NRobin

Chargée d’Etudes Nantes / AMD

  • S’il n’y avait que la Palestine !
    Est-ce pour nous faire oublier sa responsabilité dans la 2ème guerre d’Irak ?

    https://www.algeriepatriotique.com/2017/10/15/blair-cedant-pressions-israel

    Tony Blair : « J’ai commis l’irréparable en cédant aux pressions d’Israël »
    octobre 15, 2017
    Lyes Khaldoun
    https://www.algeriepatriotique.com/wp-content/uploads/2017/10/TB-Isr.jpg
    Tony Blair reconnaît enfin qu’il agissait sur ordre de l’entité sioniste. D. R.

    De Londres : Boudjemaa Selimia –L’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, a surpris tous les observateurs qui suivent de près le dossier israélo-palestinien, en avouant pour la première fois dans un entretien qu’il a accordé au Guardian, à quelques jours de la sortie de son livre L’aube de Gaza, que les dirigeants des grandes puissances occidentales, lui-même inclus, ont commis l’irréparable pour avoir cédé aux pressions d’Israël d’imposer un boycott immédiat au mouvement palestinien Hamas après sa victoire aux élections palestiniennes en 2006.

    En qualité de Premier ministre britannique de l’époque, Tony Blair a soutenu sans réserve la décision de son allié, le président américain George W. Bush, de mettre un terme aux aides destinées aux populations de Gaza et rompre toute relation avec le mouvement Hamas nouvellement élu pour présider aux destinées du peuple palestinien, sauf s’il reconnaît Israël, renoncer à la lutte armée et observer à la lettre les accords existants entre ses prédécesseurs du Fatah et Israël. L’ultimatum a été rejeté en bloc par le Hamas, qui venait de remporter des élections, jugées libres et démocratiques par les observateurs internationaux.

    Tony Blair, qui a été nommé au poste d’envoyé spécial du quartette au Proche-Orient – composé des Etats-Unis, de l’UE, des Nations unies et de la Russie –, après son départ du 10 Downing Street, affirme aujourd’hui que la communauté internationale aurait géré le problème différemment. Il fallait, selon lui, intégrer le Hamas dans un processus de discussion, plutôt que de l’exclure totalement de la scène politique palestinienne.

    Le boycott a permis, il faut le dire, à Israël d’imposer un blocus économique impitoyable sur Gaza, en vigueur jusqu’à ce jour. Ce qu’il faut aussi savoir est qu’un rapport de l’ONU, rendu public il y a deux ans, a clairement souligné que les effets combinés du blocus et les trois offensives militaires menées dans la bande de Gaza par Israël depuis 2009 ont transformé les territoires en zone « inhabitable » d’ici à 2020, alors que les conditions humanitaires se sont nettement dégradées depuis la rédaction du rapport onusien.

    Cette sortie fracassante de l’ex-Premier ministre britannique, le travailliste Tony Blair, en abordant un sujet de politique étrangère extrêmement sensible, intervient dans une conjoncture dominée par l’émergence d’une nouvelle donne sur la scène palestinienne. Il s’agit bien évidemment du processus de réconciliation entre le mouvement Hamas et le Fatah, concrétisé après la signature tout récemment par les deux belligérants d’un accord de réconciliation historique destiné à mettre fin à une décennie de déchirements dévastateurs entre les deux principales formations sur la scène politique palestinienne.

    R. S.

    • Rappel : 2ème guerre d’Irak, encore une histoire de pétrole. NRobin

      http://www.lefigaro.fr/international/2013/03/20/01003-20130320ARTFIG00500-guerre-d-irak-comment-tout-a-commence-il-y-a-dix-

      Guerre d’Irak : comment tout a commencé il y a dix ans
      Par Arielle Thédrel Publié le 20/03/2013 à 14:38
      http://www.lefigaro.fr/medias/2013/03/20/fabc5d86-9162-11e2-8adb-8a7f0c4ffd50-178x178.jpg
      Guerre d’Irak : comment tout a commencé il y a dix ans
      L’invasion de l’Irak, le 20 mars 2003, par la coalition menée par les États-Unis fut une partie de poker menteur qui se solda par plusieurs centaines de milliers de morts. RAMZI HAIDAR/AFP

      Le 20 mars 2003, l’armée américaine intervient en Irak. George W. Bush et les faucons de son gouvernement n’auront de cesse de convaincre leurs alliés que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive.

      « Toutes les guerres sont des erreurs », confie le général australien Peter Cosgrove, qui dirigeait les forces australiennes en Irak en 2003. « Dans le cas de l’Irak, ajoute le Suédois Hans Blix, il y a eu une tentative de la part de certains pays d’éradiquer des armes de destruction massive qui n’existaient pas ». Hans Blix sait de quoi il parle. Il dirigeait à l’époque la commission de l’ONU chargée de rechercher la présence d’armes de destruction massive en Irak.
      L’invasion, le 20 mars 2003, de l’Irak par la coalition menée par les États-Unis fut en effet une immense partie de poker menteur qui se solda par plusieurs centaines de milliers de morts. Dix ans plus tard, le bilan fait honte à une bonne partie des Américains eux-mêmes. L’Irak est loin, très loin, d’être cette démocratie rêvée par George W. Bush et ses éminences grises, ces néoconservateurs qui se refusent toujours à lever le voile sur les coulisses de ce conflit : le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ou bien son secrétaire adjoint Paul Wolfowitz…
      L’« Axe du Mal »

      Saddam Hussein était-il impliqué dans les attentats du World Trade Center (11 septembre 2001) ? C’est la question posée dès le lendemain des attaques par George W. Bush à ses subordonnés. Un rapport des services de celle qui est alors conseillère pour les questions de sécurité, Condoleezza Rice, assure que non : il n’y a aucun lien entre l’Irak et al-Qaida. N’empêche, les spéculations vont bon train. James Woolsey, qui dirige alors la CIA, évoque un « mariage très fructueux entre Saddam Hussein et Ben Laden ». Le ministre de la Défense italien Antonio Martino se risque à aller encore plus loin. Selon Martino, Oussama Ben Laden pourrait n’être qu’un simple exécutant d’un État voyou… Ainsi va naître « l’Axe du mal », un remake de « l’Empire du mal » de Ronald Reagan. En 2002, le vice-président américain Dick Cheney entreprend une tournée diplomatique, où il martèle que Saddam « développe des armes de destruction massive ». Il rencontre notamment le premier ministre britannique Tony Blair qui se rallie sans peine à ce scénario au point, quelques mois plus tard, de présenter un rapport de 55 pages démontrant que l’Irak développe non seulement des armes chimiques et bactériologiques, mais aussi des armes nucléaires qui pourraient être opérationnelles d’ici un à cinq ans…
      Une « tache » dans la carrière de Colin Powell

      Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Hans Blix et Mohamed ElBaradei, à la tête des inspecteurs de l’ONU, indiquent pourtant n’avoir trouvé aucune preuve de ces allégations. La France de Jacques Chirac appelle à la prudence. Le 5 février 2003, le prestigieux Colin Powell, alors secrétaire d’État, tente de convaincre le Conseil de sécurité des Nations-Unies de la « légitimité » d’une intervention militaire. Il s’appuie sur des photos satellitaires, des écoutes téléphoniques et agite une fiole supposée contenir de l’anthrax. Il insiste : « Chacune des déclarations que je fais aujourd’hui s’appuie sur des sources solides ». Mais tout est « bidon » et le général Powell le regrettera amèrement. Une « tache dans ma carrière », va-t-il reconnaître quelques années plus tard.
      Le 20 mars 2003, malgré l’hostilité de la France, de la Russie et de la Chine, Washington décide de lancer l’opération « Irak Freedom » sans l’aval du Conseil de sécurité. Une guerre éclair qui aboutit en quelques jours à la chute du régime de Saddam Hussein, mais plongera durablement l’Irak dans le chaos. Le 13 décembre 2003, Saddam Hussein est débusqué dans sa cachette près de Tikrit, barbu, hirsute, méconnaissable. Il sera exécuté par pendaison un an plus tard.
      L’attentat contre un mausolée chiite de Samarra, au nord de Bagdad, en février 2006, donne le coup d’envoi d’un conflit confessionnel d’une violence inouïe. Combats de rue, attentats, assassinats mettant aux prises insurgés chiites et sunnites d’un côté, forces de la coalition de l’autre. Al-Qaida et ses affiliés s’implantent dans le pays. L’apocalypse commence. Chaque mois, les victimes se comptent par milliers. Dix ans plus tard, la situation sécuritaire, si elle n’est pas comparable avec celle qui prévalait de 2005 à 2008, demeure précaire. Mardi, cinquante-deux personnes ont été tuées lors d’une nouvelle série d’attentats antichiites revendiqués par al-Qaida.
      Une « faillite » du renseignement américain

      Aucune arme de destruction massive n’a été retrouvée en Irak. Alors, qui a menti ? La CIA a plaidé coupable. Les informations collectées n’étaient pas solides, les analyses bâclées et les conclusions fondées sur des hypothèses erronées. Le résultat, affirme un rapport officiel d’enquête publié en 2005, a été « l’une des faillites du renseignement les plus préjudiciables de l’histoire américaine ».
      Mais la communauté du renseignement n’est pas seule en cause. « Affirmer que tout le processus a été imperméable au climat politique n’est tout simplement pas crédible » affirme Paul Pillar, un ancien de la CIA, spécialiste du Moyen-Orient, aujourd’hui professeur à l’université Georgetown. En février 2011, un certain Rafid Ahmed Alwan al-Janabi révèle dans une interview au quotidien britannique The Guardian qu’il est à l’origine de cette vaste « intox ». Proche des services secrets américains, « Curveball » - c’est son nom de code - affirme avoir tout inventé pour convaincre les États-Unis de renverser Saddam Hussein. Outré d’avoir été aussi grossièrement manipulé, Colin Powell sort de sa réserve et demande que la CIA et le Pentagone lui expliquent pourquoi ils lui avaient transmis des informations erronées. « C’est absurde », lui répond Donald Rumsfeld qui admet des « erreurs », mais se défend, sans convaincre, d’avoir été « malhonnête ».
      L’enjeu pétrolier

      Pourquoi l’Amérique de Gorge W. Bush a-t-elle envahi l’Irak ? Pour y chasser un tyran et y parachuter des valeurs démocratiques, comme l’affirment les avocats de l’administration Bush ? En réalité, il est clair qu’outre une volonté d’influencer les évolutions politiques de la région, l’intervention militaire de 2003 a permis aux États-Unis de reprendre pied dans un pays stratégique du point de vue énergétique et d’en évincer la Chine et la Russie, qui y avaient développé leurs intérêts.
      À l’époque, les Américains n’ont d’autre choix que de projeter leur puissance là où se situent les réserves pétrolières essentielles à la poursuite de leurs activités économiques. Les stratèges de l’administration Bush entretenaient des liens étroits avec les milieux d’affaires. Président en 1995 d’Halliburton, Dick Cheney assurera ainsi au géant de l’équipement pétrolier de mirobolants contrats. Dans son livre Le Temps des turbulences paru en 2007, Alan Greenspan, qui dirigea la Réserve fédérale de 1987 à 2006, n’a pas hésité à dire tout haut « ce que tout le monde sait : l’un des grands enjeux de la guerre d’Irak était le pétrole ».
      LIRE AUSSI :
       » De Guantanamo à l’Irak, Dick Cheney ne regrette rien
       » Donald Rumsfeld règle ses comptes dans ses Mémoires
       » ÉDITION ABONNÉS - Les mensonges grossiers de la Maison-Blanche
       » ÉDITION ABONNÉS - La guerre d’Irak, dix ans après
       » ÉDITION ABONNÉS - 2003 : Paris et Berlin refusent le projet américain en Irak


  • Est-ce le début d’une longue histoire de crime de guerre ?

    Lire le LIVRE//Sarko-Kadhafi// Avec les Compliments du Guide
    + Dossier Mediapart.
    https://livre.relay.com/covers/thumbnail/9782213/9782213688695.jpg

    Autre élément de réponse de la bouche de fabrice ARFI lui-même, son intervention sur le plateau de C à vous, des réponses éclairantes, résultat de 6 années d’enquête :
    Avec les compliments du guide, Fabrice Arfi, Karl Laske | Fayard
    http://m.fayard.fr/avec-les-compliments-du-guide-9782213687049

    Il ne s’agit pas d’une « affaire » comme les autres. Parce qu’au-delà de l’argent, il y a, cette fois-ci, une guerre.

    Mediapart :
    Notre dossier : L’argent libyen de Sarkozy | Mediapart
    Retrouvez dans notre dossier toutes nos enquêtes, révélations et émissions depuis 2011 pour comprendre l’une des affaires les plus explosives du quinquennat Sarkozy — et de la République.
    https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/notre-dossier-largent-libyen-de-sarkozy
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/media_50004/SARKADHAFI-OK-2.jpg?width=2321&height=1653&width_format=pixel&height_format=pixel

    Sarkozy-Kadhafi : la police rend un premier rapport accablant

    20 octobre 2017 Par Fabrice Arfi et Karl Laske

    L’Office anticorruption de la police judiciaire a signé, le 5 septembre 2017, un premier rapport accablant dans l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy. Éric Woerth, trésorier de 2007 et actuel président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, est mis en cause.

    Les juges ont par ailleurs saisi plusieurs biens immobiliers de Claude Guéant.

    Plus de dix ans après les faits, le puzzle, enfin, prend forme. L’Office anticorruption (OCLCIFF) de la police judiciaire a signé, le 5 septembre dernier, un premier rapport accablant de 22 pages dans l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy et de son entourage, dont Mediapart a pu prendre connaissance.

    Les enquêteurs, chargés par le juge d’instruction Serge Tournaire de conforter – ou non – l’hypothèse de circuits d’argent noir entre
    Tripoli et Paris au moment de la campagne présidentielle de 2007 de l’ancien chef de l’État français, ont donné des titres de “chapitre” à leur rapport qui parlent d’eux-mêmes : « la matérialisation des soupçons de financement libyen »,« les mallettes de Ziad Takieddine », « le cash de Claude Guéant »,« l’absence de sincérité des comptes de campagne », l ’« ampleur de la circulation d’espèces en marge de la campagne »…

    Claude Guéant, Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy à Tripoli en 2007. © Reuters

    Outre la recension des nombreux témoignages qui, depuis trois ans d’instruction, viennent corroborer une corruption franco-libyenne dès l’année 2006, les enquêteurs commencent aujourd’hui à mettre en cohérence plusieurs éléments matériels bien connus des lecteurs de Mediapart et d’autres, nouveaux, qui viennent confirmer, voire, à certains égards, amplifier nos révélations passées.

    Parmi les pièces connues se trouvent ainsi les carnets manuscrits de l’ancien premier ministre et ministre du pétrole libyen, Choukri Ghanem, qui consignait en avril 2007, soit quatre ans avant la guerre en Libye, des versements du régime Kadhafi au profit de l’équipe Sarkozy pour plusieurs millions d’euros – Ghanem a été découvertnoyé dans le Danube, en Autriche, dans l’entre-deux-tours de la campagne présidentielle de 2012.

    Ou encore le procès-verbal devant la Cour pénale internationale (CPI) de l’ancien chef des services secrets libyens, Abdallah Senoussi, qui a reconnu avoir envoyé à titre personnel à MM. Guéant et Sarkozy 5 millions d’euros en cash par l’intermédiaire de l’homme d’affaires Ziad Takieddine.

    Ce dernier a livré sur procès-verbal le récit circonstancié de ces remises de valises, au ministère de l’intérieur, en trois fois, fin 2006 et début 2007 : deux pour Claude Guéant et une pour Nicolas Sarkozy. Les enquêteurs notent d’ailleurs dans leur rapport à ce propos :

    « Un listing récapitulatif des voyages en Libye de M. Takieddine figurant dans un autre dossier judiciaire était obtenu. Des voyages de l’intéressé étaient bien constatés aux dates de transport des espèces mentionnés. » Ziad Takieddine, depuis ses aveux, est mis en examen pour ces faits.

    Les policiers parlent également – élément inconnu jusqu’à aujourd’hui – d’une note de mars 2013 de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd’hui DGSI) selon laquelle« une source du Service indiquait[en mars 2011] que les autorités libyennes seraient en possession d’un enregistrement vidéo prouvant que la somme de vingt millions d’euros aurait été versée au candidat Nicolas Sarkozy par l’entourage du Guide, et ce dans le cadre de la préparation de la campagne présidentielle française de 2007 ».

    Il n’est pas inutile de rappeler qu’un Libyen du nom de Mohamed Albichari, anti-kadhafiste notoire, avait confié aux services secrets français (DGSE et DGSI) pouvoir les mettre sur la piste de ces fameux enregistrements clandestins de Kadhafi, allant jusqu’à leur faire écouter des extraits authentifiés, avant de mourir à son tour soudainement en avril 2012 d’une crise de diabète, à Tunis.

    Lui aussi mis en examen dans le dossier, Claude Guéant, l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 (avant de devenir no 2 de l’Élysée, puis ministre de l’intérieur), apparaît de plus en plus comme le personnage pivot du dossier.

    Alexandre Djouhri, un intermédiaire au cœur du dossier libyen. © DR/Mediapart

    Claude Guéant est déjà poursuivi dans cette affaire pour la réception, en mars 2008, d’un virement de 500 000 euros derrière lequel se cache, d’après l’enquête judiciaire, l’intermédiaire Alexandre Djouhri et le gestionnaire des comptes de Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi.

    Pas à pas, les policiers ont, en plus, pu reconstituer ce qu’ils appellent « l’usage immodéré des espèces » par Claude Guéant.
    Le rapport de la PJ souligne que l’ancien “cardinal” de la République n’a retiré de son compte bancaire que… 800 euros entre mai 2003 et fin 2012, c’est-à-dire en près d’une décennie.O

    Outre les 110 000 euros de frais d’enquête qu’il est accusé d’avoir détourné au ministère de l’intérieur entre 2002 et 2004, faits pour lesquels il a été condamné en première instance et en appel, Claude Guéant est aujourd’hui soupçonné d’avoir manipulé au moins 200 000 euros en espèces dont l’origine n’est pas justifiée, selon la PJ.

    Et cela ne prend même pas en compte toutes les dépenses de la vie que Guéant réalisait également en cash, affirment les policiers.

    On se souvient que c’est le même Guéant qui a loué, le temps de la campagne présidentielle de 2007, une chambre forte à l’agence Opéra de la BNP, à Paris, où il s’est rendu discrètement sept fois entre le 23 mars et le 19 juillet 2007.

    Devant les policiers, Claude Guéant a assuré, sans ciller, qu’il avait loué cette chambre forte – un homme pouvait y entrer debout – afin d’y mettre à l’abri… des discours de Nicolas Sarkozy.

    De nombreux membres de l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy ont été entendus à ce sujet dans le dossier libyen.

    Ils ont soit observé un silence embarrassé sur les déclarations fantasques de Guéant, soit carrément mis en cause son alibi.

    Éric Woerth mis en cause

    Ainsi, Vanessa D., ancienne collaboratrice de l’UMP et de Cécilia Sarkozy : « Cela me semble incohérent. Les discours de la campagne étaient consultables sous forme électronique depuis le QG. »

    Ou Aurélia J. : « Non, il se moque des gens, c’est hallucinant de mensonge, je suis consternée. »

    À la question de savoir ce que le directeur de campagne pouvait bien exposer dans cette chambre forte, la même a répondu, non sans malice :

    « Je n’en ai pas la moindre idée, mais on peut faire des déductions. »

    Une troisième, Séverine N. : « Je trouve bizarre que des discours soient entreposés dans un coffre. »Elle aussi n’exclut pas que « de l’argent peut-être » a pu y être caché. Avant d’ajouter : « Je ne sais pas si les discours de Nicolas Sarkozy sont des objets de valeur. »

    Une quatrième, Marie-Laure H. :« Je trouve cela aberrant. II y avait un coffre-fort dans le bureau de M. Sarkozy. Cela n’a aucun sens.

    Les discours ont toujours transité par mail, même à l’Élysée quand il était président de la République. »

    La justice a décidé, en juin dernier, d’ordonner la saisie pénale de deux biens immobiliers de Claude Guéant, une maison de famille située dans le Maine-et-Loire et son appartement de la rue Weber, dans les beaux quartiers parisiens, financé en grande partie par les 500 000 euros qui lui valent déjà une mise en examen.

    Éric Woerth et Nicolas Sarkozy, le 14 octobre 2009, à l’Élysée. © Reuters

    Au-delà du seul cas Guéant, les policiers de l’OCLCIFF ont également établi la réalité d’une circulation importante d’espèces en marge de la campagne de 2007, sous l’autorité de son trésorier d’alors, Éric Woerth, aujourd’hui président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, et de son adjoint de l’époque, Vincent Talvas.
    D’après l’enquête policière, tout le monde, ou presque, dans l’équipe de campagne a touché de copieuses enveloppes de billets, sans que rien n’apparaisse jamais dans les comptes de campagne déposés par Nicolas Sarkozy.

    Une ancienne petite main de la campagne a par exemple expliqué sur PV que les secrétaires avaient perçu des rémunérations occultes, mais aussi les « patrons » de la campagne, précisant que leurs enveloppes étaient « bien supérieures à ce que nous avons eu ».

    Selon un membre de l’équipe, François Fillon ou Claude Guéant faisaient partie des « patrons » qui ont touché.

    Un autre témoin, lui aussi membre de la campagne, a confié une anecdote très gênante : « Je me souviens que c’était le défilé dans le bureau de Talvas [l’adjoint de Woerth – ndlr], que tout le monde venait chercher son enveloppe.

    Il a tiré cette enveloppe d’un coffre-fort qui contenait de nombreuses autres enveloppes, plusieurs centaines. »

    Les deux responsables de la trésorerie de Nicolas Sarkozy en 2007 (Éric Woerth et Vincent Talvas), entendus comme mis en cause, ont expliqué l’origine de ces fonds en espèces par des envois postaux de dons anonymes de militants. Une explication« captieuse », selon les enquêteurs. C’est-à-dire qui vise délibérément à tromper.

    « Les membres de l’équipe de campagne qui avaient reconnu avoir reçu des espèces et qui se rappelaient les valeurs faciales des billets remis évoquaient de grosses coupures. Ces affirmations étaient confirmées par Éric Woerth. Il semble utile de préciser que selon ses propres déclarations, les valises remises par Ziad Takieddine à MM. Guéant et Sarkozy contenaient elles aussi de grosses coupures », notent les policiers.
    Un comptable de l’UMP a également confirmé qu’il était peu probable que de grosses coupures proviennent de dons militants. D’autres ont totalement battu en brèche les affirmations de Woerth sur l’envoi par courrier d’espèces.« Je n’ai jamais vu de courrier arrivant qui contenait des espèces », a assuré la chef du courrier à l’UMP.

    Les policiers observent, piquants, que les déclarations de Woerth et Talvas dans l’affaire libyenne sont allées « à l’encontre des propos qu’ils avaient pu tenir dans le cadre du dossier Bettencourt, procédure dans laquelle ils avaient contesté toute circulation d’espèces pendant la campagne ». Oups.

    Interrogée sur l’origine du cash, une petite main de la campagne s’est autorisé une hypothèse : « À l’époque je l’ignorais, maintenant avec ce que j’ai lu dans la presse, je m’imagine aujourd’hui que Takieddine en est à l’origine.

    J’ai souvenir d’avoir participé à deux meetings, ils étaient grandioses, le décor, les lumières. C’était digne d’une pop-star. »

    L’affaire Bygmalion, qui vaut déjà à Nicolas Sarkozy un renvoi devant le tribunal correctionnel, a montré que la campagne de 2012 de l’ancien président n’avait pas coûté 22 millions d’euros, comme cela avait été déclaré aux autorités de contrôle, mais au moins le double.

    Et celle de 2007 ?

    Une chose paraît déjà certaine :« Les investigations menées ont permis de faire apparaître de nouvelles qualifications pénales », assurent les policiers.

    Les deux auteurs de l’article viennent de publier Avec les compliments du Guide (Fayard),un livre d’enquête et de révélations sur l’affaire des financements libyens, dont Edwy Plenel a fait une recension ici.
    Claude Guéant, Nicolas Sarkozy et Éric Woerth démentent toute malversation dans cette affaire.


  • 1917-2017 L’étincelle d’Octobre
    De Bruno GUIGUE

    En 1916, Lénine publia ses fameuses Thèses sur le droit des nations à disposer d’elles-mêmes, sans doute l’un de ses textes les plus féconds. La lutte pour l’émancipation nationale distrait le prolétariat de la révolution socialiste, lui disent ses camarades. Lénine leur répond que le socialisme signifie la lutte contre toute forme d’oppression, y compris l’oppression nationale. A rebours de l’orthodoxie socialiste, il prend au sérieux la question de l’autodétermination nationale, récusant un internationalisme abstrait.
    Là où ses camarades voyaient un combat d’arrière-garde, Lénine, en effet, perçut un enjeu révolutionnaire. L’affirmation du droit à l’autodétermination a pour vertu d’éduquer la classe ouvrière de la nation dominante, elle l’immunise contre la tentation du chauvinisme, elle préserve les chances de l’union entre les nations de l’ex-Empire russe. Cette clairvoyance valut au bolchevisme l’adhésion des mouvements nationaux et lui conféra une aura sans précédent dans l’Empire des Tsars, cette « prison des peuples ».
    On ne comprend pas la révolution d’Octobre si l’on oublie ce défi lancé par Lénine à la domination coloniale, cet appel à la révolte contre des puissances soi-disant civilisées qui « déchaînaient des guerres qu’on ne considérait pas comme telles parce qu’elles n’étaient souvent que des carnages, à une époque où les armées impérialistes d’Europe et d’Amérique, pourvues des moyens d’extermination les plus perfectionnés, massacraient les habitants sans armes et sans défense des pays coloniaux ».
    Les ennemis du bolchevisme ne s’y sont pas trompé. Le publiciste américain Lothrop Stoddard l’accuse de « stimuler la marée montante des peuples de couleur » en s’alliant avec eux contre l’Occident. Pour lui, le bolchevique est « le renégat, le traître à l’intérieur de notre camp, prêt à vendre la citadelle », il est « l’ennemi mortel de la civilisation et de la race ». L’essayiste allemand Oswald Spengler dénonce à son tour « la haine enflammée contre l’Europe et l’humanité blanche » qui animerait le bolchevisme, accusation recyclée, plus tard, dans les diatribes nazies contre la « barbarie asiatique » des Slaves, ces « races inférieures » qui seraient vouées à céder la place à la « race aryenne ».
    Ces idéologues racistes et réactionnaires ont vu juste : le bolchevisme veut régler son compte à la domination coloniale. Après le coup d’envoi de 1917, l’offensive principale du prolétariat devait se dérouler à l’Ouest. L’agonie de la révolution allemande ayant dissipé cette illusion, Lénine en déplace l’axe géographique et prophétise son irruption au Sud. « On continue à considérer le mouvement dans les pays coloniaux, comme un mouvement national insignifiant et parfaitement pacifique. Il n’en est rien. Dès le début du XXème siècle, de profonds changements se sont produits, des centaines de millions d’hommes, en fait l’immense majorité de la population du globe, agissent à présent comme des facteurs révolutionnaires actifs et indépendants »
    A peine créée, l’Internationale communiste appelle à la révolte les peuples colonisés. En 1919, elle réunit à Bakou le « congrès des peuples de l’Orient ». Turcs, Iraniens, Géorgiens, Arméniens, Indiens, Chinois, Kurdes et Arabes s’y retrouvent. Le cataclysme de la guerre a sorti les peuples de leur torpeur séculaire, il a mis à nu les sordides rivalités entre puissances occidentales. Bakou inaugure un processus de libération qui connaîtra bien des péripéties mais sera irrésistible. A défaut d’un embrasement européen dont la perspective s’est évanouie, le communisme privilégie, dans la propagation de l’incendie révolutionnaire, la combustion lente des immensités asiatiques.
    Revanche d’une révolution assiégée, l’onde de choc planétaire d’Octobre 17 a balayé bien des citadelles qui se croyaient imprenables. Prise en étau par quatorze puissances étrangères jusqu’en 1921, la Russie soviétique a triomphé des armées blanches. L’URSS a vaincu le nazisme au prix de 25 millions de morts, l’Armée rouge causant 90% des pertes allemandes de la Seconde Guerre mondiale. Les communistes chinois de Mao Ze Dong rétablirent l’unité et l’indépendance du pays le plus peuplé de la planète. Les communistes vietnamiens infligèrent à la puissance coloniale française et à l’envahisseur impérialiste une humiliation sans précédent. En les aidant, l’URSS joua un rôle décisif dans la décolonisation de l’Asie.
    Condamnant la diplomatie secrète et les tractations menées dans le dos des peuples, la jeune république des soviets dénonça en 1917 les accords Sykes-Picot et révéla le scandale de la « Déclaration Balfour ». On le souligne rarement, mais c’est grâce à Lénine que les Arabes découvrirent que l’Empire britannique livra la Palestine aux sionistes. Bien qu’elle reconnût l’Etat d’Israël en 1948, l’URSS appuya les nationalistes arabes face à l’agresseur en 1956, 1967 et 1973. Elle soutint la lutte pour les indépendances africaines, apporta son aide à Cuba face à l’agression US et donna le coup de grâce au régime d’apartheid en fournissant un appui décisif à l’ANC.
    A l’intérieur de ses frontières, l’URSS était tout sauf un « empire colonial ». C’est Lénine qui choisit le nom d’« URSS » pour désigner le nouvel Etat multi-ethnique fondé en 1922. Se méfiant du « chauvinisme grand-russien », il fit appel à des géographes et à des linguistes pour établir la liste des peuples concernés. On recensa 172 nationalités sur une base linguistique, et certaines furent dotées d’une écriture. Aucune discrimination légale ne frappa les populations des anciennes colonies, favorisées au contraire par la promotion d’élites nationales. Exaltant l’unité du « peuple soviétique », l’idéologie officielle fournissait à la fois un antidote au chauvinisme russe et un stimulant aux identités nationales.
    Loin d’être « impérialiste », le système soviétique organisa un transfert de richesses du centre vers la périphérie. Cette politique eut un résultat paradoxal : malgré l’extrême dureté de la période stalinienne, et en dépit du bureaucratisme qui gangrenait le système, l’URSS a joué le rôle d’un incubateur d’Etats-nations. Le soviétisme a favorisé l’émergence - ou la réémergence - de nations oubliées, il a créé les conditions d’une renaissance culturelle impossible sous le régime tsariste. Les circonstances de la dissolution de l’URSS en témoignent. Sonnant le glas d’un système à bout de souffle - et exténué par la course aux armements -, cette dissolution eut lieu sans effusion de sang. Chaque peuple a repris sa liberté, conformément à un droit à l’autodétermination proclamé par Lénine en 1916.
    Bruno GUIGUE

    Source Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/1917-2017-ii-l-etincelle-d-octobre.html


  • http://www.investigaction.net/fr/pourquoi-lingerence-est-reactionnaire

    Pourquoi l’ingérence est réactionnaire
    02 Oct 2017 BRUNO GUIGUE
    https://cdni.rt.com/actualidad/public_images/2015.06/article/5588e009c4618891698b4602.jpg
    Notre époque est fertile en tours de passe-passe idéologiques. L’un des pires – hélas – est d’avoir fait passer l’ingérence pour une idée progressiste. Les interventions occidentales se réclament des “droits de l’homme” pour liquider – ou déstabiliser – des gouvernements qui déplaisent aux pays de l’OTAN. Elles invoquent volontiers la “démocratie” pour bafouer la souveraineté des autres Etats. On voit même des capitalistes fournir des armes à de prétendus “révolutionnaires” arabes sous les applaudissements d’organisations de gauche occidentales ravies d’apporter une caution progressiste aux opérations de la CIA.

    Cette supercherie n’est possible qu’au prix d’un refoulement considérable, celui du sens véritable de la “démocratie”. Il y a 2 500 ans, un certain Aristote disait que “la délibération entre citoyens ne peut concerner que les affaires qui sont les nôtres, et non celles des Scythes”. Ce robuste bon sens ayant été mis au placard, la modernité post-communiste a accouché d’un étrange “devoir d’ingérence” autorisant les représentants du Bien à terrasser les suppôts du Mal en s’affranchissant des frontières. Caution morale apportée à l’intervention chez les autres, le devoir d’ingérence désigne en réalité le droit à l’écrasement du voisin lorsqu’il vous déplaît.

    Formulé au début des années 1990, ce prétendu “devoir” entendait dénoncer “la théorie archaïque de la souveraineté des Etats, sacralisée en protection des massacres” (Kouchner). Archaïque, la “souveraineté des Etats” ? Pas exactement. En réalité, il s’agit de la souveraineté de certains Etats, dont le seul tort est de s’opposer à l’hégémonie occidentale. En épousant les intérêts de l’Etat profond US, la doctrine du devoir d’ingérence sert surtout à faire tourner les rotatives du mensonge pour justifier de nouveaux massacres. Le devoir d’ingérence, c’est le mariage réussi des glandes lacrymales et des frappes chirurgicales. Il réalise une sorte de miracle, où les indignations humanitaires coïncident comme par enchantement avec les plans impérialistes.

    Peu importe le droit des peuples à régler leurs propres affaires, puisqu’au nom de la “démocratie” et du “progrès” la souveraineté nationale passe à la trappe. “Archaïque”, on vous dit ! Pour les partisans de l’ingérence, la “volonté générale” fait partie de ces vieilleries abandonnées à la critique rongeuse des souris. Un peuple n’est libre que s’il choisit les lois auxquelles il se soumet, et personne ne peut prendre sa place sinon par la force. Mais la puissance tutélaire sait mieux que cette masse inculte ce qui est bon pour elle. L’ordre politique doit dépendre du consentement des citoyens, et non de l’intervention étrangère ? Confiants dans les vertus pédagogiques des B52, les bienfaiteurs de l’humanité n’en ont cure.

    C’est simple : en bafouant la souveraineté nationale, l’ingérence impérialiste nie la souveraineté populaire. Elle efface le droit des peuples à l’autodétermination pour lui substituer l’obligation d’adresser des remerciements à ceux qui décident à leur place. Elle remplace la démocratie d’en-bas (la seule possible) par une “démocratie” d’en-haut imposée “manu militari” par des puissances étrangères. A supposer que l’intention soit bonne (ce qui n’est pas le cas), l’ingérence consiste à traiter les peuples qu’elle prétend secourir en mineurs irresponsables.

    Certains répondront que tout le monde pratique l’ingérence, et qu’il n’y a pas lieu d’incriminer les uns plus que les autres. Mais c’est faux. Les USA ayant pratiqué 50 interventions dans des pays étrangers depuis 1945, on peut difficilement professer un tel relativisme. On incrimine la Russie, mais ce pays a 5 bases militaires à l’étranger quand les USA en ont 725, et son budget militaire pèse 8% du budget du Pentagone. Enfin Moscou, à la différence de Washington, ne finance aucune organisation terroriste, ne dénonce aucun traité de désarmement, n’inflige aucun embargo à des populations, ne fait assassiner aucun chef d’Etat et ne menace personne du feu nucléaire.

    Au passé comme au présent, l’ingérence est toujours l’arme dont usent des élites cramponnées à leurs privilèges. En 1790, alors que les Jacobins sont encore une force embryonnaire, la presse royaliste presse les têtes couronnées d’intervenir pour mettre fin à la Révolution. Le publiciste anglais Edmund Burke prêche une croisade dont les protagonistes seront “les vengeurs des injures et des outrages infligés à la race humaine”. Les monarchies européennes ont l’obligation morale, dit-il, de “mettre une fois pour toutes hors d’état de nuire une nation agitée et maléfique”. La menace du Duc de Brunswick de “détruire Paris” et l’invasion du territoire de la République par les troupes de la coalition répondront à cet appel.

    Assiégée tous azimuts par quatorze puissances étrangères, la jeune République des soviets subira le même sort de 1917 à 1921. Comme la République française en 1793, elle sortira victorieuse d’une guerre impitoyable contre l’ennemi intérieur et extérieur. Ecrasée par la machine de guerre fasciste, la République espagnole du “Frente popular” n’aura pas cette chance. A leur tour, les Vietnamiens et les Cubains devront se battre durement pour repousser un impérialisme qui liquida de nombreux gouvernements progressistes, de Mossadegh et Lumumba à Soekarno, Goulart et Allende. Arme privilégiée des classes dominantes, l’ingérence n’a jamais servi les peuples.

    C’est pourquoi les progressistes ont de bonnes raisons de la condamner. Ils devraient écouter Robespierre, qui fulminait contre “la manie de rendre une nation libre et heureuse malgré elle”, rappelait que “Paris n’est pas la capitale du monde” et que “personne n’aime les missionnaires armés”. C’est lui, représentant l’aile gauche de la bourgeoisie révolutionnaire, qui affirme que l’Europe ne sera pas soumise par “les exploits guerriers”, mais par “la sagesse de nos lois”. Lui, l’anti-esclavagiste, le partisan du suffrage universel et des lois contre l’indigence, et non ces Girondins affairistes – chers à Michel Onfray – qui rêvaient de s’en mettre plein les poches en soumettant les pays voisins.

    Parce qu’elle consiste à s’asseoir sur la volonté des peuples, l’ingérence est réactionnaire. Aucune philosophie des circonstances atténuantes, aucune religion des droits de l’homme ne la fera paraître plus reluisante en l’aspergeant d’eau bénite. On ne peut se prévaloir de l’universalisme que pour se l’appliquer à soi-même, et non pour donner des leçons aux autres. Il n’y a rien à attendre de la droite, car elle finit toujours par obéir aux puissances d’argent. Mais ce qui reste de la “gauche” occidentale gagnerait à méditer les enseignements de l’histoire. “Le prolétariat victorieux, disait Engels, ne peut imposer le bonheur à aucun peuple étranger sans miner sa propre victoire”, et Lénine affirmait contre ses camarades marxistes “le droit des nations à disposer d’elles-mêmes” en toutes circonstances.

    Dont acte.

    Source : Bruno Guigue



  • Israël : l’Etat français muet sur le cas Hamouri

    29 sept. 2017 http://img.over-blog-kiwi.com/400x260-ct/1/48/90/59/20170919/ob_701b05_salah-hamouri.jpg
    Par Les invités de Mediapart
    Blog : Le blog de Les invités de Mediapart

    Plusieurs spécialistes en géopolitique considèrent que le silence du gouvernement français sur l’incarcération de Salah Hamouri, franco-palestinien de 32 ans, arrêté le 23 août dernier à Jérusalem, « n’est qu’un exemple parmi bien d’autres du deux poids deux mesures qui est de mise quand c’est l’Etat d’Israël qui viole les droits de l’Homme et ceux des peuples ».

    « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » écrivait Albert Camus, et c’est ce qui vient d’être fait dans cette première phrase.

    Cette formulation, habituelle dans le discours français, est caractéristique du fait que nous nommons tout ce qui concerne le conflit entre l’Etat d’Israël et le peuple palestinien – qu’on appelle improprement le « conflit israélo-palestinien » – en utilisant le vocabulaire israélien. Pour être exact, il aurait fallu nommer correctement le lieu, à savoir « Jérusalem-Est » afin de ne pas maquiller le fait que cette partie de la ville a été annexée unilatéralement et illégalement par Israël. Quant au statut de « résident » dont Palestiniens bénéficient il désigne le simple droit de résider dans leur propre ville et celui de voter aux seules élections municipales, mais pas la citoyenneté israélienne. Ces Palestiniens ne sont donc ni Israéliens ni Palestiniens. Ils « résident »…

    Dire « Jérusalem » sans autre précision et dire « bénéficier du statut de résident » permettent donc de passer sous silence la réalité : une annexion, une occupation militaire, des habitants tolérés dans une seconde zone juridique sur une base de discrimination ethnique et religieuse.

    Dans le cas de Salah Hamouri, détenu depuis un mois, la presse en général et le gouvernement français sont restés silencieux. Etonnant ! Car les conditions de sa détention devraient soulever l’indignation. En langage conforme au discours israélien on écrira : « La justice israélienne l’a condamné à six mois de détention administrative ».

    En fait, cette justice qui met en « détention administrative », c’est ni plus ni moins que le même principe que les « lettres de cachet ». Salah Hamouri, comme 400 autres Palestiniens actuellement, est « embastillé » et non pas détenu : pas de jugement contradictoire, pas d’inculpation, pas de preuves, un dossier secret. Et cette peine de 6 mois est renouvelable à l’infini sans avoir à en justifier.

    Depuis le 23 août, rien ne permet de penser que le gouvernement français ait agi pour obtenir la libération de Salah Hamouri ou bien il l’aurait fait avec la discrétion et la retenue qui sont de mise quand les violations du droit international sont le fait de l’Etat israélien. Israël n’est tout de même pas la Turquie, le Venezuela ou la Hongrie de Victor Orban… C’est vrai, sauf dans les Territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et de Gaza.

    Or le cas de Salah Hamouri, notre compatriote, est emblématique de la répression exercée par l’Etat d’Israël et son armée d’occupation contre toute la population palestinienne à commencer par sa jeunesse. Mais en France, on ne parle pas « d’armée d’occupation israélienne ». On dit « Tsahal », un nom bien sympathique qui signifie « armée de défense ». Salah Hamouri a fait sept ans de prison entre 20 et 27 ans, de 2005 à 2011 sur la base d’une accusation que la France a finalement jugée sans fondements, mais elle ne l’a pas défendu pour autant. La France se mobilisait alors uniquement pour Gilad Shalit, soldat de « Tsahal », c’est à dire, en réalité, d’une armée d’occupation qui participait au terrifiant blocus de deux millions de civils.

    Capturé par le Hamas à Gaza, Gilad Shalit, soldat israélien (mais pas « soldat franco-israélien » comme on l’a beaucoup écrit) méritait la sollicitude de la France en tant que prisonnier de guerre maltraité. Mais la France n’a jamais défendu les prisonniers politiques palestiniens maltraités détenus injustement et illégalement en Israël, dont, à l’époque, Salah Hamouri faisait partie. En dépit de ses engagements de signataire des conventions internationales, en particulier la 4ème convention de Genève, la France reste silencieuse et inactive face aux emprisonnements, hors du territoire occupé, de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, dont le seul crime est d’exister, et de ce fait de résister là où l’Etat d’Israël veut établir ses colons. Mais un « résistant » palestinien est considéré comme un « terroriste » de même que tous les Palestiniens dès l’âge des premières arrestations : 12 ans.

    Aujourd’hui, jeune avocat, Salah Hamouri est persécuté. Depuis un an et demi il est privé du droit de vivre avec son épouse française qui travaillait à Jérusalem dans un service français. Il est privé de son enfant. Sa femme française a été expulsée en janvier 2016 alors qu’elle était enceinte de six mois et l’enfant du jeune couple est né en France. Et le voilà emprisonné sans inculpation, sans jugement contradictoire parce qu’il résiste à l’expulsion déguisée que représente l’interdiction faite à son épouse et à son enfant de vivre à Jérusalem. « Qu’il parte ! Comme tous les Palestiniens de Jérusalem et de Cisjordanie, qui devraient être expulsés en Jordanie ou bien en Egypte et, en attendant, être regroupés dans les enclaves palestiniennes de zone A et B » ! Voilà ce que veulent Avigdor Lieberman et le gouvernement extrémiste israélien, Lieberman qui a signé l’ordre de détention administrative de Salah Hamouri. Mais, si on reprend comme d’habitude le vocabulaire israélien pour évoquer cette expulsion programmée des Palestiniens, on n’emploiera jamais le mot de « déportation » qui est le seul mot juste.

    Ne pas défendre Salah Hamouri, accepter que la persécution qu’il subit l’amène un jour à abandonner sa ville natale et ses compatriotes palestiniens pour venir vivre en France – ce qu’il ne fera pas ! – c’est donner son assentiment à la politique d’expulsion menée à Jérusalem et en zone C pour faire place à la colonisation israélienne du pays, achever la conquête, annexer la Cisjordanie. Est-ce la politique de la France ?

    Continuer, dans le discours gouvernemental et dans les médias à utiliser le vocabulaire et les formulations martelés par la propagande israélienne, c’est accepter le crime en cours et ceux qui se préparent. S’en faire complice. Cela signifierait que, pour la France, la colonisation n’est pas un crime contre l’humanité partout. Autrefois, en Algérie alors que le concept n’existait pas encore, c’est un tel crime qui avait été perpétré, selon le président de la République. Aujourd’hui, en Palestine colonisée, il semblerait que ce ne soit pas un sujet et que toute mise en cause de cette colonisation-là doive être évitée pour ne pas nuire à nos excellentes relations avec la puissance coloniale, Israël et son « Cher Bibi ».

    Le sort qui est fait à Salah Hamouri en France, l’absence de vigoureuse campagne de presse en sa faveur alors qu’Amnesty international, par exemple, s’élève contre le déni de droit dont il est victime, le silence du gouvernement français face à l’expulsion de son épouse et à ses incarcérations n’est qu’un exemple parmi bien d’autres : du deux poids deux mesures qui est de mise quand c’est l’Etat d’Israël qui viole les droits de l’Homme et ceux des peuples. C’est une erreur d’un point de vue intellectuel et politique. C’est une faute contre les valeurs dont la République française se réclame. Les conséquences en politique intérieure et en politique internationale en sont déjà lourdes. Elles le seront plus encore à l’avenir : un tel parjure finit par se retourner contre ses auteurs.

    Les signataires :

    > Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice honoraire,

    > Dominique Vidal, historien et journaliste,

    > Géraud de la Pradelle, professeur émérite des Universités,

    > René Backman, journaliste,

    > Giovanna Tanzarella, militante associative,

    > Pierre Blanc, universitaire,

    > Agnès Levallois, consultante,

    > Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des Universités. NM


  • Les Géopolitiques de Nantes
    29 et 30 septembre 2017
    5ème saison
    Entrée libre - PLUS D’INFOS
    PROGRAMME :
    Vendredi 29 septembre 2017
    14h : Ouverture par Johanna Rolland et remise du prix du Livre des Géopolitiques de Nantes
    14h30 : Leçon inaugurale : France / Afrique : de l’ombre à la lumière
    par Jean-Christophe Rufin
    15h15-16h45 : Israël/Palestine : la paix est-elle encore possible ?
    Avec Samy Cohen, Alain Dieckhoff, Marianne Meunier, Dominique Vidal
    / Présentée par Didier Billion
    15h15-16h45 : Géopolitique des droits des femmes
    Avec Eric Chol, Geneviève Garrigos, Marie-Cécile Naves, Françoise Picq
    / Présentée par Bastien Alex
    15h15-16h45 : Brexit, Trump, Poutine, Chine : quel avenir pour l’Europe ?
    Avec Jean-Dominique Giuliani, Nicole Gnesotto, Jean Quatremer, Francis Wurtz
    / Présentée par Sylvie Matelly
    17h-18h30 : Le monde selon Trump
    Avec François Clemenceau, Nicholas Dungan, Ulysse Gosset, Laure Mandeville
    / Présentée par Pascal Boniface
    17h-18h30 : Quel avenir pour le Maghreb ?
    Avec Sophie Bessis, François Burgat, Béligh Nabli, Pierre Vermeren
    / Présentée par Alice Baillat
    17h-18h30 : La montée des populismes en Europe : quelles analyses et quelles actions concrètes ?
    Avec Arnauld Leclerc, André Sobczak, Marc Tarabella
    / Présentée par Anna Colombo
    Retrouvez les intervenants pour une séance de dédicaces à 18h30 au bar du lieu unique.
    Samedi 30 septembre 2017
    9h30-11h : Comment parler à Poutine ?
    Avec Jean de Gliniasty, Isabelle Facon, Tatiana Kastouéva-Jean, Mathieu Slama
    / Présentée par Arnaud Dubien
    9h30-11h : Sport et rayonnement international
    Avec Patricia Delesque, Pape Diouf, Victoriano Melero, Étienne Thobois
    / Présentée par Carole Gomez
    9h30-11h : Les conflits oubliés : pourquoi ?
    Avec Pierre Haski, Vincent Hervouët, Ulrich Huygevelde, Françoise Sivignon
    / Présentée par Michel Maietta
    11h15-12h45 : La diplomatie selon Macron
    Avec Pascal Boniface, Pierre Haski, Jean-Dominique Merchet, Nicolas Tenzer
    / Présentée par Jean-Pierre Maulny
    11h15-12h45 : Fin des frontières ou nouveaux murs ?
    Avec René Backmann, Michel Foucher, Pierre Grosser, François Grünewald
    / Présentée par Samuel Carcanague
    11h15-12h45 : Que va devenir la Syrie ?
    Avec Yves Aubin de la Messuzière, Pierre Conesa, Jean-Pierre Filiu, Bassma Kodmani
    / Présentée par Marie-France Chatin
    Retrouvez les intervenants pour une séance de dédicaces à 12h45 au bar du lieu unique.
    L’ensemble des conférences est en entrée libre dans la limite des places disponibles
    Programme complet en ligne sur le site du lieu unique
    http://www.lelieuunique.com/evenement/les-geopolitiques-de-nantes


  • Ça touche à nos assiettes, réagissons !
    Des clics de.conscience
    Un film documentaire soutenu par les AMD, à voir.
    Sortie le 4/10/17 dans les salles de cinéma
    Deux réalisateurs, jeunes et sympathiques nous font la démonstration d’une belle initiative citoyenne, une démocratie participative.
    L’Union européenne impose à ses membres l’usage des semences industrielles. Chaque année, il faut acheter de nouvelles graines à semer... et en plus pour une alimentation certes colorée mais très pauvre en vitamine et sans goût.
    Un non-sens qui n’a que trop duré !
    Une fois de plus, c’est l’Europe du consumérisme qui guide nos lois !

    Il y a urgence à retourner aux pratiques traditionnelles, aux semences reproductibles quitte à prôner le droit à la désobéissance.

    Et il y a mieux que
    LA NÉCESSITÉ D’UN DROIT D’AMENDEMENT CITOYEN :
    le FREXIT
    C’est mon avis. NRobin

    http://desclicsdeconscience.fr/lefilm

    DES [CLICS] DE CONSCIENCE – LE FILM
    Nous signons de plus en plus sur internet. Mais que deviennent réellement nos clics une fois ces pétitions signées ?
    Le film « Des Clics de Conscience » nous donne plus qu’une réponse à la question, ce documentaire raconte l’histoire d’une nouvelle solution.
    « Des Clics de Conscience » est une aventure émouvante mais aussi un documentaire pédagogique sur la place du citoyen dans notre démocratie.
    Ce film est une immersion dans la quête joyeuse mais sérieuse de deux protagonistes dont la simple pétition #YesWeGraine, devenue amendements sur Parlement & Citoyens, est venue bousculer le parlement.
    SYNOPSIS :
    Alexandre et Jonathan lancent une pétition sur Internet pour redonner le droit aux agriculteurs de ressemer leur récolter et se promettent de la porter le plus loin possible.
    Armés de leurs (dizaines de) milliers desingatures, ils surmontent les épreuves grâce à des rencontres ingénieuses et s’interrogent pour impliquer davantage les citoyens dans les choix politiques.
    Leur aventure initiatique sèmera peut être les graines pour une future démocratie.
    LES RÉALISATEURS
    JONATHAN ATTIAS
    Las du monde du divertissement alors que sa formation l’y prédestinait (Marketing en école de commerce, puis production audiovisuelle à la Sorbonne), Jonathan se lance en 2012 dans le journalisme engagé avec la création d’un blog vidéo Comunidée, dans lequel il part à la rencontre des initiatives citoyennes.
    Son ambition est de présenter des alternatives, qu’elles soient agricoles, économiques ou politiques, pour libérer l’individu des pressions sociales.
    ALEXANDRE LUMBROSO
    Après une formation de recherche en économie de l’environnement, spécialisée sur le fonctionnement des institutions, Alexandre rejoint Comunidée pour réaliser des web-documentaires sur l’écologie politique.
    Préférant l’humour au catastrophisme, c’est dorénavant à travers le travail cinématographique qu’il s’implique pour voir éclore un monde nouveau.
    L’HISTOIRE
    A L’ORIGINE, LA GRAINE...
    Don José Carmen
    Bouleversés par leur rencontre avec un célèbre paysan mexicain, Don José Carmen, cultivateur de légumes géants dont les rendements extraordinaires s’appuient sur des techniques ancestrales sans produits chimiques, Alexandre et Jonathan sont alors alertés par le danger que représentent les lobbys de l’agro-industrie pour le bien commun.
    A leur retour en France, c’est à travers le combat pour la préservation des semences traditionnelles, que les deux cousins se mobilisent aux côtés des jardiniers-citoyens.
    En réalisant la websérie « Jardiniers, Levez-vous ! » nos deux citadins médiatisent l’absurdité de la règlementation européenne du marché des semences, pour devenir les interprètes des derniers gardiens de la biodiversité cultivée.
    Jardiniers levez vous
    Encore aujourd’hui, la grande majorité des semences dont disposent les agriculteurs dans le catalogue officiel sont des hybrides F1, dites « non-reproductibles », et contraignent les professionnels à racheter chaque année leurs graines à quelques multinationales les ayant brevetées.
    Partout sur notre territoire, des jardiniers amateurs qui ne sont pas soumis aux mêmes rigidités règlementaires que les agriculteurs « font leur part » et s’insurgent pacifiquement en reproduisant et conservant les semences de variétés traditionnelles.
    Jardiniers Citoyens
    Cette résistance jardinière, héroïque, n’est malheureusement pas suffisante pour préserver notre patrimoine alimentaire...
    LA PÉTITION
    Tout commence le 4 Juin 2015 lorsque Alexandre et Jonathan lancent leur pétition #YesWeGraine sur Mesopinions.compour demander la libre utilisation des semences paysannes.
    À cet instant, ils ne savent pas encore que leur initiative les poussera à décrypter les rouages de la démocratie.
    En l’espace de deux semaines, ils recueillent 20 000 signatures. Forts de ces soutiens, ils se promettent de mener cette revendication le plus loin possible pour impulser un changement concret.
    Mais encore faut-il savoir ce qu’il est possible de faire avec une pétition entreles mains ?
    Ils entreprennent alors de rencontrer les grands acteurs du monde des pétitions (BLOOM association, CHANGE.org, Collectif STOP TAFTA) et s’aperçoivent des défaillances de notre système démocratique pour impliquer le citoyen dans les décisions politiques.
    Très vite, ils comprennent qu’il n’existe pas d’encadrement juridique pour le droit de pétition, et c’est désormais vers les parlementaires qu’ils se tournent pour faire aboutir leur revendication.
    Sans démocratie directe il faut trouver un relais politique et c’est grâce à Joël Labbé qu’ils trouvent une porte d’entrée au parlement. Ce sénateur est à l’origine de la première loi rédigée collectivement sur la plateforme de consultation “Parlement & Citoyens” et milite ardemment pour rétablir des ponts entre le politique et les citoyens.
    Cette toute nouvelle expérience donna une idée folle à nos acolytes : eux aussi allaient réussir à co-écrire la loi, mais cette fois-ci, les citoyens en seront à l’initiative.
    LA DÉMOCRATIE CONTRIBUTIVE
    En effet aujourd’hui le droit d’amendement est le privilège des parlementaires, et les citoyens souhaitant s’inscrire dans un processus démocratique doivent obligatoirement chercher un relais politique pour faire entendre leurs voix au parlement.
    Profitant d’une synchronicité avec le passage du texte de loi sur la biodiversité en séance au sénat, Alexandre & Jonathan reformulent leur pétition en 2 amendements qu’ils déposent sur la plateforme Parlement & Citoyens.
    Mais c’est bien grâce aux milliers de signataires de la communauté #YesWeGraine qu’ils peuvent interpeller les sénateurs pour que leurs amendements soient votés favorablement.
    Cette aventure-documentaire incarnée naïvement par deux jeunes personnages persévérants s’est déroulée sur 7 mois palpitants.
    Le film suggère l’éclosion d’un lobbying citoyen tourné vers le bien commun, pour tracer la voie de notre future démocratie.
    LA NÉCESSITÉ D’UN DROIT D’AMENDEMENT CITOYEN
    Tout au long de cette aventure, un constat apparaît : le numérique permet de repenser la place du citoyen dans la démocratie en facilitant son implication dans les débats publics.
    À l’inverse, il n’existe aucun dispositif au sein de la Ve République permettant de faire reconnaître une pétition et encore moins d’impliquer les citoyens dans l’écriture des lois.
    C’est pourquoi nous reprenons l’idée émise dans le film par le député Olivier Faure d’instituer un droit d’amendement citoyen permettant, à condition d’avoir réuni 5000 soutiens sur une proposition, de faire débattre et voter des articles de lois soumis par les citoyens dans les projets de loi votés à l’Assemblée Nationale et au Sénat.
    Il peut paraître surprenant, après l’investigation menée, d’utiliser l’outil pétitionnaire pour qu’une revendication comme celle-ci aboutisse. Elle nécessiterait en effet une réforme de la constitution !
    Mais nous espérons que cette idée, de part le nombre de ses soutiens, trouvera un écho médiatique, poussant les élus à prendre position sur la question.
    D’autres plateformes proposent dès à présent de solliciter les parlementaires pour travailler en transparence avec la société civile, c’est le cas de Parlement & Citoyens qui invite systématiquement les citoyens à prendre part aux débats législatifs et Questionnez vos candidats qui permet d’interpeller les futurs législateurs.
    UNE EXPÉRIENCE DÉMOCRATIQUE
    Comment imaginer que vive un film sur la démocratie sans que sa création ne le soit ?
    C’est ce que nous nous sommes dit en cherchant les financements pour terminer la production, et c’est grâce aux 226 contributeurs de « crowdfunding » que nous y sommes parvenus.
    Sans même le savoir, ces participants nous ont soufflé l’idée d’aller plus loin : en faire une distribution collaborative.
    C’est ainsi que nous nous sommes associés avec Ligne 7 & Kamea Meah (les distributeurs du film « En quêe de sens ») pour que le film puisse vivre auprès des mouvements et des associations.
    Parce que « Des clics de conscience » a vocation à vivre au travers d’échanges et de débats, notre souhait est que ce film puisse être vu partout, par tous (en respectant la chronologie des médias).
    Pour cela, nous mettons en place des animations permettant de repenser la place du citoyen et de montrer le rôle que chacun peut jouer dans la construction des lois.
    Droits d’auteur © Comunidée


  • https://francais.rt.com/international/43575-occident-mis-face-ses-contradictions-serguei-lavrov-onu
    RT Francias

    La diplomatie occidentale mise face à ses contradictions par Sergueï Lavrov à l’ONU
    21 sept. 2017, 23:54
    https://cdn.rt.com/french/images/2017.09/article/59c4344d09fac2bd408b4567.jpg
    Sergueï Lavrov se dirigeant vers la tribune de l’assemblée générale de l’ONU.
    Le chef de la diplomatie russe a tenu à mettre à l’épreuve des faits le discours des diplomaties européenne et américaine se targuant d’œuvrer pour la paix, de lutter contre les violations des droits de l’homme, et d’agir de manière multilatérale.

    Lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a évoqué un grand nombre des dossiers qui agitent les relations internationales. Un fil conducteur a néanmoins structuré son discours : les contradictions de la diplomatie occidentale.

    Promouvoir la paix... en élargissant l’OTAN vers l’est
    Rappelant que la Russie avait fait le nécessaire pour tourner la page de la période de guerre froide, Sergueï Lavrov a estimé qu’il était primordial que les « tensions du passé » n’alimentent plus de nouvelles rancœurs. « Les événements historiques ne doivent pas être instrumentalisés pour encourager la haine », a-t-il martelé, alors que plusieurs pays abusent de la comparaison entre la Russie et l’URSS pour alimenter un climat de peur




  • http://www.haaretz.com/us-news/1.813742?v=5257F3A2EA80186C7C9035DA447265E1

    Senator Bernie Sanders arrives to a health care bill news conference on Capitol Hill in Washington, D.C. September 13, 2017.
    Senator Bernie Sanders arrives to a health care bill news conference on Capitol Hill in Washington, D.C. September 13, 2017. Andrew Harrer/Bloomberg
    Bernie Sanders Says He Would Cut U.S. Military Aid to Israel, Oppose Saudi Ties in Favor of Iran
    In an interview with left-wing website ’The Intercept,’ the former presidential candidate said that the U.S. is complicit in Israel’s occupation of the West Bank

    Amir Tibon

    Senator and former presidential candidate Bernie Sanders (I-VT) said in an interview published Friday that the United States should “play a much more even-handed role” in the Israeli-Palestinian conflict, and that under certain circumstances, he would consider reducing the yearly $3.1 billion in military aid provided by the U.S. to Israel, part of a record $38 billion military aid package over the coming decade.


  • Ça fait partie des grandes idées : le désarmement
    NRobin

    https://fr.zenit.org/articles/je-lance-un-appel-pour-la-paix-et-le-desarmement-ecrit-le-pape-francois

    Journée internationale de la paix de l’ONU
    21 SEPTEMBRE 2017
    ANITA BOURDIN
    PAPE FRANÇOIS
    Twitter @Pontifex

    “Je lance un appel pour la paix et le désarmement”, écrit le pape François dans un tweet posté ce 21 septembre 2017 sur son compte Twitter @Pontifex_fr .

    “Je lance un appel pour la paix et le désarmement : ce monde blessé par la violence a besoin de fraternité entre les peuples”, écrit le pape en 9 langues a plus de 30 millions d’abonnés.

    Le 1er janvier 2017 (50e Journée mondiale de la paix pour l’Eglise catholique), le pape avait publié un message sur le thème : « La non-violence : style d’une politique pour la paix »

    La Journée Internationale de la Paix fixée par l’ONU au 21 septembre de chaque année a pour thème en 2017 : « Ensemble pour la paix : Respect, dignité et sécurité pour tous ».

    Ce thème a été choisi pour promouvoir l’initiative mondiale des Nations Unies, « Ensemble », qui travaille à assurer la sécurité, la dignité et le respect pour les réfugiés et les migrants.

    Cette Journée Internationale vise à mettre en lumière les organisations et citoyens qui s’engagent en faveur de ceux qui fuient leur pays à la recherche de paix et de sécurité


  • Plus de 400 médecins hospitaliers signent une lettre ouverte à Mme Buzyn

    Ce 20 septembre, des praticiens hospitaliers ont rendu publique par conférence de presse la lettre qu’ils ont transmis quelques jours plus tôt à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Ils sont, à ce jour, plus de 400 praticiens à l’avoir paraphé en Rhone Alpes, alertant sur la "dégradation du service public hospitalier". Ils ont reçu également le soutien de plusieurs syndicats et formations professionnelles tels que l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), le Syndicat des psychiatres des hôpitaux de Paris (SPH), Avenir Hospitalier (AH), le Syndicat National des Médecins Hospitaliers-FO (SNMH-FO), le Syndicat des psychiatres d’exercice public (Spep) et l’Union syndicale de la psychiatrie (USP).

    Le SNMH FO tien à la diffusion à la plus large de cette lettre ouverte

    LETTRE OUVERTE DE MÉDECINS HOSPITALIERS À MADAME LA MINISTRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA SANTÉ

    Le 18 septembre 2017

    Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, 14, Avenue Duquesne, 75350 Paris 07 SP

    Copies à : Directeur ARS ARA, Directeurs Départementaux Santé.

    Madame la Ministre,

    Nous, médecins hospitaliers et syndicats de médecins hospitaliers, tenons :

    • à vous alerter sur la dégradation du service public hospitalier,

    • à témoigner des difficultés croissantes rencontrées par ses usagers, nos patients, pour y accéder et y être soignés dans des conditions suffisamment bonnes,

    • à dénoncer et détailler ici les grandes difficultés que nous rencontrons, comme les autres professionnels de santé, pour exercer notre métier, en raison de la politique de santé en cours depuis plusieurs années et du « management » qui en découle.

    Alors que le ministère de la Santé affirme se préoccuper de « soigner ceux qui nous soignent », fait de l’attractivité médicale pour l’hôpital public un de ses enjeux, et qu’un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales se penche sur les conditions de travail des médecins à l’hôpital : 

    Nous vivons un plan triennal d’économies (2015-2017) avec des réductions de moyens rebaptisées souvent « restructurations », « amélioration de l’efficience », « virage ambulatoire »..., dont les conséquences sont fermetures de lits par centaines, retard de prises en charge, embouteillage aux urgences, prise de risque, abandon thérapeutique, impossibilité de faire hospitaliser les patients les plus fragiles... 

    Nous vivons un management destructeur et contre-productif qui met à mal tous les personnels y compris les médecins hospitaliers. Les nombreux témoignages à ce sujet, recueillis notamment par l’association Jean-Louis Mégnien et les syndicats, vont tous dans le même sens.

    De nombreux collègues sont maltraités par leurs directions et un nombre significatif se retrouvent en arrêt de travail pour burn-out. Il ne s’agit pas là de défaillances individuelles.

    Nous subissons les effets conjugués des dernières lois sur l’hôpital (Loi du 21 juillet 2009 Hôpital Patient Santé Territoire, Loi du 26 janvier 2016 de Modernisation du système de santé avec ses GHT...) et d’une politique générale de destruction des services publics.

    Les médecins hospitaliers et les personnels non médicaux refusent de cautionner ces politiques de dégradation du service public hospitalier et refusent de continuer à subir ce management destructeur (y compris d’ailleurs pour ceux qui l’appliquent).Nous restons attachés au principe fondateur de notre sécurité sociale solidaire : cotiser à proportion de ses moyens et recevoir des soins selon ses besoins.

    Il est impératif et urgent que la politique hospitalière redonne un pouvoir de décision aux praticiens de terrain qui soignent les patients. Pour cela les commissions médicales d’établissement doivent retrouver leurs prérogatives exécutives et décisionnelles. Les établissements doivent retrouver une organisation en service par spécialité et non par pôle.

    La pénurie médicale organisée de longue date est là, dans tous les secteurs, et rien n’est fait pour l’enrayer.

    Or, Madame la Ministre, nous constatons que vous vous inscrivez dans la continuité de votre prédécesseur en accélérant les GHT donc les fermetures de structures et en annonçant un taux directeur à 2.1 qui oblige les établissements de santé à supprimer de nouveaux postes de dépense. Avec un taux à 2.6, les établissements sont déjà en difficulté ; un taux à 2.1 annonce donc une aggravation de la situation comme l’expliquent de nombreux directeurs d’hôpitaux.

    Même la Fédération Hospitalière de France réclame un moratoire sur ce taux directeur.

    L’heure est grave et les conséquences sur la santé publique sont imputables à ces modes d’organisation. C’est pourquoi nous demandons à vous rencontrer dans les plus brefs délais.

    Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.

    http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20170920-dialogue-social-plus-de-400-praticiens-interpellent-agnes


  • Ordonnances travail : la mise en oeuvre de la philosophie libéral Régressive

    « ORDONNANCES TRAVAIL : LA PHILOSOPHIE LIBÉRALE RÉGRESSIVE MISE EN ŒUVRE PAR LE SACCAGE DU CODE DU TRAVAIL ET LA REMISE EN CAUSE DES DROITS ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX FONDAMENTAUX »

    http://www.ideesaisies.org/ordonnances-travail-la-philosophie-liberale-regressive-mise-en-oeuvre-d

    Les ordonnances - qui seront arrêtées demain, vendredi 22 septembre 2017, en Conseil des Ministres - visent à modifier le Code du Travail. Elles ne sont pas de simples mesures techniques mineures, contrairement au discours gouvernemental. Elles constituent, bien au contraire, un bouleversement formidable de la philosophie du droit du travail.

    Le droit du travail est né pour corriger des rapports inégalitaires entre le salarié et l’employeur en se présentant comme la contrepartie du rapport de subordination originel. On en trouve la trace, au lendemain de la Libération, dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, intégré ensuite dans celui de la Constitution de 1958.

    Le droit du travail n’a jamais eu pour objet d’être au service d’une politique économique, plus ou moins contingente et fluctuante, visant à établir la relance économique, ce à quoi on prétend l’asservir aujourd’hui (tout en sachant que ce n’est qu’un leurre), comme le montre l’exposé des motifs des ordonnances qui vont nous être infligées.

    Ce glissement du Juridique vers l’Économique - qui tourne le dos à tous nos principes hérités de la Révolution française de 1789 prônant le primat du Droit sur toute autre considération - montre la prégnance de la dictature d’une forme rudimentaire d’économisme qui ne voit dans l’Homme qu’un instrument économique et soumet toute l’organisation de la société à la doxa économique libérale, au détriment d’un projet de société dont les deux piliers devraient, au contraire, être l’humanisme et la justice sociale.


  • https://www.les-crises.fr/emmanuel-todd-la-cretinisation-des-mieux-eduques-est-extraordinaire-par-s

    Les Crises -
    Emmanuel Todd : « La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire », par Sonya Faure et Cécile Daumas
    Source : Libération, Sonya Faure et Cécile Daumas, 06-09-2017

    Pour l’historien Emmanuel Todd, la vraie fracture n’est aujourd’hui plus sociale, mais éducative. Et la démocratie est vouée à disparaître en Europe.

    Il dit avoir voulu « revenir au plaisir de l’observation historique ». Mais avec Où en sommes-nous ? (Seuil), l’historien et démographe Emmanuel Todd se fait aussi le chroniqueur – pessimiste – de notre actualité, qu’il entend replacer dans le temps long. « Notre modernité, écrit-il, ressemble fort à une marche vers la servitude. »

    Trump, Brexit, Macron. Vous analysez les bouleversements au sein des démocraties moins comme les résultats d’une fracture sociale que d’une fracture éducative…

    Nous vivons une phase décisive : l’émergence pleine et entière d’une nouvelle confrontation fondée sur les différences d’éducation. Jusqu’ici, la vieille démocratie reposait sur un système social fondé sur l’alphabétisation de masse mais très peu de gens avaient fait des études supérieures. Cela impliquait que les gens d’en haut s’adressaient aux gens simples pour exister socialement – même les dominants et même la droite. On a cru que la propagation de l’éducation supérieure était un pas en avant dans l’émancipation, l’esprit de Mai 68 finalement. Mais on n’a pas vu venir le fait que tout le monde n’allait pas faire des études supérieures : selon les pays, entre 25 % et 50 % des jeunes générations font des études supérieures, et dans la plupart d’entre eux leur nombre commence à stagner. Les sociétés ont ainsi adopté une structure éducative stratifiée. « En haut »,une élite de masse (en gros, un tiers de la population) qui s’est repliée sur elle-même : les diplômés du supérieur sont assez nombreux pour vivre entre eux. Symétriquement, les gens restés calés au niveau de l’instruction primaire se sont aussi repliés. Ce processus de fragmentation sociale s’est généralisé au point de faire émerger un affrontement des élites et du peuple. La première occurrence de cet affrontement a eu lieu en France en 1992 lors du débat sur Maastricht. Les élites « savaient », et le peuple, lequel ne comprenait pas, avait voté « non ». Ce phénomène de fracture éducative arrive à maturité.

    La lutte des classes sociales est remplacée par la lutte entre les classes éducatives ?

    Oui, même si revenus et éducation sont fortement corrélés. La meilleure variable pour observer les différences entre les groupes est aujourd’hui le niveau éducatif. Les électeurs du Brexit, du FN ou de Trump sont les gens d’en bas (même si le vote Trump a été plus fort qu’on ne l’a dit dans les classes supérieures), qui ont leur rationalité : la mortalité des Américains est en hausse, et même si les économistes répètent que le libre-échange, c’est formidable, les électeurs pensent le contraire et votent pour le protectionnisme.

    Les trois grandes démocraties occidentales ont réagi différemment à cet affrontement entre élite et peuple…

    En Grande-Bretagne, il s’est passé un petit miracle : le Brexit a été accepté par les élites, et le Parti conservateur applique le vote des milieux populaires. C’est pour moi le signe d’une démocratie qui fonctionne : les élites prennent en charge les décisions du peuple. Ce n’est pas du populisme car le populisme, c’est un peuple qui n’a plus d’élites. David Goodhart, le fondateur de la revue libérale de gauche Prospect, parle de « populisme décent », une magnifique expression. Les Etats-Unis sont, eux, dans une situation de schizophrénie dynamique. Les milieux populaires, furibards et peu éduqués, ont gagné l’élection, une partie des élites l’a acceptée (Trump lui-même fait partie de l’élite économique et le Parti républicain n’a pas explosé) mais l’autre moitié de l’Amérique avec l’establishmentla refuse. C’est un pays où règne donc un système de double pouvoir : on ne sait plus qui gouverne. En France, nous sommes dans une situation maximale de représentation zéro des milieux populaires. Le FN reste un parti paria, un parti sans élites. Le débat du second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en a été la parfaite mise en scène. A son insu, Marine Le Pen a exprimé l’état de domination intellectuelle et symbolique de son électorat qui est, de plus en plus, peu éduqué, populaire, ouvrier. La dissociation entre les classes sociales est à son maximum. L’absence de solidarité entre les groupes sociaux est typique de la dissociation d’une nation.

    La France insoumise est-elle une tentative de renouer le contact entre élite et peuple ?

    Elle est le phénomène électoral intéressant de cette dernière élection. Il m’intéresse d’autant plus que je n’y croyais pas du tout ! Les électeurs de Mélenchon sont jeunes comme ceux du FN. Mais ce qui est vraiment original dans l’électorat de Mélenchon, c’est son caractère transclassiciste. Ouvriers, employés, professions intermédiaires, diplômés du supérieur : toutes les catégories sociales y sont représentées. En ce sens, les progrès de La France insoumise ne seraient pas une nouvelle forme de gauchisme, mais exactement l’inverse : une certaine forme de réconciliation des catégories sociales et éducatives françaises. Reste à savoir si Mélenchon […]

    Lire la suite sur : Libération, Sonya Faure et Cécile Daumas, 06-09-2017



  • Après une telle obscénité, je ne peux que me joindre aux courageuses déclarations de Michel Onfray. NRobin

    Michel Onfray répond à BHL : « il n’a pas honte, Il ferait mieux de rester caché »"
    BHL complice de crime de guerre en Libye complices également nos Présidents d’hier et d’aujourd’hui.
    « C’est des criminels de guerre...leur politique est criminelle »
    "Changer de politique internationale"
    sur YouTube
    https://youtu.be/-3v604K2BJk


  • De Bruno Guigue.
    Merci pour sa clairvoyance. NRobin

    Laissez tomber la Syrie, M. Macron, vous êtes “out”
    IL Y A 2 HEURES · PUBLIC
    Devant l’assemblée générale de l’ONU, vous avez traité M. Bachar Al-Assad de “criminel” et déclaré qu’il devrait rendre des comptes à la “justice internationale”. Infligeant un démenti à ceux qui s’obstinaient à voir un tournant dans votre politique, vous avez proféré cette accusation gravissime à l’encontre du chef d’Etat légitime d’un Etat-membre de l’ONU. Quelle juridiction, M. Macron, vous a-t-elle habilité à lancer des mandats d’arrêt à l’encontre de dirigeants étrangers qui, soit dit en passant, pourraient vous en apprendre un bout ? De quel droit un chef d’Etat européen, représentant l’ancienne puissance coloniale en Syrie (1920-1946), se permet-il de décerner des certificats de bonne ou de mauvaise conduite à ses homologues du Proche-Orient ?
    Cette ingérence est d’autant plus consternante que vous persévérez, comme vos prédécesseurs, dans la complaisance à l’égard de ces pétromonarchies auxquelles vous vendez des armes qui leur servent à massacrer le courageux peuple yéménite. Vous dénoncez les crimes que vous imputez au président syrien, mais vous détournez les yeux devant ceux des coupeurs de têtes, ces chouchous fortunés de l’Occident. Les 10 000 morts du Yémen, les 500 000 enfants souffrant de malnutrition, l’effroyable épidémie de choléra provoqués par les bombardements saoudiens ne vous troublent pas, ne vous arrachent aucun remords, et vous voudriez qu’on prenne au sérieux votre indignation à propos de la Syrie ?
    Que le drame syrien ait fait des milliers de victimes innocentes, que ce bain de sang n’ait que trop duré et qu’il faille trouver une solution politique une fois éliminé le conglomérat terroriste, tout le monde le sait. Pendant que vous parlez, les Russes, les Iraniens et les Turcs réunis à Astana y travaillent. Mais lorsque vous imputez des crimes à M. Assad, de quoi parlez-vous au juste ? Dès le printemps 2011, les manifestations contre le gouvernement ont été polluées par des insurgés ouvrant le feu sur la police. La “Mission des observateurs arabes en Syrie” s’est rendue sur place du 24 décembre 2011 au 18 janvier 2012 à la demande de la Ligue arabe. Malgré les pressions saoudiennes, son rapport dénonce les violences exercées par les deux camps. En Syrie, il n’y a ni bons ni méchants, M. Macron. Le mythe d’une “révolution pacifique” a fait long feu, et il serait temps de dire adieu à cette version romanesque.
    Préméditée par les sponsors de l’opposition, cette guerre résulta d’une tentative de subversion de l’Etat syrien. Le régime baasiste avait ses défauts, mais la Syrie était un pays désendetté, productif, où coexistaient populations et confessions d’origines diverses. Les manifestations les plus imposantes, en 2011, furent en faveur du gouvernement et des réformes. Imputer la responsabilité de la guerre à un gouvernement confronté à une insurrection armée soutenue par l’étranger, c’est tordre le cou à la réalité. C’est retenir certains faits parce qu’ils servent la narration qu’on veut défendre. Cessez, M. Macron, de faire le tri parmi les faits comme vous le faites parmi les victimes ! Cruelle comme toutes les guerres, celle-ci a connu son lot d’exactions. Mais qui en porte la responsabilité, sinon ceux qui voulaient prendre Damas pour y instaurer la charia wahhabite avec l’aide des USA, de la France, de la Grande-Bretagne et des rois du pétrole ?
    Même dans les bilans publiés par l’OSDH, organisme proche de l’opposition, 40% des victimes - dès l’été 2011 - appartenaient aux forces de sécurité, 35% aux groupes armés et 25% aux civils pris au piège d’un affrontement généralisé. Si une guerre pouvait épargner les civils, cela se saurait. La guerre que la France soutient au Yémen ne le fait guère, pas plus que les bombardements occidentaux sur Mossoul ou Raqqa. Mais accuser l’armée syrienne de commettre délibérément des crimes contre sa propre population est une insulte au bon sens. Cette armée est une armée de conscrits qui défend le territoire national contre des hordes de fanatiques. Pendant que vous pérorez à l’ONU, M. Macron, les “soldats de M. Assad” franchissent l’Euphrate pour régler son compte à Daech.
    Bien sûr, en guise de carte maîtresse dans ce jeu d’illusionnistes, il vous reste encore le “false-flag” chimique pour faire tourner les rotatives de la manipulation. Exploitant ce roman-feuilleton made in CIA, vous avez même prétendu fixer une “ligne rouge” ! Qu’une expertise du prestigieux MIT ait démontré que l’attaque du 21 août 2013 ne pouvait venir que de la zone rebelle vous importe peu. Que les mêmes experts américains aient dénoncé la vacuité du dossier accusant Damas à propos de Khan Cheikhoun (avril 2017) ne vous ébranle pas davantage. Pas plus que vous n’avez lu la remarquable enquête publiée par le meilleur journaliste américain, Seymour Hersch, qui met en pièces la version d’une attaque chimique de l’armée syrienne.
    Méfiez-vous, M. Macron, parce que cette farce chimique, véritable mantra de la propagande occidentale, finit par donner la nausée. Elle détrône au palmarès du mensonge d’Etat le précédent de Colin Powell brandissant sa fiole au Conseil de sécurité de l’ONU. Chaque jour qui passe, elle perd son pouvoir d’ensorcellement. Ceux qui y croient encore sont ceux qui veulent y croire, ou qui pensent que les gouvernements occidentaux ne mentent jamais. Mais la majorité du peuple syrien n’y croit pas, et c’est l’essentiel. Lorsqu’une zone est libérée par l’armée, les réfugiés s’y réinstallent, la vie reprend, l’espoir renaît. Faire des moulinets avec vos petits bras à la tribune de l’ONU n’y changera rien, et ce bavardage inutile se perd déjà dans le brouhaha médiatique. Votre “groupe de contact”, M. Macron, est un gadget mort-né dont on ne parlera plus sous huit jours.
    Car qui écoute encore la présidence française, au juste ? Cette présidence - peu importe le titulaire - qui dès 2011 a diabolisé le gouvernement syrien, qui a porté aux nues les traîtres à leur pays déguisés en opposants, qui a cautionné la violence de l’opposition armée, qui a encouragé les départs de terroristes vers la Syrie, qui a fermé le Lycée français de Damas, qui a refusé la coopération sécuritaire avec les services syriens, qui a livré des armes aux groupes extrémistes, qui a refusé de combattre Daech quand Daech combattait Damas, qui a appelé au meurtre d’un chef d’Etat légitime, qui a infligé au peuple syrien un embargo sur les médicaments, cette présidence qui a bafoué le droit international et renoué avec le pire des néo-colonialismes, en effet, qui l’écoute encore ? En choisissant de s’immiscer dans les affaires des autres, la France s’est mise hors jeu. Laissez tomber, M. Macron, vous êtes “out”.

    • Macron ne s’exprime ni sur les crimes de guerre en Palestine ni sur ceux du Yémen ! Normal, ils concernent ses fidèles amis et alliés Israël et l’Arabie Saoudite.
      Il est lui même un criminel de guerre potentiel !


  • L’ONU, le bal des criminels de guerre. L’escroquerie continue alors que cette organisation terroriste devrait être démantelée et entièrement détruite. Ah quand cette révolution ? Avis aux sociétés civiles !


  • Vidéo de la conférence de Richard Falk à la Fête de l’Huma « Le démantèlement de l’apartheid israélien est le chemin vers la paix », le dimanche 17 septembre 2017 (1h40)

    https://www.youtube.com/watch?v=ao6lVeM12Bw



    Résumé : Les preuves confirment la conclusion selon laquelle, en vertu du droit international, Israël est coupable d’apartheid en raison des pratiques et des politiques qu’il poursuit en ce qui concerne le peuple palestinien. Le seul chemin vers la paix pour les deux peuples est qu’Israël démantèle ses structures d’apartheid. Pour une paix durable, il ne suffit pas de mettre fin à l’occupation, il est nécessaire de mettre fin à l’apartheid, non seulement en ce qui concerne la Cisjordanie et Gaza, mais aussi les Palestiniens réfugiés et ceux qui vivent en tant que minorité en Israël et à Jérusalem.

    Richard Falk est professeur émérite de droit international à l’Université de Princeton, et actuellement directeur du projet “Global Climate Change, Human Security, and Democracy,” à l’Université de Califonie (Santa Barbara). Il a écrit un grand nombre d’ouvrages sur le droit international et a été entre 2008 et 2013 rapporteur spécial des Nations unies sur la « situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 ». Il a également d’autres activités humanitaires, comme la présidence de la Nuclear Age Peace Foundation.


  • Un journaliste indépendant et fier de l’être : Jean-Edern Hallier nous a quitté un 12 janvier 1997 à Deauville.
    Je suis en admiration devant celui qui a fait ressusciter "L’Idiot International" !
    Une espèce en voie de disparition programmée en France. NRobin

    Cf. Documentaire sur LCP - Droit de suite, L’idiot International -
    http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/278668-lidiot-international-un-journal-politiquement-incorrect

    Rediffusion :
    DIFFUSIONS SUR LCP TNT
    Mardi 12 septembre 2017 à 20:31
    Mardi 19 septembre 2017 à 00:30
    Vendredi 29 septembre 2017 à 20:30
    Jeudi 5 octobre 2017 à 00:32
    DIFFUSIONS SUR LCP 100%
    Mardi 12 septembre 2017 à 20:30
    Mardi 19 septembre 2017 à 00:33
    Vendredi 29 septembre 2017 à 20:30
    Jeudi 5 octobre 2017 à 00:31

    Lien Dailymotion :
    « L’Idiot International », un journal politiquement incorrect - Documentaire 2017
    http://www.dailymotion.com/video/x59saky



    En 1989, Jean-Edern Hallier, journaliste pamphlétaire, éditeur et écrivain, ressuscite « L’Idiot International ». Ce journal devient le lieu de rencontres improbables entre des intellectuels du PCF et des représentants de la droite extrême. Jean-Edern

    Jean-Edern Hallier — Wikipédia
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jean-Edern_Hallier

    Dans leur livre « La mise à mort de Jean-Edern Hallier », l’enquête de Dominique Lacout et Christian Lançon suggère une fin de l’artiste en forme de crime : le 12 janvier 1997, l’écrivain aveugle ne serait pas mort d’une simple chute de vélo...
    http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Actualite/jean-edern-hallier-sujet_71320_1.htm


  • 11 Septembre, une autre date à retenir.

    Ce que n’écrivent pas les livres d’histoire ;
    Allende Président du Chili élu démocratiquement le 4/9/1970, assassiné par Pinochet avec la complicité de la CIA le 11/09/1973. NRobin

    http://www.liberation.fr/planete/2000/09/21/la-cia-revele-ses-barbouzeries-au-chili_338019
    La CIA révèle ses barbouzeries au Chili

    Les Etats-Unis admettent avoir soutenu « activement » la junte de Pinochet.

    https://www.herodote.net/11_septembre_1973-evenement-19730911.php

    • Histoire du Chili
    Ça s’est passé un 11 septembre

    11 septembre 1973
    Mort tragique de Salvador Allende
    Le 11 septembre 1973, au Chili, le gouvernement d’Unité Populaire est renversé dans des conditions dramatiques. Le président socialiste Salvador Allende, élu trois ans plus tôt, est conduit au suicide.

    C’est pour ce pays prospère de dix millions d’habitants la fin d’une pratique démocratique vieille de plusieurs décennies qui lui a valu le surnom autrefois élogieux de « Prusse de l’Amérique du sud » ou encore de « Suisse de l’Amérique du Sud ».

    La Moneda en flammes après le bombardement par l’aviation, Santiago-du-Chili, 11 septembre 1973
    L’armée s’insurge

    Salvador Allende est le premier marxiste latino-américain élu démocratiquement. Il ne doit cependant son élection à la présidence le 4 septembre 1970, qu’à la division de ses adversaires.

    À la tête d’une coalition hétéroclite qui va des radicaux centristes à l’extrême-gauche révolutionnaire et violente, il voit se dresser en face de lui une droite qui réunit la bourgeoisie mais aussi une fraction des ouvriers victimes des désordres économiques.

    En avril 1973, les étudiants de l’Université catholique de Santiago applaudissent les grévistes de la grande mine de cuivre d’El Teniente ! Plus grave encore, le 29 juin 1973, un groupe d’officiers tente de se mutiner à la tête du principal régiment de blindés de Santiago.

    Les commandants de l’armée de l’air et de la marine décident de mettre un terme par la force à l’expérience socialiste. Non sans peine, le 9 septembre, ils persuadent le général Pinochet, qui commande l’armée de terre, de se joindre à la junte.

    Le matin du 11 septembre 1973, des unités de la marine neutralisent le port de Valparaiso. Peu après, à Santiago-du-Chili, les soldats investissent le palais présidentiel de La Moneda, construit en 1806.

    Salvador Allende, coiffé d’un casque, observe les avions bombardant la MonedaVers midi, l’aviation bombarde le palais et les soldats y pénètrent enfin.

    Après une allocution désespérée à la radio, le président demande à ses défenseurs de quitter les lieux. Resté seul, il se suicide d’une rafale de mitraillette. Il a 65 ans.

    La junte militaire proclame l’état de siège dans tout le pays et dissout les partis. Dans les jours qui suivent, 45 000 personnes suspectes de sympathies marxistes sont raflées et concentrées dans le sinistre stade de Santiago (*).

    Trois mille d’entre elles disparaissent tragiquement dans les geôles militaires ; beaucoup sont torturées avant d’être exécutées de diverses façons comme d’être lâchées du haut d’un avion dans l’océan !

    200 000 Chiliens se sentant menacés prennent les chemins de l’exil.

    Ce déchaînement de violence sadique vaudra un quart de siècle plus tard une inculpation de crime contre l’humanité à Augusto Pinochet. (...)


  • 11 septembre 2001, Cold case
    Le film Zero, l’enquête inachevée
    https://www.youtube.com/watch?v=7_N2uZiJsEo


    Tant qu’il n’y a pas de réponses cohérentes de la part des autorités américaines dans cette affaire, il y aura des questions.
    Une chose est certaine selon Kader Abderrahahim, chercheur à l’IRIS sur Radio Orient ce matin, les États-Unis et le monde sont entrés dans une nouvelle ère...
    Radio Orient le 11/9/2017
    http://www.radioorient.com/le-journal-du-matin-en-langue-francaise-du-1192017
    http://www.novaplanet.com/sites/default/files/imagecache/page_mea/articles/images/capture_decran_2012-09-25_a_15.23.13.png
    NRobin


  • Bruno le Maire et Israël.
    Ancien Directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon.
    Il aurait rédigé le discours de De Villepin de 2003 !!!
    Je n’ai pas d’explication à cette escroquerie !
    Est-ce un agent du Mossad ?
    NRobin

    Des actions BDS efficaces plus importantes que jamais pour soutenir Gaza et faire rendre des comptes à Israël – BDS France

    https://www.bdsfrance.org/des-actions-bds-efficaces-plus-importantes-que-jamais-pour-soutenir-les-p

    https://www.bdsfrance.org/wp-content/uploads/2017/09/Bruno_Le_Maire_8485947784-e1504625867932.jpg

    Malgré la politique coloniale d’Israël, malgré la condamnation d’Israël par le conseil de sécurité de l’ONU fin 2016, malgré les crimes de guerre israéliens à Gaza, comme si de rien n’était, le ministre de l’industrie Bruno le Maire, en visite en Israël veut encore développer les échanges économiques avec le régime d’apartheid israélien.

    La campagne BDS au contraire, développe l’idée de Boycott, de désinvestissement et de sanctions vis à vis d’Israël, tant que ce pays ne se conformera pas aux droit humains et au droit international !

    Bruno Le Maire a déclaré sur I24 :

    Je crois que nos relations économiques peuvent être encore largement développées. Elles ne sont pas à la hauteur de l’amitié qui existe aujourd’hui entre la France et Israël », puis :

    « Nous pouvons et nous devons avoir des relations économiques plus étroites, en particulier dans le secteur des nouvelles technologies où Israël est un des leaders mondiaux » et encore :

    « Moi je souhaite que des entreprises new-tech israéliennes viennent investir, s’installer aussi en France, aujourd’hui les liens ne sont pas suffisants ».

    Et pour en rajouter Jacques BIOT Président de l’École Polytechnique qui l’accompagnait s’est déclaré très « en phase avec les université israéliennes », alors que les liens entre l’armée, les industries de l’armement et les université israéliennes sont bien connus.

    On croit rêver, est-ce bien le même pays dont le ministère des affaire étrangères déclarait le 10/04/2017 : « La France rappelle que la colonisation est illégale au regard du droit international, notamment à la résolution 2334 du conseil de sécurité des Nations unies. Elle appelle Israël à respecter ses obligations internationales. » ?
    https://jerusalem. consulfrance.org/Annonce-d- une-nouvelle-colonie- israelienne-en-Cisjordanie

    La France a-t-elle reçu le dédommagement (les excuses et l’assurance que cela ne recommencera pas) comme elle l’a demandé pour les destructions d’une école, d’un jardin d’enfants qu’elle avait financés ? https://jerusalem. consulfrance.org/Destructions- de-structures-humanitaires- declarations-de-la-porte- parole-du-Quai

    Enfin peut-on vraiment parler « d’amitié » quand l’armée israélienne emprisonne sans charges un citoyen français, à savoir Salah Hamouri ?

    Au delà de la duplicité de l’attitude du gouvernement, la Campagne BDS France s’oppose au développement des liens économiques avec Israël, appelle au développement de B.D.S. Dénonce la publicité faite, en permanence dans nos grands médias et reprise ici par le ministre, à l’État d’Israël en le présentant comme un exemple de technologie, masquant la réalité d’une société militariste au service de la colonisation et de l’oppression d’un peuple.

    La Campagne BDS France

    www.bdsfrance.org