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علمني ابي رحمه الله ان الطمع يفسد الطبع

  • PAGAILLE A L’APN – Salimsellami’s Blog
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    C’est décidément la foire d’empoigne au sein de l’assemblée nationale populaire. Des députés y feraient régner leur loi, s’octroyant des privilèges ahurissants.

    Dans un entretien à El Watan, Saïd Bouhedja, président de l’APN, révèle les raisons des attaques le visant et une partie des privilèges auxquels il s’est attaqué.

    D’emblée, il balaye la raison invoquée par la coalition demandant sa tête. « La raison principale est la mise de fin de fonction du secrétaire général de l’Assemblée. Sachez que depuis que j’ai été installé, au moins deux fois on m’a demandé de le limoger, y compris par le secrétaire général du FLN. Mais je n’avais pas des arguments légaux pour le faire et je l’ai fait savoir à mes interlocuteurs », souffle-t-il. Il annonce qu’il a trouvé une grande confusion au sein des structures de l’APN. « Je n’ai recruté que trois cadres, parce qu’il y avait nécessité de service, alors que j’avais trouvé une situation de confusion générale ».

    DES VOITURES PRIVATISÉES PAR DES DÉPUTÉS
    Le parc de voitures de l’APN a été privatisé par des députés, selon le président de l’APN. « J’ai trouvé des députés qui avaient pris cinq véhicules, d’autres trois, etc. J’ai mis un terme à cette anarchie, comme j’ai aussi interdit les recrutements après avoir trouvé un surplus d’une centaine d’employés ».

    Bouhadja se défend de tout passe-droit et soutient s’être attaqué à de nombreux dépassements. « J’ai interdit les interventions au niveau de l’administration pour éviter l’anarchie du mandat précédent, où un vice-président a recruté à lui seul 87 employés ». Bouhadja ne dit pas qui est cet « élu ».

    Le président de l’APN révèle pour la première fois les pratiques et autres privilèges que s’octroient d’autorité les députés. Si ses déclarations, les groupes parlementaires veulent le maintien de la confusion dans la gestion des affaires de l’ANP.

    « Ils veulent que la confusion soit maintenue et que le flou continue à régner au sein de l’administration. Je demande la liste des véhicules, on ne la ramène pas. Je demande la situation de l’effectif, il n’y a rien. Tous ces griefs sont insignifiants pour moi, », dénonce Saïd Bouhadja.

    UN SG TROP PUISSANT ?
    Saïd Bouhadja explique qu’il a mis fin aux fonctions du secrétaire général de l’APN « à la demande de la Présidence ». Puis « j’ai rédigé un rapport dans lequel j’ai tout expliqué en apportant tous les arguments qui justifient les actes de ma gestion. Je n’ai pas eu de réponse. Cela veut dire que ma décision n’a pas été rejetée », justifie-t-il.

    A partir de là, commencent les pressions. « C’est alors que le ministre chargé des Relations avec le Parlement est venu me voir m’informant qu’il était porteur d’un message de la Présidence, me demandant de réintégrer le secrétaire général ». Etrange tout ça ! Qui décide finalement à la présidence ? N’est-ce pas cette institution qui a demandé le limogeage du SG ? Pourquoi réclamer sa réintégration ? A moins qu’il y ait une dyarchie à El Mouradia.

    Et de glisser cette phrase pour dire à ses adversaires qu’il a lui aussi ses appuis haut placés : « Je pense que je suis très proche de la Présidence, qui n’a pas besoin de m’envoyer des messages ».

    Saïd Bouhadja avoue qu’Ould Abbès, le patron du FLN, l’a contacté au sujet de ce SG de l’APN dont « l’affaire de limogeage » paralyse les travaux de l’assemblée depuis lundi dernier.

    « Lui aussi dit avoir entre ses mains une décision de la Présidence d’annulation de la mise de fin de fonction du secrétaire général. Je lui ai dit envoyez-moi cette décision, mais il ne l’a pas fait. Moi, j’attends la réponse de la Présidence ».

    Si l’on décode les déclarations de ce proche du pouvoir, on comprend bien qu’on peu savent celui qui décide à la présidence.

    « A partir de là, il y a eu la réunion au parti et la collecte des signatures pour me pousser à la démission et geler les activités de l’APN », confie-t-il à El Watan.

                                                                                                                 Auteur
    La rédaction                                                                                                                                                                                               http://www.lematindalgerie.com/sureffectif-main-basse-sur-les-voitures-bouhedja-revele