NRobin

Chargée d’Etudes Nantes / AMD

  • En ce moment, il y a toutes sortes de fous !

    Il y a les russophobes qui œuvrent depuis quelques années déjà pour la destruction de Damas puisqu’ils s’alignent sans poser trop de questions sur les machines de guerres atlantistes dans cette région du monde arabo-msulman malmenée. La diabolisation programmée de Poutine, ces dernières années leur a semble-t-il échappée ! Aux Géopolitiques de Nantes 2016 et 2017, j’asistais à deux débats qui m’avaient passionnée : l’un sur les bienfaits de l’OTAN, l’autre sur la Russie du diable Poutine en présence d’Anne Nivat, avec des intervenants russophobes, alignés sur une pensée unique de type paranoïaque et le tout sans débat contradictoire. Heureusement que le public était là pour équilibrer la donne en fin de séance !

    Il y a les complotistes (les vrais) et ils s’emploient à comploter de tout temps notamment pour renforce leurS stratégieS de guerre (l’Administration américaine pas plus tard qu’hier après un évènement plus que douteux qui arrive au moment où la Russie fait preuve d’excellence en matière de pourparlers et de diplomatie, un évènement déclencheur de guerre évidemment avec pour alibi l’utilisation d’armes chimiques attribuée à Assad, ce « terrible dictateur » qui opprime son peuple !
    Il nous fait vraiment flipper ce « dictateur », ce « régime » comme ils disent ! Celui qui chasse tous les rebelles « modérés », alliés du Saint Occident !

    Ils y a les anti-complotistes va-en-guerre qui luttent pour faire taire les anti-guerres. Nous pouvions compter sur eux pour que le terme « complotisme » soit utilisé au même titre que le terme « antisémite », une arme de destruction massive de tous les débats contradictoires. D’ailleurs, ils peinent à s’exprimer sur nos politiques de guerre ! D’ailleurs, mis à part la France insoumise, il n’y a plus personne !

    Il y a évidemment, les conspirationistes qui voient derriere tous les faits divers un complot organisé par une puissance du mal, ça relève du comique et c’est peut-être un moindre mal !

    Il y a aussi les révisionistes, il y a ceux qui sont taxés de complotistes y compris à tord certains qui font un excellent travail d’investigation (Michel Collon), il y a les antisémites, ils y a ceux qui sont taxés d’antisémites comme la France insoumise parce qu’ils condamnent avec la plus grande fermeté les entreprises de guerre de l’État sioniste, il y a les sionistes, les antisionistes, il y a les populistes, les fascistes (FN relooké), les islamophobes, les islamo-gauchistes, les arabophobe, les fous de Dieu, les « rebelles », les terroristes, les terroristes d’État, les mercenaires, les pro, les anti, et les crétins qui gobent tout ce que les MERDIAS-mensonges leur proposent sur nos écrans-télé ou à la radio, au diable les enseignements du complot de la guerre d’Irak, des guerres d’avant ou celles d’après !

    Mais je découvre aussi les islamophilistes suite à un article de René Naba de 2013.

    De cet article, je retiens le paragraphe 15 :
    La libération et la démocratisation du Monde arabe se fera par les Arabes ou ne se fera pas. En aucun cas à l’ombre des tomahawks atlantistes. En aucun cas avec les binationaux franco arabes dans le rôle de supplétif. Cela vaut pour la Syrie, comme pour l’Arabie saoudite, le principal pourvoyeur du djihadisme erratique sur la planète, le fossoyeur du destin arabe.

    http://www.renenaba.com/les-islamophilistes-tontons-flingueurs-de-la-bureaucratie-francaise
    Les islamophilistes, tontons flingueurs de la bureaucratie française - En point de mire
    Les islamophilistes, tontons flingueurs de la bureaucratie française - En point de mire
    Paris – La bataille de Syrie a constitué un tournant majeur dans la guerre médiatique moderne, par son ampleur, sa...

    Les islamophilistes, tontons flingueurs de la bureaucratie française
    By René Naba , in France Média Syrie on 14 décembre 2013 .

    • Paris – La bataille de Syrie a constitué un tournant majeur dans la guerre médiatique moderne, par son ampleur, sa durée et sa violence, de même que par la démultiplication des outils de communication individuels (blogs, Facebook, twitter). En superposition aux médias traditionnels, cette déclinaison médiatique a entrainé une surexposition de l’information et mis en œuvre de nouveaux intervenants sur la scène médiatique, de nouveaux prescripteurs d’opinion, recyclés via la notoriété du micro blogging en autant d’amplificateurs organiques de la doxa officielle. Les drones tueurs de toute pensée dissidente.

      Des islamophistes faisant office de véritables prédicateurs des temps modernes, rompant avec la traditionnelle retenue des universitaires, à coups d’anathèmes et d’invectives, pour l’intimidation et la criminalisation de leurs contradicteurs. Une évolution amorcée aux Etats-Unis par les néoconservateurs, en 2003, lors de l’invasion américaine de l’Irak et définitivement consacrée par les intellectuels organiques français, lors de la bataille de Syrie, dix ans plus tard.

      La chaine transfrontière qatariote Al Jazira, dans le Monde arabe, s’est particulièrement distinguée dans ce domaine, en raison du rôle aiguillon du Qatar dans les soulèvements arabes et du rôle mobilisateur de ce vecteur dans le conditionnement de l’opinion. http://www.renenaba.com/le-qatar-une-metaphore-de-la-france-en-phase-de-collapsus

      La France, dans le Monde occidentale se détachera aussi du lot en raison de son double statut d’ancienne puissance mandataire, artisan du démembrement de la Syrie, et de parrain de l’opposition off-shore syrienne.

      I- Le dispositif français
      Pour la bataille de Syrie, la « Mère de toutes les batailles » des stratèges français, celle qui devait permettre tout à la fois d’assurer la réélection de Nicolas Sarkozy, de restaurer le prestige terni d’Alain Juppé évincé de son rôle diplomatique en Libye au profit de Bernard Henry Lévy, de compenser le déclassement de la France par la prédation des économies énergétiques arabes (Libye, Syrie, Sud Soudan) et de confirmer enfin les qualités de chef de guerre du nouveau président socialiste François Hollande, le dispositif politico-médiatique français présentait la configuration suivante :

      Trois franco syriens aux avants postes : Bourhane Ghalioune, premier président de l’opposition offshore, sa porte-parole, Basma Kodmani, ainsi que la sœur de cette dernière, Hala, animatrice d’une structure oppositionnelle à Paris, l’association « Sourya Houryia » (Syrie Liberté), fondée en Mai 2011, c’est-à-dire au déclenchement des premiers troubles, un poste qu’elle a cumulé avec ses fonctions journalistiques à Libération. Cet attelage claudicant a d’emblée frappé de suspicions les intentions françaises en ce que le profil de ces trois binationaux a renvoyé au précédent géorgien de Salomé Zoubachvili, binationale franco-géorgienne, ministre des Affaires étrangères de Géorgie après avoir été ambassadeur de France et que cette dualité a pointé sa nature hybride et joué en sa défaveur, posant le problème du bien-fondé d’une décision visant à confier la direction de l’opposition syrienne à des membres de la fonction publique française, c’est-à-dire à des salariés de l’ancien pouvoir colonial.

      Quatre autres français émargeant sur le budget de l’état français ont complété cette force de frappe médiatique : L’universitaire François Burgat, en tandem avec Ignace Leverrier de son vrai nom Wladimir Glasman, bibliothécaire, puis archiviste à l’ambassade de France à Damas dans la décennie 2000 ; Mathieu Guidère, ancien interface du prince Jouhane du Qatar à Saint Cyr et professeur d’Islamologie à Toulouse ; Jean Pierre Filiu, ancien diplomate recyclé dans l’enseignement, blogueur au journal en ligne Rue 89 ; Enfin, dernier et non des moindres, l’universitaire Thomas Pierret dans le site en ligne Médiapart, ancien disciple du politologue Gilles Kepel, rallié à l’islamologie de François Burgat. Soit au total six faux nez de l’administration française. http://www.renenaba.com/lhomme-de-lannee-2011.

      Au sommet de l’édifice, une instance de légitimation codirigée par François Burgat, patron de thèse du pré-doctorant Nabil Ennasri, et par Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS, et éditeur du qatarologue. Un tandem à l’effet de conférer sans doute de la consistance au thésard et de l’oindre de l’onction scientifique de leur magistère moral. Rare cas de fusion intellectuelle entre un auteur et son éditeur, leur osmose éditoriale s’est matérialisée par cette interview qui s’est apparentée par moments à un exercice d’auto célébration auto promotionnelle.

      http://www.iris france.org/informezvous/blog_pascal_boniface_article.php ?numero=229

      II Les islamophilistes, un fonctionnement réticulaire fondé sur un discours diffluent et un argumentaire en forme de palindromes.
      Pour une guerre éclair, qui devait faire « chuter Bachar Al Assad tous les deux mois », le plan de bataille se voulait parfait dans l’esprit de ses promoteurs. Il se révèlera cacophonique et inopérant, voire même contreproductif du fait de la morgue intellectuelle

      A- Un fonctionnement réticulaire ou le syndrome Ahmad Chalabi
      Réédition d’un scénario éculé, le dispositif en vigueur à l’encontre de la Syrie a été identique à celui mis en place à propos de l’Irak, justifiant une fois de plus le constat de Pierre Bourdieu sur « la circulation circulaire de l’information », tant au Qatar, à travers Al Jazira, qu’en France, via le quotidien Libération. Ainsi Ahmad Ibrahim Hilal, responsable de l’information sur la chaîne transfrontière qatariote, a agi depuis les combats de Syrie, il y a trois ans, en couple et en boucle avec son propre frère Anas Al Abda, proche du courant islamiste syrien et membre du CNT, au diapason du tandem parisien formé par Basma Kodmani, premier porte-parole du CNT et sa sœur Hala Kodmani.

      Cette proximité a posé le problème de la conformité déontologique de l’attelage. Amplifié en France au niveau arabophone par Radio Orient, la radio du chef de l’opposition libanaise, Saad Hariri, partie prenante au conflit de Syrie, -du jamais vu dans les annales de la communication internationale-, ce dispositif a frappé de caducité le discours médiatique occidental au même titre que le discours officiel syrien, en ce qu’il a été obéré par « le syndrome Ahmad Chalabi ». Un Syndrome du nom de ce transfuge irakien qui avait alimenté la presse américaine des informations fallacieuses sur l’arsenal irakien, via sa nièce journaliste en poste dans l’une des principautés du golfe, implosant la crédibilité de l’employeur de la journaliste vedette du New York Times, Judith Miller, passée à la postérité comme étant « l’arme de destruction massive de la crédibilité du New York Times dans la guerre d’Irak ». Ce dispositif a créé une fâcheuse confusion de genre entre pouvoir et contrepouvoir. Il explique partiellement le désastre diplomatique de la France en Syrie, révélant la vulnérabilité de la presse française à l’égard du pouvoir.

      Une dizaine de journalistes de premier plan ont démissionné d’ « Al Jazira » en signe de protestation de sa couverture « partiale » des évènements de Libye et surtout de Syrie, emportant avec eux la crédibilité de la chaîne.

      Promue désormais à la fonction de « lanceur d’alerte » de la stratégie occidentale à l‘encontre du Monde arabe, Al Jazira a ainsi sinistré, en l’espace d’un semestre, sa réputation patiemment construite en quinze ans, et sabordé du coup son monopole sur les ondes panarabes. Par « le fait du prince » et de son maître. http://www.renenaba.com/al-jazeera-la-fin-dune-legende

      B – Le discours diffluent des deux « tontons flingueurs » la bureaucratie française : Ignace Leverrier et François Burgat.

      Se voulant les deux gyrophares de la « Révolution syrienne », Ignace Leverrier et François Burgat se révèleront, par leurs abus et leurs bévues, leurs approximations et leurs distorsions, de même que par leurs contorsions intempestives dans le débat public, comme les « tontons flingueurs » de la bureaucratie française. Deux anciens résidents français à Damas, qui ont en commun le fait de n’avoir jamais produit un texte critique sur le pays hôte, durant le séjour du premier comme bibliothécaire dans la décennie 1980, le second, comme directeur de l’IFOP (Institut Français de Damas), dans la décennie 2000. Ils compenseront leur mansuétude ancienne à l’égard de leur ancien pays hôte, en faisant de la Syrie une véritable terre de mission. De ce pays anciennement sous mandat français, leur chasse gardée. Se targuant de leur expertise non pour éclairer l’opinion, mais pour la conditionner, ils se livreront à une véritable police de l’internet pour traquer toute opinion dissidente dans la pure tradition des officiers des affaires indigènes.

      Un tandem affligé d’une pensée diffluente, nullement animé d’un discours performatif créateur de situation, mais d’un discours diffluent en ce que le cheminement de la pensée se fait selon un raisonnement clair incluant affirmation de principes et dénonciations, mais progresse par digression ; Un trouble du cours de la pensée par enchainement selon des associations inusitées ; Une pathologie connue en psychiatrie sous l’expression du « syndrome de la maladie du coq à l’âne ».

      Basique dans leur raisonnement, ils éluderont la complexité du problème par une approche manichéenne, ignorant gravement les enjeux énergétiques de ce conflit transrégional, particulièrement le fait que l’Occident en crise systémique d’endettement se projettera en Libye et en Syrie dans une stratégie de prédation économique en vue de compenser la perte des deux piliers sud de l’Union pour la Méditerranée, l’égyptien Hosni Moubarak et le tunisien Zine El Abidine Ben ALI ; deux pivots d’une structure destinée à sanctuariser Israël et à ostraciser l’Iran par l’acceptation de facto de l’état hébreu au sein d’une organisation groupant conjointement Arabes et Israéliens. Leur animosité à l’égard de leurs contradicteurs s’est constamment exprimée sur un ton inquisitoire et accusatoire. Une véhémence imputable sans doute au fait que la supercherie de l’attelage de l’opposition offshore sur la base de binationaux franco syriens, démasquée, a contrarié prématurément leur plan. Le signataire de ce texte en a pointé sa dangerosité en ce que cette imposture a considérablement affecté le cours de la révolution syrienne.

      La propulsion au poste de porte-parole de l’opposition syrienne de Basma Kodmani, chercheuse à l’IFRI (Institut Français de Relations Internationales), le fortin atlantiste de la pensée stratégique de la diplomatie française, de surcroît ancienne directrice de la branche régionale de la Ford Foundation au Caire, et auditrice assidue au Forum de Bilderberg, la plateforme décisionnelle des cosmocrates de la trilatérale (Etats-Unis, Europe, Japon) a été perçue par des franges de l’opinion arabe comme une volonté de conférer un halo de modernité à une opposition largement dominée par les « Frères Musulmans ». Une caution moderniste à une alliance rétrograde. La controverse dont elle a fait l’objet a témoigné de la vive prévention que sa personne suscitait, en même temps que de l’ampleur du déchirement de la classe politique et intellectuelle arabe à l’égard du drame syrien et des enjeux que sous-tend la conquête de Damas tant au plan de la stratégie régionale qu’au niveau de l’imaginaire collectif arabe.

      Personnage public et médiatique, elle a eu droit à plusieurs portraits dans la presse internationale à sa prise de fonction en tant que porte-parole de l’opposition syrienne. Certains textes ont été élogieux, d’autres plus réservés. Cela a été le cas au Royaume Uni où une critique de l’opposition syrienne off-shore a ainsi été faite dans le très sérieux quotidien britannique « the Guardian » sans susciter la moindre réaction hostile des confrères de l’auteur du papier. Le jeu normal de la démocratie. http://www.theguardian.com/commentisfree/2012/jul/12/syrian-opposition-doing-the-talking

      Mais il en a été différemment en France, où la corporation politico médiatique se déchainera contre l’auteur d’un portrait de celle qui était destinée à faire office d’ « oriflamme de la Liberté guidant le monde obscurantiste arabe ». Texte sévère et antérieur au texte du journal britannique. Pourquoi une telle véhémence ? Sans doute en raison du fait que le défaut de la cuirasse a été pointé et révélé, par contrecoup, l’amateurisme de ses concepteurs. http://www.renenaba.com/la-controverse-a-propos-de-basma-kodmani

      C- François Burgat : La chute d’une idole

      Crédité d’une analyse lucide du phénomène islamiste algérien, dans la décennie 1990, FBurgat, en état de lévitation jubilatoire au déclenchement du « printemps arabe », en 2011, avec la montée en puissance des Frères Musulmans, se vivra comme l’équivalent laïc du très controversé Mufti de l’Otan, Cheikh Youssef Al Qaradawi. Il se laissera fasciner par la posture de l’oracle que des courtisans intéressés l’ont invité avec empressement à camper pour la satisfaction de leurs propres desseins.

      Une posture qui lui sera fatale tant en Tunisie, qu’en Libye, qu’en Syrie, trois pays qui relevaient de son domaine de spécialisation. Jadis islamologue de renom, il se distinguera dans la bataille du « printemps arabe » par quatre faits d’armes peu glorieux : Son attaque oblique contre le site oumma.com, son principal hébergeur, son analyse tortueuse de la Syrie, sa déroute intellectuelle tunisienne et sa carbonisation en Libye.

      L’attaque menée par l’intellectuel français contre le site oumma.com, via un journal algérien, a surpris bon nombre d’observateurs en ce qu’elle a manqué d’élégance. Par sa violence, elle est apparue comme d’une grande perfidie pour quiconque connait les liens d’amitié et l’hospitalité dont l’universitaire a constamment bénéficié dans les colonnes du site. Empruntant le procédé de l’attaque oblique, la marque des personnes à qui fait défaut l’élégance du courage, FBurgat s’est dévoyé et s’est dévoilé, manquant aux règles les plus élémentaires de la courtoisie et de la confraternité, de même qu’aux règles de la loyauté dans le combat politique. Sans doute saisi par la panique qui s’est emparée des cercles atlantistes devant les revers consécutifs de ses protégés de l’opposition syrienne off-shore. Un comportement indigne d’un universitaire supposé être de renom. François Burgat a reproché à Oumma.com ce que précisément il lui est reproché : son alignement inconditionnel et absolu aux thèses islamo atlantistes, sans la moindre tolérance pour une opinion divergente.

      L’attaque de François Burgat http://lequotidienalgerie.org/2013/06/09/oumma-com-un-site-sous-influence
      La réplique d’oumma.com à la « calomnie fielleuse » de FBurgat http://oumma.com/17010/reponse-aux-mensonges-ehontes-de-francois-burgat

      D – La Libye, la Tunisie et la Syrie, points d’orgue de la défragmentation mentale de François Burgat.

      FBurgat soutiendra, contre toute évidence, qu’« Après la chute de Kadhafi, la marche des modérés vers le pouvoir » a été amorcée, développant en cela une thèse identique à celle de Bernard Henry Lévy, le parrain originel de l’opposition off-shore syrienne, alors que les quatre faits majeurs de la Libye post Kadhafi auront été des actes hostiles à leurs libérateurs : Attentats contre deux pays occidentaux alliés de la Libye (l’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi et l’attentat contre l’ambassade de France à Tripoli) ; Enlèvement du premier ministre libyen, ami des occidentaux, et, sur fond de talibanisation du Mali par les organisations caritatives du Qatar du type Ansar Eddine, et de prolifération de l’arsenal libyen du Sahel à la Syrie, la transformation du sud de la Libye en quartier général d’AQMI, la branche Maghreb d’Al Qaida ; Ce qui a contraint la France de lancer l’opération Serval pour stabiliser un pays qui relève de sa chasse gardée et déstabilisé, paradoxalement, par son ami privilégié, le Qatar, alors que les Etats Unis tenteront de donner un coup d’arrêt à la dérive libyenne, en menant un raid aérien pour la capture d’un chef djihadiste, Abou Anas Al Libye, responsable des attentats anti américains de Tanzanie et du Kenya dans la décennie 1990. http://www.atlantico.fr/decryptage/mouammar-kadhafi-libye-islamistes-167316.html

      Son aveuglement lui a valu d’ailleurs dans certains cercles intellectuels le sobriquet de « Burgat-Burka », en signe de dérision à son alignement inconditionnel aux Frères Musulmans. Replié en Jordanie après sa déconfiture intellectuelle, doté néanmoins d’un substantiel pactole de deux millions d’euros, -une subvention du Conseil Européen des Relations Extérieures, en guise sans doute de bonus pour services rendus par ce conférencier de l’Otan à la cause atlantiste-, FBurgat, d’une manière répétitive, tantôt sur son mur de lamentation Facebook, tantôt dans des articles de presse, inonde la planète de ses jérémiades, déversant sa haine sur ces censeurs. Sa mauvaise foi aussi.

      Ainsi sur son Facebook en date 22 juin 2013, le message suivant : François Burgat – Pierre : le débat ici n’est pas sur la Libye mais sur le rôle que joue René Naba, l’ami défenseur de Michel Samaha, le directeur de la com de Bachar Al Assad, depuis le début des printemps arabes. Pour Naba la Libye (de Lokerbie) était mieux que celle d’aujourd’hui. Cela en dit très long sur la réalité de son rôle dans la crise syrienne, objet de mes attentions du moment qui m’a valu la diatribe que Naba a posté contre moi sur son site, et que Palestine Solidarité a eu l’épouvantable mauvais gout de reprendre à son compte ! :-)

      Naba Lockerbie ? et Non Moussa Koussa, l’ancien chef des services de renseignements libyéen, exfiltré par les occidentaux durant l’offensive de l’Otan contre la Libye, en mars 2011, et rallié au Prince Bandar Ben Sultan le chef des services de renseignements saoudiens, le financier de vos amis djihadistes de Syrie ?

      Coutumier de la diversion, François Burgat accuse donc un de ses contradicteurs, le signataire de ce papier, d’être un suppôt des dictateurs arabes Mouammar Kadhafi (Libye) et Bachar Al Assad (Syrie), sans la moindre argumentation, feignant d’oublier que sa cible aura été l’auteur de deux ouvrages critiques sur la Libye bien avant que le guide libyen ne plante sa tente dans le périmètre de l’Elysée, de surcroît le premier journaliste de l’espace francophone à avoir édité un ouvrage dénonçant l’affairisme syro libanais du temps de la primature Rafic Hariri, avec la bienveillance de la France chiraquienne, alors que François Burgat, officiant en tant directeur de l’Institut français de Damas, ne s’est jamais hasardé à la moindre production sur cette scandaleuse situation.

      Ah la belle prudence de la recherche pour la préservation de postes rémunérateurs… Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

      Sur la Libye, des titres sans ambiguïté, qui laissent apparaître FBurgat pour un hâbleur, voire un bonimenteur ou pire un menteur.

      http://www.renenaba.com/kadhafi-le-fossoyeur-de-la-cause-nationale-arabe/http://www.renenaba.com/libye-la-revolution-comme-alibi/http://www.renenaba.com/kadhafi-portrait-total-3/ri.

      Sur l’affairisme triangulaire entre Jacques Chirac-Rafic Hariri et le vice-président Syrien de l’époque Abdel Halim Khaddam, qui a gangréné la vie publique des trois pays France, Syrie et Liban, CF. http://www.renenaba.com/hariri-de-pere-en-fils-hommes-d-affaires-premiers-ministres

      Récidiviste, il brandira, tel un trophée, un texte de son compère Leverrier Glasman paru le 29 octobre 2013 dans Le Monde, qu’il relayera, jubilatoire, à ses ouailles.

      René Naba Pro Assad ? Vraiment ?

      Qui parle et de quoi parle-t-on ? De ce journaliste, chrétien de naissance, menacé de mort par les milices phalangistes, alliées des Syriens à l’époque, pour s’être refusé à un alignement sectaire durant la guerre interconfessionnelle libanaise (1975-1990) ? De ce journaliste libanais en poste à l’AFP Beyrouth qui a subi le siège de l’armée syrienne de la capitale libanaise durant l’épisode de Tell el Zaatar, l’été 1976, de même que les tracasseries de la censure syrienne tout au long de sa carrière durant ses reportages à Damas, quand les tontons flingueurs de la bureaucratie française, -Burgat Leverrier-, bénéficiaient de la protection diplomatique française du fait de leur fonction en Syrie avec les indemnités d’expatriés y afférentes. Quand Basma Kodmani et sa sœur Hala vivaient au crochet de l’état syrien, protégées par l’immunité diplomatique de la fonction de leur père ? Ah le zèle des résistants de la dernière heure.

      Entre les bénéficiaires de la protection diplomatique et les correspondants de guerre sans sas de sécurité, sans filet de secours, sans même gilet pare-balles à l’époque, entre les intellectuels médiatiques et les bi nationaux, il existe une différence d’échelle, ce que semblent ignorer les apprentis censeurs, mais qu’il m’importe de leur préciser : Quand le Liban, l’Algérie, la Syrie, l’Irak, la Libye, sont ravagés par la guerre civile, l’universitaire se borne à conjecturer, à l’abri du besoin, du gite et du couvert. A vérifier dans l’irréalité des chiffres et des lettres, la validité de ses hypothèses, quand les binationaux d’une double culture, pâtissent dans la chair de notre chair, les déchirures de notre pays d’origine. Avec en perspective un nouvel exode. Trente mois de conflits, 120.000 morts, près d’un million de déplacés autant de réfugiés, n’ont pas pour autant affectés le niveau de vie de François Burgat et d’Ignace Leverrier, ni leurs rémunérations, ni celles des bi nationaux franco syriens membres de l’opposition offshore.

      Dans une belle démonstration du fonctionnement réticulaire de son clan, ce message de ILeverrier, relayé par FBurgat sur Facebook sera amplifié par Kodmani Junior sur son site http://souriahouria.com/modalites-et-supports-de-la-communication-du-regime-syrien-par-ignace-. De nouveau sur la page Facebook de FBurgat, visiblement hanté par son contradicteur, au point de laisser ainsi toute latitude à des commentaires d’une grande indigence morale, quand bien même passibles de poursuite pour diffamation.

      Zaineb B-l René Naba grande figure du journaliste mercenaire ou plus exactement du mercenaire journaliste… Hier, à 17:18 ·

      Naba, journaliste mercenaire ? Que dire de François Burgat, le subventionné européen, bénéficiaire, -en sus de son salaire de l’ordre de dix mille euros par mois environ, au titre de Directeur d’Institut expatrié-, d’une subvention de deux millions d’euros du Conseil européen des relations extérieures.

      Avec, en prime, aux frais du contribuable, une prolongation d’activité au-delà de l’âge de la retraite pour vaticiner sur le Monde arabe et musulman des propos du genre « Assad diviser pour survivre » , le titre de son dernier ouvrage « Pas de printemps pour la Syrie », comme si la règle « divide to rule » n’avait pas été poussée à son paroxysme par les colonisateurs européens pour maintenir leur emprise sur la sphère arabo-musulmane. Drôle de raisonnement que d’imputer au pouvoir syrien l’échec de son opposition à le renverser, et non à leurs divisions, nombreuses, et à leur incompétence, criarde.

      Que dire de la sœur de la gérante du site, Basma Kodmani, multicartes émargeant sur une pluralité de budget : Un budget français en tant qu’universitaire française, et, en sa qualité de directrice de l‘ARI (Arab Reform Initiative), une rétribution de fonds mixtes de cette structure financée notamment par les Emirats arabes Unies. Une structure initiée par Harry Siegman, membre du Council of Foreign Relations, activiste influent de la communauté juive progressiste de New York, via son lobby « ME-USA project », le projet américain pour le Moyen-Orient. Au point que les Frères Musulmans de Syrie réclameront son expulsion de la direction de l’opposition pour ses extravagances diplomatiques et financières.

      Que dire de Bourhane Ghalioune, qui quémandait au Qatar, en sus de son salaire d’universitaire français, un million de dollars tous les cinq jours, pour son train de vie de chef de l’opposition et autant pour l’Armée Syrienne Libre ? Soit en 18 mois de présidence près de 108 millions de dollars. Un salaire de PDG d’une multinationale. Vive les révolutions pétro monarchiques. A propos de la demande démission de Basma Kodmani par les Frères Musulmans et du virement par le Qatar d’un million de dollars chaque cinq jours à Bourhane Ghalioune. CF : « La Brigade Al Farouk nous tue », message des combattants de l’intérieur à la hiérarchie de l’opposition sur les exactions de la brigade Al Farouk à Homs http://www.al-akhbar.com/node/63540.

      http://www.al-akhbar.com/sites/default/files/pdfs/20120418/p21_20120418.pdf

      E – Romain Caillet : L’appendice thésarde de François Burgat

      En une belle démonstration du fonctionnement réticulaire du réseau, le message de FBurgat a été en activement relayé et commenté par son appendice thésarde basée à Beyrouth, Romain Caillet, en un langage châtié qui fait honneur à l’Université française et à la perspicacité de son tuteur quant au choix de son disciple.

      ‏@RomainCaillet : L’agent iranien René Naba, sévissant sur http://Oumma.com, et ses contradictions

      RCaillet, boursier de l’Etat français apparait d’ailleurs au vu de sa production comme un des principaux pourvoyeurs du site néo islamiste Islametinfo :

      @Islametinfo René Naba dans le genre paternaliste n’est pas mal non plus : http://www.renenaba.com/l-islam-otage-du-wahhabisme

      Du bel usage des bourses de l’enseignement supérieur et de la rigueur de la recherche académique. Agent iranien René Naba ? Dans le genre paternaliste ? Voyons voir. http://blogs.mediapart.fr/blog/hedy-belhassine/221013/larabie-saoudite-un-royaume-des-tenebres .

      Nullement saisi par le doute surtout lorsqu’il s’agit de campagne de désinformation préludant aux offensives atlantistes contre le Monde arabe comme ce fut le cas en Irak, et la guerre anti soviétique d’Afghanistan, le plus grand détournement du combat arabe de la Palestine vers Kaboul, le quatuor -François Burgat, Ignace Leverrier-Thomas Pierret Romain Caillet- se lancera à l’assaut d’Oumma.com.

      Romain Caillet ‏@RomainCaillet – 8 Nov @Mu_Ha_Mad @SimNasr http://Oumma.com n’est pas un site d’information mais une officine de propagande pro-iranienne et pro-Assad

      Alors rebelote : Oumma.com pro iranien ? Victime d’une « prise de guerre » de René Naba ? Monstruosités proférées François Burgat et naturellement par ses phalanges, Ignace Leverrier sur les colonnes du Monde et Thomas Pierret (Médiapart), de même que Romain Caillet, sans possibilité d’exercer un droit de réponse tant dans le Monde que Médiapart. Voyons voir une fois encore. Oumma.com, le plus important site francophone d’Europe occidentale de sensibilité arabo musulmane, compte près d’un millier de contributeurs de différentes sensibilités, de divers horizons, notamment l’ambassadeur des Etats Unis en France, les politologues Gilles Kepel et Jean Pierre Filiu, le préfet Bruno Guigue, sans compter des théologiens, des humoristes et un capital de plusieurs milliers d’articles.

      Sur ce lot, en dix ans, une cinquantaine d’articles sont attribuables à René Naba, soit cinq par an, pas tous exclusivement consacrés à la Syrie, un nombre significatif au passif colonial non purgé de la France, d’autres à la guerre d’Irak, au Liban à la Palestine, aux pétromonarchies du Golfe et naturellement aux stratégies de communication qui l’autorisent à porter la contradiction à des analyses fantaisistes. Une lecture en contrechamps du discours dominant, le traitement des angles morts de la politique internationale.

      René Naba et Oumma.com pro-iranien ? Ou Bandar Ben Sultan, le chef suprême du djihadisme planétaire, le plus ferme partisan de l’invasion américaine de l’Irak, qui a provoqué, par contrecoup, la destruction des assises sunnites du pouvoir irakien et permis à l’Iran de bénéficier d’un effet d’aubaine ? Ou Al Qaîda, la créature de la dynastie wahhabite, dont le raid meurtrier contre les symboles de l’hyperpuissance américaine, le 11 septembre 2001, a entrainé, par ricochet, la destruction de l’Irak, en compensation de l’Arabie saoudite, chef de file sur le plan spirituel du Monde sunnite ? Ou enfin la corporation de la presse atlantiste dont la propagande de guerre a préparé l’opinion occidentale à l’invasion de l‘Irak et à l’affaiblissement conséquente des Etats Unis, le meilleur allié de l’Arabie et d’Israël dans la zone ?

      Pointer la prééminence de ce journaliste franco libanais dans la définition de la politique éditoriale du site constitue une insulte à l’intelligentzia française, à ses lecteurs et au rôle pilote des fondateurs du site dans le développement d’un débat pluraliste en France et dans la dénonciation de nombreuses turpitudes des dirigeants arabes ou musulmans.

      Sauf à vouloir jeter en pâture à l’opinion les noms de leurs contradicteurs, dans la pure tradition des « corbeaux » qui ont tant ravagé les campagnes françaises, une délation subliminale qui a constitué, sous Vichy, un des plus importants coefficients de remplissage des convois de Drancy.

      Un journaliste sur un site, seul, face à la quasi-totalité des grands médias, les quotidiens parisiens subventionnés, une singularité dans le Monde occidental, tout comme les grands vecteurs audiovisuels, également subventionnés par le contribuable, responsable à lui tout seul de la défaite diplomatique et médiatique française ? Insigne honneur pour une personne dont l’acharnement à son égard témoigne de l’indigence intellectuelle et mentale de ses détracteurs. Décliné sur les divers segments médiatiques, en autant de variations sur le même thème, il a retenti dans ses propos conjugués comme « le discours de vaincus » du quartette islamophiliste, signant par là-même la défaite des branquignoles de la pensée stratégique française.

      Prolixe, Romain Caillet apparaitra rétrospectivement comme le premier thésard émargeant sur le budget public de l’Etat français se commettant d’office à une mission d’insulte publique, sans le moindre rappel à l’ordre de la tutelle, sans être désavoué par son patron de thèse.

      F- « L’islamophilisme ».

      L’erreur est humaine mais sa répétition est diabolique. Un spécialiste qui se trompe lourdement sur l’objet de sa spécialisation cesse d‘être un spécialiste. Cela sera son cas en Libye, comme en Syrie, comme auparavant en Tunisie. En fait François Burgat est atteint d’islampohilisme ; Un vocable utilisé dans les milieux universitaires pour désigner le zèle intempestif, sur fonds d’imprécations et d’approximations, de ces nouveaux prédicateurs de la société informelle, se départissant de leur rigueur académique pour instrumentaliser leur savoir au service de leur commanditaire, dont l’effet retard est de susciter, par contrecoup, une islamophobie. Drôle de comportement pour un universitaire grassement subventionné qui consacre une large fraction de son temps à des attaques ad hominem. Drôle d’exemple pour ses disciples. Ne décolérant pas, il usera de la même rengaine face à ses divers interlocuteurs, sans emporter leur adhésion.

      Le diagnostic de Chérif Ferjani : « François Burgat en porteur de valises des islamistes »

      Au scalpel, un universitaire franco-tunisien Chérif Ferjani (Lyon II) qualifiera François Burgat de « porteur de valises des islamistes », diagnostiquant sa pathologie : « François Burgat est plus fidèle à ses amis d’Ennahda que beaucoup d’islamistes qui ont fini par réaliser les impasses de l’idéologisation de l’islam…C’est l’occultation de ces faits qui permet à François Burgat de maquiller l’échec de ses amis islamistes en réussite.

      Et de décortiquer sa méthode en une démonstration implacable :

      Il (FB) a toujours accusé, dans les mêmes termes que ses amis islamistes, la gauche, les syndicalistes, les féministes et les laïcs qui luttent pour une démocratie respectueuse des droits humains de « connivence avec l’Occident impérialiste et la dictature. Il continue à le faire alors que c’est précisément leur résistance pacifique qui a évité jusqu’ici à la Tunisie de sanctionner le coup d’Etat islamiste par un coup d’Etat militaire ou policier comme en Egypte, soulignera Chérif Ferjani, couvrant de ridicule l’ancienne idole de la jeunesse néo islamiste.

      L’universitaire franco algérien Haoues Seniguer, (Lyon II), tempérera, pointant une forme de « néo-orientalisme non islamophobe » chez François Burgat, dans un ouvrage intitulé « Petit précis d’islamisme » paru aux Editions L’Harmattan en Novembre 2013.

      Cf. annexe documentaire : L’intégralité du texte de Chérif Ferjani sur le jeu trouble de François Burgat en Tunisie. Et sur ce lien, la totalité des analyses des chercheurs de Lyon 2 membres du Gremmo http://www.gremmo.mom.fr Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient.

      Pour aller plus loin sur les dérives des spécialistes autoproclamés du Monde arabe particulièrement de la Tunisie : http://www.renenaba.com/les-thuriferaires-libanais-de-la-dictature-ben-ali-sur-le-grill-tunisien/http://www.renenaba.com/les-thuriferaires-libanais-de-la-dictature-ben-ali-sur-le-grill-tunisien

      G) – Ignace Leverrier, un stakhanoviste de l’intoxication tenant un discours de vaincu.

      Caméléon, Ignace Leverrier, animateur du blog « un œil sur la Syrie » au sein du journal Le Monde, se nomme Wladimir Glasman dans « Médiapart ». Pétitionnaire compulsif, il entrainera son clan dans l’aventure, sa sainte trinité dans cette entreprise, sa firme dans cette pantalonnade : Le père Wladimir, son fils Frantz Glasman, stagiaire arabophone au ministère de la défense, et le Saint Esprit Viviane, médecin. Plus clairement dit, le chef du clan, avec le Quai d‘Orsay pour corps de rattachement, et son rejeton, le ministère de la défense pour port d’attache, se trouveront ainsi en état de transfusion avec les deux ministères régaliens les plus engagés dans la bataille de Syrie.

      Joueur de bonneteau, Ignace Leverrier, -de son vrai nom Wladimir Glasman, alias « Al Kazzaz », son sobriquet en arabe du temps où il exerçait ses fonctions de bibliothécaire à Damas-, n’abuse personne sauf sans doute lui-même sur ses capacités de dissimulation et de suggestion. Cet appel paru dans Médiapart porte, en effet, la signature du clan : Wladimir Glasman (2eme ligne), Thomas Pierret (15eme ligne), François Burgat (22me ligne), Romain Caillet (24eme ligne), Viviane Glasman (35eme ligne), Hala Kodmani (40eme ligne) et Frantz Glasman (60eme ligne). http://blogs.mediapart.fr/blog/thomas-pierret/230813/syrie-qui-ne-dit-mot-consent

      Mauvaise foi ou ignorance, Ignace Leverrier, en poste pendant près de dix ans en Syrie aura tout faux sur la Syrie. Ainsi à propos des armes chimiques, il estimera, le 10 septembre 2013 sur RFI, alors que le reflux occidental s’amorçait que « Damas va reporter indéfiniment la réponse sur les armes chimiques », sans se douter que la Syrie aura achevé leur démantèlement sous contrôle international moins d’un mois plus tard. http://www.rfi.fr/zoom/20130910-ignace-leverrier. Dans une opération de diversion, il ne pipera mot des otages occidentaux en Syrie, le père Paolo Dall’Oglio, un prêtre jésuite italien kidnappé par un groupe islamiste, une version locale Al Qaida, alors qu’il se proposait de négocier avec des dirigeants de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL) la libération de personnes kidnappées, de même que le sort de quatre journalistes français retenus en otages en Syrie depuis juin 2013 sans doute également par la branche syrienne d’Al Qaida, Didier François (Europe 1), Edouard Elias free-lance, Deux journalistes français, Nicolas Hénin, reporter, et Pierre Torrès, photographe.

      Pas un mot également sur les méfaits au Mali d’Ansar Eddine, l’organisation humanitariste du Qatar, ni sur la duplicité du Qatar, le principal financier de l’opposition off-shore, ni sur la schizothymie de la France, son principal parrain occidental, combattant les néo islamistes au Mali et soutenant les djihadistes en Syrie. Pas un mot non plus sur le ressentiment syrien a l’égard de l’équarrissage de leur pays, au mépris des promesses formelles et écrites d’Aristide Briand, le ministre des affaires étrangères de l’époque, au négociateur français Georges Picot, ni de la reconstitution de la nouvelle alliance entre la France et la Turquie, les artisans du démembrement de la Syrie.

      Cf. annexe documentaire 2 « Document Paris 2 novembre 1915 (Archives du ministère des affaires étrangères) Instructions d’Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères (1862-1932) à Georges Picot, consul de France à Beyrouth.

      L’homme boycottera ostensiblement l’un des rares chefs de l’opposition démocratique syrienne, non asservi au pouvoir de l’argent, ni à la tutelle atlantiste et pétro monarchique, Haytham Mannah, au prétexte que ce vétéran de la lutte pour les droits de l’homme n’a pas été choisi par le peuple. Comme si tous les bi nationaux de l’opposition syrienne, confortablement installés dans les pays d’exil, à l’abri du risque et du besoin, ont été frappés du sceau de la légitimité populaire, de Ghassane Hitto (Kurde, Etats Unis) ou de Abdel Basset Sida (Kurde, Suède). Haytham Mannah, l’homme qui assurera, précisément, sur recommandation de son collègue communiste Riad Turk, la jonction de Wladimir Glasman avec Sadreddine Bayanouni, le chef de la branche syrienne des Frères Musulmans, dans la décennie 1980, marquée sur le plan syrien par la révolte de Hama (1982), désormais abondamment courtisé par les chancelleries occidentales. Ah la belle ingratitude.

      Pour mémoire, Haytham Mannah recueille l’adhésion de 20 pour cent de la population syrienne contre 7 pour cent pour la coalition soutenue par I. Leverrier, selon le dernier sondage réalisé par les Américains en prévision de Genève II

      Le blogueur développera, en guise d’argumentaire, une suite ininterrompue de palindromes. Un argumentaire non fulminant, qui tonne comme la foudre, mais fuligineux qui projette de la suie. Une thématique invariable avec des termes interchangeables. Omniscient, insupporté par la contradiction, il inonde son contradicteur de ses imprécations. Un de ses contestataires qui a passé deux ans dans l’audiovisuel français donne ceci sous la plume de Glasman Leverrier : « Les contradictions ne manquent pas dans l’argumentaire “nationaliste” à deux vitesses de Naba. Celui qui prive Bassma Kodmani ou Bourhan Ghalioun de leur légitimité de citoyens syriens du seul fait de leur parcours professionnel en France oublie ainsi qu’il a été lui-même de très nombreuses années un rouage discipliné de l’audio-visuel français d’Etat ».

      « Argumentaire nationaliste à deux vitesses de Naba » ? Vraiment ?

      Les mots ont un sens et ne sauraient constituer une enfilade de paroles verbales : Entre les binationaux de l’opposition syrienne off-shore et le journaliste franco libanais, il existe une différence de stature en ce que le journaliste n’a jamais porté les armes contre son pays d’origine, ni contre son pays d’adoption. Jamais appelé au renversement du système politique de son pays d’origine, depuis son pays d’adoption. Et vice versa. Jamais la moindre subvention. La moindre faveur. Le moindre passe-droit. Jamais.

      « De très nombreuses années un rouage discipliné de l’audio-visuel français d’Etat » ? Vraiment ?

      Dans la pure tradition de l’agit prop des régimes totalitaires, ce bureaucrate docile, qu’il a été dans sa carrière, qui explique sa longévité administrative, ignore l’irrévérence dont peuvent faire preuve des journalistes impertinents. Sans craindre le ridicule, il assignera une servitude de servilité à l’ensemble du personnel de l’audiovisuel public, au mépris du comportement de glorieux confrères tels Bernard Langlois et Michel Polack. Pour les besoins de sa démonstration, il gommera le fait que sa cible a effectué l’essentiel de sa carrière à l’Agence France presse, sur le terrain, au bureau régional de l’AFP à Beyrouth, en tant que correspondant de guerre pour le Moyen Orient, puis, à Paris, en tant que responsable du Monde arabo musulman au service diplomatique de l’AFP. Vingt-cinq ans d’AFP et deux ans seulement en tant que conseiller du directeur général de RMC Moyen orient, une radio commerciale de droit monégasque et non « de très nombreuses années un rouage discipliné de l’audiovisuel français d’état ». http://www.renenaba.com/il-etait-une-fois-la-depeche-dagence

      Autre exemple : Michel Samaha, l’ancien ministre libanais, ancien interface entre la France et la Syrie, inculpé de tentative de subversion pro syrienne au Liban : « Pour décrypter la nature exacte de l’agenda de René Naba dans la crise syrienne, il suffit, sans se laisser induire en erreur par quelques pages destinées à brouiller les pistes, d’aller à l’essentiel On le trouve dans les paragraphes que, sous le titre “Un procès politique sous habillage juridique”, l’intéressé a naguère consacré à la défense de Michel Samaha. L’ancien ministre phalangiste libanais, chargé par Bachar al Assad de sa promotion médiatique, venait d’être arrêté en août 2012, en flagrant délit de participation à une terrifiante entreprise de manipulation, ourdie avec l’aval des plus hautes personnalités du régime par les services syriens ».

      En fait Glassman Leverrier pratique la dissimulation en ce que le titre exact de ce papier est : http://www.renenaba.com/liban-tsl-un-proces-politique-sous-habillage-juridique http://www.renenaba.com/libantsl-un-proces-politique-sous-habillage-juridique-2

      Le texte traitait des distorsions dans le fonctionnement du Tribunal Spécial sur le Liban chargé de juger les assassins de l’ancien premier ministre Rafic Hariri. En dix pages, deux volets, il abordait d’une manière marginale le cas de Michel Samaha, consacrant trois paragraphes à cette affaire, en pointant le discours disjonctif des pouvoirs publics dans cette affaire libanaise, notamment le jeu trouble d’un agent triple Milad Kfouri.

      H – Grandeur et décadence d’un journal au-dessus de tout soupçon
      S’exonérant de toute considération déontologique, sans doute du fit de son auguste hébergement, il donnera libre cours à son travail de désinformation. En une curieuse conception de l’information, Le Monde refusera aux cibles de son graphomane anonyme un droit de réponse, pourtant justifié par des attaques injustifiées.

      Comble d’incohérence de la part d’un journal détenu par le grand capital, bénéficiant néanmoins d’une subvention publique annuelle de 16 millions d’euros pour 2012, dans un pays sous pression fiscale extrême, qui refuse au contribuable qui le subventionne le droit d’exposer son point de vue, c’est à dire d’user de sa liberté d’expression pour laquelle il consent une aide directe au journal qui s’arroge la liberté de diffamer quiconque déplait à sa ligne éditoriale. Tout au long de cette séquence, « un œil sur la Syrie » aura été un regard torve d’un borgne politique ; un intellectualoïde dévoyé dans un islamophilisme inconsidéré, dont les dérives lui vaudront le sobriquet infamant de « stakhanoviste de l’intoxication ». http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-truffy/160412/subventions-la-presse-passe-au-controle

      Au diapason du Quai d’Orsay, son hébergeur, le Monde, un journal jadis prestigieux en pâtira inexorablement. La « Grandeur et décadence d’un journal au-dessus de tout soupçon » sera décrite, avec une précision méticuleuse, par Ahmad Ben Saada (professeur de physique-Canada), titulaire du prix « Raymond Gervais » pour l’excellence en pédagogie décerné par l’association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (APSQ) en Novembre 2010.

      http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=241:grandeur-et-decadenc

      Ainsi que par : http://www.marianne.net/Madame-la-directrice-du-Monde-voila-pourquoi-votre-editorial-m-a-scandalis

      Le Monde pourrait d’ailleurs connaitre un sérieux problème de crédibilité si l’information de Seymour Hersh (New Yorker) venait à être confirmée. Selon le journaliste américain, l’administration Obama aurait caché que le Front Al-Nosra pouvait produire du gaz sarin, pour mieux blâmer le régime syrien. Les autorités américaines estiment que l’accusation n’est pas étayée.

      Dans un long article publié par la London Review of Books, Seymour Hersh -récompensé dans le passé pour sa couverture du massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam ou encore celle du scandale de la prison d’Abou Ghraïb en Irak– a accusé l’administration Obama de « manipulation délibérée du renseignement » dans l’affaire des armes chimiques syriennes.

      Des responsables de l’administration ont fait part de leur scepticisme devant cet article que des journaux américains auraient refusé de publier car ils le jugeaient insuffisamment étayé.

      Sans aller jusqu’à affirmer que le régime de Bachar al-Assad n’est pas responsable de l’attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas, Seymour Hersh soutient que les accusations de Barack Obama le 10 septembre ne s’appuyaient selon lui pas sur des renseignements interceptés en temps réél mais sur une analyse des communications a posteriori.

      III – A l’attention de la génération de la relève journalistique : La Syrie, le Trafalgar de la France au XXI me siècle.
      La Syrie a été le Trafalgar de la France au XXI me siècle, tant sur le plan diplomatique que sur le plan médiatique. Pour prévenir la répétition d’un tel naufrage, il importe que soient clairement réaffirmés les fondamentaux du combat politique et de la déontologie journalistique

      1 : Le placement de la campagne anti syrienne sous l’égide de Bernard Henry Lévy et de Bernard Kouchner, en juillet 2011, en association avec les Frères Musulmans, sans tenir compte de la profonde révulsion qu’inspire dans le Monde arabe le duo du Darfour partitionniste du Sud Soudan, a constitué une erreur criminelle en ce qu’il a durablement détourné d’opposants historiques de la structure off-shore.

      2 : Le parrainage ostentatoire de la France à une opposition dirigée par des universitaires syriens salariés de l’administration française a obéré son discours moral et humaniste en ce que l’opération est apparue au sein de larges couches d‘une opinion syrienne farouchement nationaliste comme la mise en selle d’ « arabes de service », sous tutelle de l’ancien pouvoir colonial, pour des équipées hégémoniques occidentales en terre arabe. Erreur imputable au premier chef à une psychorigidité nourrie d’une nostalgie de grandeur sous tendant un retour du refoulé d’un passif colonial non purgé.

      3 : Le parachutage de binationaux franco syriens à la tête de l’opposition syrienne, sans ancrage sur le terrain, de surcroit opérant depuis Paris, a justifié l’appellation « opposition offshore » en ce que cet attelage est apparu comme un remake du vieux schéma des « exilés de Coblence », ces fameux monarchistes qui se sont alliés aux ennemis de la France pour vaincre la Révolution.

      4 : Les piètres performances de cet attelage de même que les rivalités internes ont achevé de le déconsidérer. Souvenons-nous de la tonitruante déclaration de Bourhane Ghalioune annonçant prématurément la rupture des relations stratégiques entre la Syrie et l’Iran, sans consultation préalable du peuple syrien.

      5 : La fonction d’un bi national n’est pas d’être le porte-voix de son pays d’accueil, ni son porte-serviette, mais d’assumer avec vigueur la fonction d’interface exigeant et critique. Un garde-fou à des débordements préjudiciables du pays d’origine et du pays d’accueil. Dans l’intérêt bien compris des deux camps, le partenariat binational se doit de se faire, sur un pied d’égalité et non sur un rapport de subordination de l’ancien colonisé, le faisant apparaître comme le supplétif de son ancien colonisateur. De la même manière, le devoir d’un intellectuel progressiste est de faire conjuguer Islam et progressisme et non de provoquer l’abdication intellectuelle des progressistes devant un islamisme basique, invariablement placé sous les fourches caudines israélo-américaines.

      6 : Un binational qui rallie son pays d’accueil pour prendre les armes contre son pays d’origine apparaitra aux yeux de ses nombreux compatriotes sinon un supplétif de son pays d’accueil et un traitre à son pays d’origine, à tout le moins une personne d’un opportunisme à tout crin et d’une grande ingratitude, particulièrement s’il a bénéficié des bienfaits du pouvoir. Pour la crédibilité de leur démarche et leur dignité, les binationaux franco syriens de l’opposition off-shore auraient dû rallier sur le terrain leur compagnon de lutte et non se pavaner dans les salons feutrés des chancelleries occidentales, faisant de la révolution syrienne la première révolution en costumes cravates, talons aiguilles et cartes de crédit, cédant le terrain aux djihadistes.

      7 : Une universitaire syrienne, ayant émargé sur le budget de l’Etat syrien tout au long de sa scolarité du fait des responsabilités de son père au sein de la haute administration syrienne, et porteuse de la nationalité française, c’est-à-dire de l’ancien pouvoir mandataire, n’a pas qualité à prendre la tête de l’opposition à son pays d’origine, sauf à renoncer à sa nationalité française, à démissionner de ses fonctions et surtout à son salaire français. Imaginons le tollé qu’aurait suscité un français boursier de l’Etat français, qui aurait opté pour la nationalité syrienne pour prendre depuis Damas la tête de l’opposition française pour engager une guerre de libération de la Corse, de la Bretagne ou du Pays basque.

      8 : Le devoir d’un journaliste est de déconstruire le discours dominant de la pensée occidentale, particulièrement les manigances de l’ancien pouvoir colonial, parallèlement aux dénonciations des tares des régimes arabes, pas uniquement le régime syrien. De combattre le discours disjonctif occidental en même temps que la confusion mentale arabe. A penser au besoin contre son propre camp, un impératif catégorique.

      9 : La France, qui a procédé à l’équarrissage de la Syrie, n’est pas légitime pour décréter le système politique du pays anciennement sous son mandat. De même que la Turquie, bénéficiaire du démantèlement de la Syrie (Alexandrette), d’autant plus impérativement que Place Taqsim a apporté la preuve de la face hideuse de l’autoritarisme néo-ottoman erdoganien.

      10 : Une révolution qui bénéficie du soutien de la totalité des pétromonarchies parmi les plus rétrogrades et les plus répressives du Monde fait problème. La condamnation de la dictature syrienne doit être aussi ferme que la condamnation des pétromonarchies toutes aussi autoritaires, népotiques que le régime syrien.

      11 : L’Otan, l’adversaire le plus résolu aux aspirations du Monde arabe, particulièrement les Etats-Unis, le protecteur d’Israël, ne sauraient être un partenaire fiable dans l’avènement de la démocratie dans le Monde arabe, particulièrement si nous gardons en mémoire les précédents de l’Iran (Mohamad Mossadegh-1953) et du Chili (Salvador Allende-1973).

      12 : Le Monde arabe se doit de se libérer de la tutelle de l’Otan et de l’Islam wahhabite pour gagner le respect des autres partenaires de la scène internationale. Songeons à la piteuse prestation du prédicateur Youssef Al Qaradawi implorant les Etats Unis d’Amérique de bombarder la Syrie, un pays qui a soutenu trois guerres contre Israël, rendant ainsi obsolète l‘accusation traditionnelle de « croisade contre l’islam ». Songeons au Mufti de l’Université Al Azhar quêter un blanc-seing du pape François pour décréter « l’Islam une religion de Paix », pour mesurer les dérives mentales qui affligent la classe politico religieuse du monde arabe.

      13 : Il appartient aux Musulmans et aux Arabes, leurs dignitaires, leurs dirigeants, leurs amis, y compris les contestataires en leur sein, de faire le ménage, de purger de leurs rangs les trafiquants de religion et de mettre un terme à cette prolifération invraisemblable de mécréants. Une tâche qui relève de notre devoir et de notre responsabilité morale, non d’une faveur octroyée par les occidentalistes paternaliste, gardant à l’esprit « la guerre antisoviétique d’Afghanistan (1980-1990), le plus grand détournement du combat de Palestine, au prétexte de la guerre contre l’athéisme.

      14 : Tant sur le plan diplomatique que médiatique la Syrie aura été pour la France son Trafalgar du XXI me siècle. Gardons-nous donc des « islamophilistes » et des « Arabes de service » et de leur zèle intempestivement ravageur. Ces « native informant », à la légitimité purement médiatique, qui accaparent la parole d’une communauté sans en être représentatif, si bien décrits d’ailleurs par Pascal Boniface, auteur d’un ouvrage au titre prémonitoire « Les intellectuels faussaires ».

      15 : La libération et la démocratisation du Monde arabe se fera par les Arabes ou ne se fera pas. En aucun cas à l’ombre des tomahawks atlantistes. En aucun cas avec les binationaux franco arabes dans le rôle de supplétif. Cela vaut pour la Syrie, comme pour l’Arabie saoudite, le principal pourvoyeur du djihadisme erratique sur la planète, le fossoyeur du destin arabe.

      Document 1 : Texte intégral de Cherif Ferjani concernant le jeu trouble de François Burgat en Tunisie

      Document 2 : « Document Paris 2 novembre 1915 (Archives du ministère des affaires étrangères) Instructions d’Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères (1862-1932) à Georges Picot, consul de France à Beyrouth. Document publié dans « Atlas du Monde arabe géopolitique et société » par Philippe Fargues et Rafic Boustany, préface de Maxime Rodinson (Editions Bordas). In « Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français » René Naba Harmattan 2002.

    • https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Naba

      René Naba un écrivain et journaliste, spécialiste du monde arabe.

      De 1969 à 1979, il est correspondant tournant au bureau régional de l’Agence France-Presse(AFP) à Beyrouth, où il a notamment couvert la guerre civile jordano-palestinienne, le « septembre noir » de 1970, la nationalisation des installations pétrolières d’Irak et de Libye (1972), une dizaine de coups d’État et de détournements d’avion, ainsi que la guerre du Liban (1975-1990), la 3e guerre israélo-arabe d’octobre 1973, les premières négociations de paix égypto-israéliennes de Mena House Le Caire (1979).

      De 1979 à 1989, il est responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’AFP, puis conseiller du directeur général de RMC Moyen-Orient, chargé de l’information, de 1989 à 1995. En 1996, il fonde les Lumières de Paris, académie de correspondants de la presse étrangère à Paris pour la promotion de la production cinématographique française, qui s’est arrêtée en 2006. Depuis 2013, il est membre du groupe consultatif de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme (SIHR), dont le siège est à Genève et de l’Association d’amitié euro-arabe. Depuis 2014, il est consultant à l’Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l’Homme (IIPJDH) dont le siège est à Genève.

      Depuis le 1er septembre 2014, il est chargé de la coordination éditoriale du site Madaniya[1].


  • Une proposition 100% BDS ! NRobin

    EN RÉPONSE AU DERNIER MASSACRE D’ISRAËL À GAZA : UN EMBARGO IMMÉDIAT SUR LES ARMES !
    3 avril 2018
    https://www.bdsfrance.org/en-reponse-au-dernier-massacre-disrael-a-gaza-un-embargo-immediat-sur-les

    Palestine occupée, 02/04/2018– Rappelant le souvenir du massacre de manifestants pacifiques par le régime sud-africain d’apartheid à Sharpeville en 1960, l’armée israélienne a commis un nouveau massacrecontre des civils palestiniens qui commémoraient pacifiquement la Journée de la Terre en Palestine, appelant à mettre un terme au brutal blocus de Gaza par Israël et affirmant le droit au retour des réfugiés palestiniens, droit reconnu par les Nations Unies.

    L’impunité d’Israël pour le meurtre de Palestiniens, encouragée par un niveau de soutien sans précédent de la xénophobe administration Trump aux États-Unis et par la complicité continue de l’Union européenne, doit prendre fin.

    Appuyant les appels à une enquête internationale indépendante, le Comité national palestinien pour BDS (BNC), la plus grande coalition de la société civile palestinienne, dirigeant le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens, appelle à des mesures effectives pour qu’Israël rende des comptes, en particulier à un embargo militaire dans les deux sens, comme celui imposé contre l’Afrique du Sud de l’apartheid.

    Alors que des dizaines de milliers de Palestiniens marquaient pacifiquement la Journée de la Terre le 30 mars dans la bande de Gaza occupée et assiégée, les forces militaires israéliennes, ou comme le journaliste israélien Gideon Levy les a appelées, « les forces de massacre israéliennes », ont ouvert le feu avec des balles réelles, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, suivant délibérément le plan d’utiliser « beaucoup de force ». En conséquence, au moins 17 civils ont été assassinés et plus de 1400 blessés, la plupart par des balles réelles. Près de la moitié des blessés sont des jeunes.

    La Journée de la Terre est commémorée par les Palestiniens chaque année depuis le 30 mars 1976, lorsque les forces militaires israéliennes ont tué six jeunes palestiniens au cours de manifestations pacifiques de masse en Galilée contre la politique israélienne à grande échelle de confisquer leurs terres ancestrales pour créer des colonies exclusivement juives.

    Le meurtre et les blessures en masse de civils palestiniens dans la Bande de Gaza occupée, dans une zone qu’Israël définit arbitrairement comme sa « zone tampon », étaient prémédités. Israël avait annoncé le déploiement de 100 snipers pour cibler les manifestants non-violents, ignorant les avertissements d’Amnesty International. Un porte-parole de l’armée israélienne a accidentellement fourni la preuve que le massacre était prémédité en affirmantfièrement que « rien n’a été fait sans contrôle ; tout était précis et mesuré. Nous savons où chaque balle a atterri. »

    Les manifestations pacifiques de la Journée de la Terre marquent le début de six semaines de mobilisation populaire, qui culmineront le 15 mai, le jour de la Nakba, le 70ème anniversaire du nettoyage ethnique systématique par Israël de la majorité des peuples autochtones de Palestine. Des manifestations et des marches sont organisées par les Palestiniens dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie occupées, ainsi que par les citoyens palestiniens d’Israël et les communautés de réfugiés palestiniens du monde entier, tous soutenant le droit fondamental des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs maisons et sur leurs terres et la fin de la politique israélienne de nettoyage ethnique.

    Les réfugiés palestiniens, y compris les personnes déplacées à l’intérieur du pays, constituent plus de deux tiers du peuple palestinien.

    Les manifestations populaires palestiniennes ne s’opposent pas seulement aux politiques israéliennes, vieilles de plusieurs décennies, de nettoyage ethnique, de siège et de déni des droits humains. Elles ciblent aussi l’administration américaine, qui se propose de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem, défiant le consensus international qui rejette la souveraineté israélienne sur la ville et considère que sa partie orientale est illégalement occupée et annexée.

    Vendredi dernier, Israël s’est encore une fois servi des civils palestiniens comme de cobayes pour son laboratoire d’armements, testant ses nouveaux drones lâcheurs de gaz lacrymogènes sur les civils de Gaza. L’exportation de technologie militaire israélienne, « testée sur le terrain » contre les Palestiniens, contribue substantiellement à financer l’oppression des Palestiniens par Israël et l’agression militaire contre d’autres nations.

    Le Comité national de BDS salue la résolution récente du Conseil pour les droits humains des Nations Unies appelant les états à garantir le respect du droit international, en particulier en empêchant le commerce des armes avec Israël.

    Nous réitérons notre appel aux gens de conscience du monde entier à :

    Faire intégrer à toutes les entités privées et publiques de votre pays la demande de mettre un terme à toute coopération et à tout commerce avec l’armée et le « secteur de la sécurité » israéliens.
    Rejoindre les campagnes d’embargo militaire visant les compagnies militaires israéliennes et les autres compagnies impliquées dans les secteurs israéliens de l’armée et de la sécurité. Les exemples incluent la campagne contre Elbit Systems, qui teste ses armes sur les Palestiniens ; la campagne contre l’entreprise de sécurité G4S, qui entraîne la police israélienne à faire exécuter l’apartheid israélien ; et la campagne pour faire pression sur le groupe Hewlett Packard (HP) pour mettre un terme à la fourniture de technologie vitale au système des checkpoints israélien et à l’armée israélienne imposant le siège de Gaza.
    Rejoindre ou organiser des campagnes contre la coopération entre la police israélienne et les forces de police à l’étranger, grâce à laquelle les doctrines et les techniques de répression brutale des manifestations pacifiques, testées par Israël, sont exportées dans le monde entier. Un exemple est la campagne « Deadly Exchange » (Echange mortel), conduite par l’association Jewish Voice for Peace.
    Rejoindre ou organiser des campagnes pour mettre un terme à toute transaction avec des banques israéliennes et pour faire pression sur les banques et les fonds d’investissement internationaux, comme HSBC et Axa ,afin qu’ils mettent fin à leur complicité dans les violations des droits humains par Israël.
    Source : BNC

    Traduction : C.G pour BDS France


  • Grève SNCF : même son de cloche sur toutes les chaînes françaises.
    " Les grévistes perturbent et martyriser les travailleurs" NRobin

    RT France
    https://francais.rt.com/france/49410-greve-sncf-quand-presse-francaise-choisit-camp

    Grève SNCF : quand la presse française choisit son camp
    3 avr. 2018, 21:42
    Grève SNCF : quand la presse française choisit son camp© Ludovic Marin Source : AFP
    Passagers entrant dans un train
    Certains articles publiés par différents médias en ce premier jour de mouvement social à la SNCF ont eu recours à des éléments de langage, des arguments ou des rapprochements qui laissent parfois deviner un parti pris plus ou moins subtil.

    Ce 3 avril avait lieu le premier jour de « grève perlée » à la SNCF, ayant pour but de mettre en échec le projet de réforme de l’entreprise publique porté par le gouvernement. L’exécutif maintient le cap, les syndicats comptent mobiliser : jusque-là, chacun semble dans son rôle. Mais quel rôle entendent jouer les médias alors que s’amorce ce mouvement social appelé à durer ?

    Au-delà du simple travail d’information dont se chargent les journalistes dans ce contexte, certains articles ou éditoriaux parus ce 3 avril soulèvent de vraies questions quant à leur angle, qui semble parfois même calqué sur le discours de la majorité présidentielle ou de la direction de la SNCF. Leur influence sur l’opinion publique et son potentiel impact sur la perception de la grève, et donc sur le succès du mouvement social, font dès lors émerger une autre question : certains journalistes n’essaieraient-ils pas de faire passer un message, de manière plus ou moins subtile ?

    La France « championne du monde » de la grève
    Grand classique du journalisme en temps de grève : le thème de la France présentée comme pays de la « chienlit », dont la grève serait le sport national, manie d’un monde du travail arc-bouté sur ses acquis et enclin à la grogne pour un oui ou pour un non. Si la publication d’une telle analyse n’est bien sûr pas condamnable en soi, le fait de la mettre en avant en convoquant une cohorte d’experts en ce premier jour de grève n’est pas totalement neutre.

    Lire aussi
    Passagers attendant un train pour Londres après une grève du Southern Rail (Rail du Sud), le 10 janvier 2017.Privatisation du rail ? La Grande Bretagne l’a fait... et c’est un échec pour les usagers
    Tel est le choix éditorial fait par La Croix. Et qu’importe si « la grève n’est pas une spécificité française », comme l’affirme un ancien dirigeant de la fédération CGT cheminots interrogé et cité par le quotidien, le titre de l’article maintient le cap en assurant le contraire : « Grève, l’exception française. » Non sans s’empresser de mettre en lumière le fameux modèle allemand, « contre-exemple parlant ». « Comme l’ont bien compris l’Allemagne ou le Canada, une négociation, ça se fait à deux. Il faut former et responsabiliser les acteurs, pour qu’ils soient tournés vers l’intérêt général », insiste La Croix en citant le même ancien syndicaliste, aujourd’hui reconverti en consultant. De là à sous-entendre que les grévistes français ne sont pas « tournés vers l’intérêt général », il n’y a qu’un pas.

    Même son de cloche dans les colonnes des Echos, dont le titre de l’édito d’Etienne Lefebvre résume sans ambiguïtés le contenu : « Au pays des grèves. » Après avoir soigneusement rappelé que la France est le pays « où le nombre de journées de travail perdues par salarié est le plus élevé », le journaliste précise que tout espoir n’est pas perdu, puisque « la conflictualité recule » en France. Le quotidien économique est formel quant au peu d’enthousiasme suscité par les grands mouvements sociaux comme celui qui vient de débuter : « Les fonctionnaires, constatant l’inefficacité des mobilisations générales, préfèrent des grèves plus ciblées. » A ce titre, la grève de la SNCF est présentée comme le seul « point noir ».

    La grève vouée à l’échec, dangereuse et coûteuse
    Le 17 mars dernier, la députée des Hauts-de-Seine, Céline Calvez qualifiait le mouvement de « facteur d’espoir » et « d’innovation ». L’élue de La République en marche (LREM) s’enthousiasmait alors : « On peut imaginer qu’on va avoir du covoiturage ! » Un argument quelque peu nouveau dans la rhétorique politique, qui semble conjuguer optimisme et symboles de la « start-up nation ». Les usagers des transports en commun comme les salariés de la SNCF en lutte savent pourtant que la pratique du covoiturage n’a jamais permis de compenser les effets d’une grève. Mais Le Monde est là pour les convaincre du contraire. « Les transports alternatifs, grands gagnants de la grève à la SNCF », annonce un article publié dès 11 heures. Le quotidien du soir ne fait pas le pari d’une grève couronnée de succès et ne s’en cache pas : « [...] 2018 n’est pas 1995. Entre-temps, la révolution des plates-formes numériques et des "applis" a bouleversé le monde des transports. » Rappelant que le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, a « pris la mesure depuis longtemps » de ces évolutions, Le Monde renvoie de fait les grévistes à l’ancien monde dont il semblent être les archaïques défenseurs.



  • http://mobile.lemonde.fr/idees/article/2018/02/18/zeev-sternhell-en-israel-pousse-un-racisme-proche-du-nazisme-a-ses-de

    Zeev Sternhell : « En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts »
    TRIBUNE
    PAR ZEEV STERNHELL

    Historien, membre de l’Académie israélienne des sciences et lettres, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, spécialiste de l’histoire du fascisme
    Dans une tribune au « Monde », l’historien, spécialiste du fascisme, se lance dans une comparaison entre le sort des juifs avant la guerre et celui des Palestiniens aujourd’hui.

    EXTRAIT
    [L’annonce est autant symbolique que contestée à l’international : le 6 décembre 2017, le président américain Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. L’ambassade américaine, actuellement établie à Tel-Aviv, ouvrira ses portes avant fin 2019. L’initiative a rapidement été saluée par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Depuis, à la Knesset, le Parlement, la droite mène une offensive sur plusieurs fronts. Le 2 janvier, les députés ont voté un amendement à la loi fondamentale, c’est-à-dire constitutionnelle, rendant impossible toute cession d’une partie de Jérusalem sans un vote emporté à la majorité des deux-tiers. Plusieurs députés ont aussi avancé des projets de loi visant à redéfinir le périmètre de la ville, en rejetant des quartiers arabes entiers se trouvant au-delà du mur de séparation, ou bien en intégrant de vastes colonies. Pour l’historien Zeev Sternhell, ces décisions visent à imposer aux Palestiniens d’accepter sans résistance l’hégémonie juive sur le territoire, les condamnant pour l’éternité au statut de population occupée.]

    Zeev Sternhell (historien, membre de l’Académie israélienne des sciences et lettres, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, spécialiste de l’histoire du fascisme). THOMAS COEX / AFP
    Tribune. Je tente parfois d’imaginer comment essaiera d’expliquer notre époque l’historien qui vivra dans cinquante ou cent ans. A quel moment a-t-on commencé, se demandera-t-il sans doute, à comprendre en Israël que ce pays, devenu Etat constitué lors de la guerre d’indépendance de 1948, fondé sur les ruines du judaïsme européen et au prix du sang de 1 % de sa population, dont des milliers de combattants survivants de la Shoah, était devenu pour les non-juifs, sous sa domination, un monstre ? Quand, exactement, les Israéliens, au moins en partie, ont-ils compris que leur cruauté envers les non-juifs sous leur emprise en territoires occupés, leur détermination à briser les espoirs de liberté et d’indépendance des Palestiniens ou leur refus d’accorder l’asile aux réfugiés africains commençaient à saper la légitimité morale de leur existence nationale ?

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  • Skripal : Les questions essentielles que nos médias français se refusent de poser ! NRobin

    Bruno Guigue et Luc MICHEL
    # PCN-TV/ PRESS TV DEBAT AVEC LUC MICHEL : BATAILLE ASYMÉTRIQUE RUSSIE-EUROPE SOUS PRÉTEXTE DE LA PROVOCATION SKRIPAL (28.03.18)

    Watch this video on Vimeo :
    https://vimeo.com/262266182



  • L’affaire du financement de sa campagne électorale, ce n’est rien !
    Sarkozy bientôt devant une Cour pénale internationale ?
    NRobin

    https://fr.sputniknews.com/international/201710091033392679-kadhafi-sarkozy-justice

    Mort de Kadhafi : des militants africains traînent Sarkozy devant la CPI
    INTERNATIONAL
    19:41 09.10.2017
    Une quinzaine d’associations africaines ont déposé une plainte à la Cour pénale internationale contre Nicolas Sarkozy, accusé d’être l’un des responsables de l’assassinat du colonel Kadhafi en 2011 en Libye.

    Kadhafi
    © AFP 2018 CHRISTOPHE SIMON
    Libye : vers un retour du clan Kadhafi ?
    Plusieurs mouvements et associations de la société civile africaine ont déposé une plainte à la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre de l’ancien Président français Nicolas Sarkozy. Ils accusent l’ex-locataire de l’Élysée d’avoir provoqué l’intervention en Libye qui a débouché en 2011 sur la chute et la mort du colonel Mouammar Kadhafi.
    Le weekend dernier, des militants se sont réunis à Bamako pour former le Front panafricain de la société civile (Fispa) destiné à « défendre l’Afrique, la démocratie, la dignité et les droits de l’homme ».

    « Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent et les populations africaines », a expliqué le membre guinéen du Fispa Elie Kamano, cité par RFI.

    Rencontre avec Khadafi
    © SPUTNIK. NOVAK VUKOЈA
    Qui est cet individu qui faisait frémir Mouammar Kadhafi ?
    L’intervention de l’Otan en Libye, alors qu’y régnait une guerre civile entre les forces pro- et anti-Kadhafi, a entraîné la chute de son régime tout en plongeant le pays dans un chaos sécuritaire. La France a été le premier pays à porter une frappe aérienne contre des objectifs militaires libyens, suivie le même jour par le Royaume-Uni et les États-Unis.
    En juin dernier, le Président Emmanuel Macron avait estimé que la participation des Forces armées françaises à l’opération libyenne avait été une erreur.

    « La France n’a pas participé à la guerre en Irak et elle a eu raison. Et elle a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye. Quel fut le résultat de ces interventions ? Des États faillis dans lesquels prospèrent les groupes terroristes », a déclaré le leader français.


  • CRIF, une escroquerie de trop ! Mélenchons-nous. NRobin

    UJFP
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6289
    Mireille Knoll, tristesse, colère et inquiétude
    Communiqué de l’UJFP

    C’est avec une très grande tristesse et inquiétude que l’Union Juive Française pour la Paix a pris connaissance du meurtre de Mireille Knoll. Nous condamnons ce crime odieux dont le caractère antisémite est le motif retenu par le Parquet. Âgée de 85 ans, elle avait survécu à l’horreur nazie et aux déportations, menées avec la complicité de l’État français, qui avaient touché nombre de membres de sa famille et coreligionnaires.

    Dans ce climat tendu et alors que le fils de la défunte invite celles et ceux qui le souhaitent à participer à la marche blanche prévue à 18h30 Place de la Nation, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) n’en finit pas de semer la division et s’octroie même le droit de désigner les personnes qui ont leur place à ce moment de recueillement.

    Pourtant, en prétendant faire de la lutte contre l’antisémitisme la mère de toutes les batailles, et en amalgamant sciemment l’opposition à la politique israélienne et la haine des Juifs, son agenda se résume en réalité à relayer la propagande de cet État et à discréditer le mouvement de solidarité avec la Palestine en faisant de lui le ventre fécond de la bête immonde. Son inénarrable président, Francis Kalifat, ne recule devant rien – et sûrement pas devant la diffamation. Il l’a en effet prouvé une fois encore hier soir en revoyant dos à dos le Front National et la France Insoumise : les « deux extrêmes » (sic) ne seraient pas les bienvenus à la Marche blanche organisée à la mémoire de Mireille Knoll. La critique d’Israël à gauche, cette « forme réinventée de l’antisémitisme » pour reprendre la dangereuse formule du Président Macron, et l’antisémitisme, bien réel celui-ci, de l’extrême-droite, ce serait la même chose ! Si la ficelle est un peu grosse, elle n’est certainement pas nouvelle : c’est le carburant de la machine de propagande des soutiens hexagonaux hystériques à Israël.

    L’UJFP milite et continuera de militer inlassablement contre l’antisémitisme, toujours en récusant ces tentatives minables et obscènes d’instrumentalisation, et avec la conviction que la lutte contre l’antisémitisme ne doit pas être isolée du reste de la lutte contre le racisme : il est essentiel qu’elle soit portée par tou-te-s – victimes du racisme ou allié-e-s, Juifs/Juives ou non –, pour qu’enfin nous l’arrachions des mains de ceux qui l’exploitent et la dégradent au profit de la seule satisfaction d’autres agendas.

    L’UJFP répond donc à l’invitation de Daniel Knoll et appelle ses militant-e-s et adhérent-e-s à lui apporter leur soutien, dans la dignité que requièrent les marches blanches organisées à la mémoire de sa mère, Mireille Knoll.

    Nous espérons que le CRIF, entre autres, saura garder à ces démonstrations de solidarité le recueillement nécessaire. Nous nous y engageons pour notre part.

    Le Bureau national de l’UJFP le 28 mars 2018


  • RT France : interview de Pierre Conesa et son article sur le Monde diplomatique de juin-juillet 2016, intitulé « Un demi-siècle de diplomatie wahhabite »

    https://francais.rt.com/international/49248-nous-avons-propage-wahhabisme-a-la-demande-des-occidentaux

    Le prince héritier saoudien révèle que le wahhabisme a été exporté à la demande des Occidentaux
    28 mars 2018, 07:26
    Le prince héritier saoudien révèle que le wahhabisme a été exporté à la demande des Occidentaux© MANDEL NGAN / AFP Source : AFP
    Mohammed ben Salmane et Donald Trump à Washington, illustration.
    Dans une interview au Washington Post, le prince héritier Mohamed ben Salmane a déclaré que l’Arabie saoudite avait commencé à propager l’idéologie wahhabite à la demande de ses alliés occidentaux, pendant la guerre froide, pour contrer l’URSS.

    Une déclaration du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane (surnommé « MBS ») publiée par le Washington Post le 22 marset passée, semble-t-il, inaperçue dans les médias francophones, fait office d’aveu. En effet, le prince héritier saoudien a assuré que l’idéologie wahhabite avait été propagée au cours de la seconde moitié du XXe siècle par Riyad à la demande des alliés occidentaux du royaume, dans le but de contrer l’influence de l’Union soviétique dans les pays musulmans.

    Lire aussi
    Le 26 novembre, l’Arabie saoudite a scellé la création d’une coalition antiterroriste composée de pays musulmans. L’Iran, la Syrie ou l’Irak n’en font pas partie. L’Arabie saoudite lance une coalition antiterroriste de pays musulmans... sans la Syrie ni l’Irak
    En visite diplomatique aux Etats-Unis, « MBS » s’est exprimé lors d’une rencontre avec des membres de la rédaction du Washington Post. Bien que cette réunion ait été tenue secrète dans un premier temps, l’ambassade saoudienne a par la suite autorisé le célèbre journal américain à publier des extraits spécifiques des propos tenus par le prince héritier. Ainsi, le journal relate des déclarations de Mohamed ben Salmane sur différents dossiers, dont sa relation avec Jared Kushner, le gendre de Donald Trump et conseiller de la Maison blanche, ses réformes internes au royaume, la guerre au Yémen ou encore le conflit israélo-palestinien.

    Interrogé sur la propagation du wahhabisme, idéologie islamiste rigoriste née en Arabie saoudite et parfois accusée par la presse et des responsables politiques en Occident d’être une source du terrorisme islamiste, le prince héritier a déclaré que les investissements saoudiens dans les mosquées et écoles islamiques à l’étranger trouvaient leur origine dans le contexte de la guerre froide. Le prince héritier a expliqué que, à cette époque, les alliés occidentaux de Riyad avaient demandé à l’Arabie saoudite d’utiliser ses ressources afin d’empêcher l’Union soviétique de « conquérir le monde musulman ou d’y acquérir de l’influence ».

    Une révélation tardive du rôle de l’Occident dans la propagation du wahhabisme
    Interrogé par RT France, Pierre Conesa, historien français et ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense, qualifie cette révélation de l’Arabie saoudite de « tardive ». Pour ce spécialiste en stratégies politiques internationales, cette révélation permet au prince héritier de « se décharger d’une partie de sa responsabilité sur le financement du terrorisme ».

    Dans un article publié dans le Monde Diplomatiquede juin-juillet 2016, intitulé « Un demi-siècle de diplomatie wahhabite », Pierre Conesa expliquait déjà que la politique étrangère de l’Arabie saoudite avait été anticommuniste durant la guerre froide et opposait le panislamisme au panarabisme socialisant de Gamal Abdel Nasser, dirigeant égyptien de 1954 à 1970. Cette politique était largement soutenue par les Occidentaux et notamment les Américains. « L’adage très répandu pendant la guerre froide selon lequel "l’ennemi de notre ennemi est notre ami" empêche alors [les Occidentaux] de voir que le royaume wahhabite a son propre programme », ajoute l’historien. Une véritable industrie « théo-idéologique » qui « emprunte au soft power américain et à la propagande soviétique » se met alors au service du wahhabisme.

    Un système de promotion mondiale de l’islam rigoriste
    Lire aussi
    Depuis Riyad, Donald Trump appelle tous les pays à « isoler » l’Iran
    Plus de deux décennies après la fin de la Guerre Froide, WikiLeaks publie plus de 60 000 documents diplomatiques saoudiens. Ces « câbles » mettent en lumière le système de prosélytisme et de promotion d’une lecture rigoriste de l’islam appliqué par le royaume wahhabite au niveau international. « Depuis des dizaines d’années, l’Arabie Saoudite injecte des milliards de pétrodollars dans des organisations islamiques à travers le monde, pratiquant une diplomatie du chéquier », révèle le journal américain New York Times, en juillet 2015, après avoir épluché tous les documents diplomatiques mis à jour par WikiLeaks.

    « Quand après les attentats du 11 septembre 2001, alors que 15 des terroristes étaient saoudiens, George W.Bush désigne l’Afghanistan et l’Irak comme les ennemis des Etats-Unis, on comprend que l’Arabie est un bon client qu’il ne faut pas contrarier », analyse encore Pierre Conesa. Pour l’historien, la situation est similaire aujourd’hui, quand « Donald Trump annonce depuis Riyad que c’est l’Iran qui est la cause du terrorisme ».

    Riyad ne semble toutefois plus assumer son rôle d’exportateur global du wahabisme. Aux journalistes du Washington Post, Mohammed ben Salmane a en effet confié que les gouvernements saoudiens successifs « s[’étaient] fourvoyés sur de fausses pistes » et qu’il était temps désormais que « les choses reviennent à la normale », en ce qui concerne notamment le financement du wahhabisme. Il a assuré que ce « financement prov[enait] aujourd’hui en grande partie de fondations saoudiennes, et non du gouvernement ». De manière on ne peut plus claire, le prince héritier Mohammed ben Salmane entend donc séduire ses partenaires occidentaux. L’accueil que lui a réservé Donald Trump au premier jour de son voyage à Washington semble démontrer que cette offensive de charme fonctionne à merveille.


  • Les puissances coloniales ou l’art de déclarer la guerre. Nous y sommes habitués et pas de changement de stratégie en vue !!!
    NRobin

    L’affaire Skripal par Bruno Guigue
    https://www.legrandsoir.info/l-affaire-skripal-nouvelle-usine-a-gaz-de-la-propagande-occidentale.ht

    L’affaire Skripal, nouvelle usine à gaz de la pxropagande occidentale
    Il faut avouer que la passion de la propagande occidentale pour les gaz toxiques a quelque chose de fascinant. Des attaques chimiques imaginaires du gouvernement syrien au double empoisonnement de Salisbury, la thématique accusatoire brille par sa répétition, et la mauvaise foi otanienne s’illustre par sa constance. Dans “l’affaire Skripal”, on veut donc nous faire croire que Moscou a tenté d’assassiner un ex-espion russe et sa fille sur le sol britannique. Des preuves ? Pas le moindre commencement. Rien ne prouve que le gaz “Novitchok” ait été utilisé pour commettre cette tentative d’homicide. La meilleure façon de le savoir serait de transmettre un échantillon à l’Office international des armes chimiques (OIAC), mais Londres s’est bien gardé de le faire.
    De même, les Russes ont immédiatement dit qu’ils étaient prêts à participer à une enquête internationale, mais les Britanniques n’en veulent pas. Pourquoi ? Inutile de se le demander. Faute de preuves matérielles, le dossier de l’accusation a l’épaisseur d’un papier à cigarettes. Une semaine à peine après les faits, au terme d’une pseudo-enquête, le gouvernement britannique a déclaré que la Russie était coupable. Une telle précipitation ferait rougir de honte n’importe quel service d’investigation judiciaire normalement constitué. Et elle est d’autant plus suspecte que la charge anti-russe a été orchestrée en Occident avec un acharnement qui fleure la préméditation. Il fallait traîner la Russie dans la boue. On l’a fait, avec une grossièreté sans précédent.
    Ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Serguei Skripal a été trouvé inconscient sur un banc, ainsi que sa fille, aux abords d’un centre commercial de Salisbury. Curieux procédé pour des services secrets ! L’amateurisme du “modus operandi” devrait au moins faire douter de leur implication. Et puis, qui est Skripal, au juste ? Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995, il est condamné à 13 ans de prison pour trahison en 2004 par la Russie. Au terme d’un échange d’agents de renseignement russo-américain, il obtient l’asile au Royaume-Uni en 2010. Pour quelle raison Moscou aurait supprimé ce paisible retraité ? Exilé depuis huit ans, rien ne dit qu’il ait conservé des secrets compromettants, ni qu’il ait représenté le moindre danger pour la Russie.
    Ajoutée à l’inexistence de preuves matérielles, cette absence désespérante de mobile ridiculise l’accusation occidentale. Mais rien n’y fait. Pour les Occidentaux, hurler à l’assassin vaut démonstration de culpabilité. Le problème, c’est que cette arrogance dissimule difficilement l’essentiel : Theresa May et ses collègues mentent comme des arracheurs de dents. Qui peut croire que le pouvoir russe a fait exécuter un de ses ex-agents sur le sol d’un pays-clé de l’OTAN, alors que règne un climat de tension sans précédent avec cette organisation ? Qui peut croire que cette décision, déjà invraisemblable quant à ses motifs et grossière quant à son “modus operandi”, a été prise quinze jours avant l’élection présidentielle russe ? Qui peut penser, enfin, que Moscou s’est tiré une balle dans le pied sur la scène internationale à la veille d’un succès majeur - et prévisible - de politique intérieure ?
    Véritable château de cartes, cette accusation ne tient pas une seconde. Pour en comprendre les motifs, il faut appliquer la preuve par les effets. On quitte alors le domaine des procès fumeux pour rejoindre le terrain des réalités. Malgré l’encerclement militaire dont elle fait l’objet, la Russie a conservé son sang-froid, et certains pays européens sont prêts à reprendre le dialogue avec Moscou. La provocation de Salisbury vise précisément à doucher ces velléités, à couper la Russie de l’Europe en accusant Moscou de tous les maux. La Russie mène le bal au Moyen-Orient au grand dam d’Israël et des USA. Elle n’a rien cédé sur la Crimée, définitivement retournée dans le giron de la Mère-Patrie. Les néocons qui ont investi le pouvoir à Washington entendent lui faire payer ce double affront. En diabolisant Moscou par Londres interposé, ils soudent leurs vassaux face à l’ennemi moscovite, clairement désigné dans la “Nouvelle stratégie de sécurité des Etats-Unis” de Donald Trump.
    C’est pourquoi le réquisitoire britannique a été repris en chœur par des dirigeants occidentaux empressés de s’acquitter d’une solidarité pavlovienne avec le camp du Bien. Hormis l’Autriche et une poignée de petits Etats-membres, l’Union européenne s’est mise au garde-à-vous, le petit doigt sur la couture du pantalon. Cette Europe vassalisée par les USA, mais qui se prétend ”menacée” par la Russie, a surtout montré, une fois de plus, qu’elle est un nain politique. Obéissant à l’injonction anti-russe, elle s’est rangée comme un seul homme derrière le leadership anglo-saxon. A croire que rien de positif ne sortira jamais de ce grand corps mou, où une France jadis écoutée a commis la faute, sous la direction des “Young Leaders” qui la dirigent au profit d’intérêts qui ne sont pas les siens, de se fondre dans la masse.
    Pour les Occidentaux, l’heure est donc à l’affrontement symbolique - pour l’instant - avec une Russie dont Vladimir Poutine a restauré la fierté. L’affaire Skripal est la nouvelle usine à gaz occidentale. Comme les couveuses de Koweit-City, la fiole chimique de Colin Powell ou les pseudo-gazages de l’armée syrienne, le coup monté de Salisbury est aussi un coup de clairon. Ses auteurs entendent perpétuer la confrontation politique et la surenchère militaire avec Moscou. Ils veulent justifier le durcissement de sanctions économiques destinées à entraver le redémarrage de la Russie et la montée d’un monde multipolaire. En faisant tourner les rotatives de la propagande, ils comptent diviser le monde en deux blocs, comme si le monde était encore celui de la guerre froide et n’avait pas entamé - de manière inexorable - son déport vers l’Est. Ce n’est pas un hasard si ce coup fourré intervient au moment où Trump défie Moscou dans l’Est syrien, déclenche une guerre commerciale avec la Chine et nomme ce fou furieux de John R. Bolton comme conseiller à la sécurité nationale.


  • Le Monde diplomatique
    Avril 2018, page 1, en kiosques
    Permis de tuer
    par Serge Halimi
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/04/HALIMI/58575

    La police estime que l’enquête prendra « de nombreux mois », mais la première ministre britannique Theresa May a déjà identifié le coupable : l’ordre de tuer M. Sergueï Skripal serait venu du Kremlin. Pour le ministre des affaires étrangères Boris Johnson, le « comportement dangereux du président Vladimir Poutine » constitue en effet le « fil rouge » rattachant la tentative d’empoisonnement de l’ancien colonel des services de renseignement russes réfugié au Royaume-Uni à tous les forfaits antérieurs de Moscou : « l’annexion de la Crimée », « les cyberattaques en Ukraine », « le piratage du Bundestag », « l’ingérence dans plusieurs élections européennes », « l’indulgence envers les atrocités perpétrées par Assad en Syrie » (1). Résumons : M. Poutine en est capable, c’est donc qu’il est coupable.

    Entre pic à glace et thé au polonium, entre Léon Trotski (assassiné au Mexique) et Alexandre Litvinenko (empoisonné à Londres), les services de sécurité russes ont assurément liquidé nombre d’opposants vivant à l’étranger. Sans que cela suscite le même hourvari diplomatique, d’autres gouvernements ont recouru à des pratiques tout aussi détestables. La « longue histoire d’assassinats commandités par l’État » dont s’offusque aujourd’hui M. Johnson entache quelques-unes des capitales occidentales (Paris, Berlin, Washington) qui, relayant Mme May, ont aussitôt publié un communiqué commun contre la Russie.

    Israël, en revanche, a eu la sagesse exquise de s’en abstenir, sans doute parce qu’il figure au premier rang des pays qui « procèdent à ce genre d’opérations qu’ils qualifient d’“éliminations extraterritoriales” (2) ». La liste des Palestiniens, représentants officiels compris, abattus par ses services secrets à l’étranger ferait en effet presque passer les Russes pour de tendres amateurs : au moins une demi-douzaine rien qu’à Paris, sans que des sanctions particulières en découlent. Paris, où disparut également l’opposant marocain Mehdi Ben Barka, et où furent assassinées la Sud-Africaine Dulcie September, représentante du Congrès national africain (ANC), puis, plus récemment, trois militantes kurdes. Quant à Washington, un ancien ministre chilien de Salvador Allende, Orlando Letelier, y a été tué par des agents d’Augusto Pinochet. Ronald Reagan ne cessa pas pour autant de célébrer sa dictature, et Margaret Thatcher ne s’interdit pas davantage de partager à Londres avec le général putschiste un thé (sans polonium)… ni de lui offrir un plat Armada en argent.

    « Éliminations extraterritoriales » définirait également assez bien la pratique américaine consistant à tuer à l’étranger, par voie de drones, des terroristes présumés. M. Barack Obama autorisa officiellement plus de 2 300 assassinats de ce genre pendant sa présidence. De son côté, M. François Hollande a confié avoir ordonné plusieurs exécutions extrajudiciaires d’« ennemis de l’État » — une par mois environ au cours de son mandat. Aucun de ses amis politiques interrogés à ce sujet lors d’un débat de la primaire socialiste de l’année dernière ne lui en fit pourtant reproche (3).

    « Oui, c’est parfois nécessaire », expliqua même M. François de Rugy, devenu depuis président de l’Assemblée nationale.

    Serge Halimi

    (1) Tribune publiée par Le Parisien,16 mars 2018.

    (2) Pour reprendre une formule du chercheur Mathieu Boulègue, cité par L’Opinion, Paris, 13 mars 2018.

    (3) Débat télévisé, TF1, 12 janvier 2017.

    Écouter cet article
    3:51 • Lu par Arnaud Romain


  • https://www.les-crises.fr/l-ineptie-des-sanctions-economiques-par-arnaud-dotezac
    Les Crises
    L’ineptie des sanctions économiques, par Arnaud Dotézac (et pourquoi la Crimée pourrait avoir été russe depuis 1991...)
    Par Arnaud Dotézac, paru dans la revue Market, Genève, numéro 118, septembre-octobre 2014.

    Tout le monde sait que l’efficience des sanctions économiques contre la Russie est incertaine. Dans le cas de la Suisse, son évaluation n’est même pas proposée, bien que des effets boomerang sévères puissent apparaître, notamment dans le secteur du trading pétrolier de Genève. On connaît l’effet d’entraînement que l’arrivée de Lukoil a créé dans ce secteur et ce que son départ signifierait. Cette absence de pesée des intérêts est un mode de gouvernement en soi inhabituel, sauf à ce que des enjeux non dévoilés motivent cette décision.

    En parallèle, les aspects normatifs restent à l’écart du débat. Les choses iraient-elles de soi, dans une sorte d’impensé collectif ? Ce n’est pas notre sentiment et si la solidité légale des sanctions helvétiques était seulement de façade, alors oui, il y aurait quelque chose d’inepte à les avoir prises. La Suisse s’est donc ralliée aux sanctions économiques américano-européennes contre des citoyens russes ad hominem et contre des intérêts économiques stratégiques de leur pays et ce, dès le 2 avril 2014. Elle l’a fait presque l’air de rien. Son message n’était pas celui de la punition directe et offensante, à l’instar de ses « partenaires commerciaux », mais celui de la sanctuarisation du territoire helvétique. Sa motivation officielle est en effet d’éviter que le pays ne devienne un espace de « contournement » de ces mesures punitives édictées par d’autres, qu’il ne soit pas le refuge de tous les « Sanctionnés de la Terre ». On en serait presque à se retrouver dans un discours de pure neutralité. Pourtant, à y regarder de près, c’est exactement le contraire qui est à l’œuvre.

    Gardons à l’esprit que les sanctions internationales non militaires[1] ne sont pas des verdicts judiciaires mais des décisions gouvernementales, qui matérialisent donc des choix politiques. Contrairement à une méprise fréquente, le fait d’être sanctionné par un État ou un groupe d’États, ne repose sur aucune procédure ou condamnation pénale préalable, c’est-à-dire sur aucun crime ou délit qui soit judiciairement avéré. Ces mesures ne « sanctionnent » donc pas des faits punissables selon le droit commun, mais plutôt une relation politique entre États. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle une même situation sera traitée différemment selon la nature des relations choisies entre deux ou plusieurs Etats.

    On a vu ce double standard fonctionner pour le Kosovo, une province arrachée à la Serbie sans même un vote populaire et que Berne s’était empressée de reconnaître comme Etat souverain. Il ne s’agit pas ici de contester le choix de Berne mais simplement de rappeler que le double standard est possible en droit international public.

    Le double standard est possible en droit international public

    Tout l’édifice de ce droit a ceci de particulier qu’il n’est pas construit par une autorité législative supérieure mais qu’il repose sur le principe essentiel de sa libre appréciation par chaque État souverain. Chaque Etat apprécie pour lui-même sa situation juridique à l’égard des autres Etats et chaque interprétation étatique est aussi licite qu’une autre. En pratique, aucun État n’est lié juridiquement par la position d’un autre État, sauf par la voie de l’accord volontaire qu’est le traité ou l’adhésion à une organisation internationale, ou encore par le consensus explicite.

    Ceci nous amène à la nature de la sanction. Dès lors qu’un État censeur en sanctionne un autre, il rompt symboliquement cette égalité de souveraineté, qui est pourtant protégée par le principe d’immunité de juridiction des Etats agissant dans leur souveraineté. Dans le fait même de punir, le censeur se déplace donc mécaniquement au-dessus de l’Etat puni, il s’attribue une autorité supérieure, quasi-judiciaire, puisque d’une part, il trace la frontière entre ce qui est fautif et ce qui ne l’est pas et que d’autre part, il apprécie seul l’opportunité de la sanction, son calendrier et son intensité. Le discours politique passe alors au registre du dominant-dominé avec tous les ingrédients de la belligérance qui s’y trouvent. C’est ce que fait la Suisse à l’égard de la Russie.

    Pour oser cette rupture d’égalité, le censeur doit pourtant disposer d’une plus grande puissance économique et/ou militaire que l’Etat puni, faute de quoi il pourrait se retrouver à devoir subir des représailles à la mesure du différentiel de puissance. C’est en cela que les mesures restrictives traduisent toujours l’affirmation d’un rapport de force[2]. Le premier constat qui s’impose est que la Suisse s’est placé dans un rapport de force défavorable avec la Russie. 1) les sanctions comme rapport de force Pour nous convaincre de ce rapport de force, comparons l’effet que produirait un ukase annoncé en grande pompe par l’île de Tobago[3] à l’encontre des Etats-Unis, avec l’effet que provoquerait la décision réciproque des Etats-Unis, à l’encontre de Tobago. Pas besoin d’aller plus loin.

    Lord Ellenborough, célèbre juge anglais contemporain de Napoléon 1er, s’en amusait déjà en ces termes : « Can the island of Tobago pass a law to bind the rights of the whole world ? Would the world submit to such an assumed jurisdiction ? [4] ». Inutile de préciser que, même s’ils sont aujourd’hui rattrapés par l’Union européenne, les États-Unis furent les champions toutes catégories dans ce domaine. Durant les deux mandats de Bill Clinton, ils auront mis en œuvre près de la moitié de leurs 170 procédures de sanctions décidées au cours du XXè siècle.

    Cette « culture de la rétorsion[5] » dans les relations internationales remonte à la présidence de Woodrow Wilson (1913 à 1921). Ce dernier voyait dans l’embargo, le boycott et la mise au ban des nations déviantes (rogue states, déjà), la panacée du règlement des conflits. Pour lui, « une nation qui est boycottée est une nation sur le point de capituler. Appliquez ce remède économique, pacifique, silencieux et meurtrier et il ne sera pas nécessaire de recourir à la force ». Dans l’idéalisme wilsonien, les États-Unis conservaient néanmoins leur position dominante. Au nom du modèle américain de la démocratie et des vertus du capitalisme, ils étaient les vecteurs et les garants d’une propagation « sécurisée » de cette démocratie américaine dans le monde[6]. Un schéma qui semble toujours en vigueur dans la doxa diplomatique actuelle.

    Les choses ont-elles fonctionné comme il le prévoyait ? La réponse est non. La recette de l’embargo s’avéra beaucoup moins efficace que Wilson ne l’espérait. On sait bien aujourd’hui que la mise sous embargo d’un État n’annonce pas l’imminence de sa capitulation (cf. Iran, Cuba, Corée du Nord et aujourd’hui la Russie) ; que l’embargo n’évacue pas davantage l’usage de la force, mais qu’il en est au contraire le prélude assuré (Ex-Yougoslavie, Irak, Haïti, Libye, Syrie, Russie ?) ; qu’enfin, sa mise en œuvre à géométrie variable (double standard) et son incompatibilité intrinsèque avec les principes fondamentaux du droit international et des droits de l’Homme, en ont fait un instrument qui exacerbe les tensions plus qu’il ne les apaise[7].

    Les sanctions actuelles adoptées contre la Russie n’échappent pas à la règle. Les dernières mesures des 11 et 12 septembre 2014 qui attaquent notamment les plus grosses banques russes ainsi que les capacités de développement du secteur énergétique, créent de facto les conditions d’un conflit majeur et frontal avec la Russie. Les américains, les européens, et la Suisse avec eux, savent très bien que les Russes ne se convertiront pas à un modèle imposé de l’étranger, même au titre de la plus extrême menace militaire. Par conséquent, le but officiel des sanctions, qui est de modifier un comportement allégué comme déviant, n’est qu’une façade. Le véritable objectif est ailleurs. Dans quel scenario catastrophe la Suisse s’est-elle ainsi trouvé un rôle ? La déstabilisation avéré et reconnue de l’Ukraine, par Washington et quelques capitales européennes, dès 2013 (sans parler des Révolutions Orange), n’en est que l’avant-goût.

    Les sanctions créent de facto les conditions d’un conflit majeur et frontal avec la Russie.

    Cette situation rappelle d’ailleurs à beaucoup d’égards la stratégie qui fut déjà adoptée par Ronald Reagan en 1981, dans l’affaire dite du « gazoduc euro-sibérien ». Sauf qu’à l’époque, l’Europe s’était opposée très fermement à Washington. Un épisode qui mérite d’être rappelé (cf. Focus1 : Affaire du Ggazoduc euro-sibérien)

    ------– [Focus 1] Affaire du gazoduc euro-sibérien (1981-1982)

    Dès 1980, la France et la RFA ouvrent des négociations visant à doubler la fourniture de gaz soviétique à l’Europe, depuis le gisement d’Ourengoï en Sibérie. Informés, les États-Unis expriment leur réticence, refusant une dépendance énergétique trop forte de l’Europe vis-à-vis de Moscou, trop de transferts technologiques et par-dessus tout l’enrichissement de l’URSS. Le secrétaire d’État Alexander Haig résuma ainsi l’équation : « pas question que l’Europe subventionne l’économie de l’URSS alors que les États-Unis dépensent des milliards de dollars en armement pour se protéger de la menace soviétique [8] ». Les premiers contrats sont néanmoins signés en octobre 1981, incluant la participation de l’Europe à la construction du gazoduc. Une vingtaine de sociétés européennes, dont 13 filiales de sociétés américaines, participent à ce consortium.

    À la suite de l’instauration de la

    La suite sur ce lien :

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  • https://anticons.wordpress.com/2018/03/06/mai-68-50-ans-apres-que-peut-on-dire-de-daniel-cohn-bendit

    ----------ANTICONS ------------Observatoire du néo-conservatisme

    Mai 68 : 50 ans après, que peut-on dire de Daniel Cohn-Bendit ?
    Posted by anticons
    Il fut “Dany le Rouge”, puis “Cohn-Bendit le vert”, il est à présent “Daniel Cohn-Bendit l’européen”. Pour les uns il a trahi ses idées, pour d’autres bien au contraire, il est depuis un demi-siècle le porte-drapeau incontestable des droits universels. Une chose est certaine : Daniel Cohn-Bendit ne laisse pas indifférent, et quoi que nous puissions dire de lui, chaque année au mois de mai, les médias occultent les presque 10 millions d’ouvriers et d’étudiants grévistes qui firent de mai 68 le plus grand conflit social de l’histoire, pour ne retenir qu’un seul nom : Cohn-Bendit.

    Partant de ce constat, n’est-ce pas dès lors souhaitable, en rassemblant des éléments factuels, de comprendre pourquoi depuis tant de temps la presse accorde autant d’intérêt à Daniel Cohn-Bendit ? Comment, moins de 25 ans après la Libération, a-t-il pu devenir la figure de proue de la révolte étudiante ? De quelle manière parvient-il à rester crédible aujourd’hui, alors que si nous suivons ses déclarations, il semble toujours dire simultanément une chose et son contraire ? Pour essayer de répondre à ces questions, revenons sur quelques événements, médiatisés ou pas, qui ont marqué l’histoire de Daniel Cohn-Bendit.

    Libéral pour bourgeois, libertaire pour bohème.

    En 1999, Daniel Cohn-Bendit déclare être « libéral-libertaire » reprenant ainsi à son compte un concept créé en 1972 par le sociologue Michel Clouscard.
    A partir du plan Marshall, Clouscard nous enseigne que le capitalisme a besoin d’éviter une crise de surproduction. Le capitalisme a également intérêt à contenir la menace communiste. Quant à Charles de Gaulle, il semble acquis que sa résistance au diktat américain ne fut pas du goût de tout le monde. L’émergence d’une nouvelle industrie (légère) voit apparaître un nouveau mode de consommation. La société des gadgets est née. En conséquence de quoi le capitalisme peut user d’une nouvelle arme (la séduction). Cette stratégie vise à liquider la question sociale et tuer dans l’oeuf le socialisme. Mais la consommation ce n’est pas pour toutes les strates de la population, remarque Michel Clouscard. La société libérale est répressive envers les producteurs (le prolétariat) et elle est permissive envers les consommateurs (la bourgeoisie). De ce fait la consommation des uns est le travail des autres.

    Clouscard souligne ainsi l’importance de distinguer le mai 68 bourgeois et sociétal du mai 68 social des Accords de Grenelle. Il insiste sur le fait que contrairement aux apparences il y a des collusions d’intérêts entre les tenants du jouir sans entrave et les responsables de l’économie capitaliste. La consommation libidinale et ludique est réservée à une élite. En somme, la classe ouvrière doit, elle, se contenter de rêver. Cette nouvelle consommation qu’il faut dissocier des biens d’équipement (lave-linges, automobiles…) s’appuie sur une nouvelle morale qui fait que la liberté devient liberté d’entreprendre (liberté du patron). L’éthique, elle, en est réduite à une morale de l’avoir. La quête du sublime devient une affaire de goût. Cette remise en cause fait que les avancées révolutionnaires de 1789 sont balayées d’un revers de la main. Le « suivre les coutumes de son pays » de la morale provisoire de René Descartes, que l’on peut rapprocher du “discours parental” de De Gaulle, n’est également plus à l’ordre du jour. A présent le discours dominant est sociétal, progressivement les problèmes économiques et sociaux sont relégués au second plan. Les termes “lutte des classes” ou encore “prolétariat” ne font plus partie du vocabulaire de ce qu’il convient d’appeler la gauche mondaine, une néo-gauche qui petit à petit a fait de la classe ouvrière la classe fantôme.

    Selon Clouscard, le capitalisme veut à l’évidence un comportement d’individualisation. Ce qui a pour effet immédiat l’atomisation du corps social et par conséquent la fin de la société traditionnelle. La sphère des médias, du divertissement et de l’audiovisuel va s’avérer être une formidable structure de rayonnement de la propagande libérale-libertaire. En se présentant “plus à gauche que la gauche”, la pseudo rébellion libérale-libertaire va effacer des consciences l’idée même de lutte des classes. Le prolétariat n’est plus le sujet de l’histoire. Le Contrat Social défini par Rousseau, dans lequel chacun renonce à sa liberté naturelle au profit de la liberté civile (l’intérêt général) est expédié aux oubliettes. Kant est lui qualifié par Clouscard de « Newton de la Morale ». Il sera amputé par la nouvelle intelligentsia de sa dimension morale et politique, très probablement parce que ce dernier développe l’idée que l’individu dans l’État doit abandonner sa liberté primaire, sauvage, pour accéder à un statut juridique. Sa liberté “d’être social” peut ainsi totalement s’accomplir, puisque celle-ci est issue de sa propre volonté législatrice. En bref, comprenons que le « jouir sans entraves » prôné par les partisans du libéralisme-libertaire est inconciliable avec l’impératif catégorique de la morale de Kant qui au contraire préconise : « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité comme une fin, et jamais simplement comme un moyen« 

    En substance, Michel Clouscard suggère qu’à la vue de l’émergence du socialisme, le libéralisme-libertaire est une contre-révolution parfaite. Premièrement, la néo-féodalité qui s’incarne de facto dans le grand capital et la rente foncière, a poursuivi son entreprise de pourrissement via ses courroies de transmission que sont les médias. Deuxièmement, la nouvelle bourgeoisie qui s’incarne dans l’élite intellectuelle, l’élite entrepreneuriale et le star-système, a généré des stratégies de diversion pour garantir ses privilèges.

    Par delà les apparences, que dit vraiment Cohn-Bendit ?

    Eric Zemmour se présente comme conservateur. De ce fait il est pour Daniel Cohn-Bendit le faire-valoir idéal. La démagogie libérale-libertaire, fond de commerce de Daniel Cohn-Bendit, a l’avantage d’être orientée en direction de l’avenir. Zemmour se considère lui conservateur, et parfois bonapartiste ou encore gaullo-bonapartiste, des références résolument tournées vers le passé. A cette terminologie, Zemmour ajoute une forte dose d’obsessions identitaires. Rien de mieux pour Cohn-Bendit, qui peut ainsi à sa guise prétexter qu’il représente la pensée progressiste. L’accueil des migrants est en ce moment le sujet favori de Cohn-Bendit, un thème qu’il partage avec ses amis de la galaxie néocon, en particulier Bernard Kouchner, Raphaël Glucksmann et Romain Goupil, le cinéaste qui se sent libéral-libertaire, et qui “emmerde ceux que le terme effraie”. C’est que la pudeur n’a jamais été le point fort de ces derniers, qui ne l’oublions pas, furent les promoteurs des guerres qui ont embrasé une grande partie du Monde. Des guerres de déstabilisation à l’origine des nouvelles migrations. Dans un article antérieur, nous avions noté qu’une fois une campagne militaire terminée, le type de manipulation qui consiste à émouvoir un public le plus large possible peut s’apparenter à la phase 2 de la propagande de guerre. A ce stade de la désinformation, l’agresseur se fait passer pour un bienfaiteur désintéressé. Or Daniel Cohn-Bendit fut avec d’autres illustres va-t-en-guerre à l’origine de la pétition « Oui, il faut intervenir en Libye et vite !« . Aujourd’hui nous mesurons pleinement l’ampleur de la catastrophe “La Libye est devenue la plaque tournante d’un gigantesque trafic d’êtres humains”.

    Face à Eric Zemmour (son meilleur ennemi) sur le plateau de “Zemmour & Naulleau”, Daniel Cohn-Bendit s’exclame « Moi je préfère l’humanitaire à l’arrogance de 1938 où on a laissé crever les juifs ». Le retour des années 30 est sa botte secrète, le coup imparable : que peut-on lui opposer quand sans le moindre scrupule il se transporte en 1938 pour sous-entendre qu’il est du bon côté de l’Histoire ? Il est en effet très simple de faire appel au point Godwin, qui permet, dans une discussion, d’assimiler l’adversaire au nazisme.

    Si l’accusation d’antisémitisme est parfois utilisée par Cohn-Bendit pour tenter de discréditer des adversaires politiques, son grand coeur reste pourtant de pierre dans des cas d’antisémitisme réellement avérés. Pour s’en convaincre, il suffit de prendre connaissance de ses analyses sur la situation en Ukraine. Nous pouvons constater que lorsqu’une extrême droite ouvertement antisémite est au service d’un pays allié à l’OTAN, elle semble poser beaucoup moins de problème à Dany. Comble de l’ironie : la seule chose qu’il sait nous dire sur le néo-fascisme en Ukraine tourne à la critique ciblée : « Mélenchon est scotché dans les années 30″ pour avoir écrit : « En Ukraine : un pouvoir putschiste aventurier, dans lequel les néonazis ont une influence tout à fait détestable (…) ». Des propos confortés par les faits. Nous avons vu ici que si les journaux britanniques en matière de politique étrangère sont globalement rangés derrière leur gouvernement, malgré tout ils relatent fréquemment le rôle majeur des bataillons ouvertement néo-nazis au service du nouveau pouvoir de Kiev. Pour preuve : The Guardian, The Telegraph, The Independent,The Sunday Times, BBC News. Des articles corroborés par Amnesty International qui dès septembre 2014 alertait les opinions publiques sur les crimes perpétrés par les troupes paramilitaires ukrainiennes.

    Et ce deux poids – deux mesures est chez lui une véritable prérogative : en 2008, Robert Ménard fut à la pointe de la campagne anti-Jeux Olympiques de Pékin. Dans son sillage Daniel Cohn-Bendit appelait à boycotter l’ouverture des jeux chinois. Après tout, pourquoi pas nous dira-t-on puisqu’il s’agit des droits de l’homme. Seulement que faisait notre “droitdelhommiste” en 2005, le jour où il fut décidé qu’en 2012 les JO se dérouleraient à Londres alors que le criminel de guerre Tony Blairs’était engagé malgré des manifestations populaires massives, aux côtés d’un autre criminel de guerre nommé George W. Bush, dans la seconde guerre illégale d’Irak ?

    Israël – Palestine : le contorsionniste

    En 2010, Daniel Cohn-Bendit qualifiait le boycott d’Israël d’ »inutile », et d’ »erreur », à peine un an après l’opération “Plomb Durci” qui avait coûté la vie à 1330 Palestiniens dont près de 900 civils. Cela ne mérite-t-il pas d’examiner pourquoi et comment Daniel Cohn-Bendit se préoccupe du sort des Palestiniens ?

    La même année, l’icône des indignés Stéphane Hessel avait été l’invité de la convention d’Europe Ecologie. Personnalité incontestable dans les milieux de gauche, Hessel sera élu personnalité de l’année 2011 par les lecteurs du Monde. 2010 est aussi l’année où Hessel écrivit “Indignez-vous !”. Dans ce petit essai l’ancien résistant s’indigne entre autre contre Israël qui bénéficie d’une impunité scandaleuse nous dit-il. Contrairement à Daniel Cohn-Bendit, Hessel appelait lui dès 2010 au boycott d’Israël.

    D’autre part, en avril 2002 José Bové et ses compagnons de la Confédération paysanne furent expulsés d’Israël pour le simple motif d’avoir rendu visite au leader palestinien Yasser Arafat. Cet évènement atteste que José Bové et son organisation étaient alors réellement impliqués dans la cause palestinienne. Et en 2009 le leader paysan choisira d’être l’une des têtes de liste d’Europe Écologie, une formation politique fortement influencée par Daniel Cohn-Bendit, à qui beaucoup de militants reprocheront son manque d’opiniâtreté quand il s’agissait de dénoncer les crimes de l’État israélien.

    Toujours dans cette période, les cadres de la gauche et donc de la gauche écologiste se préoccupaient ou semblaient se préoccuper de la question palestinienne. Ainsi Noël Mamère planta un olivier à Bègles, Manuel Valls en a fait de même à Evry, et au bout du compte une cinquantaine de villes participeront à l’initiative baptisée « un olivier pour la paix », tandis qu’en octobre 2010 une mission d’information française « Géopolitique de l’eau » présidée par le député socialiste Jean Glavany accusera Israël de priver les Palestiniens d’eau. Jean Glavany emploiera même le terme «  apartheid  » pour caractériser la façon dont sont gérées les ressources dont disposent les deux populations d’Israël et de la Palestine. Dans ce contexte où les gauches étaient plutôt sensibilisées à la cause palestinienne, en septembre 2011 au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit plus théâtral que jamais condamnera à son tour la politique d’Israël. Mais ne voyez pas dans cette prestation un acte totalement honorable. Daniel Cohn-Bendit ne fera que réciter en hurlant le projet hypocrite de l’UE, prenant soin malgré tout de ne pas trop égratigner Israël, qui selon lui est une “grande démocratie”. Et le député européen sera bien sûr très élogieux envers Mahmoud Abbas, le président plus que contesté de l’Autorité palestinienne, devenu le protégé des Occidentaux depuis la disparition de Yasser Arafat.

    D’une façon générale, concernant le conflit israélo-palestinien, Daniel Cohn-Bendit déclarera en de nombreuses occasions “qu’Israël se trompe et doit faire le premier pas”, et « qu’il faut deux États« . Mais parler de deux États ne mange pas de pain. Alain Finkielkraut lui aussi nous parle bien de deux États. Tandis qu’à aucun moment Daniel Cohn-Bendit ne pointe les crimes israéliens récents. Il se contente pratiquement d’un 50/50 en glissant insidieusement des expressions telles que “terrorisme”, “tir de roquettes”, “tir de missiles” dans son discours lorsqu’il évoque l’insoumission des Palestiniens.

    En octobre 2014, une info “illumine son humeur”, rapporte-t-il sur Europe 1. Ce jour là, il « félicite le président israélien Reuven Rivlin (un homme de droite très lié aux ultras orthodoxes colons) qui a osé aller à Kafr Qassem commémorer le massacre (56 morts)perpétré par l’armée israélienne en 1956 envers des civils arabes”. Mais Reuven Rivlin est Président de l’État d’Israël, et il est en fonction depuis le 24 juillet 2014. Or en 2015 Amnesty accuse Israël de « crimes de guerre »pour des exactions commises dans la bande de Gaza à l’été 2014 (opération Bordure Protectrice). Ainsi au début de la mandature de Reuven Rivlin, les 2200 Palestiniens tués rendent ipso facto ce président israélien co-responsable du crime. Et qu’a “osé dire” Daniel Cohn-Bendit sur un tel crime, à la fois factuel et précis ? Cette fois encore, rien.

    Échanges cordiaux avec Finkielkraut

    Compte tenu du fait qu’Eric Zemmour et Alain Finkielkraut partagent les mêmes obsessions identitaires, et qu’à l’écouter Daniel Cohn-Bendit ne supporte pas la xénophobie, comment expliquer le fait qu’il soit timoré, voire même complice avec Alain Finkielkraut alors qu’il est notablement virulent avec Eric Zemmour

    Pour illustrer notre propos, revenons sur Zemmour qui déclare : « L’Allemagne, elle gagnait quand il n’y avait que des dolichocéphales blonds. C’est comme ça. C’est peut-être le hasard« . Et dans un style similaire Finkielkrautqui affirme « l’équipe de France est aujourd’hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l’Europe.” Ces deux exemples démontrent que la radicalité de Finkielkraut n’a rien à envier à celle de Zemmour. A la différence de Finkielkraut, Zemmour voue un culte à la Russie de Poutine. Et ajoutons que Cohn-Bendit partage avec Finkielkraut un atlantisme exacerbé. Ce dernier va jusqu’à estimer que l’Amérique est un bouc émissaire à qui l’opinion publique reproche des fautes complètements infondées.

    L’arme du faible : vociférer

    Avec un débatteur de la qualité d’Emmanuel Todd, s’il veut faire illusion, Daniel Cohn-Bendit ne peut pas fonctionner comme avec Eric Zemmour. La technique du merle moqueur n’a pas beaucoup d’incidence sur l’éloquence de Todd. Cohn-Bendit n’a donc pas d’autre alternative que de pourrir le débat. Ainsi l’oiseau chanteur devient Dany l’acariâtre. En septembre 2017 sur France 2, notre roublard aura sans vergogne usé de ses combines habituelles quand il n’a pas la maîtrise des échanges. Globalement Todd reproche à l’Allemagne une volonté hégémonique. Manifestement sans trop de succès, Cohn-Bendit protestera par des jérémiades et des moqueries : « Tu es obsédé par l’Allemagne, tu radotes, c’est une maladie mentale, j’aurais pas du venir, c’est toujours pareil, la prochaine fois (…) je vais m’en aller, ça ne change pas, ça va pas la tête, tu n’es pas Dieu le père.” L’un des intervenants finira par lui dire « Monsieur Cohn-Bendit vous me faites peur quand vous répondez à Emmanuel Todd. Vous le faites toujours en psychiatrisant ses désaccords ».

    Sur la forme, que faut-il retenir de la confrontation Cohn-Bendit / Todd qui fut au centre du débat ? Comme à son habitude Daniel Cohn-Bendit a réduit, insinué, caricaturé les paroles de son adversaire. Quant à Emmanuel Todd, même s’il est très difficile de vérifier le bien fondé de sa théorie, nous pouvons malgré tout dire qu’il se sera montré relativement didactique dans la manière d’exposer ses idées. Sur le fond, Emmanuel Todd dénonce les effets pervers du libéralisme qui est à la base de la structure européenne, alors que pour Daniel Cohn-Bendit, l’Europe fonctionne, mais pas assez bien, et à ce titre il défend la politique de l’actuel gouvernement Philippe. Ainsi, concernant la suppression de l’impôt sur la fortune, l’ex-leader de 68, incapable d’exposer ses idées clairement lorsqu’il s’agit “de fric”, s’est contenté d’une formule ambigüe : « Je ne suis ni pour ni contre, je suis dubitatif ».

    En quoi Dany a-t-il marqué les écolos ?

    Seulement 3 ans après l’union d’Europe-Écologie et des Verts aux élections européennes de 2009, Daniel Cohn-Bendit quitte officiellement ce parti le 7 décembre 2012. A ce moment là, les élections législatives de juin 2012 avaient permis à EELV d’emporter 17 sièges, suffisants pour constituer un groupe à l’Assemblée. En 2017, 1 seul député sera élu, finalement recruté par « La République en Marche ». A ce jour donc, il n’y a aucun député EELV à l’Assemblée Nationale. Fin 2012, deux ans seulement après la fondation d’EELV, Daniel Cohn-Bendit annonce qu’il n’en fait plus partie alors qu’il avait fait des pieds et des mains pour réunir (derrière lui) la quasi-totalité des forces qui constituaient jusqu’alors “l’écologie plurielle”. Le résultat final est sans équivoque : après avoir unifié les différents courants de l’écologie politique, il a phagocyté l’ensemble de la mouvance écologiste qui est devenue une pâle copie de son projet initial.

    Et le désastre va même plus loin : les membres d’EELV ne sont-ils pas devenus les meilleurs soutiens des politiques européenne et étrangère de nos 3 derniers présidents ? Car nous retiendrons surtout que dans l’intervalle où Cohn-Bendit a fait main basse sur la mouvance écologiste, celle-ci a modifié progressivement sa ligne politique : tout d’abord revenons en 2005. A cette époque antérieure à EELV, Cohn-Bendit est coprésident du groupe Les Verts au Parlement européen. Ce poste ne l’a pas empêché de désavouer José Bové et la majorité des Verts, puisque il fit campagne pour le oui au traité (libéral) européen aux côtés des députés UMP Michel Barnier et UDF François Bayrou. En 2011 également, souvenons-nous : Eva Joly, future candidate EELV à la présidentielle, prendra parti en faveur d’une intervention en Libye dans la roue de MM. Sarkozy, Juppé et BHL, alors que quelques mois plus tard en 2012, le magazine de Canal Plus « Spécial investigation » révélera au travers de témoignages anonymisés de membres de nos services du Renseignement que la France a mené la guerre en Libye pour le pétrole et le gaz avec le soutien intéressé du Qatar. Enfin en 2016, le député européen EELV Yannick Jadot s’associe à Raphaël Glucksmann pour condamner la Syrie et la Russie. Selon eux « la communauté internationale regarde, hébétée, les bombardements de Poutine et Al-Assad sur la ville d’Alep« . En dehors du fait que les bombardements de la coalition occidentale surMossoul et Raqqa semblent avoir été au moins aussi meurtriers que les bombardements russes sur Alep, retenons que Jadot fait le choix d’un rapprochement avec un néoconservateur historique. En effet, Raphaël Glucksmann fut avec son père André membre du Cercle de l’Oratoire, un think-tank pro-américain, pro-Bush et cela va de soi pro-guerre en Irak. Une « guerre contre le terrorisme » artificielle, promue par les adeptes de la doctrine Bush qui occasionnera 1,3 million de mortsdans trois pays : Irak, Afghanistan et Pakistan. Les associations à l’origine du rapport cité en lien parlent d’un « crime contre l’humanité proche du génocide ».

    Les paradoxes de Dany

    Selon les circonstances, les postures de Dany peuvent-être radicalement différentes. Pour clarifier notre propos, revenons sur François Hollande qui remis la Légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite Mohamed Ben Nayef, évincé depuis par un putsch au profit de Mohamed Ben Salmane, fils du Roi Salmane, dans un pays qui au nom de la charia inflige à sa population mais également à certains ressortissants étrangers des châtiments cruels, inhumains ou dégradants. Sur ce point précis et factuel, Dany est resté complètement silencieux. Il n’a rien dit non plus fin 2015 quand Hollande s’est rendu aux obsèques du roi Abdallah d’Arabie : « un homme d’Etat dont l’action a profondément marqué l’histoire de son pays et dont la vision d’une paix juste et durable au Moyen-Orient reste plus que jamais d’actualité », nous chante le communiqué indécent de l’Elysée. Réaffirmons une fois encore que l’Arabie saoudite, à la tête d’une coalition auto-proclamée, a lancé au Yémen depuis le 26 mars 2015 des attaques aériennes délibérées contre des civils, mais aussi inflige à ses prisonniers de guerre la torture, le meurtre ou les mauvais traitements.

    Si M. Daniel Cohn-Bendit peut parler ici ou là d’une “dictature alliée à l’Occident”, cela reste toujours lapidaire, noyé dans un flot d’informations, et surtout il ne dénonce jamais les liens qui unissent les oligarques occidentaux aux dirigeants des pétromonarchies du Golfe. En revanche, il profite allègrement des supports que le monde médiatique lui offre (radios, journaux) pour tirer à boulets rouges sur les pays mis à l’index par les Etat-Unis en visant leurs soutiens. Et là, il n’y va pas “avec le dos de la cuillère”. « Cohn-Bendit attaque Mélenchon sur ses vacances passées avec Chavez« . A propos de Mélenchon toujours : « Va te faire voir et va tutoyer Castro ». Et Daniel Cohn-Bendit s’en prend à Ségolène Royal, présente à Cuba lors des funérailles de l’ancien président Fidel Castro.

    Au printemps 2016, nous avons assisté en France à des mouvements d’opposition à la Loi Travail portée par la ministre Myriam El Khomri. Suite à une des manifestations, “29 policiers furent blessés dans de violents affrontements en marge de la manifestation”. Quelle aubaine pour Daniel Cohn-Bendit qui insidieusement profitera de l’occasion pour amalgamer le mot “crime” à l’acronyme “CGT”. Petit extrait de son discours confusionniste, tendancieux et indigeste : « On est pour ou contre les manifestations de la CGT, j’en n’ai rien à cirer ce matin. Ce que je veux dire, c’est que ceux qui manifestent encore après ce crime horrible, et qui disent ’tout le monde hait la police’, ils sont frappadingues ». Même s’il prend soin une fois encore de masquer son jeu, Daniel Cohn-Bendit a toujours été pour la déréglementation du droit du travail. Son astuce est de détourner l’attention avec par exemple cette déclaration ronflante “Le gouvernement a tout faux sur la loi El Khomri“. Mais dès que nous consultons la totalité de l’article, nous nous apercevons que pour lui la réforme vient trop tard, et qu’il faut négocier uniquement avec la CFDT. Et pour cause, la CGT qui compte plus d’adhérents que l’ensemble des partis politiques, est totalement méprisée par ce “grand démocrate“ soi-disant “de gauche”, qui est favorable au travail le dimanche et à la privatisation des services publics. Pour lui « Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État ». Dans les colonnes de Libération il déclarait déjà en 1999 : « Je suis persuadé que si on dit non à l’économie planifiée socialiste, on dit oui à l’économie de marché. Il n’y a rien entre les deux ».

    Sous les pavés, Macron !

    Début 2016, Daniel Cohn-Bendit avait décidé de rallier le camp d’Alain Juppé en vue de la présidentielle de 2017. Fin 2016, nouveau changement de cap avec pour alibi la lutte contre le Front National. Daniel Cohn-Benditsoutient finalement le banquier d’affaire Emmanuel Macron. Jusqu’alors Dany et ses amis nous faisaient le coup du “rassemblement républicain”, mais seulement à partir du second tour. A présent, face à la jeunesse du candidat des réseaux du patronat, il n’est pas question que son nouveau poulain coure le moindre risque, il doit à coup sûr passer l’obstacle du premier tour. Pour ce faire quoi de mieux que le Front National, qui à chaque nouvelle élection remplit à souhait son rôle de monstre utile ?

    Évidemment, beaucoup voient dans le FN une menace sérieuse, et qu’au vu de ce risque potentiel, ils justifient la trajectoire sinueuse de Cohn-Bendit. Et il est vrai que concernant le FN, Dany est toujours très démonstratif voire même théâtral. Cependant, ne perdons pas de vue que dans le domaine de la lutte contre les extrêmes notre homme est plutôt du genre indigné sélectif. Il y a les extrêmes dont il parle beaucoup, et ceux dont il omet de parler, par exemple les nazis ukrainiens. Ce roublard trouve toujours de bonnes excuses (FN, Union européenne) pour flatter ou s’associer à la droite. Nous avons évoqué François Bayrou, Michel Barnier et Alain Juppé mais il y eu également Jean Claude Juncker ou encore Angela Merkel, chancelière du pays aux 17 % de pauvres.

    C’est que la pratique du grand écart est une autre facette de notre écolo-tartuffe. Après s’être associé au militant altermondialiste José Bové à la fin des années 2000, “le faucheur de champs d’OGM”, le “championanti-McDo” qui prônait à cette époque la désobéissance civile, nous retrouvons Daniel Cohn-Bendit quelques années plus tard en train de soutenir son nouveau jeune poulain Emmanuel Macron drivé par Jacques Attali, qui fut lui même employé par Nicolas Sarkozy comme Rapporteur de sa Commission sur la croissance économique. Son rapport allait servir de corpus idéologique au quinquennat de Nicolas Sarkozy. Est-ce bien utile ici de rappeler son orientation économique et sociale ? Macron a ainsi été propulsé à moins de 30 ans rapporteur adjoint de cette fameuse Commission Attali, sans que cela n’ait posé depuis le moindre problème éthique à notre Caméléon en chef. Ajoutons à cette aberration le commentaire récent du journal l‘Humanité, qui nous signalait que le jeune Macron ne se souciait nullement de l’enjeu climatique, alors que si nous en croyons ses dires, ce serait pourtant le leitmotiv de Daniel Cohn-Bendit, décidément passé maître dans l’art de l’enfumage.

    Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es

    En peu de temps, Emmanuel Macron aura créé autour de lui un réseau de think-tanks qui ont pour point commun d’être soutenus par des groupes industriels cotés en bourse et favorables à la déréglementation économique. Certains de ces cercles d’influence favorables à Emmanuel Macron offrent à Daniel Cohn-Bendit depuis plusieurs années des tribunes régulières. C’est le cas notamment de Terra Nova (financé par Vivendi, Areva et d’autres) et de la Fondation Jean-Jaurès (financée par des fonds publics). Toujours “du côté du manche-Macron”, Daniel Cohn-Bendit et la totalité des membres de ces think-tanks partagent en commun un mépris viscéral des classes populaires. Ainsi, quelques mois avant son investiture, alors qu’il était ministre du gouvernement Valls II, notre nouveau président s’est fait connaître du grand public avec ses propos sur les employés des abattoirs Gad : « Il y a dans cette société (Gad), une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées« . Dans un autre style, Daniel Cohn-Bendit lui, profère « Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison« . Ce jour là Daniel Cohn-Bendit fut fortement contrarié par le résultat du Brexit. Il fustigea la décision des Anglais avec ce type d’arguments : « Quand un peuple vote pour l’extrême droite, quand un peuple vote pour le nazisme, il n’a pas raison, même si c’est le peuple !« . Ou encore : « Si le peuple veut la peine de mort, je suis contre le peuple« . Or primo, nous avons vu que l’extrême droite et partiellement le nazisme étaient désormais au pouvoir en Ukraine après un putsch cautionné par les élites européennes et états-uniennes. Secundo, après des présidents tels que Bill Clinton ou Barack Obama, qui sont des références pour les élites françaises, la peine de mort n’a pas été abolie aux États-Unis, pays où plus de 4% des condamnés à mort seraient innocents. Enfin tertio, “démocratie” ne veut pas dire que le peuple ou la majorité ont raison. La démocratie est simplement un système politique dans lequel la souveraineté émane du peuple. Les autres systèmes sont le pouvoir d’une minorité (oligarchie) et le pouvoir d’un seul (despotisme).

    Le sacre de l’enfant-roi

    Pour fêter les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, Daniel Cohn-Bendit fut l’invité d’Emmanuel Macron dans une brasserie parisienne. En acceptant de participer avec quelques personnalités du Tout-Paris à une soirée “bling-bling » organisée de surcroît par le nouveau “président des riches”, Daniel Cohn-Bendit venait de franchir un nouveau palier. Lui qui habituellement a l’art et la manière de faire passer ses injonctions pour des lois universelles, ne peut plus dire que son choix politique est circonstanciel à l’histoire. L’excuse du “je vote pour lui à cause de Le Pen” ne tient plus. Bref, ce soir là Daniel Cohn-Bendit a implicitement admis qu’il était macronien avec tout ce que cela implique.

    Ainsi, au côté d’Emmanuel Macron et Daniel Cohn-Bendit, nous constatons sans trop de surprise la présence éminemment symbolique de Stéphane Bern, l’animateur pro-monarchies qui profite de la télévision publique pour nous vendre une fable qui glorifie les nobles. Ce dernier est même devenu après l’élection de Macron « Monsieur Patrimoine ». Indéniablement séduit par les symboles de puissance royale, en 2017 Emmanuel Macron a fêté ses 40 ans à Chambord. Après tout, le nouveau président Macron s’inscrit dans une certaine logique puisqu’il avait commencé sa campagne électorale chez Philippe de Villiers, la tête de gondole de l’anti-républicanisme. Et quelques mois auparavant n’avait-il pas déclaré : « il manque un roi à la France » ?Après ces déclarations, comprenons que “La République en Marche”, le parti d’Emmanuel Macron, aurait du s’appeler “La Contre-Révolution en Marche”, tant les convergences entre le pôle vieille France ravivé par Emmanuel Macron, et notre illustre représentant de l’idéologie libérale-libertaire sont nombreuses.

    Conclusion

    Dès l’après mai 68, Michel Clouscard attire notre attention sur le véritable rôle des nouveaux faiseurs d’opinion. Selon lui, ils sont les idéologues d’une doctrine anti-révolutionnaire qu’il qualifie de libérale-libertaire. Par son style libertaire et ses idées franchement libérales Daniel Cohn-Bendit est assurément la figure emblématique de la contre-révolution bourgeoise. Si l’indélicatesse est son principal attribut, un examen de ses états de service nous indique qu’il est inutile de rechercher chez lui une quelconque traîtrise. Daniel Cohn-Bendit est tout simplement devenu ce qu’il a toujours été : un bourgeois astucieux et élitiste soucieux de conserver ses privilèges. Quelle que soit la couleur de son maquillage, le mépris des classes populaires est une constante dans son parcours politique. Par conséquent, il n’a jamais supporté les structures politiques (syndicats et partis) qui à travers l’histoire des luttes sociales ont participé à l’émancipation de la classe ouvrière. Sa version des droits de l’homme n’est qu’un vulgaire détournement qui a pour objectif la justification des guerres que mène l’Occident pour des intérêts à la fois économiques et géostratégiques. Enfin, il est européiste car l’Europe au demeurant atlantiste, est totalement assujettie aux puissances de l’argent. Ainsi, toujours du bon côté du rapport de force, il est l’homme que les médias consultent pour tout et n’importe quoi. Une position qui lui a sans nul doute permis de contribuer à l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, un nouveau Président qui illustre parfaitement le “mix” entre le libéralisme – libertaire et la nostalgie de l’ancien régime




  • La presse française malade ou aux ordres ? NRobin

    LE MEDIA malmené depuis qu’il a osé parler de la Syrie en renvoyant dos à dos les belligerants....

    une piaillerie monstrueuse ici :

    https://lundi.am/Le-Media-sur- la-Syrie-naufrage-du- journalisme-alternatif

    ​Alexis Corbière sur Europe 1 ce matin - ​aller à 27min 10 sec

    http://www.europe1.fr emissions/le-grand-rendez- vous/le-grand-rendez-vous- alexis-corbiere-040318-3589916


  • Syrie : ils sont tous devenus fous, en effet ! NRobin

    https://www.iveris.eu/list/tribunes_libres/312-reveillonsnous_ils_sont_devenus_fous_

    19 février, 2018
    Tribune libre
    Michel Raimbaud

    Iveris

    Depuis maintenant sept ans, la Syrie est en guerre. Ce pays aimable, tolérant, hautement civilisé que même ses détracteurs ne pouvaient s’empêcher de trouver beau et attachant est d’ores et déjà confronté à un formidable défi, celui de l’après-guerre. Les assaillants barbares venus de cent pays, atlantistes comme islamistes, se sont acharnés à vouloir en détruire les richesses, les infrastructures, les capacités, les monuments, les beautés naturelles afin de le rayer de la carte. Ils ont aussi et surtout tenté de broyer le peuple syrien, d’effacer sa mémoire et son identité afin de l’anéantir.

    Le Lion de Palmyre, datant du 1er siècle avant Jésus-Christ, a été détruit par Daech à la pelle mécanique en 2015. Désormais restaurée, cette pièce maîtresse du musée de Palmyre est exposée dans les jardins du musée de Damas. (Photo IVERIS)

    Avec la complicité d’une soi-disant « communauté internationale » en trompe-l’œil, ils s’emploient maintenant à le priver, autant qu’il sera possible, de toute perspective d’avenir, en lui volant ses droits imprescriptibles : disposer de lui-même, décider, sans ingérence étrangère, de son destin et de son régime politique. Sans pudeur et sans vergogne, les mêmes assaillants ne cachent pas leurs velléités de replacer l’avenir, notamment constitutionnel, de la Syrie sous « tutelle onusienne », c’est-à-dire sous mandat, autant dire sous le joug colonial.

    Afin d’effacer l’empreinte géographique d’une Syrie mère de la civilisation (y compris la nôtre), peut-il y avoir un moyen plus efficace que de disperser un peuple et surtout de briser un Etat qui a commis le crime de lèse-majesté ? En effet, au final, l’entreprise est destinée à faire de ce qui fut jadis une grande Syrie un archipel de mini-entités, et de son peuple une mosaïque tribalisée ayant vocation à être vaporisée en une vaste diaspora : dans une première approche, ce crime inqualifiable mérite la double qualification de « politicide » - la dissolution d’un Etat qui dérange – et d’ethnocide – l’anéantissement d’un peuple qui résiste.

    C’est ce qui est inscrit dans le « grand dessein » néoconservateur. Ce dernier, notons-le au passage, reviendrait à infliger à la Syrie le destin réservé depuis 70 ans à la Palestine, pan de terre volé sous l’égide du colonialisme triomphant. Le sort des Syriens pourrait alors ressembler à celui des Palestiniens, irrémédiablement spoliés au nom d’une « mission divine ». Le sinistre destin des peuples amérindiens, éliminés de l’histoire, est là pour rappeler de quoi sont capables les colons venus d’ailleurs.

    Les dégâts sont immenses, se chiffrant en centaines de milliards de dollars, auquel il conviendrait d’ajouter – mais c’est leur problème - les millions, billions ou trillions dépensés par les « puissances » assaillantes pour conduire leurs batailles « pour la démocratisation ».

    Il ne sert à rien d’invoquer les valeurs de la morale, naturelle ou religieuse, le droit international et la légalité onusienne, voire la simple décence, face à des agresseurs sans foi ni loi. On ne peut attendre d’Etats qui s’érigent en gendarmes de la planète tout en se comportant comme des régimes voyous une quelconque logique. Il est paradoxal, après tout ce temps, ces horreurs, ces massacres, ces actes de sauvagerie, cette barbarie, que l’on trouve encore dans le grand Occident « démocratique » tant de défenseurs de l’indéfendable, tant d’admirateurs des djihadistes présentés comme démocrates ou « modérés ». Les intellectuels sont piégés par leur aveuglement initial, les médias sont plombés par l’omerta, les politiques sont otages de leur doxa néoconservatrice, dans l’Hexagone comme dans tout le monde judéo-chrétien.

    Pourquoi un tel acharnement, une telle obstination dans le mensonge ? C’est que la Syrie est depuis longtemps dans le collimateur de l’Amérique, de la Grande-Bretagne et d’Israël. La Syrie historique est le centre de gravité du Proche-Orient, le lieu de naissance des trois religions révélées, le cœur battant de l’arabisme, symbole de l’islam moderne et tolérant, siège des premiers califes : un héritage très lourd à assumer, mais qui a assuré à ce « phare de l’Orient » un prestige indéniable auprès des Arabes et une aura de sympathie chez les Musulmans.

    Tolérante, multiconfessionnelle, moderne, républicaine, forte de son identité et de sa conscience historique, elle représente ce que les extrémistes de tout bord exècrent par-dessus tout.

    Depuis son indépendance et la création d’Israël, la Syrie n’a cessé d’apporter un soutien indéfectible à la cause palestinienne et est toujours apparue comme un Etat rebelle à l’ordre israélo-atlantique. Face au délabrement du monde arabe, la Syrie s’est inscrite dans l’axe de la résistance et elle résiste. Son armée nationale a tenu le coup seule contre tous durant quatre ans, puis, aidée de ses alliés, a entamé la reconquête, s’affirmant au passage comme le principal artisan de l’éradication de Da’esh, malgré les mensonges et prétentions des usurpateurs fanfarons. L’Etat syrien contrôle désormais les quatre cinquièmes du territoire national, ayant mis en échec, par sa résilience, les plans des agresseurs.

    Pour ceux-ci, la Syrie de 2018, après tant de batailles et tant d’essais non transformés, constitue une réalité impensable et intolérable. Il faut donc la faire disparaître de la carte, ne serait-ce qu’en l’ignorant. Il convient pour cela de délégitimer l’Etat, présenté systématiquement comme un « régime », ses institutions, sa constitution, son gouvernement, diaboliser son Président, ignorer les volontés de son peuple, les succès de son armée en les attribuant à ses alliés, voire à ses ennemis.

    Il faut dénier au Président et à son entourage tout pouvoir, tout rôle à venir, tout droit de véto, et faire en sorte qu’il ne puisse y avoir de solution politique « syrienne » issue d’un dialogue national, sous l’égide de ses alliés et de ses amis. Il faut au contraire que son sort soit décidé par ses ennemis, par la « communauté internationale » aux aguets, par trois Etats représentant 470 millions de personnes soit 6 à 7% de l’humanité, lesquels pestent de ne plus pouvoir imposer leur loi au Conseil de Sécurité

    Décidément, le monde est tombé sur la tête puisqu’il n’y a plus de légalité internationale, plus de respect du droit onusien, censé être la bible des diplomates. Les faux gendarmes du monde qui en sont les fauteurs de désordre, les cambrioleurs qui crient au vol, les violeurs de la légalité qui crient au viol, les agresseurs qui s’indignent des agressions de l’armée syrienne, les pratiquants d’ingérences illégales qui s’indignent de l’intervention légale des alliés et partenaires de l’Etat, tout ce beau monde s’agite et manœuvre au grand jour.

    Exit les comparses et les forces écran, voilà que les commanditaires et les parrains véritables ont jeté le masque et s’emploient à réaliser ouvertement ce qu’ils ont échoué à faire par procuration durant sept ans. Israël au Sud, l’Amérique et ses affidés européens au nord–est en appui des forces kurdes portées aux nues, la Turquie au nord-ouest contre les projets des Kurdes et tous contre Bachar al-Assad. Le prétexte de la lutte contre Da’esh et le terrorisme apparaît maintenant pour ce qu’il était, une fumisterie que défendent les ennemis de la Syrie légale et à laquelle ne croient plus que les imbéciles.

    Jean-Yves Le Drian exige (sic) « le retrait de tous ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ». Il ose. Devinez qui sont pour lui ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ? Oui, vous avez gagné : l’Iran, le nouveau diable à la mode, le Hezbollah terreur d’Israël, la Russie, les forces « chiites » d’Irak.

    Vous savez donc quels sont les pays qui ont à y faire : les trois obsédés du bombardement humanitaire, ceux qui possèdent des armes de destruction massive, violent systématiquement le droit international, soutiennent le terrorisme quand ils ne l’ont pas créé, ceux qui souhaitent piller tranquillement les ressources pétrolières et gazières de la Syrie et de la région : en d’autres mots, l’Amérique et ses fidèles. Pour faire bon poids bonne mesure, ajoutons Israël, ami des « révolutions arabes » qui détruisent les Etats du même nom, la Saoudie, grande démocratie devant l’éternel et spécialiste en constitutions, en droits de l’homme et de la femme, et en tolérance religieuse, la Turquie membre éminent de l’OTAN, ennemie des turcs des montagnes, mais amie des séparatistes kurdes de Syrie ou d’Irak et soutien des djihadistes, le Qatar à condition qu’il continue à acheter tout et n’importe quoi dans notre pays en difficulté.

    Pour le reste, la Syrie a tenu bon pendant de longues années, son armée est capable de soutenir les assauts d’Israël et d’abattre les avions qui l’attaquent. Elle est solidement ancrée dans un axe de la résistance résolu et bien coordonné, soutenue par des alliés fiables, à commencer par la Russie. La Syrie n’est pas un figurant, elle est au centre d’une guerre globale. Combien d’Etats auraient résisté comme elle l’a fait ?

    Messieurs les « amis de la Syrie », ennemis de son « régime » et de son Président, vous avez maintenu la fiction d’un soulèvement populaire contre un « tyran massacreur ». En quoi cela vous regarde-t-il ? Vous avez d’ailleurs tout faux et le savez bien puisqu’en réalité le pays qui vous obsède est avant tout victime d’une guerre d’agression qui met en danger son existence.

    L’Etat syrien a sûrement le droit de piloter les négociations qui décideront de son avenir et de récuser toute ingérence des agresseurs. Il a le droit de refuser vos ingérences, vos plans de partition et vos projets tordus. Les guerres de Syrie sont depuis belle lurette les composantes d’une guerre universelle en passe de devenir « mondiale ». Si cette agression regarde la « communauté internationale », c’est selon les critères du droit international, codifiés par la Charte des Nations-Unies, qu’elle doit être considérée… Là, on comprendra très bien que cette approche, la seule envisageable, vous pose un léger problème. Ce problème n’est pas celui du pays agressé. Il est celui de l’agresseur que vous êtes et qui traite la Syrie comme un « pays ouvert » à toutes les aventures et à toutes les entreprises hostiles.

    Messieurs les agresseurs, n’oubliez jamais que votre présence en Syrie est illégitime et illégale, y compris s’agissant de vos barbouzes, de vos conseillers spéciaux ou de vos forces-au-sol. Et s’il y a une présence légitime par excellence, ce n’est pas la vôtre, c’est celle de l’Etat syrien, celle des alliés et partenaires du gouvernement de Bachar al-Assad, dont vous exigiez le départ. S’il y a un retrait qu’impose le respect du droit international, c’est celui des pays qui n’ont rien à faire en Syrie, vos pays.

    Michel Raimbaud
    Ancien ambassadeur
    Professeur et conférencier



  • https://www.legrandsoir.info/guerre-dictature-democratie-cherchez-l-erreur.html

    Bruno Guigue
    Guerre, dictature, démocratie : cherchez l’erreur
    20/02/18
    “Le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour. Trois jours de débats à la conférence de Munich sur la sécurité ont livré ce diagnostic : l’Occident se sent assiégé, défié, déstabilisé. Et les coupables sont nommés : la Russie et la Chine, ces deux puissances « révisionnistes » qui défient l’ordre mondial libéral et sèment la dissension aux États-Unis et en Europe.” Un morceau de bravoure, cette tirade ! Publiée dans La Croix du 18 février 2018 sous la plume de François d’Alençon, elle prétend résumer la conférence internationale annuelle sur la sécurité qui s’est tenue à Munich du 16 au 18 février. Comme elle condense parfaitement la bouillie pour les chats qui tient lieu de discours officiel aux pays occidentaux, elle mérite le détour.
    On y apprend, donc, que “le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour”. Si l’on suit notre analyste, ces pauvres démocraties tremblent comme des feuilles. C’est inquiétant, avouons-le. A croire que la peur s’installe, que des gouttes de sueur perlent au front des Européens verts de trouille. “Assiégé, défié, déstabilisé”, l’Occident va-t-il faire dans son pantalon ? Mais il a peur de quoi, au juste ? Selon les chiffres disponibles pour 2016 (dernière année où l’on a des données complètes), l’OTAN a un budget militaire de 920 milliards de dollars, soit 19 fois celui de la Russie (48 milliards). Vous alignez 19 chars d’assaut quand votre adversaire présumé n’en a qu’un, vous avez 19 missiles contre le missile unique du méchant d’en face, et vous vous sentez “assiégé, défié, déstabilisé”. Il y a un problème logique, non ? Nos vaillantes démocraties seraient-elles si vermoulues ?
    A moins, bien sûr, que ce discours singulièrement alarmiste ne soit que poudre aux yeux. “C’est la troisième année consécutive où nous accélérons nos dépenses militaires”, déclarait fièrement le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, en juin 2017. Fermement décidée à garantir la paix mondiale, l’organisation avait annoncé en 2014 qu’elle porterait l’effort militaire de ses Etats-membres à 2% du PIB. Voilà du sérieux ! Manifestement à la veille d’une nouvelle invasion barbare, l’Occident n’est-il pas en état de légitime défense ? Si les brutes épaisses sont à nos portes, rien n’est plus naturel que de remplir les arsenaux pour “rassurer” des populations à qui on a flanqué la frousse. Ce réarmement massif fera des heureux, n’en doutons pas, du côté de ces multinationales de l’armement dont on n’imagine pas un seul instant qu’elles exercent la moindre influence sur les gouvernements.
    A qui la faute ? On vous laisse deviner. “Les coupables sont nommés : la Russie et la Chine, ces deux puissances « révisionnistes » qui défient l’ordre mondial libéral et sèment la dissension aux États-Unis et en Europe”, poursuit vaillamment notre analyste de La Croix. On le savait, mais c’est confirmé. Depuis toujours, la Russie est au cœur de l’Empire du mal. Cette bête féroce est capable de tout. N’a-t-elle pas réussi à faire élire un président américain en créant des comptes Facebook ? Pour des Occidentaux travaillés au corps par les médias, c’est clair : la Russie est prête à se jeter sur nous, la bave aux lèvres. Mais elle nous menace avec quoi, au juste ? D’après le cabinet IHS Markit cité par Le Point du 12 décembre 2016, Moscou a baissé son budget militaire de 51,8 à 48,4 milliards. Diantre ! On n’y comprend plus rien. Serait-ce une ruse diabolique ? Avec sa perfidie habituelle, le Kremlin aurait-il désarmé à seule fin de tromper l’ennemi ?
    Pourtant, il n’y a aucun doute. C’est la vérité, puisqu’on vous le dit sur toutes les chaînes. Alors voilà, tout s’éclaire ! Avec 40% des dépenses militaires mondiales et 725 bases militaires à l’étranger, les USA défendent héroïquement la paix dans le monde. Avec 4 bases militaires à l’étranger et un budget militaire qui représente 1/13 de celui des USA, il est évident que la Russie prépare l’apocalypse. Si les manœuvres de l’OTAN ont lieu aux frontières occidentales de la Russie, c’est pour empêcher Moscou d’en faire autant à la frontière mexicaine. Si les USA ont 12 porte-avions, c’est pour défendre leurs frontières, tandis que l’unique porte-avions russe, c’est bien connu, mouille devant Manhattan. Si Washington utilise les terroristes en Syrie, c’est pour contribuer à la stabilité du Moyen-Orient, tandis que Moscou ne songe qu’à piller les ressources pétrolières de la région. Voilà. La messe est dite. Que notre analyste de La Croix se rassure : “l’ordre mondial libéral” cher à son cœur est bien gardé.
    Depuis un demi-siècle, Cubains, Vietnamiens, Chiliens, Nicaraguayens, Somaliens, Soudanais, Irakiens, Afghans, Libyens, Vénézuéliens, Syriens et Yéménites se seraient volontiers passé de la générosité de l’Oncle Sam. Mais c’était plus fort que lui. Le leader du “monde libre n’a pu s’empêcher de leur faire goûter les vertus pédagogiques du napalm, de l’agent orange, des B52, des munitions à uranium appauvri, des embargos “pour la paix” et des bombardements “pour la démocratie”, sans parler des hordes d’Al-Qaida et de ses avatars lâchées comme une nuée de sauterelles pour semer le “chaos constructif” et préparer le “nouvel ordre mondial”. Il n’empêche. Au vu d’un tel feu d’artifice, deux choses sont sûres. Martyrisés par leurs “sauveurs”, ces peuples ont épuisé les charmes des “valeurs universelles” portées par l’Occident, et ils n’ont pas entrevu le début du commencement d’une “menace” russe ou chinoise.
    Car les “puissances révisionnistes” ont un horrible défaut : elles ne se mêlent pas des affaires des autres. La Chine, pas plus que la Russie, ne cherche à s’étendre au-delà de sa sphère d’influence naturelle. Elle ne pratique pas le “regime change” à l’étranger. Vous n’avez pas envie de vivre comme les Chinois ? Aucun problème, ils n’ont pas l’intention de vous recruter. L’Empire du Milieu n’est pas prosélyte. Les Occidentaux veulent exporter la démocratie pour maximiser leurs profits, quand les Chinois veulent maximiser leurs profits pour développer leur pays. Au cours des 30 dernières années, la Chine n’a mené aucune guerre et a multiplié son PIB par 17. Dans la même période, les USA ont mené une dizaine de guerres et aggravé leur déclin. Les Chinois ont extrait 700 millions de personnes de la pauvreté, quand les USA déstabilisaient l’économie mondiale en vivant à crédit. Le résultat, c’est qu’en Chine la misère recule, tandis qu’aux USA elle progresse. Les USA sont une “démocratie”, mais elle vous pourrit la vie. La Chine est une “dictature”, mais elle vous fiche la paix. Finalement, tout n’est pas si mauvais dans le “révisionnisme” !


  • Attaque chimique ou pas, y a t-il de bonnes ou de mauvaises guerres ?

    Les guerres menées en Afghanistan, au Yémen, en Palestine et celles menées contre les kurdes, semblent parfaitement convenir à Macron ! NRobin

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    Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange
    http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php
    Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d’août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales.
    PAR ARMIN AREFI
    Publié le 19/02/2014 à 13:19 | Le Point.fr
    Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armee syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration.
    Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armée syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration. © AFP/ Sana

    L’incident est passé relativement inaperçu. Le 4 février dernier, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius est invité par l’école de commerce Essec à s’exprimer sur le dossier syrien. Lors de la séance de questions, un jeune homme se présentant comme journaliste indépendant pour l’Agence Info libre interroge le ministre sur un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) selon lequel, affirme le journaliste, « Bachar el-Assad ne serait pas à l’origine de l’attaque chimique de la Ghouta », survenue le 21 août dernier dans cette banlieue de Damas, faisant des centaines de morts, dont de nombreux civils.

    « Pouvez-vous aujourd’hui devant cette assemblée reconnaître que vous vous êtes trompés sur cette situation et présenter vos excuses ? » demande alors le jeune homme. « Certainement pas », répond Laurent Fabius. L’auditoire s’esclaffe de rire. « Il y a eu une enquête des Nations unies qui ont diligenté beaucoup d’experts et qui ont établi de la façon la plus ferme qu’il y avait eu un massacre chimique (...) qui trouvait son origine dans les gens du régime », souligne le ministre des Affaires étrangères.

    « Mensonges » de Fabius
    Très vite, la vidéo de la scène se répand comme trainée de poudre sur la Toile, présentée comme la « question qui tue d’un journaliste courageux à Laurent Fabius », accusé de « mentir » sur l’attaque au gaz attribuée à Bachar el-Assad. Ces accusations ne sont pas tout à fait sans fondement. Car si le rapport final de l’ONU sur l’attaque, remis le 12 décembre dernier, confirme l’existence de « preuves flagrantes et convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, dont des enfants », dans la région de la Ghouta, il n’accuse nullement le régime syrien, encore moins les rebelles, les inspecteurs onusiens n’étant pas mandatés pour le faire.

    Bachar el-Assad est en revanche incriminé par deux synthèses des services de renseignements américains et français, publiées respectivement le 30 août et le 3 septembre 2013, pour ainsi justifier publiquement des frappes occidentales à venir. « La simultanéité de l’attaque, dans des endroits différents, réclame un savoir-faire tactique indéniable que seul le régime syrien possède », assure encore aujourd’hui Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques à la Fondation pour la recherche stratégique.

    La suite sur ce lien : 5 pages

    http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php


  • Syrie
    LETTRE OUVERTE A M. CHALUMEAU (député LREM, Indre et Loire, 1ère circonscription)
    14 FÉVRIER · PUBLIC

    http://www2.assemblee-nationale.fr...
    Bonjour M. le Député.
    Ce mardi 13 février 2018 vous invitez les CASQUES BLANCS à l’Assemblée Nationale !
    Beaucoup de mes concitoyens sont effarés de voir notre diplomatie se fourvoyer dans des impasses extrêmes (verbales, logistiques, diplomatiques, militaires) en Syrie. Avez-vous pris vos renseignements auprès de la DGSE avant d’inviter ces « CASQUES BLANCS », sinistres suppôts de Al Qaïda, dans l’enceinte quasi sacrée de notre République ? Est-ce parce qu’ils ont reçu un prix pour un pseudo film documentaire médiocre largement falsifié par des mises en scènes grotesques que vous croyez utile d’en rajouter ? Et même sans notre DGSE, avez-vous « googleisé » un minimum sur ce que raconte « l’autre camp » à propos de ces sinistres individus ? Etes-vous sous perfusion 100% OTAN, ou avez-vous encore un peu d’honneur français qui coule dans vos veines ? Nous vivons à l’heure d’internet, et grâce à notre système éducatif, de plus en plus de français parlent d’autres langues que la leur... et c’est heureux tant nos médias nagent dans leur suffisance qui désormais atteint le déni de réalité.
    Alors voilà quelques pistes pour vous faire réfléchir et qui sait... revenir du côté du peuple, au lieu de ramper dans un entregents mortifère dont les arcanes réelles vous échappent autant qu’à moi. Vous et moi sommes des bisounours dans cette affaire. Mais vous, vos actes ne vous honorent pas, de servir ainsi la soupe à vos maitres aux dépends de l’intérêt des français, vos compatriotes ! RAPPEL ICI : Si Paris a connu 250 morts il y a peu, c’est parce que Hollande a cessé de livrer des armes lourdes (lance-missiles manpads Milan démolisseurs de T72 syriens) aux égorgeurs, et rien d’autre. J’espère au moins que ce mardi, vous fouillerez vos invités avant qu’ils ne pénètrent dans notre Assemblée nationale ! RAPPEL ENFIN : Alors que mon pays a participé en 2011, au massacre de 80 000 libyens en 2 mois et 40 000 heures de vol dont 20 000 armées de pilonnage de la côte libyenne (exercice militaire prépositionné Southern Mistral devenu opération Harmattan), je vous le demande : Avons-nous le droit (moralement, techniquement, géopolitiquement, stratégiquement) de critiquer la gestion de crise du Président Assad ? Si la France était envahie par 250 000 (chiffre état major russe depuis 2011) égorgeurs modérés ou moins modérés, vous enverriez la POLICE MUNICIPALE verbaliser ?
    MAINTENANT LES PREUVES : (et ne « la ramenez pas » sur les supports médias que j’utilise en désespoir de cause, car les nôtres « bien pensants » sont tellement pires à cause des mauvaises raisons de notre présence en Syrie, que c’est du pain béni pour RT par exemple... la chaine honnie RT !)
    EN UN SEUL CLIC vous auriez pu écouter par exemple et entre mille autres
    au moins ça : https://www.youtube.com/watch?v=54kBwM5RMW0


    ou ça : https://www.youtube.com/watch?v=mU_valZ4tts

    ou ça : https://www.youtube.com/watch?v=QgKTFCGRtcg

    ou encore mieux : regarder ce reportage d’un français à Alep ici : (QG des Casques Blancs retrouvé... en face de celui d’Al Nusra.. c’est inscrit sur les murs... pourquoi Pierre LeCorf mentirait-il ?) https://www.youtube.com/watch?v=ZWxQHPwoNMk

    Vous comptez faire le bien comment, Monsieur le Député ?
    Cordialement, et avec respect pour votre fonction et notre République,
    BV


  • http://infodujour.fr/politique/12724-peut-on-critiquer-israel.html/amp

    Infodujour
    Peut-on critiquer Israël ?
    Une conférence animée par Rony Brauman, lundi 19 février 2018 à 20 heures, salle Yves Coppens, allée Marken, 54500 Vandoeuvre.

    Conférence le 18 février 2018 à Vandoeuvre (54)

    Depuis 1948, année de la création de l’Etat d’Israël, la question israélo-palestinienne tient une place à part dans le débat politique en France par l’écho que la question suscite et par le rôle central que joue la situation en Palestine et Israël pour l’avenir de la paix au Moyen-Orient et dans le monde.
    « Peut-on critiquer Israël ? » La question peut paraître absurde, la liberté d’expression étant supposée garantie à chaque citoyen. Pourtant, la liberté de débattre démocratiquement de ce sujet est régulièrement attaquée et remise en cause de multiples façons que ce soit en France ou à l’étranger : pressions, tentatives d’’intimidation ou amalgames, qui visent à limiter ou à empêcher les possibilités d’expression démocratique sur ce sujet.

    Débat légitime
    Rony Brauman développera cette question en nous proposant des pistes de réflexion pour identifier ces amalgames, confusions et pressions qui visent la liberté d’expression dès lors qu’il s’agit d’Israël et de la Palestine et chercher les voies pour que le débat légitime sur cette question puisse s’exercer d’une manière libre et démocratique, loin des approches communautaires et du racisme sous toutes ses formes qui minent la cohésion et le « vivre-ensemble » dans notre pays.
    Né en 1950 à Jérusalem, Rony Brauman est un médecin, professeur, essayiste, principalement connu pour son rôle dans l’humanitaire. Il a été président de Médecins sans frontières de 1982 à 1994 et a contribué à faire de cette organisation ce qu’elle est aujourd’hui.
    Son dernier livre : « Guerres humanitaires ? Mensonges, intox ».
    Ed. Textuel, 2018.

    Hassna, Taghreed et Rita
    Trois de Palestiennes réfugiées

    Trois générations de femmes palestiniennes qui ont passé leur vie dans un camp de réfugiés.

    Hassna, la grand-mère, était une des 750,000 réfugiés palestiniens expulsés de leur maison par Israël lors de la Nakba en 1948. Durant la Nakba, Hassna a perdu sa famille et sa maison située dans le village de Hatta et fut déplacée dans le camp de réfugiés de Rafah à Gaza, où l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) lui a fourni une maison.
    Aujourd’hui encore, l’UNRWA fournit des services essentiels à plus de 5 millions de réfugiés palestiniens, y compris l’éducation et les soins de santé.

    Sous occupation israëlienne
    Sa fille Taghreed a grandi dans un camp de réfugiés et elle a passé la plupart de sa vie sous l’occupation israélienne et ses pratiques brutales.
    Malgré l’oppression israélienne et les récits du déplacement de ses parents, Taghreed est devenue directrice de l’Union des Comités de Femmes Palestiniennes, où elle oeuvre à l’émancipation des femmes palestiniennes.
    Quant à Rita, la petite-fille d’Hassna, elle est née au début de la seconde Intifada en 2000 et depuis lors, elle a grandi sous le siège étouffant imposé par Israël à la bande de Gaza et les 3 guerres israéliennes qui ont tué, blessé et déplacé des milliers de personnes.

    Le droit au retour
    Néanmoins Rita, qui aime jouer du violon et aspire à devenir une musicienne de renom, ne veut pas être stigmatisée en tant que réfugiée. Au contraire, elle utilise cela comme motivation afin d’être couronnée de succès et de réaliser ses rêves.
    L’histoire de Hassna, Taghreed et Rita fait partie d’une expérience collective palestinienne. Gaza est le foyer de 2 millions de palestiniens, la plupart d’entre eux sont des descendants de réfugiés expulsés en 1948 de leurs villes et villages en Palestine.
    Il y a des millions de réfugiés palestiniens autour du monde qui aujourd’hui encore rêvent de leur droit au retour. Combien de générations encore se verront privées de justice ?
    Pour en savoir plus sur l’histoire de ces trois femmes

    The Palestine Institute for Public Diplomacy

    http://www.pipd.ps



    The Palestine Institute for Public Diplomacy
    PIPD aims to share the story of Palestine with the world and to invest in developing Palestinian public diplomacy capabilities at home.