7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • The truth about false rape accusations — Quartz
    https://qz.com/980766/the-truth-about-false-rape-accusations
    https://cms.qz.com/wp-content/uploads/2017/05/ap_384795252375-e1494475124719.jpg?quality=75&strip=all&w=1400

    False rape accusations loom large in the cultural imagination. We don’t forget the big ones: The widely-read 2014 Rolling Stone article, later retracted, about a brutal gang rape at the University of Virginia; the 2006 accusations against innocent members of the Duke University lacrosse team. These cases are readily cited by defense attorneys and Republican lawmakers and anyone else who wants a reason to discuss the dangers of false allegations. What if a woman has consensual sex, and then regrets it the next day? What if a woman gets dumped by her boyfriend and decides to accuse him of rape as revenge? What if she’s just doing it for attention? Are false accusations reaching epidemic levels in today’s hard-drinking hookup culture, where the lines of consent have been blurred? Critics argue that reports of rape should be treated with more caution, since men’s lives are so often ruined by women’s malicious lies.

    But my research—including academic studies, journalistic accounts, and cases recorded in the US National Registry of Exonerations—suggests that every part of this narrative is wrong. What’s more, it’s wrong in ways that help real rapists escape justice, while perversely making it more likely that we will miss the signs of false reports.

    #viol

    https://seenthis.net/messages/722693 via Kassem



  • Un McDo à défendre ?!

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/un-mcdo-a-defendre

    Situé au cœur des quartiers Nord de Marseille, ce fast-food devait fermer ses portes pour laisser la place à un restaurant asiatique halal. Ses salariés, les habitants des cités environnantes et même des militants d’Attac racontent pourquoi ils se sont battus contre la fermeture du McDo.

    Soixante-dix-sept salariés de McDonald’s ont lutté pendant près de cinq mois contre la fermeture de leur lieu de travail. Situé au cœur des quartiers nord de Marseille, ce fast-food devait fermer ses portes pour laisser la place à un restaurant asiatique halal, selon ses repreneurs désignés.

    « Je voulais en finir avec moi-même. »

    Colère des serveurs pour qui ce McDonald’s a constitué leur premier et unique lieu de travail pendant parfois vingt ans. Colère des habitants des cités environnantes pour qui ce McDo était devenu le seul lieu mixte et multiculturel de rencontre et de rendez-vous, dans un quartier où les boulangeries, les supérettes et les cafés ferment les uns après les autres. Comment même ceux qui se sont opposés à McDo se retrouvent à défendre ce lieu symbolique….

    « McDo, ça a été ma bouée de sauvetage. »

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/09/37f6ff66-2141-461c-939d-cebb307bcc7d/738_sans_titre_1.jpg

    https://seenthis.net/messages/722950 via Jef Klak



  • Pour le cinquième anniversaire d’OrientXXI, la radio télévision suisse consacre cinq émissions à @OrientXXI

    Un certain Orient (1/5)
    Entretien avec Alain Gresh (première partie)

    https://www.rts.ch/play/radio/emission/histoire-vivante?id=1950967&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

    Cette semaine, Histoire Vivante s’intéresse au Moyen-Orient au travers de la revue ORIENT XXI, (https://orientxxi.info) dirigée par Alain Gresh, journaliste et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, auteur de plusieurs ouvrages sur le Proche-Orient et fondateur du journal en ligne Orient XXI. Au cours de la semaine, nous serons en compagnie de différents journalistes et contributeurs de cette revue.

    Dimanche 23 septembre à 21h25 sur RTS Deux, vous pourrez voir « Al-Sissi, notre homme du Caire » un documentaire de Bence Maté (Italie/Allemagne, 2018) :
    depuis le coup dʹÉtat du maréchal Al-Sissi en 2013, les arrestations arbitraires, la torture et les disparitions forcées ont atteint un niveau sans précédent en Égypte. Ce film explore les intérêts stratégiques et économiques qui poussent l’UE et les États-Unis à fermer les yeux sur les violations des droits de l’homme et à considérer Al-Sissi comme un partenaire incontournable.❞

    https://seenthis.net/messages/722993 via Nouvelles d’Orient


  • Les #grands_ensembles issus de la politique de Reconstruction de l’après Seconde guerre mondiale sont aujourd’hui discrédités. Or avec le recul, on peut y trouver des pistes pour le #logement de demain…

    https://sms.hypotheses.org/11497

    https://sms.hypotheses.org/files/2018/04/city_original_blackandwhite_bw_white_black_paris_france-429590-225x300.jpg

    #logement, #politique, #reconstruction, #grand_ensemble, #ZUP, #urbanisation, #urbain, #ville, #famille, #cité, #HLM, #architecte, #architecture, #gouvernement

    https://seenthis.net/messages/722546 via Mondes Sociaux



  • Trouver un travahi

    Par Antoine Mouton

    Suite aux déclarations de Notre Président De La République À Un Jeune Horticulteur En Quête d’Emploi, voici une contribution de Jef Klak aux efforts de recherche.

    http://jefklak.org/trouver-un-travahi

    Le peuple Travahi vit selon la légende
    sur l’île Pré-Karité.
    Pré-Karité se trouve au large de Karité, célèbre pour son beurre.
    L’île des Travahi quant à elle est célèbre pour l’argent du beurre,
    qu’on dit caché dans un coffre.
    Mais personne n’est jamais revenu riche de l’île Pré-Karité.

    Il n’existe pas de photographie des Travahi.
    Ceux qui sont revenus affirment n’en avoir jamais rencontrés.
    Nombreux sont ceux qui ne sont pas revenus.

    On suppose que
    le Travahi est cannibale
    il réduit la tête de celui qui le cherche au-dessus de marmites ancestrales
    il garde l’argent du beurre pour lui.

    L’île Pré-Karité n’est pourtant pas bien grande.
    Les explorateurs s’y croisent plusieurs fois par jour.
    On traverse l’île jusqu’à l’étourdissement.
    On retourne le sable, on grimpe aux arbres, on capture de petits crabes pour les manger.
    On revient sans rien à montrer
    ou bien on ne revient pas.
    « Quiconque trouvera un Travahi ne pourra plus se montrer soi. »

    (...)

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/09/Une_Travahi_Klak_2.jpg

    https://seenthis.net/messages/722721 via Jef Klak


  • La #police et les indésirables
    http://www.laviedesidees.fr/La-police-et-les-indesirables.html

    Les pratiques policières de contrôles-éviction, visant à évincer certaines populations de l’espace public, participent aux processus de gentrification. M. Boutros met en lumière le rôle central des forces de l’ordre dans les dynamiques de transformation urbaine.

    #Essais

    / #discrimination, #violence, police, #racisme, #espace_public

    https://seenthis.net/messages/721987 via La Vie des idées


  • [QGIS] Plugin DistanceCartogram | Matthieu Viry

    Très intéressant plugin permettant de réaliser des "anamorphoses vectorielles" dans QGIS, c-a-d de déformer l’espacement entre les lieux, leurs positions relatives des lieux en augmentant leur proximité (ou leur éloignement) par rapport à une référence.
    Ici, c’est la méthode de régression bi-dimensionnelle développée par W. Tobler (1994) qui est mobilisée. L’un des intérêts étant notamment de pouvoir comparer le résultat de deux anamorphoses !
    Tobler W. (1994). « Bidimensional Regression ». Geographical Analysis, vol. 26, n° 3, p. 187-212.

    D’arcy T. W., W. R.Tobler et C. Cauvin ont participé au développement de cette méthode que Gilles Vuidel a codé en java, dans l’application Darcy disponible ici : https://sourceforge.net/projects/jdarcy/files/latest/download

    https://pic.infini.fr/6wPzN00g/5wkHXwSm.png

    Plus d’informations (bibliographie, etc.) est disponible sur le site de l’UMR THEMA :
    –> http://thema.univ-fcomte.fr/production/logiciels/16-categories-en-francais/cat-productions-fr/cat-logiciels-fr/294-art-darcy

    –> Le dépôt de Matthieu Viry est accessible ici : https://github.com/mthh/QgisDistanceCartogramPlugin

    #cartogram #anamorphose #vectorielle #distance #Darcy #Tobler #Cauvin

    https://seenthis.net/messages/722724 via fbahoken


  • Les champignons, une menace silencieuse sur la santé et l’alimentation humaine
    https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/09/17/les-champignons-une-menace-silencieuse_5356331_5345421.html

    Les pesticides épandus en masse pour protéger les récoltes des attaques fongiques ont engendré des résistances, y compris chez des souches qui infectent l’homme et font 1,6 million de morts par an.
    https://img.lemde.fr/2018/09/17/354/0/3437/1715/1440/720/60/0/c67eb64_gTMUuSfK3J9ztjYoMX-DxGfg.jpg
    Faites le test : demandez autour de vous quel champignon présente le plus de danger pour l’humain. Neuf personnes sur dix choisiront l’amanite phalloïde. Erreur on ne peut plus funeste. Avec ses quelques dizaines de décès en Europe les pires années, le « calice de la mort » devrait faire figure d’amateur dans la planète mycète.

    De même que le moustique surpasse de loin tous les animaux réputés féroces, les vrais tueurs, chez les champignons, sont microscopiques, méconnus et autrement plus meurtriers que notre vénéneuse des forêts. Cryptococcus, pneumocystis, aspergillus et candida : chaque année, chacune de ces grandes familles tue plusieurs centaines de milliers de personnes. Selon les dernières estimations du Gaffi (le Fonds global d’action contre les infections fongiques), les pathologies associées feraient au moins 1,6 million de victimes annuelles, soit presque autant que la tuberculose (1,7 million), la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. « Des estimations basses », précise le professeur David Denning, directeur exécutif du Gaffi et chercheur à l’université de Manchester.

    D’autant qu’elles ne prennent nullement en compte le poids des attaques fongiques dans les désordres alimentaires mondiaux. Les deux principales pathologies du blé, la septoriose et la rouille noire, toutes deux provoquées par un champignon, feraient baisser la production mondiale de 20 %. La production ainsi perdue suffirait à nourrir 60 millions de personnes. Etendues à l’ensemble des cultures agricoles, c’est 8,5 % de la population mondiale, soit environ 600 millions de personnes, selon des chiffres publiés en 2012, qui pourraient garnir leurs assiettes si les lointains cousins de la truffe épargnaient les récoltes.

    https://img.lemde.fr/2018/09/14/0/0/4288/2848/600/0/60/0/2792509_Rs9IQ_DSRhH7dVWkseHRn69j.jpg
    Taches de septoriose sur des feuilles de blé tendre en France.

    Il faut dire que les champignons sont partout. Sur nos poignées de porte et au bord de nos baignoires, à la surface des aliments que nous ingérons comme dans l’air que nous respirons. Essentiels au cycle du vivant, ils digèrent les déchets et les recyclent en énergie disponible. Sans eux, pas de compost ni d’engrais naturels, pas de roquefort ni de vins doux. Encore moins de pénicilline, ce premier antibiotique né de l’appétit des moisissures penicillium pour les bactéries. Précieux pour l’ordre végétal, donc, et pour la plupart sans danger pour les humains. « Sur les quelque 1,5 million d’espèces estimées, quelques centaines ont la capacité de survivre dans notre organisme, souligne le professeur Stéphane Bretagne, chef du laboratoire de mycologie de l’hôpital Saint-Louis, à Paris, et directeur adjoint du Centre national de référence (CNR) des mycoses invasives de l’Institut Pasteur. En plaçant notre corps à 37 degrés, l’évolution nous a mis à l’abri de la plupart des champignons. Les autres, quand tout va bien, sont éliminés par notre système immunitaire. »

    En avril 2012, pourtant, un inquiétant « Fear of Fungi » (« La peur des champignons ») barrait la « une » de la prestigieuse revue Nature. Sept scientifiques britanniques et américains y décrivaient l’explosion d’infections virulentes parmi les plantes et les animaux. On croyait, depuis la grande famine irlandaise (1845-1852) et les épidémies d’oïdium (1855) puis de mildiou (1885) qui détruisirent l’essentiel de la vigne française, que les grands périls agricoles étaient derrière nous. Eh bien non, répondaient-ils : la pression fongique sur les cinq principales cultures vivrières ne cesse de s’intensifier. Le blé, donc, mais aussi le riz, assailli dans 85 pays par la pyriculariose, avec des pertes de 10 % à 35 % des récoltes. Idem pour le soja, le maïs et la pomme de terre. « Si ces cinq céréales subissaient une épidémie simultanée, c’est 39 % de la population mondiale qui verrait sa sécurité alimentaire menacée », explique Sarah Gurr, du département des sciences végétales de l’université d’Oxford, une des signataires de l’article.

    Les champignons ne s’en prennent pas qu’à l’agriculture, rappelaient les chercheurs. Reprenant la littérature, ils constataient que 64 % des extinctions locales de plantes et 72 % des disparitions animales avaient été provoquées par des maladies fongiques. Un phénomène amplifié depuis le milieu du XXe siècle : le commerce mondial et le tourisme ont déplacé les pathogènes vers des territoires où leurs hôtes n’ont pas eu le temps d’ériger des défenses. Les Etats-Unis ont ainsi perdu leurs châtaigniers, l’Europe a vu ses ormes décimés. Les frênes sont désormais touchés : arrivée d’Asie il y a quinze ans, la chalarose a ainsi frappé la Pologne, puis toute l’Europe centrale. Elle occupe désormais un tiers du territoire français. Seule chance : Chalara fraxinea ne supporte pas la canicule. La maladie a donc arrêté sa progression et commencerait même à reculer.

    Les animaux sont encore plus durement atteints. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 40 % des espèces d’amphibiens sont aujourd’hui menacées, des dizaines auraient disparu. Premier responsable : Batrachochytrium dendrobatidis, alias Bd. Depuis vingt ans, le champignon venu de Corée a décimé grenouilles et crapauds en Australie et sur l’ensemble du continent américain. Son cousin Bsal, lui aussi arrivé d’Asie, cible salamandres et tritons européens avec une mortalité proche de 100 %. Aux Etats-Unis, un autre champignon, le bien nommé Geomyces destructans, poursuit son carnage auprès des chauves-souris. La maladie du museau blanc touche près de la moitié du pays et aurait tué plusieurs millions de chiroptères.

    https://img.lemde.fr/2018/09/17/0/0/3969/2646/600/0/60/0/328d9d8_adClUXn1ttMWnXgLtEozz2pl.jpg
    Dans le Vermont, aux Etats-Unis, des chauves-souris brunes sont frappées par la maladie du museau blanc.

    Coraux et tortues dans les mers, abeilles, oies et perroquets dans les airs… la liste est longue. « Il ne fait guère de doute que ces pathologies sont de plus en plus nombreuses, affirme, statistiques à l’appui, Matthew Fisher, du département des maladies infectieuses de l’Imperial College de Londres, premier signataire de la publication de 2012. Depuis notre article, il y a eu une prise de conscience, mais la situation s’est détériorée. »

    Aussi en mai, Matthew Fisher et Sarah Gurr ont récidivé, cette fois dans Science, en s’adjoignant les services du Suisse Dominique Sanglard. Biologiste à l’université de Lausanne, il traque « l’émergence mondiale de résistance aux antifongiques » en incluant dans le tableau les pathologies humaines. Des maladies « longtemps négligées, souligne-t-il. D’abord, elles étaient moins fréquentes que les pathologies bactériennes ou virales. Ensuite, elles frappent des patients immunodéprimés – dont les défenses ne sont plus capables de contenir les champignons –, pas des sujets sains. Enfin, un champignon, c’est beaucoup plus complexe qu’une bactérie, beaucoup plus proche de nous aussi, donc plus difficile à combattre sans attaquer nos propres cellules. »

    « Un champignon, c’est beaucoup plus proche de nous qu’une bactérie, donc plus difficile à combattre sans attaquer nos propres cellules », Dominique Sanglard université de Lausanne

    L’épidémie de sida, dans les années 1980, a commencé à modifier la donne. « Les patients immunodéprimés se sont mis à mourir massivement de pneumocystoses ou de cryptococcoses », se souvient Olivier Lortholary, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Necker et directeur adjoint du CNR mycoses invasives à l’Institut Pasteur. Si l’accès aux trithérapies a permis de limiter l’hécatombe dans les pays occidentaux, il n’en va pas de même ailleurs dans le monde. Selon les dernières statistiques du Gaffi, plus de 535 000 malades du sida meurent encore chaque année, victimes d’une infection fongique associée. « C’est sans doute plus, insiste David Denning. Certaines pathologies fongiques pulmonaires sont prises pour des tuberculoses. »

    Mycologue au CHR de Cayenne, Antoine Adenis en sait quelque chose. La forte présence de la leishmaniose dans le département avait conduit le service de dermatologie à analyser toutes les plaies des patients séropositifs. « Nous avons découvert la présence de l’histoplasmose un peu par hasard », raconte-t-il. Les médecins ont alors systématiquement recherché le champignon histoplasma et découvert qu’il constituait la première cause de décès des malades du sida en Guyane. Au Suriname voisin, réputé vierge de champignons, il a découvert que « 25 % des hospitalisés VIH étaient touchés ». Le médecin a ensuite étendu son étude à toute l’Amérique latine. Le résultat a stupéfié la communauté : selon un article publié en août, dans The Lancet, le champignon y tuerait quelque 6 800 personnes par an, plus que la tuberculose, réputée première cause de mortalité associée au sida.

    Les champignons et leurs spores ne se contentent pas d’attaquer les porteurs du VIH. « Ils compliquent toutes les pathologies respiratoires quand ils ne les provoquent pas », explique David Denning. Asthme sévère, aspergilloses broncho-pulmonaires allergiques ou chroniques… « Cela représente plus de 14 millions de personnes dans le monde et au moins 700 000 décès par an », assure le médecin britannique.

    https://img.lemde.fr/2018/09/14/466/0/720/480/600/0/60/0/41810a6_rgKAbyuhT5lbIhlP1CSpj_Ki.jpeg
    Un adolescent anglais atteint par une teigne résistante aux antifongiques.

    Enfin, il y a les pathologies dites « hospitalières ». « Chimiothérapies, greffes de moelle, transplantations d’organes, biothérapies… La médecine moderne, comme l’augmentation de la durée de la vie, multiplie la quantité de malades immunodéprimés dans les hôpitaux, analyse Tom Chiller, chef de la branche mycoses du Centre de contrôle des maladies américain (CDC). Beaucoup ont déjà en eux des champignons qui trouvent là l’occasion de prospérer, ou ils les rencontrent à l’hôpital. Tous représentent des cibles idéales. » Une fois les pathogènes dans le sang, le pronostic devient effrayant. A l’échelle mondiale, le taux de mortalité parmi le million de malades traités avoisinerait les 50 %. « En France, depuis quinze ans, le taux reste entre 30 % et 40 % pour les candidoses, entre 40 % et 50 % pour les aspergilloses, indique Stéphane Bretagne. Désespérément stable. » « Et l’incidence des candidoses systémiques augmente de 7 % chaque année, renchérit son collègue Olivier Lortholary. Même si c’est en partie dû à l’augmentation de la survie des patients de réanimation aux attaques bactériennes, c’est une vraie préoccupation, ma principale inquiétude avec les champignons émergents souvent multirésistants. »

    Résistances et émergences : l’hôpital de Nimègue, aux Pays-Bas, et son équipe de recherche en mycologie, en sont devenus les références mondiales. En 1999, le centre y a enregistré le premier cas de résistance d’une souche d’Aspergillus fumigatus aux azoles, la principale classe d’antifongiques. Puis les cas se sont multipliés. « Et ça ne cesse de croître, souligne Jacques Meis, chercheur au centre néerlandais. Dans tous les hôpitaux des Pays-Bas, la résistance dépasse les 10 %, et atteint jusqu’à 23 %. » Avec pour 85 % des patients infectés la mort dans les trois mois.

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    L’inhalation des spores d’« Aspergillus fumigatus » peut entraîner une infection invasive des poumons et des bronches, souvent fatale.

    Les scientifiques n’ont pas mis longtemps à désigner un suspect : les horticulteurs. Aux Pays-Bas, champions de l’agriculture intensive, le traitement standard des tulipes consiste à en plonger les bulbes dans un bain d’azoles. Longtemps, les organisations agricoles ont plaidé non coupables. Mais à travers le monde, les preuves se sont multipliées. A Besançon, où ont été mis en évidence les deux premiers cas français d’aspergilloses résistantes chez un agriculteur et un employé de la filière bois, les mêmes souches mutantes ont été trouvées dans les champs du malade et dans plusieurs scieries de la région. « Les agriculteurs ne visent pas les mêmes champignons, mais les fongicides qu’ils emploient ne font pas la différence, ils rendent résistants les pathogènes humains », explique Laurence Millon, chef du service de parasitologie-mycologie du centre hospitalier de Besançon. « L’histoire se répète, soupire Matthew Fisher. L’usage massif des antibiotiques par les éleveurs a développé les résistances des bactéries humaines. L’emploi à outrance des fongicides par les cultivateurs fait de même avec les champignons. »

    « L’usage massif des antibiotiques par les éleveurs a développé les résistances des bactéries humaines. L’emploi à outrance des fongicides par les cultivateurs fait de même avec les champignons », Matthew Fisher, Imperial College de Londres

    Le monde agricole se trouve pris entre deux menaces. D’un côté, la résistance toujours plus importante de champignons dopés par le changement climatique conduit à multiplier les traitements phytosanitaires. « Cette année, dans les vignes du sud de la France, la pression fongique était telle qu’au lieu des onze traitements annuels moyens – ce qui est déjà beaucoup –, les vignerons en ont délivré entre quinze et dix-sept », constate Christian Huygue, directeur scientifique agriculture de l’Institut national de la recherche en agronomie (INRA). La faute à un printemps exceptionnellement pluvieux et un été particulièrement sec. Mais aussi à l’adaptation des champignons à tout ce que le génie humain invente de produits phytosanitaires. Depuis les années 1960, l’industrie s’en est pris successivement à la membrane des cellules du champignon, à leur paroi, à leur ARN ou à leur respiration… Cinq classes d’antifongiques ont ainsi été mises au point. « Trois étaient vraiment efficaces, résume Sabine Fillinger, généticienne à l’INRA. Les strobilurines rencontrent des résistances généralisées. De plus en plus de produits azolés connaissent le même sort. Il reste les SDHI [inhibiteur de la succinate déshydrogénase], mais ils commencent à y être confrontés et ça va s’aggraver. »

    De plus en plus impuissants face aux pathogènes, les fongicides agricoles se voient aussi accusés de menacer la santé humaine. Des chercheurs de l’INRA et de l’Inserm ont ainsi lancé un appel dans Libération, le 16 avril, afin de suspendre l’usage des SDHI. Le dernier-né des traitements n’entraverait pas seulement la respiration des cellules de champignons ; par la même action sur les cellules animales et humaines, il provoquerait des « encéphalopathies sévères » et des « tumeurs du système nerveux ». L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a décidé d’examiner l’alerte. Elle s’est d’autre part autosaisie afin de vérifier l’éventuelle toxicité humaine de l’époxiconazole. « Cet azole est l’une des dernières substances actives sur le marché, nous en utilisons 200 tonnes par an en France, mais c’est également un reprotoxique de catégorie 1 [affecte la fertilité], la plus préoccupante, et un cancérigène de catégorie 2 », indique Françoise Weber, directrice générale déléguée au pôle produits réglementés de l’Anses. Un avis négatif de la France pourrait peser en vue de la réévaluation du produit au niveau européen, prévue en avril 2019.

    A l’INRA comme à l’Anses, on jure avoir comme nouvel horizon une agriculture sans pesticide. Développement de nouvelles variétés, diversification des cultures, morcellement des paysages et « anticipation des pathologies nouvelles que le changement climatique fait remonter vers le nord et que le commerce mondial apporte d’Asie », insiste Christian Huygue. Du blé tendre aux laitues ou aux bananes, nombre de cultures font face à des pathogènes émergents. Des champignons nouveaux frappent également les humains. Dans les services hospitaliers, le dernier diable s’habille en or. Découvert au Japon en 2009 et intrinsèquement résistant à tous les traitements, Candida auris flambe particulièrement dans les hôpitaux indiens, pakistanais, kényans et sud-africains. La France semble jusqu’ici épargnée. Mais cinq autres champignons à « résistance primaire » y ont fait leur nid, totalisant 7 % des infections invasives à Paris, là encore chez les immunodéprimés.

    https://img.lemde.fr/2018/09/14/0/0/657/599/600/0/60/0/cbd28b4_AcpvHJPz2IBD_hAo4qd4A4mI.jpg
    Plants de banane attaqués par la fusariose au Cameroun

    Plus inquiétant peut-être, de nouvelles infections invasives touchent des patients dits immunocompétents. Aux Etats-Unis, la « fièvre de la vallée » ne cesse de progresser. Pour la seule Californie, les coccidioïdes cachés dans la terre, relâchés à la faveur de travaux d’aménagement ou agricoles, ont contaminé 7 466 personnes en 2017. Au CDC d’Atlanta, on ne dispose d’aucune statistique nationale mais on parle de « centaines » de morts.

    Moins meurtrière mais terriblement handicapante, une nouvelle forme de sporotrichose touche des dizaines de milliers de Brésiliens. Partie de Rio, elle a conquis le sud du pays et gagne le nord, essentiellement transmise par les chats. « L’épidémie est hors de contrôle », assure Jacques Meis. Et que dire de ces ouvriers de Saint-Domingue qui nettoyaient une conduite d’usine remplie de guano de chauves-souris ? « Ils étaient 35, jeunes, aucun n’était immunodéprimé, raconte Tom Chiller, qui a publié le cas en 2017 dans Clinical Infectious Diseases. Trente sont tombés malades, 28 ont été hospitalisés. » Le diagnostic d’histoplasmose n’a pas tardé. Neuf ont été admis en soins intensifs. Trois sont morts.

    Cette hécatombe mondiale n’a rien d’une fatalité, assurent les scientifiques. « La médecine moderne augmente les populations à risque, admet David Denning. Mais en améliorant le diagnostic et l’accès aux traitements, en développant la recherche, en réservant à la santé humaine les nouvelles molécules qui finiront par apparaître, on doit pouvoir réduire considérablement la mortalité des infections. »

    Doux rêve, répond Antoine Adenis. « La mycologie reste le parent pauvre de la microbiologie », regrette-t-il. Ainsi, pour la première fois cette année, Laurence Millon n’aura pas d’interne dans son service de Besançon. Et David Denning, qui gère son Gaffi avec des bouts de ficelle, de soupirer : « Quand un malade leucémique meurt d’une infection fongique, tout le monde parle du cancer à l’enterrement, personne des champignons. Et à qui pensez-vous que l’on fait les dons ? »

    https://seenthis.net/messages/722711 via enuncombatdouteux


  • Analyse topologique des données, par Frédéric Chazal - Collège de France - 31 mai 2017
    https://www.college-de-france.fr/site/jean-daniel-boissonnat/seminar-2017-05-31-18h00.htm

    L’Analyse Topologique des Données (TDA) est un domaine récent qui connait un succès croissant depuis quelques années. Il vise à comprendre, analyser et exploiter la structure topologique et géométrique de données souvent représentées par des nuages de points dans des espaces euclidiens ou des espaces métriques plus généraux. Avec l’émergence de la théorie de la persistance topologique, la géométrie et la topologie algorithmique ont fourni des outils mathématiques et algorithmiques nouveaux et efficaces pour aborder ce sujet.

    http://sci-hub.tw/https://dl.acm.org/citation.cfm?id=2535927
    http://gudhi.gforge.inria.fr

    #maths #TDA

    https://seenthis.net/messages/722631 via Fil



  • Les agents de l’ONF lancent un mouvement contre la marchandisation des forêts françaises
    https://www.bastamag.net/Les-salaries-de-l-ONF-veulent-lancer-un-mouvement-contre-la-marchandisatio

    De plus en plus soumises aux « lois du marché », les forêts publiques françaises vont-elles être abîmées dans l’indifférence générale ? Gardes forestiers, salariés et syndicalistes de l’historique Office nationale des forêts (ONF) ne s’y résignent pas. Face à la menace de surexploitation qui pèse sur ce bien commun, face à la mutation de leur métier qui leur impose d’être financièrement rentables plutôt que de préserver les écosystèmes, face au profond malaise social qui les ronge, les forestiers organisent à (...)

    #Résister

    / A la une, #Luttes_sociales, #Enquêtes, Biodiversité, #Services_publics

    #Biodiversité

    https://seenthis.net/messages/722538 via Basta !


  • Donut Holes in Law of the Sea
    http://donutholes.ch

    Sovereignty over land defines nation states since 1648. In contrast, sovereign right over the sea was formalised only in 1982. While land borders are well-known, sea borders escape the limelight.

    Any littoral state claims the area stretching 200 nautical miles from its coast. This area becomes an Exclusive Economic zone (EEZ). Complex bathymetry of the ocean marries the Law of the Sea to shape quite convoluted maritime borders. You can view an accurate representation of seabed or color the zones and hover over the disputed sectors.

    The beauty of complexity is apparent when you explore the areas that cannot be grasped by any neighbouring state. These are the so-called donut holes:

    Gulf of Mexico
    Barents Sea
    Bering Sea
    Philippine Sea
    Sea of Okhotsk

    #cartographie #ZEE #zones_économiques_exclusives

    https://seenthis.net/messages/722542 via odilon


  • [Appli] Cartographie des mobilités professionnelles | INSEE-IGN

    Breaking news
    Le site « Statistiques locales » propose désormais de géovisualiser les données du fichier MOBPRO (Mobilités Professionnelles), à savoir les navettes intercommunales de plus de 100 personnes issues du RP de 2015... à partir de la technologie Géoclip air

    En savoir plus http://www.statistiques-locales.insee.fr

    Visualiser la carte :
    https://statistiques-locales.insee.fr/#bbox=-688303,6599642,1929746,1093181&c=indicator&i=flux.

    https://pic.infini.fr/Y6PI1C0s/8Ywbo6JB.PNG

    #flowmap #INSEE #France #MOBPRO #cartedeflux #cartostats

    https://seenthis.net/messages/721821 via fbahoken


  • « Dans les cours de récréation, les filles sont invisibilisées »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/09/16/dans-les-cours-de-recreation-les-filles-sont-invisibilisees_5355861_3224.htm

    Selon la géographe du genre #Edith_Maruéjouls, l’aménagement des cours d’école participe de la « ségrégation entre les garçons et les filles ».

    https://img.lemde.fr/2018/09/13/0/0/1800/1350/534/0/60/0/9e6afa9_zdvzHzzPUGPWYs45qAVZgCEb.jpg

    A l’#école_maternelle Michel-de-Montaigne, à #Trappes (Yvelines), la rentrée s’est faite avec une nouvelle cour de #récréation « non genrée ». Depuis trois ans, la municipalité, qui a fait de l’égalité femmes-hommes l’une de ses priorités, réaménage ses cours de récréation pour inciter filles et garçons à interagir davantage.

    Avec l’association Genre et ville et l’Arobe (Atelier recherche observatoire égalité), la docteure en géographie Edith Maruéjouls accompagne des collectivités pour promouvoir l’égalité, et constate que « les filles ne se sentent pas légitimes à occuper l’espace dans une cour de récréation ».

    (...)

    Comment permettre plus de mixité ?

    La meilleure des façons est de ne pas prescrire d’usage, comme celui du foot. Prescrire un usage, c’est prescrire un public. Ça ne veut pas dire que l’on ne peut pas y jouer, mais on doit pouvoir rendre l’espace plus modulable pour que chacun se l’approprie. Un espace central peut faire peur, alors je travaille sur le fait de créer différents univers dans une cour.

    #enfants

    https://seenthis.net/messages/722562 via intempestive


  • « Correspondants à l’étranger, nous ne pouvons pas travailler sans filet »
    https://www.liberation.fr/debats/2018/09/16/correspondants-a-l-etranger-nous-ne-pouvons-pas-travailler-sans-filet_167

    Radio France Internationale assure de moins en moins de protection sociale à ses journalistes à travers le monde. Comment assurer un métier parfois dangereux, couvrir des événements dans des zones de conflit ?

    Ce lundi, nous cessons le travail. Pas de gaieté de cœur. Mais parce que nous ne pouvons plus remplir notre mission. Un de nos employeurs principaux, Radio France Internationale (RFI), a décidé début août de cesser de cotiser pour nous, correspondants à l’étranger, sur nos bulletins de paie. Depuis deux ans, RFI ne contribuait déjà plus au système de protection sociale pour ses nouveaux correspondants. Désormais, plus de Sécurité sociale. Plus de retraite. Pour aucun d’entre nous.

    « Grève votée à RFI : correspondants et pigistes dénoncent leurs conditions de travail »
    https://www.lesinrocks.com/2018/09/14/actualite/greve-votee-rfi-correspondants-et-pigistes-denoncent-leurs-conditions-de

    La révolte des précaires. Voilà à quoi ressemble le ras-le-bol des petites mains et des grandes voix essentielles au fonctionnement d’une des plus prestigieuses rédactions radiophoniques francophones : Radio France Internationale (RFI).

    Depuis des mois, pigistes et correspondants à l’étranger, soit une grande partie des forces vives de l’antenne, sont sur le point de craquer. Plus de sécurité sociale ni de retraite automatiques, piges mal rétribuées, paiement en retard, santé en danger, problèmes administratifs...

    Du siège d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) aux quatre coins du globe, le quotidien des « précaires » de RFI comme ils se désignent, est devenu un calvaire. Pour le dénoncer, ces derniers, épaulés par les syndicats (CFDT, CFTC, FO et SNJ), ont déposé un préavis de grève concernant l’ensemble des salariés pour lundi 17 septembre, confirmé par un vote en assemblée générale vendredi 14, à midi.

    #RFI #journalisme #radio

    https://seenthis.net/messages/722567 via Syntone


  • The vagina is self-cleaning – so why does the ’feminine hygiene’ industry exist ? | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2018/sep/04/the-vagina-is-self-cleaning-so-why-does-the-feminine-hygiene-industry-e ?
    https://i.guim.co.uk/img/media/29f6d953864af0ed11ccd7f829fafef65376e741/0_0_2560_1536/master/2560.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&usm=12&fit=crop&crop=faces%2Centropy&bm=normal&ba=bottom%2Cleft&blend64=aHR0cHM6Ly9hc3NldHMuZ3VpbS5jby51ay9pbWFnZXMvb3ZlcmxheXMvZDM1ODZhNWVmNTc4MTc1NmQyMWEzYjYzNWU1MTcxNDEvdGctZGVmYXVsdC5wbmc&s=d37454202daa884d8f4d4c7a358b00d9

    From talcum powder to jade eggs and douches, an industry has grown up to sell products – some of which are harmful – that play on women’s fears about being dirty or smelly

    The vagina is an amazing organ. It is lined with a mucous membrane that protects against infection (necessary in any part of the body that opens to the outside world), as well as a clever, complex mix of bacteria – also known as vaginal flora – that does the same thing (only the bowel has more bacteria than the vagina). Together, they keep the vagina healthy. It is self-cleaning, too, keeping itself safe and hygienic with secretions. (One day, I will get used to gynaecologists referring to my vagina as “a self-cleaning oven”.)

    All women have a DIY vagina-vulva-wash of mucus, which can vary in appearance and volume throughout the menstrual cycle. It is mostly highly effective, except in the case of infection, including STIs, which can be signalled by a change in colour, thickness or odour. (Odour can become slightly muskier due to exercise or sex; if anything is noticeably different, or you itch, get a medical professional to check it.) But you would not know about our natural powerwash from the size and value of the industry that has grown up to tell women we smell.

    For every mention of “fresh”, look for the fear at which it is aiming: fear that we smell of period blood or are leaking; fear that we smell in general; fear that our sexual partners will mock or reject us because of what our vaginas and vulvas look or smell like. The jingle for baby talc was “a sprinkle a day keeps the odour away”. There is a reason that “you smell” is one of the most powerful playground taunts: it is the accusation we fear most and the hardest to protest. We all fear fishy.

    The odds are your vagina and vulva look and smell normal, because, when it comes to genitalia, normal is a very big category. In a paper studying the range of female genital appearance, researchers at the Elizabeth Garrett Anderson hospital in London found that “women vary widely in genital dimensions”, but that “detailed accurate representations of female genitals are rare ... although representations of female nudity are common”. Rates for cosmetic genital surgery are soaring above rates of genital disease diagnosis. Something is deformed, but it is women’s thoughts, not their genitals.

    To ensure cleanliness, the vulva needs nothing fancier than water, mild soap and a gentle pat dry (do not rub).

    Douching, as this is called, is done by one in five American women aged 15 to 44. Commercial douches can contain antiseptics, as well as potentially hazardous chemicals such as parabens, along with fragrances that are unknown: because these are cosmetic products, the US’s Food and Drug Administration requires only that manufacturers do not include anything “deleterious” in their products and trusts manufacturers to comply – it does not require any testing of products before they are launched. In short, products you are putting in close quarters with a highly porous part of your body are less stringently regulated than cough sweets.

    Women are advised to use plain, unperfumed soaps to wash the area around the vagina (the vulva) – not inside it – gently every day. During a woman’s period, washing more than once a day may be helpful.”

    I wonder if such statements would be necessary if “vulva” were as conversational as “sex”. If we discussed our fears about vulvas and vaginas – conversationally, with GPs or health professionals and with our partners – as easily as we seek help for a headache, the aisles of feminine washes, sprays, douches and wet wipes, all those sticking plasters on our fears and embarrassment, would vanish.

    #femmes #santé #cosmétiques #sexe #vulve #vagin #gynécologie

    Où l’on apprend qu’il y a de l’amiante dans les produits pour bébé. Et que : (The vagina is a tube of muscle that joins the cervix and the vaginal opening ; the vulva is the exterior genitalia.), il vaut mieux préciser devant l’incapacité à nommer un sexe de femme.

    https://seenthis.net/messages/721637 via aude_v


  • Censure antiterroriste : la Commission européenne veut détruire l’Internet décentralisé
    https://www.laquadrature.net/fr/reglement_terro_annonce

    Ce matin, alors que toute l’attention était tournée vers l’adoption de la directive droit d’auteur, la Commission européenne a publié sa proposition de règlement contre la propagande terroriste en ligne. Ce texte sécuritaire prévoit d’imposer plusieurs obligations aux hébergeurs, et notamment le retrait en moins d’une heure des contenus signalés. Il banalise la censure policière ou privée et donc le contournement de la justice. Il fait des filtres automatiques - justement au coeur du débat sur la (...)

    #Apple #Google #Microsoft #Amazon #Facebook #Twitter #algorithme #anti-terrorisme #censure #filtrage #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #web #surveillance (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##LaQuadratureduNet

    https://seenthis.net/messages/722372 via etraces


  • Le cancer, un fléau en progression « alarmante » dans le monde - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1134425/le-cancer-un-fleau-en-progression-alarmante-dans-le-monde.html#

    Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie, et un homme sur huit et une femme sur onze meurent de cette maladie. C’est ce qui ressort des derniers chiffres du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), qui relève de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rendus publics mercredi.

    #santé #cancer

    https://seenthis.net/messages/722342 via Sombre


  • Contre les prix trop élevés d’accès aux publications, les scientifiques font le mur - Le Temps
    https://www.letemps.ch/sciences/contre-prix-eleves-dacces-aux-publications-scientifiques-mur

    Contre les prix trop élevés d’accès aux publications, les scientifiques font le mur

    En plein essor du libre accès aux publications scientifiques, de nouveaux outils émergent pour aider à trouver facilement – et sans payer – des articles placés derrière un coûteux « paywall » ou une autre forme d’abonnement

    Les sciences ont-elles perdu leur caractère ouvert et universel ? Le mouvement de l’open access ou accès libre, dans lequel les publications scientifiques sont disponibles gratuitement et non plus contre d’onéreux abonnements, semble en tout cas en témoigner.

    L’open access, porté par des plateformes telles que PLoS, acronyme anglais pour Bibliothèque publique des sciences, constitue une alternative aux éditeurs scientifiques classiques et privés comme Elsevier, Springer Nature ou Wiley dont les tarifs, régulièrement revus à la hausse, irritent le milieu académique qui cherche des parades.

    En 2017, le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), tout comme l’Union européenne, s’est ainsi fixé l’objectif de rendre disponible en open access, à partir de 2020, la totalité des publications scientifiques qu’il finance. Le 4 septembre, onze fonds européens de financement de la recherche ont même publié un « Plan S » qui rendra cela obligatoire. Le fonds suisse soutient ce plan mais veut l’étudier juridiquement avant de le signer.
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    Sciences

    Sans abonnement, les chercheurs et le public font face à des paywalls qui obligent à payer en moyenne une trentaine de francs par article, ou plusieurs milliers de francs pour des bouquets d’abonnements à l’année. « Pour la bibliothèque de l’Université de Genève, cela représente plus de 4,5 millions de francs par année pour l’ensemble des ressources électroniques (journaux, livres, bases de données) », estime Jean-Blaise Claivaz, coordinateur open access et données de recherche à l’Université de Genève.
    Disruption illégale

    Ce marché figé a donné des idées à certains. En 2011, Alexandra Elbakyan, une chercheuse kazakhe, a créé Sci-Hub, une plateforme qui donne accès gratuitement – et illégalement – à plus de 70 millions d’articles scientifiques. Début 2016, 164 000 articles y étaient téléchargés chaque jour.

    « Actuellement, en Suisse, il n’est pas illégal de télécharger sur Sci-Hub, le téléchargeur n’est pas punissable, explique Jean-Blaize Claivaz. A l’Université de Genève, nous pourrions arrêter tous les abonnements et utiliser Sci-Hub. Ce n’est pas une position que l’université est prête à endosser mais nous ne pourrions pas être poursuivis. »

    Une autre façon légale de contourner les paywalls des éditeurs scientifiques est de chercher l’article dans les nombreuses archives numériques ouvertes des bibliothèques. Ces dernières contournent les abonnements en permettant aux chercheurs de verser leurs propres articles et de les rendre accessibles gratuitement – quoique en une version « brouillon » dépourvue des ultimes modifications apportées par les éditeurs avant publication. Mais faire sa bibliographie sur ces plateformes reste long et fastidieux, car il faut faire ses recherches sur chaque archive.

    C’est pour pallier ce problème que sont récemment apparus de nouveaux outils capables d’automatiser le processus, des sortes de moteurs de recherche qui vont simultanément interroger un grand nombre d’archives. Certains sont à visée commerciale (Kopernio, Anywhere Access), d’autres à but non lucratif (Open Access Button, Unpaywall). Si chacun possède ses particularités, le principe est le même : face à un paywall, ces outils (qui peuvent prendre la forme d’une extension de navigateur web) se chargent de trouver une version de l’article hébergée dans une archive ouverte, quelque part dans les méandres d’internet.
    Unpaywall mis en place à Genève

    Pour Jean-Blaize Claivaz, « le côté non lucratif d’Unpaywall et la présence dans son équipe de grands noms de la scène open access attirent la sympathie et une certaine confiance de la communauté scientifique. Ça lui donne un certain avantage face à ses concurrents. »

    La bibliothèque de l’Université de Genève a d’ailleurs récemment intégré un bouton Unpaywall à son système de recherche d’article scientifique. « Nous avons comparé l’accès avec et sans Unpaywall à l’Université de Genève et nous avons constaté que cette solution augmentait l’accès à la littérature scientifique en sciences de la vie d’environ 25% », ajoute-t-il.

    Les grandes entreprises du secteur voient plutôt d’un bon œil l’arrivée de ces petits acteurs qui s’inscrivent dans une position moins radicale que Sci-Hub, qui collectent des données monétisables et qu’il est possible de racheter pour mieux contrôler.

    Kopernio a été racheté en avril par Clarivate Analytics, entreprise peu connue du grand public mais propriétaire du Web of Science, rassemblement de sept grandes bases de données bibliographiques qui est derrière le calcul du fameux facteur d’impact des journaux. Fin juillet, Elsevier et Impactstory, la société éditrice d’Unpaywall, ont conclu un accord qui permet à l’éditeur d’intégrer Unpaywall dans sa propre base de données.

    Mais ces solutions demandent toutes de faire un effort d’installation et d’intégration. Malgré ses démêlés judiciaires et pour l’heure, Sci-Hub semble rester la solution la plus simple pour accéder à l’ensemble, ou presque, de la littérature scientifique.

    #sciences

    https://seenthis.net/messages/722159 via Sombre


  • RÉPONSE AUX PROPOS DU DR BERTRAND DE ROCHAMBEAU SUR L’IVG.
    https://www.pourunemeuf.org/2018/09/12/reponse-aux-propos-du-dr-bertrand-de-rochambeau-sur-livg
    https://www.pourunemeuf.org/wp-content/uploads/2017/11/cropped-Logo_PUM_baseline-e1510497787727-1.png

    En effet l’exercice de la clause de conscience met en péril l’accès à l’IVG pour les femmes comme l’a récemment montré le cas de l’hôpital de Bailleul dans la Sarthe. Le métier de gynécologue-obstétricien·ne consiste notamment à aider les femmes pour la gestion de leur fertilité à tout moment de leur vie ; l’IVG fait donc partie intégrante de leur activité. Nos confrères et consœurs ne devraient plus pouvoir s’offrir le luxe de dénier ce droit fondamental aux femmes qu’ils suivent et accompagnent dans leurs projets de vie. Les médecins choisissent librement leur spécialité médicale ; un médecin ne souhaitant pas pratiquer d’IVG ne devrait pas devenir gynécologue et exercer son métier « à la carte ». Il existe de nombreuses autres spécialités dont les champs de compétences n’impliquent pas la réalisation d’IVG.

    Nous demandons ainsi la suppression de l’article L2212-8 du Code de la santé publique qui régit la clause de conscience spécifique à l’IVG pour les professionnel·le·s de santé. Nous rappelons que cette clause n’existe pas en France pour les pharmacien·ne·s qui sont tenu·e·s de délivrer des médicaments abortifs quelles que soient leurs convictions personnelles. Elle a également été abolie dans plusieurs pays européens (Suède, Finlande, Islande). En 2017, le Haut Conseil à l’Égalité a aussi formulé dans ses recommandations sur l’accès à l’IVG la suppression de la double clause de conscience. Enfin, la possibilité de recours à la “clause de conscience” est déjà accordée de manière générale aux médecins pour l’ensemble des actes médicaux hors cas d’urgence par l’article R4127-47 du Code de la santé publique (article 47 du Code de déontologie médicale).

    https://seenthis.net/messages/721566 via unagi


  • « Je ne suis pas trop habituée à dire à un gamin de 15 ans qu’il va dormir dehors »
    https://www.bastamag.net/Je-ne-suis-pas-trop-habituee-a-dire-a-un-gamin-de-15-ans-qu-il-va-dormir-d

    Marcia Burnier est assistante sociale dans le droit des étrangers, au sein d’un centre de santé associatif pour exilés. Les enfants et adolescents étrangers isolés qui arrivent en France doivent obligatoirement passer par un dispositif saturé qui évalue leur minorité, avant de pouvoir être hébergés et pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance. Souvent refusés, ces adolescents font ensuite appel au juge pour enfants qui décide soit de les protéger, soit de les déclarer majeurs, soit d’ordonner des (...)

    #Témoignages

    / #Migrations, #Droits_fondamentaux, A la une

    https://seenthis.net/messages/721444 via Basta !


  • Installation des compteurs #Linky : la justice donne raison à la Ville de Blagnac, une première en France – actu.fr
    https://actu.fr/occitanie/blagnac_31069/installation-compteurs-linky-justice-donne-raison-ville-blagnac-premiere-france

    Mardi 11 septembre 2018, le tribunal administratif de Toulouse a confirmé l’interdiction pour Enedis d’installer des compteurs Linky sans autorisation préalable des habitants

    Coup de tonnerre du côté de Blagnac (Haute-Garonne). Le tribunal administratif de Toulouse a confirmé, mardi 11 septembre 2018, un arrêté d’une commune qui réglementait les installations de compteurs Linky par Enedis. Une décision qui pourrait bien faire jurisprudence.

    Cette décision risque de faire écho. Si Blagnac n’est pas la première commune de France a prendre un arrêté concernant ces compteurs si controversés, c’est la première fois dans le pays que la justice donne raison à l’un de ceux-ci. À Ramonville (Haute-Garonne), le maire Christophe Lubac avait également engagé un bras de fer avec la préfecture.

    Cette décision du tribunal administratif de Toulouse confirme l’arrêté de la ville de Blagnac du 16 mai 2018 qui encadrait la pose de compteurs Linky par les agents d’Enedis. Ainsi, les usagers ont la liberté « d’exercer leur choix à titre individuel et sans pression pour refuser ou accepter : l’accès à leur logement ou propriété, la transmission des données collectées à des tiers partenaires commerciaux de l’opérateur », selon un communiqué de la mairie de Blagnac. Toutefois, les deux articles pré-cités ont été « suspendus » de l’arrêté, selon la préfecture.

    Ces deux articles qui concernent le respect de la propriété privée et le respect de la vie privée (en rapport aux données) sont deux aspects qu’Enedis se défend de ne pas respecter, comme l’explique Gaétan Gueguen, directeur territorial en Haute-Garonne :

    Nos agents respectent la propriété privée de chacun, avant chaque installation il y a une prise de rendez-vous et un courrier est également adressé au foyer en question. Nous ne rentrons pas chez les gens comme ça. Pour ce qui est des données recueillies sur les compteurs, celles-ci n’appartiennent qu’à l’usager et à personne d’autre. Enedis n’a pas le droit de les communiquer à un tiers.

    Suite à cet arrêté, le Préfet de Haute-Garonne avait saisi le tribunal administratif en référé, avant que ce dernier ne donne raison mardi 11 septembre au premier magistrat de Blagnac, Joseph Carles. Contactée par Actu Toulouse, la préfecture a déclaré ne pas vouloir faire appel.

    Toujours est-il que cette décision pourrait avoir de grandes répercussions partout en France, où des associations anti-linky se sont mobilisées sur tout le territoire, et où plusieurs communes ont pris des arrêtés similaires face à l’installation de ce compteur polémique.

    https://seenthis.net/messages/721324 via Simplicissimus