• The Long View: #Surveillance, the #Internet, and Government Research - Los Angeles Review of Books
    https://lareviewofbooks.org/article/the-long-view-surveillance-the-internet-and-government-research
    https://lareviewofbooks-org-cgwbfgl6lklqqj3f4t3.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2018/06/surveillancevalley.jpg

    At first blush Yasha Levine’s Surveillance Valley: The Secret Military History of the Internet (2018) seems to fit the bill. A former editor of The eXile, a Moscow-based tabloid newspaper, and investigative reporter for PandoDaily, Levine has made a career out of writing about the dark side of tech. In this book, he traces the intellectual and institutional origins of the internet. He then focuses on the privatization of the network, the creation of Google, and revelations of NSA surveillance. And, in the final part of his book, he turns his attention to Tor and the crypto community.

    He remains unremittingly dark, however, claiming that these technologies were developed from the beginning with surveillance in mind, and that their origins are tangled up with counterinsurgency research in the Third World. This leads him to a damning conclusion: “The Internet was developed as a weapon and remains a weapon today.”

    To be sure, these constitute provocative theses, ones that attempt to confront not only the standard Silicon Valley story, but also established lore among the small group of scholars who study the history of computing. He falls short, however, of backing up his claims with sufficient evidence. Indeed, he flirts with creating a mythology of his own — one that I believe risks marginalizing the most relevant lessons from the history of computing.

    https://seenthis.net/messages/707195 via Kassem


  • Suite au rachat de #GitHub par #Microsoft, une analyse plutôt clairvoyante à propos d’une émission de France Culture dont on parle aussi ici : https://seenthis.net/messages/701820

    Comment les actions menées par la firme de Redmont en direction du monde de l’#open_source vont nous faire basculer dans une autre réalité, celle de l’#open_washing ...

    Que reste-t-il du logiciel libre ? Nous ! - alterlibriste
    http://alterlibriste.free.fr/index.php?post/2018/06/18/Que-reste-t-il-du-logiciel-libre-Nous- !

    Par contre, dans sa grande amabilité, le gars de chez Microsoft a donné la raison pour laquelle ils ont mis autant d’argent sur une structure si peu rentable. Ils ont loupé le tournant de l’informatique mobile, ils reconnaissent que leur OS est trop pourri pour les serveurs au point de préférer utiliser du Linux, ils ont vu arriver les réseaux sociaux sans comprendre ce qui arrivait mais c’est bien là qu’ils ont choisi d’attaquer. Laissant à Facebook et Google tous les aspects vie privée et monétisation des données personnelles pour le marketing, ils misent désormais tout sur les profils professionnels (rachat de LinkedIn) et les compétences de développement grâce au vivier représenté par GitHub. Comme il le dit, l’important ce n’est pas le code mais les interactions entre les développeurs et le fait que la plate-forme est devenue pour eux plus parlante qu’un CV par leurs participations et commits sur différents projets. Ils sont pris au piège s’ils veulent avoir un avenir professionnel dans le milieu. Et que les libristes à la petite semaine s’en aille en fulminant, il n’en a cure, ceux-là ne travaillent de toute façon pas pour des projets bankable.

    https://seenthis.net/messages/706288 via Sombre


  • « Nicki Minaj est la transfiguration du mythe vaudou de Mami Wata »

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/06/29/nicki-minaj-est-la-transfiguration-du-mythe-vaudou-de-mami-wata_5323238_3212

    Pour le sociologue gabonais Joseph Tonda, l’imaginaire des Africains continue d’être colonisé par l’utopie occidentale au moyen des écrans.

    https://img.lemde.fr/2018/06/27/373/0/5565/2779/600/315/60/0/7c7a3f6_14622-orzp7b.9owfm.jpg

    Joseph Tonda : Toutes les situations de colonisation sont des situations de rencontre. Chacun voit l’autre en fonction de son histoire et de sa culture, son écran en quelque sorte. Les Européens, blancs, en venant en Afrique, ont vu des diables, des bêtes. Les Africains noirs, eux, ont vu des fantômes de leurs ancêtres. Cette rencontre a produit ce que j’appelle un éblouissement, une subjugation qui a emprisonné les Africains dans la soumission. Ces éblouissements se transmettent aujourd’hui par les écrans, devenus dispositifs perpétuant la colonisation. Cela ne concerne pas que les Africains. Aujourd’hui, la civilisation de l’écran est mondiale. Tout le monde est exposé à leurs éblouissements. Il faut voir derrière ces écrans un outil idéal de reproduction du capitalisme, un spectre qui colonise l’inconscient de tous et modifie nos comportements.

    Comment sortir de ce schéma ? Les Africains doivent-ils concrétiser leurs propres utopies au lieu de se nourrir de l’Occident ?

    C’est une voie possible. L’Afrique doit sortir de la nuit pour se projeter dans le futur, anticiper. L’anthropologue Roger Bastide disait que ce qui caractérise la civilisation occidentale, c’est que, devant une situation dystopique, elle se projette dans le futur en créant des utopies, alors qu’en Afrique, devant situation semblable, elle s’enfonce dans la nuit, croyant y trouver des réponses. Frantz Fanon avait fait remarquer que dans la transe nocturne, l’Africain trouvait une solution provisoire ou dérisoire lui permettant de résister. Un moyen de résilience devant la dureté de la situation coloniale. Ce qui va permettre de se décoloniser, c’est l’instruction, la réflexion et l’intelligence de nos peuples capables de se regarder en face plutôt que de regarder les écrans.

    https://seenthis.net/messages/706034 via enuncombatdouteux


  • À l’Élysée, ces diners confidentiels où l’on parle des tiques
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/06/04/01016-20180604ARTFIG00240-ce-diner-tres-discret-organise-a-l-elysee-sur-la-
    https://www.lepointveterinaire.fr/images/0f9/a0833a186fd1d8d03558098d2d495/tique.jpg

    Au cours d’un dîner de travail, le président de la République a réuni une vingtaine de personnalités d’horizons variés. Elles ont défendu leur point de vue avant la révision de la loi sur la bioéthique.

    Un dîner discret, qui ne figurait pas dans l’agenda du président, a été organisé le 23 mai à l’Élysée sur le thème de la procréation médicalement assistée (PMA) et de la génomique. Cette soirée, dont la tenue a été révélée par le journal La Croix, s’inscrit dans une série de trois dîners de travail sur la bioéthique en présence d’Emmanuel Macron avant la révision de la loi.

    Autour de la table, une vingtaine de suceurs de sang ...

    Impossible de savoir combien de curés pédophiles Macron a invité en secret pour décidé du corps des femmes.

    https://seenthis.net/messages/699847 via mad meg


  • Des étudiants enfarinent le directeur des Beaux-Arts de Paris

    La façade de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts (Ensba) de Paris.
    La cérémonie ne s’est pas vraiment déroulée comme prévu. Alors que les prix des Amis des Beaux-Arts de Paris devaient être solennellement remis, jeudi 28 juin, à l’occasion du vernissage de l’exposition des diplômés 2017, un étudiant a surgi pour enfariner le directeur de la prestigieuse école, Jean-Marc Bustamante.

    Une de ses comparses s’est alors emparée fermement du micro, pour souhaiter « une très belle retraite » à celui qui avait annoncé, en mai, sa reconduction pour un an. Sous les applaudissements d’une trentaine de ses acolytes, et devant un public ébahi, elle a lu une lettre féroce, qui commençait ainsi : « Vous avez, M. le directeur, bien mérité le pot de départ que nous vous avons concocté avec amour et délicatesse, car vous avez une liste considérable de bienfaits à votre actif. »

    Lire le compte-rendu : Jean-Marc Bustamante nommé à la tête de l’Ecole des beaux-arts

    A suivi une longue liste de reproches, au premier titre desquels « l’absence totale de considération pour les signalements répétés de cas de harcèlement de professeurs envers les étudiant-e-s et le mépris et l’humour caustique qui caractérisent votre attitude envers ces problématiques ». Allusion sans fard aux débats qui ont agité l’école depuis l’automne 2017, dans le sillage du mouvement #metoo.

    Lire l’enquête : L’Ecole des beaux-arts à l’épreuve du harcèlement

    Un petit groupe d’élèves avait alors lancé une pétition, alarmés par les récits d’étudiants qui se disaient victimes de gestes et de propos déplacés, voire de violence morale. « On a recueilli beaucoup de témoignages, un technicien qui menace de nous casser les jambes, un prof qui caresse une cuisse ou s’enferme avec les étudiantes, un autre qui brise volontairement l’œuvre d’une élève ; bref, des choses belles et douces, ironise l’un des initiateurs du mouvement. Et quand on en a fait part à Bustamante, ça l’a fait marrer. Il nous disait : “Mais ça, c’est de la drague”. Alors, comme certains réclament le droit d’importuner, nous, ce soir, on le prend ! »

    « Petit groupe d’énervés manipulés »

    Interrogé juste après les événements dans son bureau encore constellé de farine, Jean-Marc Bustamante s’insurge contre cette prétendue indifférence : « J’ai considéré la situation avec le plus grand sérieux, contrairement à ce qu’affirme ce petit groupe d’énervés manipulés. On a fait notre maximum pour répondre à leurs inquiétudes : on a écrit une charte de bonne conduite à la demande du ministère, on a mis en place une cellule d’écoute. Résultat : pas un seul témoignage. Aucune plainte avérée. Pas une preuve. C’est la parole de l’un contre l’autre. Que faire dans ce cas ? »

    Autre vif reproche évoqué par la lettre ouverte : l’indifférence à l’affaire d’injures racistes dont ont été victimes les personnels de nettoyage, qui a ébranlé l’école au printemps. « On a alerté pendant des mois, zéro réaction de la direction, qui se protégeait en disant que c’était au prestataire de gérer ça », résume Djabril Boukhenaïssi, l’étudiant qui a levé le lièvre. Il dénonce l’impunité du « chef de la sécurité qui a couvert ces faits, connu à l’école pour ses habits militaires et sa croix de fer allemande ». « C’est un personnage haut en couleur, un peu désinvolte, je lui ai souvent dit de ne pas s’habiller comme ça, rétorque Jean-Marc Bustamante. Une procédure est en cours, il est écarté de l’école, en congé maladie. » Ces sujets devraient être à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration. Prévu le 12 juillet, il promet d’être mouvementé.

    L’e.monde oubli de rappeler que ce directeur des beaux arts de Paris est connu pour ses déclarations misogyne sur l’incapacité des femmes à etre artistes. Trop popote manque d’esprit de conquete.

    https://seenthis.net/messages/705385 via mad meg


  • La tragédie des communs | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/tragedie-communs/00085162

    Un petit article de Denis Clerc et Orianne Lassus qui, malgré la candeur de la phrase de conclusion (les auteur·es semblent avoir oublié les dérives mercantiles de l’économie collaborative-solidaire-coopérative), a le mérite de faire connaître les thèses de Garrett Hardin(un biologiste) et la controverse que lui porte Elinor Ostrom, « la seule femme nobélisée en économie à ce jour ». Heureusement, la petite illustration est là pour nous rappeler qu’il ne faut pas confondre coopération et solidarité avec la marchandisation des #communs ...

    Parlez-vous l’éco ? La tragédie des communs
    Denis Clerc et Oriane Lassus
    22/06/2018

    Inutile d’aller chercher chez Racine. Les tragédies qu’il a écrites mettaient en scène des aristocrates ou des puissants plutôt que des gens du peuple, souvent dédaigneusement appelés alors (par la haute société) « le commun ». Les gens quelconques, pauvres et sans culture, dont il ne valait guère la peine de se soucier. Ces hommes « sans qualité » ont effectivement vécu une tragédie. Paysans sans terre, ils survivaient grâce à quelques animaux qui pouvaient brouter l’herbe des « communaux », ces terres seigneuriales mises en jachère une année sur trois.
    Surexploitation

    Bienfait ? Selon Garrett Hardin - un biologiste américain (1915-2003) -, ce libre accès incitait chaque paysan « à augmenter les effectifs de son troupeau de manière illimitée dans un monde qui est limité », en sorte que la pâture profite à ses bêtes plutôt qu’à celles du voisin. Le surpâturage finit par ruiner tout le monde, usagers et propriétaire. D’où les clôtures (enclosures) par la noblesse anglaise entre 1650 et 1800, qui y mit ses moutons à la place de ceux des sans-terre, priés d’aller se vendre à vil prix aux manufactures naissantes.

    Les économistes goûtaient avec délectation l’angélique musique « propriété privée et restriction d’usage = saine gestion » Twitter

    Toute ressource « commune » tend à être surexploitée, car nul n’a le pouvoir d’en limiter l’usage et chacun s’efforce d’en bénéficier le plus possible, concluait Hardin, dont l’article de cinq pages, publié en 1968, est devenu l’un des plus cités... pas par les biologistes, mais par les économistes, qui goûtaient avec délectation l’angélique musique « propriété privée et restriction d’usage = saine gestion ». Quand une ressource est limitée, elle est dilapidée si chacun peut se servir sans limite. On tente de refiler aux autres l’effort à fournir pour la sauvegarder : regardez la pêche en haute mer ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est humain, non ?
    Une régulation spontanée

    Eh bien non ! Elinor Ostrom (1933-2012), la seule femme « nobélisée » en économie à ce jour, a contesté l’analyse d’Hardin, cette vision « d’individus impuissants pris dans un inexorable processus de destruction de leurs propres ressources ». Elle cite nombre de cas où la gestion de ressources limitées s’effectue avec la participation active (et dans l’intérêt) de chacun et contribue à faire accepter par tous des règles rarement transgressées, dès lors que des sanctions sont prévues. Prendre conscience d’un intérêt commun conduit à des comportements sociables et à un effort collectif. Pas contre les intérêts des parties prenantes, mais à leur bénéfice commun. L’économie peut ainsi parfois prendre des aspects sympathiques, lorsqu’elle privilégie la coopération plutôt que la loi du marché.

    https://dl.dropbox.com/s/m4ah14ptnjgqz1w/planchetragediecommuns.png?dl=0

    https://seenthis.net/messages/704675 via Sombre


  • “Ce serait mieux si…” (Séance d’écriture-flash n°6, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Ce serait mieux si… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi)

    – Ce serait mieux si chez moi il y avait deux salons et des animaux de compagnie et une PS4, et aussi une télé.
    – Ce serait mieux si on avait une habitation, une famille, de la nourriture. Ce serait mieux si on vivait sans problèmes.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de problèmes. Et si on n’arrêtait de se disputer. Et si on n’arrêtait de m’embêter et qu’on arrêtait de parler derrière mon dos.
    – Ce serait mieux si on avait une maison au lieu d’un immeuble et aussi si j’avais un frère. Ça changerait un peu : il n’y aurait pas que des filles à la maison. Il y aurait peut-être plus de bêtises et aussi plus de joie. Mon père ne dirait plus : « Allez les gars, c’est l’heure d’aller au lit. »
    – Ce serait mieux si je vivais dans un château avec ma famille, avec une piscine et un jacuzzi.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de pollution, plus de pauvreté ni de faim dans le monde. Ce serait mieux s’il n’y avait plus de racisme.
    – Ce serait mieux si Maître Coutil passait une journée dans notre classe, si on faisait moins de Picot.
    – Ce serait mieux si on allait à Paris voir la Tour Eiffel.
    – Ce serait mieux si je parlais quand on m’interroge parce que quand on m’interroge, je ne parle pas beaucoup.
    – Ce serait mieux si personne ne se disputait et que tout le monde était amies.
    – Ce serait mieux si on pouvait voler dans les airs et aussi voir à travers les murs comme ça la maîtresse pourrait voir ceux qui font des bêtises. À côté, ce serait mieux si notre mère ne mourrait pas et puis aussi si j’avais tout ce que je voulais.
    – Ce serait mieux si dans ce monde il n’y avait plus jamais de problèmes ou de disputes et mieux encore si on s’acceptait : couleurs de peau ou pas, fille ou garçon.
    – Ce serait mieux si on allait tout le temps au cinéma.
    – Ce serait mieux si un jour un monsieur passait. Il serait au téléphone et dirait : « Bon bébé, je te laisse, je dois travailler ». Et là un monsieur viendrait et dirait : « Mais c’est quoi ce menteur ! Arrête de mentir ! »
    – Ce serait mieux si j’avais une grande maison, on aurait plus d’espace et un grand jardin et si avec mes amies on s’était amusées.
    – Ce serait mieux s’il faisait beau, je veux du soleil !
    – Ce serait mieux si l’école ouvrait à 10h, comme ça on pourrait dormir plus longtemps.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2

    https://seenthis.net/messages/703129 via Pierre Coutil




  • Affaire de Nazino — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_Nazino

    L’affaire de Nazino est la déportation massive de 6 000 personnes, dont 4 000 mourront sur l’île de Nazino (en russe : остров Назино) en URSS en 1933. La petite île isolée de Sibérie est située à 800 km au nord de Tomsk. Elle est surnommée en russe « l’île de la mort » (Остров Смерти, Ostrov Smerti) ou encore l’« île des cannibales », les déportés ayant été abandonnés avec seulement de la farine pour nourriture, aucun outil, leurs seuls vêtements qu’ils portaient lors de leur arrestation et sans abris1. Surveillés par des gardes recrutés localement, très rapidement dépassés par les événements, et par des commandants profitant de la situation, les déportés les plus faibles furent rapidement victimes d’actes de cannibalisme pratiqués par des bandes organisées.

    Un rapport sur les événements fut envoyé à Staline par Vassili Arsenievich Velichko et distribué par Lazare Kaganovitch aux membres du Politburo, rapport qui sera archivé à Novossibirsk. Dans celui-ci, il déclare que « 6 114 éléments socialement nuisibles ou sans classe »2 sont arrivés sur l’île fin mai 1933. Une partie de ces déportés étaient de petits délinquants récidivistes, mais l’immense majorité se composait de vagabonds et de paysans dékoulakisés qui avaient fui leurs villages et étaient sans papiers. Arrêtés lors de rafles ordonnées par Staline, ils ont été transportés de Moscou et de Leningrad par train jusqu’à Tomsk et par barges fluviales jusqu’à Nazino. Au moins 27 déportés sont morts lors du transport.

    L’île est située sur l’Ob et mesure 3 kilomètres de long sur 500 mètres de large3. Il n’y avait pas d’abri, il a neigé la première nuit et aucune nourriture ne fut distribuée pendant 4 jours. Le premier jour, 295 personnes ont été enterrées.

    Une commission spéciale fut mise en place en septembre 1933 par le comité régional du parti communiste de la Sibérie occidentale. Leurs rapports seront publiés en 2002 par l’ONG russe Memorial4.

    #cannibalisme #crime_de_masse #déportation #stalinisme #travail_forcé #sans-papiers #goulag

    https://seenthis.net/messages/702686 via mad meg





  • The Marshmallow Test: What Does It Really Measure? - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/family/archive/2018/06/marshmallow-test/561779
    https://cdn.theatlantic.com/assets/media/img/mt/2018/06/GettyImages_668046320/facebook.jpg?1527862044

    the new study finds limited support for the idea that being able to delay gratification leads to better outcomes. Instead, it suggests that the capacity to hold out for a second marshmallow is shaped in large part by a child’s social and economic background—and, in turn, that that background, not the ability to delay gratification, is what’s behind kids’ long-term success.

    #richesse #inégalités #étude_récente

    https://seenthis.net/messages/699196 via Fil


  • La guerre et la structure des clans expliquent un événement biologique singulier : le goulot d’étranglement du Néolithique.
    30 mai 2018

    Tian Chen Zeng, Alan J. Aw, Marcus W. Feldman. Cultural hitchhiking and competition between patrilineal kin groups explain the post-Neolithic Y-chromosome bottleneck.

    L’article dans Nature : Nature Communications, 2018 ; 9 (1)
    DOI : 10.1038/s41467-018-04375-6

    L’article sur le site de l’Université de Standford :
    https://news.stanford.edu/2018/05/30/war-clan-structure-explain-odd-biological-event
    https://news-media.stanford.edu/wp-content/uploads/2018/05/25123027/fighting_2716.jpg
    Le professeur Feldman entouré des deux jeunes étudiants (première année de sociologie) à l’origine de cette idée.

    Il y a environ 7 000 ans, quelque chose de bizarre semble s’être produit chez les hommes : des études récentes suggèrent que leur diversité génétique - en particulier la diversité de leurs chromosomes Y - s’est effondrée au cours des deux millénaires suivants. L’effondrement était si extrême que c’était comme s’il n’y avait qu’un seul homme à accoupler pour 17 femmes.

    Un coupable culturel.

    Il n’est pas sans précédent que la diversité génétique humaine fasse un plongeon de temps en temps, mais le goulot d’étranglement du chromosome Y, qui a été déduit des modèles génétiques chez les humains modernes, était étrange.

    Tout d’abord, il a été observé uniquement chez les hommes - plus précisément, il a été détecté uniquement à travers des gènes sur le chromosome Y, que les pères transmettent à leurs fils.

    Deuxièmement, le goulot d’étranglement est beaucoup plus récent que d’autres événements biologiquement similaires, laissant entendre que ses origines pourraient avoir quelque chose à voir avec l’évolution des structures sociales. Certes, soulignent les chercheurs, les structures sociales étaient en train de changer. Après le début de l’élevage et de l’élevage il y a environ 12000 ans, les sociétés se sont organisées de plus en plus autour de groupes de parenté étendus, dont beaucoup étaient des clans patrilinéaires - un fait culturel aux conséquences biologiques potentiellement importantes. La clé est de savoir comment les membres du clan sont liés les uns aux autres.

    Alors que les femmes peuvent se marier dans un clan, les hommes de ces clans sont tous liés par des ancêtres masculins et ont donc tendance à avoir les mêmes chromosomes Y. Du point de vue de ces chromosomes au moins, c’est presque comme si tout le monde dans un clan avait le même père. Cela ne s’applique qu’à l’intérieur d’un clan, cependant, et il pourrait encore y avoir une variation considérable entre les clans. Pour expliquer pourquoi même la variation inter-clan aurait pu diminuer pendant le goulot d’étranglement, les chercheurs ont émis l’hypothèse que les guerres, si elles éliminaient à plusieurs reprises des clans entiers au fil du temps, effaceraient aussi un bon nombre de lignées mâles et leurs chromosomes Y uniques.

    La preuve apportée par des modèles mathématiques et des simulations informatiques.

    Pour tester leurs idées, les chercheurs se sont tournés vers des modèles mathématiques et des simulations informatiques dans lesquelles les hommes combattaient - et mouraient - pour les ressources dont leurs clans avaient besoin pour survivre. Comme l’équipe le prévoyait, les guerres entre les clans patrilinéaires ont radicalement réduit la diversité des chromosomes Y au fil du temps, tandis que les conflits entre clans non patrilinéaires - groupes où hommes et femmes pouvaient se déplacer entre clans - ne l’ont pas été. Le modèle de Zeng, Aw et Feldman explique également que parmi les lignées mâles qui ont survécu au goulot d’étranglement du chromosome Y, quelques lignées ont subi des expansions spectaculaires, cohérentes avec le modèle du clan patrilinéaire, mais pas d’autres.

    #préhistoire #Néolithique #guerre #organisation sociale #7000BP #Standford
    #Tian_Chen_Zeng #Alan_Aw #Marcus_Feldman

    https://seenthis.net/messages/698269 via La main et l’esprit


  • L’homme qui a utilisé l’art moderne pour torturer des détenus | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/161005/histoire-guerre-espagne-alphonse-laurencic-checas-torture-art-moderne

    Pour bien cerner cette histoire, il faut tout d’abord rappeler le contexte de cette période sombre qui a marqué l’Espagne. En 1936, après le coup d’État de l’armée, deux camps s’affrontent : les nationalistes et les républicains du Front populaire.

    Dans le second, le Service d’information militaire (SIM), un service de contre-espionnage, est créé à l’été 1937 pour débusquer les espions infiltrés ou les ennemis présumés. Parmi ces derniers, des nationalistes, mais aussi des anarchistes et des communistes libertaires anti-staliniens.

    Pour les faire parler, des cellules appelées « checas » sont créées. À l’intérieur de ces gêoles basées principalement dans trois villes –Madrid, Valence et Barcelone– et inspirées par celles de l’Union soviétique (« Tchéka » étant le nom de la police politique combattant les ennemis du bolchevisme), plus de 8.500 personnes ont été tuées.

    Si le SIM n’a pas attendu Laurencic pour construire ces cellules, c’est bien le Français qui a imaginé les plus perverses.
    Armoires diaboliques
    http://www.slate.fr/sites/default/files/Celdas%20psicot%C3%A9cnicas%206..jpg
    À la demande des chefs du SIM, Laurencic a d’abord dessiné des pièces dans lesquelles les détenus étaient placés dans des armoires d’une hauteur variant de 1m40 à 1m60, de cinquante centimètres de largeur et quarante de profondeur. Les hommes y étaient enfermés pendant des heures, évidemment incapables de se tenir droit.

    Dessin des « cellules armoires » | DR

    Ils pouvaient s’asseoir, mais le siège était incliné, de façon à ce qu’ils soient toujours sur la pointe des pieds. L’espace était tellement étroit que le détenu ne pouvait changer de position, de même qu’il lui était impossible de se protéger les pupilles de l’ampoule électrique constamment allumée au niveau de leur visage.

    « Urduena [l’un des bourreaux, ndlr] pensait que le fait de rester cinq à dix minutes dans cette position saurait calmer les plus récalcitrants », expliquait Laurencic lors de son procès.
    http://www.slate.fr/sites/default/files/2%20dibujos%20de%20checas.jpg
    Dessins qui rendent fou

    Laurencic a également utilisé les couleurs pour faire craquer les détenus dans quatre « cellules psychotechniques », en privilégiant des vitraux verts.

    C’est Santiago Garces, le chef du SIM, qui lui a conseillé cette couleur « triste, lugubre, comme un jour de pluie, qui prédispose à la mélancolie et à la tristesse ».

    Carnet de dessins des cellules d’Alphonse Laurencic | DR

    Ces pièces construites dans l’ancien jardin du couvent de Santa Maria Magdalena Madres Agustinas, situé dans la rue Vallmajor de Barcelone, étaient toutes goudronnées –à l’intérieur comme à l’extérieur– et orientées vers le sud, de telle sorte qu’elles étaient quasiment constamment baignées par la lumière du soleil.

    On imagine sans mal la peine que les détenus avaient pour respirer, en raison de la chaleur étouffante et de l’odeur.
    http://www.slate.fr/sites/default/files/Celdas%20psicot%C3%A9cnicas%203..jpg
    Dessin d’une « cellule psychotechnique » | DR

    Autre ignominie, le « lit ». Mesurant 1m50 de long et soixante centimètres de large, il était incliné de vingt degrés, pour éviter que le détenu puisse se reposer : quand ce dernier s’endormait, son corps s’affaissait.

    Il était également impossible de marcher dans la cellule, puisque des briques étaient apposées sur le sol. Pour déstabiliser encore davantage les prisonniers, une horloge était quotidiennement avancée de quatre heures, sans qu’ils ne puissent s’en apercevoir.

    Pour couronner le tout, les murs étaient incurvés et couverts de motifs géométriques –cubes, dés, damiers, spirales, points, cercles, lignes horizontales– de différentes couleurs, ainsi que d’œuvres abstraites et surréalistes inspirées notamment par l’école du Bauhaus et ses figures majeures : Kandinsky, Moholy-Nagy, Itten...

    « Laurencic avait travaillé dans le Berlin de la République de Weimar en tant que musicien et décorateur. Il s’est imprégné de toutes les sources de l’école du Bauhaus, très à la mode dans les années où il y a vécu, entre 1926 et 1933 », explique Susana Frouchtmann, auteure de l’ouvrage qui lui est consacré et qui a découvert par hasard leur « lien de parenté ».

    https://seenthis.net/messages/697553 via mad meg


  • La Bibliothèque Publique de Boston a décidé d’ouvrir au public ses collections de gravures par M.C. Escher, célèbre pour ses perspectives impossibles, en les faisant numériser dans une excellente qualité.

    On peut ainsi zoomer très fortement et observer les traits, les textures et la précision de l’artiste.

    https://www.digitalcommonwealth.org/search?f%5Bcollection_name_ssim%5D%5B%5D=M.+C.+Escher+(1898-197

    http://www.laboiteverte.fr/wp-content/uploads/2018/05/impressions-Escher-01.png
    http://www.laboiteverte.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screenshot_9.png

    ping @mad_meg & @fil

    via http://www.laboiteverte.fr/des-gravures-descher-numerisees-en-haute-resolution

    https://seenthis.net/messages/697258 via b_b






  • https://postapmag.com/wp-content/uploads/2017/06/Madmeg_Patriarche-n2-hey-interview.jpg
    Alors que vient de sortir en librairie le trentième numéro de la mythique revue d’arts graphiques Hey !, Postap Mag a rencontré sa co-fondatrice pour une interview en profondeur sur la pop-culture et la force de l’art.
    https://postapmag.com/horizons/art/hey-revue-interview
    #Hey #Postap_mag @mad_meg #arts_graphiques

    https://seenthis.net/messages/695035 via Vanderling


  • Un premier train rallie Anvers à la Chine en empruntant la route de la soie ferroviaire - Le Soir

    http://www.lesoir.be/156382/article/2018-05-12/un-premier-train-rallie-anvers-la-chine-en-empruntant-la-route-de-la-soie
    http://www.lesoir.be/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2018/05/12/node_156382/20704506/public/2018/05/12/B9715687313Z.1_20180512201107_000+GSDB9E6KF.1-0.png.jpg?itok=wuM5DYLF

    Un premier train est arrivé samedi au port d’Anvers via la route de la soie ferroviaire mise en place pour relier la Chine à la Métropole. « Nous travaillons depuis longtemps à ce projet de liaison directe et c’est donc une étape importante de notre relation commerciale avec la Chine », a déclaré le CFO (directeur financier) du port d’Anvers, Luc Arnouts.

    #chine #route-de_la-soie

    https://seenthis.net/messages/693983 via Reka