NRobin

Chargée d’Etudes Nantes / AMD

  • Le gouvernement mis à nu.
    par Bertrand Vaudeville
    Pas mal ! NRobin
    Le gouvernement mis à nu.
    Vous trouverez tout ceci binaire et critiquable. Libre à vous bien sûr.
    Dans un éclair de lucidité, un accès de découragement, ou peut-être une anticipation sauvage de son éviction prochaine, Nicolas Hulot découvre donc ce que c’est d’être “Casque Blanc” au sein de la galaxie bancaire Macron. Se prostituer au quotidien, de préférence dans les médias ; aller y pleurer pour donner le change ; faire croire à de l’humanitaire parmi les Borgias qui l’entourent, en se signant d’une main gauche verte, nouveau dogme qui peine à supplanter l’ancien, noir de charbon, de pétrole, de gaz et d’uranium, tandis que la droite, invisible, recouverte du gant de cuir de la Grande Corrida inflexible, obéit à une mission aveuglante : réduire en bouillie toute diversité biologique et politique qui viendrait à bouleverser l’Ordre des Borgias.
    Cet exercice hypocrite de haut vol, pour obtenir l’aval gouvernemental, nécessite une obéissance sans faille. Une obéissance sans faille au credo ultra-libéral qui étrangle le peuple, catégorie par catégorie, du moment qu’il est facilement traçable, donc taxable, et que ses réseaux chancelants et médiatiquement falsifiés sont muselables. Une obéissance sans faille à l’approche technocratique hors sol des enjeux humains, avec cette foi sacrée dans la science et l’audimat, loin du pouls des français. Une obéissance sans faille à un gouvernement autoritaire parce que soumis en permanence (il est même leur envoyé spécial), aux lobbies des cartels de l’ancien monde pollueur et esclavagiste. Une obéissance sans faille donc, à la Sainte Trinité UE-€-OTAN qui a envoyé Macron à l’Elysée avec la bénédiction d’au moins 12 apôtres dont 9 contrôlent 90% de ce qui s’écrit, se regarde et s’écoute en France, tandis que je vous laisse choisir les 3 restants parmi une troïka esclavagiste de soudards, de criminels, de menteurs et de ravagés. Une obéissance sans faille enfin, à un système politique autoritaire parce qu’il se sait muselé par ses maitres de Bruxelles, Frankfort, Washington et, pour faire bonne mesure, Tel-Aviv et Riyad.
    Hulot, même s’il roule en 4X4 et multiplie les signes de richesse polluante, même si des doutes sur sa sincérité remontent en conséquence, a au moins le mérite de faire éclater au grand jour cette nudité forcée de nos “gouvernants”. “Le roi est nu”, nous enseignait Andersen, un auteur nordique dont le pays d’origine a beaucoup à apprendre à nos pseudos écologues.
    Mais alors, que faire si même Hulot y perd son latin ? LA GUERRE. Médiatique, politique, militante, pacifiste, exemplaire, mais LA GUERRE. C’est le seul langage que comprend l’oligarchie et ses ténors. Perchés dans leurs avions transatlantiques qui croisent à 12 000 mètres, leurs préoccupations ne retombent jamais jusqu’au sol. Ils polluent 20 fois plus que la plèbe, leurs déjections issues de leurs frasques inondent et ravagent la planète 100 fois plus que les populations “d’en bas”, leur “ruissellement” entretien un rapport au travail d’un autre temps, leur entropie maximale creuse des abimes d’inégalité et porte les tensions sociales au bord de la rupture... tandis que leur nature humaine, au fond, n’apporte le plus souvent rien ou pas grand chose de plus au genre humain, dans un marigot où se confondent jalousie pour le plus grand yacht et le meilleur anneau d’amarrage, compétition sur les marchés étrillés de la mondialisation, emplettes sur la 5ème, Regent ou avenue Montaigne avant la mise en rayon, règlements de compte au silencieux des médias, ou encore plages privatisées... Pris dans leur logique, ils contribuent au final et toute honte et indifférence bues, des 100aines de fois davantage que les populations qu’ils dominent, à la perte de notre propre planète commune, en commençant par le sens à lui donner. La parcourant comme nous parcourons le pavé, ils la déboussolent au rythme de leurs croisières aériennes voraces.
    Pire, en déclarant des guerres -sans le dire, ce serait déplacé, c’est-à-dire mal compris- de plus en plus fausses, absurdes, injustifiées, démentiellement coûteuses, et surtout 20 fois plus polluantes que n’importe quelle situation de paix, cette oligarchie crypto-maffieuse accélère l’entropie négative de la survivance de l’espèce. N’avez vous jamais remarqué ? Aucun peuple ne veut des guerres. Ils savent qui va payer en premier. Celles que nous avons imposées en les maquillant en frasques de “régimes totalitaires” au peuple libyen puis au peuple syrien en sont la preuve. Et pour une aumône saupoudrée en silence pour flatter l’égo du prétendu désintéressement de quelques-uns d’entre eux soucieux d’une rédemption quelconque, l’effet de levier des actions ineptes de tous les autres est tél, qu’ils contribuent par leur exemple massivement dépravé, à muer notre planète commune en un gigantesque urinoir renversé, sorte de non-lieu qu’ils négocieront entre eux aussi, en œuvre d’art que Marcel Duchamp n’aurait peut-être pas reniée, lui qui a signé sa dernière œuvre “ Étant donnés : 1° la chute d’eau ; 2° le gaz d’éclairage…. “
    On pourra croire en lisant, que “j’ai une dent contre les riches”. Même pas. Car nous sommes tous dans la même barque. Et si nous en sommes arrivés à comprendre que chacun de nos pleins à la pompe suinte le sang, effet papillon oblige, je constate que la grande responsabilité démultipliée des oligarques lorsqu’ils doivent dépasser leurs appétits borgiaques de conquête et de concurrence iniques, sonne aujourd’hui aux abonnés absents. Encéphalogramme plat. 0 déclarations. 0 engagement. 0 agenda. 0 respect. Rien ni à court ni à moyen ni à long terme ne permet d’envisager le début du commencement d’une solution venant de leur part. Laissez-nous rouler en Tesla. Ils règnent. Ils encaissent les dividendes du plastique dont ils remplissent les mers. Ils sont dans leur rôle qui les dépasse commodément pensent-ils ou non, peu leur importe au fond. Car pour eux telle est la volonté du peuple, de manger mal, de vivre mal, de consommer mal, de s’élever mal. Ils ne le regardent pas, ils ne s’y concertent pas. Ils ne s’y montrent pas. Ils sont dans un monde hors sol, cruel, guerrier, rempli de présidents-valets, et pendant leurs orgies de puissance, la planète succombe aux conséquences de leur impéritie permanente. Hulot s’en est sans doute rendu compte, malgré le refus de voir, lui qui vient de les côtoyer de près à la force de son ego mortifié.
    BV