NRobin

Chargée d’Etudes Nantes / AMD

  • https://www.les-crises.fr/emmanuel-todd-la-cretinisation-des-mieux-eduques-est-extraordinaire-par-s

    Les Crises -
    Emmanuel Todd : « La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire », par Sonya Faure et Cécile Daumas
    Source : Libération, Sonya Faure et Cécile Daumas, 06-09-2017

    Pour l’historien Emmanuel Todd, la vraie fracture n’est aujourd’hui plus sociale, mais éducative. Et la démocratie est vouée à disparaître en Europe.

    Il dit avoir voulu « revenir au plaisir de l’observation historique ». Mais avec Où en sommes-nous ? (Seuil), l’historien et démographe Emmanuel Todd se fait aussi le chroniqueur – pessimiste – de notre actualité, qu’il entend replacer dans le temps long. « Notre modernité, écrit-il, ressemble fort à une marche vers la servitude. »

    Trump, Brexit, Macron. Vous analysez les bouleversements au sein des démocraties moins comme les résultats d’une fracture sociale que d’une fracture éducative…

    Nous vivons une phase décisive : l’émergence pleine et entière d’une nouvelle confrontation fondée sur les différences d’éducation. Jusqu’ici, la vieille démocratie reposait sur un système social fondé sur l’alphabétisation de masse mais très peu de gens avaient fait des études supérieures. Cela impliquait que les gens d’en haut s’adressaient aux gens simples pour exister socialement – même les dominants et même la droite. On a cru que la propagation de l’éducation supérieure était un pas en avant dans l’émancipation, l’esprit de Mai 68 finalement. Mais on n’a pas vu venir le fait que tout le monde n’allait pas faire des études supérieures : selon les pays, entre 25 % et 50 % des jeunes générations font des études supérieures, et dans la plupart d’entre eux leur nombre commence à stagner. Les sociétés ont ainsi adopté une structure éducative stratifiée. « En haut »,une élite de masse (en gros, un tiers de la population) qui s’est repliée sur elle-même : les diplômés du supérieur sont assez nombreux pour vivre entre eux. Symétriquement, les gens restés calés au niveau de l’instruction primaire se sont aussi repliés. Ce processus de fragmentation sociale s’est généralisé au point de faire émerger un affrontement des élites et du peuple. La première occurrence de cet affrontement a eu lieu en France en 1992 lors du débat sur Maastricht. Les élites « savaient », et le peuple, lequel ne comprenait pas, avait voté « non ». Ce phénomène de fracture éducative arrive à maturité.

    La lutte des classes sociales est remplacée par la lutte entre les classes éducatives ?

    Oui, même si revenus et éducation sont fortement corrélés. La meilleure variable pour observer les différences entre les groupes est aujourd’hui le niveau éducatif. Les électeurs du Brexit, du FN ou de Trump sont les gens d’en bas (même si le vote Trump a été plus fort qu’on ne l’a dit dans les classes supérieures), qui ont leur rationalité : la mortalité des Américains est en hausse, et même si les économistes répètent que le libre-échange, c’est formidable, les électeurs pensent le contraire et votent pour le protectionnisme.

    Les trois grandes démocraties occidentales ont réagi différemment à cet affrontement entre élite et peuple…

    En Grande-Bretagne, il s’est passé un petit miracle : le Brexit a été accepté par les élites, et le Parti conservateur applique le vote des milieux populaires. C’est pour moi le signe d’une démocratie qui fonctionne : les élites prennent en charge les décisions du peuple. Ce n’est pas du populisme car le populisme, c’est un peuple qui n’a plus d’élites. David Goodhart, le fondateur de la revue libérale de gauche Prospect, parle de « populisme décent », une magnifique expression. Les Etats-Unis sont, eux, dans une situation de schizophrénie dynamique. Les milieux populaires, furibards et peu éduqués, ont gagné l’élection, une partie des élites l’a acceptée (Trump lui-même fait partie de l’élite économique et le Parti républicain n’a pas explosé) mais l’autre moitié de l’Amérique avec l’establishmentla refuse. C’est un pays où règne donc un système de double pouvoir : on ne sait plus qui gouverne. En France, nous sommes dans une situation maximale de représentation zéro des milieux populaires. Le FN reste un parti paria, un parti sans élites. Le débat du second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en a été la parfaite mise en scène. A son insu, Marine Le Pen a exprimé l’état de domination intellectuelle et symbolique de son électorat qui est, de plus en plus, peu éduqué, populaire, ouvrier. La dissociation entre les classes sociales est à son maximum. L’absence de solidarité entre les groupes sociaux est typique de la dissociation d’une nation.

    La France insoumise est-elle une tentative de renouer le contact entre élite et peuple ?

    Elle est le phénomène électoral intéressant de cette dernière élection. Il m’intéresse d’autant plus que je n’y croyais pas du tout ! Les électeurs de Mélenchon sont jeunes comme ceux du FN. Mais ce qui est vraiment original dans l’électorat de Mélenchon, c’est son caractère transclassiciste. Ouvriers, employés, professions intermédiaires, diplômés du supérieur : toutes les catégories sociales y sont représentées. En ce sens, les progrès de La France insoumise ne seraient pas une nouvelle forme de gauchisme, mais exactement l’inverse : une certaine forme de réconciliation des catégories sociales et éducatives françaises. Reste à savoir si Mélenchon […]

    Lire la suite sur : Libération, Sonya Faure et Cécile Daumas, 06-09-2017



  • Après une telle obscénité, je ne peux que me joindre aux courageuses déclarations de Michel Onfray. NRobin

    Michel Onfray répond à BHL : « il n’a pas honte, Il ferait mieux de rester caché »"
    BHL complice de crime de guerre en Libye complices également nos Présidents d’hier et d’aujourd’hui.
    « C’est des criminels de guerre...leur politique est criminelle »
    "Changer de politique internationale"
    sur YouTube
    https://youtu.be/-3v604K2BJk


  • De Bruno Guigue.
    Merci pour sa clairvoyance. NRobin

    Laissez tomber la Syrie, M. Macron, vous êtes “out”
    IL Y A 2 HEURES · PUBLIC
    Devant l’assemblée générale de l’ONU, vous avez traité M. Bachar Al-Assad de “criminel” et déclaré qu’il devrait rendre des comptes à la “justice internationale”. Infligeant un démenti à ceux qui s’obstinaient à voir un tournant dans votre politique, vous avez proféré cette accusation gravissime à l’encontre du chef d’Etat légitime d’un Etat-membre de l’ONU. Quelle juridiction, M. Macron, vous a-t-elle habilité à lancer des mandats d’arrêt à l’encontre de dirigeants étrangers qui, soit dit en passant, pourraient vous en apprendre un bout ? De quel droit un chef d’Etat européen, représentant l’ancienne puissance coloniale en Syrie (1920-1946), se permet-il de décerner des certificats de bonne ou de mauvaise conduite à ses homologues du Proche-Orient ?
    Cette ingérence est d’autant plus consternante que vous persévérez, comme vos prédécesseurs, dans la complaisance à l’égard de ces pétromonarchies auxquelles vous vendez des armes qui leur servent à massacrer le courageux peuple yéménite. Vous dénoncez les crimes que vous imputez au président syrien, mais vous détournez les yeux devant ceux des coupeurs de têtes, ces chouchous fortunés de l’Occident. Les 10 000 morts du Yémen, les 500 000 enfants souffrant de malnutrition, l’effroyable épidémie de choléra provoqués par les bombardements saoudiens ne vous troublent pas, ne vous arrachent aucun remords, et vous voudriez qu’on prenne au sérieux votre indignation à propos de la Syrie ?
    Que le drame syrien ait fait des milliers de victimes innocentes, que ce bain de sang n’ait que trop duré et qu’il faille trouver une solution politique une fois éliminé le conglomérat terroriste, tout le monde le sait. Pendant que vous parlez, les Russes, les Iraniens et les Turcs réunis à Astana y travaillent. Mais lorsque vous imputez des crimes à M. Assad, de quoi parlez-vous au juste ? Dès le printemps 2011, les manifestations contre le gouvernement ont été polluées par des insurgés ouvrant le feu sur la police. La “Mission des observateurs arabes en Syrie” s’est rendue sur place du 24 décembre 2011 au 18 janvier 2012 à la demande de la Ligue arabe. Malgré les pressions saoudiennes, son rapport dénonce les violences exercées par les deux camps. En Syrie, il n’y a ni bons ni méchants, M. Macron. Le mythe d’une “révolution pacifique” a fait long feu, et il serait temps de dire adieu à cette version romanesque.
    Préméditée par les sponsors de l’opposition, cette guerre résulta d’une tentative de subversion de l’Etat syrien. Le régime baasiste avait ses défauts, mais la Syrie était un pays désendetté, productif, où coexistaient populations et confessions d’origines diverses. Les manifestations les plus imposantes, en 2011, furent en faveur du gouvernement et des réformes. Imputer la responsabilité de la guerre à un gouvernement confronté à une insurrection armée soutenue par l’étranger, c’est tordre le cou à la réalité. C’est retenir certains faits parce qu’ils servent la narration qu’on veut défendre. Cessez, M. Macron, de faire le tri parmi les faits comme vous le faites parmi les victimes ! Cruelle comme toutes les guerres, celle-ci a connu son lot d’exactions. Mais qui en porte la responsabilité, sinon ceux qui voulaient prendre Damas pour y instaurer la charia wahhabite avec l’aide des USA, de la France, de la Grande-Bretagne et des rois du pétrole ?
    Même dans les bilans publiés par l’OSDH, organisme proche de l’opposition, 40% des victimes - dès l’été 2011 - appartenaient aux forces de sécurité, 35% aux groupes armés et 25% aux civils pris au piège d’un affrontement généralisé. Si une guerre pouvait épargner les civils, cela se saurait. La guerre que la France soutient au Yémen ne le fait guère, pas plus que les bombardements occidentaux sur Mossoul ou Raqqa. Mais accuser l’armée syrienne de commettre délibérément des crimes contre sa propre population est une insulte au bon sens. Cette armée est une armée de conscrits qui défend le territoire national contre des hordes de fanatiques. Pendant que vous pérorez à l’ONU, M. Macron, les “soldats de M. Assad” franchissent l’Euphrate pour régler son compte à Daech.
    Bien sûr, en guise de carte maîtresse dans ce jeu d’illusionnistes, il vous reste encore le “false-flag” chimique pour faire tourner les rotatives de la manipulation. Exploitant ce roman-feuilleton made in CIA, vous avez même prétendu fixer une “ligne rouge” ! Qu’une expertise du prestigieux MIT ait démontré que l’attaque du 21 août 2013 ne pouvait venir que de la zone rebelle vous importe peu. Que les mêmes experts américains aient dénoncé la vacuité du dossier accusant Damas à propos de Khan Cheikhoun (avril 2017) ne vous ébranle pas davantage. Pas plus que vous n’avez lu la remarquable enquête publiée par le meilleur journaliste américain, Seymour Hersch, qui met en pièces la version d’une attaque chimique de l’armée syrienne.
    Méfiez-vous, M. Macron, parce que cette farce chimique, véritable mantra de la propagande occidentale, finit par donner la nausée. Elle détrône au palmarès du mensonge d’Etat le précédent de Colin Powell brandissant sa fiole au Conseil de sécurité de l’ONU. Chaque jour qui passe, elle perd son pouvoir d’ensorcellement. Ceux qui y croient encore sont ceux qui veulent y croire, ou qui pensent que les gouvernements occidentaux ne mentent jamais. Mais la majorité du peuple syrien n’y croit pas, et c’est l’essentiel. Lorsqu’une zone est libérée par l’armée, les réfugiés s’y réinstallent, la vie reprend, l’espoir renaît. Faire des moulinets avec vos petits bras à la tribune de l’ONU n’y changera rien, et ce bavardage inutile se perd déjà dans le brouhaha médiatique. Votre “groupe de contact”, M. Macron, est un gadget mort-né dont on ne parlera plus sous huit jours.
    Car qui écoute encore la présidence française, au juste ? Cette présidence - peu importe le titulaire - qui dès 2011 a diabolisé le gouvernement syrien, qui a porté aux nues les traîtres à leur pays déguisés en opposants, qui a cautionné la violence de l’opposition armée, qui a encouragé les départs de terroristes vers la Syrie, qui a fermé le Lycée français de Damas, qui a refusé la coopération sécuritaire avec les services syriens, qui a livré des armes aux groupes extrémistes, qui a refusé de combattre Daech quand Daech combattait Damas, qui a appelé au meurtre d’un chef d’Etat légitime, qui a infligé au peuple syrien un embargo sur les médicaments, cette présidence qui a bafoué le droit international et renoué avec le pire des néo-colonialismes, en effet, qui l’écoute encore ? En choisissant de s’immiscer dans les affaires des autres, la France s’est mise hors jeu. Laissez tomber, M. Macron, vous êtes “out”.

    • Macron ne s’exprime ni sur les crimes de guerre en Palestine ni sur ceux du Yémen ! Normal, ils concernent ses fidèles amis et alliés Israël et l’Arabie Saoudite.
      Il est lui même un criminel de guerre potentiel !


  • L’ONU, le bal des criminels de guerre. L’escroquerie continue alors que cette organisation terroriste devrait être démantelée et entièrement détruite. Ah quand cette révolution ? Avis aux sociétés civiles !


  • Vidéo de la conférence de Richard Falk à la Fête de l’Huma « Le démantèlement de l’apartheid israélien est le chemin vers la paix », le dimanche 17 septembre 2017 (1h40)

    https://www.youtube.com/watch?v=ao6lVeM12Bw



    Résumé : Les preuves confirment la conclusion selon laquelle, en vertu du droit international, Israël est coupable d’apartheid en raison des pratiques et des politiques qu’il poursuit en ce qui concerne le peuple palestinien. Le seul chemin vers la paix pour les deux peuples est qu’Israël démantèle ses structures d’apartheid. Pour une paix durable, il ne suffit pas de mettre fin à l’occupation, il est nécessaire de mettre fin à l’apartheid, non seulement en ce qui concerne la Cisjordanie et Gaza, mais aussi les Palestiniens réfugiés et ceux qui vivent en tant que minorité en Israël et à Jérusalem.

    Richard Falk est professeur émérite de droit international à l’Université de Princeton, et actuellement directeur du projet “Global Climate Change, Human Security, and Democracy,” à l’Université de Califonie (Santa Barbara). Il a écrit un grand nombre d’ouvrages sur le droit international et a été entre 2008 et 2013 rapporteur spécial des Nations unies sur la « situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 ». Il a également d’autres activités humanitaires, comme la présidence de la Nuclear Age Peace Foundation.


  • Un journaliste indépendant et fier de l’être : Jean-Edern Hallier nous a quitté un 12 janvier 1997 à Deauville.
    Je suis en admiration devant celui qui a fait ressusciter "L’Idiot International" !
    Une espèce en voie de disparition programmée en France. NRobin

    Cf. Documentaire sur LCP - Droit de suite, L’idiot International -
    http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/278668-lidiot-international-un-journal-politiquement-incorrect

    Rediffusion :
    DIFFUSIONS SUR LCP TNT
    Mardi 12 septembre 2017 à 20:31
    Mardi 19 septembre 2017 à 00:30
    Vendredi 29 septembre 2017 à 20:30
    Jeudi 5 octobre 2017 à 00:32
    DIFFUSIONS SUR LCP 100%
    Mardi 12 septembre 2017 à 20:30
    Mardi 19 septembre 2017 à 00:33
    Vendredi 29 septembre 2017 à 20:30
    Jeudi 5 octobre 2017 à 00:31

    Lien Dailymotion :
    « L’Idiot International », un journal politiquement incorrect - Documentaire 2017
    http://www.dailymotion.com/video/x59saky



    En 1989, Jean-Edern Hallier, journaliste pamphlétaire, éditeur et écrivain, ressuscite « L’Idiot International ». Ce journal devient le lieu de rencontres improbables entre des intellectuels du PCF et des représentants de la droite extrême. Jean-Edern

    Jean-Edern Hallier — Wikipédia
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jean-Edern_Hallier

    Dans leur livre « La mise à mort de Jean-Edern Hallier », l’enquête de Dominique Lacout et Christian Lançon suggère une fin de l’artiste en forme de crime : le 12 janvier 1997, l’écrivain aveugle ne serait pas mort d’une simple chute de vélo...
    http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Actualite/jean-edern-hallier-sujet_71320_1.htm


  • 11 Septembre, une autre date à retenir.

    Ce que n’écrivent pas les livres d’histoire ;
    Allende Président du Chili élu démocratiquement le 4/9/1970, assassiné par Pinochet avec la complicité de la CIA le 11/09/1973. NRobin

    http://www.liberation.fr/planete/2000/09/21/la-cia-revele-ses-barbouzeries-au-chili_338019
    La CIA révèle ses barbouzeries au Chili

    Les Etats-Unis admettent avoir soutenu « activement » la junte de Pinochet.

    https://www.herodote.net/11_septembre_1973-evenement-19730911.php

    • Histoire du Chili
    Ça s’est passé un 11 septembre

    11 septembre 1973
    Mort tragique de Salvador Allende
    Le 11 septembre 1973, au Chili, le gouvernement d’Unité Populaire est renversé dans des conditions dramatiques. Le président socialiste Salvador Allende, élu trois ans plus tôt, est conduit au suicide.

    C’est pour ce pays prospère de dix millions d’habitants la fin d’une pratique démocratique vieille de plusieurs décennies qui lui a valu le surnom autrefois élogieux de « Prusse de l’Amérique du sud » ou encore de « Suisse de l’Amérique du Sud ».

    La Moneda en flammes après le bombardement par l’aviation, Santiago-du-Chili, 11 septembre 1973
    L’armée s’insurge

    Salvador Allende est le premier marxiste latino-américain élu démocratiquement. Il ne doit cependant son élection à la présidence le 4 septembre 1970, qu’à la division de ses adversaires.

    À la tête d’une coalition hétéroclite qui va des radicaux centristes à l’extrême-gauche révolutionnaire et violente, il voit se dresser en face de lui une droite qui réunit la bourgeoisie mais aussi une fraction des ouvriers victimes des désordres économiques.

    En avril 1973, les étudiants de l’Université catholique de Santiago applaudissent les grévistes de la grande mine de cuivre d’El Teniente ! Plus grave encore, le 29 juin 1973, un groupe d’officiers tente de se mutiner à la tête du principal régiment de blindés de Santiago.

    Les commandants de l’armée de l’air et de la marine décident de mettre un terme par la force à l’expérience socialiste. Non sans peine, le 9 septembre, ils persuadent le général Pinochet, qui commande l’armée de terre, de se joindre à la junte.

    Le matin du 11 septembre 1973, des unités de la marine neutralisent le port de Valparaiso. Peu après, à Santiago-du-Chili, les soldats investissent le palais présidentiel de La Moneda, construit en 1806.

    Salvador Allende, coiffé d’un casque, observe les avions bombardant la MonedaVers midi, l’aviation bombarde le palais et les soldats y pénètrent enfin.

    Après une allocution désespérée à la radio, le président demande à ses défenseurs de quitter les lieux. Resté seul, il se suicide d’une rafale de mitraillette. Il a 65 ans.

    La junte militaire proclame l’état de siège dans tout le pays et dissout les partis. Dans les jours qui suivent, 45 000 personnes suspectes de sympathies marxistes sont raflées et concentrées dans le sinistre stade de Santiago (*).

    Trois mille d’entre elles disparaissent tragiquement dans les geôles militaires ; beaucoup sont torturées avant d’être exécutées de diverses façons comme d’être lâchées du haut d’un avion dans l’océan !

    200 000 Chiliens se sentant menacés prennent les chemins de l’exil.

    Ce déchaînement de violence sadique vaudra un quart de siècle plus tard une inculpation de crime contre l’humanité à Augusto Pinochet. (...)


  • 11 septembre 2001, Cold case
    Le film Zero, l’enquête inachevée
    https://www.youtube.com/watch?v=7_N2uZiJsEo


    Tant qu’il n’y a pas de réponses cohérentes de la part des autorités américaines dans cette affaire, il y aura des questions.
    Une chose est certaine selon Kader Abderrahahim, chercheur à l’IRIS sur Radio Orient ce matin, les États-Unis et le monde sont entrés dans une nouvelle ère...
    Radio Orient le 11/9/2017
    http://www.radioorient.com/le-journal-du-matin-en-langue-francaise-du-1192017
    http://www.novaplanet.com/sites/default/files/imagecache/page_mea/articles/images/capture_decran_2012-09-25_a_15.23.13.png
    NRobin


  • Bruno le Maire et Israël.
    Ancien Directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon.
    Il aurait rédigé le discours de De Villepin de 2003 !!!
    Je n’ai pas d’explication à cette escroquerie !
    Est-ce un agent du Mossad ?
    NRobin

    Des actions BDS efficaces plus importantes que jamais pour soutenir Gaza et faire rendre des comptes à Israël – BDS France

    https://www.bdsfrance.org/des-actions-bds-efficaces-plus-importantes-que-jamais-pour-soutenir-les-p

    https://www.bdsfrance.org/wp-content/uploads/2017/09/Bruno_Le_Maire_8485947784-e1504625867932.jpg

    Malgré la politique coloniale d’Israël, malgré la condamnation d’Israël par le conseil de sécurité de l’ONU fin 2016, malgré les crimes de guerre israéliens à Gaza, comme si de rien n’était, le ministre de l’industrie Bruno le Maire, en visite en Israël veut encore développer les échanges économiques avec le régime d’apartheid israélien.

    La campagne BDS au contraire, développe l’idée de Boycott, de désinvestissement et de sanctions vis à vis d’Israël, tant que ce pays ne se conformera pas aux droit humains et au droit international !

    Bruno Le Maire a déclaré sur I24 :

    Je crois que nos relations économiques peuvent être encore largement développées. Elles ne sont pas à la hauteur de l’amitié qui existe aujourd’hui entre la France et Israël », puis :

    « Nous pouvons et nous devons avoir des relations économiques plus étroites, en particulier dans le secteur des nouvelles technologies où Israël est un des leaders mondiaux » et encore :

    « Moi je souhaite que des entreprises new-tech israéliennes viennent investir, s’installer aussi en France, aujourd’hui les liens ne sont pas suffisants ».

    Et pour en rajouter Jacques BIOT Président de l’École Polytechnique qui l’accompagnait s’est déclaré très « en phase avec les université israéliennes », alors que les liens entre l’armée, les industries de l’armement et les université israéliennes sont bien connus.

    On croit rêver, est-ce bien le même pays dont le ministère des affaire étrangères déclarait le 10/04/2017 : « La France rappelle que la colonisation est illégale au regard du droit international, notamment à la résolution 2334 du conseil de sécurité des Nations unies. Elle appelle Israël à respecter ses obligations internationales. » ?
    https://jerusalem. consulfrance.org/Annonce-d- une-nouvelle-colonie- israelienne-en-Cisjordanie

    La France a-t-elle reçu le dédommagement (les excuses et l’assurance que cela ne recommencera pas) comme elle l’a demandé pour les destructions d’une école, d’un jardin d’enfants qu’elle avait financés ? https://jerusalem. consulfrance.org/Destructions- de-structures-humanitaires- declarations-de-la-porte- parole-du-Quai

    Enfin peut-on vraiment parler « d’amitié » quand l’armée israélienne emprisonne sans charges un citoyen français, à savoir Salah Hamouri ?

    Au delà de la duplicité de l’attitude du gouvernement, la Campagne BDS France s’oppose au développement des liens économiques avec Israël, appelle au développement de B.D.S. Dénonce la publicité faite, en permanence dans nos grands médias et reprise ici par le ministre, à l’État d’Israël en le présentant comme un exemple de technologie, masquant la réalité d’une société militariste au service de la colonisation et de l’oppression d’un peuple.

    La Campagne BDS France

    www.bdsfrance.org


  • UE / Law Train
    https://www.bdsfrance.org/des- universitaires-palestiniens- exhortent-les-universites-et- intellectuels-europeens-a-se- retirer-de-law-train/

    Des universitaires palestiniens exhortent les universités et intellectuels européens à se retirer de LAW TRAIN

    5 septembre 2017
    http://chroniquepalestine.com/wp-content/uploads/2016/09/A1-17.jpg

    PACBI, la Campagne palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël – 4 septembre 2017 – Belgique, Royaume Uni, Italie.

    Des professeurs et des institutions académiques européens ont insisté pour que cesse la coopération avec le projet financé par l’UE, du fait de l’engagement des institutions israéliennes connues pour leurs pratiques de détention illégale, de torture au quotidien et de violence envers les Palestiniens.

    Palestine occupée – la Fédération Palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) et la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) en appellent aux professeurs et institutions académiques d’Europe pour un retrait immédiat de leur participation au LAW TRAIN, un projet qui vise à unifier les méthodes d’interrogatoires policiers et qui ignore les violations graves des droits humains.

    Nous appelons l’Université belge KU Leuven, l’Institut de recherche portugais INESC-ID et les universitaires britanniques membres du comité consultatif du projet, à cesser immédiatement leur engagement dans ce programme, par respect pour le droit international et pour les droits humains des Palestiniens.

    LAW TRAIN est un projet cofinancé par l’UE et par le ministère israélien de la sécurité publique, la police nationale israélienne et l’université Bar Ilan d’Israël.

    Les pratiques de détention illégale du ministère israélien de la sécurité publique et de la police, la torture au quotidien et l‘usage de la violence contre les manifestants palestiniens ont été critiqués par l’ONU et par les organisations de défense des droits humains. Ces pratiques jouent un rôle actif dans la détention illégale de milliers de prisonniers politiques palestiniens qui sont dans les prisons israéliennes.

    La police nationale d’Israël, qui a en son sein l’infâme unité de la police des frontières, est profondément impliquée dans des crimes de guerre, des exécutions extra judiciaires et dans de violentes attaques illégales contre des Palestiniens, brutalisant notamment les enfants prisonniers, ainsi que l’a documenté Human Rights Watch. La police est aussi responsable d’ancrer une culture de l’impunité parmi les Israéliens qui terrorisent ou attaquent des civils palestiniens. Dans 95% de ces attaques, la police se soustrait à l’accusation des délinquants.

    La présence du siège de la police nationale sur le territoire occupé de Jérusalem Est constitue une violation grave du droit international et relève d’un crime de guerre. Cela implique les participants européens à LAW TRAIN en violation du droit international. Cela présente aussi le risque de violer la propre politique de l’UE de non reconnaissance de la souveraineté israélienne sur les TPO et les lignes directrices de l’UE quant à la participation à des programmes de recherche, puisque la Commission européenne n’a pas été en mesure de confirmer que les activités du projet ne se situent pas sur de la terre illégalement occupée.

    L’université Bar Ilan est profondément complice de l’oppression des Palestiniens par Israël. Elle maintient des liens étroits avec le Shin Bet, les services de sécurité d’Israël, lequel a été condamné par le comité de l’ONU contre la torture pour son usage de la torture et d’autres méthodes illégales d’interrogatoire.

    La coopération avec ces institutions via LAW TRAIN n’est pas seulement un mépris des droits humains des Palestiniens, elle donne le feu vert à la poursuite de ces méthodes de torture et, pire encore, elle les présente comme un modèle à suivre en Europe.

    Nous vous écrivons après que plus d’un millier de prisonniers politiques palestiniens aient observé une grève de la faim de 40 jours cet été en signe de protestation contre les conditions inhumaines qui leur sont faites par Israël, torture comprise ainsi que le refus de soins médicaux et la mise au cachot, dans lesquels la police nationale israélienne et le ministère de la sécurité publique sont directement impliqués. Actuellement Israël garde en prison environ 6 000 prisonniers politiques palestiniens, dont 300 enfants, nombre d’entre eux étant détenus sans accusation ni procès.

    En août dernier, après une pression de la société civile, le gouvernement portugais s’est retiré de la participation à LAW TRAIN et nous exhortons les autres partenaires européens du projet à faire de même.

    Nous appelons l’Université belge KU Leuven, l’Institut de recherche portugais INESC-ID et les universitaires britanniques membres du comité consultatif du projet à cesser de faciliter la violation des droits humains des Palestiniens, par leur retrait immédiat de LAW TRAIN.

    La Fédération Palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) et la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

    Source : PACBI


  • 11/9 NRobin
    Technologie, individualisme, capitalisme suicidaire par Christopher Pollmann

    http://www.lampe-tempete.fr/pollmann.html
    Les attentats du 11 septembre 2001 :
    Technologie, individualisme, capitalisme suicidaire** par Christopher Pollmann*
    « Dans la société que vous appelée civilisée, le bonheur des hommes
    est sans cesse sacrifié à la splendeur de l’empire. »
    THAYENDANEGEA, membre de la tribu Mohawk, environ 1742 à 1807.
    Cette contribution s’apparente à une épreuve pour moi et sera peut-être un défi pour les lecteurs. Je me trouve en effet pris entre deux feux, entre exigences et tentations contradictoires. D’un côté et depuis le 11 septembre 2001, je cherche à
    comprendre dans quelle mesure ces attentats et les réactions qu’ils ont provoquées relèvent de la même logique, à savoir de l’univers occidental industriel et individualisé. De l’autre, de plus en plus de sources d’informations indépendantes mais concordantes suggèrent que des factions au sein du gouvernement des Etats-
    Unis étaient au courant de l’agression à venir ou l’avaient même activement
    soutenue
    1, hypothèse défendue par un nombre croissant de chercheurs, de journalistes et d’hommes politiques2
    . Elle implique de vérifier par les faits la version officielle d’une conspiration d’O. ben Laden et d’Al-Qaida dans la préparation et
    l’exécution des attentats. Or, un tel examen objectif doit affronter la capacité
    d’autoimmunisation des théories conspiratrices qui s’avèrent ainsi apparentées à la démonologie développée lors de la chasse médiévale aux sorcières. Autrefois, tout doute émis contre la présence du diable attestait sa perfide capacité de dissimulation
    et le rendait encore plus dangereux. Aujourd’hui, toute réserve à l’encontre de l’idée d’une conspiration islamiste se voit elle-même, aussitôt, qualifiée d’obsession d’un complot d’Etat, voire de complicité avec les kidnappeurs.
    De premières versions de ces réflexions ont été présentées, en anglais, lors de plusieurs conférences aux États-Unis en 2002, et publiées dans Asia University Law Review, vol. 39, janv. 2005, n° 2, p. 166 à 140. Leur coloration parfois “rebelle” a été conservée ici. Sauf indication contraire, les traductions sont de notre fait et l’italique vient des auteurs cités ; les sites Internet ont été visités le 14 fév. 2012.
    * Professeur des universités, agrégé de droit public, Université de Lorraine, “Emile Noël Fellow” à
    la Harvard Law School (2001-02).
    1 Pour un résumé de juin 2007, cf. C. POLLMANN, “Une contre-révolution planétaire. Attentats du 11 septembre 2001 : conspiration islamiste ou nouveau Pearl Harbor ?”, Centre de recherche sur la mondialisation : www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=5957. V. aussi l’un des
    meilleurs chercheurs en la matière, David Ray GRIFFIN, Un autre regard sur le 11 Septembre, 10 ans après. Le Nouveau Pearl Harbor, 2ème éd. Demi-Lune 2011, ainsi que le professeur canadien Michel CHOSSUDOVSKY, Guerres et mondialisation. La vérité derrière le 11 septembre, Le Serpent à plumes, 1ère éd. 2002 (2ème éd. revue en anglais : America’s « War on Terrorism », Centre for Research on Globalization : Montréal 2009), l’un des chapitres centraux étant résumén ici http://globalresearch.ca/articles/CHO205A.html.
    2 Parmi ces derniers, l’ancien ministre allemand Andreas von BÜLOW, Die CIA und der 11. September. Internationaler Terror und die Rolle der Geheimdienste, Piper : 2ème éd. München 2011, ainsi que l’ancien ministre britannique Michael MEACHER, “This war on terrorism is bogus”, The Guardian, 6 sept. 2003, www.guardian.co.uk/print/0,3858,4747953-103677,00.htm. V. plus
    largement le site www.patriotsquestion911.com/.
    1
    © C. Pollmann / lampe-tempete.fr

    Suite sur ce lien :
    http://www.lampe-tempete.fr/pollmann.html


  • Je lui souhaite bon courage !
    NRobin

    http://www.france-irak-actualite.com/2017/08/bachar-al-assad-la-syrie-de-demain-sera-resolument-tournee-ve

    Bachar al-Assad : la Syrie de demain sera résolument tournée vers l’Orient

    Gilles Munier 28 Août 2017 0

    Discours du Président de la République Arabe Syrienne Bachar al-Assad le 21 août 2017, devant les membres du corps diplomatique syrien (vidéo sous-titrée en français : 13’01)

    Traduction : Mouna Alno-Nakhal

    Texte du discours sur : Réseau international


  • http://arretsurinfo.ch/qui-est-responsable-des-crimes-en-syrie
    Qui est responsable des crimes en Syrie ?
    Par Nadia Khost — 04 octobre 2014
    Mis à jour le 01.09.2017
    A l’heure où les forces gouvernementales sont en passe de gagner la guerre menée contre l’Etat syrien par des groupes radicaux, ce texte de Mme Khost devrait être pris en considération par la Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie. Il devrait appeler Mme Carla del Ponte – qui se disait encore tout récemment « convaincue » que les preuves sont suffisantes pour condamner le président syrien pour crimes de guerre – à nuancer son propos. L’Etat syriele nom’eurovision.’Eurovision’eurovisionn ne massacrait pas son propre peuple ; le président Assad défendait son peuple ![ASI, 01.09.2017]
    http://www.discover-syria.com/image/_px/ds-20611nadeagost09.JPG
    Nadia Khost
    Ce texte accablant de vérités occultées a été publié initialement en mars 2012. Vérités bafouées mettant en accusation les élites politiques et médiatiques qui, depuis 2011 ont délibérément masqué les atrocités perpétrées par les « rebelles ». Il est indécent de les entendre aujourd’hui parler de l’EI comme d’un phénomène circonscrit. Il est indécent de les entendre affirmer que le président Assad est « l’allié objectif des terroristes de l’EI » alors que son armée et le peuple syrien n’ont cessé de les combattre au prix de grandes pertes. [Silvia Cattori, 4 octobre 2014]
    Qui est responsable des crimes en Syrie ? [11 mars 2012]
    http://i.imgur.com/lNeqv.jpg
    Laurent-fabius-lors-d-une-reunion-des-ministres-des-affaires-10757769nvsrq_1713
    Laurent Fabius partisan d’une intervention militaire en Syrie à la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de sécurité, 30 août 2012. Crédit photo : afp.com
    Il y a un an seulement [mars 2011], les Syriens vivaient en sécurité. Ils ignoraient tout des armements qu’ils découvrent chaque fois que l’armée les saisit dans les cachettes des milices ou lorsqu’elles entrent depuis la Turquie ou le Liban. Ils n’avaient jamais vu les obus, les fusils et mitrailleuses de toutes sortes, les bombes assourdissantes, les obus anti-char, les revolvers, les appareils d’espionnage, les lunettes de vision nocturne, les charges explosives, les gilets pare-balles.
    Maintenant, nous savons que la mort peut venir des bonbonnes de gaz, ou des galons d’huile ! Nous savons que chacun d’entre nous peut mourir dans une explosion ou lors d’une attaque des bandes armées si son nom figure sur leur liste des gens à abattre ! Malgré cela, le Conseil des Droits de l’Homme à Genève refuse de reconnaître que ce qui se passe ici est l’assassinat de notre sécurité, l’abolition de notre rythme de vie. Et va chercher les accusés parmi les victimes ! Or, nous qui vivons en Syrie, et non dans un pays occidental, nous connaissons la vérité que l’Occident et ses institutions « humanitaires » ne veulent pas connaître.
    Nous avons en tête deux images. L’image -passée une seule fois à la télévision syrienne- d’une famille à Baba Amro, près de la table dressée, dont tous les parents, enfants, oncles avaient était tués ; sur le mur, leurs assassins avaient écrit, avec le sang des victimes, le nom de la brigade qui avait commandité ce crime. L’autre image est celle d’une femme habitant à Douma, [une banlieue de Damas] qui racontait que les milices avaient conduit un jeune homme ligoté sur la place publique, pointé leur mitrailleuse, et obligé les gens à assister à son exécution. Et que le lendemain, ils en avaient tué d’autres, de la même manière. À la même époque, simultanément, Ayman et Fahd Arbini – en compagnie de Zaher Qweider d’Al-Qaïda – ont tiré des obus RPG sur l’église d’Arbin, [banlieue de Damas] et sur le collège islamique. Ces crimes ont eu lieu dans des zones sous contrôle des bandes armées. Dans quel projet s’inscrit ce terrorisme ? Qui est responsable de ces crimes ?
    Un des criminels arrêtés à Baba Amro raconte – comme on raconte une histoire banale – qu’il a tué et violé des femmes. Que des cheikhs du conseil militaire lui avaient signifié par fatwa que le meurtre et le viol étaient licites. Ce n’est pas étonnant : les cheikhs wahhabites d’Arabie Saoudite qui appellent de leur tribune au Jihad contre le gouvernement syrien, ainsi que Kardawi, le cheikh d’Al-Jazeera, prononcent des fatwas légalisant l’assassinat d’alaouites, de chrétiens, de druzes et de sunnites favorables au gouvernement. Les bandes armées qui exécutent ces fatwas reçoivent de l’argent du Qatar et de l’Arabie Saoudite, ainsi que des drogues que l’armée syrienne confisque en quantités avec les armes. Faisaient partie du butin trouvé à Baba Amro : des armes et des devises occidentales et israéliennes, des passeports divers – parmi lesquels un « passeport pour le paradis » – du matériel de communication sophistiqué. Ces cheikhs ne connaissent pas la recommandation formulée, au début de l’Islam, par le Calife Omar bin el Khattab : « Ne tuez pas de femmes ni d’enfants ni de vieillards, ne coupez pas d’arbres, et laissez les moines dans leurs couvents. »
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    Combattants d’une prétendue Armée Syrienne Libre (ASL)
    Ces fatwas expliqueraient pourquoi, le 7 mars 2012, un homme a raconté, sans peine ni remord, qu’il a tué cinquante hommes et violé des dizaines de femmes. C’est ce qu’on appelle communément de la conquête. Les bandes armées ont « conquis » les femmes et l’argent des victimes, ont pillé les institutions publiques, volé les ambulances et les voitures des municipalités et des particuliers. Hier, un citoyen de Homs se plaignait d’un sniper qui avait conquis les rues qu’il contrôlait depuis le haut de sa terrasse. Parmi les tués, il y avait un enfant de 11 ans, Malek El Aktaa. L’objectif de ce terrorisme ? Briser la société syrienne, infliger des pertes à l’armée, morceler la Syrie, paralyser la production agricole, industrielle et artisanale. Bref, détruire la structure de l’État. Dans les quartiers qu’elles contrôlaient, les bandes armées ont empêché les enfants d’aller à l’école, les étudiants de se rendre à leur examens universitaires. Elles ont tué les ouvriers sur le chemin de leur usine, elles ont empêché les paysans d’aller semer sur leurs terres et les centrales électriques de s’approvisionner, elles ont assassiné des hommes d’affaires et des professeurs d’université. Elles ont détruit la vie là où elles se sont installées. Le 11 mars 2012, elles ont kidnappé le politicien Mosbah Al Chaar à Homs, et elles ont assassiné le champion de boxe Ghiath Tayfour à Alep, comme elles avaient assassiné un champion de natation et fait sauter un pont dans la région d’Al Ghab.
    Le rapport de la Commission des observateurs arabes – qui ont visité les lieux où ces événements se sont produits et rencontré les victimes – a relevé que le mandat de la Ligue Arabe adressé à la Syrie ne mentionnait pas les bandes armées. Et que ces bandes attaquaient les civils et les institutions publiques et privées, obligeant l’armée régulière à riposter. La Ligue Arabe, dirigée aujourd’hui par le Qatar et l’Arabie Saoudite, s’attendait à ce que la Syrie refuse de recevoir la Commission des observateurs. Puis elle a imaginé que le rapport rédigé par les observateurs irait dans le sens de son projet de légaliser une intervention militaire. Mais l’atrocité des crimes, l’ardeur des victimes à exprimer leur douleur, et la conscience politique des Syriens, a permis aux honnêtes personnes de la Commission de transmettre la vérité. C’est pourquoi la Ligue Arabe a par la suite négligé le rapport et a exigé la démission du chef de mission, cet homme loyal [1]qui a refusé le chèque en blanc proposé par le Qatar.
    Pourquoi donc les dirigeants occidentaux et les institutions internationales n’ont-ils pas adopté ce rapport rédigé par des spécialistes en sécurité et des militaires qui documentaient les évènements tels qu’ils se déroulaient sur le lieu même ? Ils ont préféré adopter ce que concocte l’ « Organisation syrienne des droits de l’homme », basée à Londres ; une organisation représentée par un unique individu appartenant aux Frères musulmans, qui ne fait qu’inventer les« informations » diffusées à leur demande.
    Le problème ne réside pas uniquement dans le fait que ces dirigeants occidentaux qui soutiennent la guerre contre la Syrie ne veulent pas savoir qui sont les véritables auteurs des crimes et des violations des droits de l’Homme. Le fond du problème est qu’ils exécutent une stratégie qui vise à détruire l’État Syrien. Ceci montre que les politiciens occidentaux sont devenus des vassaux aveugles du projet américano-sioniste ! Et que Sarkozy et Bernard Henri Lévy en France ont réussi à enterrer la politique de la France vis-à-vis des Arabes instaurée par De Gaulle. Lorsque nous entendons M. Alain Juppé, cela ne nous évoque nullement le Général De Gaulle. Nous avons plutôt l’impression d’entendre Oliva-Roget qui avait ordonné le bombardement de Damas en 1945 [2].C’est pourquoi, il nous semble que la lettre de M. Laulan à Juppé [3] – lui rappelant que la guerre contre la Syrie ne sert pas les intérêts de la France – suggère aussi que la dignité de la France suppose qu’elle ne soit pas la vassale du projet américano-sioniste.
    Mettons donc de côté ces termes qui trahissent leur sens : « les droits de l’Homme, les révolutionnaires, l’armée syrienne libre, la défense des citoyens syriens ». Les dirigeants occidentaux doivent savoir que les « révolutions », supposent un programme politique national, que c’est la cause des hommes de grande envergure, penseurs et poètes. Une cause basée sur la loyauté à la Patrie, qui naît de cette Patrie ; et non pas une cause initiée par une décision extérieure. Comme l’histoire des luttes arabo-israéliennes est marquée par les guerres d’agression israéliennes, un des premiers principes des révolutionnaires patriotes est de ne pas recevoir d’aides ou d’armes israéliennes. Et de respecter les principes fondamentaux qui leur imposent de ne pas oublier que l’ennemi n’est pas la confession d’en face, mais que l’ennemi, l’agresseur c’est Israël, ainsi que l’impérialisme Occidental qui, lui, veille sur la sécurité d’Israël et se moque de celle des Arabes. Les dirigeants occidentaux savent ces vérités, mais ils consacrent leurs efforts au morcellement des pays arabes et à l’embargo contre l’Iran ; leur projet vise la Russie, la Chine, et les pays de l’ex-Union soviétique. Ils ont enfreint les lois internationales, leurs agents secrets se sont infiltrés à Homs, où ils ont dirigé la guerre de l’« Émirat islamique de Baba Amro », avec les bandes salafistes et Al-Qaïda ! Ils ont tenté par trois fois, au Conseil de Sécurité, d’autoriser l’ingérence en Syrie. Mais le fait que l’aviation israélienne bombarde Gaza, qu’elle ait tué, rien que le 10 mars, dix huit personnes dont des enfants, et que les colons israéliens détruisent les monuments palestiniens islamiques et chrétiens, et judaïsent la Jérusalem historique, tout cela n’a pas retenu leur attention.
    Ces drames nous permettent de conclure que la politique occidentale ne reflète pas seulement un effondrement moral en adoptant le mensonge et les falsifications, mais aussi un effondrement politique et la cécité de la pensée. Cette politique conspire contre la Syrie. Un pays qui se distingue par un tissu social où se mêlent dans une unité nationale les religions, les confessions et les « ethnies ». Un pays qui se distinguait il y a peu par une sécurité rarement rencontrée en Occident, et par une culture humaine fière de ce qu’ont apporté les grandes révolutions à l’humanité. Un pays qui traduit les œuvres de la littérature mondiale, qui écoute la musique classique comme il écoute la musique locale, et dont les femmes participent à la vie productive et publique que le peuple cherche à améliorer. La politique occidentale utilise dans sa guerre, la diplomatie, les médias, les organisations internationales, et les armes sophistiquées ; elle s’appuie sur des régimes despotiques qui n’ont pas de Constitution ni de Parlement, qui accueillent sur leur territoire des bases militaires états-uniennes, et qui tuent les manifestants à Bahreïn et à Qatif en Arabie Saoudite.
    Comment expliquer la collaboration de l’Occident avec des combattants d’Al-Qaïda qui sont sur les listes du terrorisme international, et que le Qatar et l’Arabie Saoudite financent pour leur guerre contre la Syrie ? Comment expliquer la feinte ignorance occidentale de la position des chrétiens syriens présents sur le devant de la scène pour défendre la structure sociale, et qui condamnent l’intervention occidentalo-sioniste ? Pourquoi l’Occident n’écoute-t-il pas le Patriarche maronite du Liban, mais encadre-t-il les bandes takfiristes qui assassinent les chrétiens syriens, et attaquent leurs monastères et églises, que les musulmans respectent et honorent ? Al Zawahiri [leader d’Al-Qaïda] a revendiqué les attentats de Damas et d’Alep par Al-Qaïda. Des rapports officiels témoignent de rencontres entre les services secrets français et britanniques avec les combattants libyens d’Al-Qaïda. Les Syriens ont appris que les services secrets français et britanniques se trouvaient à Baba Amro aux côtés des bandes d’Al-Qaïda. Leurs médias se sont abstenus de montrer à l’écran ces infiltrés étrangers, laissant ainsi refroidir la colère ressentie vis-à-vis de ce non respect occidental de la souveraineté syrienne. La sagesse syrienne a préféré la maîtrise de la situation à Baba Amro, à une telle exposition. Des centaines d’hommes armés se sont rendus à l’armée syrienne lorsque la protection occidentale s’est retirée. Ceci confirme la responsabilité de l’Occident dans les crimes que commettent les bandes armées. Et il ne s’agit pas uniquement des assassinats et des enlèvements, mais également de la destruction des équipements de base dont le peuple syrien paie le prix : l’explosion des oléoducs et des gazoducs, des pylônes électriques, des stations d’eau, l’incendie des écoles, la destruction des hôpitaux, le pillage des édifices publics [par les bandes armées].Nous affirmons donc que l’Occident se moque de la protection des chrétiens, des monastères et des églises, car les chrétiens sont patriotes, refusent l’ingérence et condamnent le complot occidentalo-sioniste, Il ne leur échappe pas que les prétendus « révolutionnaires » sont des bandes de criminels, et que les sanctions européennes visent à se venger du peuple syrien, dont les chrétiens sont partie intégrante. Bizarre que ces vérités ne parviennent pas aux ministères des affaires étrangères occidentaux ?
    En tous cas les instructions données par l’opposition extérieure sont : ne regardez pas la télévision syrienne, ni la chaîne al-Dounia, ne votez pas pour la Constitution ! Il semble que Madame et Messieurs Clinton, Juppé et Cameron ne veuillent pas voir non plus les funérailles des milliers de soldats et officiers de l’armée que les bandes armées ont tués [4] ; ni voir les honneurs rendus à ces martyrs par les villageois. N’ont-ils pas vu non plus que des millions de Syriens ont envahi les places, manifestant ainsi leur avis à l’égard du complot de l’Occident sioniste contre la Syrie ? N’ont-ils pas vu le niveau de conscience politique qui distingue le peuple syrien ? N’ont-ils pas entendu la clameur des femmes, voilées ou pas, et leur refus de l’ingérence dans les affaires internes de la Syrie ? Ils ne le voient pas, car seul celui qui a la conscience éveillée, et qui est libre, peut être ému par les douleurs humaines, et apprécier la dignité nationale syrienne. Est-il concevable que les « défenseurs de la démocratie » n’aient pas remarqué que la nouvelle Constitution interdit les partis fondés sur une base religieuse ou ethnique, et qu’elle garantit le respect des libertés personnelles et religieuses ? Le grand débat national n’a-t-il pas été remarqué ? Dans quel autre pays un projet de Constitution a-t-il été débattu dans des meetings, dans les centres culturels, à l’université, à la télévision, dans des réunions ? J’ai vu un exemplaire de la Constitution entre les mains de collégiens et d’étudiants universitaires ; les gens ont exprimé leur avis, et devant le Parlement se sont manifestés les politiciens en désaccord avec l’article 3 [de la Constitution].
    Syrie Conseil de sécurité janvier 2012
    Réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie, à New York le 30 janvier 2012. DR
    Mais la question n’est pas celle des droits de l’Homme car, si c’était le cas, MM. Juppé, Cameron et Mme Clinton auraient dû voir l’agression permanente dont est victime le peuple palestinien, et le mépris d’Israël à l’égard des décisions internationales qui interdisent la judaïsation de la terre occupée et la métamorphose de ses caractéristiques. Ils auraient dû condamner les crimes qu’a commis Israël au Liban, et méditer sur les violations des droits de l‘Homme en Libye. La « communauté internationale » aurait dû examiner les déclarations des officiels israéliens qui menacent de bombarder les installations nucléaires iraniennes, et les juger pour menaces de guerre. Mais la logique s’est évanouie. L’État d’Israël, qui possède des bombes atomiques, qui refuse de laisser visiter ses installations nucléaires, n’est pas condamné. L’Iran qui ne possède pas d’armes nucléaires, qui accepte de faire visiter ses installations nucléaires, est lui menacé par Israël. Tandis que l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique communique les noms des scientifiques iraniens, ce qui facilite leur assassinat…
    On a vu le président Obama se tenir comme un écolier docile devant Netanyahou, garantissant le « droit d’Israël à assurer sa sécurité », (cette sécurité s’étendant d’Israël à l’Égypte, à la Lybie et à l’Iran !) et garantissant son engagement à assurer la suprématie militaire d’Israël. Nous avons ainsi vu, sur le plan symbolique, la concordance entre le projet occidental et le projet sioniste. C’est pourquoi, M. Juppé ne diffère guère de Mme Clinton. Son arrogance n’est pas sans rappeler celle d’un gouverneur pendant la période d’occupation. Ces événements ont permis de mettre une fois de plus en lumière l’influence sioniste au sein du parti communiste et du parti socialiste français. N’est-il pas ironique que Bernard Henri Lévy, le sioniste, se définisse comme socialiste ? Et qu’il cite Marx dans son livre sur ses missions dans l’invasion de la Lybie où il se déclare « fidèle à son judaïsme et son sionisme » ! Le parti communiste français n’a-t-il pas remarqué ce qu’est le système politique de l’Arabie et du Qatar, et ce que sont les bandes takfiristes utilisées dans la guerre contre la Syrie ? Il s’ensuit que l’Occident ne collabore plus qu’avec ceux qui ont des liens avec Israël et qui privilégient la sécurité de cette dernière, sur la sécurité nationale arabe. C’est pourquoi Basma Kodmani [5] a avoué qu’« Israël est une nécessité » ! Certains membres du Conseil d’Istanbul ont assuré qu’ils établiront des liens avec Israël. Dans cette concordance, s’inscrit la collaboration des services secrets israéliens, qataris, et saoudiens, ainsi que les bandes armées munies d’armes israéliennes découvertes dans des cachettes à Douma, dans la banlieue de Damas, et à Baba Amro. Ce Conseil, appuyé par Juppé et Clinton, a commis ce que le peuple syrien ne pardonne pas : le fait d’avoir facilité l’ingérence étrangère politique et militaire en Syrie, d’avoir des liens avec Israël et le sionisme. Dans ce climat, l’Occident accuse les victimes des crimes qu’il a lui-même commis par le biais de ses bandes armées. Cela ne nous étonne pas qu’il voie AbdelKarim Belhaj, Al Mahdi Harati, Al Zawahiri, l’émir du Qatar, et le roi Saoudien comme autant de « révolutionnaires démocrates », et qu’il efface de sa mémoire Che Guevara et Manolis Glezos !
    Est-il possible de changer la stratégie occidentale pour dissiper le danger d’un embrasement du proche Orient ? Le point lumineux est que des puissances ayant des stratégies différentes, essaient, avec force et courtoisie, de stabiliser les relations internationales ; ce sont de grandes puissances économiques avec des intérêts, une vision, et une structure. Le discours prononcé par Poutine le 10 février 2007 à la 43e Conférence sur la sécurité à Munich, ainsi que son dernier article, montrent que la Russie n’est plus le pays que l’Occident a sauvagement violé après avoir démantelé l’Union soviétique. Elle fait partie maintenant de l’union du BRICS, bien décidée à l’établissement de nouvelles relations internationales. Dans cette union, beaucoup de peuples voient la libération du joug du monde unipolaire, la sortie du chaos, et du déni du droit humain et international. Nous lisons l’espoir dans l’appel de Theodorakis qui indique la Russie pour sortir de la crise. Son appel « La vérité sur la Grèce » [6] dénonce la stratégie dessinée par Zbigniew Brzeziński : « Ce n’est plus l’État-nation qui fait le progrès mais les banques. » Il faut reformuler cette expression autrement : ce sont les banques et la guerre qui fabriquent la misère des peuples et qui tuent les identités nationales. En témoigne la parole de Sarkozy à la délégation du Conseil de transition Libyen : « Nous devons apprendre au peuple grec à vivre ». Les banques occidentales non seulement dépouillent les peuples, mais elles les humilient. Que n’avions nous pas découvert plus tôt que la Russie, la Chine, l’Iran le Brésil, l’Afrique du Sud, et l’Amérique Latine, sont des espaces humains et économiques, remplaçant l’Occident !
    Qui_est_responsable_des_crimes_texte
    http://arretsurinfo.ch/wp-content/uploads/2014/10/Qui_est_responsable_des_crimes_texte.jpg
    Les toits de Damas, une église et une mosquée, se côtoient paisiblement dans le crépuscule
    Le sang des victimes avec lequel les Libyens d’Al-Qaïda ont écrit sur le mur de la famille assassinée, « de Misrata nous sommes venus pour libérer la Syrie », et les décombres de Baba Amro -là où les services secrets français et britanniques ont dirigé la guerre- dessinent un tableau réunissant Al-Qaïda, les cheikhs despotiques du pétrole (qui interdisent à la femme de conduire), les bandes de mercenaires, les dirigeants occidentaux, les services secrets occidentaux, les régimes coupeurs de têtes saoudiens, et l’opportuniste qatari. Un tableau très significatif, qui ne permet pas à ceux-là de donner aux Syriens des leçons sur les droits de l’Homme ou sur la démocratie ! Mais qui impose de juger les dirigeants de l’Occident et du Golfe qui ont planifié et financé les crimes en Syrie !
    Dr Nadia KHOST | Damas, 11 mars 2012
    Article publié initialement par silviacattori.net [Traduit de l’arabe par Anis El ABED]

    Dr Nadia Khost, écrivaine syrienne — auteur de nombreux ouvrages, d’essais, et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la Civilisation Arabe — vit à Damas.
    Notes :
    [1] Le général soudanais Mohamed Ahmed Moustapha al-Dabi était le chef de la mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie.
    [2] Le Général Frenand Olive, dit Oliva-Roget, a bombardé Damas sous mandat français, le 29 mai 1945.
    [3] « Lettre ouverte à Alain Juppé sur la Syrie », d’Yves-Marie Laulan, 10 février 2012.
    http://www.laulan.fr/2012/lettre-ouverte-a-alain-juppe-sur-la-syrie
    [4] Plus de 3000 soldats et officiers tués.
    [5] Le Conseil national syrien (CNS) demande l’intervention étrangère et des armes. Créé en août, il a été lancé début octobre 2011 à Istanbul. Il est censé coordonner les opposants et leurs actions contre Bachar el-Assad, aussi bien en Syrie que dans des pays tiers. Le CNS a tout de suite était reconnu par Sarkozy, puis Cameron et Obama.
    [6] http://www.silviacattori.net/article2870.html
    (*) Voir l’article précédent : http://arretsurinfo.ch/la-syrie-sous-le-feu-des-grands-reporters-aux-ordres
    article_hollandefabius
    François Hollande et Laurent Fabius reçoivent les (faux) amis de la Syrie à l’Elisée
    Source : http://www.silviacattori.net/article2975.html
    URL de cet article : http://arretsurinfo.ch/qui-est-responsable-des-crimes-en-syrie

    • https://assawra.blogspot.fr/2017/09/syrie-assad-nest-pas-la-solution-selon.html?m=1
      Syrie : Assad n’est pas la solution, selon Paris
      http://admin.seneweb.com/dynamic/modules/news/images/gen/l/530ae68e43b7276fff7afd0890892486.jpg
      Des portraits de Bachar al-Assad portés par des militants de l’ONG Reporters sans frontières le 3 mai 2013 à Paris (afp)

      La paix en Syrie ne peut pas se construire avec le président Bachar al-Assad, a estimé vendredi la France, qui tente de reprendre l’initiative sur le dossier syrien en créant un « groupe de contact » aux contours encore flous.
      Le président Bachar al-Assad « ne peut pas être la solution en Syrie » et la transition « ne va pas se faire avec lui », a estimé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian sur la radio privée RTL. « On ne peut pas construire la paix avec Assad », a-t-il dit, dans des déclarations s’inscrivant dans la ligne traditionnelle de Paris.
      Ces propos, que n’auraient pas reniés ses prédécesseurs, interviennent après que le président français Emmanuel Macron eut affirmé peu après son arrivée au pouvoir avoir fait un « aggiornamento » sur la Syrie. En juin, M. Macron avait affirmé qu’il ne voyait pas de « successeur légitime » à Bachar al-Assad, choquant l’opposition syrienne dont Paris était un des principaux soutiens depuis le début de la guerre en 2011.
      M. Macron a réaffirmé à maintes reprises que la lutte contre le terrorisme était sa priorité en Syrie, et qu’il ne faisait pas du départ d’Assad un préalable à toute négociation. Ce virage avait en réalité été pris sous la présidence de François Hollande, après les attentats de Paris en 2015, préparés depuis la Syrie.
      M. Macron, qui veut faire « revenir la France dans le jeu » et revendique un dialogue « pragmatique » avec la Russie, alliée de Damas, pour avancer sur le dossier syrien, a également annoncé au début de l’été la création d’un nouveau « groupe de contact » pour relancer le processus de paix au point mort.
      « La solution, c’est de trouver avec l’ensemble des acteurs un calendrier de transition politique qui permettra d’aboutir à une nouvelle constitution et des élections », a précisé son chef de la diplomatie sur RTL.
      Une feuille de route pour la transition en Syrie a été adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU fin 2015, et c’est sur cette base que des négociations ont été lancées en 2016 à Genève entre le régime et l’opposition syrienne, sans aucune avancée pour le moment.
      Depuis l’annonce de son initiative, Paris est resté très évasif sur la composition du groupe de contact, et notamment sur le fait de savoir si l’Iran, soutien majeur du régime syrien, en ferait partie.
      « Sans l’Iran, autant aller au cinéma », résume une source diplomatique. « Mais en même temps, l’Iran est un chiffon rouge pour l’Amérique de Trump ».
      Selon une autre source diplomatique, ce groupe de contact s’organiserait en fait autour du « P5 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité) et associerait les puissances régionales dans « plusieurs formats de discussion ».
      Depuis 2011, de nombreux groupes, de nombreux formats ont été constitués pour tenter de résoudre le conflit. En 2015, un Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) avait été constitué et pour la première fois il regroupait tous les protagonistes du dossier, dont l’Iran.
      Le groupe s’était délité après l’offensive meurtrière du régime et de son allié russe pour reprendre Alep fin 2016.
      Le conflit en Syrie a fait plus de 320.000 morts et des millions de réfugiés.
      Publié il y a Yesterday par Assawra
      Libellés : France Syrie

    • http://www.fr.awdnews.com/index/nom-de-lutte-contre-terrorismeles-etats-unis-ont-lintention-de-saisir-pe

      Au nom de la lutte contre le terrorisme,les Etats-Unis ont l’intention de saisir le pétrole syrien
      1 septembre 2017
      http://www.fr.awdnews.com/index/wp-content/uploads/2017/09/ob_750ccc_petrole.jpg

      Alors que l’Armée arabe syrienne (AAS) progresse vers Deir Ezzor, les Forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis (FDS), composées pour la plupart de Kurdes syriens, ont commencé à préparer une offensive militaire sur la ville syrienne afin d’empêcher les forces gouvernementales de rétablir le contrôle militaire sur ce territoire riche en pétrole.

      Malgré toutes les promesses selon lesquelles les États-Unis n’ont pas l’intention d’étendre leur présence en Syrie après la défaite de l’EI, Washington continue d’augmenter le nombre de militaires étatsuniens et d’établir de nouvelles bases en Syrie.

      Hier, Gulf News a rapporté que la coalition dirigée par les États-Unis avait déposé une équipe d’élite dans l’est de la province de Deir Ezzor. Selon de nombreux experts, son objectif premier est de recueillir des renseignements et de préparer le terrain pour l’offensive des FDS à Deir Ezzor.

      Ahmed Abu Khawla, un représentant des FDS, en est la preuve. Khawla a déclaré que les FDS pourraient commencer leur assaut sur Deir Ezzor « dans quelques semaines » en parallèle avec une bataille continue pour la ville voisine de Raqqa. M. Khawla a également ajouté que tous les plans militaires étaient tout à fait prêts.

      D’ailleurs, selon des sources proches des FDS, les forces soutenues par les Etats-Unis ont l’intention de mener l’assaut à partir de la province d’Al-Hasakah, où les troupes des forces spéciales étatsuniennes sont placées.

      Considérant que les États-Unis et la coalition ont illégalement envahi le territoire syrien, il n’ y a qu’un seul moyen pour Washington de rester en Syrie – d’établir un contrôle total sur Deir Ezzor. Dans ce cas-ci, les États-Unis sont aidés par les Kurdes, qui sont également intéressés à s’emparer des champs de pétrole.

      A son tour, Talal Silo, porte-parole des FDS, a déclaré que Washington avait « une politique stratégique pour les décennies à venir ».

      De toute évidence, il est peu probable que les actions étatsuniennes en Syrie soient limitées à la lutte contre l’EI. Peut-être, il ne s’agit-il que d’une partie du plan de destruction des infrastructures urbaines et de renversement du gouvernement d’Assad en Syrie. Il est maintenant extrêmement important pour l’AAS de ne pas laisser les forces soutenues par les Etats-Unis prendre l’initiative à Deir Ezzor. L’avenir du pays et de l’équation géopolitique stratégique dépendra de qui contrôlera la région stratégique de la Syrie riche en pétrole.

    • Réalité ou mystification ? NRobin
      http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php
      http://www.lepoint.fr/images/2014/02/19/syrie-armes-chimiques-rapport-mit-attaque-ghouta-b-2441988-jpg_2097230_660x281.JPG
      Actualité International
      Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange
      Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d’août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales.
      PAR ARMIN AREFI
      Modifié le 19/02/2014 à 14:25 - Publié le 19/02/2014 à 13:19 | Le Point.fr
      Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armée syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration.
      Lancement d’un missile lors de manoeuvres de l’armée syrienne, le 9 juillet 2012. Photo d’illustration. © AFP/ Sana
      L’incident est passé relativement inaperçu. Le 4 février dernier, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius est invité par l’école de commerce Essec à s’exprimer sur le dossier syrien. Lors de la séance de questions, un jeune homme se présentant comme journaliste indépendant pour l’Agence Info libre interroge le ministre sur un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) selon lequel, affirme le journaliste, « Bachar el-Assad ne serait pas à l’origine de l’attaque chimique de la Ghouta », survenue le 21 août dernier dans cette banlieue de Damas, faisant des centaines de morts, dont de nombreux civils.
      « Pouvez-vous aujourd’hui devant cette assemblée reconnaître que vous vous êtes trompés sur cette situation et présenter vos excuses ? » demande alors le jeune homme. « Certainement pas », répond Laurent Fabius. L’auditoire s’esclaffe de rire. « Il y a eu une enquête des Nations unies qui ont diligenté beaucoup d’experts et qui ont établi de la façon la plus ferme qu’il y avait eu un massacre chimique (...) qui trouvait son origine dans les gens du régime », souligne le ministre des Affaires étrangères.
      « Mensonges » de Fabius
      Très vite, la vidéo de la scène se répand comme trainée de poudre sur la Toile, présentée comme la « question qui tue d’un journaliste courageux à Laurent Fabius », accusé de « mentir » sur l’attaque au gaz attribuée à Bachar el-Assad. Ces accusations ne sont pas tout à fait sans fondement. Car si le rapport final de l’ONU sur l’attaque, remis le 12 décembre dernier, confirme l’existence de « preuves flagrantes et convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, dont des enfants », dans la région de la Ghouta, il n’accuse nullement le régime syrien, encore moins les rebelles, les inspecteurs onusiens n’étant pas mandatés pour le faire.
      Bachar el-Assad est en revanche incriminé par deux synthèses des services de renseignements américains et français, publiées respectivement le 30 août et le 3 septembre 2013, pour ainsi justifier publiquement des frappes occidentales à venir. « La simultanéité de l’attaque, dans des endroits différents, réclame un savoir-faire tactique indéniable que seul le régime syrien possède », assure encore aujourd’hui Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques à la Fondation pour la recherche stratégique.


  • Imposantes manifestations à Francfort en soutien à la Syrie et à Assad. Info made in Germany
    N Robin

    http://m.fr.de/frankfurt/weltfriedenstag-solidaritaet-mit-assad-a-1341353
    http://static2.fr.de/storage/image/7/9/3/4/994397_208x156_1pFumm_pZ4DtK.jpg
    © Michael Schick, FR
    WeltfriedenstagFrankfurt
    Solidarität mit Assad

    Eine Demo des SKFS anlässlich des Weltfriedenstags unterstützt den syrischen Diktator Baschar al-Assad.
    Von Marie-Sophie Adeoso
    30.08.201711:14

    Zu einer Demonstration anlässlich des Weltfriedenstags am 1. September ruft auch das Frankfurter Solidaritätskomitee für Syrien (SKFS) für Samstag, 2. September, auf. Dabei schlägt sich das Bündnis allerdings klar auf die Seite des syrischen Machthabers Baschar al-Assad. Unter dem Motto „Syrien erkämpft den Sieg!“ wollen die Veranstalter sich „gegen Nato, Islamischen Staat, Zionisten und Golfmonarchen“ positionieren.

    In seinem Demoaufruf behauptet das Bündnis unter anderem, das syrische Volk stehe „hinter dem Präsidenten Dr. Baschar al Assad zusammengeschlossen“ und wendet sich gegen jegliche westliche Einmischung in den Konflikt. Die Beteiligung an Militäroperationen auf syrischem Gebiet, Wirtschaftssanktionen und diplomatischer Boykott erfüllten „den Tatbestand der völkerrechtswidrigen Aggression“.
    In den vergangenen Jahren hatte das SKFS bereits mehrfach zu Demonstrationen in Frankfurt aufgerufen, wobei es am Rande teilweise zu Auseinandersetzungen mit Gegnern der syrischen Regierung kam. Die Auftaktkundgebung am kommenden Samstag ist für 13 Uhr vor der Alten Oper angesetzt, die Schlusskundgebung soll gegen 17 Uhr am Römer enden.




  • Europe must not buy what Israel is selling to combat terror
    Israel has managed to turn 50 years of Palestinian resistance to occupation into a cottage industry, and is now selling the concept of a police state to the world

    Jeff Halper Aug 20, 2017
    read more: http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.807941

    Whenever a terrorist attack happens such as the one last week in Barcelona, Israel politicians and security “experts” get on TV to criticize European naïvité. If only they understood terrorism as we do and took the preventive measures we do, they say, they would suffer far less attacks. Most infamous in this regard were the remarks of Israeli Intelligence Minister Yisrael Katz after the Brussels bombing in March 2016, in which 34 people died.
    Rather than convey his condolences in the name of the Israeli government, he scolded the Belgians in the most patronizing way possible. “If in Belgium they continue to eat chocolate, enjoy life and parade as great liberals and democrats while not taking account of the fact that some of the Muslims who are there are organizing acts of terror,” he pronounced, “they will not be able to fight against them.”
    The Belgians reacted angrily, and asserted the position of most European governments: While we will continue to be vigilant and take the necessary precautions, we are not going to forsake our freedoms and political openness to become copies of Israel. For they understand that Netanyahu’s government is peddling something far more insidious than mere precautions – even more than the weapons, surveillance and security systems and models of population control that is the bread-and-butter of Israeli exports. What Israel is urging onto the Europeans – and Americans, Canadians, Indians, Mexicans, Australians and anyone else who will listen – is nothing less than an entirely new concept of a state, the Security State. 
    What is a Security State? Essentially, it is a state that places security above all else, certainly above democracy, due process of law and human rights, all of which it considers “liberal luxuries” in a world awash in terrorism. Israel presents itself, no less, than the model for countries of the future. You Europeans and others should not be criticizing us, say Katz and Netanyahu, you should be imitating us. For look at what we have done. We have created a vibrant democracy from the Mediterranean to the Jordan River that provides its citizens with a flourishing economy and personal security – even though half the population of that country are terrorists (i.e., non-citizen Palestinians living in isolated enclaves of the country). If we can achieve that, imagine what we can offer those of you threatened by terrorist attacks?
    In a brilliant shift in imaging, Israel has managed to turn 50 years of Palestinian resistance to occupation into a cottage industry. By labeling it “terrorism,” it has not only delegitimized the Palestinian struggle but has transformed the occupied territories in a laboratory of counterinsurgency and population control, the cutting edges of both foreign wars and domestic repression. It has transformed tactics of control and their accompanying weapons of surveillance systems into marketable products. No wonder, as Netanyahu constantly reminds us, “the world” loves Israel. From China to Saudi Arabia, from India to Mexico, from Eritrea to Kazakhstan, Israel supplies the means by which repressive regimes control their restless peoples.

    #Europe #Israel #terror

    https://seenthis.net/messages/623383 via Nouvelles d’Orient


  • Publié le 18-08-2017 • Modifié le 19-08-2017 à 11:14

    Syrie : importante victoire de l’armée sur le groupe EI dans le désert

    par RFI un
    http://m.rfi.fr/moyen-orient/20170818-syrie-importante-victoire-armee-le-groupe-ei-le-desert?ref=fb

    http://www.masralarabia.com/images/news/72ecd676f820b96870e92368e9bfd18f.jpg
    Un membre des forces armées syriennes sécurise une route près de la frontière avec l’Irak, en mai 2017 (photo d’illustration). STRINGER / AFP

    L’armée syrienne et ses alliés, soutenus par l’aviation russe, ont remporté une importante victoire face au groupe jihadiste Etat islamique en l’encerclant presque totalement dans des régions désertiques du centre du pays.

    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

    Vingt-cinq kilomètres seulement séparent les troupes gouvernementales syriennes en provenance de la province de Raqqa, au Nord, et celles qui avancent aux confins de la province centrale de Homs. Leur jonction permettra d’encercler, dans un territoire de 8 000 kilomètres carrés, des milliers de jihadistes, privés de voies de ravitaillement.

    Pour échapper au chaudron qui est train de se refermer, des convois de blindés et de pick-up du groupe Etat islamique tentent d’emprunter l’étroit couloir qui mène encore à la province orientale de Deir Ezzor. Les avions russes et syriens qui surveillent le passage en permanence ont détruit plusieurs colonnes motorisées de jihadistes, selon des sources de l’opposition et du régime.

    L’armée syrienne a déployé plusieurs divisions, des unités du Hezbollah et des milices tribales dans la bataille du désert qui fait rage depuis mai. Elle a repris, en trois mois, près de la moitié des 90 000 km2 de zones désertiques, qui s’étendent jusqu’à la frontière avec l’Irak, à l’Est, et avec la Jordanie, au Sud.

    Le nettoyage de la poche à cheval entre les provinces centrales de Hama et de Homs permettra aux troupes gouvernementales d’aller à la reconquête de Deir Ezzor, le dernier fief du groupe Etat islamique en Syrie.

    ► à lire aussi : Le chef de l’armée libanaise lance une offensive contre le groupe EI
    http://m.rfi.fr/moyen-orient/20170819-armee-liban-offensive-ei-etat-islamique-ras-baalbeck


  • Bravo à l’UJFP. NRobin

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5805

    Il y a 75 ans comme aujourd’hui, la solidarité est toujours un délit !
    dimanche 20 août 2017
    Souvenons-nous. En pleine seconde guerre mondiale, les nazis, le régime de Vichy, sa police et ses milices traquaient les Juifs, l’arrestation précédant le plus souvent l’extermination. Les enfants n’étaient pas épargnés. Au péril de leurs vies, des milliers de gens simples se sont opposés à la loi pour les aider, les cacher ou tout simplement n’ont rien dit.

    Leur crime est aujourd’hui reconnu et célébré. À quoi bon ? Le temps des traques, des camps et des rafles est toujours là.

    Des migrants arrivent en Europe fuyant la famine, les guerres, les dictatures, le racisme, la misère… Ils se tournent vers l’Occident qui, avec les guerres menées en Afghanistan, en Irak ou en Libye, avec la mondialisation libérale et le dérèglement climatique, en est largement responsable.

    Et au lieu de les accueillir, que fait la France ?
    Elle a fermé ses frontières. Elle a décidé de violer ses propres lois : le droit d’asile et la protection des mineurs.

    Depuis toujours, l’UJFP a affirmé son soutien aux Sans Papiers et aux migrants. Elle a signé l’appel des Délinquants solidaires et est engagée aux côtés de toutes celles et ceux qui, de Calais à la vallée de la Roya, à Vintimille ou à Nice, se battent quotidiennement contre l’insupportable : depuis le rétablissement de la frontière il y a deux ans, on en est à 18 morts connus (sans compter les disparus). Elle a été présente lors des procès honteux intentés contre Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni. Elle salue ces solidaires et leurs avocats.

    Au mois d’avril 2017, le « Manifeste des enfants cachés » (signé par 70 personnes) établissait le lien entre Délinquants d’hier et aujourd’hui : « sans la solidarité des délinquants, nous ne serions pas là ».

    Le 16 août, une quinzaine de migrants et une trentaine de solidaires se sont retrouvés devant la gendarmerie de Breil-sur-Roya. Le but ? Les Alpes-Maritimes sont devenues une zone de non-droit. Les autorités violent délibérément la loi en empêchant les demandeurs d’asile et les mineurs de se déclarer. Il s’agissait de demander aux gendarmes de le faire.

    Parmi les solidaires présents, 6 membres de l’UJFP (les âges allant de 60 à 85 ans) étaient là avec 4 calicots affichant publiquement les identités et rappelant le passé : enfants cachés, parent de disparu ou de résistant déporté.

    Devant le refus (sur ordre) de la gendarmerie, un convoi de voitures est parti pour Nice. Il a dû franchir un véritable check-point à Sospel.
    Les demandeurs d’asile majeurs ont pu (difficilement) être enregistrés à Nice. Les mineurs sont partis à Marseille avec les membres de l’UJFP. Là, ils ont pu être enregistrés, mais rien n’est réglé. Il y a entre 60 et 160 enfants migrants dans les rues de Marseille et le département n’a que 21 places d’hébergement ! Pour ces enfants très jeunes qui ont connu parfois deux ans d’errance, d’emprisonnement, de sévices et qui sont passés très près de la mort, la France offre de vivre à la rue sans grand espoir.

    Répétons-le. Hier comme aujourd’hui, il y a toujours le choix entre la complicité avec l’innommable ou la solidarité. L’UJFP est et restera aux côtés des migrants.

    Bureau national de l’UJFP le 19-08-2017


  • https://www.youtube.com/watch?v=NxeAnM8J-S4


    http://www.programme-tv.com/television/375195423/hitler-et-paris.html
    20:50Vendredi 18 août RMC DECOUVERTE
    Hitler et Paris
    Documentaire (2017)
    Au lendemain de la défaite de la France contre l’Allemagne nazie, le 23 juin 1940, Adolf Hitler effectue une visite éclair à Paris, ville qu’il a toujours rêvé de découvrir en tant que simple touriste. En effet, la Ville Lumière, épargnée par les pires ravages de la guerre, va pendant la domination nazie, bénéficier d’un régime particulier. Totalement fasciné, Hitler est très attentif de ce qui s’y passe pendant cette période et exige que la ville demeure LA grande capitale culturelle et divertissante d’Europe. Hitler, l’architecte raté, adore les grands axes haussmanniens, les coupoles dorées, l’Arc de Triomphe ou l’Opéra dont il connaît par coeur les plans

    http://rmcdecouverte.bfmtv.com/mediaplayer-replay/?id=17476&title=HITLER%20ET%20PARIS%2CHISTOIRE%20D%27UNE%20FASC
    Disponible jusqu’au samedi 26 août 00H00
    Au lendemain de la défaite de la France contre l’Allemagne nazie, le 23 juin 1940, Adolf Hitler effectue une visite éclair à Paris, ville qu’il a toujours rêvé de découvrir en tant que simple touriste. En effet, la ville lumière, épargnée par les pires ravages de la guerre, va pendant la domination nazie, bénéficier d´un régime particulier. Totalement fasciné, Hitler est très attentif de ce qui s´y passe pendant cette période et exige que la ville demeure LA grande capitale culturelle et divertissante d’Europe. Hitler, l’architecte raté, adore les grands axes haussmanniens, les coupoles dorées, l’Arc de Triomphe ou l’Opéra dont il connait par coeur les plans. Le 23 août 1944, furieux de voir « sa plus belle conquête » sur le point de lui échapper, le Führer donne l´ordre de raser Paris. En s´appuyant sur la richesse des images de cette visite parisienne, ce documentaire révèle une vision contrastrée du dictateur entre fascination et répulsion, avec ce Paris occupé.


    • https://www.youtube.com/watch?v=ysgc7LnoFCA


      Méditerranée : Les batailles du gaz - Le dessous des cartes - 03.05.14 (Arte)
      Ajoutée le 11 déc. 2016
      La récente découverte d’importants gisements de gaz en Méditerranée orientale attise les appétits des pays riverains et exacerbent les rivalités. Le Dessous des Cartes étudie cette semaine les conséquences politiques et économiques de ces découvertes, qui pourraient faire de la Méditerranée le nouvel Eldorado du gaz.

    • http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/pipelineistan-en-mouvement.html
      Pipelineistan en mouvement - Chroniques du Grand jeu
      https://img.over-blog-kiwi.com/1/66/96/30/20170615/ob_7ae0b0_pipe-woman-copy-2.jpg
      Si plusieurs cases du continent-monde sont en ébullition, le Grand jeu énergético-eurasien - affectueusement nommé Guerre froide 2.0 du côté de Washington - n’est pas en reste. Le Pipelineistan est en mouvement aux quatre coins de l’échiquier, affaiblissant toujours un peu plus la main de l’empire.

      Et si quelqu’un doutait encore que les Américains tentèrent, tentent et tenteront de torpiller l’intégration de l’Eurasie et d’isoler énergétiquement la Russie, une membre du comité des Affaires étrangères du Congrès a rappelé fin mai les fondamentaux de la politique étrangère de son pays :

      Les Etats-Unis devraient agir contre le projet russe de gazoduc afin de soutenir la sécurité énergétique de l’Union européenne [défense de rire ; qui eut cru que la novlangue pouvait être amusante ?]L’administration Obama et l’UE ont travaillé contre le Nord Stream II (...) L’administration Obama a fait de la sécurité énergétique européenne une question de haute priorité de la politique étrangère américaine. L’administration Trump serait bien avisée de continuer sur cette voie.

      Oh l’admission... Le fidèle lecteur du blog ne sera, quant à lui, évidemment pas surpris de ce que le système impérial se mêle d’un pipeline à 10 000 km de ses frontières et qui ne le concerne aucunement.

      L’on sent par contre la sénatrice quelque peu désappointée par rapport au nouveau président, guère atteint semble-t-il de russophobie aiguë et moins intéressé à la division de l’Eurasie que ses prédécesseurs. De fait, le "parapluie" de la pax americana sur l’Europe commence à fuiter et des discussions que l’on croyait définitivement enterrées reviennent sur le tapis.

      C’est le cas du défunt South Stream. Russes, Hongrois et Serbes recommencent à évoquer le projet, mais sur une plus petite échelle. L’Autriche aussi. De même la Bulgarie, qui avait tué le projet après la visite "amicale" de McCainistan, semble de nouveau intéressée, surtout depuis qu’un président pro-russe a été élu en novembre dernier. Vojislav Vuletic, le patron de l’agence serbe de gaz le déclare sans ambages : "Tout indique que l’Europe se libère des Etats-Unis, ce qui rendra possible le South Stream".

      Diantre, quel aveu là aussi. On parie que la MSN même spécialisée n’en pipera mot ? L’ami Vojislav est peut-être un peu optimiste mais il est évident que, ici comme ailleurs, le reflux impérial laisse au jour des possibilités encore insoupçonnables il y a peu. Si les euronouilles vassales préfèrent encore s’accrocher aux inepties d’usage - témoin cette invraisemblable fanfaronnade du commissaire européen à l’énergie ("le transfert du gaz caspien sur le marché européen devient une réalité") simplement parce que l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’UE et la Turquie ont créé un groupe de travail sur la question, alors que le premier n’a pas de gaz et que le second ne pourra jamais le faire passer -, le principe de réalité finira par s’imposer.

      Et la réalité est que la demande européenne d’or bleu ne cesse de croître, ce qui fait dire à Gazprom, avec assez de pertinence d’ailleurs, que le Nord Stream II et le Turk Stream ne suffiront même pas à combler la demande grandissante du Vieux continent. Histoire de convaincre de la nécessité d’un nouveau tube (South Stream ou Turk Stream II) ? Pas impossible... Nous avions annoncé quelque chose de similaire il y a deux ans.

      Notons d’ailleurs que le tracé prévu du Turk Stream laisse la porte ouverte (flèche noire) à une petite poussée vers l’euroland si Bruxelles se décide enfin à guérir de son légendaire masochisme...
      https://img.over-blog-kiwi.com/1/66/96/30/20170615/ob_d5cf07_map-tur-potok-e2017-05-05-1.png
      Est-ce un hasard si le Sénat américain, garant du système impérial maintenant que la Maison blanche "est passée à l’ennemi", a voté un nouveau train de sanctions contre Moscou susceptibles de toucher les sociétés européennes participant aux projets gaziers russes ?

      L’Allemagne et l’Autriche ont dénoncé jeudi le vote par le Sénat américain d’un nouveau train de sanctions contre Moscou. Berlin et Vienne relèvent que ces mesures punitives, si elles aboutissent, exposeraient les sociétés européennes impliquées dans des projets énergétiques en Russie, dont le gazoduc Nord Stream 2, à des amendes pour infraction à la loi des Etats-Unis.

      Les sénateurs américains ont approuvé mercredi à la quasi-unanimité, par 97 voix contre deux, un amendement visant à punir la Russie pour son ingérence présumée dans la campagne électorale américaine de 2016, ainsi que l’annexion par Moscou de la Crimée en 2014 et son soutien au gouvernement syrien.

      L’amendement fait partie d’un texte de loi sur des sanctions à l’encontre de l’Iran, qui a lui-même été adopté jeudi par 98 voix contre deux, celles du républicain Rand Paul et de Bernie Sanders, rattaché au groupe démocrate.

      Le projet doit encore être approuvé par la Chambre des représentants et promulgué par le président Donald Trump.

      Dans un communiqué commun, le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, et le chancelier autrichien, Christian Kern, dénoncent une décision qui, disent-ils, menacera les livraisons de gaz russe à l’Europe.

      "Les sanctions politiques ne devraient pas être liées à l’intérêt économique", déclarent les deux hommes. "Menacer des entreprises en Allemagne, en Autriche et d’autres sociétés européennes d’amendes aux Etats-Unis si elles participent à des projets énergétiques comme Nord Stream 2 représente une nouvelle dimension négative dans les relations entre les Etats-Unis et l’Europe", ajoutent-ils. Ils ont dit soutenir les efforts du département d’Etat américain pour modifier ces sanctions.

      Les partenaires ouest-européens du géant gazier russe Gazprom ont conclu en avril un accord sur le financement du projet de gazoduc russe de 9,5 milliards d’euros. Lors d’une cérémonie de signature à Paris, Uniper, Wintershall BASF, Shell, OMV et Engie ont accepté de financer chacun 10% du coût du projet, soit 950 millions d’euros par entreprise. Gazprom apportera pour sa part l’autre moitié du financement de ce gazoduc, qui doit passer sous la mer Baltique et entrera en activité en 2019.

      Plusieurs remarques :

      Le département d’Etat tente d’alléger ce projet de sanctions qui doit encore passer devant la Chambre des représentants et la Maison blanche. Rien n’est donc fait.
      On retrouve l’opposition anti-système (Sanders, Paul...) des deux bords. A la Chambre des représentants, la délicieuse Tulsi fera sûrement entendre sa voix.
      Malgré son hypocrisie (les euronouilles ne protestaient pas ainsi quand Obama décidait de sanctionner à la chaîne), la réaction de Berlin et de Vienne est fort intéressante. On avait connu Frau Milka plus vindicative, la voilà soudain transformée en douce colombe aimante se lamentant de ne pouvoir commercer librement avec la Russie...

      A l’autre bout de l’Eurasie, la case nord-est de l’échiquier devient chaque jour plus importante. Nous l’avions déjà succinctement évoqué :

      Quant à l’oléoduc Skorovodino-Daqing (en vert sur la carte suivante) inauguré en 2011, il a vu passer depuis sa naissance 100 millions de tonnes, soit environ 400 000 barils par jour. Il fait partie de l’énorme complexe ESPO (East Siberia-Pacific Ocean) qui pourrait bientôt redessiner la carte énergétique de l’Asie orientale avec ses tentacules vers les Corées et le Japon, d’autant que la source a de beaux jours devant elle.
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      Au passage, relevons l’importance stratégique absolument majeure qu’est en train d’acquérir l’Asie du Nord-est, point sur lequel nous reviendrons prochainement.

      Promis, promis... En attendant, parallèlement au réseau d’oléoducs qui veinure déjà la région, Gazprom considère la possibilité de construire un gazoduc vers le Japon. Nul doute qu’il se rattachera à l’ensemble titanesque du Force de Sibérie qui avance bon train vers la Chine. L’ours et le dragon commencent d’ailleurs à tenir des discussions plus spécifiques sur l’agenda des livraisons d’or bleu qui devraient commencer en 2019. Tiens, tiens, l’année même où le Nord Stream II devrait entrer en fonction...

      Russie >>> Europe (Nord Stream I et II, Turk Stream et ses variantes), Russie >>> Chine (Force de Sibérie, Altaï pour l’instant en suspens), Russie >>> Japon éventuellement. Et peut-être même Russie >>> Inde finalement ? C’est en tout cas ce qu’a déclaré le ministre de l’énergie, le toujours flegmatique Novak. Il y aurait pourtant de quoi perdre son calme : l’Eurasie dans son ensemble irriguée par les hydrocarbures russes, marginalisant définitivement l’empire américain. Le cauchemar de la paire Mackinder-Spykman et de Dr Zbig qui vient de les rejoindre.

      Ceci dit, en ce qui concerne spécifiquement ce projet indo-russe, cela reste encore très flou et pour cause. Les défis géographiques (Pamir, Himalaya) ou géopolitiques (Pakistan, Chine) seraient colossaux :
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      Mais c’est peut-être justement à ça que sert l’Organisation de Coopération de Shanghai où l’Inde et le Pakistan viennent de faire leur entrée. Dialoguer, apaiser les relations, gommer peu à peu les points de friction...

      Qu’en est-il du cousin de l’or bleu ? Si le pétrole russe devrait bientôt voguer vers l’Ouzbékistan (les deux pays coopèrent d’ailleurs déjà dans le domaine gazier) via le Kazakhstan, resserrant encore un peu plus les liens eurasiatiques, la grande nouvelle du mois a été la signature d’un accord entre Moscou et le Gouvernement régional du Kurdistan (GRK) irakien :

      Dans le cadre du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Rosneft, le géant pétrolier russe, a déclaré avoir signé des accords avec le gouvernement régional du Kurdistan irakien. Ces derniers lui donnent accès à un important système de transport régional de pétrole, d’une capacité de transit de 700 000 barils par jour (bpj). D’ici la fin de l’année 2017, cette capacité devrait s’étendre à plus d’un million de bpj.

      Ces accords ont été conclus par le PDG de Rosneft, Igor Setchine, et le ministre des Ressources naturelles du gouvernement régional du Kurdistan, Ashti Hawramijuste, juste avant une réunion entre le président russe, Vladimir Poutine, et le Premier ministre du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani.

      D’après ces accords, l’entreprise russe aura accès à « l’une des régions les plus prometteuses du marché énergétique mondial actuellement en développement avec des réserves récupérables attendues de l’ordre de 45 milliards de barils de pétrole et de 5,66 trillions de mètres cubes de gaz [selon l’estimation du ministère des Ressources naturelles de la région du Kurdistan] », a déclaré Rosneft.

      « Ce contrat important offre des conditions favorables pour Rosneft. En conséquence, nous avons accès à un vaste pipeline qui s’étend du Kurdistan à la Turquie. C’est un contrat établi pour une durée de 20 ans », a confié à RT le porte-parole de Rosneft, Mikhaïl Leontiev.

      « C’est un investissement stratégique dans l’une des régions du monde les plus développées stratégiquement. D’autres investisseurs, notamment américains, voudraient avoir accès à la région. Le Kurdistan est très prometteur en termes de production pétrolière et veut diversifier sa production », a-t-il ajouté.

      Cette nouvelle, dernier exemple de l’influence fortement grandissante de la Russie au Moyen-Orient depuis l’intervention syrienne, a fait l’effet d’un coup de tonnerre aux ramifications géopolitiques importantes. L’irruption de Rosneft, qui achètera désormais du pétrole kurde pour le transporter via le pipeline puis le raffiner en Allemagne, dans le pré carré des Turcs et des Américains est intéressante à plus d’un titre.

      Pour le GRK, c’est un boost certain dans l’optique du référendum sur l’indépendance proposé le 25 septembre et que, sans surprise, tous les Etats de la région critiquent vertement. C’est aussi ne pas mettre tous ses barils dans le même panier et devenir moins dépendant d’Ankara et de Washington, toujours appréciable quand on est pris dans le complexe maelstrom moyen-oriental...

      Du côté russe, c’est certes un coup magnifique mais l’on peut tout de même s’interroger sur cette relative "trahison" vis-à-vis de Bagdad. Le Kremlin avait pris l’habitude de discuter d’abord avec le gouvernement central puis avec les régions, aussi autonomes fussent-elles. L’un des observateurs interrogés explique que la Russie anticipe la division de l’Irak en trois régions fédérales, interagissant par conséquent moins avec Bagdad depuis quelques temps.

      L’on appréhendera mieux l’irruption de Moscou dans cette zone hautement stratégique grâce à la lecture de deux anciens billets. Le premier :

      L’oléoduc Irak-Turquie vient d’être la cible d’un attentat du PKK, deux jours après l’explosion sur le gazoduc transportant le gaz iranien (dont nous avons parlé ici). Si Ankara ne se calme pas dans sa croisade contre le mouvement kurde, la Turquie risque d’être coupée de toutes ses sources d’approvisionnement énergétiques autres que russes. Les pipelines venant d’Iran, d’Irak et même le BTC en provenance d’Azerbaïdjan via la Géorgie passent par les zones de peuplement kurde.
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      Dans le Grand jeu énergétique, ces tubes non-russes sont le seul et mince espoir américain d’empêcher la Russie de fournir l’Europe. Nul doute que les derniers développements du conflit turco-kurde sont suivis avec beaucoup d’attention à Moscou comme à Washington. Une fois n’est pas coutume, les Russes ont tout intérêt à ce que la situation s’envenime, les Américains à ce qu’elle s’apaise.

      On l’aura compris, les Russes n’ont plus du tout intérêt à ce que le PKK fasse sauter les pipelines de la région désormais... Le second billet :

      La planète s’est réveillée sur l’étonnante information de l’incursion d’un bataillon turc et de deux douzaines de tanks en Irak du nord, dans la région autonome du Kurdistan, pour... former les combattants kurdes qui luttent contre Daech ! Un coup d’oeil au calendrier me rassure : nous ne sommes pas le 1er avril. Que viennent donc faire vraiment ces soldats turcs dans la région de Mossul ?

      En fait, l’histoire n’est pas si aberrante qu’elle en a l’air. Il faut d’abord rappeler que le Kurdistan irakien est très polarisé entre deux tendances irréconciliables : d’un côté le PUK de Talabani, pro-PKK, pro-YPG, sans compromissions avec Daech ; de l’autre, le PDK de Barzani, pas en mauvais termes avec Ankara voire, fut un temps pas si lointain (2014), avec l’EI. [Nous ferons très prochainement un point des forces en présence dans le triangle Irak-Turquie-Syrie et autour du Kurdistan, car la situation est effectivement assez compliquée, comme souvent au Moyen-Orient].

      L’accord a été signé le 4 novembre durant la visite du ministre turc des Affaires étrangères à Erbil où règne Barzani ; il prévoyait l’établissement d’une base turque permanente dans la région de Mossul, témoin de combats entre les Peshmergas kurdes et Daech. Tiens, tiens, c’est précisément là que passe le pipeline Kirkuk-Ceyhan...
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      C’est ce même oléoduc que le PKK (adversaire des Turcs et de Barzani, faut-il le rappeler) avait fait sauter en juillet, comme nous l’avions rapporté alors. La base turque vise-t-elle donc à sécuriser l’approvisionnement de l’or noir en provenance du Kurdistan ? Il y a (peut-être) plus...

      Une très étonnante histoire, quoique à prendre avec précaution, est sortie ces derniers jours à la suite du scandale du pétrole de Daech. Un journal arabe de Londres, généralement plutôt bien informé, a fait état d’un large trafic menant des champs pétroliers de l’EI à Israël en passant par des groupes mafieux locaux (Kurdes et Turcs), le PDK de Barzani fermant les yeux sur tout cela. Ce n’est pas impossible au vu des compromissions passées de tout ces gens, mais cela reste à prouver et les quantités sont de toute façon assez mineures en comparaison de l’or noir qui coule dans le tube Kirkuk-Ceyhan. Le fait méritait cependant d’être mentionné car, détail amusant, c’est également dans la zone de la base turque prévue, notamment autour de la ville de Zakho, que s’effectuerait ce coupable trafic.

      C’est toute cette zone que Rosneft s’apprête à reprendre...


  • http://m.nouvelobs.com/societe/terrorisme/20170818.OBS3542/attentat-de-barcelone-le-but-est-de-faire-le-plus-de-victimes-et-de-rad
    Attentat de Barcelone : « Le but est de faire le plus de victimes et de radicaliser l’opinion »
    Wassim Nasr, journaliste, spécialiste de l’Etat islamique, analyse les motivations des terroristes de Barcelone et Cambrils.
    Publié le 19 août 2017
    Relativement épargnée depuis l’attentat de Madrid du 11 mars 2004, qui avait fait 191 morts et 1.858 blessés, l’Espagne est de nouveau frappée par une série d’attentats à Barcelone et Cambrils qui ont fait 14 morts et une centaine de blessés. Pourtant l’Espagne n’est pas un acteur majeur de la coalition contre L’Etat islamique. Pourquoi cet attentat ? Y a-t-il une spécificité espagnole ou catalane dans la stratégie de Daech ?

    Wassim Nasr, journaliste à France 24 et auteur du livre « L’Etat islamique, le fait accompli » (éditions Plon), a répondu à nos questions.

    Quel est le but de cet attentat ?

    Le but est de faire le plus de victimes parmi les ressortissants de pays membres de la coalition contre l’Etat islamique. Comme d’habitude, c’est destiné à faire peur, à nuire aux libertés publiques des Etats occidentaux, à radicaliser l’opinion. Il ne faut pas non plus sous-estimer les visées économiques : le coût de ces attentats pour l’Espagne, lié à leur impact sur le tourisme, sur les dépenses sécuritaires, sur les formations et les équipements octroyés aux forces de l’ordre, se chiffre en millions d’euros. C’est un moyen d’affaiblir les Etats démocratiques, de peser sur les opinions publiques, de mener une guerre d’usure. Ces attaques sont en cela très différentes de la série d’attaques qui avaient frappé l’Espagne en 2004 dans la gare d’Atocha, à Madrid. Al Qaida avait alors demandé explicitement à l’Espagne de retirer son soutien aux forces de la coalition anglo-américaine en Irak. Ici, le but s’inscrit dans une stratégie de long terme, dans laquelle aucun pays européen ne doit être épargné.
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    L’Espagne n’est pas un acteur majeur dans la coalition contre L’Etat islamique. Alors que la France est un ennemi direct et déclaré de L’Etat islamique, l’Espagne ne mène que des opérations auxiliaires, telles que des missions de police et de maintien de l’ordre, de déminage ou de premier secours. L’Espagne ne bombarde pas. Elle a donc été touchée au même titre que tous les autres pays occidentaux.

    Y a-t-il une stratégie espagnole de L’Etat islamique ?

    Non. La stratégie de L’Etat islamique a toujours été une stratégie d’opportunité. L’Espagne, comme la France ou la Belgique avant elle, n’est pour l’Etat islamique qu’un pays de la coalition, et Barcelone n’est qu’un lieu comme un autre où faire le plus de victimes occidentales. A chaque fois qu’il y a des attentats, on réactive le mythe de la « base arrière ». C’est une manière de trouver une cause à une explication qui n’en a pas une seule.

    A la limite, il est vrai que dans l’eschatologie millénariste des militants de L’Etat islamique, frapper le sol d’"Al Andalous" [le nom de l’Espagne musulmane entre le 8e et le 15e siècle NDLR] est symbolique. Mais il ne faut pas prendre les dirigeants de ces attentats pour des idiots. Le but n’est pas de reconquérir « Al Andalus » ou de faire de Barcelone la nouvelle Raqqa. Ils mènent une guerre stratégique, et savent faire la différence entre la communication qu’ils mènent et leurs buts de guerre. Ils mènent la stratégie du talion : vous frappez chez nous, nous frappons chez vous. Il faut également cesser d’analyser le Jihad avec le prisme national : ils ne se battent pas pour la Palestine ou pour la liberté des Touaregs dans le Nord Mali. Ils se battent pour le pouvoir que leur apporte l’exploitation d’une idéologie transnationale.

    Y a-t-il cependant des spécificités liées à Barcelone ou à l’Espagne ?

    Barcelone est la plus grande base de recrutement des djihadistes en Espagne. Cosmopolite, très touristiques, elle est une ville de choix pour y tuer le plus de ressortissants occidentaux en un moins de temps. Depuis 2004, on estime à 700 le nombre d’arrestations liées au terrorisme dans la région. Il ne faut donc pas croire que c’est là où les services de renseignement espagnols sont le plus faible : ces derniers, qui travaillent d’ailleurs main dans la main avec les services de renseignement français, ont une très bonne expertise dans la lutte anti-terroriste grâce à leur longue lutte contre l’Eta. Jeter la faute sur les services secrets espagnols est un contre-sens.

    Quelles sont les causes de ces attaques ?

    La violence politique naît du croisement entre une idéologie potentiellement violente et des circonstances socio-économiques locales. Ici, l’idéologie est le djihadiste transnational inventé par Al Qaida et repris par L’Etat islamique. C’est aujourd’hui la seule idéologie révolutionnaire (au sens propre, comme le nazisme a pu être révolutionnaire) du marché des idéologies. La force de cette pensée est qu’elle est à la fois radicalement contestatrice et modulable à toutes formes d’organisations sociales : elle est transnationale et trans-ethnique (contrairement par exemple au suprémacisme racial, qui limite par définition son public potentiel). Les circonstances socio-économiques sont quant à elles la pauvreté, l’exclusion, la concentration urbaine, la présence d’immigrés victimes de tous ces fléaux ou malintentionnés. C’est toujours un mille-feuille de facteurs.

    Dans les années 2000, l’idéologie était là, mais elle avait encore du mal à prendre. Al Qaida, qui avait lancé les premiers appels à l’attaque à la voiture-bélier, n’avait été que très peu suivie. Aujourd’hui, les effets de la crise économique, le vide idéologique lié à un désenchantement du monde, les performances de la propagande de L’Etat islamique, ont permis une meilleure exploitation de cette idéologie. Le djihadisme est désormais un phénomène mondial et transnational : il faudra apprendre à vivre avec.

    Propos recueillis par Emile Boutelier


  • Cuba, l’histoire secrète

    Au travers d’images d’archives souvent inédites et de témoignages puissants de ceux qui ont contribué à l’écrire (anciens combattants, espions de la CIA ou du KGB, cadres du régime...), ce documentaire retrace l’histoire de soixante ans de castrisme. Un regard nouveau sur l’un des derniers régimes communistes de la planète. Après avoir amorcé le rapprochement entre leurs deux pays lors d’une rencontre en marge du Sommet des Amériques, au Panamá, en avril 2015, Barack Obama et Raúl Castro se retrouvent une nouvelle fois sur le sol cubain le 20 mars dernier.

    Il s’agit de la première visite d’un président américain en exercice sur l’île depuis quatre-vingt-huit ans.

    Réalisé par Emmanuel Amara

    Prochaines diffusions à la télé
    Mercredi 23 août 2017
    Sur LCP / PS à 23:35


  • Nicolas Maduro, dictateur ou victime d’un complot ?
    https://www.youtube.com/watch?v=cCdTWc0jI4g


    Ajoutée le 17 août 2017

    Entretien avec Maurice Lemoine, ex-rédacteur en chef du Monde Diplomatique, spécialiste de l’Amérique Latine.
    Depuis le mois d’avril Venezuela s’enfonce dans la crise. La communauté internationale a condamné d’une seule et même voix les agissements du président Nicolas Maduro. Plus de 100 personnes ont perdu la vie lors d’affrontements au Venezuela, ces quatre derniers mois. Le pays a-t-il rompu avec la démocratie, et le président Maduro est-il devenu un dictateur ? Maurice Lemoine nous livre son analyse de cette crise.