7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • L’Etat souhaite porter plainte pour diffamation contre un drômois qui dénonce un “climat raciste et islamophobe” - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/drome/etat-souhaite-porter-plainte-diffamation-contre-dromois
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2019/10/18/maxnewsworldfour899980-4478091.jpg?itok=MV_X8vXO

    Pour la préfecture de la Drôme, ces faits relèveraient du délit de diffamation publique à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique. Le préfet Hugues Moutouh estime que ces « propos inacceptables conduisent à dresser les Français les uns contre les autres, et à créer, dans notre pays, un climat dangereux de haine et de violence​​​​​​​ ».

    Le Procureur n’a pas encore donné suite à la demande du préfet.

    https://seenthis.net/messages/807174 via Agnès Maillard


  • Science décalée : l’eau des WC révèle le niveau de vie
    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/sante-science-decalee-eau-wc-revele-niveau-vie-78006
    https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/wide1920/9/0/e/90e38a0ee4_50156033_wc-trainman111-adobe-stock.jpg
    Les riches, ces gros pochtrons !

    Alors que les biomarqueurs du tabac sont répartis de façon équitable dans la population, ceux de l’alcool sont fortement corrélés à trois indicateurs : les personnes ayant un haut niveau de revenu, celles occupant un poste de manager et celles habitant un logement à loyer élevé. Autrement dit, les personnes aisées boivent plus, « la consommation d’alcool étant un marqueur de statut social », affirment les auteurs. De même, « la consommation de café semble fortement associée à un niveau d’éducation élevé et à une bonne aisance financière ». Une conclusion en contradiction avec le stéréotype qui veut que les personnes défavorisées se saoulent davantage.

    https://seenthis.net/messages/807126 via Agnès Maillard


  • Qui est RTE, le transporteur de l’électricité en France ⇒ LeLynx.fr
    https://www.lelynx.fr/energie/comparaison-fournisseurs/acteurs-energie/rte
    Après l’expulsion de la #ZAD #Massada je découvre qu’avec RTE la France s’est dotée d’une structure commerciale au niveau national qui remplit le rôle technique et politique occupé par des structures au niveau du Land en Allemagne.

    Les missions de RTE
    La mission de RTE est d’exploiter et de développer le réseau de transport d’électricité à haute et très haute tension de manière indépendante. Ainsi, son rôle est de :

    Veiller au bon fonctionnement du réseau ;
    ...
    Concevoir des mécanismes de marché, pour faire appel aux sources de production disponibles les moins chères.

    A travers ces définitions j’apprends que que RTE fait partie de cette structure capitaliste européennen qui prétend agir pour le bien de tous alors qu’elle ne sert qu’à garantir le contrôle de l’électricité par les acteurs privés dont le patrimoine appartenait à tous et chacun jusque il y a peu d’années.

    Penser et organiser aujourd’hui le marché de demain | RTE France
    https://www.rte-france.com/fr/article/penser-et-organiser-aujourd-hui-le-marche-de-demain

    Optimiser les règles de marché

    Pour garantir la fluidité et l’équité du marché, il est nécessaire que les acteurs soient soumis à des règles les plus transparentes et les moins contraignantes possibles. L’objectif est donc de disposer d’une architecture de marché qui combine de manière optimale la logique économique et les contraintes électrotechniques.

    Contrairement à l’idéologie divulguée ces structures ont un caractère monopoliste même si on ne les regarde pas du point de vue prolétaire face au grand monopole des propriétaires des moyens de productions.

    #monopoles #capitalisme #électricité énergé écologie

    https://seenthis.net/messages/807025 via klaus++


  • “Screw Humboldt ” - Jorge Canizares Esguerra
    https://medium.com/@jorgecanizaresesguerra/screw-humboldt-def1320213f5
    https://miro.medium.com/max/1021/1*KwIXTsTlke1Ox6NYNaWGlA.jpeg

    How could the Prussian claim any authority on geo-distribution on the Chimborazo if Humboldt half-climbed once the volcano for a few hours and then left? Humboldt’s maps are cute but wrong. In fact, empirically they are crap. Let me tell you how to really do and map biodistribution

    Un article à charge contre notre héros sud-américain, dépeint comme un touriste pas sérieux plutôt qu’un scientifique, et à l’occasion pilleur d’idées et de concepts.

    https://seenthis.net/messages/807218 via Fil


  • #Montpellier : des bidonvilles et des logements indignes abritent environ 900 familles
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-bidonvilles-logements-indignes-abritent-env
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2019/10/20/m_bidonvilles_mal_logement_-00_01_11_04-4479657.jpg?itok=utsYB0s6

    Les bidonvilles, habitations de fortune, sont autant de refuges pour des familles en situation de survie. De véritables villages rejetés en périphérie des villes, le long d’une autoroute ou cachés derrière la végétation.

    Dans l’Hérault, ils se concentrent principalement autour de Montpellier. La métropole en compte 12, près de 900 personnes y vivent, la plupart sont résidents européens.

    https://seenthis.net/messages/807117 via ARNO*


  • Mayotte. Des pompiers refusent d’assurer la sécurité de l’avion d’Emmanuel Macron
    Publié le 21/10/2019
    https://www.ouest-france.fr/societe/mayotte-des-pompiers-refusent-d-assurer-la-securite-de-l-avion-d-emmanu

    Les pompiers de l’aéroport de Mayotte ont décidé de ne pas assurer la sécurité incendie de l’avion présidentiel, censé atterrir ce mardi 22 octobre sur l’île. Le syndicat affirme agir par solidarité avec les collègues « victimes de jets de bombes lacrymogènes » pendant la manifestation parisienne.

    https://seenthis.net/messages/807296 via Loutre


  • TRIBUNE importante mais que je n’ai pas pu signer, je m’en explique apres :

    "Nous assistons à une volonté délibérée de nous empêcher de travailler" : plus de 350 médias, journalistes, photographes, indépendants ou appartenant à des rédactions dénoncent, dans une tribune publiée sur franceinfo.fr, les violences policières subies par leur profession depuis le début du mouvement. Ils alertent sur la précarisation de leurs conditions de travail et les agressions physiques et psychologiques vécues sur le terrain. Ils revendiquent leur droit à informer et la liberté de la presse.

    https://mobile.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/tribune-nous-assistons-a-une-volonte-deliberee-de-nous-empecher-

    Cette tribune est doublement importante. Évidemment elle l’est car elle dénonce enfin, clairement et massivement, la volonté flagrante de mutiler les témoins de la répression.

    Il n’y a pas eu de manifestations ou de rassemblements ces derniers mois sans qu’un·e journaliste n’ait été violenté·e physiquement et ou verbalement par les forces de l’ordre.

    Par violence, nous entendons : mépris, tutoiement quasi systématique, intimidations, menaces, insultes. Mais également : tentatives de destruction ou de saisie du matériel, effacement des cartes mémoires, coups de matraque, gazages volontaires et ciblés, tirs tendus de lacrymogènes, tirs de LBD, jets de grenades de désencerclement, etc. En amont des manifestations, il arrive même que l’on nous confisque notre matériel de protection (masque, casque, lunettes) en dépit du fait que nous déclinions notre identité professionnelle.

    Toutes ces formes de violences ont des conséquences physiques (blessures), psychiques (psychotraumatismes) ou financières (matériel cassé ou confisqué). Nous sommes personnellement et professionnellement dénigré·e·s et criminalisé·e·s.

    Plus récemment, un cap répressif a été franchi. Plusieurs confrères ont été interpellés et placés en garde à vue pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations », alors même que nous nous déclarons comme journalistes. Par ces faits, la police et la justice ne nous laissent ainsi que deux options :
    – venir et subir une répression physique et ou judiciaire ;
    – ne plus venir et ainsi renoncer à la liberté d’information.

    Cela fait des années qu’on le sait, qu’on le dit, un premier acte de solidarité avait été tenté en 2014 suite à la manif pour la zad de Notre-Dame-des-Landes du 22 février, durant laquelle des journalistes s’étaient fait canarder, vidéo à l’appui. Depuis, ça n’a fait que s’agraver, forçant certain-e-s à bosser groupé-e-s sans être libres de suivre leur inspiration, forçant les autres à prendre de gros risques. Et pour témoigner de manière indépendante il ne reste que deux solutions : la première consiste à ne jamais aller au front c’était mon cas, mais désormais le front est partout et des traumatismes en 2018 m’ont fait définitivement quitter le terrain. L’autre consiste à se faire « accepter » dans le black-bloc, voure à faire du « gonzo », au risque de devenir aussi la cible de celles et ceux qui, légitimement, veillent à l’anonymat des personnes. De très nombreuses images de ces angles différents ayant permi aux flics de faire des « triangulations » et mettre en taule un paquet de militant-e-s, souvent avec des preuves très bancales et la complicité de la justice...

    Cette tribune, qui sort un 1er mai, souligne aussi la précarité, entraînant parfois un asservissement volontaire, des candidat-e-s aux métiers du journalisme. C’est difficile sur le terrain mais c’est aussi difficile ensuite. Après le derushage et le travail / indexage des images, il faut se battre pour vendre. A des tarifs de misère particulièrement en photo. 15€ en PQR, 150€ en presse nationale... Ça ne permet rarement de vivre et d’avoir les moyens de continuer. Et à quelques exceptions près, l’esprit de concurrence prime sur tout. Écouter les interviews croisées de NnoMan Cadoret, Adèle Löffler, Martin Noda et Maxime Reynié qui n’ont pas tou-te-s de carte de presse délivrée par la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels. Et qui, pourtant, font vraiment le métier de journalistes...
    https://radioparleur.net/2019/04/30/photojournalistes-independants-violences-policieres

    J’en viens à la raison qui m’a empêchée de signer cette tribune.
    D’une part je ne me considère pas comme journaliste, mais comme photographe - illustratrice , ou photographe auteure, comme on dit. Pour ça, je ne dois pas viser le fait de vendre, mais de faire, d’oeuvrer. Faire sens. Être oeuvrière comme le dit justement Lubat. Et le bénévolat pour les médias libres s’accorde très bien avec ça. Être considéré, comme professionnel, est beaucoup trop inféodé à l’argent et pas suffisamment à la pratique.
    J’ai donc posé la question de l’exclusion des autres photographes dans la tribune.
    Autre questionnement, encore plus important à mes yeux : quid de tous les autres temoins ? De toutes les personnes qui désormais, légitimement, et souvent en tremblant, lèvent leurs smartphones face aux violences policières ? N’exiger le respect de l’acte de reporter que pour les « professionnel-le-s » et pas pour tout-e-s, n’est-ce pas la brèche qu’attendent les censeurs pour revenir sur le décret qui permet à toute personne de témoigner et l’usage qui permet à bien des personnes d’être journalistes bénévoles ou à temps choisi ?
    Et quid des temoins des violences policières dans les quartiers et cités ? Il y a deux ans l’arrestation de Amal Bentounsi avait d’ailleurs relancé pour la énième fois le sujet de l’autorisation de filmer les forces de l’ordre : http://m.leparisien.fr/amp/faits-divers/amal-bentousi-interpellee-peut-on-diffuser-des-images-de-la-police-09-0
    En proie régulière aux mêmes problèmes, Taranis avait fait un dossier très complet dont le 1er chapitre revient sur ce droit que j’espère inaliénable : http://taranis.news/2017/04/classic-manuel-de-survie-du-journaliste-reporter

    Lorsque j’ai posé ces questions il était, m’a-t-on dit, trop tard pour modifier le texte : il y avait effectivement déjà une centaine de signataires. L’initiateur ne m’a pas répondu mais d’autres ont tenté d’apporter le débat de l’intérieur. Hélas dans le même temps ils ont dû faire face à une levée de boucliers de professionnels inquiets pour leurs privilèges et refusant l’idée d’un plus grand accès à la carte de presse...
    Je sais qu’une partie des signataires sera attentive à ne pas faire de cette tribune la brèche qui permettra de trier qui a le droit ou non de témoigner en image de la répression et plus généralement des dérives actuelles. Mais j’avoue ne pas être optimiste du tout...

    https://seenthis.net/messages/778195 via ¿’ ValK.


  • Dans les trains régionaux, la sécurité des voyageurs sacrifiée au profit de la lutte contre la fraude ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/Controleurs-a-bord-des-trains-regionaux-un-metier-en-voie-de-disparition
    https://www.bastamag.net/IMG/arton5818.jpg?1475076848

    « Le métier d’ASCT ne change pas, c’est l’organisation qui change », rétorque la direction. Sur les lignes concernées par le dispositif, toute personne montant à bord du train sans billet est désormais régularisée au tarif contrôle, et pas au tarif de bord. Un usager n’ayant pas eu le temps de prendre un billet et se présentant au contrôleur devra désormais régler la somme de 50 euros [4]. « Quelle différence entre la personne qui se présente au contrôleur et celle qui veut frauder ? Il n’y a plus de distinction », regrette Michel. Quid de l’usager se trouvant face à un guichet fermé dans une gare ? « Il a la possibilité d’acheter les billets TER à distance via le service TER mobile », répond la direction de la SNCF. « Il faut avoir un smartphone pour être en règle maintenant !, s’étouffe-t-on au syndicat Sud Rail. On est encore un service public mais l’entreprise ne donne pas les moyens aux gens d’être en règle. »

    https://seenthis.net/messages/807020 via Agnès Maillard


  • La direction menace les cheminots de poursuites disciplinaires pour une grève « pas acceptable »
    https://www.revolutionpermanente.fr/La-direction-menace-les-cheminots-de-poursuites-disciplinaires-
    http://www.revolutionpermanente.fr/IMG/arton17444.jpg

    Que la sécurité dans les trains ne soit pas assurée, que les conducteurs soient seuls pour gérer des situations gravissimes, que le matériel soit de plus en plus endommagé, rien de tout cela ne dérange le gouvernement. Par contre, que les cheminots le dénoncent et exercent leur droit de retrait, voilà qui dérange le gouvernement et la direction de l’entreprise, qui a décidé de mettre en demeure des cheminots qui ont arrêté le travail, les menaçant de « poursuites disciplinaires ».

    https://seenthis.net/messages/807022 via Agnès Maillard


  • Climat : le scepticisme au sommaire des programmes scolaires - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/climat-le-scepticisme-au-menu-des-programmes-scolaires,1003

    Pour améliorer le contenu climatique des manuels, le conseil supérieur des programmes fait appel à un climatosceptique notoire, dont les théories ne reposent sur aucune base scientifique. Une pratique bien ancrée dans le monde universitaire français.

    http://www.journaldelenvironnement.net/mediatheque/6/3/6/000028636_5.jpg

    https://seenthis.net/messages/806690 via vazy

    • Pourquoi ne parlerait-on pas de « climatonégationniste » plutôt que de « climatosceptique », tant les preuves scientifiques et pratiques s’accumulent pour démontrer la gravité du dérèglement climatique ?


  • À la fois incroyablement admiratif du courage des Libanais, et très inquiet pour la suite des événements…

    Quelques remarques et questions :

    – À quel point la crise économique actuelle touche-t-elle la classe moyenne libanaise (plus que d’habitude) ? Depuis les toutes dernières années, j’entends qu’il est devenu très difficile d’emprunter auprès des banques pour se loger, ou pour monter une entreprise. Que beaucoup d’entreprises ne paient plus leurs employés. Puis ferment après avoir arnaqué leurs employés pendant des mois. Et ces dernières semaines, les tensions sur la livre libanaise (dans certaines entreprises, décision arbitraire de payer les salaires en livres libanaises et non plus en dollars). Bref, divers éléments qui suggèrent que ce ne sont plus seulement les plus pauvres qui trinquent, mais que désormais c’est la classe moyenne – déjà lourdement impactée et usuellement condamnée à l’émigration – qui est cette fois touchée par l’économie en berne.

    – Est-ce que, comme je le lis à divers endroits, on a bien des manifestations qui réunissent à la fois les classes populaires et moyennes ? Si c’est le cas, c’est un mouvement puissant qui démarre : jusque là le système avait assez habilement joué la division entre les revendications de classe (par exemple : les manifs des classes moyennes présentées comme illégitimes, celles des populaires comme manipulées…).

    – Ici, la présence de la classe moyenne dans les rues donne une visibilité à des analyses politico-économiques parfaitement formulées (on voit déjà des articles dans les médias français donnant la parole à des manifestants, qui ont l’avantage ici d’être, par exemple, enseignants à l’université…).

    – Si le déclencheur a été la taxe WhatsApp, en réalité depuis des semaines c’est l’annonce d’un prochain « train » de mesures extrêmement violentes de privatisations (toujours réalisées dans des conditions farfelues de corruption), de taxes non proportionnelles (donc frappant essentiellement les classes populaires et moyennes), qui mobilise les Libanais. La mise en pratique d’une première « petite » taxe a mis le feu au poudre, mais derrière c’est l’ensemble des « réformes » qui est bloqué.

    – Or ces « réformes » austéritaires sont, bien évidemment, déjà décidées, et décrétées comme totalement indispensables. Si le gouvernement saute, il est déjà annoncé que le suivant devra mener les mêmes réformes…

    – Le fait que la situation économique est déjà difficile, avec un ralentissement sensible de l’économie, rend évidemment les réformes austéritaires insupportables. Mais ce qui s’ajoute à cela, évidemment, c’est que toute la population sait que sa classe dominante est à la fois incompétente et corrompue, à la fois responsable du fiasco économique et premier profiteur de la crise. Et que ces mesures austéritaires vont, bien évidemment, totalement épargner cette classe (au contraire, via la corruption et les diverses prédations via les privatisations, elle va certainement encore en profiter pour s’enrichir). Anecdote significative : le Akhbar souligne que la surtaxe prévue pour les cigarettes ne concernait pas… les cigares.

    – La situation me semble très dangereuse, parce qu’ici, en dehors d’une véritable révolution populaire qui renverserait le système politique, oligarchique et corrompu libanais, il n’y a pas d’alternative au train de réformes « imposées » par la situation d’endettement du pays (« il n’y a pas d’alternative », dans le sens de l’escroquerie néolibérale – TINA : There is no alternative). Ce que je veux dire, c’est qu’il n’est pas envisageable de simplement renoncer aux réformes avec le système actuel, et pas non plus possible de faire passer « en force » ces réformes vue les manifestations qui se développent. La seule « sortie » de crise, c’est le renversement du système politico-mafieux lui-même, ce qui n’est tout de même pas une mince affaire.

    – Et la classe dominante et ses puissants soutiens étrangers a certainement les moyens (et pas l’ombre d’une hésitation) pour faire sombrer le pays dans le chaos, plutôt que de renoncer au moindre de ses avantages. Al Akhbar estime que cette classe a peur. Mais est-elle dénuée de pouvoir de nuisance ? Et si le pays échappe à l’agitation sectaire destinée à noyer les revendications dans un flot de violences, pourra-t-il éviter une mise sous tutelle « à la Tsipras » imposée par les détenteurs de la dette ?

    – Sans oublier (jamais) que de puissants voisins du Liban ont toujours intérêt à la destablisation violente du pays. Ce qui devient plus dangereux à partir du moment où la classe dominante intérieure elle-même a intérêt à la destabilisation.

    – Un aspect fondamental à ne pas perdre de vue, c’est que la corruption et la dette ne sont pas une conséquence du système : elles sont le fondement et le but du système mis en place à la fin de la guerre civile pour perpétuer la destruction et la prédation sous une forme plus « civilisée » et, surtout, économiquement efficace. C’est ce qui fait le danger de la situation : les Libanais ont face à eux un système conçu pour perpétuer la guerre civile, grâce à l’entente, à Taëf, des chefs miliciens (et, désormais, de leurs enfants, neveux, beaux-fils…). La corruption n’est pas un effet pervers du système qu’on pourrait « corriger » : la corruption est le système lui-même. C’était le sujet de l’un de mes premiers articles en 2006, Au Liban, une mafiocratie contre son peuple :
    http://tokborni.blogspot.com/2006/07/au-liban-une-mafiocratie-contre-son.html
    Je concluais ainsi à l’époque :

    La guerre civile a instauré un système de prédation orienté contre la population, au moyen de la violence et de la terreur physique permanente. La IIe République libanaise, intégrant presque uniquement les profiteurs de cette guerre civile, a transformé la forme de la prédation, sous la forme plus pacifique d’un « néo-libanisme » (néo-libéralisme, corruption, dette odieuse, alibi confessionnel), mais n’a pas épargné ses victimes.

    L’agression actuelle bénéficie de ce mélange, ô combien fertile, de confessionnalisme et de corruption. Il faut espérer que tout ce petit monde n’a pas ainsi enclenché une machine de destruction qui deviendra totalement incontrôlable. Évidemment, la logique reste la même : nous assistons une fois encore à une guerre menée contre la société libanaise elle-même.

    https://seenthis.net/messages/806895 via Nidal



  • « Nous avons besoin de vivre toute l’année. »

    Entretien croisé sur les luttes contre la touristification
    Par Alexane Brochard et Lucile Dumont

    Des responsables de la planification urbaine aux multipropriétaires, les protagonistes de l’économie touristique traitent les territoires comme des capitaux à faire fructifier. Dans une métropole ou dans un village côtier, l’augmentation des loyers, la réduction du parc locatif à peau de chagrin et les mutations des commerces affectent en premier les habitant·es. Jef Klak a rencontré les membres de trois collectifs de lutte contre la touristification  : Dispac’h en Bretagne, Droit à la (Belle) Ville à Paris et l’Assemblea de Barris per un Turisme Sostenible (ABTS 1) à Barcelone  ; l’occasion de comparer les situations qu’ils combattent, les manières dont ils y répondent et affûtent leurs stratégies.

    https://www.jefklak.org/nous-avons-besoin-de-vivre-toute-lannee

    https://seenthis.net/messages/806508 via Jef Klak



  • http://www.contretemps.eu/gouvernement-gauche-lordon
    Gouvernement de gauche et « point L ». Extrait du dernier livre de Frédéric Lordon

    Le déchaînement, je veux dire l’accumulation indéfinie des conquêtes, l’enfoncement des acquis sociaux comme dans du beurre, l’encouragement constant de tous les gouvernements et de toutes les instances internationales, tout ça refait un habitus – un habitus de la position écrasante dans le rapport de force, donc un habitus qui a perdu toute disposition à transiger dans le compromis.

    On comprend qu’à remporter en longue période de si faciles victoires sur des choses aussi bénignes, on développe une intolérance radicale à tout «  recul  ». Imagine un peu ce que donneraient les «  reculs  » que nous sommes en train d’envisager. Ce que ça donnerait ? L’entrée en guerre du capital, immédiate, à outrance.

    Le point L tire les conclusions de cet état de fait, qui est un état de guerre – et c’est donc «  L  » comme Lénine. Dans les conditions de raidissement normatif du capital jusqu’à l’intransigeance extrême après trois décennies d’avancées ininterrompues, une expérience gouvernementale de gauche n’a que le choix de s’affaler ou de passer dans un autre régime de l’affrontement – inévitablement commandé par la montée en intensité de ce dernier, montée dont le niveau est fixé par les forces du capital.

    D’aucuns diraient qu’il s’agit d’un univers de type «  dictature du prolétariat  ». Aux réserves près quant à la signification du mot «  prolétariat  », ce ne serait pas faux. Il suffira de se rappeler en quels termes Lénine la définissait  : la démocratie, en principe, c’est la loi de la majorité, donc la dictature de la majorité (puisqu’elle impose ses vues à la minorité), et il se trouve au surplus que, dans les institutions distordues qu’elle se donne dans l’ordre capitaliste, la dictature démocratique ne fonctionne qu’au profit de la minorité (du capital). La dictature du prolétariat, ou dictature de la majorité, n’est donc rien d’autre que la «  démocratie  » ramenée à son concept.

    https://seenthis.net/messages/806605 via parpaing


  • Si vous saviez, vous nous signaleriez ? - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/opinions/tribune/si-vous-saviez-vous-nous-signaleriez
    https://www.bondyblog.fr/app/uploads/2019/10/foule.jpg

    Nous sommes des femmes et des hommes qui pouvons être considérés comme des musulmans pratiquants. Des détenteurs de signaux faibles. Cette pratique peut se traduire de plusieurs manières différentes mais elle a en commun d’être prégnante dans notre quotidien. [...] Nous sommes votre collègue, votre ami, votre supérieur hiérarchique, votre employé, votre voisin. Vous nous croisez en faisant vos courses, dans des réunions de quartier, au sein d’associations, lors de sorties scolaires, dans vos clubs sportifs. Tel est notre quotidien dont nous parlons rarement car ces pratiques, quotidiennes, si elles sont visibles relèvent de l’intime. Des pratiques qui demain, pourraient nous incriminer ?
    La vraie question c’est maintenant que vous le savez, vous nous signaleriez ?

    #signauxfaibles #racisme #islamophobie

    https://seenthis.net/messages/806375 via GillesM


  • Entretien exclusif avec Fatima E. : « Je ne voulais pas craquer devant les enfants »
    via CCIF – Collectif contre l’islamophobie en France
    https://www.islamophobie.net/2019/10/15/entretien-exclusif-avec-fatima-e-je-ne-voulais-pas-craquer-devant-les-
    https://www.islamophobie.net/wp-content/uploads/2019/10/fatima-temoignage.jpg

    Comment je vais… Fatiguée, j’ai peur de tout. Parfois le visage de cette dame me revient, j’ai des frissons et je tremble. Sincèrement, ils ont détruit ma vie… Moi je suis une adulte, je peux encore encaisser tout ça. Devant mes enfants, je fais comme si tout allait bien. Je suis obligée de rire avec mon fils de cette histoire. On regarde la photo, et je le taquine en lui disant qu’il est devenu une star. Je veux qu’il passe à autre chose. Mais moi, la première nuit, je me suis réveillée une dizaine de fois dans la nuit, avec une boule au ventre. J’étais en train de réaliser ce qui s’était passé. Je reprenais conscience, en fait.

    #islamophobie #racisme #RNcisation

    https://seenthis.net/messages/806454 via ¿’ ValK.



  • Nucléaire : comment le gouvernement travaille en catimini à la construction de six nouveaux EPR
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/14/nucleaire-comment-le-gouvernement-travaille-en-catimini-a-la-construction-de

    Dans une lettre adressée au président d’EDF, le gouvernement donne une feuille de route précise conduisant à la construction de six réacteurs EPR sur les quinze prochaines années.

    Officiellement, rien n’est décidé : la France n’a pas décidé de construire – ou non – de nouveaux réacteurs EPR, et le débat est toujours ouvert. Le président de la République, Emmanuel Macron, a simplement demandé à EDF de présenter, mi-2021, un dossier complet, pour pouvoir prendre une décision sur ce sujet épineux.

    Pourtant, en coulisses, les choses avancent, et le gouvernement défend une option très claire. Dans une lettre envoyée au président d’EDF, le 12 septembre, que Le Monde a pu consulter, la ministre de la transition écologique et le ministre de l’économie, Elisabeth Borne et Bruno Le Maire, donnent une feuille de route précise à Jean-Bernard Lévy pour « être en mesure de répondre à l’exécution d’un programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts ». Et le courrier de détailler que la construction de chaque paire sera « espacée de quatre ans et les tranches au sein d’une même paire de dix-huit mois ».

    « Un état des lieux »

    Le courrier précise le calendrier imaginé par le gouvernement pour dessiner ce nouveau départ pour le nucléaire français : d’abord, mi-novembre 2019, « un état des lieux intégrant le retour d’expérience de la construction des premiers EPR ». Face aux difficultés du réacteur de troisième génération en cours de construction à Flamanville (Manche), le gouvernement stipule :

    Puis, dès la mi-décembre 2019, EDF devra fournir au gouvernement « une analyse des capacités de la filière », pour accomplir les nouveaux réacteurs. Ce travail devra être basé « sur une liste de conditions à réunir pour que la filière puisse garantir la tenue d’un tel programme dans les délais et les coûts impartis ». Le document doit être assez détaillé, puisqu’il devra regrouper « l’ensemble des besoins de la filière en contrats, investissements, recrutements, formations ou autres ».

    Enfin, en mars 2020, l’électricien devra communiquer « la liste des plans d’action de la filière lui permettant, pour chacune des compétences ciblées, d’atteindre le niveau requis ». Ils devront, « dans la mesure du possible, atteindre leur plein effet pour la mi-2021 ».
    Pourquoi se lancer dans une vague de constructions de six réacteurs alors que celui de Flamanville n’est toujours pas en mesure d’être connecté au réseau – et ne le sera pas avant 2023 ? La filière nucléaire estime qu’une construction en série est le seul moyen de faire baisser les coûts et de donner de la visibilité aux sous-traitants.

    « Aucune mise en doute »

    Contacté par Le Monde, le ministère de la transition écologique et solidaire déclare que « cette lettre de mission ne présage en rien les décisions qui pourraient être prises après mi-2021 » et assure que le fait de mentionner la construction de six réacteurs EPR est uniquement « une hypothèse de travail » – c’est pourtant la seule mentionnée dans le courrier adressé à M. Lévy. Chez EDF, on rappelle que ce courrier fait suite à une réunion qui s’est tenue à Matignon avant l’été, et que cette lettre « formalise ce qui y a été discuté ».

    Une démarche qui a de quoi indigner les opposants au nucléaire. « Le gouvernement a déjà pris sa décision : appuyer les projets de fuite en avant d’EDF, au mépris de la démocratie et de la majorité des citoyens, opposés à la construction de nouveaux réacteurs », estime Charlotte Mijeon du Réseau Sortir du nucléaire, qui interroge :

    Le courrier n’aborde pas de front la question, pourtant essentielle, du financement de ces nouveaux réacteurs.
    « Ce courrier est inquiétant : il donne le sentiment que des décisions ont déjà été prises », déplore la députée LRM Barbara Pompili, présidente de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, qui se dit « très surprise ».

    « C’est un quasi-engagement à faire trois paires d’EPR, s’étonne un très bon connaisseur du sujet. Cela n’était jamais allé aussi loin. Aucune mise en doute n’existe dans la rédaction. »
    Ce planning prévisionnel tranche avec les discours officiels chez EDF ou au gouvernement. En faisant l’annonce de la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années, en novembre 2018, Emmanuel Macron s’était bien gardé d’annoncer la construction de nouveaux réacteurs. Il avait remis cette décision à plus tard, en fixant une borne à la mi-2021, date à laquelle EDF devra présenter un dossier complet pour convaincre de sa capacité à construire des réacteurs dans les délais et dans le budget impartis.

    Une filière totalement déboussolée

    Cette date avait été choisie opportunément : le réacteur EPR de Flamanville 3 était censé avoir démarré quelques mois auparavant, ce qui aurait permis de s’appuyer sur cette expérience. Mais le scénario ne s’est pas déroulé comme prévu : des défauts sur des soudures situées à des endroits cruciaux ont obligé EDF, sous pression de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), à décaler le démarrage de Flamanville à 2023 et à revoir son coût à 12,4 milliards d’euros – contre 3,5 milliards à l’origine.

    La loi relative à l’énergie et au climat, votée en septembre, a repoussé à 2035 le moment où la France devra avoir un mix électrique composé à 50 % de nucléaire et à 50 % d’énergies renouvelables. D’ici là, l’Hexagone devra avoir fermé quatorze réacteurs nucléaires, et développé fortement l’éolien et le solaire – et l’ASN devra avoir autorisé la prolongation de la durée de vie des réacteurs actuels pour au moins dix ans.

    « Mais atteindre 50 % de nucléaire ne veut pas dire atteindre 0 % », souligne un conseiller ministériel. Autrement dit : pour tenir cet équilibre, il va falloir construire de nouveaux réacteurs, argumentent les dirigeants d’EDF. Le parc actuel a été construit dans les années 1980 et 1990 et ne sera pas éternel. Il fait face au risque de l’« effet falaise » : devoir fermer rapidement un grand nombre de réacteurs qui ne pourront plus être prolongés. Pour faire face à ces arrêts en cascade, la France devrait reprendre la construction de réacteurs dès 2021, selon une étude de la Société française d’énergie nucléaire.
    Un impératif pour une filière totalement déboussolée par les graves difficultés rencontrées sur le chantier de Flamanville ou dans les usines de Framatome, filiale d’EDF qui construit les principaux composants des réacteurs. Le président de l’ASN a déjà mis en garde à plusieurs reprises la filière, en soulignant les risques de la perte d’expérience et de l’affaiblissement des compétences. Cette difficulté est un enjeu majeur pour une filière qui emploie plus de 200 000 personnes et mène une intense campagne de lobbying auprès des pouvoirs publics pour reprendre la construction de réacteurs.

    https://seenthis.net/messages/806291 via colporteur


  • La drôle de fiche envoyée par l’#Université_de_Cergy pour détecter la #radicalisation

    Ce lundi 14 octobre, les profs de l’Université de Cergy-Pontoise ont reçu une « fiche de remontée de signaux faibles » de radicalisation et de terrorisme. Le personnel encadrant dénonce le caractère islamophobe de ce mail.

    « Absentéisme récurrent : aux heures de prière/le vendredi », « port d’une djellaba/port de pantalon dont les jambes s’arrêtent à mi-mollets », « port de la barbe sans moustache », « apparition du port du voile », une drôle de fiche a été envoyée aux professeurs de l’université de Cergy-Pontoise, ce lundi 14 octobre. Son objet : « Appel à vigilance ». Communiqué par la Direction Hygiène, Sécurité et Environnement (DHSE) de la fac, le mail porte sur les menaces terroristes qui peuvent peser sur l’institution. Il est accompagné d’une « fiche de remontée de signaux faibles », en vue de la « détection de personnes susceptibles d’être en cours de radicalisation ».

    https://i.imgur.com/s25iVI6.jpg

    Mais cette fiche qui cible la religion musulmane et aux contours flous a ému plusieurs professeurs. « Selon ce document, un acte terroriste ne peut être que le fait de musulmans ! Ce genre de tableau ne peut que faire plaisir aux racistes et renforcer le racisme anti-musulman. Ça crée une ambiance de délation au travail », commente une professeure jointe par StreetPress. « J’ai honte », écrit sur Twitter Clément Carbonnier, actuellement en recherche à l’université de Sherbrooke et issu de la fac de Cergy. Renaud Epstein, maître de conférences à Sciences Po Saint-Germain (relié à l’université de Cergy), tweete : « La liste des “signaux faibles” qui y figure est sidérante. Si je devais l’utiliser pour une auto-analyse, j’aurais de bonnes chances de gagner un voyage gratuit à Guantanamo ». Il ajoute une sélection de ces signaux, qu’il juge « affligeante ».

    https://i.imgur.com/xbnAxhu.png
    https://twitter.com/Carbonnier_Eco/status/1183750945706008576?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    Une réaction au discours de Macron ?

    Cette fiche liste une soixantaine de critères, dont encore : « arrêt de consommations de boissons alcoolisées », « arrêt de consommations de nourritures à base de porc », « consommations récente de produits halals », etc… À chaque critère, il est possible de répondre par oui et par non. Il faut ensuite la faire remonter, avec le nom de l’élève ou du professeur « signalé », à la DHSE de l’université.

    Embêtée, la DHSE botte en touche. « L’intention de l’université est simplement d’alerter et de se dire : “Faites attention à ce qu’il peut y avoir”, sans pour autant stigmatiser les choses. Pas du tout. »

    Cette initiative, propre à l’université de Cergy, fait écho au discours d’Emmanuel Macron prononcé le 8 octobre, pendant l’hommage aux victimes de l’attaque de la préfecture de police de Paris. Le président Emmanuel Macron a demandé aux Français de « faire bloc » contre « l’hydre islamiste ». Il a également appelé à construire une « société de vigilance » contre la radicalisation, y compris dans le milieu scolaire. Un discours relayé par le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer qui décomptait récemment une dizaine de signalements de personnels de l’Éducation nationale pour l’année scolaire passée.

    Le prof Renaud Epstein pointe cyniquement l’absurdité de la fiche :

    « Et le top du top, la cerise sur le gâteau, cette “fiche de remontée de signaux faibles” se conclut par une entrée : “Signaux inquiétants liés au comportement d’une personne connue” qui comprend cet item, “#Dissimulation des #signaux_faibles” »

    https://i.imgur.com/Z4cYBxY.png
    https://twitter.com/renaud_epstein/status/1183760076122836993?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    En interne, par mail envoyé au personnel encadrant, et sur Twitter, la DHSE s’excuse et explique que « la démarche de l’établissement consistait à apporter une assistance aux personnes qui peuvent être touchées par ces phénomènes et en aucun cas à organiser un système d’alerte. Cependant, l’Université regrette vivement d’avoir pu heurter ou choquer certaines personnes au sein de l’université et à l’extérieur par une formulation inappropriée et source d’incompréhension et leur présente ses excuses. En particulier et en conséquence, le document joint au message est retiré ».

    https://www.streetpress.com/sujet/1571073503-drole-fiche-universite-cergy-detecter-la-radicalisation
    #université #France #fiche #islamophobie #délation

    ping @karine4 @cede

    https://seenthis.net/messages/806308 via CDB_77


  • Mastodon, Diaspora, PeerTube... : des alternatives « libres » face aux géants du Net et à leur monde orwellien
    https://www.bastamag.net/Mastodon-Diaspora-PeerTube-Qwant-framasoft-logiciels-libres-open-street-ma

    En vingt ans, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont investi notre quotidien, colonisé nos imaginaires, mis la main sur nos données personnelles. Peut-on leur échapper ? Pour chacun de ces services, les alternatives aux « Gafam » existent déjà, et rassemblent, pour certaines d’entre elles, plusieurs millions d’utilisateurs. Basta ! vous les présente. Les chiffres sont à manier avec précaution, mais on estime que Google capterait à lui seul plus de 90 % des requêtes sur les moteurs de (...) #Résister

    / #Technologies_libres, Surveillance, fichage, censure : la démocratie en danger ?, #Atteintes_aux_libertés, #Multinationales, #Surveillance_et_biométrie, A la (...)

    #Surveillance,fichage,_censure:la_démocratie_en_danger ?

    https://seenthis.net/messages/805870 via Basta !



  • RSA & artistes-auteurs : pour certains départements, soucieux de faire des économies, de la « lutte contre la pauvreté » à lutte contre les pauvres, il n’y qu’un pas, vite franchi ! - CAAP
    http://caap.asso.fr/spip.php?article745

    En application des articles L.111-4 et L.121-3 du code de l’action sociale et des familles, le conseil départemental adopte un règlement départemental d’aide sociale définissant les règles selon lesquelles sont accordées les prestations d’aide sociale relevant du département dans les conditions définies par la législation et la réglementation sociales.

    Plusieurs Conseils départementaux en France agissent comme s’ils avaient le pouvoir d’imposer unilatéralement des « contrats d’engagements réciproques ».
    Or, légalement, ce contrat doit être « librement débattu ».

    Plusieurs Conseils départementaux en France agissent comme s’ils avaient le pouvoir d’évaluer forfaitairement et arbitrairement les revenus professionnels d’un artiste-auteur pour servir de base au calcul du montant du RSA versé par la CAF.
    Or la prise en compte d’un revenu forfaitaire non perçu pour calculer à la baisse le montant du RSA versé par la CAF est illégale. Le mode de calcul applicable est prévu nationalement par décret

    https://seenthis.net/messages/806190 via Agnès Maillard


  • ZinTV : Les combattantes du Rojava ne se reconnaissent pas dans le film de Caroline Fourest
    https://www.zintv.org/Les-combattantes-du-Rojava-ne-se-reconnaissent-pas-dans-le-film-Soeur-d-arme-

    Malgré l’actualité brûlante au Rojava ces derniers jours, il nous fallait mettre au clair les utilisations médiatiques du Rojava par les médias occidentaux, en particulier avec la sortie de Sœurs d’armes cette semaine.

    Le film de Caroline Fourest et Patrice Franceschi sort aujourd’hui au cinéma. La réalisatrice, dont c’est le premier film, traite par la fiction du génocide des Yézidis commis par Daech en 2014. Il n’est pas difficile de reconnaître que le scénario souligne bien le rôle des femmes dans cette guerre et illustre efficacement la barbarie des djihadistes. Ce sont bien là ses deux seules qualités.

    
Caroline Fourest présente les forces kurdes comme une entité unique, aux contours politiques flous. Peshmergas et combattants du PKK sont présentés comme luttant côte à côte contre les djihadistes. Pourtant, ce sont bien les combattants du YPG et du PKK qui ont ouvert un corridor humanitaire permettant de sauver les Yézidis, alors que les Peshmergas s’enfuyaient face à l’avancée des djihadistes. Fourest, ayant réalisé son film au Kurdistan irakien, a choisi de faire plaisir à ses hôtes, quitte à travestir la réalité historique dans son film. De discrètes allusions, que seuls les fins connaisseurs de la cause kurde peuvent comprendre, viennent nuancer cette grossière tentative de réécriture de l’Histoire. La fiction n’est pas un passe-droit permettant de s’affranchir de la réalité d’un conflit en cours.
 Les scènes de combat, qui font la fierté de la réalisatrice et de son consultant militaire Patrice Franceschi, n’ont absolument aucune crédibilité. Elles sont médiocrement inspirées d’une vision hollywoodienne de la guerre (le budget en moins) à laquelle même un enfant ne pourrait croire. La réalisatrice et son actrice Camélia Jordana, ont répété sur le plateau de Quotidien cette semaine combien elles s’étaient « éclatées » à faire un film de guerre. La guerre n’est pas un divertissement. La montrer sous son vrai visage, même dans une fiction, a toujours une fonction éducative.

    Cette guerre, nous l’avons faite et nous ne nous sommes pas « éclatés ». Les deux héroïnes du film sont des volontaires françaises rejoignant les rangs des kurdes, pourtant Caroline Fourest n’a pas interrogé un seul d’entre nous. La réalisatrice n’est manifestement pas intéressée par la réalité de notre expérience. Ce qui lui tient à cœur c’est de défendre sa propre vision de cette lutte pour lui faire dire ce qui sert son propre combat politique et sa propre vision du féminisme, quitte à gravement caricaturer la cause qu’elle prétend défendre. Pour preuve, des combattantes kurdes sont représentées en train de consommer de l’alcool, ou de flirter avec leurs homologues masculins. La consommation d’alcool ou les rapports intimes sont deux tabous absolus au sein YPG-J.

    L’organisation met un point d’honneur à être irréprochable sur ces points, afin de garantir sa moralité aux yeux des sociétés kurdes et arabes extrêmement conservatrices. Dans son film, Caroline Fourest fait dire à une combattante kurde embrassant un camarade : « On ne s’est pas battu contre les soldats de Daech pour vivre comme eux ». Comme nous venons de l’expliquer, cette tirade n’illustre en rien la mentalité des combattantes kurdes, bien au contraire. En tentant de faire rentrer ces combattantes dans le moule de son féminisme occidental et institutionnel, Caroline Fourest commet une faute grave, qui va compromettre la réputation du YPJ à l’étranger, notamment dans le monde arabe où son film est diffusé.
 Nous appelons d’une façon générale une méfiance face aux représentants autoproclamés du Rojava et garder un esprit critique sur la vision impérialiste que peut avoir l’Occident à l’égard d’une révolution du Moyen-Orient.

    Pour les raisons que nous venons d’énoncer, le CCFR prend clairement position contre ce film, qui ne représente ni les combattantes et combattants français du YPG-J, ni la cause kurde qu’il prétend pourtant défendre, et appelons à ne pas aller le voir.

    #Kurdistan #guerre #Daesh #féminisme #occidentalisme

    https://seenthis.net/messages/806002 via Suske


  • Services publics : « La dématérialisation a accentué la fracture territoriale »
    https://www.banquedesterritoires.fr/services-publics-la-dematerialisation-accentue-la-fracture-terr
    https://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/2019-10/dufrege.jpg

    S’appuyant sur un rapport de la Cour des comptes de mars, les deux députés parviennent à une conclusion moins optimiste du retrait des services publics. La question du numérique est « un enjeu vital », il permet de compenser « l’enclavement » des territoires isolés, de développer le télétravail... Seulement la couverture est loin d’être achevée : 7 millions de Français n’ont « pas accès à la qualité minimale de connexion ». Bien plus, « menée à la hussarde » - avec pour principal souci de faire des économies -, « la dématérialisation a accentué la fracture territoriale ». En 2018, 93% des réclamations adressées aux délégués du Défenseur des droits avaient trait aux difficultés rencontrées dans la relation avec les services publics, contre 84 % en 2017, constatent-ils. Les députés préconisent donc de « remettre les bœufs avant la charrue ». Les administrations doivent par exemple revenir aux fondamentaux : proposer des modalités d’accès multicanal (en ligne, avec possibilité d’accès téléphonique et physique). Le rapport met aussi l’accent sur l’accompagnement des usagers. Une « cartographie » référençant les dispositifs d’accompagnement sur les territoires est en cours d’élaboration, précise-t-il.

    #territoire

    https://seenthis.net/messages/806060 via Agnès Maillard