• Coronavirus. 100 000 caméras surveillent les confinés à Moscou… Et tous les autres

    Le #confinement a été décidé en Russie pour les personnes qui reviennent de pays touchés par la pandémie de #coronavirus. 200 personnes ont été contrôlées en train d’enfreindre cette règle dans la capitale moscovite grâce au système de vidéosurveillance. Au grand dam de l’opposition.

    À Moscou, la #reconnaissance_faciale est devenue un outil clé de la stratégie anti-coronavirus, un test grandeur nature pour cette #technologie controversée, ses détracteurs dénonçant de longue date le risque d’un usage à des fins politiques.

    Depuis février, des milliers de Moscovites, en particulier ceux revenus de pays touchés par le #Covid-19, sont soumis à un régime de confinement strict à domicile de 14 jours pour empêcher la maladie de se propager.

    La reconnaissance faciale pour surveiller les confinés

    Tous sont catalogués avec leurs adresses, la copie de leurs passeports et leurs numéros de téléphone dans une base de données de cette mégalopole aux 16 millions d’habitants et visiteurs quotidiens.

    Et chacun est informé qu’une infraction au régime d’isolement est passible d’amendes voire de prison et d’expulsion pour les ressortissants étrangers.

    "Le respect de ce régime fait l’objet d’une surveillance permanente, notamment via le système de reconnaissance faciale", a mis en garde le maire de Moscou Sergueï Sobianine sur son blog.

    La puissance du système repose sur un maillage très serré. Pas un couloir de métro, pas une rue n’échappe aujourd’hui aux 170 000 caméras déployées peu à peu depuis une décennie au nom de l’ordre public. Quelque 100 000 d’entre elles sont reliées à l’intelligence artificielle capable d’identifier les personnes filmées et les 70 000 restantes doivent suivre sous peu.

    200 personnes identifiées pour avoir enfreint la quarantaine

    La police de Moscou a dit avoir identifié depuis février près de 200 personnes ayant enfreint leur quarantaine, grâce à cette surveillance.

    La Russie a aussi lancé d’autres technologies au service de la lutte contre le coronavirus, allant de la télémédecine à la surveillance des étalages de supermarchés et des réseaux sociaux pour contrer les rumeurs et "fausses informations".

    Le président Vladimir Poutine a lui-même visité mardi le nouveau centre de vigilance face à l’épidémie de coronavirus en Russie.

    Selon Sergueï Sobianine, ce pôle dispose des coordonnées et lieux de travail de 95 % des personnes ayant voyagé dans les pays les plus touchés par la pandémie. "Nous avons identifié où ils sont", s’est-il félicité.

    Dès février, le maire vantait l’efficacité redoutable de ce contrôle en prenant l’exemple d’une Chinoise sortie indûment de sa quarantaine, d’une amie lui ayant rendu visite et du chauffeur de taxi de cette dernière. Les autorités ont collecté au passage les données personnelles des 600 voisins des deux jeunes femmes.

    Selon le maire, les caméras sont aussi utilisées pour surveiller l’approvisionnement des étals des supermarchés, afin d’éviter les pénuries alors que de nombreux Moscovites, inquiets face à l’épidémie, se sont précipités cette semaine pour faire des stocks.

    Une technologie qui s’exporte

    Cette vidéosurveillance renforcée par la reconnaissance faciale avait été testée pour la première fois durant l’été 2018 lors de la Coupe du monde de football, avant d’être généralisée en janvier 2020. Juste avant l’épidémie.

    "La probabilité d’une erreur de notre algorithme dans la reconnaissance des visages est de 1 sur 15 millions", expliquait en début d’année Alexandre Minine, directeur général de la société russe NtechLab qui a gagné l’appel d’offres de la mairie de Moscou.

    Son dispositif, qui est aussi exporté en Chine, premier marché mondial, et en Amérique latine, est même capable d’identifier les personnes par leur seule silhouette dans "80 % des cas".

    Les technologies de surveillance russes et chinoises, les plus sophistiquées au monde, sont déjà exportées dans une centaine de pays, relève Valentin Weber, un expert de la cybersécurité à l’Université d’Oxford, dans une étude publiée fin 2019.

    "En raison des lois plus strictes sur la protection des données personnelles, en Europe la reconnaissance faciale n’a pas été déployée à grande échelle. Les groupes russes et chinois avaient moins de restrictions juridiques pour collecter et utiliser les données personnelles que leurs collègues européens", explique Valentin Weber.

    Risque de « Big Brother »

    Avant la crise du coronavirus, experts et opposants ont ainsi mis en garde contre ce "Big Brother" et le risque que sous couvert d’une mission d’intérêt général, il soit aussi utilisé pour surveiller les adversaires politiques et restreindre les libertés publiques.

    "C’est l’argument sécuritaire qui vient toujours justifier une perte de vie privée et de liberté personnelle. C’est là où est le plus grand problème et le plus grand danger", souligne le chercheur français en cybersécurité Baptiste Robert.

    Alexandre Minine dit faire confiance aux autorités et affirme que les images les "informations sur les personnes (passeport, nom et prénom, numéro de téléphone) ne sont pas conservées dans les mêmes bases de données".

    Selon lui, ces données ne sont croisées qu’en cas de nécessité, en conformité avec une procédure stricte confiée aux forces de l’ordre.

    Du côté des détracteurs du système, on se montre autrement plus méfiant. D’autant que la surveillance à des fins politiques n’est pas chose nouvelle pour bien des Russes : à l’époque soviétique, le KGB avait la réputation d’avoir des yeux et des oreilles partout.

    Surveillance d’État ?

    Aliona Popova, juriste et activiste, a déposé une plainte pour dénoncer le recours à Moscou du système de reconnaissance faciale à l’occasion, le 29 septembre, d’une manifestation d’opposition autorisée par les pouvoirs publics.

    Selon elle, des caméras avaient été fixées aux portiques détecteurs de métaux par lesquels chaque manifestant était obligé de passer pour rejoindre la zone de rassemblement.

    "L’utilisation massive des technologies de reconnaissance faciale, c’est de la surveillance de l’État visant ses citoyens. Et c’est certain que l’État va l’utiliser contre les opposants politiques", a-t-elle estimé.

    Sa plainte a finalement été rejetée, mais sa pétition contre la reconnaissance faciale sur le site change.org avait recueilli près de 75 000 signatures avant la crise du Covid-19. La mairie dément tout usage machiavélique à des fins de fichage des opposants.

    Des activistes se peignent le visage avec des formes géométriques

    En février, un groupe d’activistes artistiques a tenté de sensibiliser sur le sujet avec une nouvelle forme de protestation.

    Inspirés par une action du "Dazzle Club" à Londres où la reconnaissance faciale a été lancée en début d’année dans des espaces géographiques précis, quatre militants se sont peint des formes géométriques sur le visage devant l’administration présidentielle russe, un maquillage censé les rendre non identifiables par les caméras.

    ""Il y a déjà eu des cas d’activistes politiques interpellés dans le métro, identifiés à l’aide des caméras", accusait alors la peintre Katrin Nenacheva. Les quatre activistes ont été interpellés lors de leur action, puis jugés et condamnés à des amendes de 15 000 roubles (173 €) pour infractions à la réglementation des manifestations.

    Le directeur général de la société NtechLab relève la futilité de ce mode de protestation. "Nous pouvons travailler même lorsque 40 % du visage est recouvert par une casquette ou un masque médical", explique-t-il.

    S’évader de sa quarantaine le visage couvert ne protège pas de l’œil de Moscou.

    https://www.ouest-france.fr/europe/russie/coronavirus-100-000-cameras-surveillent-les-confines-moscou-et-tous-les
    #vidéosurveillance #Russie #Moscou
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  • Les personnels et étudiant·e·s de l’Université de Strasbourgs ont-ils mis sous #surveillance ?
    (Communiqué de presse du 20 février 2020)

    Les départements de sûreté intérieure se multiplient dans les #universités, les sociétés de sécurité privées s’établissent sur les #campus, la #surveillance_vidéo se généralise, alors que les franchises universitaires sont régulièrement bafouées par la présence de la #police dans les établissements. L’Université de #Strasbourg, qui s’est singularisée ces dernières années par une anticipation et une application zélée de toutes les réformes, se veut probablement à la pointe des #dispositifs_de_surveillance et d’anticipation des mouvements sociaux. Face à plusieurs dérives qui pourraient remettre en cause nos #libertés_fondamentales, les organisations signataires estiment qu’il est aujourd’hui de leur #responsabilité d’alerter les personnels sur les informations dont elles disposent et sur les démarches qu’elles ont engagées. Dans un courrier du 4 février dernier (à lire et télécharger ICI : https://drive.google.com/file/d/1oLOje91aiU_T1p7VDBMIXSk5oaV4w2eL/view), nos organisations ont interrogé le Président de l’université et le Directeur général des services sur des faits dûment constatés ou méritant d’être vérifiés. Tout d’abord sur des pratiques de la société de #sécurité_privée prestataire de notre établissement. Notre inquiétude portait notamment sur une possible pratique de #fichage d’étudiant·e·s et de #personnels. Nous avons demandé la mise en place de mesures permettant, soit de lever ces suspicions, soit de les confirmer. Nous précisons que si le prestataire de sécurité privée a très récemment changé, les salariés restent, pour beaucoup, les mêmes. Or des comportements similaires ou tout aussi graves, ont été constatés. A titre d’exemple, le jeudi 6 février, plusieurs témoins ont fait état de la présence d’au moins un salarié de la société de sécurité privée aux abords de la manifestation intersyndicale au niveau de la Place de la République. Des étudiant·e·s sont allés à sa rencontre pour savoir s’il était en service, ce qu’il a reconnu avant de justifier sa présence en dehors du campus en disant qu’il avait des ordres. De qui émanaient ces ordres ? Notre courrier s’interrogeait ensuite sur les missions du fonctionnaire-adjoint de sécurité et de défense de notre université, sur la nature des rapports qu’il rédige suite à ses tâches de surveillance des AG ainsi que sur les destinataires de ses rapports. Enfin nous demandions que toute la lumière soit faite sur les décisions et les ordres éventuels qui ont pu mener à de telles dérives, mais aussi sur l’utilisation et le devenir des #données_personnelles collectées par les sociétés de sécurité privées et par le fonctionnaire-adjoint de sécurité et de défense. Le mercredi 12 février, nos organisations ont été destinataires d’un courrier émanant du Directeur Général des Services qui apportait, au nom du président et en son nom propre, des éléments de réponse à nos questions et demandes. Ces réponses, que nous publions avec l’accord des auteurs (à lire ICI : https://drive.google.com/file/d/1TDoB-ln6BX3B8Qm2e1CzcdkK0EnS4ya_/view), nous semblent lacunaires. Nous invitons donc le Président #Michel_Deneken à prendre nos questions avec plus de sérieux et à y répondre publiquement avec précision, afin de rassurer notre communauté de recherche et d’enseignement sur la préservation de nos libertés fondamentales.

    L’intersyndicale de l’Université de Strasbourg,CNT-STP67, DICENSUS, FO-ESR, SNCS-FSU, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, Solidaires Étudiant•e•s Alsace, Sud Éducation Alsace.

    https://fsusupalsace.files.wordpress.com/2020/02/communiquec2b4-intersyndical-sur-la-sec2b4curitec2b4-a
    #vidéosurveillance

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    #Deneken

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  • Nouvelles #caméras et système de #reconnaissance_faciale à la frontière entre le #Maroc et #Ceuta

    Le système de sécurité à la frontière entre le Maroc et Ceuta se modernise. De nouvelles caméras de surveillance ont été installées dans l’enclave espagnole et un système de reconnaissance faciale devrait bientôt être mis en place, bien qu’aucune date de mise en route n’ait été communiquée par l’Espagne.

    Le ministère espagnol de l’Intérieur a ainsi récemment mis à jour le système de surveillance vidéo dans tout le périmètre de la frontière de Ceuta. 41 caméras #DOMOS et 11 caméras fixes ont été remplacées et 14 nouvelles #caméras_techniques et une plateforme plus moderne de contrôle du système de #vidéosurveillance ont été installées, rapporte El Confidencial (https://www.elconfidencial.com/espana/andalucia/2019-06-09/frontera-ceuta-marruecos-concertinas_2061042). La plupart des caméras dataient du milieu des années 90 et étaient déjà obsolètes, souligne le quotidien espagnol.

    L’une des autres mesures phares annoncées par l’Intérieur est le système de reconnaissance faciale qui sera lancé non seulement à la frontière entre Ceuta et le Maroc, mais également à Melilla, rappelle la même source. L’objectif est de réduire les temps de contrôle aux frontières et d’accroître la sécurité là où des milliers de personnes passent chaque jour.

    Pour la déléguée du gouvernement de Ceuta, Salvadora Mateos, il s’agit de créer une véritable “frontière intelligente”, indique Ceuta TV, à même de “relever les défis du XXIe siècle”, à savoir la hausse de l’immigration illégale.

    Le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande Marlaska avait également annoncé en février que les lames et fils barbelés installés en haut de la barrière frontalière (les “concertinas”) seraient bientôt enlevés et la barrière rehaussée.

    Des mesures qui ne sont toujours pas effectives alors que du côté marocain, de nouvelles lames ont été installées pour rendre plus difficile l’accès des migrants à la partie espagnole du périmètre, souligne Ceuta TV.

    “Cela fait partie d’un projet de renforcement des dispositifs marocains en Méditerranée sur 1.000 kilomètres. C’est le résultat d’une analyse qui a débuté en 2016, lorsque nous avions identifié certaines améliorations et que nous les intégrons maintenant”, a déclaré le directeur de l’immigration et de la surveillance des frontières du ministère marocain de l’Intérieur, Khalid Zerouali, rapporte El Confidencial.

    Selon le journal, le ministère espagnol de l’Intérieur attend la fin de l’installation de ces “concertinas” du côté marocain pour enlever celles du côté espagnol.

    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/nouvelles-cameras-et-systeme-de-reconnaissance-faciale-a-la-frontie
    #Espagne #frontières #militarisation_des_frontières #surveillance #asile #migrations #réfugiés

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  • Quel contrôle démocratique sur la #vidéosurveillance privée en réseau ?
    http://www.internetactu.net/2019/06/25/quel-controle-democratique-sur-la-videosurveillance-privee-en-reseau

    Aux États-Unis, les quartiers résidentiels les plus aisés ne sont pas toujours les mieux pourvus en caméras de vidéosurveillance publiques. C’est pourtant dans ces quartiers que se développe une nouvelle forme de surveillance, popularisée notamment par le succès de Ring, la sonnette vidéo d’Amazon, explique le journaliste Alfred NG (@alfredwkng) (...)

    #Articles #Débats #démocratie #sécurité

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  • Elodie Lemaire : « La vidéosurveillance n’est pas une preuve idéale » | LINC
    https://linc.cnil.fr/fr/elodie-lemaire-la-videosurveillance-nest-pas-une-preuve-ideale
    https://linc.cnil.fr/sites/default/files/thumbnails/image/elodie_article.jpg

    J’ai enquêté pendant seize mois (2014-2015) à Braville, pseudonyme d’une ville moyenne de province, auprès des différents domaines professionnels concernés par l’usage de cette technologie : prestataires de sécurité, pourvoyeurs de vidéos (centre de sécurité urbaine, société de transport en commun), commissariat de police et gendarmerie, tribunal de grande instance. Au total, j’ai mené 117 entretiens, fait passer 127 questionnaires, et réalisé des observations, le plus souvent participantes. Au fil de cette immersion, j’ai recueilli de nombreux documents. J’ai notamment restitué l’histoire de 127 dossiers judiciaires comportant des enregistrements de #vidéosurveillance. D’une part, j’ai suivi pas à pas la trajectoire d’un échantillon de 122 bandes de vidéosurveillance ; d’autre part, j’ai étudié la genèse de 5 dossiers jugés et archivés, en rencontrant les « petites mains » ayant œuvré à leur élaboration.

    https://seenthis.net/messages/783193 via ¿’ ValK.


  • La généralisation de la #reconnaissance_faciale est-elle inévitable ?
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/la-generalisation-de-la-reconnaissance-faciale-est-elle-inevitable

    Le philosophe Evan Selinger (@evanselinger, auteur de Re-Engineering Humanity) et le professeur de droit Woodrow Hartzog (@hartzog, auteur de Privacy’s Blueprint : The Battle to Control the Design of New Technologies) signent pour OneZero une intéressante tribune sur la nécessité de réguler la reconnaissance faciale. Il y a peu, l’AI Now (...)

    #A_lire_ailleurs #Enjeux #liberté #surveillance #vidéosurveillance

    https://seenthis.net/messages/766801 via InternetActu [RSS]


  • Comment des villes « hyper connectées » contrôlent l’espace public
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/19/au-nom-de-la-smart-city-des-villes-sous-surveillance_5399527_3234.html
    https://img.lemde.fr/2018/12/19/404/0/5056/2528/1440/720/60/0/a2ed374_1C9zwlPsKMuEqMUXpmh9xJdJ.jpg

    Ni fantasme ni science-fiction : ces dispositifs sont très exactement ceux que des villes françaises commencent à expérimenter sous le nom générique de « safe city » (la ville sûre), avatar en uniforme de la « smart city », la « ville hyper connectée ». « La sécurité est, avec la mobilité, le pilier le plus réaliste de la smart city, estime Marc Darmon, directeur général adjoint du groupe Thales. Il y a un marché porteur pour ces technologies, par la conjonction de l’urbanisation, de la numérisation et de risques qui s’aggravent. »
    Un mouvement de fond

    De Nice à Valenciennes (Nord), de Marseille à la Défense ou à Nîmes, de plus en plus de collectivités se laissent tenter par des plates-formes numériques organisées autour des outils de surveillance et de contrôle de l’espace public.

    Un mouvement de fond, en phase avec de puissants intérêts industriels et porté par des subventions publiques, qui prospère dans un certain flou juridique et inquiète les associations de défense des libertés publiques. Construits autour d’une vidéoprotection dernier cri, dopée à l’intelligence artificielle, aux algorithmes et au « big data », ces dispositifs ont l’avantage de rendre bien concret l’un des rêves fondateurs de la smart city : la gestion centralisée de la ville depuis un poste unique de commandement.

    Mais dans ce schéma, les outils de surveillance occupent une place à part. Au point de faire de la sécurité la première priorité. « La vidéoprotection n’est qu’une partie de la smart city, mais c’est peut-être la plus importante, car elle donne une vision instantanée du territoire : c’est le cœur et le poumon de la ville, c’est un outil qui sert à la gestion ordinaire de l’espace urbain », assume Bernard Serafino, responsable de la sécurité au cabinet du maire de Nîmes.
    « Big data de la tranquillité publique »

    La préfecture du Gard a déployé, avec Engie Ineo, un système de vidéosurveillance intelligente à l’échelle des quinze communes de l’agglomération : 600 caméras, reliées à un centre de supervision high-tech, qui permettent de gérer l’espace urbain et de rechercher et de suivre un individu ou un véhicule d’un bout à l’autre de l’agglomération.

    La ville de Marseille, de son côté, se fait fort depuis le printemps de mettre en place un « big data de la tranquillité publique » grâce aux technologies de Engie Ineo et à une plate-forme de données Oracle, un dispositif censé être opérationnel début 2019. « La safe city est la première brique de la smart city, c’est un outil d’aide à la décision pour la collectivité », décrit Caroline Pozmentier, l’adjointe au maire chargée de la sécurité publique.

    « Une logique de surveillance massive »

    Dans ce contexte, les plates-formes safe city « made in France » sont cofinancées par la Banque publique d’investissement (Bpifrance), subventionnées par les collectivités et encouragées par le Comité de la filière industrielle de sécurité (Cofis), placé sous la tutelle du premier ministre Edouard Philippe.

    « C’est important pour les villes de se dire qu’il y a des acteurs français sur ces sujets clés : notre droit est plus contraignant que celui de la Chine ou des Etats-Unis sur la gestion des données », estime Nathalie Allegret, chez Engie Ineo.

    Françaises ou non, ces technologies soulèvent quelques inquiétudes. « La safe city, c’est la prolifération d’outils issus du milieu du renseignement, dans une logique de surveillance massive, d’identification des signaux faibles, des comportements suspects », dénonce Félix Tréguer, un responsable marseillais de l’association La Quadrature du Net. « Ces outils permettront un contrôle social très sophistiqué quand leur potentiel sera optimisé, estime-t-il. Nous ne trouvons pas rassurant que la police municipale devienne le service de renseignement de l’espace public urbain et de son double numérique. »

    « Améliorer les secours, la circulation, c’est légitime, mais la généralisation de la vidéosurveillance nous inquiète, et scruter les réseaux sociaux, ce n’est pas le rôle d’un maire ! Sans aucun garde-fou, un outil pareil ne peut pas faire preuve de la neutralité indispensable, redoute Henri Busquet, de la Ligue des droits de l’homme à Nice. C’est potentiellement un outil de destruction politique, qui fait courir un risque particulier aux opposants, aux journalistes… »

    La tentation du contrôle social

    L’inquiétude est d’autant plus vive que certains élus ne cachent pas vouloir repousser les limites du cadre légal. « On pourrait faire beaucoup mieux, estime M. Estrosi, qui s’est plusieurs fois heurté à la CNIL. Ce qui nous limite, c’est la loi, notamment la loi Informatique et libertés de 1978. Je demande à ce que le législateur fasse évoluer les textes, au rythme où évolue la société. Je dispose du logiciel qui permettrait dès demain matin d’appliquer la reconnaissance faciale et d’identifier des individus fichés où qu’ils se trouvent dans la ville… Pourquoi se l’interdire ? Est-ce qu’on veut prendre le risque de voir des gens mourir au nom des libertés individuelles, alors qu’on a les technologies qui permettraient de l’éviter ? »

    #Capitalisme_surveillance #Videosurveillance #Smart_city #Safe_city

    https://seenthis.net/messages/745558 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • #vidéosurveillance : où avons-nous failli ?
    http://www.internetactu.net/2018/06/01/videosurveillance-ou-avons-nous-failli

    La lecture du livre du sociologue Laurent Mucchielli (@lmucchielli), Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance, m’a profondément déprimé. Elle m’a profondément déprimé parce qu’elle montre que ceux qui n’ont cessé de dénoncer l’inutilité de la vidéosurveillance n’ont absolument pas été entendus. Ils ont été laminés par (...)

    #Articles #Débats #Opinions #politique

    https://seenthis.net/messages/698751 via InternetActu [RSS]


  • La #vidéosurveillance ne sert presque à rien - LDH49
    http://ldh49.over-blog.org/2018/05/la-videosurveillance-ne-sert-presque-a-rien.html
    https://img.over-blog-kiwi.com/0/56/70/95/20180510/ob_f6e5ca_2018-05-10-cameras.jpg

    Le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’université d’Aix-Marseille, vient de publier une étude qui ramène l’efficacité de la vidéosurveillance à des proportions très modestes (Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance, Armand Colin). L’apport de cette technologie dans les enquêtes judiciaires ne serait en effet que de 1 % à 3 %, démontre l’auteur, chiffres à l’appui. Jusqu’ici, pourtant, seules les chambres régionales des comptes ont épinglé le coût excessif de ces équipements (à Saint-Étienne, Lyon et Nice notamment).

    https://seenthis.net/messages/693619 via Agnès Maillard


  • Royaume-Uni : bilan catastrophique pour une expérience de #vidéosurveillance « intelligente »
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/09/01/royaume-uni-bilan-catastrophique-pour-une-experience-de-videosurveillance-in

    Trente-cinq cas de « faux positif », et une arrestation d’un innocent : c’est le bilan catastrophique d’une expérience de « vidéosurveillance intelligente », menée à la fin d’août durant le carnaval de Notting Hill à Londres, selon une enquête de la télévision nationale Sky News.

    https://seenthis.net/messages/626996 via Simplicissimus


  • #Dumbo : le gadget de la #CIA pour déjouer la #vidéosurveillance des domiciles
    https://www.mediapart.fr/journal/international/030817/dumbo-le-gadget-de-la-cia-pour-dejouer-la-videosurveillance-des-domiciles

    WikiLeaks publie une série de documents dévoilant le fonctionnement d’un outil de la CIA utilisé lors d’une intrusion physique et permettant de désactiver tout système de surveillance domestique, vidéo ou audio, connecté à un ordinateur fonctionnant sous Windows.

    #International #Vault_7 #WikiLeaks


  • Surveillance et protection des données : les salariés ont des droits à défendre
    http://www.force-ouvriere.fr/surveillance-et-protection-des-donnees-les-salaries-ont-des

    Les outils numériques peuvent aussi être utilisés pour renforcer la surveillance du salarié et s’approprier ses données personnelles. Ces questions pourraient même devenir les principales sources de contentieux à l’avenir dans les entreprises, selon l’avocate France Charruyer qui conseille aux syndicats de négocier pied à pied les chartes informatiques et des clauses dans les contrats de travail, pour éviter que les outils ne servent de laisse électronique. Il s’agit par exemple de garantir, entre (...)

    #Événement

    / FO Hebdo n°3234 du 15 mars 2017, #Numérique, #Vidéosurveillance, #CNIL, #Cybersurveillance, #Internet, #Google, #Apple, #Facebook, #Amazon, (...)

    #_FO_Hebdo_n°3234_du_15_mars_2017 #Microsoft


  • Surveillance et protection des données : les salariés ont des droits à défendre
    https://www.force-ouvriere.fr/surveillance-et-protection-des-donnees-les-salaries-ont-des

    Les outils numériques peuvent aussi être utilisés pour renforcer la surveillance du salarié et s’approprier ses données personnelles. Ces questions pourraient même devenir les principales sources de contentieux à l’avenir dans les entreprises, selon l’avocate France Charruyer qui conseille aux syndicats de négocier pied à pied les chartes informatiques et des clauses dans les contrats de travail, pour éviter que les outils ne servent de laisse électronique. Il s’agit par exemple de garantir, entre (...)

    #Événement

    / FO Hebdo n°3234 du 15 mars 2017, #Numérique, #Vidéosurveillance, #CNIL, #Cybersurveillance, #Internet, #Google, #Apple, #Facebook, #Amazon, (...)

    #_FO_Hebdo_n°3234_du_15_mars_2017 #Microsoft


  • #Surveillance. Quand les patrons se transforment en Big Brother | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/surveillance-quand-les-patrons-se-transforment-en-big-brother-630434
    http://img.humanite.fr/sites/default/files/images/46944.HR.jpg

    Si le #patronat a toujours été avide du #contrôle de ses salariés, les nouvelles technologies lui permettent de devenir omniscient et invisible, et de poser des normes de travail toujours plus standardisées. Face à ces mutations, syndicats et salariés se battent pour garder leur autonomie.

    #Vidéosurveillance, #géolocalisation, accès aux e-mails, pointage biométrique… Les pratiques de contrôle des salariés permises par les nouvelles technologies se généralisent de l’industrie au commerce en passant par les services. Le but : améliorer la #productivité en faisant la chasse aux temps morts et traquer les erreurs des employés. Plus invisibles et moins coûteuses qu’une armée de contremaîtres, ces technologies participent de la transformation de l’évaluation du temps de #travail et de la productivité. Désormais, les employeurs ont en effet la possibilité de contrôler en temps réel le travail de l’ensemble de leurs salariés, et de rationaliser toujours plus les temps considérés comme productifs.

    https://seenthis.net/messages/565619 via Agnès Maillard


  • L’installation de caméras dans les abattoirs écartée par les députés
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/12/15/01016-20161215ARTFIG00166-l-installation-de-cameras-dans-les-abattoirs-fina

    Les parlementaires ont adopté la proposition de loi de la commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux mais sans retenir l’une de ses principales dispositions : la vidéosurveillance. Le rapporteur Olivier Falorni dénonce une « position extrêmement conservatrice » et reproposera la mesure en janvier.

    Le rapport d’enquête concluait à « trois avantages indiscutables » de la vidéosurveillance qui « favoriserait la prévention des actes de maltraitance, permettrait un contrôle objectif permanent et donc des sanctions plus justes et plus efficaces et, enfin, serait un outil d’aide à la formation des salariés et des responsables ». Olivier Falorni, également rapporteur de la proposition de loi, était lui-même un fervent militant de la mesure : « J’y suis favorable à titre personnel. C’est un moyen d’éviter les dérives individuelles », expliquait-il au Figaro.

    Les problèmes de cadences et de pression à la rentabilité ne sont pas des « dérives individuelles ». Vu les quelques témoignages de salariés des abattoirs, le problème est la pression hiérarchique pour une rentabilité extrême et incompatible avec une prise en compte de la souffrance des non-humains, pas du tout les « dérives individuelles ». Et de toute façon comment est ce qu’on pourrait faire ce travail et aller bien ?

    Par rapport à la question de la viande, le discours se focalise sur les non-humains qui sont abattus mais les ouvrier·e·s qui travaillent sur ces mises à mort à la chaine subissent aussi une violence par ce qu’on leur demande de faire.

    Un avis que ne partagent pas les députés de la commission des Affaires économiques. Ces derniers ont choisi de supprimer « les dispositions introduisant le contrôle-vidéo des postes d’abattage » malgré l’avis du rapporteur. Lors des débats précédant le vote, les détracteurs de la mesure ont fait valoir le coût et le caractère intrusif d’une généralisation de la surveillance vidéo.

    Par rapport à la videosurveillance elle n’est intrusive que lorsqu’elle contredit les plans des dominant·e·s. Pas de souci pour etre intrusifs avec les citoyens dans l’espace publique, et pas de soucis d’argent pour coller des caméras tous les 10m. Mais des caméras pour surveiller les violences policières ou faire diminuer la rentabilité industrielle des abattoirs et surveiller les conditions de travail des ouvrier·e·s et les conditions d’abattage des non-humains c’est beaucoup trop intrusif.

    #videosurveillance #carnisme #thanatocratie

    https://seenthis.net/messages/552054 via mad meg


  • Le marché de la sécurité publique en plein essor
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/12/05/marche-securite-publique-plein-essor-265820

    Les attentats de 2015 et 2016 font grimper les commandes publiques de matériels de pointe pour la sécurité publique, rapportent Les Echos qui y consacrent toute une page ce lundi. Ce marché devrait évoluer de 5% par an jusqu’en 2020 et pèse déjà près de 30 milliards d’euros, indique le quotidien économique. Un des secteurs les plus concernés est la #vidéosurveillance, qui selon l’atlas du journal « En toute sécurité » a progressé l’an dernier de 3,4% en France et 12% au niveau mondial. La région #Paca, frappée le 14 juillet, prévoit un budget de 250 millions d’euros...

    #Surveillance #aéroports #Thales


  • Quand Christian #estrosi vantait sa #vidéosurveillance à #nice
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/07/18/quand-christian-estrosi-vantait-videosurveillance-a-nice-264690

    Ex-maire de Nice et président de région qui se plaint amèrement de ne pas être traité selon son rang, Christian Estrosi a très vite inauguré le concours de critiques des Républicains après l’attentat du 14 juillet, en affirmant qu’il n’y avait pas assez de policiers et de militaires. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) est un habitué des déclarations post-attentats chocs : en conseil municipal à Nice (alors qu’il en était encore maire), il avait déclaré le 19 janvier 2015, relève le Huffington Post qui a retrouvé la vidéo de ces propos : « Je...

    #Attentat_de_Nice #attentat_contre_Charlie_Hebdo #Les_Républicains


  • La préfecture de #Paris va s’équiper en #drones de surveillance
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/04/25/prefecture-paris-va-sequiper-drones-surveillance-263848

    Après les 1 200 caméras du plan de #vidéosurveillance, pardon, « vidéoprotection », de la capitale, les Parisiens vont bientôt être également surveillés du ciel. Le Parisien relève que la préfecture de police a lancé un appel d’offres pour l’achat et la maintenance de deux drones professionnels et la formation de télépilotes. Le cahier des charges indique que les drones seront munis d’une caméra et utilisés pour des « missions de surveillance aérienne à basse altitude ». Le quotidien estime que ces appareils pourront servir lors des grands rassemblements comme pour...

    #Manifestations


  • Violences contre les policiers à Corbeil : les prévenus innocentés grâce à la vidéosurveillance
    http://www.leparisien.fr/corbeil-essonnes-91100/violences-contre-les-policiers-a-corbeil-les-prevenus-innocentes-grace-a-

    lors de leur comparution immédiate le mois dernier, leur avocat a demandé le visionnage du film en audience. Le procès avait alors été renvoyé, les enquêteurs avaient versé au dossier le CD-Rom mais pas le logiciel adéquat.

    Un décalage entre le témoignage de certains fonctionnaires et les images

    Parmi eux, Djimé, 18 ans. « Je ne reconnais ni la rébellion, ni les outrages. Les policiers sont venus directement sur nous et nous ont frappés avec leurs matraques, s’est défendu le jeune homme, engoncé dans sa doudoune noire. Je leur ai dit de faire attention car je venais de me faire opérer du genou mais ils n’en ont pas tenu compte ». Lors du visionnage de la scène à l’audience ce mercredi, le tribunal a constaté que le jeune majeur s’était agrippé à une barrière avant de s’asseoir et de présenter ses mains pour être menotté. Ce n’est que par la suite, plaqué au sol face contre terre, qu’il « gesticulera » pour montrer son opposition.

    A ses côtés, Cheik comparaît pour les mêmes faits, la violence en plus. « Je suis arrivé après la bagarre car on m’a dit que mon petit frère était impliqué. Quand j’ai demandé pourquoi ils le frappaient, ils n’ont rien voulu savoir et m’ont attrapé à plusieurs. Je n’étais pourtant pas violent », a-t-il assuré à la barre.

    « Il y a un décalage entre le témoignage de certains fonctionnaires et les images », concède la présidente, en référence à un brigadier qui l’accusait « de l’avoir menacé, les poings serrés ». Une version qui n’a pas été confirmée par les images. « Qu’est-ce qu’il se serait passé sans la vidéo ? a questionné l’avocat de la défense, Maître Laurent Caruso. Sur la seule base des déclarations des policiers, ses deux-là auraient fini en prison. Cette vidéo est accablante ». L’avocat contre attaque et annonce à l’audience qu’il vient de déposer une plainte contre les policiers. « J’attends le deuxième acte de cette affaire. J’espère qu’elle sera suivie », a-t-il conclu.

    #violences_policières #faux_témoignage #logiciel_adéquat #videosurveillance

    http://seenthis.net/messages/466434 via souriez


  • A la #SNCF, des logiciels pour détecter les « comportements suspects » par vidéosurveillance
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/12/17/a-la-sncf-des-logiciels-pour-detecter-les-comportements-suspects-par-videosu
    http://s1.lemde.fr/image/2015/12/17/644x322/4833880_3_abd4_des-militaires-gare-d-austerlitz-a-paris-le_940f42b8d515efa13dfd926714e80dc1.jpg

    Le logiciel se base sur divers critères, comme « le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété »

    #Snowden #NSA #Surveillance #BigBrother #Antiterrorisme #Videosurveillance


  • A Sancy, 360 habitants, le maire veut installer 35 000 euros de caméras
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/08/27/a-sancy-360-habitants-maire-veut-installer-35-000-euros-cameras-260

    Quatre mois après l’enlèvement de Berenyss, 7 ans et demi, à Sancy (Meurthe-et-Moselle), retrouvée saine et sauve, le maire PS a décidé d’installer des caméras. « Au lendemain des faits, alors que Berenyss avait été retrouvée, j’avais besoin de proposer quelque chose pour que jamais cela ne puisse se reproduire. Si Sancy avait été équipée de caméras, nous aurions peut-être pu retrouver la trace du ravisseur plus rapidement », justifie Daniel Matergia, 55 ans, aux journalistes du Parisien. Le dispositif de six à huit caméras pourrait être installé à la fin de l’année –...

    #Police #Société #vidéosurveillance