Prof Gilbert Achcar, Prof Penny Green, Prof Bill Bowring, Mike Cushman, Jim Zacune, Dr Jethro Butler, Dr Rashmi Varma, Dr John Moore, Dr Nour Ali, Prof Richard Hudson, Dr Tony Whelan, Dr Dina Matar, Prof Marian Hobson, Prof Tony Sudbery, Prof John Weeks, Prof Graham Dunn, Dr Toni Wright, Dr Rinella Cere, Prof Ian Parker, Dr Marina Carter, Dr Shirin M Rai, Andy Wynne, Prof David Pegg, Prof Erica Burman, Dr Nicola Pratt, Prof Joanna Bornat, Prof Richard Seaford, Dr Linda Milbourne, Dr Julian Saurin, Dr Nadia Naser-Najjab, Prof Elizabeth Dore, Prof Colin Eden, Dr Neil Davidson, Jaime Peschiera, Catherine Cobham, Prof Haim Bresheeth, Dr Uriel Orlow, Dr Saladin Meckled-Garcia, Dr Abdul B Shaikh, Dr Mark Leopold, Prof Michael Donmall, Prof Hamish Cunningham, Prof David Johnson, Dr Reem Abou-El-Fadl, Dr Luke Cooper, Prof Peter Gurney, Dr Adi Kuntsman, Prof Matthew Beaumont, Dr Teodora Todorova, Prof Natalie Fenton, Prof Richard Bornat, Dr Jeremy Landor, Dr John Chalcraft, Milly Williamson, David Mabb, Dr Judit Druks, Dr Charlie McGuire, Dr Gholam Khiabany, Glynn Kirkham, Dr Deirdre O’Neill, Dr Gavin Williams, Prof Marsha Rosengarten, Dr Debra Benita Shaw, Dr João Florêncio, Prof Stephen Keen, Dr Anandi Ramamurthy, Dr Thomas Mills, Dr Don Crewe, Prof Robert Wintemute, Andy Gossett, Prof Mark Boylan, Angela Mansi, Dr Paul Taylor, Tim Martin, Keith Hammond, Karolin Hijazi, Dr Kevin Hearty, Prof Daniel Katz, Dr Richard Pitt, Prof Ray Bush, Prof Glenn Bowman, Prof Craig Brandist, Prof Virinder S Kalra, Dr Yasmeen Narayan, Prof Michael Edwards, John Gilmore-Kavanagh, Prof Nadje Al-Ali, Prof Mick Dumper, Graham Topley, Dr Shuruq Naguib, Prof David Whyte, Peter Collins, Dr Andrew Chitty, Prof David Mond, Prof Leon Tikly, Dr Subir Sinha, Dr Mark Berry, Dr Gajendra Singh, Prof Elizabeth Cowie, Dr Richard Lane, Prof Martin Parker, Dr Aboobaker Dangor, Dr Siân Adiseshiah, Prof Dennis Leech, Dr Owen Clayton, Dr John Cowley, Prof Mona Baker, Dr Navtej Purewal, Prof Mica Nava, Prof Joy Townsend, Dr Alex Bellem, Dr Nat Queen, Gareth Dale, Prof Yosefa Loshitzky, Dr Rudi Lutz, Dr Oliver Smith, Tim Kelly, Prof Laleh Khalili, Prof Aneez Esmail, Fazila Bhimji, Prof Hilary Rose, Dr Brian Tweedale, Prof Julian Petley, Prof Richard Hyman, Dr Paul Watt, Nisha Kapoor, Prof Julian Townshend, Prof Roy Maartens, Dr Anna Bernard, Prof Martha Mundy, Prof Martin Atkinson, Dr Claude Baesens, Dr Marijn Nieuwenhuis, Dr Emma Heywood, Dr Matthew Malek, Prof Anthony Milton, Dr Paul O’Connell, Prof Malcolm Povey, Dr Jason Hickel, Dr Jo Littler, Prof Rosalind Galt, Prof Suleiman Shark, Dr Paula James, Dr Linda Pickard, Pat Devine, Dr Jennifer Fortune, Prof Chris Roberts, Dr Les Levidow, Dr Carlo Morelli, Prof David Byrne, Dr Nicholas Cimini, Prof John Smith, Prof Arshin Adib-Moghaddam, Dr Peter J King, Prof Bill Brewer, Prof Patrick Williams, Prof Daphne Hampson, Dr Wolfgang Deckers, Cliff Jones, Prof Luis Pérez-González, Prof Patrick Ainley, Dr Paul Kelemen, Prof Dee Reynolds, Dr Enam Al-Wer, Prof Hugh Starkey, Dr Anna Fisk, Prof Linda Clarke, Prof Klim McPherson, Cathy Malone, Prof Graham Dawson, Prof Colin Green, Prof Clément Mouhot, Prof S Sayyid, Prof William Raban, Prof Peter Hallward, Prof Chris Rust, Prof Benita Parry, Prof Andrew Spencer, Prof Philip Marfleet, Prof Frank Land, Dr Peter E Jones, Dr Nicholas Thoburn, Tom Webster, Dr Khursheed Wadia, Dr Philip Gilligan, Dr Lucy Michael, Prof Steve Hall, Prof Steve Keen, Dr David S Moon, Prof Ken Jones, Dr Karen F Evans, Dr Jim Crowther, Prof Alison Phipps, Dr Uri Horesh, Dr Clair Doloriert, Giles Bailey, Prof Murray Fraser, Prof Stephen Huggett, Dr Gabriela Saldanha, Prof Cahal McLaughlin, Ian Pace, Prof Philip Wadler, Dr Hanem El-Farahaty, Dr Anne Alexander, Dr Robert Boyce, Dr Patricia McManus, Prof Mathias Urban, Dr Naomi Woodspring, Prof David Wield, Prof Moin A Saleem, Dr Phil Edwards, Dr Jason Hart, Dr Sharon Kivland, Dr Rahul Rao, Prof Ailsa Land, Dr Lee Grieveson, Dr Paul Bagguley, Dr Rosalind Temple, Dr Karima Laachir, Dr Youcef Djerbib, Dr Sarah Perrigo, Bernard Sufrin, Prof James Dickins, John Burnett, Prof Des Freedman, Dr David Seddon, Prof Steve Tombs, Prof Louisa Sadler, Dr Leon Sealey-Huggins, Dr Rashné Limki, Dr Guy Standing, Dr Arianne Shahvisi, Prof Neil Smith, Myriam Salama-Carr, Dr Graham Smith, Dr Peter Fletcher

    #Palestine #Grande-Bretagne #Liberté_d'expression #Liberté_académique #Universités #Semaine_contre_l'apartheid_israélien #Israeli_Apartheid_Week #BDS #Boycott_universitaire

    https://seenthis.net/messages/574360 via Dror@sinehebdo


  • Université : la course électorale précipite la #sélection en master
    https://www.mediapart.fr/journal/france/251016/universite-la-course-electorale-precipite-la-selection-en-master

    Avec en ligne de mire l’alternance et les programmes de la droite, le ministère pousse à l’adoption de la proposition de loi autorisant la sélection à l’entrée du master. Le Sénat doit examiner, les 26 et 27 octobre, cette réforme qui pourrait instaurer un système à double vitesse, entre les filières prisées et celles qui accueilleront les étudiants refoulés.

    #France #Cpu #enseignement_supérieur #SGEN-CFDT #Snesup-FSU #universités #Unsa


  • La #sélection à l’entrée du master va être mise en place à la rentrée 2017
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051016/la-selection-l-entree-du-master-va-etre-mise-en-place-la-rentree-2017

    Un accord a été trouvé entre le ministère de l’enseignement supérieur, les organisations étudiantes et les présidents d’université pour introduire une sélection à l’entrée du master. Les organisations étudiantes ont obtenu un « droit à la poursuite d’études » censé empêcher des jeunes de se retrouver sans formation.

    #France #Cpu #enseignement_supérieur #FAGE #Najat_Vallaud-Belkacem #Thierry_Mandon #Unef #universités


  • A Paris-I, un cours magistral de #droit sur #Facebook
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/10/03/a-paris-i-cours-magistral-droit-facebook-265325

    Depuis le début du mois de septembre, Bruno Dondero, professeur spécialiste du droit des affaires, retransmet en direct sur son compte Facebook son cours d’amphi de droit des sociétés, à l’aide d’un téléphone sur un trépied. Sur son blog, Bruno Dondero explique le pourquoi de son expérimentation, en donnant trois avantages : « 1) Cela permettra tout d’abord aux #étudiants qui ne sont pas là d’avoir accès au cours. Cela ne veut pas dire qu’il faut arrêter de venir dans mon amphithéâtre ! 2) Ensuite, cela permettra aux étudiants qui n’ont pas compris un passage de revoir...

    #universités #Réseaux_sociaux


  • L’université cartonne avec ses formations d’écrivains
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/210916/l-universite-cartonne-avec-ses-formations-d-ecrivains

    Longtemps, alors que les #universités américaines vantaient leurs programmes de creative writings, ceux qui en France souhaitaient travailler leur écriture devaient se tourner vers des ateliers organisés par des associations, des particuliers… Les choses sont en train de changer. En ces temps de rentrée littéraire autant qu’universitaire, tour d’horizon d’un marché très concurrentiel.

    #Culture-Idées #Aleph #atelier_d'écriture #écrivain #Littérature


  • L’université cartonne avec ses formations d’écrivains
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/210916/l-universite-cartonne-avec-ses-formations-decrivains

    Longtemps, alors que les #universités américaines vantaient leurs programmes de creative writings, ceux qui en France souhaitaient travailler leur écriture devaient se tourner vers des ateliers organisés par des associations, des particuliers… Les choses sont en train de changer. En ces temps de rentrée littéraire autant qu’universitaire, tour d’horizon d’un marché très concurrentiel.

    #Culture-Idées #Aleph #atelier_d'écriture #écrivain #Littérature


  • L’université entend aussi former des écrivains
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/210916/l-universite-entend-aussi-former-des-ecrivains

    Longtemps, alors que les #universités américaines vantaient leurs programmes de creative writings, ceux qui en France souhaitaient travailler leur écriture devaient se tourner vers des ateliers organisés par des associations, des particuliers… Les choses sont en train de changer. En ces temps de rentrée littéraire autant qu’universitaire, tour d’horizon d’un marché très concurrentiel.

    #Culture-Idées #Aleph #atelier_d'écriture #écrivain #Littérature



  • La « #sécurité des #universités au détriment du #handicap — Lagazette.fr
    http://www.lagazettedescommunes.com/459753/handicap-cest-la-seconde-fois-que-lon-veut-puiser-dans-notre-c

    La ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé fin août que 30 millions d’euros seraient alloués aux universités pour financer leur sécurité face aux risques d’attentats. Problème : ces fonds seront prélevés sur la trésorerie du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique. Une très « mauvaise surprise de rentrée » pour le président du #FIPHFP.

    #fonction_publique

    https://seenthis.net/messages/523971 via AF_Sobocinski


  • Le pari du gigantisme pour grimper dans les classements internationaux — Aix-Marseille, laboratoire de la fusion des #universités, par Christelle Gérand (septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/GERAND/56207
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton56207.jpg

    Fondées pour dispenser des savoirs et préparer à la #recherche, les universités françaises se transforment. Pour se faire une place dans le supermarché mondial de l’enseignement supérieur, les établissements rendus « autonomes » par la réforme de 2007 fusionnent. Les exigences scientifiques et pédagogiques fondamentales se heurtent alors à l’expansion d’une #bureaucratie_libérale.


  • Sexual harassment of students by university staff hidden by non-disclosure agreements | Education | The Guardian
    https://www.theguardian.com/education/2016/aug/26/sexual-harassment-of-students-by-university-staff-hidden-by-non-disclos
    https://i.guim.co.uk/img/media/d557852101fd03288a74a4fc9dd9b142b1da93fb/0_223_5000_3000/5000.jpg?w=1200&h=630&q=55&auto=format&usm=12&fit=crop&bm=normal&ba=bottom%2Cleft&blend64=aHR0cHM6Ly91cGxvYWRzLmd1aW0uY28udWsvMjAxNi8wNS8yNS9vdmVybGF5LWxvZ28tMTIwMC05MF9vcHQucG5n&s=3c0d3f6ada31235c8dfd1fad331e6856

    Universities’ use of non-disclosure agreements (NDAs) in sexual harassment cases involving staff and students is allowing alleged perpetrators to move to other institutions where they could offend again, according to academics, lawyers and campaigners.

    They warn that the prevalence of harassment is being masked because of the use of confidentiality clauses in settlements, which prevent any of the parties discussing what has happened.

    Universities that find themselves at the centre of sexual harassment allegations are accused of prioritising their own reputations in an increasingly competitive higher education marketplace over their duty of care to vulnerable students.

    #harcèlement #Universités

    https://seenthis.net/messages/519277 via Kassem


  • Universités : pourquoi le classement de Shanghaï n’est pas un exercice sérieux
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/08/16/universites-le-classement-de-shanghai-fortement-discute_4983511_4355770.html
    http://s1.lemde.fr/image/2016/08/16/644x322/4983509_3_e409_l-universite-americaine-harvard-se-classe-une_61843769edea16c6cc581b9cf2e0952a.jpg

    Un bon exemple [de biais] est le dernier Prix Nobel français de physique, Albert Fert. Celui-ci ayant été employé par un centre de recherche commun entre le CNRS et l’université Paris-Sud, il ne rapporte qu’un demi-prix Nobel à cette dernière, où il était professeur. Le CNRS n’étant pas une université, la moitié des points de ce prix Nobel disparaissent du classement.

    (...) « Il ne semble pas dès lors injustifié d’affirmer que le classement de Shanghaï est un exercice hâtif, grossier et mal conçu, sans la moindre valeur ».

    #universités #recherche #ranking

    https://seenthis.net/messages/516724 via Fil


  • Billions at Stake in University Patent Fights - Bloomberg
    http://www.bloomberg.com/graphics/2016-university-patents
    https://dl.dropbox.com/s/3wp73rcz2e31cok/university-patents-timeline.png?dl=0

    [A] turning point occurred in the late 1970s when schools lobbied Congress for passage of a bill that would give universities patent rights to discoveries made as a result of federally funded research. Congress, eager to boost American’s lagging competitiveness, passed the Bayh-Dole Act in 1980. Bayh-Dole cleared the way for colleges to retain patent rights and put an end to the prior case-by-case approval system.

    #brevets #propriété_intellectuelle #universités #privatisation #données

    http://seenthis.net/messages/494778 via Fil


  • Des #Universités iraniennes miroir des contradictions de la République islamique
    http://orientxxi.info/magazine/des-universites-iraniennes-miroir-des-contradictions-de-la-republique-is

    Après avoir fermé durant deux ans les universités à la suite de la révolution de 1979, la République islamique a massivement investi dans l’éducation supérieure et créé un réseau d’universités scientifiques de haut niveau. En revanche, le domaine des sciences sociales est plutôt négligé. Un désir de coopération internationale universitaire s’exprime aussi avec force, dont la France semble rester à l’écart. Sur une population de 77 millions d’habitants, l’Iran compte environ 4,5 millions d’étudiants (contre (...)

    #Magazine

    / #Iran, #Éducation, Université, #États-Unis, #Intellectuels, #Coopération_universitaire

    « http://www.sharif.ir/web/en »
    « http://ut.ac.ir/en »
    « http://ui.ac.ir/Index.aspx?tempname=engmain&lang=2&sub=0 »
    « http://aut.ac.ir/aut »
    « http://www.iust.ac.ir/home_en.php »
    « http://en.kntu.ac.ir »
    « http://en.sbu.ac.ir/sitepages/home.aspx »
    « http://atu.ac.ir/en »
    « http://www.art.ac.ir/en »
    « http://www.iau.ac.ir »
    « http://iranian.com/Diaspora/2004/January/USA/index.html »
    « http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/IRAN_fiche_Curie_3_novembre_2014__cle896768.pdf »
    « https://tehranshake.wordpress.com/2008/08/18/irans-education-race »



  • « Mais la faute n’est pas que politique. Elle est aussi académique et éthique. Par leur décision de fermeture systématique des bâtiments et l’empêchement de la tenue des AG, les présidents d’université portent une responsabilité directe dans la répression de la jeunesse et les blessures qu’elle a subies. A supposer qu’ils aient agi sous la pression d’un ministère ou d’une préfecture, ceci ne les dédouane en rien de leur entière responsabilité : eux seuls sont habilités, en vertu des franchises universitaires, à autoriser ou demander l’intervention des forces de l’ordre. Que l’on réfléchisse bien à cela : ce sont des universitaires qui ont décidé, in fine, de réprimer les étudiants de leur propre université, alors même que leur rôle est d’en assurer la sécurité et de les protéger. Qu’il s’agisse de Paris 1, Lyon 2 ou Strasbourg, c’est une entité politique unique qui a agi, une sorte de monstre à deux têtes. Les présidents portent sur leur main gauche le sang des étudiants alors que la main droite du pouvoir politique en est maculée. Cette collusion laissera de traces ineffaçables dans la mémoire des étudiants et dans les annales de l’université française. »

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/200316/le-sang-la-colere-et-le-printemps

    #universités
    #répression
    #manifestations
    #loi_travail



  • Ces « médiocres » qui mènent le monde | Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/452363/ces-mediocres-qui-menent-le-monde
    http://media1.ledevoir.com/images_galerie/d_349617_232765/image.jpg

    « Dans les #universités, il y a une prime à la médiocrité quand on encourage la #production d’articles non signifiants, l’autocensure, la complaisance au détriment d’idées originales. Je ne dis pas que tous les universitaires sont médiocres, mais il y a un incitatif sérieux à faire de “petites” choses pour obtenir des subventions, des avancements, en utilisant des mots vides, sans impact social », critique Deneault. Et vlan.


  • Sophie Orange : « À l’université, une #sélection qui ne dit pas son nom »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260216/sophie-orange-luniversite-une-selection-qui-ne-dit-pas-son-nom

    Les futurs bacheliers sont en pleine procédure d’orientation et doivent décider de leur avenir professionnel. Alors que le système de l’orientation post-bac a été repensé cette année en vue de le rendre plus efficace, la sociologue Sophie Orange décrypte pour Mediapart les difficultés posées par cet outil.

    #France #APB #enseignement_supérieur #orientation #universités


  • Le syndicat des étudiants de la plus prestigieuse université canadienne, McGill University, de Montréal, vote une motion BDS (le même jour que le parlement canadien vote une motion anti-BDS)...

    Controversial vote by McGill students supports BDS
    Karen Seidman, Montreal Gazette, February 22, 2016
    http://montrealgazette.com/news/local-news/controversial-vote-by-mcgill-students-supports-bds

    http://seenthis.net/messages/459796#message462651
    http://seenthis.net/messages/462930

    #Palestine #Canada #Montreal #McGill #Universités #Etudiants #BDS #Boycott_universitaire

    http://seenthis.net/messages/463906 via Dror@sinehebdo


  • #turquie #répression #kurdistan #universités #censure

    Communiqué publié ce week-end par l’Université de Marmara, une des plus prestigieuses universités d’Istanbul, qui condamne la pétition des universitaires. Sans commentaire.

    « Le lundi 11 janvier, un groupe d’universitaires s’est adressé à l’opinion publique par un texte intitulé “Nous ne serons pas complices de ces crimes“. Nous estimons que ce texte partial et subjectif ne s’appuie sur aucune réalité scientifique.
    « Les propos avancés par cette pétition, qui sont hors de toute réalité, relèvent de la Cour constitutionnelle et de la Cour européenne des droits de l’Homme.
    « Notre Etat mène un combat juste contre un mouvement terroriste qui menace depuis trente ans l’unité du pays et la sécurité de nos concitoyens ; ce combat fait partie des fonctions naturelles et nécessaires de tout Etat.
    « La population sait très bien que le mouvement terroriste a sciemment, par ses actes, interrompu les initiatives de bonne volonté menées par l’Etat pour maintenir l’unité et la fraternité.
    « La raison d’être des universitaires est le développement de la connaissance et le progrès social et économique ; en s’éloignant de la science et en s’enfermant dans le moule d’une idéologie bien connue, et en se basant sur quelques préjugés, ils sont source d’inquiétude non seulement pour le maintien de l’unité nationale et l’indivisibilité de la patrie, mais pour le développement scientifique du pays.
    « L’université de Marmara fait sienne la déclaration de la Fondation inter-universitaire qui est la voix de la conscience du pays ; nous croyons que la communauté académique saura se montrer responsable et sensible à la nécessité de protéger l’unité et l’indivisibilité de la nation.
    « Aussi, nous présentons nos plus vifs remerciements aux membres héroïques de nos forces de sécurité qui garantissent l’existence du pays, la tranquillité et l’ordre publics au prix de leurs vies.
    « Avec l’expression de notre profond respect pour le public »

    Ce texte apparaît dans une fenêtre surgissante dès que vous allez sur le site de l’université
    http://www.marmara.edu.tr
    La plupart des sites des universités turques ont pris la même disposition


  • –Naufrage de l’orthodoxie économique, par Paul Ormerod (Le Monde diplomatique, juillet 1996)
    http://www.monde-diplomatique.fr/1996/07/ORMEROD/5629

    Police de la pensée économique à l’Université, par Laura Raim (Le Monde diplomatique, juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/RAIM/53196

    Gilles RAVEAUD Blog : L’Association française d’économie politique réagit au délire de Pierre Cahuc et d’André Zylberberg
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2016/09/07/lassociation-francaise-deconomie-politique-reagit-au-delire

    "deux économistes parés des plus hauts titres universitaires et de recherche, viennent de publier un ouvrage intitulé… “Le négationnisme économique, et comment s’en débarrasser”.

    Faut-il mettre fin aux débats en sciences économiques ? | Les Économistes Atterrés
    http://www.atterres.org/article/faut-il-mettre-fin-aux-d%C3%A9bats-en-sciences-%C3%A9conomiques

    « Si le procédé consistant à frapper d’anathèmes les analyses contestant l’orthodoxie économique est connu, jamais l’attaque n’a été d’un aussi bas niveau. »

    Principaux courants et théories économiques (Le Monde diplomatique, juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/courantseco
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/png/conomistes-3.png

    –Les disqualifiés, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, novembre 2008)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/LORDON/16500

    –2008 -... : Les médias et la « crise » économique - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/-2008-Les-medias-et-la-crise-economique-

    –Les médias et la crise (2) : Après « Vive la crise ! », c’est « Vive l’Etat ! » - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/Les-medias-et-la-crise-2-Apres-Vive-la-crise-c-est-Vive-l-Etat
    http://zinc.mondediplo.net/messages/4352
    http://zinc.mondediplo.net/messages/2775
    http://zinc.mondediplo.net/messages/1775
    http://zinc.mondediplo.net/messages/10678
    http://zinc.mondediplo.net/messages/9951
    http://zinc.mondediplo.net/messages/2838
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3965
    http://zinc.mondediplo.net/messages/4159
    http://zinc.mondediplo.net/messages/4161
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3866#message4118
    http://zinc.mondediplo.net/messages/4352#message10163
    #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Austérité

    –L’économie comme on ne vous l’a jamais expliquée, par Renaud Lambert & Hélène Richard (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/LAMBERT/56201

    "D’ordinaire, augmenter le taux des prélèvements obligatoires accroît les recettes de l’État. Sous le climat néoclassique, au contraire, cela revient… à les réduire, puisque toutes sortes de mécanismes d’évasion et de niches fiscales permettent aux contribuables de refuser des impôts qu’ils jugent soudain trop élevés. La sagesse locale milite donc pour la plus grande prudence en la matière."

    "Mais la Grèce appartient au monde réel, et la recette néoclassique a fait bondir la dette. Pouvait-on vraiment s’en étonner, lorsque les mêmes prescriptions avaient conduit aux mêmes afflictions trente ans plus tôt en Amérique latine ?"

    "Infalsifiable, leur modèle n’échoue jamais — un privilège qui garantit une confortable légitimité. À charge pour la réalité de s’adapter."

    "Conclusion stratégique du très optimiste père de cette théorie, Robert Lucas : il fallait déréguler toujours davantage les marchés financiers. En 2003, Lucas considérait que ses appels avaient été entendus et déclarait devant l’American Economic Association que le problème des dépressions était « résolu, et pour de nombreuses années »."

    "Au cœur de la tempête, le dogme néolibéral ressemble parfois au roseau de la fable : il plie, et les « experts » aménagent leurs convictions. Quand la foudre a menacé l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) a levé le tabou monétariste qui la guidait en rachetant massivement des obligations d’État."

    "c’est qu’il s’agissait de sauver l’essentiel : maintenir les affaires économiques à l’abri d’une démocratie jugée trop versatile. (...) Le sabir économique (qui recèle des trésors d’euphémismes) parle de « crédibilité » des politiques menées. Entendre : l’abdication par les élus de leur pouvoir de décision au profit de règles préétablies, comme les traités européens. Les capitaux sont autorisés à déstabiliser un pays (...). À la liberté dont ils jouissent répond désormais le carcan appliqué à la démocratie (...) dont les fondements théoriques surprennent parfois par leur désinvolture. Ainsi, un étrange plafond limite les déficits publics à 3 % du produit intérieur brut (PIB) au sein de la zone euro.

    Et, lorsque la potion du Fonds monétaire international (FMI) n’a pas donné les résultats escomptés en Grèce, c’est qu’Athènes s’est montré trop timoré, comme le suggère la directrice du FMI Christine Lagarde, sourde aux revirements du département de la recherche de sa propre institution : « Une des raisons pour lesquelles le programme grec a été beaucoup moins réussi [que ceux de la Lettonie ou de l’Irlande], c’est qu’il y a eu une résistance des gouvernements successifs (1). »"

    Quand Messieurs Cahuc et Zylberberg découvrent la science | AlterEco+ Alterecoplus
    http://www.alterecoplus.fr/quand-messieurs-cahuc-et-zylberberg-decouvrent-la-science/00012139

    "la thèse qui est au cœur du livre : « depuis plus de trois décennies, l’économie est devenue une science expérimentale dans le sens plein du terme comme la physique, la biologie, la médecine ou la climatologie. »"

    "Je signale ce point parce qu’une des conclusions centrales du livre est que « Pour ne pas se faire abuser par des informations pseudo-scientifiques, en économie comme dans tout autre domaine, il y a quelques principes à respecter ». Quels sont-ils ? « Une précaution minimale consiste à s’assurer que ces informations sont extraites de textes publiés par des revues scientifiques reconnues »."

    "Vous chercherez en vain dans l’ensemble de leurs travaux le moindre article consacré à la méthode expérimentale en économie. Ils n’ont jamais rien publié sur ce sujet. Ce livre est leur première incursion dans ce domaine de telle sorte que, si l’on suit leurs propres critères, leurs analyses doivent être rejetées. Nous sommes face à un livre qui contient sa propre réfutation ! Et nous verrons, en effet, dans ce qui suit qu’il y a tout lieu d’être plus que sceptiques quant aux capacités de nos deux auteurs en matière d’épistémologie."

    "à savoir Pierre Cahuc lui-même. J’ai consulté ses quinze derniers articles, de 2002 à aujourd’hui, et j’ai eu la surprise de constater que jamais il n’a employé cette méthode révolutionnaire ! "

    "Messieurs Cahuc et Zylberberg se montrent fort habiles à manipuler la notion de « méthode expérimentale ». Dans le but de recueillir les puissants bénéfices réputationnels que produit l’identification aux sciences exactes"

    "La suite du livre est des plus étonnantes. Il s’agit essentiellement pour nos auteurs de faire savoir que l’économie orthodoxe n’ignore pas la détresse sociale et qu’elle n’est pas du côté des nantis."

    "La suite est du même tonneau : « Les pourfendeurs de la science économique ignorent [qu’il existe des approches expérimentales étudiant l’impact des programmes éducatifs sur les milieux défavorisés] ». Comprenne qui pourra"

    "Il faut dire que le débat est affreusement mal posé, ne serait-ce que parce que nos auteurs confondent les travaux économiques à proprement parler et les travaux des autres disciplines portant sur l’économie en tant qu’institution sociale. Il est clair que nos auteurs ne voient pas ces derniers d’un bon œil."

    "Mais ce qui frappe, c’est à quel point il s’agit d’une discussion économique traditionnelle. Je ne vois pas où seraient ces vérités expérimentales si bruyamment convoquées par les auteurs."

    "Il suffit d’imaginer ce qu’est pour un économiste hétérodoxe d’avoir comme « pairs » Messieurs Cahuc et Zylberberg, avec l’ouverture d’esprit qu’on leur connaît. Le lecteur pense-t-il, en son âme et conscience, que ces deux-là sont aptes à juger équitablement les travaux de collègues qu’ils n’hésitent pas à assimiler à des négationnistes ?"

    #Sciences_épistémologie #Universités #Bêtisier

    L’économie « pure », nouvelle sorcellerie, par Samir Amin (Le Monde diplomatique, août 1997)
    https://www.monde-diplomatique.fr/1997/08/AMIN/4886

    "En imputant d’office le chômage au coût prétendument élevé du travail, les économistes « purs » ignorent superbement que, dans la logique même de leur système, une quelconque modification des salaires transforme toutes les données de l’équilibre général.

    Dans la même veine, le monétarisme, dernier cri de l’économie « pure », décrète que le montant de l’offre de monnaie peut être fixé librement par la banque centrale. Une analyse élémentaire de l’émission monétaire montre pourtant que la monnaie n’est pas une marchandise comme les autres, dans la mesure où son offre est déterminée par sa demande, laquelle dépend, en partie, des taux d’intérêt.

    D’ailleurs les banques centrales, dont on souhaite alors une gestion « indépendante » (de qui ?), au prétexte qu’elles auraient le pouvoir magique de fixer l’offre de monnaie, se révèlent bien incapables de tenir ce rôle. Tout simplement parce qu’il est hors de leur portée : par le choix du taux d’intérêt, elles peuvent seulement agir — et encore de manière partielle et indirecte — sur la demande de monnaie, et non pas sur son offre. Mais alors, comment ignorer que ce choix réagit à son tour sur le niveau de l’activité (par les investissements, les consommations différées, etc.), et donc sur toutes les données de l’équilibre ?"

    "« Dis moi ce que tu veux, et je te fabriquerai le modèle qui le justifie. » Sa force est de fournir un paravent derrière lequel un pouvoir peut cacher ses objectifs réels — subis ou choisis —, tels l’aggravation du chômage et l’inégalité grandissante dans la répartition des richesses. Comme de semblables objectifs ne sauraient être affichés, il importe de « démontrer » qu’ils constituent seulement les moyens d’une transition conduisant à la croissance, au plein emploi, etc. Demain on rase gratis..."

    Guerre des économistes : dernières nouvelles du front | AlterEco+ Alterecoplus
    http://www.alterecoplus.fr/gilles-raveaud/guerre-des-economistes-dernieres-nouvelles-du-front/00012243

    Les Économistes atterrés démasqués par Messieurs Cahuc et Zylberberg | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/eric-berr/blog/301016/les-economistes-atterres-demasques-par-messieurs-cahuc-et-zylberberg
    #Médias

    "Et reconnaissons enfin que la libéralisation financière orchestrée par les économistes sérieux a conduit à une plus grande stabilité, a permis d’éviter des crises de grande ampleur tout en réduisant les inégalités.

    Afin de « sortir de cette opposition caricaturale et stérile », nos deux éminents collègues suggèrent aux journalistes de cesser « de faire systématiquement appel aux mêmes intervenants, surtout lorsqu’ils n’ont aucune activité de recherche avérée tout en étant néanmoins capables de s’exprimer sur tous les sujets. Ils devraient plutôt solliciter d’authentiques spécialistes »"

    "Enfermés dans leur approche sectaire et idéologique, les Économistes atterrés entendent continuer à saturer l’espace médiatique avec leurs analyses partisanes et non scientifiques relayées complaisamment par des médias acquis à leur cause et détenus par leurs amis, Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Serge Dassault, etc."

    Théorème de la soumission, par Hélène Richard (Le Monde diplomatique, octobre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/RICHARD/56430

    • L’ordolibéralisme allemand, cage de fer pour le Vieux Continent, par François Denord, Rachel Knaebel & Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, août 2015)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/08/DENORD/53518
      #Ordolibéralisme

      La relance budgétaire revient en grâce, mais la zone euro l’ignore
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-relance-budgetaire-revient-en-grace-mais-la-zone-euro-l-ignore-590581.h

    • Crise de la “science économique” ? (1/2), Par Gaël Giraud, économiste en chef de l’Agence Française de Développement (AFD), directeur de la Chaire Energie et Prospérité, et directeur de recherche au CNRS. | Édition | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/edition/au-coeur-de-la-recherche/article/291115/crise-de-la-science-economique-12

      Attention, hérésie !

      « Il est vrai que de nombreux phénomènes contemporains remettent largement en cause les doctrines économiques conventionnelles. Ainsi, selon l’analyse traditionnelle, le déluge monétaire orchestré par presque toutes les Banques centrales de l’hémisphère nord –la quantité de monnaie émise par les Banques centrales double tous les trois ans en moyenne depuis 2007— aurait dû provoquer de l’inflation. Rien de tel n’a été observé, au contraire. De même, l’explosion de la dette publique des Etats-Unis (supérieure à 125% du PIB américain) aurait dû induire une hausse des taux d’intérêt auxquels cet Etat emprunte sur les marchés : les taux ont baissé. Ou encore : l’augmentation depuis trois décennies de la part des profits dans le PIB de la plupart des pays industrialisés aurait dû provoquer une augmentation de l’investissement : celui-ci est constamment en baisse depuis lors. Enfin, les programmes d’austérité budgétaire dans les pays du sud de l’Europe auraient dû conduire à un assainissement de leurs finances publiques et donc à une reprise de la croissance : on constate, à l’inverse, que les pays qui sont allés le plus loin dans l’austérité (relativement à leur budget) sont exactement ceux dont le PIB a chuté le plus vite depuis 2008. Quant à l’explosion des inégalités de patrimoine dans les pays riches, elle provient essentiellement des bulles liées aux rentes immobilière et financière, et non pas d’une logique tragique, immanente au capitalisme. »

      N.., non, il faut arrêter monsieur. Virez moi ça du plateau, vite !!

      « Il serait faux d’imaginer que cette mise à l’épreuve de l’économie par le réel est récente : l’inflation des années 1970 n’a été aucunement provoquée par une explosion des dépenses publiques, contrairement à ce qui est si souvent répété, mais évidemment par les chocs pétroliers. L’arrivée de la NSDAP au pouvoir en 1933 n’a rien à voir avec l’hyperinflation allemande, puisque cette dernière date de 1923. Et l’on pourrait multiplier les exemples… »

      Génie orthodoxe :

      "ces modèles sont ceux d’économies de troc où changer d’unité de compte monétaire ne devrait pas y avoir plus d’effet que de troquer des degrés Kelvin contre des Celsius en thermodynamique. Ou encore : multiplier par deux la quantité de monnaie en circulation ne devrait pas avoir d’autre impact que de multiplier exactement par deux tous les prix et les salaires. (...) Il est vrai que la prise au sérieux de la “non-neutralité” de la monnaie obligerait à reconsidérer certains dogmes politiques majeurs comme l’indépendance des Banques centrales. Car, si la monnaie n’est pas neutre, disjoindre la politique monétaire de la politique budgétaire n’a plus aucun sens."

      -"Krugman divise les économistes en deux tribus : les “économistes d’eau douce” (par allusion à ceux qui travaillent dans des universités nord-américaines situées près des Grands Lacs, à l’instar de Chicago) et les “économistes d’eau salée” (en référence aux universités de la Côte Est, comme Princeton)" ;

      –"qu’ils soient d’eau douce ou d’eau salée, les modèles que je décris ici relèvent tous d’un paradigme “néo-classique” hérité de travaux initiés en 1870. Ce paradigme est d’inspiration fondamentalement psychologique : chaque individu (salarié, employeur, consommateurs, épargnant…) y est supposé ajuster son comportement à la maximisation d’une certaine mesure de son “bonheur” ou de son profit[11] ---et cela dans un monde régi par de vastes enchères sans monnaie et sans ressources naturelles (et sans banques, ni système financier comme on va le voir bientôt). Un tel paradigme n’a connu aucun bouleversement majeur au vingtième siècle, même s’il a été partiellement et temporairement remis en cause par le courant keynésien durant les Trente glorieuses. C’est là sans doute une autre originalité de la “science économique” : ce que Walras, Jevons ou Menger enseignaient à la fin du dix-neuvième siècle s’enseigne encore aujourd’hui, quasiment sans modification de substance. Aucune autre science ne peut se prévaloir d’une telle “constance”…" ;

      –"Ainsi, même quand ils tiennent compte de la non-neutralité de la monnaie, ces modèles n’incorporent presque jamais le rôle des banques, c’est-à-dire d’institutions financières capables de créer de la monnaie. La plupart du temps, les banques y sont assimilées à de purs intermédiaires financiers supposés prêter à long-terme ce que les déposants leurs prêtent à court terme" ;

      –"Faut-il s’étonner, dès lors, si la profession des économistes néo-classiques est si démunie pour proposer des réformes pertinentes du secteur bancaire européen hypertrophié [17] ? Un tel secteur n’existe pas, tout simplement, dans ses modèles de prédilection. Il en va malheureusement de même des marchés financiers. Lorsque ceux-ci sont explicitement modélisés (ce qui est très rare au sein des modèles macro-économiques qui incorporent le marché des biens et le “marché” du travail), ils sont généralement caricaturés dans le style “eau douce”. Autrement dit, ils sont réputés “parfaits”, allouant de manière optimale et instantanée le risque et le capital sur l’ensemble de la planète. Et même lorsque l’on s’accorde à reconnaître qu’ils exhibent à intervalle régulier des bulles spéculatives (i.e., des prix dont les variations sont sans rapport avec les fondamentaux réels et qui ne peuvent donc pas transmettre de “bons signaux”), les conséquences n’en sont presque jamais tirées " ;

      –"Qu’aujourd’hui les marchés d’actifs financiers dérivés représentent 12 fois le PIB de l’ensemble de la planète Terre, et que seulement 7% des transactions sur ces marchés mettent en jeu un acteur économique de la sphère réelle (i.e., hors marché financier) est impossible à appréhender dans de tels modèles" ;

      –"Le constat est malheureusement accablant : pas de chômage, pas d’énergie, ni de ressources naturelles, pas de monnaie, pas de secteur bancaire, pas de système financier. Le monde que décrivent la plupart de nos modèles est un monde hors sol. (...) La découverte ébahie que nous pourrions ne plus avoir de croissance du PIB pour les siècles à venir pourrait bien faire partie de ce retour du refoulé."

      Crise de la science économique ? (2/2) | Édition | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/edition/au-coeur-de-la-recherche/article/011215/crise-de-la-science-economique-22

      -"“théorème d’équivalence ricardienne” (...) Conclusion ? L’euro injecté par l’Etat-cigale est aussitôt retiré du circuit par les fourmis prévoyantes. Cette prétendue corrélation entre dépense publique et épargne est évidemment invalidée empiriquement. Mais nous avons déjà vu que la falsification empirique, même la plus massive, n’est pas un obstacle pour les théories néo-classiques. La conséquence politique ? Un discrédit jeté sur la dépense publique (et qui est aujourd’hui bien ancré jusque dans la tête de certains de nos hauts fonctionnaires), l’idée que toute dépense est un pur coût (puisqu’elle est sans effet sur l’économie réelle) et qu’il convient de borner supérieurement a priori tout déficit public et toute dette publique. Bien entendu, remettre en cause une telle idée au motif que la théorie qui la sous-tend est indigne d’un collégien conduirait à reconnaître, par exemple, le caractère arbitraire des 3% de déficit et des 60% de dette publique maximale autorisés par les Traités européens." ;

      –"dans le monde néo-classique d’eau douce comme d’eau salée, un cataclysme comme celui de 2007-2009 est tout bonnement impossible ---et c’est la raison pour laquelle, même lorsque l’existence de bulles spéculatives est admise (voir plus haut), elle ne conduit pas, le plus souvent, à une analyse des crises que de telles bulles engendrent. En effet, dans un tel monde, si la bulle des dérivés de crédit subprime avait dû crever un jour (ce qui est advenu en 2007), cet événement aurait été parfaitement anticipé par les investisseurs, lesquels n’auraient par conséquent jamais investi dans de tels dérivés. De sorte que ladite bulle n’aurait même pas pu se former (sic !)5. En outre, pour qu’un tel krach financier puisse provoquer la faillite d’une banque comme Lehman Brothers, il eût fallu qu’existât un secteur bancaire dans les modèles économiques. Et pour que cette faillite (qui eut lieu le 15 septembre 2008) puisse provoquer une récession mondiale majeure, il eût fallu que la monnaie fût non-neutre (à court terme). Plutôt que de reconnaître qu’aucun de ces enchaînements logiques n’est compatible avec la plupart des modèles en vigueur, nous avons préféré se réfugier derrière l’idée que 2007-2009 avait été un “cygne noir” : un événement qui ne survient qu’une fois par siècle (ou par millénaire), et dont il serait extravagant d’exiger de la communauté des économistes qu’elle fût capable de l’anticiper. Autrement dit, nous avons troqué l’éthique scientifique contre celle des « astrologues ». Car, depuis le début des années 1980 (qui coïncident avec le début de l’expérience de déréglementation financière), le monde connaît une crise financière grave tous les 4 ans en moyenne…" ;

      Eux, simplistes ?!

      -" c’est alors la “complexit锑 (au sens contemporain du terme) de l’agrégation de millions de comportements partiellement coordonnés qui est entièrement esquivée par ce type d’approche." ;

      –"Au passage, une telle hypothèse a des conséquences déterminantes pour l’intelligence des phénomènes économiques : elle implique, par exemple, que le secteur des ménages n’a jamais de dette (privée). Comment, en effet, un unique ménage (représentatif !) pourrait-il avoir des dettes vis-à-vis de lui-même ? Pour qu’il y ait dettes, il faut un créancier et un débiteur distincts. Cela explique pourquoi, dans la plupart de ces modèles, les dettes privées ne sont jamais un problème. (Et nous avons vu plus haut pourquoi la dette publique, elle, en est toujours un, cf. le “théorème d’équivalence ricardienne”.)" ;

      –"Ensuite, que répondent les économistes eux-mêmes ? Le plus souvent, ils ne répondent rien. L’ouvrage de Steve Keen, que l’un de mes doctorants et moi avons traduit8, et qui contient une partie des critiques formulées ci-dessus n’a suscité rigoureusement aucun débat contradictoire entre économistes, sinon une table ronde aux Rendez-vous de l’histoire de Blois (11 octobre 2014). Enfin, les économistes néo-classiques qui consentent à discuter évoquent souvent le même genre d’argument : prises isolément, certaines des critiques qui précèdent ont été envisagées dans un cadre néo-classique." ;

      –"De même, à l’issue de la querelle des deux Cambridge sur le capital au cours des années 1960, les économistes néo-classiques nord-américains, au premier rang desquels Paul Samuelson, ont reconnu que leurs contradicteurs britanniques avaient raison12. Les premiers défendaient une définition englobante du capital, ne permettant pas de distinguer entre différents secteurs d’infrastructures, immobilier, capital financier... Les seconds défendaient l’idée que ces distinctions sont vitales pour la compréhension de l’économie. Cette querelle, pourtant fondamentale, n’est presque jamais enseignée. L’aveu final des Nord-américains reconnaissant leurs erreurs l’est encore moins. "

      "Qui plus est, quand bien même ces aménagements partiels du paradigme néo-classique ne seraient pas tout simplement ignorés, il est aisé de comprendre que la réalité systémique de l’économie exige de traiter ensemble les différents problèmes soulevés dans cet article13. (...) Car, si la moitié des jeunes Espagnols sont aujourd’hui au chômage, ce n’est évidemment pas parce qu’ils aiment prendre des vacances sans solde. Mais c’est bel et bien parce que l’Espagne, criblée de dettes privées (et non pas publiques), en particulier bancaires, entre lentement mais sûrement dans la déflation monétaire, et donc la récession. Quant à cet excès d’endettement privé, il provient lui-même de la bulle immobilière (andalouse notamment) qui, aidée par des opérations financière de titrisation massive, a gonflé en Espagne au début des années 2000, pour éclater durant la crise de 2008.14 On le voit : ne fût-ce que pour rendre compte du chômage espagnol contemporain, ce sont presque toutes les réformes analytiques évoquées supra qui doivent être mises en œuvre simultanément. A moins de cela, les aménagements à la marge permettront au mieux aux économistes de ressembler à ces savants aveugles cherchant à deviner à tâtons ce qu’est un éléphant…

      Un argument ultime est parfois invoqué : “certes, toutes ces critiques sont fondées mais, que voulez-vous, il n’existe malheureusement pas d’alternative. Alors, faute de mieux…” Argument irrecevable : les alternatives sont nombreuses."

      http://www.dailymotion.com/video/x2bpm8f_gael-giraud-les-economistes-orthodoxes-n-ont-pas-du-tout-intere

      Le téléspectateur est-il otage de la pensée néolibérale ? / France Inter
      http://www.franceinter.fr/emission-l-instant-m-le-telespectateur-est-il-otage-de-la-pensee-neolibe

      Démontage de l’a-pensée orthodoxe dont la qualité est inversement proportionnelle à sa prétention (et dont des questionnements basiques d’un enfant athée suffisent à démontrer l’indigence).

      « Les Bourses mondiales dévissent. C’est obscur, mais ça fait les titres du matin. Quoique, si on y réfléchit, tous les jours, nos journaux s’achèvent par un tour à la Bourse de Paris. C’est ainsi. Les marchés ont droit au dernier mot de l’info. Et pas que. Dette, gabegie, productivité, prix, pouvoir d’achat, cour des comptes, coût du travail sont autant de vocables servis à longueur de JT et de Magazines. Bref, on se fait engueulé toute la journée parce que la France s’enfonce, qu’on ne peut la réformer et qu’on entrave sa compétitivité.

      Un catéchisme néolibéral, trompeur, dévastateur, selon Eloi Laurent. »

      #Vidéos

      https://www.facebook.com/infocomcgt/videos/vb.457316367752668/711849198966049/?type=2&theater

      « Eloi Laurent, économiste, professeur à Sciences Po et à Stanford, dans son nouvel ouvrage, détruit 15 mythes économiques qui gouvernent les politiques. »

      Flexibilité, compétitivité... Les quatre mythologies économiques de la “loi travail” - Idées - Télérama.fr
      http://www.telerama.fr/idees/flexibilite-competitivite-les-quatre-mythologies-economiques-de-la-loi-trav

      "Comme la loi Macron avant elle, la loi El Khomri propose au fond de sacrifier une partie du bien-être des salariés pour relancer une croissance économique poussive par des « réformes structurelles » présentées comme bienfaisantes. On mesure l’inversion vertigineuse qui est à l’œuvre : il ne s’agit plus de mettre la croissance économique au service du bien-être au travail mais de faire exactement l’inverse. Il est donc urgent d’abandonner le PIB comme étalon de l’action publique et d’adopter comme indicateur final le bien-être humain, ce qui évitera ce genre de confusion."

      « C’est confirmé : je suis plus utile au chômage » - Basta !
      http://www.bastamag.net/C-est-confirme-je-suis-plus-utile-au-chomage

      -"Notre société est obnubilée par un seul objectif : le plein emploi. Qu’importe si les activités créées sont utiles ou pas à la société, voire nuisibles. Donner du sens au travail semble devenu très secondaire. « Du point de vue des gens "modernes" comme monsieur Macron, je suis actuellement un poids, je ne produis pas, je suis une charge qui vit aux crochets d’un système trop généreux. C’est bizarre, il me semble pourtant n’avoir jamais autant servi notre société », explique Jérôme Choain, un ingénieur qui a décidé de vivre et travailler autrement." ;
      –"J’ai essayé d’imaginer des façons d’exercer ce type d’activité tout en pouvant en vivre dans le système actuel. Je n’ai pas trouvé. Je pense notamment à l’éducation populaire au numérique qui me semble un chantier astronomique et essentiel. C’est évidemment sans espoir. On va vers une fermeture de notre bureau de Poste, l’école est menacée de perdre une classe, partout les budgets sont restreints, il parait qu’il faut être « réaliste », alors mes lubies d’émancipation citoyenne, ce n’est pas exactement une priorité."

      La loi Travail : un débat historique ? - Ce soir (ou jamais !) - 04/03/16 (1/5) - YouTube
      https://www.youtube.com/results?search_query=La+loi+Travail+%3A+un+d%C3%A9bat+historique+%3F+-+Ce+s

    • Pourquoi la dette publique française explose alors que les dépenses de l’Etat n’augmentent pas ? PAR RACHEL KNAEBEL - Basta !
      http://www.bastamag.net/Pourquoi-la-dette-publique-francaise-explose-alors-que-les-depenses-de-l-E

      -"La dette publique est alors l’ennemi n°1. Car l’explosion de la dette française, bien réelle, sert depuis dix ans à couper dans les dépenses publiques. Si les nouveaux choix politiques du gouvernement inversent la tendance pour les dépenses de sécurité, les dépenses sociales restent, elles, bel et bien soumises à une ligne claire d’austérité. L’hôpital ou l’université peuvent bien être étouffés par les coupes budgétaires, leur utilité ne semble pas suffisante pour remettre en cause l’austérité." ;

      –"« Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine allait de soi : elle résulterait tout simplement d’une croissance excessive des dépenses publiques. Ne reste plus alors qu’à en déduire un discours qui semble relever du sens commun : on ne peut durablement dépenser plus qu’on ne gagne, et, par conséquent, il faut dépenser moins et ajuster les dépenses aux recettes », analysent les auteurs de l’Audit citoyen de la dette française [5].

      Le problème, rappellent les auteurs de l’audit, c’est que les dépenses de l’État français ont en fait régressé en proportion du PIB depuis les années 1980. Les dépenses de l’État sont certes passées de 101 milliards d’euros en 1980 à 463 milliards en 2014 [6]. Mais, en part du PIB, elles sont en fait restées stables, avec même une tendance à la baisse ces dernières années. Ainsi, en 1985, les dépenses de l’État représentaient 24,8 % du PIB. En 1990, la proportion était de 22,2 %, et de 22,5 % en 2000. Et en 2012, elles redescendent à 21,6 % du PIB. Elles sont restées au même niveau en 2014. La part des dépenses de l’État dans le PIB français a donc baissé de trois points en trente ans"

      Hérésie (encore), le « bon sens » ne peut tolérer ce qui suit :

      -"Plus que du côté des dépenses, c’est vers les recettes que l’audit citoyen de la dette publique nous pousse à regarder. « Si le montant des déficits – et, par conséquent, [celui] de la dette – augmente, c’est tout d’abord parce que l’État s’est privé de recettes importantes, en allégeant la fiscalité des ménages aisés et des grandes entreprises », soulignent les auteurs." ;

      –"« Entre 100 et 120 milliards d’euros de recettes fiscales ont ainsi été perdues pour le budget général de l’État entre 2000 et 2010 », souligne le député communiste Nicolas Sansu dans un rapport parlementaire réalisé au printemps dernier." ;

      –" Selon les estimations de l’économiste Gabriel Zucman [9], cette pratique serait responsable d’un manque à gagner de 17 milliards d’euros pour l’État français en 2013. Sans l’évasion fiscale, la dette publique de la France s’élèverait à (seulement) 70 % du PIB, au lieu de dépasser les 90 %. Ce qui veut dire que près de un cinquième de la dette de l’État serait à mettre sur le compte de l’évasion fiscale. « Chaque année, l’État, parce qu’il a été privé des impôts évadés depuis les comptes cachés, a dû s’endetter davantage », souligne l’économiste. Les derniers rapports parlementaires évaluent même le manque à gagner entre 60 et 80 milliards d’euros par an (lire ici)." ;

      –"De fait, la France dépense chaque années des dizaines de milliards d’euros pour payer les intérêts de sa dette. En 2015, l’État a ainsi déboursé plus de 44 milliards d’euros rien que pour le remboursement des intérêts de sa dette. À titre de comparaison, le budget de l’Éducation nationale, hors cotisations retraites, oscille autour des 47 milliards d’euros. Les intérêts de la dette sont autant de milliards qui ne peuvent pas être investis dans l’éducation ou la transition écologique.

      Or l’évolution des taux d’intérêt a largement contribué à l’explosion de la dette publique française depuis trente ans." ;

      –"« Au début des années 1990, la politique de désinflation compétitive (ou du « franc fort ») menée par le gouvernement Bérégovoy pour préparer l’entrée dans l’euro, puis la crise monétaire due à la spéculation financière contre les monnaies européennes, se traduisent par une envolée inédite des taux d’intérêt », détaille l’audit citoyen de la dette publique." ;

      –"Ces taux élevés ont évidemment profité aux créanciers de l’État français. Qui sont-ils ? Impossible de le savoir exactement. La Banque de France fournit simplement des informations sur la part des résidents et des non-résidents parmi les détenteurs d’obligations de la dette publique française" ;

      –" Des taux d’intérêt qui repartent à la hausse signifieraient de facto une nouvelle augmentation en flèche de la dette publique française. « Il y a cette épée de Damoclès », analyse l’économiste Michel Husson. « Avec cette menace, les marchés financiers ont, de fait, un droit de contrôle sur les politiques publiques. »

      L’audit citoyen réalisé l’an dernier a conclu que 59 % de la dette publique, à son niveau de 2012, provenaient des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs, et étaient donc illégitimes. « Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43 % au lieu de 90 % », conclut l’audit. Et ce chiffre ne prend pas en compte le poids du sauvetage des banques par les pouvoirs publics après la crise financière de 2007-2008. Pour mémoire, le seul sauvetage de la banque Dexia a coûté 6,6 milliards d’euros aux contribuables français." ;

      –"« Économiquement, ce serait tout à fait possible pour la France de ne plus financer sa dette sur les marchés financiers, fait remarquer Michel Husson. C’est un choix politique de ne financer sa dette qu’auprès des marchés financiers. Mais on peut faire autrement. Ce serait par exemple possible de demander aux banques privées d’avoir des quotas de dette publique. Et aussi, comme ça se fait aux États-Unis et Royaume uni, de faire financer la dette publique par la banque centrale. »"

      http://zinc.mondediplo.net/messages/9538
      http://zinc.mondediplo.net/messages/10678
      http://zinc.mondediplo.net/messages/11053
      #Dette_publique_France #Fraude/évasion_fiscale

    • Quand les économistes font l’économie du débat, PAR MATHIEU BLARD | Bondy Blog
      http://bondyblog.liberation.fr/201512180001/quand-les-economistes-font-leconomie-du-debat

      "en décembre 2014, Jean Tirole, célèbre économiste, envoie une lettre à Geneviève Fioraso, alors secrétaire d’état chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour faire retirer « une réforme qui avait pour seul but de reconnaître dans l’université un espace de d’expérimentation en rupture avec la pensée économique dominante ». La secrétaire d’état s’exécute. Les auteurs y voient un soutien politique aux penseurs « mainstream » de la science économique."

      #Université #Recherche

    • Non mais quelle démagogie, laissez les gens rationnels et réalistes vous rappeler que notre salut viendra de la COM-PE-TI-TI-VI-TE et de notre capacité à rassurer les marchés financiers, par le biais de menus sacrifices de sous-citoyens hélènes et méditerranéens de notre si fraternelle Union européenne ! THERE IS NO ALTERNATIVE les ringards, capisce ?! Laissez le génie scientifique des orthodoxes s’occuper de vous, trop troublés par vos craintes freudiennes pour réfléchir à quoi que ce soit.
      http://zinc.mondediplo.net/messages/4352#message9350

    • Medef : la croissance comme évidence (4) Par Antoine Dumini, François Ruffin, 18/04/2014 , N°56 (juillet-septembre 2012) - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/Medef-la-croissance-comme-evidence.html

      -"C’est l’indice d’une victoire : le langage courant a fusionné avec la langue patronale. « C’est le propre du discours dominant : il a un effet anesthésiant, remarque Josette Lefèvre." ;
      –" « Quand vous lisez ça, remarque la chercheuse, la croissance n’est pas interrogée. C’est un bien en soi. C’est presque un être vivant. Et ça pourrait être un titre du Medef. En quelques lignes, vous avez un concentré des renoncements... »"

    • #DataGueule S4E11 - Le PIB, cette fausse boussole IRL
      http://irl.nouvelles-ecritures.francetv.fr/datagueule-S4E11-1.html

      Chasse aux dogmes économiques - Chroniques de l’Anthropocène
      https://alaingrandjean.fr/points-de-repere/chasse-dogmes-economiques

      Réformer la comptabilité privée pour réformer le capitalisme - Alain Grandjean. Chroniques de l’Anthropocène.
      https://alaingrandjean.fr/2016/01/26/reformer-la-comptabilite-privee-pour-reformer-le-capitalisme/#_ftnref
      https://alaingrandjean.fr/wp-content/uploads/2016/01/compter-ce-qui-compte-vraiment-reforme-comptabilite-entreprise.png

      -"La comptabilité d’entreprise, telle que nous la connaissons aujourd’hui a été codifiée au Moyen-Age" ;
      –" On peut dire dès lors que la nature ne compte pas pour le décideur qui se base sur ces comptes-là puisqu’elle n’est pas comptée" ;
      –" la comptabilité est la base de la représentation qu’on a de ce qu’est la richesse, de ce qu’est le profit et donc est bien au cœur du système économique. Sujet stratégique mais ignoré parce qu’il ennuie presque tout le monde, à l’exception de ceux qui en vivent, les experts comptables et les commissaires au compte…" ;
      –"Dans les entreprises de ce secteur-là, en théorie, le profit n’est pas le moteur de la décision. Dans la pratique, elles sont néanmoins soumises aux même règles comptables. De très grandes mutuelles d’assurance font partie de l’ ESS ; elles sont sans doute gérées un peu différemment des groupes privés mais la représentation comptable de leur activité et de leur impact sur l’environnement est construite de la même manière.
      Il s’agit donc de réformer la comptabilité de manière très profonde de sorte que la nature se retrouve au cœur de la comptabilité et pas à l’extérieur." ;
      –"Dans cette vision anglo-saxonne, incarnée dans l’institution gardienne du temple, l’IASB, c’est le marché qui fixe la « juste » valeur de tous les actifs de comptabilité. Ce mode d’enregistrement des comptes de l’entreprise a évidemment un inconvénient majeur : il est très court-termiste." ;
      –"Jacques Richard (...) pousse à adopter en particulier le référentiel CARE. « La comptabilité adaptée aux Renouvellement de l’Environnement (CARE) est une méthode comptable qui rend compte de l’engagement réel de l’entreprise en matière de développement durable La méthode CARE tend à éliminer les clivages entre la gestion financière et la gestion environnementale Elle tente de raisonner en coût de restauration (coût historique) et permet, via le mécanisme de l’amortissement, la conservation par l’entreprise des trois capitaux – financier, naturel et humain (comme proposé par la Banque mondiale). »"

    • En hommage à Bernard Maris
      Vérités et mensonges du discours économique. Par Philippe Frémeaux
      Veblen Institute
      http://www.veblen-institute.org/Nouvel-article,291?lang=fr

      -"L’organisation des rédactions continue d’opposer service politique et service économique. L’information économique y est généralement considérée comme une matière spécifique, destinée aux décideurs ou épargnants, ou comme un domaine très technique, qui peut être traitée objectivement. Or, les analyses et les recommandations que formulent journalistes spécialisés et experts devraient toujours être mises en débat puisqu’ils passent leur temps à nous expliquer ce qui est possible et surtout, ce qui ne l’est pas !

      Tout l’enjeu aujourd’hui est donc de remettre l’économie – et son traitement – à la place qui devrait être la sienne : un moyen au service de la société et non une fin en soi à laquelle celle-ci doit se soumettre." ;

      –"le premier grand reproche qui peut être fait au discours économique dominant, c’est de prétendre pouvoir dire quel temps il fait ou fera demain avec autorité, quitte à expliquer avec la même autorité, après que la réalité l’ai contredit, pourquoi ça ne s’est pas passé comme prévu." ;

      –"certains économistes critiques avaient parfaitement prévu la crise des subprime à l’inverse de la vulgate dominante. Pour autant, si leurs prévisions se sont révélées justes a posteriori, ils n’étaient pas non plus en situation de dire exactement quand et où la crise se déclencherait, et il a fallu un enchainement spécifique de comportements humains en partie imprévisibles pour qu’elle prenne la dimension qui a été la sienne." ;

      –"Les modèles, par nature, reposent toujours sur une hypothèse de fixité de toutes les variables qu’ils n’intègrent pas : la plupart des économistes travaillent " toutes choses égales par ailleurs". C’est pourquoi les faits viennent régulièrement contredire les prévisions même les plus sophistiquées." ;

      –"Tout le problème vient d’ailleurs quand le recours à l’outil mathématique se transforme en un artifice destiné à assimiler l’économie à une science dite exacte." ;

      –"Un article récent a ainsi montré que près de cinquante pour cent des articles publiés dans les revues économiques les plus prestigieuses sont fondés sur des séries statistiques souvent introuvables, ou très contestables, les faits venant contredire la thèse défendue étant passé à la trappe." ;

      –" il se voit reconnu comme un scientifique énonçant une parole incontestable, alors que les recommandations qu’il formule reflètent toujours, au moins pour partie, ses propres préférences personnelles, et que, lorsqu’il décrit le champ des contraintes dans lequel nous sommes placés, il tend à leur donner l’apparence de la nécessité. Ce faisant, il ferme l’espace où le débat public devrait pouvoir se déployer." ;

      –"le discours économique entretient un rapport complexe au politique : il se défend d’en faire, alors qu’il est au cœur même de ce qui fait son objet : le discours des économistes ne consiste-t-il pas à nous expliquer, à longueur de temps, ce qui est possible et, serait-on tenté de dire, surtout ce qui ne l’est pas ! Soyons clair : les contraintes sont une réalité, non pas comme contraintes absolues, mais comme effets induits de telle ou telle décision. De fait, le discours des économistes dominants pare trop souvent de l’apparence de la nécessité l’acceptation du monde tel qu’il est - l’économiste parle alors de "contraintes incontournables" – sachant que cette acceptation du monde ne lui interdit pas de nous inviter à mieux nous adapter - l’économiste parle alors de la nécessité de conduire des "réformes courageuses". En clair, flexibiliser encore plus l’emploi, ou réduire le champ de la protection sociale." ;

      –" le discours économique objective très souvent le discours politique quand celui-ci affirme mener "la seule politique possible" ou répète qu’’’il n’y a pas d’alternative"." ;

      –"on peut reprocher à nombre d’économistes, quand ils interviennent dans les médias, de préférer mettre en avant leurs activités d’enseignement ou de recherche plutôt que d’annoncer la couleur sur l’origine principale et le montant de leurs revenus." ;

      –"Le discours convenu tenu par une large majorité des économistes est d’autant plus problématique qu’il est peu questionné par ceux dont ce devrait être le travail : les journalistes. (...) du fait des intérêts défendus par les médias qui les emploient, ou des « ménages » qu’ils assurent et qui leur permettent d’arrondir leurs revenus de manière significative." ;

      –"la plupart des journalistes politiques n’ont pas de compétences sur le fond des dossiers économiques et sociaux. Ils se concentrent sur les rivalités de personnes, les petites histoires d’appareil, et quand une question économique s’impose dans l’agenda politique, elle n’est que très rarement traitée sur le fond, en s’efforçant de comprendre ce qu’il en est, en analysant ce que seraient les implications de tel ou tel choix. Au contraire, l’angle retenu privilégie une analyse en termes de choix tacticiens : si le président choisit telle solution, c’est pour se démarquer de X, ou pour concurrencer Y." ;

      –" les économistes dominants proposent une vision hors sol de la réalité qui les conduit quand les faits sociaux viennent contredire leur modèle, à considérer que c’est la réalité qui a tort puisqu’elle se refuse à se plier au fonctionnement optimal décrit dans la théorie."

      #Epistémologie #Economie #Sciences_humaines #Médias #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Conflits_d'intérêts

    • Refuser les QCM à l’Université, par Alain Garrigou (Les blogs du Diplo, 27 mai 2016)
      http://blog.mondediplo.net/2016-05-27-Refuser-les-QCM-a-l-universite
      #Novlangue #Universités

      -"Comment l’idéologie managériale s’insinue-t-elle dans nos vies ? Comme il en va de ces mouvements longs de l’histoire qui, par petites touches isolées, sans liens qui leur donnent sens, passent inaperçus, imperceptibles." ;
      –"Comme tous ces auxquels on a donné de beaux noms — galaxie, soleil, apogée — celui-ci s’appelle COMETE (Centre optimisé de médiatisation et de technologies éducatives). Ainsi va la novlangue managériale. Il faut la lumière ou la beauté des mots pour cacher l’obscurité ou la laideur des choses." ;
      –"Mutualiser ? Encore un joli mot perverti. Les plus mauvais coups se masquent toujours ainsi." ;
      –"Cette fois, on me répondit qu’il était trop tard car mes collègues dans la même situation en faisaient déjà. Les autres le font déjà, autre argument censément décisifs des bureaucraties" ;
      –"Nous sommes tous d’accord sur ce point : l’introduction des QCM abaisse la qualité de l’enseignement. Je demande donc de ne pas céder à la pression administrative en défense de la qualité de l’enseignement et de l’honneur du métier. Il est facile sur ce point — beaucoup moins sur d’autres — de briser la loi d’airain des calculs simplistes des comptables qui nous gouvernent. Le ministère demande des économies en mutualisant, les administrations des universités — autonomes dit-on — obéissent."

      Deux jeunesses face à la « loi travail », par Vanessa Pinto (Le Monde diplomatique, avril 2016)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/PINTO/55207
      #Universités #Think_tank #Discours_orthodoxes
      Diviser pour mieux régner en se drapant sous les oripeaux (pas très subtils) du défenseur des "petits" ?

      -"Les étudiants « sont des gens relativement protégés, les insiders, qui sont en train de lutter contre les outsiders. (…) Ce sont ceux qui bloquent l’entrée sur le marché du travail des moins qualifiés. (…) Ce sont les jeunes privilégiés, favorisés, qui vont empêcher que l’on réforme le marché du travail de ceux qui n’ont pas de job ». Ainsi parlait Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne, un puissant think tank libéral, le 12 mars 2016 sur Europe 1." ;

      -" Entre 2009 et 2014, alors que les effectifs ont augmenté de 6,5 % dans les universités, le nombre de postes publiés pour le recrutement d’enseignants-chercheurs titulaires a diminué d’un tiers" ;
      –"au nom de l’« autonomie » des universités et de la course à l’« excellence », le désengagement financier de l’Etat et la dotation inégalitaire des établissements" ;
      –"Les unes cherchent à faire face à la pénurie de personnels, de locaux, etc. ; les autres veulent maintenir leur compétitivité sur un « marché » de l’enseignement supérieur devenu concurrentiel.

      De même, des mesures visant à transférer le financement des études supérieures des pouvoirs publics vers les étudiants sont régulièrement promues par les réformateurs"


  • Bienvenue à « Atome Hôtel », le webdoc qui vous fera aimer la chimie
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/10/07/bienvenue-a-atome-hotel-webdoc-fera-aimer-chimie-261553

    Bienvenue dans l’univers des atomes. L’université de Montpellier, le département éducation de #france_télévisions, la Cité des sciences et la société de production Pages & Images ont uni leurs forces pour produire « Atome Hôtel », un webdocumentaire lancé ce mercredi, le même jour que l’annonce du prix Nobel de chimie, et consacré à l’atome, ou plutôt aux atomes. Ludique et sérieux à la fois, ce webdoc réussi est conçu comme un voyage parmi les 114 atomes découverts, avec des interviews de chercheurs, des images d’archives, des microtrottoirs, des animations pédagogiques...

    #webdocumentaires #universités


  • Recalé de master faute de compte #Twitter : la décision de l’université suspendue
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/09/recale-master-faute-compte-twitter-decision-luniversite-suspendue-2

    Son inscription en master 2 Marketing et TIC (Technologies de l’information et de la communication) lui avait été refusée. Raison invoquée par l’université d’Angers, rapporte Ouest France : le jeune homme de 22 ans n’a pas de comptes Twitter et Linkedin. Le 4 juillet dernier, le tribunal administratif a suspendu cette décision. « Un doute a été soulevé quant à la légalité de la décision prise par l’université », retrace le quotidien régional. « La présidence de cette université de l’Ouest dispose de huit jours pour procéder à l’examen d’une nouvelle demande. Elle devra donc...

    #Justice #Angers #universités #réseaux_sociaux