NRobin

Chargée d’Etudes Nantes / AMD


  • La presse française malade ou aux ordres ? NRobin

    LE MEDIA malmené depuis qu’il a osé parler de la Syrie en renvoyant dos à dos les belligerants....

    une piaillerie monstrueuse ici :

    https://lundi.am/Le-Media-sur- la-Syrie-naufrage-du- journalisme-alternatif

    ​Alexis Corbière sur Europe 1 ce matin - ​aller à 27min 10 sec

    http://www.europe1.fr emissions/le-grand-rendez- vous/le-grand-rendez-vous- alexis-corbiere-040318-3589916


  • Syrie : ils sont tous devenus fous, en effet ! NRobin

    https://www.iveris.eu/list/tribunes_libres/312-reveillonsnous_ils_sont_devenus_fous_

    19 février, 2018
    Tribune libre
    Michel Raimbaud

    Iveris

    Depuis maintenant sept ans, la Syrie est en guerre. Ce pays aimable, tolérant, hautement civilisé que même ses détracteurs ne pouvaient s’empêcher de trouver beau et attachant est d’ores et déjà confronté à un formidable défi, celui de l’après-guerre. Les assaillants barbares venus de cent pays, atlantistes comme islamistes, se sont acharnés à vouloir en détruire les richesses, les infrastructures, les capacités, les monuments, les beautés naturelles afin de le rayer de la carte. Ils ont aussi et surtout tenté de broyer le peuple syrien, d’effacer sa mémoire et son identité afin de l’anéantir.

    Le Lion de Palmyre, datant du 1er siècle avant Jésus-Christ, a été détruit par Daech à la pelle mécanique en 2015. Désormais restaurée, cette pièce maîtresse du musée de Palmyre est exposée dans les jardins du musée de Damas. (Photo IVERIS)

    Avec la complicité d’une soi-disant « communauté internationale » en trompe-l’œil, ils s’emploient maintenant à le priver, autant qu’il sera possible, de toute perspective d’avenir, en lui volant ses droits imprescriptibles : disposer de lui-même, décider, sans ingérence étrangère, de son destin et de son régime politique. Sans pudeur et sans vergogne, les mêmes assaillants ne cachent pas leurs velléités de replacer l’avenir, notamment constitutionnel, de la Syrie sous « tutelle onusienne », c’est-à-dire sous mandat, autant dire sous le joug colonial.

    Afin d’effacer l’empreinte géographique d’une Syrie mère de la civilisation (y compris la nôtre), peut-il y avoir un moyen plus efficace que de disperser un peuple et surtout de briser un Etat qui a commis le crime de lèse-majesté ? En effet, au final, l’entreprise est destinée à faire de ce qui fut jadis une grande Syrie un archipel de mini-entités, et de son peuple une mosaïque tribalisée ayant vocation à être vaporisée en une vaste diaspora : dans une première approche, ce crime inqualifiable mérite la double qualification de « politicide » - la dissolution d’un Etat qui dérange – et d’ethnocide – l’anéantissement d’un peuple qui résiste.

    C’est ce qui est inscrit dans le « grand dessein » néoconservateur. Ce dernier, notons-le au passage, reviendrait à infliger à la Syrie le destin réservé depuis 70 ans à la Palestine, pan de terre volé sous l’égide du colonialisme triomphant. Le sort des Syriens pourrait alors ressembler à celui des Palestiniens, irrémédiablement spoliés au nom d’une « mission divine ». Le sinistre destin des peuples amérindiens, éliminés de l’histoire, est là pour rappeler de quoi sont capables les colons venus d’ailleurs.

    Les dégâts sont immenses, se chiffrant en centaines de milliards de dollars, auquel il conviendrait d’ajouter – mais c’est leur problème - les millions, billions ou trillions dépensés par les « puissances » assaillantes pour conduire leurs batailles « pour la démocratisation ».

    Il ne sert à rien d’invoquer les valeurs de la morale, naturelle ou religieuse, le droit international et la légalité onusienne, voire la simple décence, face à des agresseurs sans foi ni loi. On ne peut attendre d’Etats qui s’érigent en gendarmes de la planète tout en se comportant comme des régimes voyous une quelconque logique. Il est paradoxal, après tout ce temps, ces horreurs, ces massacres, ces actes de sauvagerie, cette barbarie, que l’on trouve encore dans le grand Occident « démocratique » tant de défenseurs de l’indéfendable, tant d’admirateurs des djihadistes présentés comme démocrates ou « modérés ». Les intellectuels sont piégés par leur aveuglement initial, les médias sont plombés par l’omerta, les politiques sont otages de leur doxa néoconservatrice, dans l’Hexagone comme dans tout le monde judéo-chrétien.

    Pourquoi un tel acharnement, une telle obstination dans le mensonge ? C’est que la Syrie est depuis longtemps dans le collimateur de l’Amérique, de la Grande-Bretagne et d’Israël. La Syrie historique est le centre de gravité du Proche-Orient, le lieu de naissance des trois religions révélées, le cœur battant de l’arabisme, symbole de l’islam moderne et tolérant, siège des premiers califes : un héritage très lourd à assumer, mais qui a assuré à ce « phare de l’Orient » un prestige indéniable auprès des Arabes et une aura de sympathie chez les Musulmans.

    Tolérante, multiconfessionnelle, moderne, républicaine, forte de son identité et de sa conscience historique, elle représente ce que les extrémistes de tout bord exècrent par-dessus tout.

    Depuis son indépendance et la création d’Israël, la Syrie n’a cessé d’apporter un soutien indéfectible à la cause palestinienne et est toujours apparue comme un Etat rebelle à l’ordre israélo-atlantique. Face au délabrement du monde arabe, la Syrie s’est inscrite dans l’axe de la résistance et elle résiste. Son armée nationale a tenu le coup seule contre tous durant quatre ans, puis, aidée de ses alliés, a entamé la reconquête, s’affirmant au passage comme le principal artisan de l’éradication de Da’esh, malgré les mensonges et prétentions des usurpateurs fanfarons. L’Etat syrien contrôle désormais les quatre cinquièmes du territoire national, ayant mis en échec, par sa résilience, les plans des agresseurs.

    Pour ceux-ci, la Syrie de 2018, après tant de batailles et tant d’essais non transformés, constitue une réalité impensable et intolérable. Il faut donc la faire disparaître de la carte, ne serait-ce qu’en l’ignorant. Il convient pour cela de délégitimer l’Etat, présenté systématiquement comme un « régime », ses institutions, sa constitution, son gouvernement, diaboliser son Président, ignorer les volontés de son peuple, les succès de son armée en les attribuant à ses alliés, voire à ses ennemis.

    Il faut dénier au Président et à son entourage tout pouvoir, tout rôle à venir, tout droit de véto, et faire en sorte qu’il ne puisse y avoir de solution politique « syrienne » issue d’un dialogue national, sous l’égide de ses alliés et de ses amis. Il faut au contraire que son sort soit décidé par ses ennemis, par la « communauté internationale » aux aguets, par trois Etats représentant 470 millions de personnes soit 6 à 7% de l’humanité, lesquels pestent de ne plus pouvoir imposer leur loi au Conseil de Sécurité

    Décidément, le monde est tombé sur la tête puisqu’il n’y a plus de légalité internationale, plus de respect du droit onusien, censé être la bible des diplomates. Les faux gendarmes du monde qui en sont les fauteurs de désordre, les cambrioleurs qui crient au vol, les violeurs de la légalité qui crient au viol, les agresseurs qui s’indignent des agressions de l’armée syrienne, les pratiquants d’ingérences illégales qui s’indignent de l’intervention légale des alliés et partenaires de l’Etat, tout ce beau monde s’agite et manœuvre au grand jour.

    Exit les comparses et les forces écran, voilà que les commanditaires et les parrains véritables ont jeté le masque et s’emploient à réaliser ouvertement ce qu’ils ont échoué à faire par procuration durant sept ans. Israël au Sud, l’Amérique et ses affidés européens au nord–est en appui des forces kurdes portées aux nues, la Turquie au nord-ouest contre les projets des Kurdes et tous contre Bachar al-Assad. Le prétexte de la lutte contre Da’esh et le terrorisme apparaît maintenant pour ce qu’il était, une fumisterie que défendent les ennemis de la Syrie légale et à laquelle ne croient plus que les imbéciles.

    Jean-Yves Le Drian exige (sic) « le retrait de tous ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ». Il ose. Devinez qui sont pour lui ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ? Oui, vous avez gagné : l’Iran, le nouveau diable à la mode, le Hezbollah terreur d’Israël, la Russie, les forces « chiites » d’Irak.

    Vous savez donc quels sont les pays qui ont à y faire : les trois obsédés du bombardement humanitaire, ceux qui possèdent des armes de destruction massive, violent systématiquement le droit international, soutiennent le terrorisme quand ils ne l’ont pas créé, ceux qui souhaitent piller tranquillement les ressources pétrolières et gazières de la Syrie et de la région : en d’autres mots, l’Amérique et ses fidèles. Pour faire bon poids bonne mesure, ajoutons Israël, ami des « révolutions arabes » qui détruisent les Etats du même nom, la Saoudie, grande démocratie devant l’éternel et spécialiste en constitutions, en droits de l’homme et de la femme, et en tolérance religieuse, la Turquie membre éminent de l’OTAN, ennemie des turcs des montagnes, mais amie des séparatistes kurdes de Syrie ou d’Irak et soutien des djihadistes, le Qatar à condition qu’il continue à acheter tout et n’importe quoi dans notre pays en difficulté.

    Pour le reste, la Syrie a tenu bon pendant de longues années, son armée est capable de soutenir les assauts d’Israël et d’abattre les avions qui l’attaquent. Elle est solidement ancrée dans un axe de la résistance résolu et bien coordonné, soutenue par des alliés fiables, à commencer par la Russie. La Syrie n’est pas un figurant, elle est au centre d’une guerre globale. Combien d’Etats auraient résisté comme elle l’a fait ?

    Messieurs les « amis de la Syrie », ennemis de son « régime » et de son Président, vous avez maintenu la fiction d’un soulèvement populaire contre un « tyran massacreur ». En quoi cela vous regarde-t-il ? Vous avez d’ailleurs tout faux et le savez bien puisqu’en réalité le pays qui vous obsède est avant tout victime d’une guerre d’agression qui met en danger son existence.

    L’Etat syrien a sûrement le droit de piloter les négociations qui décideront de son avenir et de récuser toute ingérence des agresseurs. Il a le droit de refuser vos ingérences, vos plans de partition et vos projets tordus. Les guerres de Syrie sont depuis belle lurette les composantes d’une guerre universelle en passe de devenir « mondiale ». Si cette agression regarde la « communauté internationale », c’est selon les critères du droit international, codifiés par la Charte des Nations-Unies, qu’elle doit être considérée… Là, on comprendra très bien que cette approche, la seule envisageable, vous pose un léger problème. Ce problème n’est pas celui du pays agressé. Il est celui de l’agresseur que vous êtes et qui traite la Syrie comme un « pays ouvert » à toutes les aventures et à toutes les entreprises hostiles.

    Messieurs les agresseurs, n’oubliez jamais que votre présence en Syrie est illégitime et illégale, y compris s’agissant de vos barbouzes, de vos conseillers spéciaux ou de vos forces-au-sol. Et s’il y a une présence légitime par excellence, ce n’est pas la vôtre, c’est celle de l’Etat syrien, celle des alliés et partenaires du gouvernement de Bachar al-Assad, dont vous exigiez le départ. S’il y a un retrait qu’impose le respect du droit international, c’est celui des pays qui n’ont rien à faire en Syrie, vos pays.

    Michel Raimbaud
    Ancien ambassadeur
    Professeur et conférencier



  • https://www.legrandsoir.info/guerre-dictature-democratie-cherchez-l-erreur.html

    Bruno Guigue
    Guerre, dictature, démocratie : cherchez l’erreur
    20/02/18
    “Le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour. Trois jours de débats à la conférence de Munich sur la sécurité ont livré ce diagnostic : l’Occident se sent assiégé, défié, déstabilisé. Et les coupables sont nommés : la Russie et la Chine, ces deux puissances « révisionnistes » qui défient l’ordre mondial libéral et sèment la dissension aux États-Unis et en Europe.” Un morceau de bravoure, cette tirade ! Publiée dans La Croix du 18 février 2018 sous la plume de François d’Alençon, elle prétend résumer la conférence internationale annuelle sur la sécurité qui s’est tenue à Munich du 16 au 18 février. Comme elle condense parfaitement la bouillie pour les chats qui tient lieu de discours officiel aux pays occidentaux, elle mérite le détour.
    On y apprend, donc, que “le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour”. Si l’on suit notre analyste, ces pauvres démocraties tremblent comme des feuilles. C’est inquiétant, avouons-le. A croire que la peur s’installe, que des gouttes de sueur perlent au front des Européens verts de trouille. “Assiégé, défié, déstabilisé”, l’Occident va-t-il faire dans son pantalon ? Mais il a peur de quoi, au juste ? Selon les chiffres disponibles pour 2016 (dernière année où l’on a des données complètes), l’OTAN a un budget militaire de 920 milliards de dollars, soit 19 fois celui de la Russie (48 milliards). Vous alignez 19 chars d’assaut quand votre adversaire présumé n’en a qu’un, vous avez 19 missiles contre le missile unique du méchant d’en face, et vous vous sentez “assiégé, défié, déstabilisé”. Il y a un problème logique, non ? Nos vaillantes démocraties seraient-elles si vermoulues ?
    A moins, bien sûr, que ce discours singulièrement alarmiste ne soit que poudre aux yeux. “C’est la troisième année consécutive où nous accélérons nos dépenses militaires”, déclarait fièrement le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, en juin 2017. Fermement décidée à garantir la paix mondiale, l’organisation avait annoncé en 2014 qu’elle porterait l’effort militaire de ses Etats-membres à 2% du PIB. Voilà du sérieux ! Manifestement à la veille d’une nouvelle invasion barbare, l’Occident n’est-il pas en état de légitime défense ? Si les brutes épaisses sont à nos portes, rien n’est plus naturel que de remplir les arsenaux pour “rassurer” des populations à qui on a flanqué la frousse. Ce réarmement massif fera des heureux, n’en doutons pas, du côté de ces multinationales de l’armement dont on n’imagine pas un seul instant qu’elles exercent la moindre influence sur les gouvernements.
    A qui la faute ? On vous laisse deviner. “Les coupables sont nommés : la Russie et la Chine, ces deux puissances « révisionnistes » qui défient l’ordre mondial libéral et sèment la dissension aux États-Unis et en Europe”, poursuit vaillamment notre analyste de La Croix. On le savait, mais c’est confirmé. Depuis toujours, la Russie est au cœur de l’Empire du mal. Cette bête féroce est capable de tout. N’a-t-elle pas réussi à faire élire un président américain en créant des comptes Facebook ? Pour des Occidentaux travaillés au corps par les médias, c’est clair : la Russie est prête à se jeter sur nous, la bave aux lèvres. Mais elle nous menace avec quoi, au juste ? D’après le cabinet IHS Markit cité par Le Point du 12 décembre 2016, Moscou a baissé son budget militaire de 51,8 à 48,4 milliards. Diantre ! On n’y comprend plus rien. Serait-ce une ruse diabolique ? Avec sa perfidie habituelle, le Kremlin aurait-il désarmé à seule fin de tromper l’ennemi ?
    Pourtant, il n’y a aucun doute. C’est la vérité, puisqu’on vous le dit sur toutes les chaînes. Alors voilà, tout s’éclaire ! Avec 40% des dépenses militaires mondiales et 725 bases militaires à l’étranger, les USA défendent héroïquement la paix dans le monde. Avec 4 bases militaires à l’étranger et un budget militaire qui représente 1/13 de celui des USA, il est évident que la Russie prépare l’apocalypse. Si les manœuvres de l’OTAN ont lieu aux frontières occidentales de la Russie, c’est pour empêcher Moscou d’en faire autant à la frontière mexicaine. Si les USA ont 12 porte-avions, c’est pour défendre leurs frontières, tandis que l’unique porte-avions russe, c’est bien connu, mouille devant Manhattan. Si Washington utilise les terroristes en Syrie, c’est pour contribuer à la stabilité du Moyen-Orient, tandis que Moscou ne songe qu’à piller les ressources pétrolières de la région. Voilà. La messe est dite. Que notre analyste de La Croix se rassure : “l’ordre mondial libéral” cher à son cœur est bien gardé.
    Depuis un demi-siècle, Cubains, Vietnamiens, Chiliens, Nicaraguayens, Somaliens, Soudanais, Irakiens, Afghans, Libyens, Vénézuéliens, Syriens et Yéménites se seraient volontiers passé de la générosité de l’Oncle Sam. Mais c’était plus fort que lui. Le leader du “monde libre n’a pu s’empêcher de leur faire goûter les vertus pédagogiques du napalm, de l’agent orange, des B52, des munitions à uranium appauvri, des embargos “pour la paix” et des bombardements “pour la démocratie”, sans parler des hordes d’Al-Qaida et de ses avatars lâchées comme une nuée de sauterelles pour semer le “chaos constructif” et préparer le “nouvel ordre mondial”. Il n’empêche. Au vu d’un tel feu d’artifice, deux choses sont sûres. Martyrisés par leurs “sauveurs”, ces peuples ont épuisé les charmes des “valeurs universelles” portées par l’Occident, et ils n’ont pas entrevu le début du commencement d’une “menace” russe ou chinoise.
    Car les “puissances révisionnistes” ont un horrible défaut : elles ne se mêlent pas des affaires des autres. La Chine, pas plus que la Russie, ne cherche à s’étendre au-delà de sa sphère d’influence naturelle. Elle ne pratique pas le “regime change” à l’étranger. Vous n’avez pas envie de vivre comme les Chinois ? Aucun problème, ils n’ont pas l’intention de vous recruter. L’Empire du Milieu n’est pas prosélyte. Les Occidentaux veulent exporter la démocratie pour maximiser leurs profits, quand les Chinois veulent maximiser leurs profits pour développer leur pays. Au cours des 30 dernières années, la Chine n’a mené aucune guerre et a multiplié son PIB par 17. Dans la même période, les USA ont mené une dizaine de guerres et aggravé leur déclin. Les Chinois ont extrait 700 millions de personnes de la pauvreté, quand les USA déstabilisaient l’économie mondiale en vivant à crédit. Le résultat, c’est qu’en Chine la misère recule, tandis qu’aux USA elle progresse. Les USA sont une “démocratie”, mais elle vous pourrit la vie. La Chine est une “dictature”, mais elle vous fiche la paix. Finalement, tout n’est pas si mauvais dans le “révisionnisme” !


  • Attaque chimique ou pas, y a t-il de bonnes ou de mauvaises guerres ?

    Les guerres menées en Afghanistan, au Yémen, en Palestine et celles menées contre les kurdes, semblent parfaitement convenir à Macron ! NRobin

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    Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange
    http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php
    Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d’août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales.
    PAR ARMIN AREFI
    Publié le 19/02/2014 à 13:19 | Le Point.fr
    Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armee syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration.
    Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armée syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration. © AFP/ Sana

    L’incident est passé relativement inaperçu. Le 4 février dernier, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius est invité par l’école de commerce Essec à s’exprimer sur le dossier syrien. Lors de la séance de questions, un jeune homme se présentant comme journaliste indépendant pour l’Agence Info libre interroge le ministre sur un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) selon lequel, affirme le journaliste, « Bachar el-Assad ne serait pas à l’origine de l’attaque chimique de la Ghouta », survenue le 21 août dernier dans cette banlieue de Damas, faisant des centaines de morts, dont de nombreux civils.

    « Pouvez-vous aujourd’hui devant cette assemblée reconnaître que vous vous êtes trompés sur cette situation et présenter vos excuses ? » demande alors le jeune homme. « Certainement pas », répond Laurent Fabius. L’auditoire s’esclaffe de rire. « Il y a eu une enquête des Nations unies qui ont diligenté beaucoup d’experts et qui ont établi de la façon la plus ferme qu’il y avait eu un massacre chimique (...) qui trouvait son origine dans les gens du régime », souligne le ministre des Affaires étrangères.

    « Mensonges » de Fabius
    Très vite, la vidéo de la scène se répand comme trainée de poudre sur la Toile, présentée comme la « question qui tue d’un journaliste courageux à Laurent Fabius », accusé de « mentir » sur l’attaque au gaz attribuée à Bachar el-Assad. Ces accusations ne sont pas tout à fait sans fondement. Car si le rapport final de l’ONU sur l’attaque, remis le 12 décembre dernier, confirme l’existence de « preuves flagrantes et convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, dont des enfants », dans la région de la Ghouta, il n’accuse nullement le régime syrien, encore moins les rebelles, les inspecteurs onusiens n’étant pas mandatés pour le faire.

    Bachar el-Assad est en revanche incriminé par deux synthèses des services de renseignements américains et français, publiées respectivement le 30 août et le 3 septembre 2013, pour ainsi justifier publiquement des frappes occidentales à venir. « La simultanéité de l’attaque, dans des endroits différents, réclame un savoir-faire tactique indéniable que seul le régime syrien possède », assure encore aujourd’hui Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques à la Fondation pour la recherche stratégique.

    La suite sur ce lien : 5 pages

    http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php


  • Syrie
    LETTRE OUVERTE A M. CHALUMEAU (député LREM, Indre et Loire, 1ère circonscription)
    14 FÉVRIER · PUBLIC

    http://www2.assemblee-nationale.fr...
    Bonjour M. le Député.
    Ce mardi 13 février 2018 vous invitez les CASQUES BLANCS à l’Assemblée Nationale !
    Beaucoup de mes concitoyens sont effarés de voir notre diplomatie se fourvoyer dans des impasses extrêmes (verbales, logistiques, diplomatiques, militaires) en Syrie. Avez-vous pris vos renseignements auprès de la DGSE avant d’inviter ces « CASQUES BLANCS », sinistres suppôts de Al Qaïda, dans l’enceinte quasi sacrée de notre République ? Est-ce parce qu’ils ont reçu un prix pour un pseudo film documentaire médiocre largement falsifié par des mises en scènes grotesques que vous croyez utile d’en rajouter ? Et même sans notre DGSE, avez-vous « googleisé » un minimum sur ce que raconte « l’autre camp » à propos de ces sinistres individus ? Etes-vous sous perfusion 100% OTAN, ou avez-vous encore un peu d’honneur français qui coule dans vos veines ? Nous vivons à l’heure d’internet, et grâce à notre système éducatif, de plus en plus de français parlent d’autres langues que la leur... et c’est heureux tant nos médias nagent dans leur suffisance qui désormais atteint le déni de réalité.
    Alors voilà quelques pistes pour vous faire réfléchir et qui sait... revenir du côté du peuple, au lieu de ramper dans un entregents mortifère dont les arcanes réelles vous échappent autant qu’à moi. Vous et moi sommes des bisounours dans cette affaire. Mais vous, vos actes ne vous honorent pas, de servir ainsi la soupe à vos maitres aux dépends de l’intérêt des français, vos compatriotes ! RAPPEL ICI : Si Paris a connu 250 morts il y a peu, c’est parce que Hollande a cessé de livrer des armes lourdes (lance-missiles manpads Milan démolisseurs de T72 syriens) aux égorgeurs, et rien d’autre. J’espère au moins que ce mardi, vous fouillerez vos invités avant qu’ils ne pénètrent dans notre Assemblée nationale ! RAPPEL ENFIN : Alors que mon pays a participé en 2011, au massacre de 80 000 libyens en 2 mois et 40 000 heures de vol dont 20 000 armées de pilonnage de la côte libyenne (exercice militaire prépositionné Southern Mistral devenu opération Harmattan), je vous le demande : Avons-nous le droit (moralement, techniquement, géopolitiquement, stratégiquement) de critiquer la gestion de crise du Président Assad ? Si la France était envahie par 250 000 (chiffre état major russe depuis 2011) égorgeurs modérés ou moins modérés, vous enverriez la POLICE MUNICIPALE verbaliser ?
    MAINTENANT LES PREUVES : (et ne « la ramenez pas » sur les supports médias que j’utilise en désespoir de cause, car les nôtres « bien pensants » sont tellement pires à cause des mauvaises raisons de notre présence en Syrie, que c’est du pain béni pour RT par exemple... la chaine honnie RT !)
    EN UN SEUL CLIC vous auriez pu écouter par exemple et entre mille autres
    au moins ça : https://www.youtube.com/watch?v=54kBwM5RMW0


    ou ça : https://www.youtube.com/watch?v=mU_valZ4tts

    ou ça : https://www.youtube.com/watch?v=QgKTFCGRtcg

    ou encore mieux : regarder ce reportage d’un français à Alep ici : (QG des Casques Blancs retrouvé... en face de celui d’Al Nusra.. c’est inscrit sur les murs... pourquoi Pierre LeCorf mentirait-il ?) https://www.youtube.com/watch?v=ZWxQHPwoNMk

    Vous comptez faire le bien comment, Monsieur le Député ?
    Cordialement, et avec respect pour votre fonction et notre République,
    BV


  • http://infodujour.fr/politique/12724-peut-on-critiquer-israel.html/amp

    Infodujour
    Peut-on critiquer Israël ?
    Une conférence animée par Rony Brauman, lundi 19 février 2018 à 20 heures, salle Yves Coppens, allée Marken, 54500 Vandoeuvre.

    Conférence le 18 février 2018 à Vandoeuvre (54)

    Depuis 1948, année de la création de l’Etat d’Israël, la question israélo-palestinienne tient une place à part dans le débat politique en France par l’écho que la question suscite et par le rôle central que joue la situation en Palestine et Israël pour l’avenir de la paix au Moyen-Orient et dans le monde.
    « Peut-on critiquer Israël ? » La question peut paraître absurde, la liberté d’expression étant supposée garantie à chaque citoyen. Pourtant, la liberté de débattre démocratiquement de ce sujet est régulièrement attaquée et remise en cause de multiples façons que ce soit en France ou à l’étranger : pressions, tentatives d’’intimidation ou amalgames, qui visent à limiter ou à empêcher les possibilités d’expression démocratique sur ce sujet.

    Débat légitime
    Rony Brauman développera cette question en nous proposant des pistes de réflexion pour identifier ces amalgames, confusions et pressions qui visent la liberté d’expression dès lors qu’il s’agit d’Israël et de la Palestine et chercher les voies pour que le débat légitime sur cette question puisse s’exercer d’une manière libre et démocratique, loin des approches communautaires et du racisme sous toutes ses formes qui minent la cohésion et le « vivre-ensemble » dans notre pays.
    Né en 1950 à Jérusalem, Rony Brauman est un médecin, professeur, essayiste, principalement connu pour son rôle dans l’humanitaire. Il a été président de Médecins sans frontières de 1982 à 1994 et a contribué à faire de cette organisation ce qu’elle est aujourd’hui.
    Son dernier livre : « Guerres humanitaires ? Mensonges, intox ».
    Ed. Textuel, 2018.

    Hassna, Taghreed et Rita
    Trois de Palestiennes réfugiées

    Trois générations de femmes palestiniennes qui ont passé leur vie dans un camp de réfugiés.

    Hassna, la grand-mère, était une des 750,000 réfugiés palestiniens expulsés de leur maison par Israël lors de la Nakba en 1948. Durant la Nakba, Hassna a perdu sa famille et sa maison située dans le village de Hatta et fut déplacée dans le camp de réfugiés de Rafah à Gaza, où l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) lui a fourni une maison.
    Aujourd’hui encore, l’UNRWA fournit des services essentiels à plus de 5 millions de réfugiés palestiniens, y compris l’éducation et les soins de santé.

    Sous occupation israëlienne
    Sa fille Taghreed a grandi dans un camp de réfugiés et elle a passé la plupart de sa vie sous l’occupation israélienne et ses pratiques brutales.
    Malgré l’oppression israélienne et les récits du déplacement de ses parents, Taghreed est devenue directrice de l’Union des Comités de Femmes Palestiniennes, où elle oeuvre à l’émancipation des femmes palestiniennes.
    Quant à Rita, la petite-fille d’Hassna, elle est née au début de la seconde Intifada en 2000 et depuis lors, elle a grandi sous le siège étouffant imposé par Israël à la bande de Gaza et les 3 guerres israéliennes qui ont tué, blessé et déplacé des milliers de personnes.

    Le droit au retour
    Néanmoins Rita, qui aime jouer du violon et aspire à devenir une musicienne de renom, ne veut pas être stigmatisée en tant que réfugiée. Au contraire, elle utilise cela comme motivation afin d’être couronnée de succès et de réaliser ses rêves.
    L’histoire de Hassna, Taghreed et Rita fait partie d’une expérience collective palestinienne. Gaza est le foyer de 2 millions de palestiniens, la plupart d’entre eux sont des descendants de réfugiés expulsés en 1948 de leurs villes et villages en Palestine.
    Il y a des millions de réfugiés palestiniens autour du monde qui aujourd’hui encore rêvent de leur droit au retour. Combien de générations encore se verront privées de justice ?
    Pour en savoir plus sur l’histoire de ces trois femmes

    The Palestine Institute for Public Diplomacy

    http://www.pipd.ps



    The Palestine Institute for Public Diplomacy
    PIPD aims to share the story of Palestine with the world and to invest in developing Palestinian public diplomacy capabilities at home.


  • The Voice 2018 TF1
    La lumineuse et douce Mennel malmenée par ces lobbies qui n’en finissent pas !

    http://www.programme-tv.net/news/evenement/the-voice-7/200671-mennel-annonce-sa-decison-de-quitter-the-voice

    Mennel - "Hallelujah" (Leonard Cohen)

    "Venue tout droit de Besançon, notre prochaine candidate s’appelle Mennel et est étudiante en master pour devenir professeure d’anglais. Pour elle, chanter est une libération. De nature hyper sensible, elle trouve dans la musique un refuge à ses émotions..."

    Elle était une des favorites de l’émission The Voice. Belle sensible sublime elle a fait retourner les 4 chaises ! Chanter en anglais et en arabe une chanson de Léonard Cohen avec un petit foulard n’est pas du goût de certains groupes de pression va-en-guerre !

    Une affaire de plus, après celles de la chasse aux sorcières (complotistes, conspirationistes, pseudo-violeurs, islamo-gauchistes) qui en dit long sur ce mal qui ronge la France depuis Sarkozy au pouvoir et l’alignement sur les politiques de guerre des pays de l’UE et membres de l’OTAN.

    Le temps de la libération me paraît évident. Bien que je ne sois pas une adepte du foulard islamique, j’ose espérer que Mennel sera le symbole de la liberté de pensée et l’icône d’une révolution en marche, celle d’un mai 2018.

    En exemple, un article abominable qui en dit long sur ceux qui veulent contrôler notre pensée et qui veulent abîmer tout ce que le monde arabo-msulman pourrait avoir de beau.

    https://jssnews.com/2018/02/06/mennel-ibtissem-porte-voix-du-djihad-silencieux-en-prime-time-dans-the-voic

    Autres articles et réactions

    http://www.liberation.fr/debats/2018/02/09/mennel-une-francaise-ordinaire_1628661

    Capture de la vidéo que Mennel a postée sur Facebook pour annoncer son retrait de « The Voice ».

    La première femme voilée de l’histoire de The Voice France fait carton plein

    La saison 7 de The Voice a trouvé l’une de ses favorites. Malgré de nombreuses insultes islamophobes de la part de certains internautes , la jeune étudiante en master d’anglais a conquise le c…

    http://beurfm.net/news/video-the-voice-mennel-cartonne-avec-sa-reprise-en-anglais-et-arabe-de-halle

    (VIDÉO) THE VOICE : MENNEL CARTONNE AVEC SA REPRISE EN ANGLAIS ET ARABE DE HALLELUJAH !

    05 FÉVRIER 2018

    Coup de coeur du jury du télé-crochet... Coup de coeur aussi des téléspectateurs et des internautes !

    Mannel, 22 ans a été éblouissante lors de sa participation à The Voice. Elle a repris, en anglais et arabe le titre « Hallelujah » de Leonard Cohen. Les quatre coachs se sont retournés ! Finalement, la jeune artiste dont le père est syrien et turc et la mère marocaine et algérienne, a choisi de poursuivre son aventure auprès de Mika.

    http://www.beurfm.net/upload/news/first/5a77f46c6e4441.77008039.jpg


  • If not now,
    un mouvement de la jeunesse juive américaine interdit en Israël.
    Bravo ! NRobin

    http://www.agencemediapalestine.fr

    De jeunes juifs ont manifesté en soutien de la militante palestinienne Ahed Tamimi
    mardi 6 février 2018
    Par Brittney McNamara, 1er février 2018

    Le 31 janvier, Ahed Tamimi, une jeune militante palestinienne, a eu 17 ans. Elle les a eus dans la cellule d’une prison israélienne, où elle encourt de multiples accusations, y compris celle d’avoir attaqué des soldats, après qu’une vidéo, devenue virale en décembre 2017, la montre giflant un soldat israélien. Son emprisonnement fait partie d’un conflit en cours entre Israël et la Palestine qui remonte à près d’un siècle, dans lequel les Palestiniens reprochent aux Israéliens d’occuper les terres sur lesquelles ils pensent avoir un droit historique, tandis que les Israéliens affirment avoir un droit juridique et religieux sur les terres occupées. Ahed serait l’une des plus de 300 jeunes palestiniens détenus par les forces israéliennes.

    Emily Glick, If Not Now Boston
    « Nous voulons envoyer à Ahed le message que nous sommes avec elle ».
    Le jour de l’anniversaire d’Ahed, des jeunes se sont mobilisés en grand nombre pour la soutenir. Protestant contre ces arrestations, des lycéens juifs de tous les États-Unis sont descendus dans les rues le 31 janvier, manifestant leur solidarité avec Ahed et leurs homologues palestiniens. Selon IfNotNow — l’organisation grâce à laquelle les manifestations ont eu lieu— c’est la première fois que de jeunes juifs américains se sont rassemblés en faveur des Palestiniens de leur âge. Ariela, une des jeunes menant l’action mercredi, a déclaré à Teen Vogue que la manifestation montre que les jeunes juifs américains veulent la paix pour tout le monde —y compris les Palestiniens.

    « Il y a un changement qui s’opère dans notre communauté, et notre génération est à l’avant-garde, prête à faire entendre sa voix sur l’injustice de l’occupation israélienne », a déclaré Ariela à Teen Vogue. « Les jeunes juifs américains appliquent les valeurs juives que nous avons apprises à l’école hébraïque et aux dîners de Shabbat : nous devons respecter, protéger et honorer non seulement les Juifs, mais aussi les Palestiniens. Nous voulons envoyer un message à Ahed pour lui dire que nous sommes avec elle, que nous sommes inspirés par elle et que nous luttons pour sa liberté ».

    Les Israéliens occupent des parties de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, des zones sur lesquelles les Palestiniens disent avoir un droit historique. Alors qu’Israël ne reconnaît pas la Palestine comme une nation (pas plus que ses alliés, y compris les États-Unis), et affirme que ses colonies sont légales, les Palestiniens ne sont pas d’accord, d’où le conflit, souvent violent, en cours. IfNotNow est un groupe de jeunes Juifs américains rassemblés contre l’occupation israélienne de la Palestine.

    Des manifestations en soutien à Ahed ont eu lieu à Washington D.C., à New York, à Boston, et dans la région de la baie de San Francisco le 31 janvier, a déclaré IfNotNow dans un communiqué de presse. À côté de ces manifestations, l’organisation a aussi rassemblé près de 1000 messages d’anniversaire à envoyer à Ahed en détention.

    En plus d’adresser ainsi son soutien à Ahed et à d’autres jeunes Palestiniens, Ariela dit qu’elle espère que d’autres jeunes juifs comprendront mieux comment les jeunes palestiniens sont traités.

    « Je veux que les gens sachent que les jeunes juifs dans la rue [pour ces manifestations] sont la voix morale de notre communauté, que nous nous lèverons pour défendre ce qui est juste et qu’en faisant cela nous transformerons notre communauté », dit-elle. « Nous aimons notre communauté — et nous serons la génération qui mettra fin au soutien de la communauté juive américaine à l’occupation ».

    Traduction : Catherine G. pour l’Agence Média Palestine

    Source : Teenvogue.com

    Voir en ligne : l’article sur le site de l’Agence Média Palestine


  • Quelle belle analyse ! NRobin

    https://arretsurinfo.ch/chronique-de-la-folie-ordinaire

    Chronique de la folie ordinaire
    Par Jean Bricmont
    Arrêt sur info — 07 février 2018

    A première vue, Pascal Boniface, Houria Bouteldja, Rokhaya Diallo, Gérard Filoche, Dieudonné M’bala M’bala, Danièle Obono, Edwy Plenel, Alain Soral, le journal pour enfant Youpi, et un obscur Belge qui a perdu son emploi pour un like sur Facebook n’ont rien en commun. On éviterait sûrement de mettre longtemps toutes ces personnes dans une même pièce : Gérard Filoche déteste Alain Soral, Alain Soral et Houria Bouteldja se méprisent mutuellement, et ainsi de suite.

    Ce qu’ils ont néanmoins en commun c’est d’avoir été récemment des cibles de la « lutte contre la haine ».

    En France, la « haine » a plusieurs visages : « l’antisémitisme » bien sûr, mais aussi « l’islamo-gauchisme ». Ces mots sont entourés de guillemets, parce qu’aucun n’est défini précisément et c’est bien cela la source du problème. Ce sont des attitudes qu’on attribue plutôt que des faits que l’on constate. Ce n’est qu’aux yeux des autres qu’on est « antisémite », ou « islamo-gauchiste », c’est-à-dire aux yeux de ceux qui s’arrogent le droit de définir ces termes et de les utiliser pour stigmatiser les individus qu’ils n’aiment pas.

    Alain Soral est une cible régulière de cette « lutte ». Il a entre autre été condamné pour une caricature sur l’holocauste qui était une imitation directe d’une caricature publiée par Charlie Hebdo et représentant le chanteur belge Stromae, dont le père rwandais est mort en 1994 au Rwanda, au milieu d’os dispersés et disant « papa où t’es ? ».

    Les deux caricatures sont évidemment de très mauvais goût. Mais au nom de quoi juge-t-on que celle de Charlie est autorisée et pas celle publiée sur le site de Soral ? Et, si on veut vraiment « lutter contre l’antisémitisme », ne devrait-on pas réfléchir au fait que si une caricature est condamnée et pas l’autre, cela pourrait laisser penser que cette différence de traitement reflète la différence de pouvoir entre les communautés potentiellement offensées ?

    Tout comme Charlie peut prétendre qu’il ne se moque pas du génocide rwandais, la défense de Soral est qu’il ne se moque pas de l’holocauste comme événement mais de son exploitation économique et idéologique. Depuis le livre de Norman Finkelstein sur L’Industrie de l’Holocauste, il n’y a pas de doute qu’une telle exploitation existe. Mais tout débat libre sur ce sujet est en pratique impossible. Et partout où le débat est interdit, il y a prolifération de rumeurs, de plaisanteries, d’histoires racontées sous le manteau ; pour s’en convaincre, il suffit de penser à la situation passée dans les pays socialistes où à ceux dans lesquels l’Eglise catholique exerçait son contrôle idéologique. Aucune condamnation pénale n’empêchera ces effets pervers.

    Edwy Plenel et Pascal Boniface ont été accusés de « complicité » avec Tarik Ramadan lors des accusations de viol lancées à l’encontre de celui-ci. Manuel Valls alla jusqu’à demander qu’on arrête de subventionner l’IRIS, institut de recherche dirigé par Pascal Boniface. Pourtant, jusqu’à nouvel ordre, le viol relève de la responsabilité individuelle et personne n’accuse sérieusement Plenel et Boniface d’avoir commis des viols.

    L’accusation porte sur la « complicité idéologique ». Qu’est-ce encore ? Ramadan est un prédicateur musulman ; on n’imagine pas Plenel ou Boniface se convertir à l’islam. Il est vrai que Plenel et Boniface ont défendu la possibilité pour Ramadan de s’exprimer et ont parfois débattu avec lui. Mais si cela ressort de la « complicité » et est invoqué juste au moment où Ramadan est accusé de viol, alors c’est qu’une nouvelle étape dans la culpabilité par association a été franchie.

    On reproche même à Plenel de ne pas avoir dénoncé ces viols. Mais, même en supposant qu’il ait eu soupçon de ceux-ci, ce dont on n’a aucune preuve, les dénoncer avant que des plaintes ne soient déposées l’aurait exposé à des poursuites pour calomnie.

    Avec Danièle Obono et Rokhaya Diallo on entre dans la sphère de l’islamo-gauchisme et du « racisme anti-blanc ». Danièle Obono est députée de la France Insoumise et Rokhaya Diallo est une intellectuelle qui a été nommée puis évincée du Conseil national du numérique. Il serait trop long de passer en revue toutes les polémiques dans lesquelles Obono et Diallo sont impliquées, mais elles concernent essentiellement leur dénonciation du « racisme d’état », de « l’islamophobie », et leur soutien à des rencontres « non-mixtes » c’est-à-dire réservées à des « non-blancs ».

    Il y aurait une façon très simple d’organiser des rencontres non-mixtes sans susciter de vindicte « républicaine » : les faire sur invitation ou organiser des clubs dont les membres sont choisis par cooptation (comme dans les loges maçonniques par exemple). Et s’arranger pour n’inviter que des « racisés ». Comment interdire cela ?

    Plus fondamentalement, comme le dit Mélenchon, ces réunions sont l’expression d’une souffrance : ne devrait-on pas d’abord s’interroger sur ce qui motive la tenue de ce genre de réunions ? Est-ce uniquement une haine irrationnelle des « blancs » , ou il y a-t-il peut-être des raisons de se sentir mal à l’aise pour parler de racisme en face de « blancs » ? Peut-on seulement imaginer que, lors de réunions « mixtes », des « blancs » minimiseraient ce racisme ou verraient dans sa dénonciation simplement une expression de la « culture victimaire » ?

    Avec Houria Bouteldja, on passe à un stade supérieur : si elle n’existait pas, la « laïcité républicaine » devrait l’inventer pour avoir un objet « légitime » d’indignation vertueuse : elle arrive à faire passer simultanément au rouge tous les boutons de la bien-pensance, « racisme anti-blancs », « antisémitisme », « homophobie ». Si on veut bien la lire entre les lignes ou au-delà de la provocation, il n’y a rien de tel chez elle ; elle veut simplement défendre les populations auxquelles elle s’identifie et qui sont stigmatisées au nom de la lutte contre l’antisémitisme ou l’homophobie (je pense qu’elle le fait maladroitement, mais c’est une autre question). A mon humble avis, le vrai problème d’Houria Bouteldja, c’est qu’elle est entièrement dans la galaxie « post » : postmoderne, postcoloniale, et par là, dans l’irrationalisme. Mais ça, c’est justement très « penseur français », au moins depuis les années 1960.

    Quoi qu’il en soit, on a jugé nécessaire de retirer une invitation qui lui avait été faite pour donner un séminaire à l’université de Limoges, suite à des pressions exercées depuis l’extérieur de l’université. Il paraît que sa venue « banaliserait l’antisémitisme ». Mais on est à nouveau devant un dilemme : soit il faut croire qu’il n’y a rien de choquant dans d’autres séminaires universitaires (les nombreux séminaires de philosophie favorables à Heidegger par exemple), soit que les gens qui sont choqués par les propos d’Houria Bouteldja ont le bras plus long que d’autres.

    Gérard Filoche a retweeté une caricature de Macron qui certes avait un caractère antisémite mais dont on peut aussi penser que Filoche ne s’en était pas aperçu, comme il le soutient. Il a bien sûr retiré son tweet, s’est excusé pratiquement à genoux, rien n’y fit : il est attaqué en justice et a été exclu du PS, où il avait milité toute sa vie et dont il était la caution de gauche.

    Avec Dieudonné, on est dans le spectacle permanent, même en dehors des salles. Manuel Valls juge insupportable le fait qu’il puisse encore se produire en public et, par là, gagner sa vie. Valls devrait aussi trouver insupportable la séparation des pouvoirs qui font que les décisions concernant le droit de Dieudonné à jouer ses spectacles relèvent exclusivement de la justice qui, au moins récemment, a plutôt défendu la liberté d’expression.

    Et le journal Youpi ? Il a dû retirer de la vente son numéro de janvier parce qu’il avait écrit que tous les pays du monde ne sont pas d’accord pour reconnaître Israël comme un « vrai pays », ce qui est par ailleurs exact, vu que certains pays ne reconnaissent pas Israël. Il avait écrit la même chose pour la Corée du Nord, ce qui est aussi exact, mais cela n’a évidemment provoqué aucune réaction.

    Finalement, un tribunal belge a confirmé le licenciement d’un employé qui, après avoir accepté la demande de son employeur de ne plus partager sur son mur Facebook des liens de soutien à Dieudonné a néanmoins « liké » un tel lien, ce qui avait entraîné son licenciement immédiat.

    Tous ces procès en sorcellerie sont facilités par le fait qu’ils n’intéressent pas l’immense majorité de la population qui a suffisamment de problèmes concrets à résoudre pour ne pas s’indigner devant un bout de phrase ou un morceau de spectacle. Pour l’essentiel, ces procès sont des jeux d’intellectuels, de politiciens ou de journalistes qui rivalisent de vertu « laïque et républicaine ».

    La réponse habituelle des défenseurs de la « lutte contre la haine » c’est qu’il y a des actes racistes ou antisémites et que ceux-ci sont encouragés par les discours de haine. Il reste à démontrer que des individus vont risquer leur vie dans des attentats antisémites parce qu’ils ont lu Plenel, Boniface ou le journal Youpi, ou même assisté à un séminaire de Bouteldja ou à un spectacle de Dieudonné. Et, en ce qui concerne l’antisémitisme, on devrait, au contraire, se demander s’il n’est pas alimenté par la confusion constante, de la part de certaines organisations, entre la « lutte » contre un sentiment d’hostilité envers une partie des Français, ceux d’origine juive, et le soutien à un Etat étranger, Israël.

    Et comment peut-on dénoncer sans arrêt le communautarisme musulman ou l’islamo-gauchisme et passer sous silence l’afflux de toute la classe politique au dîner du Crif ? Il y a un moment où le « deux poids deux mesures » devient trop visible pour ne pas être contre-productif.

    Toute cette agitation fait par ailleurs partie d’une démarche proprement religieuse qui consiste à croire à la magie de la parole. Ce n’est pas parce qu’un individu déclare à Paris qu’Israël n’a pas le droit d’exister que cet État muni d’armes nucléaires va disparaître demain. La preuve, c’est que depuis des décennies toutes les autorités européennes demandent la cessation de la colonisation de la Cisjordanie (ce qui est bien moins que la mise en question de la légitimité d’Israël), et que celle-ci continue de plus belle.

    Bien sûr, les idées des personnes mentionnées ci-dessus sont souvent très discutables et devraient être discutées. Mais c’est justement ce qui n’est presque jamais fait : les idées comme les personnes qui les portent sont simplement diabolisées et tout débat à leur sujet est rendu de fait impossible.

    Finalement, on se souviendra que, lors du « putsch des généraux » à Alger en 1961, De Gaulle disait que ce qui était grave dans cette affaire, c’est qu’elle n’était pas sérieuse. Mais si cette histoire ne l’était pas, comment peut-on prendre au sérieux un séminaire de Bouteldja, un spectacle de Dieudonné ou un tweet de Filoche ? Comment pouvons-nous à ce point être dominés par des craintes imaginaires ?

    Jean Bricmont

    Professeur de physique théorique et mathématique, essayiste, Jean Bricmont est l’auteur de plusieurs articles sur Chomsky, co-directeur du Cahier de L’Herne consacré à Noam Chomsky. Il a publié notamment avec Alan Sokal : Impostures intellectuelles (1997), À l’ombre des Lumières avec Régis Debray (2003) et Impérialisme humanitaire (2005). Son dernier ouvrage : La République des censeurs. Editions de l’Herne, 2014


  • http://anneetarnaud.com/descente-coeur-male-liogier

    APRÈS LECTURE DES FILS TWITTER DE #METOO ET DE #BALANCETONPORC, RAPHAËL LIOGIER A DES CHOSES À DIRE
    1 février 2018

    Ce livre éclairant et percutant nous arme intellectuellement contre l’hypocrisie gouvernant nos sociétés à la lumière de l’affaire Weinstein. Qu’est-ce qu’une femme aux yeux de nos sociétés contemporaines et comment devons-nous, collectivement, prendre conscience et réagir à ce nécessaire changement de paradigme ?

    Le livre
    http://s1.lprs1.fr/images/2018/02/06/7544562_rliogier.jpg

    Après la lecture des fils Twitter de #MeToo et de #BalanceTonPorc, Raphaël Liogier ne pouvait pas rester passif et silencieux. Jamais une déflagration d’une telle ampleur n’avait mis en lumière le système patriarcal qui gouverne nos sociétés modernes.

    L’auteur va au-delà en nous décrivant les racines de la plus profonde et de la plus longue injustice de l’histoire humaine. Les mythes fondateurs des grandes civilisations, les contes romantiques, les archétypes de Don Juan et de Casanova, et même les récits exotiques de « sociétés matriarcales » cachent une virilité négatrice de la Volonté des femmes. En fin de comptes, la négation du consentement des femmes et leur rabaissement systématique puisent leurs eaux dans la peur de leur liberté, une « angoisse de la superpuissance féminine ».

    L’agonie du système viril continue de faire des dégâts mais la modernité, finalement, commence à prendre en compte sa promesse d’égalité grâce à la révolution #MeToo. Dans cette Descente au cœur du mâle, personne n’en sort indemne. Raphaël Liogier nous invite à prendre conscience de cette injustice et de faire le pari de l’égalité, d’une transvaluation des normes en vigueur.

    Ne plus utiliser le corps des femmes pour se rassurer. Grandir avec elles au lieu de chercher à se grandir à travers elles, en les rabaissant physiquement et symboliquement. Ne plus les rendre otages de nos frustrations. Vivre avec elles l’interdépendance sans dépendance. Nous y gagnerions. Raphaël Liogier

    L’auteur

    Raphaël Liogier est Professeur des universités à l’IEP d’Aix-en-Provence et au Collège international de philosophie de Paris. Il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Le Mythe de l’islamisation (Seuil), La guerre des civilisations n’aura pas lieu (CNRS), ou encore Sans emploi (Les Liens qui Libèrent).

    Extrait
    J’ai la conviction que, au-delà du battage médiatique, les femmes sont aujourd’hui plus claires avec elles-mêmes que « nous ». Au moins sur ce qu’elles veulent et ce qu’elles ne veulent plus. En revanche, derrière une contenance de façade de plus en plus fragile, mes frères les hommes ont du mal à accepter l’écroulement de leur empire viril, dont le succès planétaire de #MeToo est un indéniable signe annonciateur. Ils ont du mal, j’ai du mal, nous avons du mal à redéfinir nos ambitions d’hommes, nos fantasmes d’hommes, nos comportements d’hommes, nos désirs d’hommes. Bref notre place dans le monde.
    […]

    L’enjeu est de faire enfin entrer dans les mœurs qu’un certain type de comportement n’est plus acceptable. Et, au-delà, de faire changer la façon dont sont encore couramment perçues les femmes. Au reste, cette tentative de discréditer le mouvement démontre juste la paresse de ses détracteurs qui n’ont pas pris la peine de se plonger dans le fil Twitter. Ce qui leur aurait permis de constater que l’accusation personnelle y est l’exception, la dénonciation des situations vécues, la norme. Si peu de noms pour des violences infiniment répétées. […]

    Certes, le mouvement a commencé par les femmes les mieux armées pour se défendre. Des stars en l’occurrence. Les grandes révolutions commencent souvent par la révolte des dominants parmi les dominés. Ce que sont les stars féminines : dominantes en tant que stars, mais dominées en tant que femmes. Par effet d’entraînement, les dominées parmi les dominées élèvent alors elles aussi progressivement leur voix. On ne peut discréditer un mouvement sous prétexte qu’il commencerait par ne concerner que des privilégiés. Par contre, il doit poser les bonnes questions, interroger les fondements de la société. La raison d’être de cet essai est précisément de montrer que #MeToo n’est pas un événement conjoncturel, une simple actualité éphémère. C’est l’amorce d’une des plus justes, fines, incisives et radicales critiques collectives de la Situation existentielle des femmes, qui met en question les fondements les plus archaïques et archétypaux de l’humanité.

    Pages 9, 24 et 28

    Raphaël Liogier, Descente au cœur du mâle, éditions Les Liens qui Libèrent.
    192 pages, 18,50€, parution le 8 mars 2018.


  • A découvrir : Stefan Zweig un européen cosmopolite et pacifiste
    NRobin

    Stefan Zweig 1881-1942 :
    Stefan Zweig, né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche-Hongrie, et mort par suicide le 22 février 1942, à Petrópolis au Brésil, est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien.

    Ami de Sigmund Freud, d’Arthur Schnitzler, de Romain Rolland, de Richard Strauss et d’Émile Verhaeren, Stefan Zweig fait partie de l’intelligentsia juive viennoise, avant de quitter son pays natal en 1934 en raison de la montée du nazisme. Réfugié à Londres, il y poursuit une œuvre de biographe (Joseph Fouché, Marie Antoinette, Marie Stuart) et surtout d’auteur de romans et nouvelles : Amok, La Pitié dangereuse, La Confusion des sentiments, Le Joueur d’échecs. Dans son livre testament, Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen, Zweig se fait chroniqueur de l’« âge d’or » de l’Europe et analyse ce qu’il considère être l’échec d’une civilisation.

    La suite sur ce lien :
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Stefan_Zweig

    Aux folles journées de Nantes, du 31 janvier au 4 février 2018,
    La salle Stefan Zweig à la Cité des congrès de Nantes.

    Guide de la Folle journée, page 77 :
    Élevé dans l’atmosphère cosmopolite de la Vienne impériale, ce grand poète et dramaturge autrichien a été toute sa vie un voyageur infatigable, toujours en quête de nouvelles cultures. Profondément marqué par la 1ère guerre mondiale, ardent pacifiste et très tôt conscient de la menace pesant sur le peuple juif, il assiste terrifié à la montée du nazisme en Europe ; fuyant en Angleterre, puis aux EU, c’est finalement au Brésil qu’il se rend ; épuisé par ses longues années d’errance et effondré par l’anéantissement de ses rêves pacifiques et humanistes d’union des peuples, il choisit de mettre fin à ses jours le 22 fév 1942, juste après avoir achevé son livre testament Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen, véritable hymne à la culture européenne - "le nationalisme a empoisonné la fleur de notre culture européenne... étranger partout, l’Europe est perdue pour moi ".


  • Le carnaval ou la tradition ? Elles ont fait leur choix ! NRobin

    https://theconversation.com/quelle-vie-apres-le-niqab-rencontre-avec-celles-qui-ont-retire-le-v

    Quelle vie après le niqab ? Rencontre avec celles qui ont retiré le voile
    Agnès De Féo
    30 janvier 2018,
    Alexia (en bleu) et Saliha en 2012 : deux Françaises à l’époque militantes pour le voile intégral. Depuis, Saliha a fait « l’hijra » à Tataouine dans le Sud de la Tunisie, Alexia a tout retiré. Agnès De Feo, Author provided
    Il est beaucoup question aujourd’hui de désaffiliation djihadiste, de celles et ceux qui affirment sortir du djihad pour revenir en Europe, jurant s’être « déradicalisés » telle la djihadiste et convertie Emilie König dont l’arrestation en Syrie par les forces kurdes a fait grand bruit en France.

    Mais qu’en est-il des autres ? Certaines femmes pratiquant un islam dit salafiste piétiste ou quiétiste, sans recours à la violence, ont toujours refusé la guerre, tout en portant le voile intégral, ou niqab. Or certaines décident d’en sortir un beau jour et retirent tout, même le foulard sur la tête, ce qui peut aussi s’apparenter à un désengagement militant.

    Hanane et Alexia (pseudonymes) sont nées en France. La première a grandi dans une famille de confession musulmane non pratiquante, la seconde s’est convertie à 22 ans. Toutes deux ont fait durant cinq ans l’expérience du niqab. Hanane l’a porté en 2009, juste avant le vote sur la loi interdisant le voile intégral en 2010. Alexia l’a adopté ensuite. Ces deux ardentes défenseuses du voilement féminin total l’ont aujourd’hui complètement abandonné. Mais ce changement s’est fait progressivement et s’est accompagné d’une prise de distance avec l’idéologie salafiste.

    « Recommencer à vivre »
    Le 10 janvier dernier, premiers jours des soldes, Alexia me donne rendez-vous à la gare du Nord, à Paris. Elle veut s’acheter des vêtements. Elle dit vouloir « recommencer à vivre ». Dans une première enseigne, elle s’achète quatre pantalons slims et un blouson serré. Elle cherche ensuite des vêtements indiens. Non pas les classiques de Bollywood en vente dans les boutiques tamoules de la rue du Faubourg-Saint-Denis et dont les salafistes sont friandes – l’exubérance pailletée et colorée contraste en privé avec l’austérité du niqab en public –, mais de la mode ethnique fabriquée au Népal pour le goût occidental. Une boutique en propose. Elle essaye une veste bariolée et un pantalon aux « pattes d’eph » immenses.

    En sortant de la cabine d’essayage, elle se jauge devant le miroir : « C’est vraiment moi, je me sens enfin redevenir moi-même après des années d’enfermement. » Avec ses cheveux qui balayent son visage, Alexia ressemble à une femme moderne, épanouie dans son corps. Alors qu’elle se rhabille, je suis impressionnée par sa métamorphose. Difficile d’imaginer qu’Alexia est restée cinq ans sous le niqab. Elle était l’une des femmes les plus radicales que j’ai jamais rencontrées.

    Alexia à la Rencontre annuelle des musulmans de France au Bourget, en région parisienne, 2017. Agnès De Féo
    Un peu plus tard, j’ai rendez-vous avec Hanane pour imprimer des étiquettes à flacons dans une imprimerie du même quartier, tenue par des Tamouls du Sri Lanka. Elle me demande de l’accompagner car c’est moi qui réalise ses maquettes : « Masque capillaire à l’huile de coco », « Déodorant à la pierre d’alun et au musc », « Mascara à l’huile de ricin », autant de créations qu’elle commercialise depuis qu’elle s’est lancée dans la fabrication de produits naturels. Avec ses cheveux colorés rouge vif, son pantalon noir ultra-moulant, tout comme son haut qui enveloppe ses formes généreuses, je la vois négocier avec les imprimeurs, se coller à eux à cause de l’exiguïté du lieu sans manifester le moindre recul spontané comme il est d’usage dans le milieu très rigoriste qu’elle fréquentait. Incroyable évolution pour cette ancienne partisane du voile intégral.

    Revenons sur Alexia. Je l’ai rencontrée le 6 août 2011 dans le cadre de mes recherches sur le voile intégral lors d’une manifestation du groupe salafiste revendicatif Forsane Alizza(littéralement Cavaliers de la fierté) à Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne.

    Manifestation du groupuscule Forsane Alizza le 6 août 2011 où j’ai rencontré Alexia. Au centre son leader, Mohamed Achamlane. Depuis 2015, il est en détention pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Agnès De Féo
    Elle était entièrement couverte sous le niqab et se présentait comme l’épouse d’un des leaders du groupe. Alexia se souvient de cette époque : « Nous considérions tous les musulmans républicains comme des mécréants. Nous faisions le takfir(excommunication) contre ceux qui ne pratiquaient pas comme nous. Nous étions opposés au taghout, l’[idolâtrie ici au sens large, ndlr], c’est-à-dire à l’État et aux institutions. Nous étions dans l’exagération, nous nous définissions comme ghûlat, qui signifie extrémiste en arabe. »

    Alexia en 2013. Agnès De Féo
    En fait ce terme est en général utilisé pour dénigrer les chiites qui exagèrent le culte rendu au prophète et à sa famille. Mais il est utilisé par ce sous-groupe salafiste pour se désigner lui-même. Cette tendance, également nommée takfiriste est née dans les années 1970 en Égypte, pour l’usage qu’ils font du takfir sans la moindre légitimité. Ils se montrent sans pitié pour exclure de l’islam ceux qu’ils jugent déviants sans pour autant forcément appeler au djihad.

    Quant à Hanane, je la connais depuis plus longtemps encore. Nous nous sommes rencontrées lors d’une manifestation de femmes en niqab en janvier 2010, place de la République à Paris puis devant l’Assemblée nationale, s’opposant à la proposition de loi d’interdiction de dissimulation du visage. Nous étions alors en pleine polémique devant un phénomène inconnu pour l’écrasante majorité des Français.

    Hanane, rencontrée en marge d’une manifestation devant l’Assemblée nationale, Paris, 2010. Agnès De Féo
    Les femmes en niqab étaient d’abord estimées à quelques centaines, puis à 2 000.

    « Le niqab me protégeait »
    Début 2017, Hanane m’a recontactée pour l’aider à écrire un livre sur sa vie. L’ancienne lectrice en traduction française du prédicateur et cheikh saoudien Aidh El-Qarni, qui donne des conseils aux femmes pour devenir de parfaites musulmanes, a radicalement changé de perspectives. Ses modèles de livres sont aujourd’hui Jamais sans ma fille(1991) ou encore Vendues (2004) best-sellers qui font des musulmanes les victimes d’un ordre machiste intrinsèque à l’islam.

    Ce n’est pourtant pas pour dénoncer le niqab qu’elle veut écrire mais pour raconter les viols qu’elle a subis par son beau-père durant dix ans lorsqu’elle était mineure, argument qu’elle utilise pour expliquer son engagement dans le salafisme.

    « La religion m’a beaucoup apporté pour sortir du traumatisme du viol. J’avais 19-20 ans quand j’ai commencé à porter le niqab, je l’ai enlevé à 25 ans. Plus j’avançais, plus je voulais me couvrir. Le niqab me protégeait, j’étais bien avec. J’aimais me cacher des hommes. Je pouvais les voir mais eux ne me voyaient pas. Maintenant quand les mecs me regardent, ça m’énerve. »

    Contrairement à Alexia qui a pris seule la décision de se voiler le visage, Hanane se souvient de l’influence qu’a exercé sur elle le groupe qu’elle fréquentait alors à Villiers-sur-Marne :

    « Nous étions une bande de copines et avons porté le niqab presque toutes en même temps. Dans notre groupe, la plus précoce était Ayat Boumédiène, qui l’a adopté plus de deux ans avant la loi. Au début, elle était en mode normale puis elle a commencé à organiser des repas entre sœurs pour nous inciter à prendre les armes, c’était fatigant. C’est son mari, Ahmadi Coulibaly, qui lui a tourné de la tête. Je me souviens de lui, il était cool jusqu’à ce qu’il fasse de la prison. Quand il est sorti, c’est parti en cacahouète. Et dire qu’Ayat voulait me présenter un homme pour me marier, elle insistait beaucoup. Cet homme avait été emprisonné pour meurtre dans une bagarre. Heureusement que je ne me suis pas mariée, je serais en Syrie aujourd’hui [rires]. »

    Ayat (ou Hayat) Boumédiène aurait rejoint la Syrie juste avant les attentats de l’Hyper Cacher en janvier 2015.

    « Quand je l’ai enlevé, j’ai eu l’impression de sortir de prison »
    La majorité des femmes qui ont abandonné le niqab portent aujourd’hui le jilbab, costume couvrant intégralement le corps à l’exception du visage. Elles disent avoir cédé à la pression de la rue et aux contrôles policiers tout en espérant le remettre un jour. Rien de tel chez Alexia et Hanane qui affirment avoir tourné la page et refuser d’être identifiées à leur ancien groupe d’appartenance.

    Alexia est même devenue une farouche détractrice du voile et du salafisme. Elle continue à se définir comme musulmane mais avec une lecture critique des textes. Hanane, elle, avoue être devenue rituellement moins assidue : « Je saute souvent les prières ou je les fais en retard. Certains jours même, je n’ai pas le temps de prier. Quand je portais le niqab, j’étais un peu plus régulière, même si j’étais souvent en retard. » Toutes les deux disent avoir abandonné leurs anciennes lectures, ainsi que la fréquentation des sites communautaires.

    Mais ce retrait ne se fait pas d’un coup. Plusieurs mois sont nécessaires pour en sortir. Alexia raconte avoir décidé d’enlever le niqab sur les conseils de l’homme qui partageait sa vie à l’époque. Ce salafiste converti à l’islam était pourtant partisan de ce rigorisme féminin :

    « Quand il a vu mon état physique, il m’a demandé de l’enlever, il craignait pour ma santé. J’ai suivi son avis, mais c’est long, c’est dur. Je l’avais porté pour plaire à Allah. Mais à cause du manque de lumière, je ne synthétisais plus la vitamine D, mon corps m’a lâché. »

    Hanane aujourd’hui. Agnès De Féo
    Hanane a abandonné son voile du visage après les attentats de Charlie Hebdo en 2015 car elle craignait pour sa sécurité, faisant face à de plus en plus d’insultes dans la rue : « Je l’ai retiré petit à petit. Ce n’était plus vivable de le porter. » Alexia se souvient : « Quand je l’ai enlevé, j’ai eu l’impression de sortir de prison, ce qui ne veut pas dire que je me suis libérée. Car je me sentais encore mal. Des années sont nécessaires pour s’en sortir et je n’ai pas encore fini de faire le ménage dans ma tête. »

    Pour Hanane, le plus dur est l’exclusion du groupe : « Depuis que j’ai retiré mon voile, beaucoup de sœurs ne veulent plus me parler. Je les trouve hautaines et injustes, car cela peut arriver à n’importe qui d’enlever son voile. Quelques rares sœurs me répondent, mais ce n’est plus comme avant. » Alexia a longtemps remis son voile en rentrant dans sa cité du 93. Puis elle a fini par tout enlever en modifiant ses fréquentations : « Ma vie a commencé à changer quand je me suis inscrite dans une salle de sport ce qui m’a permis de sortir des réseaux sociaux salafistes qui étaient ma seule source de socialisation avant. Puis j’ai trouvé du boulot et là j’ai définitivement dit adieu à mon passé. » C’est justement à son travail qu’elle a rencontré l’homme avec qui elle se marie à la fin du mois. Il n’est pas musulman et le mariage aura lieu à la mairie, une initiative impensable pour cette femme qui haïssait les institutions françaises. Elle m’a demandé d’être son témoin.

    Un goût amer
    Avec le recul, aucune des deux femmes ne parle de sa « sortie » du niqab comme d’une libération. Elles gardent un goût amer de cette expérience. Elles disent avoir été convaincues à un moment donné de leur vie de l’importance de se voiler intégralement et y avoir trouvé des avantages. Alexia croyait ainsi atteindre la perfection musulmane et donner un sens à sa vie. Elle imaginait rencontrer l’homme pieux et vertueux qui la sortirait de sa condition de mère célibataire. Pour Hanane, il s’agissait de panser les plaies d’une adolescence déchirée par la névrose familiale et les placements en foyer. Toutes deux ont utilisé le niqab comme revanche.

    Alexia considère a posteriori que cette période lui a fait perdre des années de sa vie et manifeste sa colère contre les publications et la propagande d’Arabie saoudite. Elle en veut à tout le système qui l’a endoctrinée, même si elle reconnaît que cet endoctrinement était volontaire. Selon elle, Daech profite de la naïveté de ceux et celles qui croient s’engager pour des raisons légitimes et se trouvent au final embrigadés.

    Même si elles s’opposent aujourd’hui au niqab, ni Hanane ni Alexia ne soutiennent la loi d’interdiction de 2010. « La loi est contre-productive. La seule solution est de s’en sortir par soi-même. L’interdit ne convaincra jamais aucune femme de l’enlever », me disait récemment Hanane. Même réaction chez Alexia qui fustige une loi qui a poussé certaines femmes à se couper de la société et même « à le porter en signe de révolte ».

    Ces témoignages de « sortantes du niqab » restent rares, non pas parce que peu de femmes l’abandonnent, mais parce qu’elles font table rase de leurs anciennes relations en adoptant leur nouvelle identité. Elles changent de mail, de numéro de portable et disparaissent sans laisser d’adresse. Le voile intégral devient alors une étape transitoire dans leur vie.


  • Le salut iranien.

    Alors qu’en Algerie, elles le mettent sans contrainte et le revendiquent de plus en plus, les Iraniennes de plus en plus nombreuses n’en veulent plus !

    La lutte contre l’intégrisme musulman et contre ce que je considère comme une régression mentale des femmes musulmanes du 21ème siècle, viendra peut-être d’une révolution iranienne. Un bel exemple de courage !

    Même si ce mouvement fait déjà l’objet d’une instrumentalisation par l’administration américaine pour déstabiliser un peu plus l’Iran des Mollahs « modérés ». NRobin

    http://information.tv5monde.com/terriennes/iran-celles-qui-tombent-le-voile-218291

    Iran : celles qui tombent le voile
    Commentaire Karine Henry - TV5MONDE
    En Iran, depuis la révolution islamique, une loi impose aux femmes de sortir voilées et couvertes de pied en cap. Or depuis plusieurs semaines, certaines bravent ouvertement l’interdit. Elles se dévoilent dans l’espace public, au risque d’être arrêtées. C’est ce qui vient d’arriver à une trentaine d’entre elles.
    04 FÉV 2018
    par Liliane Charrier

    Avec AFP
    Femmes voilées, le voile dans tous ses états
    Le nouveau visage de l’Iran : le pays secoué par des manifestations
    « 29 personnes » ont été « arrêtées et remises à la justice » parce qu’elles « perturbaient l’ordre social » - c’est par ce communiqué succinct et laconique que la police de Téhéran annonce les arrestations, sans précision sur leur moment précis. Toujours est-il qu’elles interviennent après le partage, sur les réseaux sociaux, de photos apparemment prises en Iran de femmes tête nue au vu et au su de tous, leur voile pendu au bout d’une perche comme une bravade.

    L’idée, c’est de grimper sur un monument public - fontaine, muret, coffrage - pour un maximum de visibilité. Ces actions de contestation s’inspirent de l’initiative d’une femme, arrêtée fin décembre après être montée tête nue sur une armoire électrique dans une artère animée de Téhéran, brandissant son voile au bout d’un bâton.

    L’initiative de cette jeune femme a fait boule de neige, et elles sont de plus en plus nombreuses à suivre son exemple au péril de leur liberté. Des femmes , mais aussi des hommes, en signe de solidarité :

    Laisser glisser...
    La loi en vigueur en Iran depuis 1979 impose à toutes les femmes, iraniennes ou étrangères, et quelle que soit leur religion ou croyance, de sortir tête voilée et le corps couvert d’un vêtement ample plus ou moins long. Toutefois, le zèle de la police des mœurs sur ce sujet a nettement diminué ces vingt dernières années, et un nombre croissant d’Iraniennes, à Téhéran et dans d’autres grandes villes, laissent apparaître nettement leur chevelure.

    Dans certains quartiers de la capitale, les conductrices sont nombreuses à laisser glisser leur foulard sur les épaules, estimant que la voiture fait partie de leur espace privé.

    Caution dissuasive
    La jeune femme arrêtée en décembre à Téhéran a été libérée après environ un mois de détention, selon l’avocate Nasrin Sotoudeh, figure de l’activisme en faveur des droits humains en Iran. Maître Sotoudeh indique que la justice exige une caution d’un montant rédhibitoire pour la libération d’une autre contestatrice arrêtée cette semaine, estimant que cela révélait une ferme intention des autorités de dissuader les contestataires :

    Contestation ’puérile’
    Le 31 janvier, le procureur général de la République islamique Mohammad Jafar Montazeri qualifiait la remise en cause de l’obligation du port du voile par quelques femmes de « puérile », minimisant l’importance de la contestation. « Il s’agit d’une affaire insignifiante qui n’a rien de préoccupant », avait-il déclaré en ajoutant que les manifestantes solitaires avaient « agi par ignorance » et qu’"elles pourraient avoir été influencées à partir de l’étranger". Les autorités accusent des groupes « contre-révolutionnaires » basés hors d’Iran d’être à l’origine de cette campagne contre le voile islamique.

    A l’approche du 39e anniversaire de la Révolution islamique, le 11 février, des Iraniens se mobilisent contre cette campagne de contestation en publiant sur les réseaux sociaux des photos où ils brandissent le drapeau national.

    ’Aucune contrainte’
    « A une époque, nous imposions des restrictions aux femmes et nous les mettions sous des pressions inutiles, cela a provoqué ces révoltes pour que des femmes enlèvent leur foulards dans la rue. Cela est le résultat de nos erreurs », déclare Soheila Jelodarzadeh, une députée réformatrice.

    Le vice-président du Parlement, Ali Motahari, connu pour ses positions critiques contre certaines politiques du pouvoir, lui, minimise le phénomène : « Il n’y a aucune contrainte en ce qui concerne le voile, et beaucoup de femmes se baladent dans la rue comme elles le veulent. Le fait qu’une poignée de femmes agitent en l’air leur foulard n’est pas un événement important », dit-il. « Le problème du pays n’est pas le voile. Nous ne voulons pas faire preuve de sévérité », ajoute-t-il.

    Même si elles sont largement sous-représentées dans la classe politique, les femmes sont de plus en plus présentes dans la société iranienne. Elles sont majoritaires parmi les quatre millions d’étudiants de ce pays de 80 millions d’habitants et sont de plus en plus impliquées dans les activités économiques, en particulier dans le secteur privé.

    L’actuel président Hassan Rohani, un religieux modéré élu en 2013 et reconduit l’an dernier, prône une plus grande ouverture politique et sociale du pays, notamment en ce qui concerne le respect du code vestimentaire.



  • Le racisme, à quoi ça sert
    – Une parole juive contre le racisme -
    par
    Dominique Natanson
    Coprésident d’honneur de l’UJFP

    Le 7 février à 19h30

    FEC (Foyer des Etudiants Catholiques)

    17, place St Etienne - Strasbourg

    https://quartierslibres.wordpress.com/2018/01/20/livre-du-samedi-une-parole-juive-contre-le-racisme-ujfp

    Livre du samedi : Une parole juive contre le racisme / UJFP
    https://www.syllepse.net/syllepse_images/produits/une-parole_juive_2e_edition.jpg

    Une parole juive contre le racisme / UJFP
    Des Juifs s’expriment contre le racisme.
    Pas seulement contre l’antisémitisme. Contre toutes les formes du racisme !
    Les Juifs sont encore parfois victimes de crimes de haine, mais les principales victimes des discriminations et agressions racistes aujourd’hui ne sont plus les Juifs. Dans notre société, négrophobie et bavures policières ont partie liée tandis que l’islamophobie inventive des autorités ouvre la porte aux discriminations et légitime les agressions.
    Musulman·es, Noir·es, Asiatiques, réfugié·es, homosexuel·les… les formes du racisme changent, mais des procédés comparables d’exclusion sont à l’œuvre.
    Il faut d’abord définir le racisme : sa prétention à être « scientifique » doit être anéantie : le racisme est une construction politique et sociale. Pour le comprendre, deux questions doivent être posées : « Le racisme, à quoi ça a servi ? » et « À quoi sert le racisme aujourd’hui ? »
    Les auteur·es partent de l’histoire des Juifs dans l’Europe de la Shoah comme dans les pays arabes colonisés. C’est pour mettre cette histoire douloureuse au service des solidarités antiracistes d’aujourd’hui. C’est le sens des actions évoquées ici, comme le Manifeste des enfants cachés dans lequel des victimes des lois raciales vichystes rappellent que sans la solidarité active de délinquants solidaires, ils ne seraient pas en vie.
    Il faut remonter plus loin dans l’histoire : le racisme d’État a produit la traite négrière, l’esclavage codifié dans le Code noir. Le colonialisme est à l’origine d’un siècle et demi de discriminations légales, dont l’apartheid sud-africain.
    Les fondements du profond racisme qui imprègne la société française se trouvent incontestablement dans des institutions, des pratiques et des discours qui ont été élaborées dans le cadre de l’empire colonial français.

    Cet ouvrage est une initiative de l’UJFP, Union juive française pour la paix. Il s’adresse à un large public de jeunes, d’enseignants, d’éducateurs, de militants, qui souhaitent faire le point sur le racisme et entendre ce que des Juifs ont à dire sur la manière de le combattre avec tous. C’est du racisme dont nous voulons parler, pas seulement de sa variante antisémite. Nous voulons montrer ici comment la lutte contre le racisme est indivisible. Toutes les attitudes et toutes les politiques de rejet, d’exclusion, de persécution et d’épuration ethnique sont à combattre. Bien sûr, l’histoire de beaucoup d’entre nous, le souvenir des persécutions et du génocide juif nous incitent à une vigilance particulière, nous enjoignent de ne jamais être du côté des bourreaux, quels qu’ils soient. Nous avons certes dans le cœur cette blessure liée à l’antisémitisme et à Auschwitz, comme une écharde purulente. Mais nous vivons maintenant et nous devons constater que les principales victimes du racisme ne sont plus les Juifs. Il faut en parler aujourd’hui, dans l’après-Charlie, dans l’après-Bataclan, quand l’islamophobie se déchaîne, quand la négrophobie perdure, dans la crise des migrants dont on sait qu’elle n’est pas éphémère, quand les discours violents d’exclusion se répandent. Proposer notre parole juive contre le racisme aujourd’hui, c’est prendre le parti de l’universel, contre tous les nationalismes ; celui de la fraternité, contre tous les replis sur soi ; celui de l’action solidaire en faveur des réfugiés, des musulmans, des Noirs, des Rroms, des peuples en lutte contre l’oppression…

    https://youtu.be/CRW_29AlISU


    Bande-annonce des dix clips réalisés par Eyal Sivan pour l’UJFP. Plus d’une trentaine de militant-e-s de l’UJFP prennent la parole : racisme d’Etat, antisionisme, instrumentalisation de l’antisémitisme, identité juive, solidarité avec la Palestine, colonialisme, féminisme…

    L’Union Juive Française pour la Paix(UJFP) a été fondée à Paris en avril 1994-lors de la fête de Pessah 5754- comme section de l’Union Juive Internationale pour la Paix (UJIP) disparue depuis. En 2002 elle est devenue membre fondateur de la Fédération des Juifs européens pour une Paix juste (EJJP). Conscients de nos histoires,nous assumons notre rôle d’agir pour « créer un monde meilleur ». Le sionisme a abouti à la création de l’État d’Israël qui nie le peuple palestinien et ses droits. Le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne peut donc être résolu qu’en mettant un terme à la domination d’un peuple par un autre, par la mise en œuvre du droit à l’autodétermination pour le peuple palestinien et du droit à créer son propre État indépendant. Aucune solution juste et durable n’est possible sans un retrait total d’Israël de tous les territoires qu’il occupe depuis 1967 et sans le droit au retour des réfugiés palestiniens et sans la fin de l’apartheid israélien qui fait de sa population palestinienne des citoyens de seconde zone. La forme étatique que les peuples de la région établiront dépendra de leur volonté et de l’évolution de leurs relations.
    Nous militons pour qu’elles évoluent dans le sens de l’égalité des droits de tous les habitants, d’une coopération mutuelle et d’une justice sociale ouvrant à la voie de la paix.

    L’UJFP regroupe des membres, Juifs ou non, qui œuvrent ensemble

    pour le « vivre ensemble » en France comme au Proche-Orient
    pour que des voix juives laïques et progressistes se fassent entendre,
    et sont partie prenante des combats contre tous les racismes et toutes les discriminations.


  • La Stratégie du choc
    Montée d’un capitalisme du désastre
    NAOMI KLEIN
    https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/71VCfuZiArL.jpg
    Qu’y a-t-il de commun entre le coup d’Etat de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l’effondrement de l’Union soviétique, le naufrage de l’épopée Solidarnosc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l’Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l’année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux – Abou Ghraïb ou Guantánamo – aujourd’hui ?

    Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l’avènement d’un “capitalisme du désastre”.
    Approfondissant la réflexion militante entamée avec son bestseller No Logo, Naomi Klein dénonce, dans La stratégie du choc, l’existence d’opérations concertées dans le but d’assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultralibéralisme toutpuissant. Ce dernier met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.

    Remarquablement conduite et documentée, cette histoire secrète du libre marché, qui dessine une nouvelle éthique de l’investigation journalistique, s’affirme comme une lecture indispensable pour réévaluer les enjeux des temps présent et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer.

    Journaliste, essayiste et réalisatrice, diplômée de la prestigieuse London School of Economics, Naomi Klein est l’auteur du best-seller international No Logo, traduit dans vingt-huit langues et devenu une référence incontournable dans le monde entier. Elle contribue régulièrement à la rubrique internationale de The Nation et The Guardian, et s’est rendue en Irak pour le magazine Harper’s. En 2004, elle a réalisé un film documentaire, The Take, sur l’occupation des usines en Argentine, qu’elle a coproduit avec le réalisateur Avi Lewis.

    https://www.actes-sud.fr/catalogue/economie/la-strategie-du-choc

    Naomi Klein : "Le plus grand succès du néolibéralisme : la colonisation de nos imaginaires."sur YouTube
    https://youtu.be/A-Ye2INN67U


  • La stratégie du chaos : Impérialisme et islam
    Par Michel Collon
    http://p4.storage.canalblog.com/40/27/356760/80152299_o.jpg

    Présentation de l’éditeur
    Egypte, Tunisie, Libye, Turquie, Iran, Arabie saoudite, Somalie, Soudan, Afghanistan, Pakistan : cet « arc d’instabilité » qui relie l’Afrique du Nord en passant par le Moyen-Orient et la Corne de l’Afrique jusqu’à l’Afghanistan et aux portes de la Chine. Fameux paradoxe : c’est dans cette zone explosive que se joue sans doute l’avenir du monde, mais on n’y comprend pas grand chose ! Quel fil rouge relie ces pays ? Un « péril musulman » ? Un choc des civilisations ? Les retombées des conflits coloniaux ? Et si tous ces pays formaient les pièces d’un seul grand puzzle ? Un puzzle qui prend son sens
    quand on saisit la stratégie globale des Etats-Unis face aux autres puissances : Europe, Russie, Chine et les forces émergentes du Sud . En quelques entretiens passionnants, Mohamed Hassan fournit la clé de ce puzzle. Il rappelle l’Histoire oubliée qui explique le présent, dévoile les stratégies secrètes et expose les intérêts non avoués. Michel Collon et
    Grégoire Lalieu ont préparé ce livre avec lui. Leur but : rendre simple ce qui paraît compliqué. Pour comprendre le monde musulman et ses rapports avec les USA ou l’Europe, tout citoyen a intérêt à savoir ce qu’on lui cache.

    Biographie de l’auteur
    Mohamed Hassan, Grégoire Lalieu et Michel Collon sont membres du collectif Investig’Action-michelcollon.info.

    https://www.amazon.fr/strat%C3%A9gie-chaos-Imp%C3%A9rialisme-islam/dp/2870035721#productDescription_secondary_view_div_1517201867391

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Michel_Collon

    Michel Collon
    Journaliste et essayiste belge
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e5/Michel-collon-1024x768.jpg


  • http://www.radioorient.com/live/?tab=podcast&id=57182

    Prisons israéliennes : Une vingtaine de personnalités signent une tribune pour dénoncer les détentions d’enfants
    26 Jan 2018

    Ils sont journalistes, universitaires mais aussi artistes : une vingtaine de personnalités ont signé une tribune dans le monde pour dénoncer les détentions d’enfants dans les prisons israéliennes.

    Évoquant notamment le cas de l’adolescente Ahed Tamimi, les signataires appellent le président Macron à faire pression sur Israël pour que cesse cette pratique contraire aux conventions internationales.

    Parmi eux, l’historien Gilles Manceron, spécialiste du colonialisme français.

    Propos recueillis par Maria Lafitte.

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gilles_Manceron

    http://mobile.lemonde.fr/idees/article/2018/01/23/il-faut-exiger-la-fin-des-pratiques-de-detentions-qui-constituent-une

    Le Monde
    Publié Le 23.01.2018
    Il faut « exiger la fin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants » en Israël
    À la suite de l’affaire Ahed Tamimi, un collectif de signataires, parmi lesquels le médecin Rony Brauman et la socio-anthropologue Nicole Lapierre, appelle le président Macron dans une tribune au « Monde » à agir pour inciter Israël à mettre fin à un système où des centaines d’enfants sont condamnés par des tribunaux militaires.

    Par COLLECTIF

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    EXTRAIT
    http://img.lemde.fr/2018/01/16/0/0/5320/2660/696/348/60/0/ac708be_5732387-01-06.jpg
    « 85 % des enfants palestiniens arrêtés ont les yeux bandés et 95 % sont menottés » (Photo : Ahed Tamimi, la deuxième en partant de la droite, le 15 janvier). THOMAS COEX / AFP
    Tribune. Nous sollicitons le soutien du président de la République et son intervention pour l’arrêt de la détention d’enfants palestiniens dans les prisons israéliennes. Nous voulons en particulier attirer son attention sur le cas de Ahed Tamimi poursuivie par le gouvernement israélien : le 15 décembre dernier Mohamed Tamimi 15 ans est atteint à la tête par une balle de métal recouverte de caoutchouc tirée à courte de distance par des soldats de l’armée d’occupation israélienne. Le jeune garçon était dans un état critique et sa cousine Ahed Tamimi, âgée de 16 ans, était visiblement bouleversée par l’annonce de son état et la gravité de ses blessures

    Ces mêmes soldats ont approché une heure plus tard la maison familiale, et Ahed les a frappés en leur criant de partir. Ce moment filmé par sa mère et diffusé sur les réseaux sociaux montre le courage d’une adolescente affrontant à mains nues deux soldats lourdement armés.

    • https://www.humanium.org/fr/etats-signataires-et-parties

      La Convention internationale relative aux Droits de l’Enfant est entrée en vigueur le 7 septembre 1990, lorsque 20 pays membres de l’Organisation des Nations Unies l’ont ratifiée. Aucun autre traité international relatif aux Droits de l’Homme n’a suscité un tel consensus de la part des États.

      Actuellement, seuls les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention. La Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine sont les derniers signataires en date.
      Cela signifie que sur les 197 États signataires de la Convention, 196 ont ratifié la Convention, soit la quasi-totalité des Etats signataires. Les États-Unis sont donc les seuls à se démarquer, malgré le soutien de plusieurs présidents américains à la Convention.

      Le cas des États-Unis
      Les États-Unis ont signé la Convention relative aux Droits de l’Enfant le 16 février 1995, mais ne font pas partie de la Convention à ce jour.

      Si les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention, cela serait dû au fait que certains États américains souhaitent pouvoir emprisonner des mineurs. La Cour suprême américaine acceptait que des États américains condamnent à mort des enfants jusqu’en 2005.

      Le cas de la Somalie
      État signataire depuis mai 2002, la Somalie connait une forte instabilité politique ainsi que l’absence de structures administratives et politiques solides. Toutefois, début octobre 2015, la Somalie ratifiait la Convention sous les éloges des journaux internationaux. Elle est donc, à ce jour, le dernier pays à s’être lié juridiquement parlant à la Convention.

      Le cas du Soudan du Sud
      Depuis le 9 juillet 2011, le Soudan du Sud est devenu le 193ème Etat signataire. Nouvellement constitué, l’État a finalement ratifié la Convention en mai 2015.

      Le cas de la Palestine
      Devenue un État observateur auprès de l’Organisation des Nations Unies en 2013, la Palestine a entrepris la ratification de la Convention en avril 2014.

      Voir aussi

      Présentation de la Convention relative aux Droits de l’Enfant
      Histoire des Droits de l’Enfant
      Genèse de la Convention
      Adoption de la Convention


  • http://mobile.lemonde.fr/idees/article/2018/01/09/nous-defendons-une-liberte-d-importuner-indispensable-a-la-liberte-se

    il y a 19 jours
    « Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle »
    TRIBUNE
    PAR COLLECTIF

    Dans une tribune au « Monde », un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, affirme son rejet d’un certain féminisme qui exprime une « haine des hommes ».

    Cet article est réservé aux abonnés

    EXTRAIT
    Tribune. Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

    A la suite de l’affaire Weinstein a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel, où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices !


  • En kiosque
    « Manière de voir » #157, février - mars 2018

    Manière de voir, une édition bimensuelle du Monde diplomatique

    Palestine. Un peuple, une colonisation

    Comprendre tous les aspects de la situation en Palestine : historique, social, économique, politique et humain. De la déclaration Balfour à l’échec du « processus de paix », ce numéro fait le point sur un conflit colonial qui dure. Inclus, une carte-affiche « Pour un Palestinien, 50 km en 5 h de route », « checkpoints » militaires compris.

    Numéro coordonné par Akram Belkaïd et Olivier Pironet

    Conception graphique : Boris Séméniako
    Photogravure : Patrick Puech-Wilhem
    Cartographie : Cécile Marin
    Correction : Monique Devauton

    Duplicité arabe, impasse palestinienne
    Akram Belkaïd et Olivier Pironet

    I. Une guerre de cent ans

    Depuis plus d’un siècle, les relations entre Juifs et Arabes sont placées sous le sceau de la confrontation. Après la création de l’État d’Israël, l’antagonisme a tourné à l’avantage des premiers, vainqueurs de plusieurs affrontements militaires. Pour les Palestiniens, et malgré une résistance opiniâtre, l’histoire contemporaine se confond avec une longue liste de revers et de droits bafoués.

    La dualité du projet sioniste
    Gilbert Achcar

    La naissance de la question des réfugiés
    Micheline Paunet

    Quand la résistance s’organise
    Gérard Chaliand

    Aux débuts de l’Intifada
    Amnon Kapeliouk

    À Oslo, une reddition inconséquente
    Edward W. Said

    Pourquoi le « processus de paix » a échoué
    Alain Gresh

    Les colonies ou la paix
    Alain Gresh

    L’annexion de la Cisjordanie est en marche
    Dominique Vidal

    II. Résistances

    Pour les Palestiniens, vivre sous la domination israélienne est synonyme de combats pour défendre leurs droits. C’est aussi une expérience qui attise les rivalités et les divisions politiques, surtout quand la violence, parfois fratricide, prend le dessus. Porte-voix officiel des aspirations de son peuple, l’Autorité palestinienne est vouée à un écart constant entre condamnation de l’occupant et politique conciliatrice, notamment sur le plan sécuritaire.

    D’un soulèvement à l’autre, une société désorientée
    Nadine Picaudou

    Mise au pas de l’Autorité palestinienne
    Graham Usher

    Yasser Arafat à travers l’histoire
    Éric Rouleau

    La Palestine n’a pas disparu
    Edward W. Said

    L’heure du choix pour les islamistes
    Wendy Kristianasen

    Tout a commencé et recommence encore à Gaza
    Jean-Pierre Filiu

    La Cisjordanie dans l’étau sécuritaire
    Olivier Pironet

    Bras-de-fer fratricide
    Amira Hass

    La cérémonie de l’humiliation
    Abaher El Sakka

    « Ici c’est Israël ! » : Hébron, comme l’Algérie « française »
    Alain Ruscio

    À l’aéroport
    Mahmoud Darwich

    III. Une question internationale

    Le conflit israélo-palestinien n’a jamais cessé de mobiliser la communauté internationale. « Parrains » du processus de paix, soutiens arabes aux Palestiniens, alliés occidentaux des Israéliens, États lointains mais solidaires d’une nation palestinienne opprimée en laquelle ils se reconnaissent... ce dossier aux multiples ramifications — juridiques, diplomatiques, politiques, humanitaires, etc. — ne laisse presque personne indifférent.

    Al-Qods, ciment du monde arabo-musulman
    Mohamed Sid-Ahmed

    Les oubliés des accords d’Oslo
    Marina Da Silva

    Un soutien sud-américain
    Maurice Lemoine

    Un petit monde
    Hélène Servel

    BDS, une mobilisation contre l’impunité
    Isabelle Avran

    Iconographie
    Ce numéro est accompagné de photographies…
    • tirées des archives de l’agence Magnum
    • de Gilles Peress pour l’exposition « This Place »
    • de Rula Halawani : www.ayyamgallery.com/artists/rula-halawani
    • de Clément Chapillon : www.clementchapillon.com Son livre Promise Me A Land propose un récit photographique qui explore l’attachement des Israéliens et des Palestiniens à leur terre. Ce travail documentaire est édité par les éditions Kehrer Verlag et sera disponible en avril 2018. Les affiches et documents graphiques sont tirés du site www.palestineposterproject.org

    En couverture : Christopher Anderson. — Un jeune homme brandit ouvertement le drapeau palestinien lors d’affrontements à Khan Yunis, bande de Gaza, 2000 (Magnum Photos).

    Voix de faits

    Cartographie, chiffres-clés, citations…

    • Chronologie « Un conflit centenaire »

    • Deux cartes, corrigées après la mise en ligne, sont en accès libre : « De l’occupation au morcellement » et « L’exode des Palestiniens ».

    Perspective
    La Palestine, toujours recommencée
    Alain Gresh

    Carte-affiche

    50km, 5h de route
    Cécile Marin

    Encadrés
    Al-Nakba

    Un conflit national

    Al-Naksa

    Lutte armée

    Les comités populaires

    Fedayin

    Le temps du courage

    Des enfants au front

    Bingo

    Soumoud

    Une génération sacrifiée

    Sur cette terre

    Une question d’« équilibre »

    Tatbi’ et Mouqata’a

    Bande dessinée
    Guillaume Barou

    Une case vide
    Samir Harb

    Documentation
    Olivier Pironet

    Bibliographie

    Sur la Toile

    Dates de parution des articles
    • Gilbert Achcar, « La dualité du projet sioniste » (inédit).
    • Micheline Paunet, « De la déclaration Balfour aux camps de l’UNRWA », juin 1960.
    • Gérard Chaliand, « La résistance palestinienne entre Israël et les États arabes », mars 1969.
    • Amnon Kapeliouk, « Le cri étouffé des Palestiniens », janvier 1988.
    • Edward Said, « Comment conjurer le prix d’une perpétuelle soumission à l’État d’Israël », novembre 1993.
    • Alain Gresh, « Inventaire des accords d’Oslo », avril 1999.
    • Alain Gresh, « Intifada pour une vraie paix », décembre 2000.
    • Dominique Vidal, « Cisjordanie, de la colonisation à l’annexion », février 2017.

    • Nadine Picaudou, « D’une Intifada à l’autre, la société palestinienne en mouvement », mars 2001.
    • Graham Usher, « Impasse stratégique pour la résistance palestinienne », septembre 2003.
    • Éric Rouleau, « Yasser Arafat à travers l’histoire », Manière de voir, n° 78, « Sous le sceau des croisades », décembre 2004 - janvier 2005.
    • Edward Said, « La Palestine n’a pas disparu », mai 1998.
    • Wendy Kristianasen, « Islamistes palestiniens, la nouvelle génération », juin 1995, et « L’introuvable stratégie du pouvoir palestinien face aux islamistes », avril 1996.
    • Jean-Pierre Filiu, « Tout commence, tout finit à Gaza », avril 2012.
    • Olivier Pironet, « En Cisjordanie, le spectre de l’Intifada », octobre 2014.
    • Amira Hass, « Cette “double autorité” qui écartèle les Palestiniens », octobre 2008.
    • Abaher El Sakka, « La cérémonie de l’humiliation », septembre 2015.
    • Alain Ruscio, « “Ici c’est Israël !” : Hébron, comme l’Algérie coloniale », « Lettre de Palestine » (blog), 31 octobre 2013.
    • Mahmoud Darwich, « À l’aéroport », juin 1987.

    • Mohamed Sid-Ahmed, « Al-Qods, ciment du monde arabe », novembre 2000.
    • Marina Da Silva, « Ces Palestiniens du Liban abandonnés », juillet 2006.
    • Maurice Lemoine, « L’Amérique latine s’invite en Palestine », février 2011.
    • Hélène Servel, « Un petit monde » (inédit).
    • Isabelle Avran, « BDS, une campagne contre l’impunité » (inédit).

    • Alain Gresh, « La Palestine, toujours recommencée », juin 2017.

    Les numéros récents de Manière de voir sont disponibles sur la boutique en ligne du Monde diplomatique.


  • http://mobile.lemonde.fr/international/article/2018/01/26/les-palestiniennes-sur-tous-les-fronts_5247270_3210.html

    Publié Le 26.01.2018
    Les Palestiniennes sur tous les fronts
    Confrontées à l’occupation israélienne et à l’incarcération de nombreux hommes, les femmes palestiniennes doivent assumer plusieurs rôles : tenir le foyer, prendre part à la lutte, mais aussi défendre leurs droits au sein d’une société conservatrice.

    Par PIOTR SMOLAR Jérusalem, correspondant

    Cet article est réservé à nos abonnés

    EXTRAIT
    http://img.lemde.fr/2018/01/24/67/0/3500/1750/644/322/60/0/e7b529c_9672-a47aa1.iee1u.jpg
    Aseel Khater (au premier plan), 22 ans, ici à l’université de Bethléem, est la première femme élue au conseil étudiant de son établissement. TANYA HABJOUQA / NOOR POUR LE MONDE
    On la repère aisément sur le campus ombragé de Bethléem. Son sourire immuable semble plus large que son visage, ses cheveux sont tirés en arrière en une queue-de-cheval nouée à la va-vite. Vêtue d’un jeans et de baskets, elle ne tient pas en place. Aseel Khater a 22 ans, mais en paraît 13. Toute menue, elle joue en défense au sein d’une équipe de football féminine, ce qui lui permet de quitter régulièrement la Cisjordanie et de voyager à l’étranger. Une formidable respiration, pour se soustraire à l’occupation israélienne.

    Mais sa renommée, à l’université, n’est pas liée à son activité sportive. En avril 2017, elle fut la première femme de l’histoire élue parmi les 12 membres du conseil étudiant, alors que plus de 70 % des inscrits sont de son sexe. « Au départ, les garçons ne m’ont pas acceptée car ils sont convaincus qu’on n’est pas capables de travailler comme eux, dit-elle. J’essaie d’encourager les étudiantes à ne pas avoir peur du regard de la société. »Aseel rêve que les factions palestiniennes soient dépassées par une vraie union nationale. Qu’un Etat voie enfin le jour. Mais pas question d’envisager une carrière politique. « J’aurais immédiatement une cible sur le dos, je serais surveillée par les Israéliens et ne pourrais plus voyager. »


  • https://www.franceinter.fr/emissions/interception/interception-28-janvier-2018

    Documentaire France Inter.

    Maroc, une répression en toute discrétion

    "Maroc, une répression en toute discrétion", un reportage de Vanessa Descouraux, mixage Rémi Quencez, réalisation Michelle Soulier assistée de Stéphane Cosme.

    Le Rif, au nord du Maroc, connait depuis 16 mois, une période d’agitation et de manifestations. Un mouvement qui a commencé précisément le 28 octobre 2016, quand un jeune marchand de poisson a été broyé par une benne à ordure en tentant d’y récupérer sa marchandise que la police avait saisie.

    Police marocaine dans les rues d’Al Hoceima (Maroc) le 28 octobre
    2017 © AFP / Fadel Senna
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/01/a506714e-a56f-4921-9f9a-06b79d629b13/640_000_tt4yi.jpg
    Ce garçon, Mohcine Fikri, est alors devenu un symbole de la révolte de cette région dont les habitants se sentent rejetés, méprisés par Rabat, la capitale royale.

    Les manifestations se multiplient alors, concentrées dans la ville d’Al Hoceima. Les manifestants réclament des infrastructures, routes, écoles, hôpital. Ils créent le Hirak, terme qu’on peut traduire par « le mouvement », une organisation aux revendications essentiellement sociales, dans cette partie du pays dont les principaux revenus viennent de l’argent des très nombreux Marocains qui ont émigré, et de la culture du haschich. La drogue produite dans le Rif alimente une grande partie du marché européen.

    Pour éteindre la fronde qui se poursuit dans cette région déshéritée, le gouvernement marocain emploie la manière forte : plusieurs milliers de personnes ont été arrêtées, et environ 400 attendent actuellement leur procès.

    Une répression à bas bruit, dont on parle d’autant moins que les autorités marocaines ne facilitent pas vraiment le travail des journalistes étrangers, qui peuvent se voir arbitrairement interdire l’accès à Al Hoceima.

    "Maroc, une répression en toute discrétion", un reportage de Vanessa Descouraux, mixage Rémi Quencez, réalisation Michelle Soulier assistée de Stéphane Cosme.

    Pour aller plus loin
    Sur le site "Orient XXI", article de Reda Zaireg du 2 janvier 2018, "La crise du Rif révélatrice de l’échec du développement au Maroc"

    Sur le site du CETRI, article du 26 octobre 2017 de Chawqui Lotfi "Maroc : la répression d’une fin de règne"

    Sur le site de RSF, article du 22 juillet 2017 "La couverture de la révolte du Rif entravée par les autorités marocaines"

    Sur le site de la FIDH, article du 29 juin 2017 "Maroc : escalade dans la répression contre le mouvement social du Rif"

    Sur le site "Orient XXI", article de Maâti Monjib du 9 juin 2017 "Maroc. Le hirak ou la révolte dans le Rif. Sur les traces d’Abd-el-Krim"

    Sur le site Slate Afrique, article du 6 juin 2017 "Le Maroc justifie la répression contre le mouvement de contestation."

    Manifestant devant la Cour d’appel de Casablanca © Radio France / Vanessa Descouraux
    L’équipe
    Philippe Bardonnaud
    Producteur
    Pascal Dervieux
    Producteur
    Vanessa Descouraux
    Productrice
    Michelle Soulier
    Réalisatrice
    Stéphane Cosme
    Attaché de production


  • La foire internationale du tourisme à Madrid.
    Info ou fake-news ?

    Les déboires de Marie Colmant dans les matinales de France-Info consacrées aux fake-news.

    Marie Colmant s’insurge contre le tourisme en Syrie. Je ne l’ai pas encore entendue sur le tourisme israélien ! NRobin

    https://mobile.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-de-marie/le-monde-de-marie-en-syrie-le-regime-fait-la-promotion-de-ses-plages-et-de-ses-sites-touristiques_2550101.html#xtref=http://m.facebook.com

    Le monde de Marie. En Syrie, le régime fait la promotion de ses plages et de ses sites touristiques

    Tous les jours, Marie Colmant revient sur un sujet passé (presque) inaperçu. Lundi, la Syrie qui fait sa promotion en tant que destination touristique.

    France-Info
    publié le 22/01/2018 | 13:49

    Où aller pour les vacances ? Une étonnante destination fait sa publicité sur un stand à la foire internationale du tourisme de Madrid. Ce stand, c’est celui du ministère du Tourisme syrien qui propose des séjours à Alep ou sur le site antique de Palmyre ou, pourquoi pas, un voyage à Lattaquié, sur les bords de la Méditerranée.

    C’est une première depuis 2011, depuis le début de la guerre civile en Syrie qui a fait 300 000 morts et poussé près de 10 millions de personnes à fuir le pays. On rappelle aussi que si la Syrie fut une destination prisée des amateurs d’archéologie et d’histoire avant la guerre. De nombreux sites sont aujourd’hui très endommagés. La cité gréco-romaine de Palmyre a été partiellement détruite par le groupe Etat islamique en août 2015. Quant à la citadelle d’Alep, un palais médiéval fortifié qui surplombait la ville, elle fut quasi éventrée par une explosion en juillet 2015.

    Un argument : la... sécurité
    Pour le ministre de l’Economie, 2018 sera l’année où « nous allons reconstruire l’économie syrienne et relancer le tourisme. Nous avons eu plus d’un million de touristes cette année. Pour l’année 2018, nous visons deux millions de visiteurs. » Précisons quand même que le chiffre d’un million de touristes en Syrie inclut les entrées sur le territoire des voisins libanais qui viennent pour la journée.

    Mais le ministre de l’Economie a un argument de choc pour convaincre les candidats touristes : « L’armée est présente partout, donc vous pouvez être rassurés, vous serez complètement en sécurité. » Ce n’est pas tout à fait la première tentative des autorités syriennes de relancer le tourisme.

    En 2016, déjà, au plus fort de la bataille d’Alep, le ministère de l’Economie mettait en ligne une série de vidéos pour le moins étonnantes, de plages de la mer Méditeranée, de baigneurs en train de s’ébrouer et de jet-skis qui filaient sur fond d’une musique techno atroce, avec pour slogan : « La Syrie est toujours belle. » Comme si de rien n’était