NRobin

Chargée d’Etudes Nantes / AMD

  • Sortir du dolar et vite ! NRobin

    https://francais.rt.com/economie/53680-iran-irak-se-debarassent-dollar-americain-%C3%A9changes-commercia
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8bff5e09fac216768b4567.jpg
    Déplorant l’exclusion des systèmes bancaires iranien et irakien lors des transactions effectuées en dollars entre les deux pays, le chef de la Chambre de commerce irano-irakienne a annoncé renoncer à la devise américaine pour les échanges bilatéraux.

    Selon Yahya Ale-Es’haq, ancien ministre iranien du Commerce et actuel président de la Chambre de commerce irano-irakienne, dont les propos ont été rapportés le 1er septembre par l’agence de presse iranienne Mehr News, Téhéran et Bagdad ont décidé d’abandonner la devise américaine pour leurs transactions financières bilatérales.

    « Le dollar américain a été retiré de la liste des monnaies utilisées par l’Iran et l’Irak dans leurs transactions commerciales », a-t-il annoncé avant de préciser que les deux pays utiliseraient dorénavant à sa plac « le rial iranien, l’euro et le dinar irakien ».

    Yahya Ale-Es’haq a notamment expliqué cette décision par le fait que, jusqu’alors, seule une petite partie des échanges commerciaux effectués entre les deux pays (qui correspondent à un volume minimum de huit milliards de dollars annuels) était réalisée via les institutions bancaires iraniennes et irakiennes.

    Il a par ailleurs fait savoir que les entreprises des deux pays conserveraient le système d’échange existant leur permettant de troquer des marchandises contre des produits de base. Cette décision intervient un peu plus de trois mois après l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le programme nucléaire iranien.

    Le porte-parole du gouvernement irakien, selon des propos rapportés par le quotidien Tehran Times, avait de son côté annoncé début août que son pays cherchait activement « un nouveau mécanisme » afin de soutenir ses relations commerciales avec l’Iran.

    Grâce à l’utilisation du dollar américain lors des transactions financières à l’international, les Etats-Unis peuvent engager des poursuites hors de leur territoire. La simple utilisation du dollar permet à Washington de poursuivre toute partie à une transaction libellée en dollars qui contreviendrait à la législation américaine. Les Etats-Unis ont par exemple utilisé cet argument pour attaquer en justice plusieurs entreprises françaises (dont Alstom, qui a finalement été rachetée par General Electric au terme de longues procédures judiciaires) sur certaines de leurs transactions réalisées en dollars, bien qu’effectuées en dehors des Etats-Unis.

    Lire aussi : L’Europe en attente d’un système inter-bancaire et financier indépendant du dollar

    • Pour la Russie, le temps est venu de se débarrasser du dollar américain
      25 août 2018
      https://francais.rt.com/economie/53536-sanctions-russie-temps-est-venu-abandonner-dollar-americain
      https://cdni.rt.com/french/images/2018.08/article/5b81900909fac23e318b4567.jpg
      En réponse aux nouvelles sanctions venues des Etats-Unis, Moscou a fait part de sa volonté de redoubler d’efforts pour abandonner la monnaie américaine dans ses transactions commerciales. Un souhait qui ne s’arrête pas aux frontières de la Russie.

      Visé par une liste grandissante de sanctions américaines, Moscou est prêt à contre-attaquer. « Le temps est venu de passer des mots aux actions, et de se débarrasser du dollar comme moyen de règlements mutuels et de rechercher d’autres alternatives », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov dans un entretien avec le magazine russe International Affairs publié le 23 août.

      Lire aussi : Moscou considérera de nouvelles sanctions américaines comme une « déclaration de guerre économique »

      « Dieu merci, c’est ce qui se produit et nous allons accélérer ce processus », a ajouté le vice-ministre, expliquant qu’il s’ajouterait à d’autres « mesure de représailles » contre les sanctions prises par Washington.
      Plus tôt, en avril, le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak avait fait remarquer qu’un nombre grandissant de pays réfléchissaient à remplacer le dollar comme monnaie de référence du commerce mondial.

      « Il est communément admis que nous devons nous diriger vers l’utilisation de monnaies nationales pour nos règlements », avait-il déclaré. « Nous réfléchissons à une option de paiement en monnaie nationale avec [l’Iran et la Turquie] », avait-il encore affirmé, précisant : « Cela nécessite certains ajustements dans les secteurs financier, économique et banquier. »

      Le Kremlin a notamment fait savoir qu’il était intéressé par l’utilisation du rouble et de la livre turque pour ses échanges avec Ankara. De son côté, l’Inde, se penche sur la possibilité de payer une partie de ses achats de pétrole iranien en roupies. La Chine, seconde économie mondiale, a elle lancé en mars dernier ses premiers contrats à terme sur le pétrole, cotés en yuans.

    • Bonne nouvelle ! NRobin
      La Russie et la Chine renforcent leur coopération monétaire contre le dollar
      31 oct. 2017
      https://francais.rt.com/economie/45167-russie-chine-renforcent-leur-cooperation-monetaire-contre-dollar
      https://cdni.rt.com/french/images/2017.10/article/59f8b28009fac2162a8b4567.jpg
      Au moment où Dmitri Medvedev se rend à Pékin pour une visite officielle de deux jours, le vice-Premier ministre russe Sergueï Prikhodko annonce plusieurs initiatives, pour remplacer le dollar par le yuan et le rouble dans leurs échanges commerciaux.

      « En ce moment, les autorités financières des deux pays [la Chine et la Russie] travaillent à la prolongation pour trois ans de l’accord bilatéral d’échange de devises », a déclaré le 31 octobre Sergueï Prikhodko, vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, au moment où le Premier ministre Dmitri Medvedev s’envolait pour une visite officielle de deux jours en Chine.

      En 2014, la Russie et la Chine avaient conclu un premier accord d’échange de devises pour une durée de trois ans et pour un montant équivalent à 25 milliards de dollars (21,5 milliards d’euros). Cette opération qui revient à créer une chambre de compensation yuan/rouble, permet aux deux pays de libeller les montants de leurs échanges de biens et services en monnaies nationales, rouble et yuan, sans passer par le dollar ou l’euro. Selon les informations données par Sergueï Prikhodko, la part des échanges commerciaux de la Russie libellée en roubles augmente de manière continue. Ainsi, de 2016 à 2017, elle serait passée de 13% à 16% pour les importations, et de 16% à 18% pour les exportations.
      Des échanges commerciaux en hausse et passant de moins en moins par le dollar.
      La Chine et la Russie, dont les échanges économiques croissent à un rythme soutenu, cherchent à multiplier les initiatives pour faciliter les paiements en rouble et en yuan dans l’espace eurasiatique. Ainsi, selon le vice-Premier ministre russe, plusieurs banques russes ont déjà rejoint le China International Payment System (CIPS), un système de paiement interbancaire international en yuan garanti par la Banque populaire de Chine, (la banque centrale chinoise). Par ailleurs les deux systèmes nationaux de paiement par cartes bancaires russe NSPK et chinois Union Pay, se sont rapprochés pour permettre le paiement d’achats en Russie avec des cartes bancaires chinoises.

      En 2016 les échanges commerciaux entre la Chine et la Russie ont atteint l’équivalent d’environ 70 milliards de dollars. Mais les deux pays se sont fixés pour but de porter ces échanges à 80 milliards dès 2018 et 200 milliards d’ici 2020. Cité par le portail web chinois en plusieurs langues le Quotidien du peuple, le premier vice-Premier ministre russe, Igor Chouvalov, a laissé entendre que ce résultat pourrait être atteint en intégrant l’initiative chinoise de développement stratégique Une ceinture, Une route avec l’Union économique eurasiatique (UEE).

    • Réussir là où Kadhafi a échoué : un expert soutient que le yuan peut mettre fin au pétrodollar
      31 mars 2018

      https://francais.rt.com/economie/49339-reussir-la-ou-kadhafi-a-echoue-expert-soutient-yuan-fin-petrodoll
      Alors que la Chine pourrait commencer à acheter du pétrole en yuan dès 2018, un expert interrogé par RT juge que Pékin a toutes les cartes en main pour réussir à briser le monopole du pétrodollar, ce qu’avait tenté en vain Mouammar Kadhafi.

      « L’idée d’acheter du pétrole avec d’autres monnaies que le dollar n’est pas nouvelle » : Alexandre Egorov, stratégiste chez Teletrade, a fait part à RT de son analyse sur un changement économique majeur en gestation, à savoir l’émergence du pétroyuan.
      Le stratégiste souligne que cette idée de se passer du dollar pour régler ses factures énergétiques a toujours été combattue avec force par les Etats-Unis. « Un exemple est Mouammar Kadhafi, qui a proposé d’émettre le dinar-or, une monnaie régionale basée sur le métal précieux et qui avait vocation à être utilisée pour acheter du pétrole », rappelle-t-il ainsi.

      Mais la tentative chinoise de se passer du pétrodollar pourrait bien a contrario être couronnée de succès, Pékin disposant de nombreux atouts de plus que l’ancien dirigeant libyen. « Avec le rôle chinois dans l’économie mondiale et l’intérêt croissant pour le yuan, la Chine est protégée par un "bouclier nucléaire" », analyse Alexandre Egorov, qui estime que Pékin peut se permettre d’essayer de briser le monopole du pétrodollar, et que cela donnerait « encore plus de poids au yuan ».

      « De plus, la Chine est le plus grand consommateur de pétrole au monde et, par conséquent, tous les producteurs mondiaux de matières premières devront compter avec la stratégie des autorités chinoises », fait-il encore valoir. Alexandre Egorov juge en outre le timing du lancement du pétroyuan comme étant parfait, des exportateurs clés de pétrole tels que l’Iran, le Venezuela ou encore la Russie subissant actuellement la pression des sanctions américaines.

      Le stratégiste reconnaît cependant qu’il faudra beaucoup de temps avant que le pétroyuan ne devienne une véritable menace pour le pétrodollar, et que pour cela, il sera nécessaire de recueillir le soutien des plus gros producteurs comme la Russie, mais aussi l’Arabie saoudite.

      Selon plusieurs sources citées par Reuters le 30 mars, la Chine pourrait lancer un programme pilote visant à payer son pétrole en yuan dès la seconde moitié de 2018. Une action qui s’inscrit dans une véritable dynamique de fond : dès 2012, l’Iran a commencé à accepter de vendre son gaz et son pétrole en yuan, suivi par la Russie en 2015. En réponse aux sanctions financières décrétées par Washington contre Caracas, le Venezuela a fait de même le 15 septembre dernier.

      Lire aussi : La Russie et la Chine renforcent leur coopération monétaire contre le dollar