#virilité


  • Masculinité toxique : éduque-t-on nos fils à mourir par suicide ? | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/164261/sante-mentale-suicide-hommes-masculinite-toxique-injonctions-emotions-facteurs

    Selon les dernières données sur le suicide fournies par les Centers for Disease Control and Prevention américains (CDC), 77% des 45.000 personnes qui se tuent chaque année aux États-Unis sont des hommes. De même, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les hommes meurent davantage par suicide que les femmes partout dans le monde, avec un ratio compris entre 1,5 pour 1 et 3 pour 1—ce qui en fait une majorité des plus de 800.000 personnes qui se donnent la mort chaque année. D’un point de vue mondial, les suicides comptent pour la moitié des morts masculines violentes.

    Pour des raisons évidentes, les motifs qui poussent quelqu’un à se supprimer sont compliquées à réduire à un objet d’étude. Mais si nous voulons tenter de réduire le taux de suicide, il faut savoir pourquoi il touche majoritairement des hommes.
    Dans une enquête organisée par mon association Promundo et conduite auprès de 1.500 jeunes hommes âgés de 18 à 30 ans, avec le soutien de la marque Axe, nous avons découvert que près d’un sondé sur cinq avait pensé au suicide au cours des deux semaines passées.

    Les plus sujets à ce genre de pensée sont ceux pour qui être un homme signifie montrer que l’on est fort, ne pas parler de ses problèmes et refouler ses émotions : ceux-là sont deux fois plus susceptibles d’avoir envisagé de mettre fin à leurs jours.

    Des études menées dans d’autres pays ont obtenu des résultats approchants : les hommes qui ont les idées les plus contraignantes de la masculinité présentent davantage de risques d’avoir des idées suicidaires que ceux qui ne sont pas aussi coincés dans une « virilité forcée ».

    En tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Être un homme aux États-Unis, et dans le reste du monde, signifie trop régulièrement apprendre à réprimer ses expériences émotionnelles –au point qu’en tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Des psychologues appellent ce phénomène l’alexithymie, soit l’incapacité à reconnaître et à communiquer ses émotions, et ont remarqué qu’il était plus courant chez les hommes que chez les femmes.

    La demande d’aide comme aveu de faiblesse

    Voici un exemple de la manière dont cela fonctionne. Dans le cadre des activités de Promundo auprès de jeunes hommes et de jeunes femmes, qui visent à interroger les idées toxiques sur la masculinité et à les remettre en question, nous proposons un atelier que nous appelons « Exprimer mes émotions ».

    Nous demandons à de jeunes hommes à qui nous présentons cinq émotions quelle est celle qu’ils ont le plus de facilité à exprimer et celle pour laquelle c’est impossible. Invariablement, les jeunes hommes disent que la colère et la joie sont les émotions les plus faciles à exprimer. L’affection, la tristesse ou la peur ? « Sûrement pas », disent-ils : de vrais hommes ne peuvent pas montrer ça.

    Les idées que nous entretenons sur la masculinité insinuent que demander de l’aide est une faiblesse ou une caractéristique féminine –voire homosexuelle. Il est non seulement mal vu, mais même considéré comme peu viril pour un homme de solliciter une aide médicale ou un moyen de soutenir sa santé mentale.

    Reconnaître ressentir de la douleur, qu’elle soit physique ou émotionnelle, c’est prendre le risque de se voir signifier par les hommes de votre entourage que vous n’êtes pas un « vrai homme ».
    ...

    Le suicide est bien plus répandu chez les hommes blancs aux États-Unis, chez cette catégorie d’hommes qui ont l’impression que le monde leur doit un boulot stable et bien rémunéré, et le respect qui va avec. Ils ont perdu leur emploi et sont dans une situation personnelle génératrice de stress, souvent un divorce ou une rupture familiale.

    Les données actuelles montrent qu’un homme en âge de travailler sur quatre à cinq –soit environ vingt millions– n’a pas d’emploi, un chiffre trois à quatre fois supérieur aux années 1950.

    Beaucoup de ces hommes ressentent ce que les sociologues et l’expert en masculinité Michael Kimmel appellent un « aggrieved entitlement », soit la sensation d’avoir été lésé dans ce qui leur revient de droit.

    #suicide #virilité #masculinités #misogynie #homophobie #male_entitlement

    https://seenthis.net/messages/709737 via mad meg


  • Akim Oualhaci, « Se faire respecter. Ethnographies de sports virils dans des quartiers populaires en France et aux États-Unis »
    http://journals.openedition.org/lectures/22350

    Les regards socio-anthropologiques sur les activités physiques et sportives sont armés de nombreuses enquêtes de terrain, en France et ailleurs dans le monde, depuis une cinquantaine d’années au moins. Les théories mobilisées sont désormais plurielles, après avoir longtemps prolongé, pour l’essentiel en France, les approches bourdieusiennes ou relevant d’une critique radicale. Dans cet ouvrage qui propose une ethnographie multi-site, Akim Oualhaci explore, largement dans le sillage de Loïc Wacquant mais pas uniquement, les dispositions d’engagement de jeunes adultes résidant dans des quartiers populaires dans des pratiques de #boxe anglaise et de bodybuilding aux USA, et de boxe thaïlandaise en France. Trois salles ad hoc ont été l’objet d’une observation, deux à New York et une en banlieue parisienne. Trois parties égrènent la restitution d’un travail réalisé dans le cadre d’une thèse soutenue en 2011.

    La première partie se centre sur les #corps masculins modifiés et stylisés par les pratiques de combat et de renforcement musculaire hyperbolique. Dans « ces quartiers urbains marginalisés [sic] », la #virilité populaire gagne une respectabilité tout d’abord locale, entre pairs, pour éventuellement s’étendre hors du quartier par l’intermédiaire des rencontres sportives. La place des femmes y est réduite, et le rapport au corps devient le vecteur d’une construction identitaire positive à force de rigueur, de codes valorisant le respect du travail, des partenaires d’entrainement et des adversaires.

    La seconde partie explore les rapports de domination et la prise d’autonomie via la carrière combattante, qu’elle soit professionnelle ou amateure. Selon l’auteur, paradoxalement, les transformations corporelles naturalisent les stéréotypes raciaux (les Noirs des ghettos américains sont musculeux alors que les Noirs-Maghrébins banlieusards français sont violents). Le travail corporel effectué avec ardeur par ces jeunes adultes vise à les rendre respectables, voire estimables, au moins dans l’entre-soi populaire. La #violence y est fortement contrôlée, éloignant d’autant les bagarres de rue et les comportements déviants fortement stigmatisés à l’intérieur des espaces enquêtés. Comme le défend Stéphane face à l’enquêteur : « J’essaye de leur faire comprendre, à ceux qui pensent que la boxe thaï est un sport de voyous, que c’est un sport avec des codes et beaucoup de respect… choses que les voyous ne connaissent pas ».

    La dernière partie de l’ouvrage, dont la lecture est agréable, défend la thèse d’une conformisation aux normes légitimes de ces populations populaires, notamment de cette jeunesse considérée indûment comme violente et déviante, par l’œuvre des entraineurs ou des anciens combattants qui leur transmettent des connaissances techniques mais aussi éthiques, patiemment et fermement. Les ethnographies montrent comment l’engagement de ces jeunes hommes dans des pratiques corporelles qui forgent à donner et recevoir des coups, à prendre une carapace musculaire plus importante (vecteur d’une place sociale désirée), devient progressivement, à force de méthode et de rigueur, une véritable école de la vie… dominée.

    #livre via @prac_6

    https://seenthis.net/messages/651620 via tbn


  • Les femmes d’occasion.

    Audi s’excuse après avoir comparé des femmes à ses voitures d’occasion
    http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/societe/chine-audi-s-excuse-apres-avoir-compare-des-voitures-d-occasion-a-des-fem

    La marque automobile Audi vient de faire scandale en Chine en voulant faire dans un spot publicitaire la promotion de ses voitures d’occasion. Le constructeur allemand n’a pas trouvé mieux que de faire la comparaison avec une jeune femme sur le point de marier !

    La séquence commence par une scène de mariage idyllique. Devant un parterre d’invités, un jeune couple est sur le point de se dire oui lorsque la mère du futur marié se précipite sur la jeune femme pour faire une inspection en règle : oreille, nez, bouche... Alors qu’elle est sur le point de donner son approbation, elle s’aperçoit qu’elle a oublié la poitrine de la jeune femme. « Une décision importante doit être prise avec prudence », lance la marque allemande en ajoutant que chez elle, tous les véhicules d’occasion ont obtenu une certification officielle.

    #pub #sexisme #mariage #virilité #belle-mère #prostitution #automobile

    https://seenthis.net/messages/616292 via mad meg



  • Quand des hommes catholiques suivent des stages pour réaffirmer leur « masculinité »
    http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/les-stages-pour-reaffirmer-sa-masculinite_2120667.html
    http://www.francetvinfo.fr/image/75e4d5oii-bd8a/1500/843/12160997.jpg

    La question centrale du stage est abordée durant des conférences, au cours desquelles l’orateur délivre un discours très traditionnel sur la place de l’homme et de la femme dans la société, au sein du cercle familial.... Les hommes dans la salle, consciencieux, prennent des notes. Après quatre jours de réflexion, qu’auront-ils appris ? Un jeune homme venu avec son père et son grand-père aura retenu une chose : « L’homme a la force brute, il va construire les murs et sa femme va rendre cela beau et habitable. »

    #non-mixité dominants #hommes #virilité #complémentarité #catho #masculinisme
    Et personne à France 2 pour gueuler comme sur les bars de Sevran, bizarrement.

    https://seenthis.net/messages/584293 via Aude


  • Mélanie Gourarier : « La masculinité contemporaine, c’est se gouverner soi-même pour mieux gouverner les autres » - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2017/03/01/melanie-gourarier-la-masculinite-contemporaine-c-est-se-gouverner-soi-mem

    En crise, le masculin ? Pas vraiment affirme Mélanie Gourarier dans Alpha mâle (sous-titré : Séduire les femmes pour s’apprécier entre hommes) qu’elle publie ce jeudi au Seuil. Elle voit plutôt dans les discours sur la féminisation des hommes et la confusion des sexes une volonté de conserver le pouvoir et le refus d’une égalité réelle entre les sexes.

    #domination_masculine #patriarcat #virilité #malealphisme

    https://seenthis.net/messages/574996 via mad meg


  • Culte de la #virilité : qui est « l’homme du Caucase » ? | Actualités russes

    Par Ksenia Issaeva

    http://fr.rbth.com/multimedia/pictures/2016/12/20/culte-de-la-virilite-qui-est-lhomme-du-caucase_663601

    Étonnant reportage photographique sur un étonnant sujet. Je référence pour les archives.

    caucase #ossétie #machisme #urss #ex-urss #soviétisme

    https://cdn.rbth.com/1960x-/all/2016/12/13/osetia/1.jpg

    https://cdn.rbth.com/1960x-/all/2016/12/13/osetia/7.jpg

    https://cdn.rbth.com/1960x-/all/2016/12/13/osetia/10.jpg

    Zaurbek Maliti, 26 ans, enseignant : Comment doit être un homme ? « Il doit être courageux, bien sûr, et être un homme de parole. Quand on dit qu’on fera quelque chose, on doit le faire. L’honneur est la chose la plus importante pour un homme. Le reste est secondaire ».

    [...]

    La nation ossète a connu des moments difficiles, où sa singularité et sa survie même étaient menacées. Les dures épreuves de la vie ont formé le caractère ossète – un homme ossète est fier et se bat pour la liberté. L’esprit national insiste sur la suprématie du combattant ancien – courageux, fort, libre. Chaque homme et garçon ossète veut correspondre à cette image. La première chose qui saute aux yeux en Ossétie est le physique parfait des hommes locaux. Chaque jeune homme pratique des sports de combat, la lutte libre étant le plus célèbre.

    [...]

    L’Ossétie nourrit le culte de la virilité. Il est ancré dans l’héritage culturel et ethnique de la région. Ici, il a toujours été très important d’être un combattant et un héros, ce qui explique pourquoi l’Ossétie compte davantage de Héros de l’Union soviétique et de la Russie que tout autre région du pays. Cependant, ce culte a un revers : l’intolérance à l’égard de tous ceux qui ne répondent pas à ce stéréotype. L’un des participants à ce projet photographique a indiqué avoir été harcelé parce qu’il portait des chaussures de couleur.

    [...]

    https://seenthis.net/messages/557879 via Reka


  • Stereolepis gigas
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f0/Giant_sea_bass.jpg/440px-Giant_sea_bass.jpg

    Giant sea bass reaching a size of 2.5 m (8.2 ft) and a weight of up to 255 kg (562 lbs) have been reported. However, in Charles F. Holder’s book The Channel Islands of California, published in 1910, the author claims specimens taken from the Gulf of California attained 800 lb (360 kg). Aside from its tremendous size, the giant sea bass is also known for its lengthy lifespan. They mature around the age of 11 or 12, around the weight of 50 lb. However, some of the largest specimens have been known to exceed 7 ft, and are estimated to be 75 years or older.[2]

    In the eastern North Pacific, its range is from Humboldt Bay, California, to the Gulf of California, Mexico, most common from Point Conception southward. It usually stays in relatively shallow water, near kelp forests, drop-offs, or rocky bottoms and sand or mudflats.

    Giant sea bass were once a relatively common inhabitant of Southern California waters, yet in the 1980s, it was facing the threat of local extinction off the California coast. Beginning in the late 19th century, the species supported both a commercial fishery taking hundreds of thousands of pounds annually, and a sport fishery that also landed hundreds of fish each year.

    Giant Sea Bass were also a popular “big game” quarry for both freediving and scuba spearfishermen. In the 1970s, spearfishing for this species was made illegal by the California Department of Fish and Game. One unfortunate incident precipitated this abrupt change in the law. Several freedivers had taken 7 fish at Santa Cruz Island. Unable to eat nearly a ton of fish, they sold the fish illegally to a fish market in San Pedro. Fish and Game wardens discovered that the fish had been speared by observing the holes and slip tips left behind in their bodies.[3]

    By the late 1970s, biologists with the California Department of Fish and Game, recognized that the local population of giant sea bass was in trouble. Actions were taken, resulting in protection from commercial and sport fishing that went into effect in 1982. As of 2004, it is suggested that the population size of Giant Sea Bass in California may be increasing as it is under protection; however, there is no hard data to support it.

    #pêche #malealphisme #compétions #virilité #sport #extinction

    https://seenthis.net/messages/554430 via mad meg


  • La sexualité des jeunes marquée par les inégalités entre les sexes
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/06/14/la-sexualite-des-jeunes-marquee-par-les-inegalites-entre-les-sexes_4949835_3
    http://s1.lemde.fr/image/2016/06/14/644x322/4949833_3_f916_dans-les-salles-de-zizi-sexuel-l_11f6af15a3084a72171262f6bbcace97.jpg

    Néanmoins, des #stéréotypes pèsent, selon les spécialistes et les enquêtes sur le sujet, passées en revue par le HCE. « Les jeunes filles subissent la double injonction de devoir se montrer désirable mais respectable, “être amoureuse” étant un prérequis pour ne pas devenir celle qui “couche” trop vite avec “n’importe qui”, écrit le HCE. Les jeunes hommes sont quant à eux valorisés selon une norme de #virilité, et notamment une appétence supposée naturelle pour la #sexualité, associée à un “#besoin_sexuel” ». Les individus qui n’entrent pas dans la norme, notamment quand ils sont identifiés comme #homosexuels, peuvent subir des #discriminations.

    « La question du #consentement est également fortement marquée par les normes hiérarchisées de #masculinité et de #féminité (…), relève le rapport. La #possessivité de certains garçons, qui peut se traduire en #violence physique, est perçue comme une marque d’amour. »

    #sexisme #culture_du_viol

    http://seenthis.net/messages/500083 via odilon


  • Recension récente du livre de John Stoltenberg, Refuser d’être un homme, paru aux éditions Syllepse en 2013. Une lecture incontournable !

    http://hassan.blog.tdg.ch/archive/2015/11/27/refuser-d-etre-un-homme-pour-en-finir-avec-la-virilite-par-j-272115.

    L’auteur part d’un constat simple : nous vivons dans un monde patriarcal qui implique que les hommes possèdent des privilèges. Dans ce contexte, comment faire pour lutter contre le patriarcat en tant qu’homme ? John Stoltenberg répond dans son titre pour, ensuite, développer ce que cela implique : il est nécessaire de refuser d’être un homme. L’auteur considère la masculinité comme un construit de nature politique qui implique une histoire et des pratiques. Ainsi, il est nécessaire de déconstruire la virilité si on souhaite supprimer le patriarcat. Les explications de Stoltenberg se forment dans différentes contributions, articles ou conférences, qui sont regroupées en quatre parties.

    Ces quatre parties permettent à l’auteur d’expliquer son point de vue. Il commence par expliquer comment les hommes intègrent la masculinité comme un moyen de s’éloigner des femmes. Il explique que les garçons sont d’abord des propriétés des maris avant d’être des êtres humains et qu’il est nécessaire de les rendre identiques au père pour en faire des hommes citoyens. Stoltenberg passe aussi beaucoup de temps à analyser la sexualité. Il tente non seulement de la déconstruire en tant que forme politique de domination mais aussi de trouver où se trouve cette formation de la sexualité masculine. Cela le conduit à analyser la pornographie dans de nombreux chapitres. Il démontre que celle-ci, loin d’être une expression, est avant tout un moyen d’inférioriser la population féminine tout en formatant le plaisir masculin sur ce besoin d’inférioriser autrui. Il milite donc pour une sexualité qui ne soit pas celle d’un dominant mais de deux égaux consentants à tous les actes qui ont lieu entre eux en tant que couple.

    Que penser de ce livre ? Le titre a été écrit pour choquer et interpeller mais il ne ment pas. Les propos de Stoltenberg sont sans concessions et convaincants. Il montre en quoi la sexualité masculine, dans un contexte patriarcal, est toxique. En particulier, ce qu’il écrit sur la pornographie est particulièrement intéressant. J’ai lu avec grand intérêt la tentative de créer une loi anti-pornographie qui prenne en compte les victimes. On sort de ce livre avec l’idée que la masculinité doit être détruire afin de mettre à bas la bipolarisation de genre et les structures de pouvoirs qui y sont spécifiquement liées.

    http://www.syllepse.net/syllepse_images/produits/refuser.jpg
    Disponible ici : http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_62_iprod_567-refuser-d-etre-un-homme.html
    #John_Stoltenberg #Refuser_d'être_un_homme #virilité #anti_masculinisme #proféminisme #christine_delphy #michaël_merlet #yeun_l-y #martin_dufresne

    http://seenthis.net/messages/434116 via Tradfem


  • The truth about TV’s rape obsession: How we struggle with the broken myths of masculinity, on screen and off - Salon.com
    http://www.salon.com/2015/06/25/the_truth_about_tvs_rape_obsession_how_we_struggle_with_the_broken_myths_of_m

    attention l’article spoile de nombreuses séries, GOT, MadMen, Downton Abbey...

    http://media.salon.com/2015/06/downton_thrones.jpg

    “The Sopranos” did it in 2001, when Lorraine Bracco’s Jennifer Melfi was suddenly and violently raped in a parking garage. “Veronica Mars” made it part of the titular protagonist’s backstory, in the 2004 pilot. In 2006, “The Wire” introduced and then never confirmed it, when it showed us the story of Randy (Maestro Harrell) keeping watch as a girl named Tiff “fooled around” with two boys in the bathroom. “Mad Men” did it in 2008, when Joan Holloway (Christina Hendricks) was raped by her fiancé, Greg (Sam Page) on the floor of Don’s office.

    A few shows were practically founded on it—“Law And Order: SVU,” which premiered in 1999, has dealt with rape in nearly every episode of its 16-season and counting run. “Oz,” the 1997 HBO show set in a prison, regularly featured male-on-male rape.

    But starting around the turn of the decade, rape on television morphed from a delicate topic to practically de rigueur. In the last two years alone, shows as vastly different as “Downton Abbey” and “Game Of Thrones” have graphically portrayed violent rape—typically, but not always, perpetrated by men onto women—to the point that depictions of sexual assault on television have become a regular part of the national discourse. “SVU,” “Outlander,” “Broad City,” “Inside Amy Schumer,” “Orange Is The New Black,” “Tyrant,” “Stalker,” “Shameless,” “Scandal,” and “House Of Cards” have all handled sexual assault, in their own way—either by depicting rape, exploring whether or not a sexual encounter is rape, or making jokes about how often rape happens. For a crime that has a dismal 2 percent conviction rate, it certainly is getting talked about an awful lot.

    I can identify that this is a phenomenon that is happening. It’s a little harder to explain why. Some of it is purely a numbers game: There’s more television than ever—and more and more of that television is not on broadcast networks, with their stricter censorship rules and mandates for reaching a mainstream audience. It’s certainly easier to depict and discuss sexual assault on television now than it ever was before.

    But that’s not the whole story. I joke, morbidly, that my job title has changed from television critic to “senior rape correspondent” because I cover televisual sexual assault with alarming frequency. The cases, on TV, run the gamut from 14-year-old girls drugging 18-year-old boys into having sex with them and plots attempting to reconstruct hazy memories of late-night drinking to men raping other men as an act of war and husbands raping wives in the bedroom. It’s a topic that engages, uncompromisingly, with our notions of gender, sexuality, power, and equality. And despite the barrage of sexual assaults on television, it’s a crime that occurs far, far more often in real life.

    #culture_du_viol #séries #virilité #masculinité #viol

    http://seenthis.net/messages/402774 via mad meg


  • L’homme qui détestait les femmes - La Presse+
    http://plus.lapresse.ca/screens/c76985b8-9805-4bff-bd33-e753d30e25a8%7C_0.html

    Envoyer par Courriel

    OPINION
    L’homme qui détestait les femmes
    Léa Clermont-Dion Candidate à la maîtrise en science politique

    Roosh V n’est pas une sensation YouTube ordinaire qui explique aux hommes comment avoir des relations sexuelles avec des partenaires féminines aléatoires.

    Le blogueur, auteur et conférencier, attendu demain à Montréal dans le cadre de sa tournée mondiale, est l’instigateur de Return of Kings, un blogue hétérosexuel et masculin qui prône en quelque sorte la domination de l’homme blanc. Il est de plus l’auteur de 14 ouvrages. Le grand mal du XXIe siècle à ses yeux ? Le backlash des hommes menacés par la gent féminine.

    Il ne se limite pas à faire quelques blagues de mauvais goût sur la culture du viol. Son argumentaire, à la lecture de ses nombreux billets, relève de ce qu’il qualifie de « néomasculinité », une idéologie masculiniste, antiféministe et misogyne. Elle combine les valeurs traditionnelles, la masculinité et la biologie animale comme système idéologique. À ses yeux, le socialisme, le féminisme et le marxisme culturel auraient contribué à la destruction de la famille et à l’appauvrissement de l’État-providence. Montréal, ville qui a donné lieu à des mobilisations féministes importantes, s’impose comme un laboratoire fort intéressant pour le néomasculiniste. C’est du moins ce qu’il affirme sur son blogue.

    RENFORCER LA DOMINATION MASCULINE

    Roosh V, à travers cette théorie élaborée, fait l’apologie de la culture du viol. Il propose, entre autres, de légaliser l’agression sexuelle si elle se déroule dans un lieu privé. Après tout, les femmes, à l’affût des derniers avancements juridiques, seraient prêtes à faire des fausses dénonciations de viol, pour le plaisir. Dans l’article « 6 qualities of a good rape scene », on peut lire ces mots : « La clé pour une bonne scène de viol, c’est de voir la fille passer du fait qu’elle déteste ça au fait qu’elle adore ça ».

    Ce n’est pas tout. Roosh V donne dans une sorte de darwinisme social. La valeur des femmes, contrairement aux hommes, repose sur leur fertilité et leur beauté. Le succès des hommes repose sur leurs ressources matérielles et leur intellect. Dans cette logique, les femmes, dès le début de la trentaine, devraient abaisser leurs critères pour se trouver un partenaire, car leur « valeur » dans le « marché » est en baisse.

    L’antiféministe fait en outre des appels à la tradition et à l’ordre naturel tout en usant d’analogies douteuses avec la faune, un trope répandu dans la pornographie qui consiste à comparer les femmes, surtout les femmes de couleur, à des animaux. Pour donner un vernis intellectuel à son argumentation, il n’hésite pas à citer Arthur Schopenhauer, philosophe misogyne du XIXe siècle s’inquiétant lui aussi de la montée du féminisme.

    Outre sa glorification de la supériorité masculine et sa banalisation du viol, Roosh V incite également ses lecteurs à faire du fat shaming. « Une des raisons pour lesquelles il faut sortir avec une femme qui a un trouble alimentaire, c’est que l’obsession qu’elle porte à son corps va lui permettre d’améliorer son look », affirme-t-il. À ses yeux, les femmes deviennent une pâte à modeler d’hommes qui peuvent ainsi se prendre pour Pygmalion.

    Parmi les commentaires de ses nombreux admirateurs, on retrouve des compliments élogieux : « Tu devrais faire partie du programme scolaire. » Sa popularité est presque plus dérangeante que son propos, une idéologie populiste faisant l’apologie de la supériorité de l’homme blanc.

    Les lois canadiennes interdisent la publication de messages incitant à la haine. C’est à travers ce motif que la remise en question de la venue de Roosh V devient pertinente.

    Car l’ensemble de son propos exhale une haine viscérale des femmes qui ne sont pas considérées comme des êtres humains, mais objectivées comme choses qui ne prennent sens qu’au contact d’un homme.

    Tempête dans un verre d’eau ? Antiféministe isolé ? Misogyne solitaire ? À partir du moment où il est suivi sur le web, il n’est malheureusement pas solitaire.

    #masculinisme #virilité #néomasculinisme #la_gerbe

    http://seenthis.net/messages/397118 via mad meg