• Garlic Lady vs. Draculords : résister aux propriétaires-vampires Entretiens autour des mobilisations de locataires et de la grève des loyers aux États-Unis (2/3)
    Par Lucile Dumont

    Partout dans le monde, la pandémie de Covid-19 agit comme un puissant révélateur des inégalités sociales. Aux États-Unis, elle s’articule notamment à la crise du logement que connaît le pays depuis de nombreuses années : la spéculation immobilière, la gentrification et la flambée des loyers ont conduit à une explosion du nombre de sans-abris. La crise sanitaire et les pertes d’emploi qu’elle a entraînées ont mis de très nombreux⋅ses locataires dans l’impossibilité de payer leur loyer. Face à des mesures insuffisantes de la part des pouvoirs publics, les appels à la grève des loyers se sont multipliés, et les mobilisations autour des questions de logement ont nourri la dynamique existante des syndicats de locataires dans plusieurs grandes villes.

    Entretien avec Corine Ombongo-Golden, locataire d’un appartement dans le Bronx à New York, membre de Right to Counsel et North West Bronx Community and Clergy Coalition (NWBCCC).

    https://www.jefklak.org/garlic-lady-vs-draculords-resister-aux-proprietaires-vampires

    https://seenthis.net/messages/865015 via Jef Klak


  • « L’arme la plus puissante des locataires est de ne pas payer leur loyer. » Entretiens autour des mobilisations de locataires et de la grève des loyers aux États-Unis (1/3)
    Par Lucile Dumont

    Partout dans le monde, la pandémie de Covid-19 agit comme un puissant révélateur des inégalités sociales. Aux États-Unis, elle s’articule notamment à la crise du logement que connaît le pays depuis de nombreuses années : la spéculation immobilière, la gentrification et la flambée des loyers ont conduit à une explosion du nombre de sans-abris. La crise sanitaire et les pertes d’emploi qu’elle a entraînées ont mis de très nombreux⋅ses locataires dans l’impossibilitéde payer leur loyer. Face à des mesures insuffisantes de la part des pouvoirs publics, les appels à la grève des loyers se sont multipliés, et les mobilisations autour des questions de logement ont nourri la dynamique existante des syndicats de locataires dans plusieurs grandes villes.

    Entretien avec Rob Wohl, qui participe à la campagne Stomp Out Slumlords à Washington, et Julian Francis Park, membre du Tenant and Neighborhood Councils à Oakland, dans la baie de San Francisco.

    https://www.jefklak.org/larme-la-plus-puissante-des-locataires-est-de-ne-pas-payer-leur-loyer

    https://seenthis.net/messages/864575 via Jef Klak


  • Que faire de la police ? Les fonctions du maintien de l’ordre social en question

    Par Jef Klak

    Lamine Dieng, Babacar Gueye, Adama Traoré… La liste est longue des personnes racisées tuées par la police en France. Impunité des forces de l’ordre, contrôles au faciès, insultes répétées, omerta au sein des services de police… Les pléthoriques injustices à l’œuvre dans le « maintien de l’ordre » sont avérées par de nombreuses études. Maintenir un ordre social injuste, telle est la doctrine de la police ; et partout l’on supprime des postes (dans la santé, l’éducation, le travail social), pendant que les moyens alloués au ministère de l’Intérieur ne font qu’augmenter. La logique est claire dans l’histoire néolibérale des quarante dernières années : transférer les budgets pour la prévention et l’émancipation dans les secteurs de la répression et de l’enfermement. C’est contre ce choix de société que nombre de citoyen·nes des États-Unis se battent en faveur d’une abolition de la police. Et c’est pour un autre modèle social qu’est né le mouvement « Defund the police » (« Couper les vivres à la police ») à la suite du crime policier qui a tué Georges Floyd en mai 2020. L’allocution du sociologue d’Alex S. Vitale (auteur de The End of Policing, Verso, 2017) traduite ici rappelle ce travail de base des militant·es abolitionnistes pour changer de modèle. Plutôt que budgétiser une police contre la population et d’essayer de rendre sympathique celles et ceux qui sont payé·es pour terroriser, nous devrions refuser la légitimité de leur fonction et rediriger l’argent public dans des missions sociales : le logement, le soin, l’entraide. Jef Klak a décidé d’accompagner ce texte de la traduction d’un tableau réalisé par le groupe Critical Resistance pour détailler les mesures qui ne font qu’élargir les pouvoirs de la police sous couvert de réformes humanistes, au lieu de repenser en profondeur une organisation sociale au service des plus riches et du racisme systémique.

    https://www.jefklak.org/que-faire-de-la-police

    https://seenthis.net/messages/862922 via Jef Klak


  • Devant Moria 2/2 « Je n’ai même pas fait mes valises. »

    Par Clément Aadli, Adrien Chevrier et Amélie Perrot

    Ouvert en 2013 sur l’île de Lesbos en Grèce sur le site d’une ancienne base militaire, le camp de Moria accueille et retient les réfugié·es qui cherchent à rejoindre l’Europe. L’un des cinq centres d’enregistrement et de contrôle situés en mer Egée, il se double d’un centre de détention, témoignant d’une gestion sécuritaire et d’une criminalisation de ces migrations. Coercition, détention arbitraire, expulsions, refoulements massifs et violations des droits fondamentaux sont au rendez-vous. Prévu pour loger 3 000 personnes, on dénombre en janvier 2020 plus de 20 000 personnes vivant à l’intérieur du camp et à ses abords.

    En septembre 2018, Clément Aadli, Adrien Chevrier et Amélie Perrot mettent en place des ateliers de radio hébergés dans un accueil de jour situé en marge du camp. Emportant des enregistreurs avec elles et eux, les participant·es des ateliers racontent, interviewent d’autres habitant·es, captent la vie du camp et inventent leur radio (voir à ce sujet la première partie de cette publication, « Une radio face au camp de réfugié⋅es de Lesbos »). À l’heure où la crise du coronavirus et le défaut de protection sanitaire les vulnérabilisent encore davantage, retour sur le parcours de quatre réfugiés de Moria, partis d’Iran, du Cameroun ou d’Afghanistan. Portraits.

    https://www.jefklak.org/devant-moria-2-2

    https://seenthis.net/messages/854903 via Jef Klak


  • Devant Moria. Une radio face au camp
    Par Clément Aadli, Adrien Chevrier et Amélie Perrot
    Photographies par Ahmad Ebrahimi

    Ouvert en 2013 sur l’île de Lesbos en Grèce sur le site d’une ancienne base militaire, le camp de Moria accueille et retient les réfugié·es qui cherchent à rejoindre l’Europe. L’un des cinq centres d’enregistrement et de contrôle situés en mer Egée, il se double d’un centre de détention, témoignant d’une gestion sécuritaire et d’une criminalisation de ces migrations. Coercition, détention arbitraire, expulsions, refoulements massifs et violations des droits fondamentaux sont au rendez-vous. Prévu pour loger 3 000 personnes, on dénombre en janvier 2020 plus de 20 000 personnes vivant à l’intérieur du camp et à ses abords.

    En septembre 2018, Clément Aadli, Adrien Chevrier et Amélie Perrot mettent en place des ateliers de radio hébergés dans un accueil de jour situé en marge du camp. Emportant des enregistreurs avec elles et eux, les participant·es des ateliers racontent, interviewent d’autres habitant·es, captent la vie du camp et inventent leur radio. Retour en deux parties sur cette expérience radiophonique à l’heure où la crise du coronavirus et le défaut de protection sanitaire vulnérabilisent encore davantage les réfugié·es de Moria.

    https://www.jefklak.org/devant-moria

    https://seenthis.net/messages/853411 via Jef Klak


  • Virus global, misère locale. La pandémie et la rue à Strasbourg
    Par Justine Partout

    « Restez chez vous ! » Deux mois que le mot d’ordre est asséné par les médias à destination des foules prétendument irresponsables. Mais comment faire quand de chez soi, justement, on n’en a pas, ou quand il ne permet pas de mettre en œuvre les gestes barrières les plus élémentaires ? À Strasbourg comme ailleurs, les sans-abri et les habitant⋅es de squats sont rendus encore plus vulnérables par les mesures de confinement, qui les privent d’accès au droit, à l’eau, à l’hygiène la plus élémentaire. Dépassées, incapables de penser des solutions à long terme pour les plus fragiles, les municipalités laissent le virus creuser des inégalités pourtant déjà criantes.

    https://www.jefklak.org/virus-global-misere-locale

    https://seenthis.net/messages/849485 via Jef Klak


  • Milan, guide rouge

    Mode, précarité et biosyndicats

    Par Ferdinand Cazalis

    https://www.jefklak.org/milan-guide-rouge

    Enquêter sur cette petite bourgeoisie déclassée permet d’en apprendre beaucoup sur la forme moderne de l’exploitation, car c’est en passe de devenir la forme majoritaire du travail, dans une universalisation de la précarité. Aujourd’hui, tu passes ta vie dans la précarité, pas seulement ta jeunesse. Ce n’est plus le triste sort de quelques malchanceux, ou de paresseux, c’est au contraire le modèle, la matrice de l’emploi contemporain, expérimenté dans les secteurs les plus immatériels, mais ensuite décliné à l’ensemble de la production. Si l’on n’arrive pas à penser ce problème, on ne peut pas développer une politique et un parcours d’émancipation.

    En effet, on ne peut plus faire démarrer l’analyse sur l’ancienne classe ouvrière, ça ne veut presque plus rien dire. Ma fille par exemple a commencé en travaillant comme réalisatrice de film il y a 20 ans et elle gagnait le double par rapport à maintenant. Il y a eu une énorme dégradation des salaires, et si l’on veut gagner le minimum pour vivre, on doit faire des journées de travail de 14 à 15 heures pour gagner 150 euros. La concurrence permet d’expliquer cela, avec la saturation des candidats dans ce secteur, bien sûr, mais c’est surtout que les gens sont de plus en plus disposés à travailler pour rien. C’est assez incroyable. Ils ne parviennent pas à se regrouper, à se fédérer…

    https://www.jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2020/04/Une_Milan_rouge_SiteJK-1050x492.jpg

    https://seenthis.net/messages/844099 via Jef Klak


  • Covid-19 : Mesures minimales

    https://paris-luttes.info/covid-19-mesures-minimales-13655

    Les conséquences de cette crise sanitaire étant dues aux politiques libérales des 40 dernières années, soyons déterminé·es à nous battre de toutes nos forces pour que rien ne retourne à la normale une fois qu’on en aura fini avec ce virus.

    Affiche à télécharger.

    https://paris-luttes.info/local/cache-vignettes/L435xH614/covid_19_2-5cfc2-resp435.jpg?1584445445

    https://seenthis.net/messages/831411 via Jef Klak


  • Copos de memoria. Souvenirs d’exilé⋅es de la guerre d’Espagne

    Par Émilie Mousset

    Le 8 février 1939, plus de trois cents réfugié⋅es de la guerre civile d’Espagne arrivent dans le petit village de Miramont-de-Comminges. Parties dans l’extrême urgence pour fuir les troupes du général Franco, ces familles, comme tant d’autres, voyaient leur périple prendre fin non loin des Pyrénées. Barrière naturelle traversée à pied en plein hiver et ultime obstacle d’un parcours qui, pour certain⋅es, a duré près de quatre ans. Quatre années d’errance et de dérive dictées par les mouvements du front de la guerre. De 2015 à 2017, lors d’un projet d’installation sonore et plastique, Émilie Mousset et Delphine Lancelle ont recueilli des flocons de mémoire (copos de memoria) la parole des enfants d’alors, survivant⋅es de cet exode sinueux dont on se souvient sous le nom de Retirada.
    Cet article est initialement paru dans le cinquième numéro de la revue papier Jef Klak, « Course à pied », encore disponible en librairie.

    https://www.jefklak.org/copos-de-memoria

    https://seenthis.net/messages/829643 via Jef Klak


  • « Chase those crazy baldheads out of town »
    De 1986 à 2020, histoire et actualité des luttes en Haïti

    Par Kolektif Anakawona
    Traduction par Unai Aranceta et Ferdinand Cazalis

    https://www.jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2020/02/Une_Haiti_SiteJK.jpg

    Le 7 février 1986, après trois ans de luttes populaires, Haïti mettait enfin un terme à la dynastie des Duvaliers. Poussé à l’exil, le tyran Jean-Claude Duvalier laissait le pays avec une dette de 844 millions de dollars envers des institutions internationales. Une histoire sans fin : en 2019, le président Jovenel Moïse et des élites du pays furent accusées d’avoir détourné quelque deux milliards d’aides internationales. Aujourd’hui encore, le peuple prend la rue et multiplie les blocages économiques. Entre catastrophes naturelles, misère institutionnalisée et condescendance de la communauté internationale, une jeune génération de révolté·es s’organise pour reprendre en main son destin politique.

    https://www.jefklak.org/chase-those-crazy-baldheads-out-of-town

    https://seenthis.net/messages/828490 via Jef Klak


  • Pour une grève permanente des loyers
    https://www.jefklak.org/pour-une-greve-permanente-des-loyers

    La baie de San Francisco subit une crise du logement sans précédent. La hausse vertigineuse des loyers et les incendies monstres qui ravagent la Californie ont conduit 29 000 personnes à dormir dans la rue, tandis que presque la moitié des habitant·es envisage de quitter la région en raison du coût (...)

    #Social


  • Il n’y a pas de crise du logement Le syndicat des locataires de Los Angeles en 101 points

    Par Tracy Jeanne Rosenthal
    traduction Unai Aranceta

    1. Tout d’abord, il n’y a pas de crise du logement.

    2. Le logement n’est pas en crise.

    3. Le logement n’a pas besoin de cellule de crise.

    4. Le logement n’a pas besoin d’avocat·es. Le logement n’a pas besoin de camarades ou d’ami·es. Le logement n’a pas besoin de représentant·es. Le logement n’a pas besoin de coordinateur·ices.

    5. Quand on appelle cette crise « crise du logement », cela sert les intérêts de ceux et celles qui conçoivent les logements, les font construire et en tirent profit. Cela ne sert pas les intérêts de celles et ceux qui vivent dedans.

    6. Parler de crise du logement nous encourage à penser par abstractions, par nombres, par « unités » interchangeables, et non à penser aux personnes, ou aux logiques de pouvoir.

    7. Nous ne vivons pas de crise du logement. Nous vivons une crise des droits des locataires.

    https://www.jefklak.org/il-ny-a-pas-de-crise-du-logement

    https://seenthis.net/messages/822835 via Jef Klak



  • « Demande-toi ce que tu peux faire pour t’en sortir. » Le monde du développement personnel. Entretien avec Nicolas Marquis
    Par Romain André

    Les livres de développement personnel se vendent comme des petits pains, particulièrement en ces temps de bonnes résolutions. Depuis leur essor, qu’on les perçoivent comme symptômes d’un malaise culturel ou comme une nouvelle technique de pouvoir, ils suscitent dédains, moqueries et inquiétudes. Pourtant, de nombreux.ses lectrices et lecteurs considèrent que ces écrits leur ont sauvé la vie. Dans Du bien-être au marché du malaise (PUF, 2014), le sociologue Nicolas Marquis a pris le soin de partir de ces expériences de lecture pour réinterroger le monde qui les rend si désirables.

    Cet article est issu du cinquième numéro de la revue papier Jef Klak, « Course à pied », encore disponible en librairie.

    https://www.jefklak.org/demande-toi-ce-que-tu-peux-faire-pour-ten-sortir

    https://seenthis.net/messages/819479 via Jef Klak


  • Sur jefklak.org : Strasbourg, capitale de la clôture.Chronique d’un campement précaire
    Par Justine Partout

    Un peu partout, des gens dans la misère s’installent et vivent dans des campements de fortune. Parfois aussi, ils y meurent. C’est ce qui s’est passé le 25 mai 2019 à Strasbourg, dans le campement du parc des glacis, à proximité de la rue du rempart, où précarité sociale et transformation urbaine se télescopent.

    Cet article est issu du sixième numéro de la revue papier Jef Klak, Pied à terre , disponible en librairie.
    https://www.jefklak.org/strasbourg-capitale-de-la-cloture
    #campement #migrants #Strasbourg

    https://seenthis.net/messages/813252 via Jef Klak


  • Catalogne : les luttes dans la lutte Récit des Marches pour la Liberté – octobre 2019

    Par Berta Camprubí

    Traduit du catalan par Adrià Girona et Ferdinand Cazalis

    Alors que le dictateur Franco vient d’être exhumé en grandes pompes par la monarchie et le gouvernement espagnols, la Catalogne pro-républicaine brûle de rage. Neuf dirigeant·es de partis ou d’associations indépendantistes, accusé·es d’avoir aidé l’organisation d’un référendum en 2017, viennent d’être condamné·es pour sédition envers l’État à des peines allant de 9 à 13 ans ferme. En contrechamp des images de guerilla urbaine et de violences policières qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux et les grands médias, le peuple catalan multiplie les actions symboliques et renforce les liens de solidarité. Le 15 octobre 2019, cinq marches parties de diverses villes du pays ont rassemblé des milliers de personnes appelées à rejoindre l’appel de grève générale trois jours plus tard à Barcelone. L’ambiance et les discours qui animaient ces cortèges permettent de se faire une idée du sens d’une lutte qui en contient mille autres.

    https://www.jefklak.org/catalogne-les-luttes-dans-la-lutte

    https://www.jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2019/10/PhotoJoan-Giralt2.jpg

    https://seenthis.net/messages/808120 via Jef Klak


  • « Nous avons besoin de vivre toute l’année. »

    Entretien croisé sur les luttes contre la touristification
    Par Alexane Brochard et Lucile Dumont

    Des responsables de la planification urbaine aux multipropriétaires, les protagonistes de l’économie touristique traitent les territoires comme des capitaux à faire fructifier. Dans une métropole ou dans un village côtier, l’augmentation des loyers, la réduction du parc locatif à peau de chagrin et les mutations des commerces affectent en premier les habitant·es. Jef Klak a rencontré les membres de trois collectifs de lutte contre la touristification  : Dispac’h en Bretagne, Droit à la (Belle) Ville à Paris et l’Assemblea de Barris per un Turisme Sostenible (ABTS 1) à Barcelone  ; l’occasion de comparer les situations qu’ils combattent, les manières dont ils y répondent et affûtent leurs stratégies.

    https://www.jefklak.org/nous-avons-besoin-de-vivre-toute-lannee

    https://seenthis.net/messages/806508 via Jef Klak


  • Le jour qu’on avait tou⋅tes perdu sauf Zinou

    Par Ferdinand Cazalis et Camille Potte

    https://www.jefklak.org/le-jour-quon-avait-tou%e2%8b%85tes-perdu-sauf-zinou

    Zinou était très organisée, mais ne gagnait pas un rond.
    C’est que, dans ce monde-ci, il n’y avait pas de temps à perdre.

    https://www.jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2019/10/ZINOU2_SiteJK.jpg

    Cette bande dessinée a été imprimée en risographie à 270 exemplaires par Maison Riso en juin 2019. Elle accompagnera les membres de Jef Klak partout où iels se rendront, ainsi que tous les envois aux nouveaux et nouvelles abonné⋅es.

    https://seenthis.net/messages/805567 via Jef Klak


  • « Parler des lois scélérates aujourd’hui, c’est donner des outils politiques pour les contester. »
    Entretien avec Raphaël Kempf
    Par Mathieu Rivat et Thibaut Willems

    Depuis le samedi 14 septembre et la tragi-comique affaire du homard à Nantes, on sait que la fabrication d’un crustacé en papier mâché peut valoir une garde à vue et une tentative d’inculpation pour « association de malfaiteurs ». Néanmoins, pas de quoi jouer les surpris⋅es, tant les lois liberticides s’enchaînent en France à une vitesse croissante depuis une vingtaine d’années.
    Pour comprendre cette dérive, l’avocat Raphaël Kempf nous propose de nous plonger dans le moment historique qui pourrait bien en être la source. Dans Ennemis d’État, paru aux éditions La Fabrique, il analyse comment le vote des lois scélérates en 1893 et 1894 a permis à la République, sous prétexte de lutter contre les anarchistes, d’arrêter des personnes non plus pour des actes commis, mais sur la base de simples soupçons ou d’une dangerosité présumée. Soit exactement la logique juridique qui ne cesse de prévaloir aujourd’hui.En s’appuyant sur les textes d’une brochure de l’époque mêlant le jeune juriste Léon Blum, le journaliste modéré Francis de Pressensé et l’anarchiste Émile Pouget, il nous offre de précieux outils pour mieux analyser et combattre la répression juridique galopante.

    #repression #loisliberticides
    https://www.jefklak.org/parler-des-lois-scelerates-aujourdhui-cest-donner-des-outils-politiques-pou

    https://seenthis.net/messages/802712 via Jef Klak


  • C’est la rentrée de Jef Klak

    L’École de la Grève de Burston
    1914-1939

    Par Anonyme

    La plus longue grève de l’histoire d’Angleterre ne fut pas une grève de mineurs, quoiqu’à ses débuts, en 1914, ses acteurs et actrices principales n’avaient pas encore atteint l’âge de la majorité légale. À Burston, petite bourgade anglaise, suite au renvoi d’un couple de profs par une alliance d’élites locales et de propriétaires terriens à la tête de l’école communale, les enfants et les familles de la classe ouvrière ont initié un boycott qui a duré vingt-cinq ans…

    #greve #ecole #rentree #Burston #Angleterre

    Traduit de l’anglais par Judith Chouraqui et Lucile Dumont
    Texte original : « The Burston Strike School, 1914-1939 », paru sur The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy : Earth Edition.

    https://www.jefklak.org/lecole-de-la-greve-de-burston

    https://www.jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2019/09/Une_Burston_SiteJK-page001-1050x527.png

    https://seenthis.net/messages/800972 via Jef Klak


  • Oyé ! Oyé !
     ????
    « Chez Josette » : un nouveau café-librairie ouvrira le 14 septembre à Charleville-Mézières !
    https://stockagehelloassoprod.blob.core.windows.net/images/photos/collectes/imagechezjosette2-0b7c246cd0364fa58d8feb0eb0b3cf7f_sb900x450_bb0x0x900x450.jpg
    Un lieu de rencontre convivial pour faire avancer l’écologie politique, la lutte contre le sexisme, l’homophobie, le racisme et les injustices sociales.
     ????☕️ ????
    Un lieu ouvert à tou·tes pour inventer et mettre en pratique d’autres manières de vivre, de s’entraider et de créer collectivement.
     ????☕️ ????
    Chaque semaine : débats, projections, petits spectacles & ateliers pour petit·es et grand·es !
     ????☕️ ????
    Soutenez ce beau projet tourné vers l’édition indépendante ici :

    https://www.helloasso.com/associations/ardennes-initiatives-populaires/collectes/soutien-au-cafe-librairie-chez-josette-a-charleville-mezieres

    https://seenthis.net/messages/786808 via Jef Klak


  • Femmes du jazz | Ferdinand Cazalis
    http://cqfd-journal.org/Femmes-du-jazz

    La lecture, en tant qu’homme, de Femmes du jazz – Musicalités, féminités, marginalisations [1] de la sociologue Marie Buscatto vous apprend des choses le milieu du jazz français – aussi. On y apprend surtout sur soi, homme hors du jazz. Sur les barrières qu’on impose sans y penser, les violences qu’on exerce par habitude. Source : CQFD

    https://seenthis.net/messages/786743 via Rezo


  • Sur jefklak.org : « Nous venions de trois générations politiques différentes » Entretien avec Nanni Balestrini et Sergio Bianchi à propos de La Horde d’or, Italie 1968-1977
    Par le collectif de traduction de L’Orda d’oro

    Nanni Balestrini est mort lundi 20 mai dernier, à Rome, à l’âge de 84 ans.

    L’écrivain et poète milanais a largement contribué à la « la grande vague révolutionnaire et créative, politique et existentielle » de l’Italie d’après-guerre. Il avait ainsi participé en 1968 à la création du groupe opéraïste Potere operaio et consacré plusieurs romans au mouvement, dont les formidables Nous voulons tout, Les Invisibles, et L’Éditeur.

    À la fin des années 1980, Balestrini a orchestré, avec Primo Moroni et Sergio Bianchi, la publication de La Horde d’or, qui demeure à ce jour le seul livre qui évoque aussi complètement la foisonnante inventivité sociale, théorique, culturelle et langagière de l’Italie des années 1960-1970. Il aura fallu attendre le printemps 2017 pour découvrir cette histoire en français, grâce à une traduction parue aux éditions de l’Éclat.

    En guise d’hommage à Nanni Balestrini, Jef Klak publie ici un entretien où, en compagnie de Sergio Bianchi, il répond aux questions du collectif de traduction de L’Orda d’oro, initialement publié dans le nº 1 de leur Journal de traduction, en septembre 2008.

    https://www.jefklak.org/nous-venions-de-trois-generations-politiques-differentes

    https://seenthis.net/messages/784395 via Jef Klak


  • « Elle va trop vite, elle est trop musculeuse, elle est poilue. »
    Le sport, une police du genre  ? Entretien avec Anaïs Bohuon, sociohistorienne

    Par Mickaël Correia et Céline Picard

    Depuis quelques semaines, l’athlète sud-africaine Caster Semenya défraye la chronique. La triple championne du monde du 800 mètres conteste une mesure qui oblige les sportives qui ont un taux élevé de testostérone à le faire baisser pour participer aux compétitions. La Fédération internationale d’athlétisme cherche ainsi à tout prix à sauvegarder l’illusion d’une certaine équité, entreprise d’autant plus vaine qu’aux inégalités de conditions de vie et d’entraînement s’ajoute l’infinie diversité des morphologies. Parmi les outils en usage dans le milieu sportif, la catégorisation selon le sexe est à la fois le réceptacle et le relais des pires préjugés de genre.

    Pour Jef Klak, Anaïs Bohuon retrace l’histoire sociale et politique des tests de féminité et des contrôles de genre dans le sport où l’on constate que les cas échappant aux moules médicaux grossiers peuvent devenir des révélateurs de l’arbitraire scientifique, et même des armes de domination géopolitique.

    Cet entretien est issu du cinquième numéro de la revue papier Jef Klak, « Course à pied », encore disponible en librairie.

    https://www.jefklak.org/elle-va-trop-vite-elle-est-trop-musculeuse-elle-est-poilue

    https://seenthis.net/messages/782467 via Jef Klak


  • Sur jefklak.org : Borroka ! Voyage en Pays basque insoumis

    Par le collectif Mauvaise Troupe

    Après Constellations en 2014, puis Contrées et Défendre la ZAD en 2016, le collectif Mauvaise Troupe revient en ce printemps avec un nouvel opus, Borroka !. Rédigé en vue du contre-sommet du G7 qui se tiendra en août 2019 à Biarritz, cet abécédaire arpente comment l’Euskadi – le Pays basque – représente un « monde en interstices d’un peuple qui se bat pour l’indépendance de son territoire ».

    En exclusivité, Jef Klak publie trois extraits de cet abécédaire contestataire autour des pratiques culturelles euskara.

    https://www.jefklak.org/borroka

    https://seenthis.net/messages/780609 via Jef Klak