• Edwy Plenel : « La catastrophe, c’est que tout continue comme avant » - regards.fr
    http://www.regards.fr/la-midinale/article/edwy-plenel-la-catastrophe-c-est-que-tout-continue-comme-avant
    http://www.regards.fr/IMG/png/capture_d_e_cran_2019-03-18_a_12.21.51.png

    Dans « La victoire des vaincus » publié aux Éditions de La Découverte, Edwy Plenel livre son analyse du mouvement des gilets jaunes, de la violence d’Etat contre la violence sociale, parle de la gauche et de l’épuisement de la vie démocratique.


  • Je dois avouer que je suis un peu surpris par l’indécence crasse des éditorialistes venant défendre la légitimité de la théorie du grand remplacement au lendemain du massacre de Christchurch. Non pas le fait qu’il y ait des islamophobes en roue libre dans nos médias (ça, dirais-je, on a l’habitude), mais le fait qu’au lendemain d’un massacre aussi horrible, ils viennent se lâcher aussi ouvertement dans leurs émissions et sur leurs flux Twitter, sans même faire semblant d’attendre ne serait-ce qu’une petite période symbolique de respect pour les victimes. Le fait qu’il ne semble y avoir aucune vague d’indignation vertueuse de l’intérieur du système après un tel niveau de dégueulasserie fait partie, également, de l’aspect insupportable de ces interventions (on se souvient, à l’inverse, des interminables commentaires indignés quand tout le monde n’était pas au garde-à-vous après le massacre de Charlie Hebdo) – l’idée qu’on vienne défendre ouvertement la théorie du « Grand remplacement » au lendemain même d’un massacre que l’assassin justifie lui-même par la théorie du « Grand remplacement », ça n’a pas l’air de provoquer une large indignation médiatique.

    Pour le coup, je suis sidéré par cette attitude aussi ouvertement et immédiatement dégueulasse et irrespectueuse.

    Je vais te dire : j’y vois un marqueur de suprématisme blanc, cette façon de cracher à la gueule des « autres » en affichant sciemment son mépris raciste. Une signe des temps typiquement MAGA. Je veux dire que l’affichage du mépris raciste n’est pas un élément secondaire de leur comportement raciste, mais c’est l’élément central de leur communication. Il ne s’agit pas simplement de dire une saloperie raciste (ce qui se fait déjà très bien depuis longtemps dans notre culture), il s’agit désormais de le faire ostensiblement, avec la « fierté blanche » d’un facho bas du front.

    Dans le racisme ambiant usuel, on passe à la télé 7 jour sur 7 pour balancer les phrases codées du genre : « non mais on a bien le droit de critiquer l’islam ». Dans le suprématisme blanc en voie de banalisation, on passe spécifiquement à la télévision au lendemain du massacre d’une cinquantaine de fidèles dans une mosquée pour commenter l’évènement sous l’angle « ça ne doit pas nous interdire de critiquer l’islam et le grand remplacisme ».

    https://seenthis.net/messages/767879 via Nidal


  • Pourquoi il est urgent de sauver Nasrin Sotoudeh | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/carol-mann/blog/160319/pourquoi-il-est-urgent-de-sauver-nasrin-sotoudeh
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/03/16/2732c72e-46a1-43df-b17f-43ea56cebfeb-cx0-cy39-cw0-w1023-r1-s.jpg

    La condamnation de l’avocate et militante des droits humains iranienne Nasrin Sotoudeh est d’une brutalité sans précédent. A l’heure où l’Iran vient d’être nommé à la commission des droits des femmes à l’ ONU, aux côtés de l’Arabie Saoudite, son destin ne concerne pas uniquement les citoyennes de l’Iran mais l’avenir des femmes du monde entier.


  • Grève de la jeunesse pour le climat : « Si on perd cette bataille, on aura tout perdu » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Greve-de-la-jeunesse-pour-le-climat-Si-on-perd-cette-bataille-on-aura-tout
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7211.jpg?1552496950

    C’est une nouvelle vague qui monte, pour que leur futur ne soit pas hypothéqué : dans toute l’Europe, des écoliers, des collégiens, des lycéens et des étudiants s’engagent pour le climat. Né en Suède, à l’initiative de Greta Thunberg, âgée de 16 ans, le mouvement des grèves du vendredi a pris de l’ampleur en Allemagne et en Belgique. Et arrive en France où des lycéens et des étudiants commencent à se mobiliser et à descendre dans la rue pour l’avenir de la planète et en finir avec « l’inertie folle » des dirigeants. Reportage à Lyon et à Berlin, où se prépare activement la grande journée de mobilisation mondiale des jeunes pour le climat prévue le 15 mars.


  • « Minimiser les impacts catastrophiques d’un accident nucléaire est en passe de devenir un grand classique » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Minimiser-les-impacts-catastrophiques-d-un-accident-nucleaire-est-en-passe
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7212.jpg?1552306374

    Ce nouvel axe de communication, qui affirme qu’il faut « accepter le nucléaire », va de pair avec une nouvelle idée : on peut continuer à vivre dans les territoires contaminés. La Biélorussie, dont une partie importante a été touchée par l’accident de Tchernobyl en 1986, devient un laboratoire grandeur nature pour l’expérimentation de cette nouvelle « idée ». Quel rôle jouent les experts français dans cette normalisation des zones contaminées ?

    Au début des années 1990, la Biélorussie est encore dans une économie de type post-soviétique, où l’État s’engage à prendre en charge totalement les victimes. Des systèmes de compensation sont mis en place, la possibilité pour les enfants malades d’aller en sanatorium, etc. Dans la deuxième moitié de la décennie, les organismes internationaux comme l’AIEA, l’OCDE et la Banque mondiale ont commencé à lancer des ultimatums à la Biélorussie pour qu’il accomplisse sa conversion. Les expertises pilotées par l’AIEA et l’OMS jugent que les règles d’évacuation et de compensation sont trop précautionneuses, économiquement insoutenables, politiquement contre-productives et de fait nuisibles à la possibilité d’opérer une transition vers une économie – néolibérale – de marché. Il faut que les gens soient responsabilisés, et qu’ils n’attendent pas tout de l’État, ce n’est pas « moderne ».
    « C’est une individualisation des risques, chacun doit apprendre à gérer les becquerels »

    C’est à ce moment qu’intervient le programme Ethos, mené par des experts français, issus du CEA et réunis au sein du centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire (CEPN), une association loi 1901 ne comptant que trois membres : CEA, EDF et IRSN. Ces consultants se rendent régulièrement en Biélorussie, proposent une « réhabilitation participative » des territoires « moyennement » contaminés. L’idée, c’est que l’on peut rester dans ces villages si on éduque les gens. Exemples : si on a mangé trop de champignons – chargés en radioactivité – le lundi, on mangera des aliments moins chargés le reste de la semaine. Idem pour le temps passé dehors : si on passe plusieurs heures dans un lieu contaminé – la forêt par exemple –, il faut faire attention, les jours suivants, à passer plus de temps chez soi. C’est une individualisation des risques, chacun doit apprendre à gérer les becquerels.

    Ce sera sans aucun doute une des questions abordées lors de la projection débat au Ciné Mourguet de Sainte Foy-lès-Lyon autour du film "Tchernobyl, le monde d’après" de Marc Petitjean et Yves Lenoir le 25 mars prochain à 20 Heures....
    En présence d’Yves Lenoir et Bertrand Nouvelot de la CRIIRAD


  • BD Martine au Lycée
    https://www.jefklak.org/bd-martine-au-lycee

    Scénario : des lycéen⋅nes et des profs des Ardennes « Lutter, c’est créer », disait l’autre. Quand, sur les terres oubliées des Ardennes, profs et lycéen·nes se réunissent hors des heures de cours pour discuter ensemble de la réforme Blanquer, cela donne une magnifique bande-dessinée illustrée par (...) #Selection #Education_populaire_et_pédagogies_alternatives


  • Aéroports de Paris : Macron veut vendre les bijoux de famille - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/article/aeroports-de-paris-macron-veut-vendre-les-bijoux-de-famille
    http://www.regards.fr/IMG/jpg/befunky-collage-110.jpg

    Cette semaine, la loi PACTE (Pour La Croissance et la Transformation des Entreprises) devrait être adoptée par l’Assemblée nationale, avec au programme la très mystérieuse privatisation d’ADP. Comme toujours avec ce gouvernement, l’acronyme est un concentré savoureux de la novlangue chère à la macronie.


  • Donner à voir les gilets jaunes
    https://visionscarto.net/donner-a-voir-les-gilets-jaunes

    Toute écriture sur le monde social est normative. Elle renferme sa part d’affect et, parfois, d’aspiration à un changement. De même, prendre une photographie et choisir de la diffuser est une démarche éminemment politique, même si certain·es ont la naïveté — ou font semblant — de l’ignorer. Texte et photographies de Brice Le Gall Photographe et doctorant en sociologie au CESSP-CSE de Paris. J’ai mené ce travail sur les gilets jaunes avec un ami, Thibault Cizeau, et ma compagne, Lou Traverse. Nous sommes (...)

    #Billets

    https://seenthis.net/messages/764550 via visionscarto


  • #Gilets_jaunes blessés à Toulouse : pourquoi les #assurances et #mutuelles refusent de #rembourser leurs #frais de #santé - 25/02/2019 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2019/02/25/gilets-jaunes-blesses-a-toulouse-pourquoi-les-assurances-refusent-de-rembo
    #violences_policieres

    « On m’a expliqué que je n’y aurais pas droit car je participais à une manifestation non déclarée », s’étonne encore ce Gilet jaune blessé le 19 janvier. Ce jour-là, alors que ce serveur de 39 ans rentre du travail et rejoint la manifestation nocturne, il explique « avoir été #matraqué, #tabassé au sol puis gazé par les forces de l’ordre’ », place de l’Occitane. Yann a la mâchoire fracturée, onze dents cassées et plusieurs contusions. Un médecin légiste lui prescrit 15 jours d’ITT."

    https://seenthis.net/messages/763265 via ant1


  • Decathlon et le hijab : la France est-elle devenue folle ? | Ilyes Ramdani
    https://www.bondyblog.fr/opinions/decathlon-et-le-hijab-la-france-est-elle-devenue-folle

    Ce mardi 26 février, une polémique nourrie par des responsables politiques de La République en marche et du parti Les Républicains ont amené Decathlon à renoncer à commercialiser un « hijab de running ». Loin d’être anecdotique, cet événement en dit long sur la névrose d’une frange de la société française autour de l’islam et du voile. Source : Bondy Blog

    https://seenthis.net/messages/763461 via Rezo


  • Chômage, vie chère ou pollutions : dix ans après la révolte des Guadeloupéens, l’État n’a pas tenu ses engagements - Basta !
    https://www.bastamag.net/Chomage-vie-chere-ou-pollutions-dix-ans-apres-la-revolte-des-Guadeloupeens
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7199.jpg?1551089412

    En janvier 2009, le LKP, collectif contre la « profitation », déclenchait la plus longue grève générale de l’histoire guadeloupéenne : 44 jours pour exiger la fin de l’héritage colonial, responsable de la vie chère. Sous la pression populaire, l’État et les collectivités signaient, le 26 février 2009, un accord instaurant une hausse de 200 euros des bas salaires. Un protocole comportant 165 points d’accord était paraphé par le préfet et les élus locaux. Accès à l’emploi, lutte contre la vie chère, création d’un prix unique de l’eau, indemnisation des victimes de pesticides… Dix ans plus tard, la plupart de ces engagements n’ont pas été respectés. Retour sur une lutte, et sur ses promesses trahies.


  • Ventes d’armes : comment la France tente de les poursuivre à tout prix - Basta !
    https://www.bastamag.net/Ventes-d-armes-comment-la-France-tente-de-les-poursuivre-a-tout-prix
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7191.jpg?1550756229

    Le 19 février, l’ancien député La République en marche Sébastien Nadot – exclu du groupe en décembre – a déployé en pleine séance à l’Assemblée nationale une banderole « La France tue au Yémen ». Il a vite été rappelé à l’ordre. Le député demande depuis des mois la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les ventes d’armes françaises aux pays qui sont en guerre au Yémen. En vain. La coalition de belligérants au Yémen est emmenée par l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis en font partie. Ce sont deux gros clients des exportations d’armes françaises.


  • « Whiteness studies » : il était une fois les Blancs…

    L’historienne américaine Nell Irvin Painter publie une ambitieuse « Histoire des Blancs », qui montre que l’humanité s’est bien longtemps passée du concept de « races ». Née en Europe au XVIIIe siècle, l’idée de la supériorité des « Caucasiens » jouera un rôle central dans la construction de l’identité américaine.

    « Whiteness studies » : il était une fois les Blancs raconte que l’idée d’écrire une Histoire des Blancs lui est venue en lisant le New York Times, chez elle, à Princeton. Une photo montrait Grozny, la capitale tchétchène, rasée par les Russes. « Une question m’est alors venue : pourquoi appelle-t-on les Blancs américains les "Caucasiens" ? Ça n’a aucun sens. Autour de moi personne n’avait de réponse. Tous me disaient s’être déjà posé la question sans jamais oser demander… Un non-dit. » On est en 2000 et Nell Irvin Painter, historienne afroaméricaine jusqu’alors spécialisée dans l’histoire des Etats-Unis, se lance dans une longue recherche qui s’achèvera dix ans plus tard avec la parution, outre-Atlantique, de son livre The History of White People . Il vient d’être traduit et paraît ces jours-ci en France, aux éditions Max Milo.

    « La plus belle race d’hommes, la géorgienne »

    Sa quête la mène d’abord à Göttingen, en Allemagne, sur les traces du médecin Johann Friedrich Blumenbach (1752-1840), l’inventeur de la notion de « race caucasienne ». Ses caractéristiques : « La couleur blanche, les joues rosées, les cheveux bruns ou blonds, la tête presque sphérique », écrit le savant dans De l’unité du genre humain et de ses variétés . L’homme classe dans cette catégorie « tous les Européens, à l’exception des Lapons et des Finnois », et l’étend aux habitants du Gange et de l’Afrique du Nord. « J’ai donné à cette variété le nom du mont Caucase, parce que c’est dans son voisinage que se trouve la plus belle race d’hommes, la géorgienne », conclut Blumenbach.

    Nell Irvin Painter poursuit ensuite le fil de ses recherches en France, dans les salons de Mme de Stael qui publie en 1810 un livre à succès, De l’Allemagne . L’ouvrage popularise en France la manie qu’ont les savants allemands (ils ne seront bientôt plus les seuls) à classer les Européens entre différentes « races ». Mme de Stael en voit trois : la latine, la germanique et la slave. L’enquête de Painter la porte encore vers l’Angleterre de l’écrivain Thomas Carlyle, dont la théorie de la « race saxonne » traversera l’Atlantique et exerça une grande influence sur le poète et philosophe américain Emerson (1803-1882). Celui-ci, père de la philosophie américaine, abolitionniste convaincu, est aussi l’un de ceux qui a lié pour longtemps la figure de « l’Américain idéal » à celui de l’Anglais, parangon de beauté et de virilité. Son idéologie « anglo-saxoniste » marquera, selon Nell Irvin Painter, la conception de la « blanchité » américaine jusqu’au XXe siècle.

    Car pour le reste, l’histoire que retrace Nell Irvin Painter dans son livre est bien celle des Blancs d’Amérique. « Painter montre la construction endémique, aux Etats-Unis, de la question raciale, analyse l’historienne Sylvie Laurent, qui a coordonné le livre De quelle couleur sont les Blancs ? (La Découverte, 2013). Dès la fondation des Etats-Unis, les Américains se sont construits comme une nation blanche. Sa généalogie de la "race blanche" est un travail passionnant, même s’il n’est pas transposable à la situation française. »

    En France, parler de « Blancs » (plus encore qu’évoquer les « Noirs ») reste très polémique. Notamment parce que parler de « race » (une notion construite de toutes pièces et qui n’a rien de biologique), comme de couleur de peau, pourrait finir par leur donner une réalité qu’elles n’ont pas. Sans doute aussi parce qu’il est difficile pour un groupe majoritaire, les personnes perçues comme blanches, d’accepter qu’elles bénéficient de privilèges sans même s’en rendre compte… Les récents passages de Nell Irvin Painter à la radio ou à la télévision ont suscité des mails outrés d’auditeurs. « C’est touchant, ironise l’historienne américaine, lors d’un passage à Paris. Mais cette crispation face à ces questions passera. » Déjà, des chercheurs, comme Maxime Cervulle à l’université Paris-VIII, revendique la notion émergente de « blanchité » : « Alors que le terme "blancheur" renvoie à une simple propriété chromatique, parler de blanchité, c’est parler de la façon dont le fait de se dire ou d’être perçu comme blanc a été investi d’un rapport de pouvoir : l’idéologie raciste qui continue d’associer la blancheur de la peau à la pureté, la neutralité ou l’universalité. »

    « La question raciale, indissociable de la question sociale »

    Aux Etats-Unis, les whiteness studies se sont développées dès les années 80 et 90. Des départements d’université ou des maisons d’édition y sont consacrés. « Les années Reagan ont accouché de ce nouveau champ d’études, explique l’historien Pap Ndiaye, spécialiste des Etats-Unis et auteur de la Condition noire (Calmann-Lévy, 2008). Reagan s’est fait le porte-parole des Blancs "abandonnés" par le Parti démocrate… Un discours qu’on retrouve aujourd’hui avec Trump. Des historiens ont voulu étudier ce backlash conservateur. » L’historien David Roediger est l’un des premiers à travailler sur l’invention de la « race » blanche. En 1991, il publie The Wages of Whiteness . « Il a montré que la blanchité n’était pas un universel fixe et sans histoire. Et qu’on pouvait donc faire l’histoire des Blancs », note Pap Ndiaye. Roediger, marqué par le marxisme, relit la culture ouvrière au prisme de la « race ». « La question raciale est indissociable de la question sociale, confirme Pap Ndiaye. Les immigrés italiens aux Etats-unis ont été animalisés et victimes d’un racisme incroyable. Ils ne se sont "blanchis" qu’au fil de leur ascension sociale. Quand on est tout en bas de l’échelle, on n’est jamais totalement blanc. Les hiérarchies de races sont aussi des hiérarchies de classes. » Au fil des années, les whiteness studies ont diversifié leur approche s’ouvrant largement à la dimension du genre, et dépassant les frontières américaines pour tenter d’écrire une histoire transnationale des « races ».

    Pourtant, selon l’américaniste Sylvie Laurent, « les recherches sont sans doute aujourd’hui plus stimulantes parmi les working class studies ou les gender studies, que dans les départements de whiteness studies des universités ». « Au fond, dit-elle aussi, les chercheurs des whiteness studies se sont toujours appuyés sur les grands penseurs noirs, ceux qui ont été exclus du groupe des Blancs : le sociologue et militant pour les droits civiques W.E.B. DuBois (1868-1963) ou James Baldwin, qui a été un grand théoricien du "pourquoi les Blancs se pensent blancs". Aujourd’hui encore, ce n’est pas un hasard si cette vaste Histoire des Blancs est écrite par une femme noire, Nell Irvin Painter. »

    « Embrasser une histoire beaucoup plus large »

    Née en 1942, celle-ci a été parmi les premières femmes noires a devenir professeure d’histoire dans les facs américaines - elle a enseigné à Princeton. Elle a consacré un livre à la migration de Noirs vers le Kansas après la guerre de Sécession et a écrit une biographie reconnue de la féministe et abolitionniste Sojourner Truth. « Cette Histoire des Blancs je l’ai écrite en tant qu’historienne, pas en tant qu’afroaméricaine. Je suis noire, c’est un fait, mais "it’s not my job" », prévient-elle. Painter n’est pas issue des départements de whiteness studies et revendique un regard différent de celui de la plupart de ses collègues. « A travers leurs recherches, ils ont retracé leur généalogie : leurs grands-pères étaient juifs d’Europe de l’Est ou italiens… Ils commencent donc leur histoire des Blancs à la fin du XIXe siècle, le moment où leurs aïeux ont débarqué du bateau. Je voulais au contraire embrasser une histoire beaucoup plus large. »

    A tel point que Nell Irvin Painter fait démarrer son livre… dans l’Antiquité. Manière de démontrer à quel point le concept de « race » est récent. « Contrairement à ce que croient des gens très éduqués encore aujourd’hui, les Anciens ne pensaient pas en terme de race », insiste Nell Irvin Painter. Les Grecs distinguaient les hommes en fonction de leur lieu d’origine ou du climat de leur région. Les Romains pensaient en terme de degrés de civilisation. Les Blancs ne sont donc pas les illustres et exclusifs descendants des démocrates grecs. « C’est le XIXe siècle qui a "racialisé" l’Antiquité, précise l’historienne. Des historiens de l’art, comme Johann Joachim Winckelmann notamment, s’en sont servis pour glorifier les Européens blancs, cette fois dans une perspective esthétique : "Nous n’avons pas seulement le génie de gouverner les autres, nous avons également toujours été les plus beaux." Un tableau exposé au Boston Museum représente ainsi des Grecs beaux et blonds, dont même les montures sont blondes ! »

    L’humanité a donc passé le plus clair de son temps à se passer des « races ». « Celles-ci sont nées au XVIIIe siècle dans les travaux de savants qui cataloguaient le monde entier : les plantes, les oiseaux, les rochers, les abeilles… et bientôt les êtres humains, dit encore l’historienne Nell Irvin Painter. Leur visée n’était pas raciste, mais chauviniste plutôt. Ethnocentriste. »

    Il est une autre idée - fausse - qui a pour longtemps suggéré une différence d’essence entre les Blancs et les Noirs, « creusant définitivement un abîme entre eux », écrit Painter. Etre noir, ce serait avoir été esclave ; être blanc, serait donc ne jamais l’avoir été. Or des Blancs, rappelle-t-elle, furent longtemps esclaves ou serfs : les Vikings ont massivement déplacé les peuples européens, et au XIe siècle, au moins un dixième de la population britannique a été réduit en esclavage. « P artout où il y a des gens pauvres, il y a de l’esclavage. Si nous le relions aujourd’hui aux Noirs, c’est parce que la traite africaine a coïncidé avec le moment où ont émergé les théories racialistes. Avant, il n’y avait pas le "langage racial" pour "légitimer" ce phénomène. C’est important de le dire : cela montre que l’esclavage n’est pas un problème racial, c’est un problème de droits humains. »

    « Discours embrouillés et changeants »

    Dernière idée que cette Histoire des Blancs met en charpie : il n’y a jamais eu une « race » blanche bien définie. Construction sociale et imaginaire comme toutes les races, la « blanchité » n’a jamais été stable, mais au contraire le fruit de « discours embrouillés et changeants », explique Nell Irvin Painter. Au XIXe siècle, les Saxons étaient censés être des Blancs supérieurs aux Celtes (ce qui expliquera en partie le racisme des Américains descendants des Anglais envers les Irlandais). « L’histoire des Blancs américains n’a pas de sens si on ne parle pas des vagues successives d’immigration aux Etats-Unis. » Progressivement, les Irlandais, les Italiens, les Juifs d’Europe de l’Est, les Grecs… intégreront et construiront l’identité américaine. C’est ce que Painter appelle les « élargissements » successifs de la figure de « l’Américain ». L’ère Obama, en est la dernière étape. « Qu’on ait la peau noire ou brune, pourvu qu’on soit riche, puissant ou beau, on a désormais accès aux atouts et privilèges de la blanchité », conclut Nell Irvin Painter.

    L’élection de Trump a représenté un point de bascule pour l’identité blanche, estime encore l’historienne : « Avant Trump, les Blancs se considéraient comme des individus. Les "races", les "communautés", c’était les autres : les Noirs, les Mexicains… Mais pendant sa campagne, le slogan "Make America great again" a été clairement entendu comme "Make America white again". Et les Blancs, même ceux qui n’étaient pas des suprémacistes, se sont découverts blancs. »

    Au fil de ses recherches, Painter a trouvé, bien sûr, l’origine du mot « caucasien ». Dans son cabinet d’anthropologue, Johann Friedrich Blumenbach, le savant de Göttingen, conservait des crânes. Il estimait que le plus « parfait » d’entre eux était celui d’une jeune fille géorgienne, une « caucasienne », qui fut violée et mourut d’une maladie vénérienne. Le terme « caucasien », qui devait devenir au fil des siècles le mot de ralliement de « Blancs » qui, dans le monde entier, se sentiront supérieurs, venait en fait d’une petite esclave sexuelle.

    Sonya Faure

    https://www.liberation.fr/debats/2019/02/24/whiteness-studies-il-etait-une-fois-les-blancs_1711379

    https://seenthis.net/messages/763004 via Le Bougnoulosophe


  • Sur jefklak.org : Réforme Blanquer : « Les changements sont gigantesques et violents »
    Entretien avec trois enseignant·es sur la réforme du bac et de l’école publique
    par Céline Moréno
    "Loi sur l’autonomie des universités en 2007, Parcoursup en 2018, réformes des collèges en rafale ces dernières années, réorganisation des écoles primaires en 2008, mutations incessantes des programmes au lycée… L’enseignement public est la pâte à modeler des gouvernements qui se succèdent pour imposer leur vision de la société. Avec Macron, l’étau se resserre. La réforme des lycées et la loi dite « de l’école de confiance » en train d’être votée constituent un changement radical dans la définition de l’éducation publique. D’un côté le statut des enseignant·es se rapproche de celui des militaires, avec interdiction de critiquer l’institution, les drapeaux et les paroles de l’hymne national qui font leur entrée dans les salles de classe, et de l’autre côté, les lycéen·nes désormais trié·es dès la seconde, sans droit à l’erreur. Pendant que les établissements privés bénéficient d’une nouvelle logique de choix d’options à la carte, le métier d’enseignant·e se précarise à une vitesse folle sous prétexte d’austérité, la mise en concurrence des lycées accroît les inégalités territoriales et les conditions matérielles d’apprentissage se dégradent. Bref, la volonté de casser l’école publique, aussi vieille que le libéralisme, est en passe d’aboutir avec Emmanuel Macron et son ministre Blanquer. Les (futur·es) lycéen·nes sont bien entendu concerné·es, mais aussi toute personne qui voit dans l’éducation autre chose qu’une mise au pas de la jeunesse. Jef Klak a rencontré trois profs pour comprendre de quoi il retourne et comment lutter pour une école encore éprise de liberté, d’esprit critique et de justice sociale."

    https://www.jefklak.org/reforme-blanquer-les-changements-sont-gigantesques-et-violents

    https://seenthis.net/messages/762973 via Jef Klak



  • Chauffage, transport, alimentation : comment les grandes entreprises entravent la transition écologique - Basta !
    https://www.bastamag.net/Chauffage-transport-alimentation-comment-les-grandes-entreprises-entravent
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7148.jpg?1550764832

    Pendant que le « grand débat national » met l’accent sur le rôle des individus dans la transition écologique, celui des grandes entreprises est largement laissé de côté. Au même moment, Total est autorisée à forer au large de la Guyane, l’industrie automobile pousse au développement de mégas 4x4, EDF continue de retarder l’essor des renouvelables et la grande distribution s’approvisionne massivement auprès d’exploitations agro-industrielles. Basta ! fait un passage en revue de secteurs où les multinationales françaises, avec l’appui des pouvoirs publics, bloquent ces changements qui deviennent chaque jour plus urgents.


  • Réapproprions-nous les médias ! - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Reapproprions-nous-les-medias
    https://www.acrimed.org/IMG/jpg/illus.jpg

    Acrimed lance avec des associations, des organisations de journalistes, des médias, des syndicats et des organisations politiques une déclaration commune pour se « mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias ». Cette déclaration, à diffuser et à signer largement, est une première étape dans la construction d’une mobilisation et d’initiatives communes pour transformer les médias.


  • 17 universités s’opposent à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers - Basta !
    https://www.bastamag.net/Frais-de-scolarite-des-etudiants-etrangers-17-universites-refusent-la-haus
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7187.jpg?1550573931

    Les universités d’Aix-Marseille, de Caen, Clermont-Auvergne, Grenoble-Alpes, Le Mans, Université de Lorraine, Lyon 2, Nanterre, Nantes, Paris Saclay, Rennes 1 [2], Rennes 2, Rouen, Strasbourg, Toulouse Jean Jaurès, Tours – ainsi que l’École des hautes études en sciences sociale (EHESS) – font bloc contre le coût d’une inscription en licence qui passera de 180 euros par an à 2770 euros, et en master de 243 euros à 3770 euros pour les étudiants non communautaires ! Les doctorants seront également soumis à cette forte augmentation des frais.


  • Une politique migratoire aux allures de « chasse à l’homme » à la frontière franco-italienne - Basta !
    https://www.bastamag.net/Une-politique-migratoire-aux-allures-de-chasse-a-l-homme-a-la-frontiere-fr
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7193.jpg?1550680132

    Ce sont 144 pages qui indignent. Elles décrivent la politique migratoire mise en œuvre par la France à la frontière franco-italienne, de Menton à Chamonix : non respect des droits essentiels des personnes, violations de traités signés par la France, indifférence et mépris pour les mineurs isolés et les réfugiés qui ont besoin de soins, militarisation à outrance de la frontière, harcèlement des personnes solidaires... Telles sont les observations réalisées pendant deux ans par l’Anafé, l’association qui publie ce rapport sans concession.


  • Lorsque soudain s’incarne le concept de “vacataire”… (Vu à l’école)

    La réforme (et la disparition) des services publics passent par la casse des statuts des fonctionnaires. Actuellement, cette réforme s’appelle CAP2022 et est présentée ainsi par le gouvernement :
    “Action Publique 2022 : pour une transformation du service public” (Site Gouvernement.fr)
    https://www.gouvernement.fr/action/action-publique-2022-pour-une-transformation-du-service-public

    Cette réforme a été relancée il y a quelques jours par le gouvernement et prévoit notamment de « faciliter le recours aux contractuels » :
    “Le plan du gouvernement pour rendre la fonction publique plus flexible” (LePoint.fr)
    https://www.lepoint.fr/economie/le-plan-du-gouvernement-pour-rendre-la-fonction-publique-plus-flexible-14-02

    Dans l’Éducation Nationale, le « contractuel » est arrivé il y a quelques années sous le nom de « vacataire ».
    En effet, en raison d’un management souvent pitoyable, d’une crise des recrutements et de la dévalorisation d’un métier ressenti comme de plus en plus difficile, les professeur·es viennent à manquer, notamment en éducation prioritaire.
    “École cherche enseignants désespérément” (La Croix)
    https://www.la-croix.com/Famille/Education/Ecole-cherche-enseignants-desesperement-2016-10-18-1200797185
    “Entre 250 et 400 classes sans instit tous les jours en Seine-Saint-Denis” (LeParisien.fr)
    https://seenthis.net/messages/463194

    Pour pallier ce manque créé par les dysfonctionnement du système lui-même, il y eut l’arrivée des “vacataires” dans les écoles.
    La question fut peu médiatisée mais quelques médias s’étonnèrent malgré tout qu’on puisse devenir enseignant·e au contact des élèves sur un simple entretien, puisque c’est là la procédure très simple et peu sélective pour recruter un vacataire qui le lendemain s’occupera d’enfants dans une classe. Pour un salaire assez avantageux… pour l’État.
    “Devenir prof ? Rien de plus simple (Slate.fr)
    https://seenthis.net/messages/406000

    D’abord très présent·es dans le second degré sur des postes fractionnés ou en zone sensible, l’emploi de vacataires prend peu à peu de l’ampleur gagnant le premier degré et les zones rurales.
    “Cinq contractuels recrutés pour enseigner dans des classes de primaire de la Nièvre” (Le Journal du Centre)
    https://www.lejdc.fr/nevers/education/2018/11/28/cinq-contractuels-recrutes-pour-enseigner-dans-des-classes-de-primaire-de-la-n

    Le nombre de contractuels dans l’Éducation Nationale a ainsi doublé entre 2008 et 2018 et l’on en vient à embaucher « n’importe qui » :
    “Face à la pénurie, l’école parfois contrainte d’embaucher n’importe qui” (Libération)
    https://seenthis.net/messages/732310
    https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH400/1167815-info0148-4be7f.png

    Et puis un jour, le concept du vacataire s’incarne. Concrètement. Brutalement.

    Extrait d’un message envoyé en février 2019 par une équipe enseignante d’une école de REP à sa hiérarchie :

    M <vacataire> remplaçait aujourd’hui Mme <enseignante>, dont il a pris la classe de CM2 […].

    Lorsque je suis descendue à la récréation, j’ai vu arriver 5mn après un premier flot d’élèves de CM2, venus m’interpeler tant ils étaient horrifiés par l’attitude du maître […].
    Le premier fait marquant qui m’a été rapporté, est que le maître a soulevé, pour renverser, le pupitre sur lequel <élève 1> était assis, de sorte à ce qu’il s’est retrouvé par terre, avec le pupitre renversé sur lui.
    Lorsqu’il s’est dégagé, le maître s’est avancé, menaçant, acculant <élève 1> à terre contre le mur, si bien qu’il s’est cogné la tête en reculant face à la menace. Suite à cela, le maître s’est tenu au-dessus de lui, enjambant <élève 1> toujours à terre, en lui demandant : « Alors, tu veux encore jouer ? »…
    M’ont été rapporté également :
    – qu’il aurait violemment empoigné deux élèves par le col,
    – qu’il avait exigé des élèves une posture rigidement rectiligne par rapport au pupitre : pas de jambes sur le côté, « sinon je t’arrache la jambe » (sic) ; aucun bras sous le bureau ni aucun coude appuyé sur le dossier « sinon je t’arrache le bras » (sic), pas le droit de se relaxer le poignet après avoir copié un moment, (menaces violentes sur les élèves les plus calmes, simplement parce qu’ils se tournaient le poignet après 1/4 d’heure de punition collective suite au chuchotement de 2 élèves…).
    Tous les élèves ont fait l’objet de punition collective, la tâche de tous étant de copier en silence, sans s’arrêter ni lever le nez, alors que la plupart étaient exempts de reproches.
    […]
    Par ailleurs, les CM1 qui ont donc eu ce Maître après la récréation m’ont rapporté les mêmes faits : menaces si tenue pas strictement droite, aucun bruit, propos menaçants violents « je t’arrache le bras » […].
    […] je suis montée récupérer les élèves de CM2 dans leur classe, pour les répartir entre les différents autre collègues. J’ai ensuite informé notre collègue remplaçant que : « compte tenu des incidents survenus dans la matinée, je ne pouvais plus lui confier ces élèves ».

    Quatre jours après, cette personne était toujours devant élèves.
    Dans une autre école.

    https://seenthis.net/messages/760491 via Pierre Coutil


  • Accords de libre-échange : l’Europe veut-elle accorder plus de droits aux investisseurs qu’à ses propres citoyens ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/Accords-de-libre-echange-l-Europe-veut-elle-accorder-plus-de-droits-aux
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7168.jpg?1550138857

    Mais que fait l’Union européenne ? D’un côté, la justice européenne estime que les tribunaux privés d’arbitrage, qui permettent à des multinationales d’attaquer des États dont les politiques sociales ou environnementales entraveraient leur rentabilité, sont illégaux au sein de l’espace européen. De l’autre, le Parlement européen vient d’adouber un nouvel accord de libre-échange avec Singapour, champion en matière d’opacité financière. Cet accord ne prévoit rien contre l’évasion fiscale. Les multinationales et les gros investisseurs pourraient aussi s’en emparer pour contester toute politique qui nuirait à leurs intérêts.


  • En Palestine occupée : des potagers suspendus pour s’évader, « car nous ne pouvons aller nulle part ailleurs » - Basta !
    https://www.bastamag.net/En-Palestine-occupee-des-potagers-suspendus-pour-s-evader-car-nous-ne-pouv
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7153.jpg?1548409557

    Dans les territoires palestiniens occupés par l’armée israélienne, près d’une famille sur trois survit en situation d’insécurité alimentaire. A Bethléem, dans un camp de réfugiés surpeuplé, des mères de famille font face en installant de petits potagers sur leurs toits. C’est le cas de Draguitsa Alafandi, qui y cultive depuis quelques années céleris, betteraves, concombres, menthe et tomates. En plus d’accroître l’autonomie alimentaire de sa famille, elle offre à ses enfants un petit lieu pour rêver, s’échapper d’un camp « de fer et en béton ». Reportage, en images.


  • Dans la prison des frontières
    https://visionscarto.net/dans-la-prison-des-frontieres

    Breil sur Roya, Alpes maritimes, fin décembre 2018. Le nombre de personnes exilées passant la frontière franco-italienne a diminué, et le calme est revenu dans la vallée. Depuis l’automne, en raison de la crise sociale française révélée par le mouvement des gilets jaunes, les forces de l’ordre ont été redéployées sur la côte d’Azur. La Noël a pourtant apporté, une nuit, de nouvelles personnes en migrance, qui, dans l’urgence, ont trouvé de l’aide auprès des habitant·es... par Nepthys Zwer chercheuse en (...)

    #Billets

    https://seenthis.net/messages/759684 via visionscarto


  • En Europe, plus une entreprise est grande, plus son taux d’imposition est faible - Basta !
    https://www.bastamag.net/En-Europe-plus-une-entreprise-est-grande-plus-son-taux-d-imposition-est-fa
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7175.jpg?1549536985

    Dans la plupart des pays européens, les multinationales paient nettement moins d’impôts que ne le suggère le taux d’imposition officiel. C’est ce que démontre, chiffres à l’appui, un rapport commissionné par le groupe des Verts au Parlement européen. La palme en la matière revient au Luxembourg où le taux d’imposition théorique est de 29 %, mais où les multinationales ne reversent au fisc en moyenne que 2 % de leurs bénéfices, grâce à des arrangements du type de ceux dénoncés dans le scandale des LuxLeaks. Mais la France est aussi concernée.


  • Bébés sans bras : la lanceuse d’alerte a reçu sa lettre de licenciement - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/bebes-sans-bras-la-lanceuse-d-alerte-a-recu-sa-lettre-de-licenciement-28-
    http://s1.lprs1.fr/images/2018/10/28/7930005_af82dc4e-dabf-11e8-9c7f-4446e830d251-1.jpg

    Dimanche dernier, la ministre de la Santé avait affirmé qu’il était « hors de question d’arrêter la subvention des registres », sans pour autant s’exprimer sur le cas d’Emmanuelle Amar. Santé publique France, un autre co-financeur, a annoncé récemment qu’elle pourrait les prolonger… mais avec une autre équipe, ce qui complique encore la situation. Agnès Buzyn avait par ailleurs déclaré vouloir « relancer une enquête » avec l’Anses et Santé publique France pour avoir des « regards croisés » de médecins et d’experts de l’environnement.

    https://seenthis.net/messages/760210 via Agnès Maillard