NRobin

Chargée d’Etudes Nantes / AMD

  • Interdit d’interdire !
    Vivement Taddéï et le débat contradictoire ! NRobin

    http://www.ozap.com/actu/frederic-taddei-rt-france-est-la-seule-chaine-qui-m-ait-donne-carte-blanche/563372
    Frédéric Taddéi : « RT France est la seule chaîne qui m’ait donné carte blanche »
    http://static1.ozap.com/articles/2/56/33/72/@/4597456-frederic-taddei-article_media_image-2.jpg
    publié par Christophe Gazzano
    Jeudi 19 Juillet 2018

    Le journaliste est interrogé dans « Le Parisien » sur la future émission qu’il animera sur la chaîne financée par le Kremlin.

    Il est prêt à monter au front. Alors qu’il débarquera à la rentrée prochaine sur la très controversée chaîne financée et contrôlée par le pouvoir russe, RT France, pour y animer un talk-show culturel, Frédéric Taddeï a réservé sa première prise de parole au « Parisien ». Conscient de l’étonnement suscité par son arrivée, le journaliste estime que « les gens qui (lui) reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout ». Le ton de l’interview est donné.
    « Une vraie émission culturelle avec de vrais débats »

    « C’est la seule chaîne qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je préfère à la télévision : une vraie émission culturelle avec de vrais débats », affirme-t-il. Il revendique une « totale liberté » sur sa nouvelle chaîne et en profite pour donner une petite leçon à ses confrères en affirmant que « le jour où il y aura un débat sur la Russie, (il) invitera des pro-Poutine, ce qu’(il a) toujours fait et que (ses) confrères ne font pas et, bien entendu, des anti-Poutine ». Un peu plus loin, il compare même le refus de l’Elysée d’accréditer les journalistes de sa chaîne à celui du Rassemblement national (ex-Front national), « qui faisait la même chose avec ’Le Petit journal’ de Yann Barthès ».

    Le fait de travailler pour un média financé par le pouvoir russe ne l’effraie pas outre-mesure. « J’ai animé ’Ce soir (ou jamais)’ pendant dix ans sur une chaîne d’Etat. Je n’ai pas fait la propagande du gouvernement pour autant », ironise-t-il. Frédéric Taddeï rappelle d’ailleurs qu’il n’est pas le premier à franchir le rubicon. « Larry King, l’ex-intervieweur vedette de CNN, est sur RT America depuis cinq ans. De célèbres journalistes américains de gauche y animent des talk-shows », souligne-t-il. Le journaliste assure même avoir la confiance d’Europe 1, radio sur laquelle il animera une émission hebdomadaire chaque dimanche à la rentrée prochaine. « Je suis l’un des plus anciens sur Europe 1. Ils m’ont toujours soutenu », déclare-t-il.
    « RT France est très observée »

    Le mois dernier, RT France avait été mise en demeure par le Conseil supérieur de l’audiovisuel suite à un sujet sur la Syrie diffusé dans le journal du 13 avril, un sujet que les Sages ont jugé mensonger, ce qui a valu à la chaîne russe d’être épinglée pour manquements à l’honnêteté, à la rigueur de l’information et à la diversité des points de vue. Les responsables de la chaîne avaient plaidé l’erreur technique et nié toute volonté de diffuser de fausses informations, tout en déposant un recours devant le Conseil d’état. La mise en garde du CSA n’effraie pas pour autant Frédéric Taddeï. « Toutes les chaînes françaises ont été un jour ou l’autre mises en demeure par le CSA, constate-t-il. On en parle davantage parce que RT France est très ’observée’ ».

    La nouvelle émission de l’ancien animateur du service public ne manquera pas d’être observée à son tour. Son titre n’est pas encore connu, mais elle sera programmée du lundi au jeudi à 19h sur RT France et durera une heure. En référence à son ancienne émission sur le service public, « Ce soir (ou jamais) », Frédéric Taddeï rappelle que cela lui a valu « beaucoup d’éloges, mais aussi pas mal d’injures ». Et de prédire : « Ce sera pareil sur RT ».

    • Interview par l’hystérique Elizabeth Levy. NRobin

      Frédéric Taddéï : « Je me fous d’être payé par Poutine ! »
      Entretien avec le nouvel animateur de RT France (1/2)
      par Elisabeth Lévy et Daoud Boughezala et Gil Mihaely
      https://www.causeur.fr/frederic-taddei-russia-today-poutine-154210
      https://www.causeur.fr/wp-content/uploads/2018/09/frederic-taddei-poutine-russia-today-1200x726.jpg
      A partir de la rentrée, pour suivre la nouvelle émission de débats de Frédéric Taddéï « Interdire d’interdire », il vous faudra zapper sur Russia Today (RT France). Si les bons esprits se sont étranglés à l’annonce de ce transfert, passer de France télévisions à une chaîne publique russe pro-Poutine ne pose pas de problème déontologique à l’ex-animateur de « Ce soir ou jamais » : peu importe qui sert la soupe du moment qu’on peut cracher dedans…

      Causeur. Au moment de signer à Russia Today (RT France), où vous animerez du lundi au jeudi l’émission « Interdit d’interdire », vous êtes-vous demandé si ça vous gênait d’être payé par Poutine ?

      Frédéric Taddeï. Je me fiche complètement de qui me paye du moment qu’on me laisse libre de faire ce que je veux, d’inviter qui je veux et de parler de ce que je veux. Vous savez ce que disait Pierre Lazareff à ses journalistes ? « Acceptez tous les cadeaux et crachez dans la soupe. »

      Vous vous apprêtez donc à cracher dans la soupe…

      À ma manière, oui. Quand je ferai un débat sur la Russie, j’inviterai des pro-Poutine, ce que je faisais déjà dans « Ce soir (ou jamais !) » et sur Europe 1, et que mes collègues ne font pas, et des anti-Poutine, qui auront donc tout loisir de s’exprimer librement sur RT.

      N’empêche, vous faites partie du plan com de Poutine…

      Moi, j’ai plutôt l’impression que c’est l’unanimisme de façade qui règne chez nous qui fait partie du plan de com de Poutine, et pas seulement en France. RT America est de plus en plus regardée aux États-Unis. Larry King, l’ex-intervieweur vedette de CNN, y travaille depuis cinq ans. De célèbres journalistes américains de gauche y animent des talk-shows, comme Chris Hedges,
      Article réservé aux abonnés

      Elisabeth Lévy est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.
      Daoud Boughezala est directeur adjoint de la rédaction et rédacteur en chef de Causeur.
      Gil Mihaely est historien et directeur de la publication de Causeur. Né en Israël en 1965, Gil Mihaely a fait des études d’histoire et de Philosophie à l’Université de Tel-Aviv. Docteur de l’EHESS où il a soutenu en 2004 une thèse d’histoire, il vit en France depuis 1999. En 2007 il a créé, avec Élisabeth Lévy ...


  • Ce n’est pas sérieux tout ça !!! NRobin

    Le spectre d’une attaque chimique plane sur Idlib par Bruno GUIGUE

    Vidéo Syrie : le spectre d’une attaque chimique plane sur Idlib par Bruno GUIGUE
    30-08-2018
    http://www.w41k.com/145075
    https://www.youtube.com/watch?v=tP83lxWkx-g

    Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, estime qu’une fausse attaque chimique pourrait prochainement avoir lieu en Syrie. L’objectif de ses auteurs : entraver l’élimination des combattants djihadistes du Front al-Nosra. Invité du JT de RT France, Bruno Guigue, analyste géopolitique, fait le point sur la situation.

    https://www.agoravox.tv/actualites/international/article/syrie-le-spectre-d-une-nouvelle-78348
    La Syrie se prépare à une nouvelle attaque chimique à Idlib, dernier bastion des terroristes.
    https://youtu.be/K3D0iCMaNAY

    L’ONU s’inquiète de la situation à Idlib, en Syrie, où 800 000 civils pourraient être déplacés. Les forces gouvernementales syriennes entendent reprendre la dernière zone aux mains des djihadistes, que Moscou suspecte de fomenter une attaque au chlore.

    Invité du JT de RT France, Bruno Guigue, analyste géopolitique, fait le point sur la situation :

    Le ministère de la Défense russe s’inquiète de la possibilité d’une attaque chimique préparée par les djihadistes du groupe Ayat Tarir al-Cham contre des civils dans la région d’Idlib. L’objectif de l’opération viserait à faire accuser Damas et à l’exposer à une riposte des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France.
    https://youtu.be/I42BuzzGj3E

    Pour Macron, le régime de Damas « menace de créer une nouvelle tragédie humanitaire » :

    Lors de la conférence annuelle des ambassadeurs français, Emmanuel Macron a parlé du cas syrien. Et comme le craignait Moscou, le président a évoqué la possibilité d’une nouvelle tragédie humanitaire qu’il attribue par avance à Damas.
    https://youtu.be/Ct2D14Tl2E8


  • Bruno Guigue toujours excellent ! NRobin

    https://m.facebook.com/notes/bruno-guigue/isra%C3%ABl-veut-la-guerre-mais-ses-adversaires-la-lui-refusent/1366656186813166

    Israël veut la guerre, mais ses adversaires la lui refusent

    Israël bombarde à nouveau la Syrie, Israël simplifie sa procédure d’engagement militaire, Israël accuse l’Iran de détenir l’arme atomique ... Pas de doute, voyons : Israël, c’est la paix, l’amour entre les peuples et la lumière des nations. Entité métaphysique investie de prérogatives hors du commun, elle a le droit de bombarder qui elle veut quand elle veut ! Pour obtenir cette impunité, il est vrai que l’Etat-colon a colonisé tout le monde : Washington, Paris, Londres et même l’ONU. En attendant, ce fauteur de guerre bombarde la Syrie, quitte à provoquer une escalade dévastatrice. C’est hallucinant, mais le tir de missiles du 30 avril est la centième opération israélienne contre la Syrie depuis 2013. Lorsqu’ils visent des installations militaires syriennes, pourtant, les dirigeants sionistes se doutent bien que Damas et Téhéran (également visé) finiront par répliquer. Il ne leur a pas échappé qu’un avion israélien (deux, si l’on en croit certaines sources) a été abattu en février, ni que la DCA syrienne a repoussé la majorité des missiles lancés le 14 avril par le trio néocolonial (USA, France, GB).

    Mais c’est un fait : aucune action de représailles n’a été engagée contre Israël pour ces agressions, ni contre les pays occidentaux pour celle du 14 avril. Directement visés par des actes de guerre, l’Iran et la Syrie observent une retenue qui nourrit la perplexité de nombreux observateurs. Cette patience calculée, pourtant, l’agresseur aurait tort de la prendre pour un aveu de faiblesse. En matière stratégique, faire preuve de sang-froid n’est pas un défaut, mais une qualité. Le provocateur cherche toujours à imposer son agenda. Lui répliquer sans attendre revient à accepter ses conditions. Il en va de même des provocations verbales, et on a vu avec quelle ironie Téhéran a répondu aux dernières accusations sur son prétendu programme clandestin. Ces « allégations éculées », a déclaré le ministre iranien des affaires étrangères, ne sont que le « bluff ressassé » digne d’un « garçon qui crie au loup ». Lorsqu’un Etat qui détient 300 têtes nucléaires soustraites à tout contrôle international fait la leçon à un Etat dépourvu d’arme nucléaire et soumis à un strict contrôle de l’AIEA, en effet, on se dit que la réalité dépasse la fiction.

    Mais si l’Iran et la Syrie ne renvoient pas à l’agresseur la monnaie de sa pièce (du moins pas tout de suite) et se contentent d’une attitude défensive, c’est pour la simple raison qu’ils ne veulent pas d’une confrontation militaire avec un adversaire dont ils connaissent la folie meurtrière. Fruit d’une guerre coloniale, l’entité sioniste ne prospère qu’en rendant cette guerre perpétuelle, car elle justifie la violence structurelle exercée sur les Palestiniens - qu’Israël a spoliés - et sur tous ceux qui lui résistent dans la région. A l’opposé, l’Iran et la Syrie n’exercent aucune domination coloniale et n’agressent aucun Etat étranger. Loin de souhaiter la guerre, ces deux pays redoutent au contraire un embrasement général qui s’abattrait comme un fléau sur les peuples de la région. Victimes de la guerre et de l’embargo, la Syrie et l’Iran n’aspirent qu’à la reconstruction et au développement. S’ils s’abstiennent de répliquer aux agressions étrangères, c’est parce qu’ils ont d’autres priorités, et que le jeu, pour l’instant, n’en vaut pas la chandelle.

    L’avenir dira s’ils ont eu raison, mais ces deux Etats privilégient à l’heure actuelle une stratégie défensive qui a fait ses preuves lors de l’agression tripartite du 14 avril. 70 % des missiles ennemis ont été neutralisés, et la défense antiaérienne syrienne dissuade désormais les aéronefs hostiles de s’aventurer dans l’espace aérien syrien. A propos de l’attaque israélienne du 30 avril, certaines sources évoquent l’emploi de missiles de moyenne portée dernier cri lancés depuis l’espace aérien jordanien. Ces missiles seraient capables, dans les conditions actuelles, de déjouer les radars de la DCA. Si cette information est exacte, c’est un nouveau défi lancé à l’armée syrienne et à ses alliés, notamment russes, qui ont déclaré qu’ils livreraient prochainement des S-300 à la Syrie. Quoi qu’il en soit, Moscou ne tient pas plus que Damas et Téhéran à ce que la confrontation actuelle dégénère en guerre ouverte. Son intervention militaire en Syrie a fait la preuve de son efficacité depuis octobre 2015. Mais il est clair que la Russie ne se laissera pas entraîner dans un conflit majeur sur un théâtre d’opérations éloigné du sol national.
    On lit parfois que Moscou aurait passé un accord avec Israël l’autorisant à frapper le Hezbollah et l’Iran en échange de sa neutralité dans le conflit syrien. Aucune preuve n’a jamais été fournie d’un tel accord, et il est invraisemblable. La coordination opérationnelle entre les forces syriennes et alliées sur le terrain, de facto, interdirait ce double jeu. La Russie s’est engagée dans un conflit qui oppose l’État syrien et un terrorisme d’importation. Dans ce domaine, on ne peut pas dire qu’elle ait fait défaut à ses alliés : Daech est quasiment éradiqué, et ses multiples avatars sont mal en point. Mais Moscou évite soigneusement toute escalade avec les Etats de la région. La Turquie approuve les bombardements occidentaux sur la Syrie, mais cela n’empêche pas la Russie d’associer la Turquie aux négociations d’Astana. L’enchevêtrement des conflits dans la région brouille les pistes, c’est vrai. Mais nous sommes dans le monde réel. La force des choses conduit les uns et les autres à faire des compromis, et seul le résultat compte. Qu’auraient à gagner la Syrie et l’Iran à une guerre totale avec Israël et les USA ? C’est bien parce qu’ils n’en veulent pas qu’ils ne répondent pas aux provocations. Ils se réservent le droit de le faire à leur manière et au bon moment, celui qu’ils auront choisi. La victoire est une longue patience.


  • Les Géopolitiques de Nantes 2018

    La Russie, la Syrie et le Yemen, les grands absents du débat !!! NRobin

    http://www.lelieuunique.com/evenement/les-geopolitiques-de-nantes-7
    7° édition
    Du 28 septembre 2018 au 29 septembre 2018

    Le lieu unique et l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), avec le soutien de Nantes Métropole, organisent depuis 6 ans les Géopolitiques de Nantes : rendez-vous annuel proposant une quinzaine de tables rondes en présence d’une soixantaine de conférenciers, pour décrypter les défis stratégiques auxquels le monde est confronté. Faire comprendre, donner des perspectives, multiplier les échanges entre les spécialistes et le public, tels sont les objectifsde ce festival. Cette année, c’est la scientifique et femme politique française Claudie Haigneré qui ouvrira l’événement.

    vendredi 28 septembre 2018

    14h : Ouverture par Johanna Rolland & remise du prix du Livre des Géopolitiques

    14h30 : Leçon inaugurale : Les enjeux de l’Espace en Europe : une lecture personnelle
    Par Claudie Haigneré

    15h15-16h45 : Trump menace-t-il la paix mondiale ?
    Avec Pascal Boniface, François Clemenceau, Marie-Cécile Naves et Thomas Snégaroff / Présentée par Marie-France Chatin

    15h15-16h45 : L’Afrique est-elle entrée dans la mondialisation ?
    Avec Jimmy Adjovi-Boco, Gérard Grizbec, Didier Le Bret et Anne-Cécile Robert / Présentée par Esther Schneider

    15h15-16h45 : À l’ère Trump, l’avenir de la lutte contre le changement climatique se joue-t-il hors des COP ?
    Avec Blandine Barreau, François Gemenne, Julie Laernoes et Alexandra Sombsthay / Présentée par Bastien Alex

    17h-18h30 : Un duel Arabie saoudite-Iran ?
    Avec Thierry Coville, Fatiha Dazi-Héni, Jean-Pierre Filiu et Georges Malbrunot / Présentée par Didier Billion

    17h-18h30 : Corées : guerre ou paix.
    Avec Antoine Bondaz, Barthélémy Courmont et Agnès Gaudu / Présentée par Charles Thibout

    17h-18h30 : Les nouvelles technologies sont-elles au service de la démocratie ? Quel usage pour les villes en Europe ?
    Avec Martine Delannoy, Chantal Enguehard et Fabrice Roussel
    Conférence interprétée en LSF

    samedi 29 septembre 2018

    9h30-11h : Fake news, complotisme et désinformation.
    Avec Pierre Haski, François-Bernard Huyghe, Aude Lancelin et Olivier Ravanello / Présentée par Pascal Boniface

    9h30-11h : Les nouvelles routes de la Soie.
    Avec Jean-Joseph Boillot, Alain Frachon, Emmanuel Hache et Angélique Palle / Présentée par Samuel Carcanague

    9h30-11h : Comment comprendre la crise des Rohingyas ?
    Avec Frédéric Debomy, William Lebedel, Jacques Leider et Chris Lewa / Présentée par Alice Baillat

    11h15-12h45 : Géopolitique des religions.
    Avec Jean-Éric Branaa, Geneviève Garrigos, Joseph Maïla et Jean-Christophe Ploquin / Présentée par Christophe Ventura

    11h15-12h45 : Vers un monde de plus en plus inégal ?
    Avec Manon Aubry, Jean-Marc Daniel, Thomas Guénolé et Bénédicte Hermelin / Présentée par Sylvie Matelly
    Conférence interprétée en LSF

    11h15-12h45 : Blanchiment d’argent, corruption et évasion fiscale.
    Avec William Bourdon, Michel Hunault, Éric Vernier et Richard Werly / Présentée par Carole Gomez

    Programme détaillé : ici.
    https://issuu.com/lieuunique/docs/progge_opolitiques18_web

    Toutes les conférences seront disponibles sur la chaîne soundcloud du lieu unique après l’événement.


  • Le gouvernement mis à nu.
    par Bertrand Vaudeville
    Pas mal ! NRobin
    Le gouvernement mis à nu.
    Vous trouverez tout ceci binaire et critiquable. Libre à vous bien sûr.
    Dans un éclair de lucidité, un accès de découragement, ou peut-être une anticipation sauvage de son éviction prochaine, Nicolas Hulot découvre donc ce que c’est d’être “Casque Blanc” au sein de la galaxie bancaire Macron. Se prostituer au quotidien, de préférence dans les médias ; aller y pleurer pour donner le change ; faire croire à de l’humanitaire parmi les Borgias qui l’entourent, en se signant d’une main gauche verte, nouveau dogme qui peine à supplanter l’ancien, noir de charbon, de pétrole, de gaz et d’uranium, tandis que la droite, invisible, recouverte du gant de cuir de la Grande Corrida inflexible, obéit à une mission aveuglante : réduire en bouillie toute diversité biologique et politique qui viendrait à bouleverser l’Ordre des Borgias.
    Cet exercice hypocrite de haut vol, pour obtenir l’aval gouvernemental, nécessite une obéissance sans faille. Une obéissance sans faille au credo ultra-libéral qui étrangle le peuple, catégorie par catégorie, du moment qu’il est facilement traçable, donc taxable, et que ses réseaux chancelants et médiatiquement falsifiés sont muselables. Une obéissance sans faille à l’approche technocratique hors sol des enjeux humains, avec cette foi sacrée dans la science et l’audimat, loin du pouls des français. Une obéissance sans faille à un gouvernement autoritaire parce que soumis en permanence (il est même leur envoyé spécial), aux lobbies des cartels de l’ancien monde pollueur et esclavagiste. Une obéissance sans faille donc, à la Sainte Trinité UE-€-OTAN qui a envoyé Macron à l’Elysée avec la bénédiction d’au moins 12 apôtres dont 9 contrôlent 90% de ce qui s’écrit, se regarde et s’écoute en France, tandis que je vous laisse choisir les 3 restants parmi une troïka esclavagiste de soudards, de criminels, de menteurs et de ravagés. Une obéissance sans faille enfin, à un système politique autoritaire parce qu’il se sait muselé par ses maitres de Bruxelles, Frankfort, Washington et, pour faire bonne mesure, Tel-Aviv et Riyad.
    Hulot, même s’il roule en 4X4 et multiplie les signes de richesse polluante, même si des doutes sur sa sincérité remontent en conséquence, a au moins le mérite de faire éclater au grand jour cette nudité forcée de nos “gouvernants”. “Le roi est nu”, nous enseignait Andersen, un auteur nordique dont le pays d’origine a beaucoup à apprendre à nos pseudos écologues.
    Mais alors, que faire si même Hulot y perd son latin ? LA GUERRE. Médiatique, politique, militante, pacifiste, exemplaire, mais LA GUERRE. C’est le seul langage que comprend l’oligarchie et ses ténors. Perchés dans leurs avions transatlantiques qui croisent à 12 000 mètres, leurs préoccupations ne retombent jamais jusqu’au sol. Ils polluent 20 fois plus que la plèbe, leurs déjections issues de leurs frasques inondent et ravagent la planète 100 fois plus que les populations “d’en bas”, leur “ruissellement” entretien un rapport au travail d’un autre temps, leur entropie maximale creuse des abimes d’inégalité et porte les tensions sociales au bord de la rupture... tandis que leur nature humaine, au fond, n’apporte le plus souvent rien ou pas grand chose de plus au genre humain, dans un marigot où se confondent jalousie pour le plus grand yacht et le meilleur anneau d’amarrage, compétition sur les marchés étrillés de la mondialisation, emplettes sur la 5ème, Regent ou avenue Montaigne avant la mise en rayon, règlements de compte au silencieux des médias, ou encore plages privatisées... Pris dans leur logique, ils contribuent au final et toute honte et indifférence bues, des 100aines de fois davantage que les populations qu’ils dominent, à la perte de notre propre planète commune, en commençant par le sens à lui donner. La parcourant comme nous parcourons le pavé, ils la déboussolent au rythme de leurs croisières aériennes voraces.
    Pire, en déclarant des guerres -sans le dire, ce serait déplacé, c’est-à-dire mal compris- de plus en plus fausses, absurdes, injustifiées, démentiellement coûteuses, et surtout 20 fois plus polluantes que n’importe quelle situation de paix, cette oligarchie crypto-maffieuse accélère l’entropie négative de la survivance de l’espèce. N’avez vous jamais remarqué ? Aucun peuple ne veut des guerres. Ils savent qui va payer en premier. Celles que nous avons imposées en les maquillant en frasques de “régimes totalitaires” au peuple libyen puis au peuple syrien en sont la preuve. Et pour une aumône saupoudrée en silence pour flatter l’égo du prétendu désintéressement de quelques-uns d’entre eux soucieux d’une rédemption quelconque, l’effet de levier des actions ineptes de tous les autres est tél, qu’ils contribuent par leur exemple massivement dépravé, à muer notre planète commune en un gigantesque urinoir renversé, sorte de non-lieu qu’ils négocieront entre eux aussi, en œuvre d’art que Marcel Duchamp n’aurait peut-être pas reniée, lui qui a signé sa dernière œuvre “ Étant donnés : 1° la chute d’eau ; 2° le gaz d’éclairage…. “
    On pourra croire en lisant, que “j’ai une dent contre les riches”. Même pas. Car nous sommes tous dans la même barque. Et si nous en sommes arrivés à comprendre que chacun de nos pleins à la pompe suinte le sang, effet papillon oblige, je constate que la grande responsabilité démultipliée des oligarques lorsqu’ils doivent dépasser leurs appétits borgiaques de conquête et de concurrence iniques, sonne aujourd’hui aux abonnés absents. Encéphalogramme plat. 0 déclarations. 0 engagement. 0 agenda. 0 respect. Rien ni à court ni à moyen ni à long terme ne permet d’envisager le début du commencement d’une solution venant de leur part. Laissez-nous rouler en Tesla. Ils règnent. Ils encaissent les dividendes du plastique dont ils remplissent les mers. Ils sont dans leur rôle qui les dépasse commodément pensent-ils ou non, peu leur importe au fond. Car pour eux telle est la volonté du peuple, de manger mal, de vivre mal, de consommer mal, de s’élever mal. Ils ne le regardent pas, ils ne s’y concertent pas. Ils ne s’y montrent pas. Ils sont dans un monde hors sol, cruel, guerrier, rempli de présidents-valets, et pendant leurs orgies de puissance, la planète succombe aux conséquences de leur impéritie permanente. Hulot s’en est sans doute rendu compte, malgré le refus de voir, lui qui vient de les côtoyer de près à la force de son ego mortifié.
    BV


  • 11 septembre : un complot américain

    https://www.monde-diplomatique.fr/2013/09/A/49662
    Le Monde diplomatique

    > Septembre 2013, page 14
    Dossier : il y a quarante ans, le coup d’Etat contre Salvador Allende

    https://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L890xH668/imgdpl09-14-6-1109-b4bd3.jpg?1536677740

    Image extraite de « Septembre chilien »
    Le film ressortira sur les écrans le 2 octobre prochain.

    « Nous ne devons pas laisser l’Amérique latine penser qu’elle peut emprunter ce chemin sans en subir les conséquences », martèle le président américain Richard Nixon devant le Conseil national de sécurité le novembre 1970. L’avant-veille, le président socialiste Salvador Allende a pris ses fonctions. La coalition qui a porté la gauche au pouvoir est fragile, et la Maison Blanche bien décidée a « faire hurler » l’économie du pays. Après des mois de déstabilisation (manœuvres institutionnelles, grèves patronales, manifestations, tentatives de coup d’Etat, etc.), l’armée chilienne intervient. Elle est soutenue par la presse, par l’organisation fasciste Patrie et Liberté, par le Parti national et par les Etats-Unis. Le 11 septembre 1973, elle bombarde le palais présidentiel. Quelques heures avant sa mort, au cours d’une ultime allocution radiophonique, Allende déclare : « Ils ont la force, ils pourront nous asservir ; mais on n’arrête pas les mouvements sociaux, ni par le crime ni par la violence. » Débute alors l’une des dictatures les plus brutales qu’ait connues l’Amérique latine : plus de trois mille morts, près de trente-huit mille personnes torturées et des centaines de milliers d’exilés.

    Quelques jours après le coup d’Etat, le réalisateur Bruno Muel se rend sur place, pour témoigner. Avec Théo Robichet et Valérie Mayoux, il réalisera le documentaire Septembre chilien — qui ressort en salles le 2 octobre — dont il raconte ici la genèse.

    Laboratoire des politiques néolibérales, le Chili fut également celui de nouvelles méthodes de déstabilisation, comme le révèle le film La Spirale, réalisé (en collaboration avec Chris Marker) par Jacqueline Meppiel, Valérie Mayoux et l’intellectuel Armand Mattelart, qui livre, dans « “La Spirale”, quand l’ancien monde refuse de mourir », son analyse de la stratégie de la bourgeoisie chilienne. Si celle-ci dut s’organiser, c’est que de 1970 à 1973, le Chili aura menacé les intérêts des puissants : de la constitution de solides organisations populaires (lire « L’« octobre rouge » chilien et la naissance des cordons industriels ») à l’émergence d’une politique étrangère non alignée (lire « L’étonnante actualité d’une politique étrangère »). Ce qui explique sans doute qu’après une longue période d’oubli, les étudiants chiliens mobilisés depuis septembre 2011 aient décidé de dépoussiérer l’icône Allende, ainsi que son héritage politique (lire « Les étudiants dépoussièrent une icône »).

    Le 17 septembre, à 19 heures, une projection spéciale de La Spirale est organisée par Le Monde diplomatique et Galatée films, en présence d’Armand Mattelard, Ignacio Ramonet et Jacques Perrin. A la Maison de l’Amérique Latine, 217 Boulevard Saint-Germain, Paris, VIIe. Entrée gratuite, sur réservation par email : reservationlaspirale@gmail.com (dans la limite des places disponibles).

    Le film Septembre chilien ressortira sur les écrans le 2 octobre prochain. Il est programmé avec Les Enfants des mille jours de Claudia Soto et Jaco Bidermann. Avant-première le 11 septembre au Nouveau Latina (20, rue du Temple, 75004 Paris).


  • Alain Gresh : « Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien » (INTERVIEW) — RT en français

    https://francais.rt.com/international/53750-alain-gresh-gouvernement-israelien-espionne-citoyens-americains

    Alain Gresh : « Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien » (INTERVIEW)

    6 sept. 2018, 14:25
    Alain Gresh : « Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien » (INTERVIEW)© Jonathan Ernst Source : Reuters
    Préparatifs de la conférence politique du Comité américain des affaires publiques israéliennes (AIPAC) à Washington, le 2 mars 2015.

    Dans un article paru dans Le Monde Diplomatique, le journaliste Alain Gresh relate le contenu d’un documentaire sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. La chaîne qatarie al-Jazeera, qui l’avait réalisé, a finalement décidé de l’interdire.

    Pour RT France, le journaliste Alain Gresh a accepté de raconter le contenu du documentaire auto-censuré d’al-Jazeera sur le lobby pro-israélien et les coulisses de son interdiction. L’ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatiquefait partie des rares personnes qui ont pu voir les quatre épisodes de 50 minutes chacun du documentaire car celui-ci a été interdit de diffusion par al-Jazeera elle-même.

    Un jeune journaliste britannique d’al-Jazeera a infiltré, à la demande de la chaîne qatarie, le lobby pro-israélien aux Etats-Unis et en a tiré un documentaire édifiant. Brillant, avenant, chaleureux et efficace, il gagne la confiance des principaux acteurs des groupes de pression, organisations et associations qui ont fait de la défense inconditionnelle de l’Etat hébreux leur leitmotiv.

    Les côtoyant au quotidien, le jeune homme filme leurs confidences en caméra cachée. Et le résultat est, selon Alain Gresh, « explosif ». Le Qatar, propriétaire de la chaîne n’aurait finalement pas voulu s’aliéner le soutien des Etats-Unis dans le conflit qui l’oppose à l’Arabie Saoudite. Etant donnée l’influence du lobby pro-israélien dans la politique américaine au Moyen-Orient, le Qatar a jugé plus raisonnable de renoncer à diffuser ce documentaire jugé trop gênant pour les réseaux pro-israéliens.

    Lire aussi : Al-Jazeera mène une enquête explosive sur le lobby pro-israélien... avant de geler sa diffusion

    • Al-Jazeera mène une enquête explosive sur le lobby pro-israélien... avant de geler sa diffusion

      https://francais.rt.com/international/53700-al-jazeera-mene-enquete-explosive-lobby-pro-israelien-avant-geler
      3 sept. 2018, 21:03
      https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8d2ecc488c7b650f8b4567.jpg

      Al-Jazeera mène une enquête explosive sur le lobby pro-israélien... avant de geler sa diffusion
      © Brian Snyder Source : Reuters
      Préparatifs pour la conférence politique de l’Aipac à Washington, Etats-Unis, le 6 mars 2018 (illustration)

      Le Monde diplomatique évoque les méthodes des lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis mises au jour par un documentaire. Cette enquête a été menée par la chaîne qatarie Al-Jazeera, mais Doha aurait finalement décidé de suspendre sa diffusion.

      James Anthony Kleinfeld, dit « Tony », jeune Britannique juif, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, s’investit et côtoie durant cinq mois « le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël » aux Etats-Unis, comme The Israel Project (TIP) ou l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), explique Le Monde diplomatique de septembre.

      Le jeune homme devient ainsi un familier des cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants pro-israéliens. « Avenant, chaleureux, efficace, il [Tony] gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les éléments de langage convenus. Et leurs confidences sont explosives », prévient Alain Gresh, ancien rédacteur en chef de la publication, dans son article. Selon ses dires, il est lui-même le seul journaliste français à avoir pu voir ce documentaire grâce à l’un de ses amis basé dans le Golfe.

      Comme dans les meilleurs films d’espionnage, Tony est en réalité un infiltré, en mission pour la chaîne quatarie Al-Jazeera, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. Alain Gresh explique : « Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire. »

      Mais, alors que le contenu du documentaire pourrait mettre à mal les pratiques des lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis, la chaîne qatarie a finalement gelé sa diffusion pour ne pas attirer leurs foudres sur le Qatar. Depuis plus d’un an, l’émirat est déjà dans une position difficile en raison de la crise qui l’oppose à l’Arabie saoudite.

      Même si, selon Alain Gresh, la diffusion du documentaire aurait constitué un événement médiatique, le Qatar aurait toutefois choisi de la reporter sine die, « obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble ».

      Selon les informations du journaliste, Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de Steve Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire lors d’un déplacement qu’il a effectué à Doha. « Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient », analyse Alain Gresh.

      Lire aussi : Les Etats-Unis annulent 200 millions de dollars d’aide aux Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza
      Le gouvernement israélien viole-t-il les lois américaines ?

      Toujours selon l’ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, les acteurs du lobby pro-israélien qui se confient à Tony dans le documentaire ne sont pas avares de confidences et racontent leurs méthodes : délation, harcèlement, guerre psychologique, calomnie, pressions professionnelles, tous les moyens seraient bons pour intimider les personnes hostiles à la politique israélienne ou favorables à la cause palestienienne dans les entreprises ou sur les campus américains.
      Lire aussi
      Illustration : Nigel Farage, ex-dirigeant du parti eurosceptique UKIP, photo ©Hannibal Hanschke/Reuters Nigel Farage juge le « lobby juif » américain « très puissant », une organisation exige des excuses

      Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes […] Nous avons le budget et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes

      « Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des Affaires stratégiques israélien », explique Alain Gresh qui cite la directrice générale du ministère. « En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux », avait déclaré Sima Vaknin-Gil lors d’une conférence à l’Israeli American Council (IAC), avant d’ajouter : « Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes […] Nous avons le budget et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes. » la directrice générale allait même jusqu’à affirmer : « Nous avons la FDD [Fondation pour la défense des démocraties] et d’autres qui travaillent [pour nous]. » La FDD est un think tank néoconservateur basé à Washington. Or, comme le précise Alain Gresh, selon la loi américaine, « les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches », se demande-t-il.

      Lire aussi : Selon Noam Chomsky, l’ingérence dans la politique américaine vient surtout d’Israël et non de Russie

    • Le Monde diplomatique
      https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/GRESH/59047
      > Septembre 2018, pages 1, 6 et 7, en kiosques

      Espionnage et intimidations
      Lobby israélien, le documentaire interdit

      Une enquête menée par la chaîne qatarie Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage.
      par Alain Gresh

      https://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L650xH867/img007-5-8cf9c.jpg?1535473207
      Nadia Jelassi. – « Vista lil 9albèn » (Retourner sa veste), 2010

      À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

      Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

      Créé en (...)

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  • Qui peut croire la thèse officielle de l’Administration américaine ? Une Administration plus que douteuse ! NRobin

    « 11-Septembre : Le nouveau Pearl Harbor »
    http://www.reopen911.info/11-septembre/mise-en-ligne-du-documentaire-11-septembre-le-nouveau-pearl-harbor

    Let’s have a look !
    https://www.youtube.com/watch?v=6Rf2nCW8SUE

    Posté par .Rédaction le 11/09/2013
    « 11-Septembre : Le nouveau Pearl Harbor »
    Le nouveau film du réalisateur et bloggeur italien Massimo Mazzucco

    LA PLUS GRANDE ENQUÊTE CITOYENNE JAMAIS MENÉE
    Ce nouveau documentaire exceptionnel en trois parties du réalisateur Massimo Mazzucco devrait enterrer une bonne fois pour toutes la thèse officielle. Il répond également à nos détracteurs régulièrement invités dans les médias et dont les arguments peuvent sembler convaincants ... pour celui qui ne prend pas le temps de les étudier.

    Partie 1
    « Les avions du 11-Septembre »
    https://www.dailymotion.com/video/x14gtd7

    Partie 2
    « Le Pentagone et le Vol 93 »
    https://www.dailymotion.com/video/x1555k3

    Partie 3
    « Le World Trade Center »
    https://www.dailymotion.com/video/x166zox

    • Recension du documentaire par le Pr David Ray Griffin

      "Il y avait déjà beaucoup d’excellents films et vidéos sur le 11-Septembre. Mais le dernier documentaire du réalisateur plusieurs fois primé, Massimo Mazzucco, est clairement au-dessus du lot.

      Pour tous ceux qui ont travaillé sur le sujet du 11-Septembre toutes ces années, voilà le film que nous attendions tous.

      Nous avions déjà de très bons films traitant du caractère fallacieux de telle ou telle partie du récit officiel, les Tours Jumelles, le Bâtiment 7, etc., mais Mazzucco nous propose ici un documentaire complet qui englobe virtuellement l’ensemble des problèmes liés aux faits du 11-Septembre.

      Nous avions bien évidemment des films traitant la fiction officielle comme si c’était la vérité. Et nous avions d’autres films qui utilisaient des histoires fictives pour présenter le combat des personnes après qu’elles eurent commencé à soupçonner la version officielle d’être mensongère.

      Mais il n’y a aucune place pour la fiction dans le film de Mazzucco – sauf dans le sens où il présente de façon claire et impitoyable la fiction de chacune des parties de la version officielle.

      La volonté de Mazzucco d’englober la totalité de la problématique l’a amené à produire un film d’une durée de près de 5 heures, qui est cependant si fascinant et trépidant que beaucoup voudront le regarder en une seule fois. Mais ce n’est pas obligatoire, car ce documentaire, en 3 DVD, comporte 7 parties, chacune étant divisée en de nombreux chapitres de courte durée.

      Ces 7 parties concernent la Défense aérienne, les pirates de l’air, les avions, le Pentagone, le Vol 93, les Tours Jumelles et le Bâtiment 7. Dans chacune d’elles, après avoir présenté les faits qui contredisent le récit officiel, Mazzucco traite chacune des affirmations des debunkers (c’est-à-dire ceux qui cherchent à invalider les éléments et les preuves avancées par la communauté de chercheurs sur le 11/9).

      L’introduction, comme l’indique le titre du film, établit 12 parallèles étonnants entre Pearl Harbor et les attentats du 11-Septembre.

      Ce film s’adresse aussi bien à ceux qui ne connaissent pas le sujet du 11-Septembre (au-delà de la version officielle), qu’à ceux qui possèdent une connaissance partielle des différents problèmes que pose la version officielle, et aussi aux experts du sujet (j’ai moi-même appris beaucoup de choses).

      Mazzucco souligne bien le fait que son documentaire couvre les 12 années de débat sur le 11/9. Et tous ceux qui ont contribué à rechercher la vérité sur le 11/9 pendant ces longues années verront que leur travail est finalement récompensé : nous avons à présent un film extrêmement bien documenté qui montre de façon éclatante combien le récit officiel sur le 11-Septembre a été fabriqué de toutes pièces.

      « 11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor » est véritablement le film que nous attendions tous."

      Pr David Ray Griffin


  • Mon coup de coeur : A VOIX HAUTE, la force de la parole
    L’éloquence et la classe et ça se passe à Saint Denis
    Un film documentaire sur le concours Eloqentia qui se déroule chaque année à l’Université de Saint Denis visant à élire le meilleur orateur
    Superbe ! NRobin

    A VOIX HAUTE, la force de la parole
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-instant-tele/l-instant-tele-15-novembre-2016
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2016/11/f4c2d4a3-52db-45b2-a098-32f4d81cdfe3/640_pture.jpg
    Capture d’écran du documentaire « A voix haute » diffusé sur France 2. Un film de Stéphane de Freitas, co-réalisé avec Ladj Ly
    Et si vous êtes prof de français, séquestrez vos élèves de la 5ème à la terminale pour leur montrer, vous allez tellement les émouvoir que tout au fond de leurs tripes, ils auront compris une chose essentielle pour laquelle on se bat du matin au soir vous et nous, parents, enseignants, gens de radio : la parole est une arme de combat.
    Un documentaire à découvrir en avant-première sur internet :

    Bien parler est la clé de l’ascension sociale et qu’est-ce qui vaut mieux qu’un beau et long discours ? Rien. Si ce n’est un beau et long discours compris, écouté, entendu, plébiscité. C’est un art millénaire qui porte un nom : l’éloquence. Et il n’est pas réservé à la crème des avocats du barreau de Paris.
    L’idée revient à Stéphane de Freitas. Il a créé le concours Eloqentia, ouvert chaque année aux étudiants de Seine-Saint-Denis. Ils vont se battre sur scène et en public à coup de mots et de formules, ils vont haranguer, murmurer, tempêter, s’esclaffer, argumenter, plaider. Une joute verbale qui couronnera à terme, le meilleur orateur de Seine-Saint-Denis... et dont aucun d’eux ne sortira indemne tant l’expérience va puiser dans les racines de leur histoire et d’un déterminisme dont ils vont triompher par K.O.

    Stéphane de Freitas a suivi la promo 2015 durant les trois semaines intensives de préparation. Je vous préviens, ils vont vous coller au mur, les petits jeunes.


  • C’est toujours d’actualité et en plus grave ! NRobin
    Une idée de lecture : La République des censeurs (2014)
    https://media.senscritique.com/media/000006329378/160/La_Republique_des_censeurs.jpg
    https://www.senscritique.com/livre/La_Republique_des_censeurs/10873744Livre de Jean Bricmont Essai 5 février 2014

    II n’y a rien d’extrême à défendre les principes fondamentaux de toutes les constitutions démocratiques et à proclamer, comme le stipule l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) que : « La libre communication des pensées et des opinions est l’un des droits les plus précieux de l’homme ». La Cour européenne des droits de l’homme quant à elle considère que la liberté d’expression vaut aussi pour les opinions « qui heurtent, choquent ou inquiètent l’Etat ou une fraction de la population ». Pour le Comité des droits de l’homme de l’ONU : « Les lois qui criminalisent l’expression d’opinions concernant des faits historiques sont incompatibles avec les obligations que le Pacte impose aux Etats parties en ce qui concerne le respect de la liberté d’opinion et de la liberté d’expression »


  • https://www.france.tv/image/vignette_16x9/800/450/n/n/n/33db53d6-phpzvennn.png
    Excellente nouvelle en ce qui me concerne en tout cas !
    Le retour du débat contradictoire, c’est pour bientôt !
    Avec mon animateur préféré et pas n’importe lequel, et en plus sur une chaîne de qualité, RT France ! Yes !
    Frédéric Taddeï animera quatre émissions hebdomadaires sur RT France, type Ce Soir où Jamais, n’en déplaise aux censeurs ! NRobin

    Frédéric Taddeï sur RT France : « En 2018, il faut aller sur une chaîne russe » pour de vrais débats
    18 juil. 2018
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.07/article/5b4f7a2a488c7ba1708b4568.jpg
    Frédéric Taddeï en 2016, photo JOEL SAGET / AFP

    Dans une interview accordée au Parisien, l’animateur emblématique Frédéric Taddeï détaille les motivations qui l’ont décidé à rejoindre l’équipe de RT France. Au menu de cet entretien, la question centrale de la liberté d’expression.

    Répondant à une interview du Parisien publiée ce 18 juillet, Frédéric Taddeï en a dit un peu plus sur les circonstances de son arrivée sur l’antenne de RT France. « C’est la seule chaîne qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je préfère à la télévision : une vraie émission culturelle avec de vrais débats, comme à l’époque de Ce soir (ou jamais !) », a-t-il fait valoir. Et d’ajouter : « La question que l’on devrait se poser, c’est pourquoi, en 2018, il faut aller sur une chaîne russe pour pouvoir le faire. »

    Quand on lui a demandé s’il ne serait pas inquiet de « perdre [sa] liberté », Frédéric Taddeï a renversé la perspective. « Pas du tout. J’ai animé Ce soir (ou jamais !) pendant 10 ans sur une chaîne d’Etat [France 3 puis France 2]. Je n’ai pas fait la propagande du gouvernement pour autant », a-t-il argumenté.

    Les gens qui me reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout

    « Ça ne vous pose pas un problème de travailler pour un média financé et contrôlé par le Kremlin ? », lui a demandé Le Parisien. Ce à quoi le présentateur emblématique de Paris Première et de l’audiovisuel public a répliqué : « Les gens qui me reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout. »

    « Le jour où il y aura un débat sur la Russie, j’inviterai des pro-Poutine, ce que j’ai toujours fait et que mes confrères ne font pas, et, bien entendu, des anti-Poutine », a encore taclé Frédéric Taddeï, rappelant qu’il avait une totale liberté dans le choix de ses intervenants.

    Frédéric Taddeï rejoindra l’antenne de RT France à la rentrée prochaine. Du lundi au jeudi à partir de 19h, il animera une émission d’une heure où alterneront actualité culturelle et débats de société. Les spectateurs qui regrettent la disparition d’émissions telles que Ce soir (ou jamais !) ou Hier, aujourd’hui, demain, devraient être comblés par cette nouvelle émission de Frédéric Taddeï.

    Lire aussi : Frédéric Taddeï animera quatre émissions hebdomadaires sur RT France
    https://francais.rt.com/communiques-de-presse/frederic-taddei-animera-quatre-emissions-hebdomadaires-rt-france
    16 juil. 2018
    Communiqué de presse RT FRance
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.07/article/5b4c67e3488c7b59448b4567.jpg

    Le journaliste Frédéric Taddeï animera une émission d’une heure quatre fois par semaine sur l’antenne de RT France dès la rentrée.

    RT France est heureuse d’annoncer l’arrivée de Frédéric Taddeï sur son antenne à la rentrée prochaine. Du lundi au jeudi, il animera une émission d’une heure où alterneront actualité culturelle et débats de société.

    C’est la seule chaîne de télévision qui m’ait donné carte blanche

    « Je suis ravi d’être sur RT France à la rentrée. Dans un paysage télévisuel sinistré, où les intellectuels, les chercheurs, les savants, les contestataires n’ont plus la parole et où les vrais débats ont totalement disparu, c’est la seule chaîne de télévision qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je faisais dans "Ce soir ou jamais" : des émissions intelligentes, sans parti pris, dans lesquelles on pourra discuter de tout, entre gens qui savent de quoi ils parlent, qu’on ne voit pas ailleurs, et qui ne sont pas d’accord entre eux », explique Frédéric Taddeï.

    Animateur de radio et de télévision, intellectuel érudit et amateur d’art, Frédéric Taddeï a toujours privilégié l’éclectisme et le débat d’idées dans les programmes qu’il a animés tout au long de sa carrière, en radio comme en télévision.

    « Nous sommes heureux d’accueillir Frédéric Taddeï dans l’équipe RT France ! Sa personnalité à part, son ouverture d’esprit, son engagement pour la liberté d’expression correspondent au style de RT et à notre mission principale : Osez Questionner », a fait savoir Xenia Fedorova, présidente et directrice de l’information de RT France.

    Communiqués de presse


  • Oui, pitié pour la cause animale ! Rien n’a changé depuis ! NRobin
    https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/FARRACHI/7990
    Le Monde diplomatique, Août 2001, page 21
    Silence, on souffre !
    Pitié pour la condition animale

    ...N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture...

    « La tragédie du jour suivant, écrivait Edward Gibbon (1) à propos des spectacles romains, consista dans un massacre de cent lions, d’autant de lionnes, de deux cents léopards et de trois cents ours. » Le temps de ces spectacles odieux est révolu (même si divers combats de coqs ou de taureaux font penser qu’on pourrait encore remplir un cirque avec des amateurs de sang). Mais la vérité, si l’on consent à la regarder en face, est que notre société fait preuve d’une plus grande et plus secrète cruauté. Aucune civilisation n’a jamais infligé d’aussi dures souffrances aux animaux que la nôtre, au nom de la production rationnelle « au coût le plus bas ». Pour sept cents fauves massacrés un jour de fête dans l’Empire romain, ce sont des millions d’animaux que nos sociétés condamnent à un long martyre.
    par Armand Farrachi

    N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture. Des convois de l’horreur la sillonnent à tout instant et en tous sens. Pour cause d’élevage intensif, les fermes, devenues des « exploitations », se sont reconverties en centres de détention à régime sévère, et les « fillettes » de Louis XI passeraient pour de véritables hangars face aux dispositifs où l’on enferme des créatures que la nature avait conçues pour la lumière, pour le mouvement et pour l’espace.

    En France, 50 millions de poules pondeuses -à qui l’on a souvent tranché le bec au fer rouge- sont incarcérées à vie dans des cages minuscules où elles ne peuvent ni dormir ni étendre les ailes, mais seulement absorber une nourriture éventuellement issue de fosses septiques et de boues d’épuration... Les truies sont sanglées jour et nuit dans des stalles qui leur interdisent toute espèce de mouvement, et ce pendant deux ans et demi... Des veaux de 145 kg sont enchaînés dans l’obscurité en cases de 0,81 m... Des poulets, dits « de chair », ont les flancs si hypertrophiés que leurs os ne les portent plus et qu’il leur est impossible de se déplacer. Au moyen d’un tube de 40 centimètres enfoncé dans l’oesophage, des appareils pneumatiques font avaler chaque jour 3 kilos de maïs brûlant (l’équivalent de 15 kilos pour un humain) à des canards et à des oies immobilisés dans des « cercueils » grillagés, puisque, de toute façon, ils ne peuvent plus se tenir debout. Pour finir cette existence qui a surtout le mérite d’être brève, beaucoup seront transportés dans des conditions effroyables, entassés sans nourriture, sans soins, sans eau, au cours de voyages proprement étouffants, interminables et souvent fatals. Qui a vu cela ne l’oublie plus jamais.

    En Chine, où il est courant d’ébouillanter et d’écorcher vifs les animaux, des ours sauvages sont enfermés jusqu’à ce que mort s’ensuive dans des cages où ils ne peuvent pas même s’asseoir et où ils perdent jusqu’à l’usage de leurs membres. Une sonde est en permanence enfoncée dans leur foie pour y prélever la bile, utilisée en médecine traditionnelle. En Occident, la « communauté scientifique » fignole des animaux d’un genre nouveau : sans poils ni plumes ni graisse, aveugles et dotés de quatre cuisses, manifestement conçus pour le bonheur au grand air ! Il serait long, et pénible, de multiplier les exemples.

    Pour ces millions, pour ces milliards d’animaux, le simple fait de vivre, depuis la naissance jusqu’à la mort, est un supplice de chaque seconde, et ces régimes épouvantables leur sont infligés pour des raisons si mesquines qu’on a peine à croire que des êtres humains puissent s’en prévaloir sans honte : une chair plus blanche, quelques centimes gagnés sur un oeuf, un peu de muscle en plus autour de l’os. « Cruelles friandises », disait Plutarque (2).

    Quant aux animaux sauvages, pour n’en dire qu’un mot, on se doute qu’ils ne sont guère épargnés par le piège, le fusil, le poison, le trafic, la pollution ou la destruction de leur habitat. 8 500 espèces de vertébrés sont menacées d’extinction à court terme. L’homme est seul responsable de cette extermination qui ne peut être comparée qu’aux extinctions massives du mésozoïque. Au Cameroun, les grands singes sont actuellement victimes de ce qui mérite pleinement d’être appelé une destruction systématique, comparable à une sorte de génocide. Et, dans le domaine de la protection des animaux sauvages, ce n’est certes pas la France qui pourra donner des leçons, elle qui montre tant de zèle à légaliser le braconnage.

    On a vu récemment de monstrueuses hécatombes (3), de terribles holocaustes (4)où les animaux étaient non pas « euthanasiés », comme on le dit pudiquement, mais massacrés et brûlés par milliers, par millions en Grande-Bretagne, victimes d’une maladie le plus souvent sans réelle gravité (la fièvre aphteuse), mais coupables de gêner le commerce et de déprécier la marchandise. Il faut d’ailleurs savoir que les abattages continuent après l’épizootie et que 450 000 vaches saines sont actuellement sacrifiées en France à « l’assainissement du marché ». Ce traitement, déjà révoltant quand il s’agit de lait ou de choux-fleurs, est-il admissible sur des êtres sensibles, affectueux et craintifs, et qui ne demandent qu’à vivre ? Rares ont été les professionnels qui se sont plaints d’autre chose que du montant ou de la rapidité de versement des primes au moyen desquelles on s’acharne à maintenir coûte que coûte une agriculture de cauchemar : un système d’indemnités après sinistre, une prime à la torture et à la pollution ? Qui n’a pensé aux pires horreurs médiévales en voyant ces crémations en masse, ces charniers remplis à la pelleteuse ? A quelle horreur veut-on nous préparer en appelant « sensiblerie » ou « zoophilie » toute compassion à l’égard de la condition animale ?
    Ces condamnés sans langage

    Les sentiments et les affaires n’ont jamais fait bon ménage, mais il semble quand même qu’on ait franchi les limites du supportable. Un producteur fait-il encore la différence entre une créature qui souffre et un objet manufacturé, quand il appelle un veau « le produit de la vache » ? Et alors qu’on entend de plus en plus souvent parler d’« organes vitaux » pour les voitures et de « pièces détachées » pour les corps ?

    Il est vrai que partout des hommes, des femmes, des enfants sont victimes de l’injustice, de l’arbitraire, de la misère ou de mauvais traitements, que l’humiliation du prochain est un principe universel, que trop d’innocents croupissent en prison. Mais les souffrances s’additionnent sans s’exclure. « Dans le combat pour la vie, écrit Raoul Vanegeim, tout est prioritaire. » Peut-on être heureux quand on sait que d’autres êtres vivants, quels qu’ils soient, gémissent ?

    Ceux que la souffrance animale laisse indifférents, fait sourire ou hausser les épaules au nom des « priorités » devraient se demander si leur réaction ne ressemble pas à celle des adeptes de l’inégalité, partisans de l’esclavage jusqu’au début du XIXe siècle, ou des adversaires du vote des femmes voilà à peine plus de cinquante ans. Au Cambodge, au Rwanda, dans les Balkans et ailleurs, n’a-t-on pas fait valoir également une « priorité » entre les plus proches voisins de nationalité, de religion, de « race » ou de sexe pour renvoyer les victimes à l’étrangeté, et si possible à l’animalité, afin de les éliminer plus facilement ?

    Notre compassion est-elle si limitée qu’il faille établir des hiérarchies subjectives entre ceux qui méritent d’être sauvés en premier lieu, puis en second, puis plus du tout ? Faudra-t-il attendre qu’il n’y ait plus un seul Européen dans le malheur avant de se soucier des Africains, ou que tous les humains soient comblés pour s’occuper des animaux ? A quel odieux « choix de Sophie » serions-nous alors sans cesse confrontés ?

    Claude Lévi-Strauss a écrit : « L’homme occidental ne peut-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt que né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion ? (...) L’unique espoir pour chacun d’entre nous de n’être pas traité en bête par ses semblables est que tous ses semblables, lui le premier, s’éprouvent immédiatement comme des êtres souffrants. »

    Au risque de choquer, demandons-le franchement : pourquoi les hommes auraient-ils le droit de se conduire avec les non-humains comme des barbares avec des innocents, et faudra-t-il toujours être l’inquisiteur, le démon, l’esclavagiste ou l’oppresseur d’un autre ? Quelle vie est a priori méprisable ? Tant que certains se croiront autorisés à maltraiter un être sensible parce qu’il porte des cornes ou des plumes, nul ne sera à l’abri.

    La cause des animaux a beaucoup avancé, dans les faits comme dans les mentalités. Rien qu’en France, des dizaines d’associations la défendent, et jamais elle n’a rassemblé dans le monde autant de militants. Quatre-vingt-dix pour cent des Français se déclarent prêts à payer 15 centimes de plus un oeuf de poule libre. Même la législation évolue. Mais peu, et lentement. Et les phénomènes d’extinction massive et d’élevage intensif rattrapent vite les quelques avancées, non pour des motifs sentimentaux ou philosophiques (car l’opinion s’indigne sincèrement des brutalités envers les animaux), mais, encore une fois, pour cette même raison économique, qui s’oppose obstinément à la sensibilité individuelle.

    Aux innombrables condamnés sans langage qui espèrent de nous des gestes qui ne viendront pas, nous n’avons à offrir que de bien piètres signes. On ne s’attend pas à ce que les Français deviennent tous végétariens ni, comme certains le demandent, que les droits humains soient étendus au singe. Mais quelle honte y aurait-il à faire un pas dans le sens de la compassion, à créer par exemple un secrétariat d’Etat à la condition animale comme il y en a un à l’économie solidaire ? La Belgique n’a pas craint de le faire. La Pologne a renoncé au gavage ; la Grande-Bretagne envisage d’interdire la chasse à courre. Malgré sa politique agricole, l’Europe s’est déjà timidement mais réellement penchée sur la question de l’élevage, de la chasse, de l’expérimentation et du bien-être. Tôt ou tard, on s’indignera massivement que des hommes aient pu torturer des animaux, même pour des raisons économiques, comme on s’indigne aujourd’hui des massacres romains, des bûchers, du chevalet et de la roue. N’est-il pas préférable que le plus tôt soit le mieux ?

    Voir l’encadré sur les associations protectrices des animaux.

    Armand Farrachi
    Ecrivain et essayiste, auteur, entre autres, de : Les Ennemis de la terre, Exils, Paris, 1999 ; Les poules préfèrent les cages, Albin Michel, Paris, 2000.

    (1) Edward Gibbon (1737-1794), historien anglais, auteur en particulier d’un livre très célèbre : Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, en 1776.

    (2) Plutarque (49-125), biographe et moraliste grec, auteur en particulier des Vies parallèles.

    (3) Du grec hékatombé qui veut dire : « sacrifice de cent (hékaton) boeufs (bous) ».

    (4) Du grec holocaustum, « brûlé tout entier ».


  • Un film à voir. NRobin
    Syrie : War Diary
    https://www.senscritique.com/film/War_Diary/35870871
    Documentaire de Marc Wiese 1 h 43 min 4 juillet 2018

    La tragédie de la guerre en Syrie, couverte cinq ans durant par le reporter Carsten Stormer. En plus de quinze mille images, le correspondant de guerre a saisi avec son appareil photo ce qui restait de vie sous les décombres de villes syriennes ravagées par les bombes.
    Disponible actuellement sur ce lien :
    https://www.arte.tv/fr/videos/054754-000-A/war-diary
    104 min
    Disponible du 04/07/2018 au 01/10/2018
    Disponible en direct : oui
    La tragédie de la guerre en Syrie, couverte cinq ans durant par le reporter Carsten Stormer. En plus de quinze mille images, le correspondant de guerre a saisi avec son appareil photo ce qui restait de vie sous les décombres de villes syriennes ravagées par les bombes. Un témoignage saisissant.

    Entre 2012 et 2017, Carsten Stormer a couvert pour la presse allemande et internationale le conflit syrien. En plus de quinze mille images, le correspondant de guerre a saisi avec son appareil photo ce qui restait de vie sous les décombres de villes syriennes ravagées par les bombes. À Alep, il capte l’afflux incessant de blessés à l’hôpital, la longue file d’attente devant une boulangerie ou l’action des casques blancs, ces civils constamment exposés au danger pour sauver les autres. À Zabadani, près de la frontière avec le Liban, il rencontre l’équipe du journal révolutionnaire Oxygen, risquant pour cela d’être enlevé à tout moment par les soldats du gouvernement. Dans la bouche des Syriens que Carsten Stormer croise sur son chemin et qui ont, eux, la chance d’être encore vivants, une question revient sans cesse : « Pourquoi personne ne nous aide ? » Primé à plusieurs reprises pour ses précédents films, le réalisateur Marc Wiese livre à travers ses cinq années de reportages une œuvre saisissante sur l’horreur de la guerre et le rôle ambigu des journalistes qui les couvrent.
    Réalisation : Marc Wiese
    Pays : Allemagne
    Année : 2015


  • https://www.monde-diplomatique.fr/2018/06/WARDE/58766
    Le Monde diplomatique
    Juin 2018 pages 1,6 et 7

    Au mépris du droit international
    Le diktat iranien de Donald Trump

    Le 8 mai dernier, le président des États-Unis a choisi, conformément aux vœux d’Israël et de l’Arabie saoudite, de renier la signature de son pays et d’engager une épreuve de force avec l’Iran. L’ancien promoteur new-yorkais est un habitué des paris hasardeux, du dédain de la loi et des clés de bras à ses partenaires en affaires. Mais, cette fois, c’est la paix de toute une région qui s’en trouve menacée.
    par Ibrahim Warde


    Le Monde diplomatique
    Le diktat iranien de Donald Trump

    Monsieur Donald Trump a bâti sa carrière sur le principe que tout est renégociable. Une fois un immeuble terminé, le promoteur invoquait la piètre qualité des travaux (ou d’autres prétextes) pour éviter d’honorer ses engagements. Il imposait alors de nouvelles conditions aux divers corps de métier, en leur déclarant par exemple : « Je ne vous paierai que 75 % du montant dont nous avions convenu. » C’était à prendre ou à laisser. Ceux qui refusaient sa proposition n’avaient qu’à le traîner devant les tribunaux, prenant ainsi le risque de procédures judiciaires coûteuses et à l’issue incertaine face à des avocats aussi retors que coriaces. Dans son livre Trump : Think Like a Billionaire (« Penser comme un milliardaire »), en 2004, il conseillait à ses lecteurs de « toujours contester les factures ». Ses procédés de mauvais payeur étaient bien connus des fournisseurs et des banquiers, dont beaucoup refusaient de traiter avec lui (1).

    Dans Think Big and Kick Ass : In Business and Life (« Être ambitieux et déchirer en affaires comme dans la vie », 2007), il dit aimer « écraser l’autre camp et encaisser les profits », et bien se moquer des banquiers qui ont perdu les sommes qu’ils lui avaient avancées. « C’est leur problème ; pas le mien. Je leur ai dit qu’ils n’auraient pas dû me les prêter. » La Deutsche Bank, seule grande institution qui continue de traiter avec l’entreprise Trump, a connu une expérience édifiante. En 2008, au plus fort de la crise financière, elle avait poursuivi le promoteur en justice pour un impayé de 40 millions de dollars. Celui-ci contre-attaqua, réclamant en retour la coquette somme de 3 milliards de dollars. Son argument : ses problèmes de liquidités s’expliquaient par la crise financière ; or la Deutsche Bank comptait au nombre des responsables de la crise... La banque lui accorda un répit de cinq ans (2). Le futur président n’a pas tardé à comprendre que la menace d’un recours devant les tribunaux pouvait avoir des effets dissuasifs. On estime qu’il a été impliqué, comme plaignant ou comme accusé, dans plus de 3 500 procès.

    Novice en politique, M. Trump avait promis de mettre ses talents de « plus grand négociateur de l’histoire » au service de l’Amérique. Il annonçait que, sitôt élu, il s’emploierait à « déchirer l’horrible accord » de Vienne sur le nucléaire iranien, tout comme l’accord de Paris sur le climat. Que ces décisions soient prises au mépris du droit international ou que les autres signataires s’y opposent lui importait peu.

    Ses méthodes de patron de droit divin, ainsi que son ignorance de l’histoire et de la diplomatie se conjuguaient à son désir de défaire l’héritage laissé par son prédécesseur. Soucieux de rompre avec les conventions, il se fierait à son instinct et se contenterait de transposer au champ des relations internationales les pratiques peaufinées durant sa carrière de promoteur et de vedette de la télé-réalité.

    Le Plan d’action global commun a été signé à Vienne le 14 juillet 2015 par l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), ainsi que par l’Allemagne, après plusieurs années d’âpres négociations. Il a par ailleurs été avalisé le 20 juillet 2015 par la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité. En échange d’un arrêt du programme de recherche nucléaire militaire et de contrôles internationaux qui s’étendraient jusqu’en 2025, les sanctions imposées par le Conseil de sécurité à la République islamique depuis 1995 devaient être progressivement levées.

    Les retombées économiques attendues représentaient une composante essentielle de l’accord. Mais, si les échanges de l’Iran avec l’étranger ont bien augmenté, on est resté loin du boom escompté il y a trois ans, notamment à cause du maintien de sanctions antérieures, adoptées par le Congrès au lendemain de la révolution islamique de 1979. Pour bon nombre d’Iraniens, la mauvaise foi des États-Unis sautait aux yeux : les autorités américaines maintenaient l’ambiguïté sur la question des transactions en dollars afin de décourager les investisseurs et les exportateurs potentiels. Pour les pays exportateurs, les progrès n’étaient cependant pas négligeables. Le montant des exportations françaises vers l’Iran, par exemple, a triplé, passant de 500 millions d’euros au moment de l’accord à 1,5 milliard en 2017.

    Bien que souvent qualifié d’« État voyou », l’Iran a respecté ses engagements, comme en ont attesté l’Agence internationale de l’énergie atomique ainsi que les certifications périodiques du gouvernement américain. Cela explique d’ailleurs pourquoi le président Trump, qui a pris ses fonctions le 20 janvier 2017, n’a dénoncé l’accord que le 8 mai 2018. Tant le secrétaire d’État Rex Tillerson que le général Herbert Raymond McMaster, conseiller à la sécurité nationale, admettaient les mérites du texte et s’opposaient à un retrait. Ce n’est qu’après les avoir congédiés et remplacés par des « faucons », respectivement M. Michael Pompeo et M. John Bolton, que M. Trump a enfin eu les coudées franches. Même si aucun des autres pays signataires n’a suivi les États-Unis dans leur retrait, la décision de Washington sera lourde de conséquences pour ses rapports avec l’Europe, en raison du rétablissement des sanctions contre les entreprises américaines ou étrangères qui continueraient à commercer avec l’Iran.
    En 1982, la riposte de Margaret Thatcher

    La question de l’application extraterritoriale des lois des États-Unis remonte à la guerre froide. Après l’imposition de la loi martiale en Pologne, le 13 décembre 1981, le président Ronald Reagan interdit dans un premier temps aux sociétés américaines de participer à la construction d’un gazoduc qui devait alimenter les pays européens à partir de la Sibérie. En juin 1982, l’embargo est étendu à leurs filiales, ainsi qu’aux sociétés étrangères travaillant sous licence américaine, au motif que l’Union soviétique pourrait tirer parti des technologies nationales.

    Cette décision suscite un tollé ; les mesures de rétorsion des États européens concernés contraignent les États-Unis à se rétracter. Car, si Washington détient bien l’arme de l’extraterritorialité, les pays d’Europe peuvent riposter par des lois de blocage interdisant à leurs entreprises de se soumettre aux lois étrangères. Bien que grande alliée du président Reagan, Margaret Thatcher, la première ministre britannique, se montre intraitable. Elle déclare que, pour des raisons de principe, les entreprises du Royaume-Uni doivent honorer leurs engagements commerciaux. Elle invoque une loi de blocage (le Protection of Trading Interests Act), votée en 1980, qui leur interdit de se soumettre aux injonctions des États-Unis lorsque l’intérêt national est en jeu. En France, M. Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la recherche et de l’industrie, s’appuie sur une ordonnance de 1959 édictée par le général Charles de Gaulle et donne ordre à la société Dresser-France, filiale d’un groupe américain de mécanique, de passer outre aux injonctions de sa maison mère. Washington finit par céder ; les sanctions sont levées en novembre 1982.

    Après la guerre froide, on assiste cependant à une intensification des revendications extraterritoriales, au prétexte que la mondialisation doit s’accompagner de règles communes. Rien qu’en 1996, les États-Unis votent deux législations fondées sur ce principe. La loi Helms-Burton vise les sociétés étrangères qui investissent sur le territoire cubain tandis que la loi d’Amato-Kennedy s’applique à l’Iran et à la Libye. L’Union européenne réplique par un dispositif de blocage qui interdit une nouvelle fois à toute personne européenne physique ou morale de se soumettre à des actes administratifs, législatifs ou judiciaires décidés par une puissance étrangère. Elle ouvre par ailleurs un contentieux devant l’Organe de règlement des différends de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin de contester l’application extraterritoriale de ces lois. La Commission européenne établit même une liste d’entreprises américaines susceptibles d’être frappées à leur tour par des sanctions miroirs. Cette détermination paie : les États-Unis acceptent une suspension de leurs dispositifs de sanction dans le cas des Européens, qui retirent alors leur plainte à l’OMC.

    Que s’est-il passé depuis ? Certes, il y a eu l’effet 11-Septembre. Le caractère mondial du terrorisme a paru justifier, par exemple, la surveillance planétaire des flux financiers. Votée à la suite des attentats, la loi USA Patriot (Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism, « Unir et renforcer l’Amérique en lui fournissant les outils appropriés pour intercepter et empêcher le terrorisme ») accorde à l’exécutif des prérogatives supplémentaires. Nouvel aspect du « privilège exorbitant » de la monnaie américaine dont parlait autrefois le général de Gaulle, toutes les transactions en dollars deviennent passibles de la loi des États-Unis, même lorsqu’elles n’interviennent pas sur leur territoire. On parle alors d’une ère de « mondialisation de la compliance à l’américaine ».

    Entre diktat et mimétisme, les lois et pratiques des États-Unis s’internationalisent. Qu’il s’agisse de lutte contre le blanchiment d’argent, contre le financement du terrorisme ou de campagnes contre la corruption, les législations adoptées à travers le monde sont calquées sur les leurs (3). Et c’est souvent la justice de ce pays qui déclenche les poursuites et qui sanctionne des entités étrangères pour des infractions commises hors du territoire national. En juin 2014, la banque BNP Paribas est ainsi condamnée à verser 8,9 milliards de dollars au Trésor américain pour avoir enfreint, à travers sa filiale suisse, les embargos imposés par les États-Unis à Cuba, à l’Iran et au Soudan (4). Ces dernières années, un certain nombre de multinationales européennes sont également tombées dans les filets du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), une loi de 1977 qui interdit de soudoyer des dirigeants de pays tiers pour engranger des contrats. Plusieurs entreprises doivent s’acquitter d’amendes importantes, dont le français Alstom (772 millions de dollars en 2014) ou l’allemand Siemens (800 millions de dollars en 2008). Il suffit d’un lien, même ténu, pour que la justice américaine s’estime compétente : dans l’affaire BNP Paribas, les transactions illicites étaient libellées en dollars. Détenir un compte aux États-Unis, voire échanger des courriels qui transitent par un serveur installé dans ce pays, ouvre également la voie à des poursuites.
    Une stratégie contre-productive

    Pour autant, l’affaire des sanctions contre l’Iran marque une rupture. Le jour même de la dénonciation de l’accord sur le nucléaire, le nouvel ambassadeur américain à Berlin, M. Richard Grenell, publiait un tweet en forme d’oukase : « Les entreprises allemandes qui font des affaires en Iran doivent se retirer immédiatement ! » (Il plaidera par la suite qu’il s’agissait dans son esprit d’une obligation morale.) Le nouveau secrétaire d’État, M. Pompeo, a quant à lui promis de mettre à genoux les États qui aideraient l’Iran, à moins que Téhéran ne consente à douze conditions qui s’apparentent à une capitulation en rase campagne. Dans une circulaire de dix pages, le service de contrôle des actifs étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) du Trésor a publié la liste des réglementations qui doivent régir le rétablissement des sanctions. Celles qui sont qualifiées de « secondaires », levées par l’accord de Vienne, seront rétablies dans un délai de quatre-vingt-dix jours (c’est-à-dire à partir du 6 août prochain) pour le secteur automobile et de cent quatre-vingts jours (4 novembre) pour le secteur pétrolier. Les sociétés qui refuseraient de se soumettre aux nouveaux règlements pourront, sur décision de M. Trump, se retrouver sur une liste d’entreprises (Specially Designated Nationals List) dont les actifs sont susceptibles d’être bloqués et avec lesquelles les entités et les citoyens américains n’ont pas le droit de traiter.

    Lors du sommet de Sofia, les 16 et 17 mai, les dirigeants européens ont déclaré leur volonté unanime de rester dans l’accord — un vœu pieux —, sans même évoquer un recours devant l’OMC. Seule annonce concrète : la mise en œuvre d’une loi de blocage (votée en 1996) qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines. Le ministre de l’économie français Bruno Le Maire a proposé le 11 mai des dispositifs de financement indépendants pour les investissements en Iran et l’indemnisation par l’Union des entreprises qui pourraient être victimes du mécanisme de sanctions secondaires réactivé par les États-Unis. Mais rien ne dit qu’il convaincra ses homologues européens, tandis que, pour une entreprise, l’ensemble de ces mesures ne pèse guère face à la menace d’être coupée du marché américain.

    Depuis son élection, M. Trump n’a cessé de prendre ses distances avec l’Europe. Son affinité avec les régimes autoritaires et son alignement sur les positions d’Israël et de la plupart des États du Golfe pour tout ce qui touche à l’Iran laissaient présager une confrontation majeure avec ses alliés transatlantiques. Mais les leçons de l’histoire montrent bien les risques de l’unilatéralisme pour l’hégémonie américaine. Il y a un peu plus de vingt ans, en 1997, trois proches conseillers diplomatiques des présidents James Carter, George H. W. Bush et William Clinton, respectivement Zbigniew Brzeziński, Brent Scowcroft et Richard Murphy, avertissaient : « La politique des sanctions américaines unilatérales envers l’Iran s’est avérée inefficace, et la tentative de forcer les autres à suivre l’exemple des États-Unis a été une erreur. L’intimidation extraterritoriale a généré des tensions inutiles entre l’Amérique et ses principaux alliés et a menacé l’ordre international de libre-échange que les États-Unis ont promu pendant tant de décennies (5). »

    Ibrahim Warde
    Professeur associé à la Fletcher School of Law and Diplomacy (Medford, Massachusetts), auteur de Propagande impériale et guerre financière contre le terrorisme, Agone - Le Monde diplomatique, coll. « Contre-feux », Marseille-Paris, 2007


  • Les "rebelles" syriens évacués par Israël
    Par Najib Jenib dans la Question d’Orient

    https://www.facebook.com/NAJIBJENIB/posts/2136430789718051
    Pendant le week-end, et comme MintPress l’avait prédit mardi dernier, le groupe "humanitaire" controversé, financé par le gouvernement occidental, a été évacué du sud de la Syrie alors que le gouvernement syrien continue de gagner du terrain dans son offensive. dans tout le sud-ouest du pays. Cependant, des sources de l’opposition syrienne ont révélé que les Casques blancs n’étaient pas les seuls évacués du territoire syrien, puisque quatre commandants "rebelles" étaient également parmi les évacués, sapant le récit fortement encouragé que l’évacuation était purement "humanitaire" dans la nature.

    Selon Al Masdar News, quatre commandants rebelles ont été évacués par les Forces de défense israéliennes (FDI), qui ont supervisé l’opération d’évacuation : Moaz Nassar et Abu Rateb, de Fursan al-Golan (les Chevaliers du Golan) ; Ahmad Nahs, d’Alwiyat Saif al-Sham (l’épée d’al-Sham) ; et Alaa al-Halaki ; de Jaish Ababeel. Les sources d’Al Masdar ont également déclaré que ces mêmes quatre commandants avaient déjà été recrutés par les services de renseignement israéliens au début du conflit et avaient entretenu des liens avec le Mossad au fil des ans.
    Les liens israéliens avec les groupes rebelles syriens

    Bien que les affirmations d’Al Masdar puissent sembler choquantes à certains, il y a beaucoup de preuves expliquant pourquoi Israël serait intéressé à protéger les commandants de ces brigades rebelles spécifiques. Dans le cas de Fursan al-Golan, par exemple, le Wall Street Journal a écrit l’année dernière que le gouvernement israélien avait versé 5 000 dollars par mois au groupe rebelle et qu’une unité spéciale de l’armée israélienne avait été créée pour superviser le soutien d’Israël à Fursan al Golan. d’autres groupes. Le soutien d’Israël au groupe a été si grand que son porte-parole, Moatasem al-Golani, a déclaré au Journal que "nous n’aurions pas survécu sans l’aide d’Israël".

    Le soutien d’Israël au groupe aurait commencé en 2013 sous les ordres de l’ancien ministre israélien de la Défense Moshe Ya’alon, qui cherchait à cultiver la présence des rebelles wahhabites le long de la frontière entre la Syrie et les hauteurs du Golan zone."

    Étant donné qu’Israël avait dépensé plus de 60 000 dollars par an pour soutenir financièrement le groupe, il serait logique que Tel Aviv non seulement développe et maintienne des liens avec ses commandants, mais aussi secoure ces commandants alors que le gouvernement syrien poursuit son avancée. Sinon, la capture des commandants par les forces syriennes pourrait révéler de nouvelles preuves du réseau de relations entre leur groupe (et d’autres groupes apparentés) et le gouvernement israélien, ainsi que d’autres gouvernements étrangers, y compris les États-Unis.

    https://www.mintpressnews.com/israel-evacuated-mossad-linked-rebels-during-white-helmet-rescue/246280
    July 23rd, 2018

    By Whitney Webb Whitney Webb

    DAMASCUS, SYRIA – Over the weekend, and as MintPress predicted last Tuesday, the controversial Western government-funded “humanitarian” group, the Syrian Civil Defense — popularly known as the White Helmets — were evacuated from southern Syria as the Syrian government continues to gain ground in its offensive throughout the country’s southwest. However, sources from within the Syrian opposition have revealed that the White Helmets were not the only ones evacuated from Syrian territory, as four top “rebel” commanders were also among the evacuees, undermining the heavily promoted narrative that the evacuation was purely “humanitarian” in nature.

    According to Al Masdar News, four rebel commanders were evacuated by the Israel Defense Forces (IDF), which oversaw the evacuation operation : Moaz Nassar and Abu Rateb, of Fursan al-Golan (the Knights of Golan) ; Ahmad Nahs, of Alwiyat Saif al-Sham (Sword of al-Sham) ; and Alaa al-Halaki ; of Jaish Ababeel. Al Masdar’s sources also stated that those same four commanders had previously been recruited by Israeli intelligence early in the conflict and had maintained ties with the Mossad over the years.

    Israeli ties to Syrian rebel groups

    Though Al Masdar’s claims may seem shocking to some, there is plenty of evidence explaining why Israel would be interested in protecting commanders from these specific rebel brigades. In the case of Fursan al-Golan, for instance, the Wall Street Journal wrote last year that the Israeli government paid the rebel group an estimated $5,000 a month and a special Israeli army unit was created to oversee Israel’s support for Fursan al-Golan and other groups. Israel’s support for the group has been so great that it’s spokesperson, Moatasem al-Golani, told the Journal that “we wouldn’t have survived without Israel’s assistance.”

    Israel’s backing of the group is believed to have begun back in 2013 under orders from former Israeli Defense Minister Moshe Ya’alon, who sought to cultivate the presence of Wahhabi rebels along the border between Syria and the Israeli-occupied Golan Heights as a “buffer zone.”

    Given that Israel had spent over $60,000 a year supporting the group financially, it would make sense for Tel Aviv not only to develop and maintain ties with their commanders, but to rescue those commanders as the Syrian government continues its advance. Otherwise, the capture of the commanders by Syrian forces could reveal further proof of the web of connections between their group (and other related groups) and the Israeli government, as well as other foreign governments, including the United States.
    https://www.mintpressnews.com/wp-content/uploads/2015/03/image_650_365.jpg
    A photo from the Israel, Syrian border along the Golan Heights shows IDF soldiers conversing with suspected Jabhat al Nusra fighters.

    Indeed, the United States – Israel’s greatest ally – has also supported both Fursan al-Golan and Alwiyat Saif al-Sham, as both groups were trained and equipped by the U.S. Central Intelligence Agency (CIA) back in 2013. Alwiyat Saif al-Sham, for example, obtained TOW anti-tank missiles from the United States in the process. Though the group was “vetted” by the CIA, it joined forces in 2015 with the Jaish al-Haramon coalition, a group based in southern Syria and led by al-Nusra Front – the Syrian branch of Al Qaeda.

    The assertion made by Al Masdar that the rescued rebel commanders had connections to Mossad is also in keeping with precedent, as the intelligence agency has long helped bolster terror groups throughout the region. For instance, Mossad has supported the terror group Jundallah, active in Iran and Pakistan, and the Iranian terror group Mujahedeen Khalq (MEK). And, as MintPress has previously reported, even some commanders of ISIS (Daesh) were later revealed to actually be Mossad agents following their capture.

    Assertions of an Israeli evacuation of rebel commanders, if confirmed, would prove Israel’s “humanitarian” rescue of White Helmets members and their families was aimed at protecting assets of Israeli and Western intelligence that had helped to prolong Syria’s now seven-year-long civil war.

    Top Photo | A mock road sign for Damascus, the capital of Syria, and a cutout of a soldier, are displayed in an old outpost in the Israeli controlled Golan Heights near the border with Syria, May 10, 2018. Ariel Schali | AP

    Whitney Webb is a staff writer for MintPress News and a contributor to Ben Swann’s Truth in Media. Her work has appeared on Global Research, the Ron Paul Institute and 21st Century Wire, among others. She has also made radio and TV appearances on RT and Sputnik. She currently lives with her family in southern Chile.


  • Merci ma chère Gisèle. NRobin
    Gaza. « Je ne veux pas me taire »
    Lundi, 28 Juillet, 2014
    https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/1048x350/public/images/32107.HR.jpg?itok=oDwFJ67a
    https://www.humanite.fr/gaza-je-ne-veux-pas-me-taire-548310#comments

    L’Humanité

    Appel. Gisèle Halimi est engagée depuis toujours pour la cause anticolonialiste et les droits de l’homme.

    Un peuple aux mains nues – le peuple palestinien – est en train de se faire massacrer. Une armée le tient en otage. Pourquoi ? Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on ? J’affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l’histoire. Aujourd’hui règne un silence complice, en France, pays des droits de l’homme et dans tout un Occident américanisé. Je ne veux pas me taire. Je ne veux pas me résigner. Malgré le désert estival, je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l’on ne veut pas entendre. L’histoire jugera mais n’effacera pas le saccage. Saccage des vies, saccage d’un peuple, saccage des innocents. Le monde n’a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la barbarie ?

    Gisèle Halimi


  • Non à la venue de Netanyahou en France ! : Rassemblements dans plusieurs villes
    http://mailerlite.fr/data/emails/12798712/51720180601162654.jpg?2570

    http://preview.mailerlite.fr/l2w7a3/904341794823603610/m4s6

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Alors qu’Israël a assassiné ces dernières semaines plus de 115 Palestiniens et en a blessé plus de 13 000 à Gaza lors de la récente marche pour le retour, que le régime israélien vient d’approuver 2000 logements de colons en Palestine occupée et qu’un ministre israélien vient d’appeler à « détruire Gaza une fois pour toutes », notre gouvernement s’apprête à dérouler le tapis rouge à Netanyahou pour ouvrir avec lui le 5 juin prochain au grand palais à Paris la très contestée « Saison France-Israël » dont près de 15 000 personnes demandent l’annulation dans cette pétition :

    PETITION : Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël
    http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

    Des rassemblements contre la venue de ce criminel de guerre sont prévus dans plusieurs villes de France, voir la liste de ceux-ci sur le site de l’Agence :

    Non à la venue de Netanyahou ! Rassemblements dans plusieurs villes de France
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/06/01/non-a-la-venue-de-netanyahou-rassemblements-dans-plusieurs-vill
    PARIS :

    5 juin Devant le grand palais à 18H30 (métro Champs élysées Clémenceau )

    SAINT-ETIENNE :

    5 juin Place de l’Hotel de Ville à 18H30

    MARSEILLE :

    5 juin Port d’Aix à 18H

    LYON :

    5 juin Quai du Rhône à 18H (Quai Augagneur près du pont de la Guillotière)

    LILLE :

    5 juin Grand Place à 18H30 (métro : Rihour)

    METZ :

    2 juin Parvis des droits de l’Homme à 14H30

    POITIERS :

    5 juin 2018 – Place de l’Hôtel de Ville à 18H

    MONTPELLIER :

    5 juin Place de la comédie 18H30

    CAEN :

    5 juin : 18H30 devant la Préfecture

    SAINT NAZAIRE :

    5 juin à 18h00 devant la permanence de la députée

    FOIX :

    5 juin à 17h devant le Monument à la Résistance

    Envoyez nous vos rassemblements prévus à : agencemediapalestine@gmail.com


  • Un documentaire fortement conseillé :
    L’optimisme de la volonté, un film documentaire consacré à Jean Ziegler, réalisé par un de ses élèves. Il est au cinéma en ce moment.
    J’irai le voir.
    NRobin

    L’optimisme de la volonté
    https://cineday.orange.fr/films/jean-ziegler-l-optimisme-de-la-volonte-CNT000000X6DLF

    Synopsis
    En 1964, le Che demanda au jeune Jean Ziegler de rester en Suisse pour lutter depuis le « cerveau du Monstre capitaliste ». Par la suite, comme écrivain, professeur, député et collaborateur de Kofi Annan, l’homme n’a eu de cesse, à travers ses livres et ses discours, de fustiger les injustices, le pouvoir des oligarchies capitalistes et les responsables de la faim dans le monde. Aujourd’hui, à l’âge de 82 ans, ses livres se vendent dans le monde entier et il se bat encore, au sein de l’ONU, pour honorer sa promesse au Che. Son retour à Cuba prend des allures de confrontation entre sa pensée et le destin de cette nation qu’il considère comme matrice des forces anticapitalistes. C’est un dialogue entre réalité et symbolisme : quel futur pour l’anticapitalisme ? Ziegler fait-il partie de vainqueurs ou des perdants face au « Monstre » ?


  • Ecouter l’homme providentiel 2018 : De Villepin excellent chez Bourdin (Russie-Iran-USA-Elections en Italie), le 22 mai 2018 NRobin

    https://dominiquedevillepin.fr/2018/05/22/lavenir-du-monde-nattendra-pas-leurope

    Jean-Jacques Bourdin a reçu Dominique de Villepin sur BFM TV le mardi 22 mai, avant la formation du nouveau gouvernement italien, dernier né de la vague populiste européenne, et à la veille du sommet économique de Saint-Pétersbourg, forum clef pour la relation russo-européenne. L’ancien Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intérieur, a exprimé son souhait de voir l’Europe prendre la place qui lui incombe dans l’équilibre mondial.

    https://www.bfmtv.com/politique/pour-villepin-on-ne-peut-pas-se-considerer-amis-et-allies-avec-les-etats-unis

    Pour Villepin, « on ne peut pas se considérer amis et alliés avec les Etats-Unis »
    22/05/2018
    https://img.bfmtv.com/c/1000/600/561/c7f22a86baacc20c099b9ae798ad3.png

    Dominique de Villepin frappe fort : sur BFMTV et RMC mardi, l’ancien ministre des Affaires étrangères estime que la France « ne peut pas se considérer comme amie et alliée » avec les Etats-Unis, dont la politique est « brutale » : « c’est un diktat », assène-t-il. « On ne peut pas accepter que sur l’Iran, les Etats-Unis bafouent ainsi le droit international, c’est un comportement inacceptable ».

    Une déclaration qui intervient au lendemain d’un discours du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, qui a énuméré des conditions particulièrement dures pour conclure un « nouvel accord » avec l’Iran, après le rejet par Donald Trump de l’accord signé à l’été 2015.

    Face à une politique « dure », Dominique de Villepin appelle donc l’Europe à s’unir. Selon lui, la France doit également s’unir au sein d’un G4 avec l’Allemagne, la Russie et la Chine.
    https://www.youtube.com/watch?v=91CALNF50i0


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_de_Villepin


  • Mai 68
    Macron : un modèle pour les anciens soixante-huitards ?

    Un article de Russia Today France !

    Cohn-Bendit, Rocard, Glucksmann, Kouchner, Geismar...
    Ils ont ont largement contribué aux mouvements contestataires de mai 68, ils sont anti-gaullistes, se disent de gauche, ils sont maouiste ou trotskistes et capitalistes, pour certains va-en-guerre (exception faite pour le Vietnam et la Tchétchénie), ils sont mitterrandistes, sarkozystes ou macronistes, ils sont pro-américains, russophobes et pour le droit d’ingérence.
    Ils sont globalement profondément sionistes et pro-israéliens. NRobin

    Lire l’article d’RT France :
    https://francais.rt.com/france/50850-mai-68-de-cohn-bendit-a-kouchner-que-sont-devenues-ces-figures-qu

    De Cohn-Bendit à Kouchner, que sont devenues ces figures de Mai 68 ?
    21 mai 2018,
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.05/article/5afedb8c09fac2fb618b4568.jpg
    Archives Source : AFP
    De gauche à droite, trois leaders de la contestation étudiante en mai 68 : Alain Geismar, Jacques Sauvageot et Daniel Cohn-Bendit
    Issus de la gauche parfois radicale, de Daniel Cohn-Bendit à Bernard Kouchner, ils ont marqué à leur manière Mai 68. S’ils ont suivi un parcours politiquement sinueux, reniant globalement leurs racines, leur évolution suit une certaine logique.

    Il y a 50 ans, le mouvement social Mai 68 était à son paroxysme. Véritable onde de choc de la protestation en France, il avait alors ébranlé le pouvoir gaulliste mais pas que... En effet, Mai 68 marquait aussi une révolution dans les idées. Une jeunesse qui aspirait alors à bouleverser les conservatismes, les traditions et les cadres qu’ils soient politiques, institutionnels ou moraux.

    A différents niveaux de la société, plusieurs personnalités ont été les chantres de cette révolte. De manière étonnante, la plupart ont vécu une destinée politique presque commune : passés de révoltés à proches des cercles de pouvoir, ces soixante-huitards ont réussi à faire triompher certaines de leurs idées.

    Certains observateurs pointent un paradoxe : les nostalgiques de Mai 68, les révoltés d’aujourd’hui – qu’ils soient dans la rue contre les réformes ou bloquant les universités – s’opposent désormais aux anciens soixante-huitards, pour la plupart convertis au macronisme. Certains éléments de leur vie et de leur parcours dénotent pourtant une certaine logique dans l’évolution de ces soixante-huitards, devenus les conservateurs de 2018.

    Daniel Cohn-Bendit, de gauchiste à pro-Macron, la suite libertaire logique ?
    Daniel Cohn-Bendit est l’une des figures les plus marquantes du mouvement de protestation étudiante. Antitotalitaire et libertaire se revendiquant de l’anarchisme en 1968, il était surnommé « Dany le Rouge ». Le militant disait alors s’opposer tant au capitalisme qu’au communisme. Interviewé le 14 mai 1968, Daniel Cohn-Bendit refusait en tant qu’étudiant, « la fonction qui leur était assignée par la société, c’est à dire le refus d’être un futur cadre de la société qui exploiterait plus tard la classe ouvrière et la paysannerie ».
    https://youtu.be/IKazzSRLb6o

    En témoigne l’ouvrage qu’il écrivit en 1968, Le gauchisme remède à la maladie sénile du communisme, Daniel Cohn-Bendit était déjà hostile au Parti communiste (PCF) et à la CGT. Ce que lui rendait bien le patron du PCF Georges Marchais, qui, en 1968, tenait des propos virulents contre les étudiants menés par « Dany le Rouge » : « Ces faux-révolutionnaires doivent être énergiquement démasqués car, objectivement, ils servent les intérêts du pouvoir gaulliste et des grands monopoles capitalistes. »

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    Emmanuel Macron joue son propre rôle dans un film coréalisé par Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit Festival de Cannes

    Devenu écologiste dans les années 80, proche des Verts allemands, il est élu député au Parlement européen sous cette étiquette en 1994. Il promeut avec ardeur l’Union européenne et l’idée d’une Europe fédérale. En ce sens, il se prononce notamment pour le « oui » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005. Malgré le camouflet infligé au fédéralisme par la victoire du « non » en France, il restera par la suite un fervent partisan des institutions européennes.

    Concernant sa ligne politique personnelle, il confesse en 1999 défendre un positionnement « libéral-libertaire ». Les positions de Daniel Cohn-Bendit agacent d’ailleurs une certaine gauche. Il publie en 1998 un livre, Une envie de politique, qui éclaircira ses positions libérales, se déclarant pour « pour le capitalisme et l’économie de marché ». « Une flexibilité contrôlée et négociée peut apporter aussi bien aux salariés qu’aux entreprises », avance-t-il, entre autres, dans une interview dans Libération en 1999.

    « [Daniel Cohn-Bendit] est passé de l’anarchisme au libéralisme, c’est un peu le représentant des élites mondialisées [...], un partisan de l’anarchisme mercantiliste, c’est-à-dire ceux qui voient dans le marché la ruse anarchiste de l’Histoire », critique Jean-Pierre Chevènement en 1999, alors qu’il est ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de la gauche plurielle.

    Peu surprenant donc qu’en 2017, Daniel Cohn-Bendit soutienne publiquement, dès le premier tour, Emmanuel Macron, n’hésitant pas à participer à ses meetings. A Nantes le 20 avril, l’ancien député européen explique d’ailleurs que c’est « le petit Emmanuel » qui l’a rallié au sujet de l’Europe, et non l’inverse. « Une société ouverte, pour l’Europe, voilà ce qu’il faut défendre », a notamment ajouté l’ancien eurodéputé.

    Dans la peau d’un réalisateur, Daniel Cohn-Bendit donne même un rôle à Emmanuel Macron pour son film, La Traversée, sorti en 2018, et co-réalisé avec un autre soixante-huitard lui aussi converti au macronisme, Romain Goupil.

    Michel Rocard, une « nouvelle gauche » pour dicter la marche social-libérale
    Michel Rocard ne fut pas forcément la personnalité la plus emblématique de Mai 68, et pourtant, il partageait avec les soixante-huitards des positions opposées à celles du PCF, prônant par exemple l’autonomie face à l’étatisme de la « vieille gauche ».

    Participant à la fondation du PSU, un parti souhaitant se situer entre la SFIO et le PCF, il inscrivait son combat à gauche dans un parti opposé à la guerre d’Algérie, antistalinien et antigaulliste. Si les positions du PSU tranchaient avec celles qui étaient défendues par les communistes, en 1968, Michel Rocard s’opposaitégalement ouvertement au capitalisme néolibéral (avant de se convertir plus tard, à l’économie de marché). Avec son parti, il soutenait sans réserves, contrairement aux autres formations de gauche, la révolte de Mai 68, défendant, par exemple, l’autogestion dans les entreprises. Michel Rocard participa ainsi à la tribune au rassemblement contestataire au stade Charlety de Paris, le 27 mai 1968, marquant une unité, dans la lutte, entre certains syndicats étudiants, partis politiques et travailleurs. En juin 1968, préparant sa campagne présidentielle, Michel Rocard, dans un discours retransmis à la télévision, s’en prit, du reste, au « régime gaulliste et au patronat » qui ont pour « principes de décider seuls et de n’écouter personne ».
    https://youtu.be/t_-qsw5I5PA


    Avec 3,61% des suffrages lors de l’élection présidentielle de 1969, Michel Rocard ne s’imposa pas encore dans le paysage politique. Néanmoins, pour avoir incarné des positions novatrices – prônant la décentralisation, le régionalisme et pourfendeur de la domination de l’Etat – il fut considéré comme l’un des fondateurs de « la nouvelle gauche », face au PCF et au PS.

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    Peu après, dans les années 70, Michel Rocard tenta tout de même d’amener le PSU à une alliance avec le nouveau Parti socialiste de François Mitterrand en vue de l’élection présidentielle. Mis en minorité sur cette proposition, Michel Rocard quitta le PSU et rejoignit le Parti socialiste. A l’image de son discours au congrès de Nantes de 1977, il tenta naturellement d’influer le PS vers le courant de « la nouvelle gauche ».

    Par ailleurs, il essaya d’insuffler au PS une acceptation de l’économie de marché. Logiquement, il combattait une union politique entre les socialistes et le PCF, union qui verra finalement le jour avec le programme commun de 1972. Selon plusieurs auteurs, c’est d’ailleurs bel et bien Michel Rocard et son courant qui importèrent les principes de l’économie néolibérale en France, en traduisant notamment les ouvrages de l’économiste Friedrich Hayek en langue française. Pour certains, Michel Rocard a introduit le ver dans le fruit socialiste.

    Et pour cause : 1983 marqua le tournant de la rigueur et la fin d’un rêve socialiste jusque-là majoritaire, celle d’un Etat qui régulerait l’économie par une politique de relance. Depuis 1983, le Parti socialiste n’a plus remis en cause l’économie de marché et la rigueur est devenue le dénominateur commun de toute la politique macro-économique, gauche et droite confondues au pouvoir. Michel Rocard sera notamment Premier ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991.

    André Glucksmann, un maoïste devenu pro-américain
    André Glucksmann est l’un des soixante-huitards qui aura placé les relations internationales au cœur de son combat intellectuel. Ecrivain pour le journal militant Action, lors des événements de 1968, il se définissait comme maoïste et défendait alors la révolution culturelle chinoise. Il fit partie de la Gauche prolétarienne (GP), créée en France en septembre 1968, un groupuscule se revendiquant du marxisme-léninisme, soutenant les actions violentes et s’opposant au PCF. Il estimait que Mai 68 était une révolution antitotalitaire, prenant inspiration dans la révolution hongroise de 1956 contre le pouvoir soviétique.

    Dans les années 70, André Glucksmann opéra un virage idéologique à travers son livre, La Cuisinère et le mangeur d’homme, réflexion sur l’État, le marxisme et les camps de concentration, qui fit scandale au sein de la gauche. S’il s’opposatoujours vertement au Parti communiste français, il mit dos à dos la doctrine de Marx et le nazisme pour leur vision jugée totalitariste. Grand lecteur d’Alexandre Soljenitsyne, l’intellectuel se fit le porte-voix de la figure du dissident, aux antipodes des positions défendues par les communistes de l’époque.
    https://youtu.be/UG6NDwWKHpM


    Toujours au nom de l’idéologie antitotalitaire, il appela les puissances occidentales à l’ingérence afin de soutenir les opposants des pays sous la coupe soviétique. Au milieu des années 70, il intégra le courant des nouveaux philosophes aux côtés de Bernard Henri-Lévy. Ainsi, le sociologue Claude Grignon décrivit André Glucksmann comme un « révolutionnaire conservateur ».

    Impliqué sur les enjeux internationaux, André Glucksmann, avec Jean-Paul Sartre et Raymond Aron, lança une opération de sauvetage, en 1979, « Un bateau pour le Vietnam » pour venir en secours aux réfugiés vietnamiens qui tentèrent de fuir leur pays à bord des boat people.

    A partir des années 80, André Glucksmann enchaîne les prises de position atlantistes : soutien à l’intervention des Etats-Unis lors de la première guerre du Golfe en 1991 et, par conséquent, à la deuxième guerre du Golfe de 2013, menée par les Etats-Unis de George W. Bush contre Saddam Hussein. Le philosophe va aussi soutenir les bombardements de l’Otan en Serbie en 1999. Par ailleurs, il défendra l’action militaire en Libye en 2011, ayant mené à la chute de Mouammar Kadhafi. Parallèlement, il développera une critique sévère contre la Russie de Vladimir Poutine. C’est donc comme une suite logique qu’il rejoindra pour la présidentielle de 2007 Nicolas Sarkozy, qui remettait pourtant en cause l’« absence de valeurs » dans l’héritage... de Mai 68.

    Bernard Kouchner : un gréviste devenu socialiste, sarkozyste puis macroniste
    Comme celle d’André Glucksmann, la trajectoire de Bernard Kouchner atteste elle aussi de l’influence des soixante-huitards sur l’évolution de la politique étrangère française. Gréviste en Mai 1968, il participa au comité de grève de la faculté de médecine de Paris. Auparavant, il écrivit pour Clarté, le journal de l’Union des étudiants communistes, et s’engagea au sein du Comité Vietnam national, protestant contre l’intervention américaine au Vietnam.
    https://youtu.be/OdsRJqqCZ5M


    Après 68, il s’engagea dans plusieurs missions humanitaires dans le monde et contribua à la création de Médecins sans frontières. Il se rendit notamment en 1975 au Vietnam, durant le conflit. En 1979, comme André Glucksmann, il participa à l’opération « Un bateau pour le Vietnam ». Il devint alors le promoteur d’un auto-proclamé « droit d’ingérence » : celui de permettre à un Etat de violer la souveraineté nationale d’un autre Etat pour répondre à une urgence humanitaire, toujours au nom de l’antitotalitarisme.

    En 1988, appelant à voter François Mitterrand (PS) lors de l’élection présidentielle, Bernard Kouchner cible l’évolution du Parti socialiste : « [Et si la gauche] s’apprêtait à rompre pour de bon avec ce corpus philosophique et culturel poussiéreux, qui la tenait prisonnière du siècle précédent et qu’on appelait le socialisme ? », s’interroge-t-il notamment.

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    A partir de 1988, sous le gouvernement de Michel Rocard, il participe pratiquement à toutes les compositions ministérielles de la gauche jusqu’en 2001, en tant que secrétaire d’Etat ou ministre.

    Non encarté au PS, il rejoint le Parti radical en 1996 et soutient les mesures du Premier ministre RPR Alain Juppé sur la sécurité sociale (généraliser à la fonction publique, les mesures imposées aux salariés du secteur privé). En 1998, il rejoint le Parti socialiste. Après avoir soutenu la campagne PS en 2007, il intègre le gouvernement de François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sakozy en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes. Il assume ce revirement dans Le Monde, se proclamant « social-démocrate » et « militant d’une gauche ouverte ». Si en 2012, il déclare avoir voté pour François Hollande (PS), il soutient en 2017 Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle. Dans un entretien pour le journal Le Parisien, en janvier 2017, le French doctor déclare notamment : « S’il y a quelqu’un qui fait naître l’espoir, c’est bien lui. » Emmanuel Macron est « un homme qui ouvre le jeu, qui ne dit pas du mal des gens par goût électoral [...] C’est l’homme qui ne s’arrête pas au clivage droite-gauche et il reste humaniste. C’est une belle aventure. Et j’aime l’aventure et la solidarité », analyse l’ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.

    Alain Geismar, (encore) un maoïste macroniste
    Le parcours d’Alain Geismar est assez classique pour un révolté de Mai 68. A l’instar des militants soixante-huitards, il s’opposa à la ligne du PCF. Il fut secrétaire général adjoint du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) et appela dès le 3 mai 1968 à la grève générale dans l’enseignement supérieur pour réformer l’université, souhaitant une « petite révolution culturelle » à l’intérieur de celle-ci. Lui qui avoua « ne jamais avoir rêvé d’être révolutionnaire », co-dirigea, malgré tout, par la suite, le mouvement maoïste de la Gauche prolétarienne.

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    Alors que le mouvement de Mai 68 fut dissout par le pouvoir, Alain Geismar, entendait, à travers le journal La Cause du peuple, prolonger le combat de la Gauche prolétarienne en appelant à des actions et participant à des manifestations violentes (notamment à travers des attaques au cocktail molotov). Arrêté en 1970, il fut incarcéré pendant 18 mois pour « provocation directe, suivie d’effets, à violence et voies de fait contre les agents de la force publique ».

    Désormais, Alain Geismar a peut-être tourné la page d’homme révolté, en témoignent ses quelques sorties médiatiques. A la question de savoir s’il se revendique comme un soixante-huitard, Alain Geismar répond en mars 2018 sur France inter : « Non, ma vie ne se résume pas à trois semaines de 68. »

    En 1986, il adhère au parti socialiste. Il déclare rétrospectivement en mars 2018 pour Le Point : « Le PS, tel que je l’ai rencontré, avait absorbé énormément d’anciens militants gauchistes. » En 1990, Alain Geismar devient inspecteur général de l’éducation nationale et membre des cabinets ministériels sous Michel Rocard et Edith Cresson. De 2001 à 2004, il sera également conseiller du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

    En 2018, l’homme politique n’a rien perdu de son opposition au PCF et à la vieille gauche. Il qualifie ainsi les insoumis de Jean-Luc Mélenchon de mouvement « ringard » qui rappelle les « anciens mouvements communistes et l’Union soviétique ».

    Il avoue aussi avoir voté en 2017 Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle, « avec détermination et sans aucune hésitation [...] car il nous a épargné Fillon, Le Pen ». « Je ne souhaite qu’une chose, c’est qu’il réussisse », ajoute-t-il entre autres.
    https://youtu.be/FARzk3o4XXk


    Auteur : France inter
    Macron : un modèle pour les anciens soixante-huitards ?
    Si ces cinq figures témoignent toutes des diverses influences du mouvement de Mai 68, et de ses évolutions, sur la politique française, la liste pourrait être étendue. Parmi les personnalités centrales du mouvement, on pourrait citer Romain Goupil ou Serge July, deux des anciens cadres de l’agitation de Mai 68. Le premier était trotskyste, le second maoïste.

    Près de 50 ans plus tard, tous deux ont voté pour Emmanuel Macron, un président que Romain Goupil va jusqu’à assimiler à « un rebelle contre le système ». Aucun d’entre eux ne se sent en revanche concerné par les mouvements sociaux en cours dans le pays, notamment celui des cheminots.

    Mais c’est avec une certaine cohérence que tous les deux ont rallié l’actuel chef de l’Etat, fervent partisan de l’Europe fédérale. En effet, le rêve politique de ces deux personnalités est fermement lié à la construction européenne. Comme l’est celui de tant d’autres anciens soixante-huitards, bien loin de l’idéal autogestionnaire de l’époque.


  • Scandaleux Infâme Répugnant ! NRobin

    https://www.upr.fr/actualite/france/syrie-7-avril-2018-gaza-14-et-15-mai-2018-le-scandaleux-2-poids-2-mesures-de-la-

    SYRIE (7 avril 2018) - GAZA (14 et 15 mai 2018) : LE SCANDALEUX "2 POIDS 2 MESURES" DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE. - Union Populaire Républicaine | UPR
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screen-Shot-05-15-18-at-09.08-PM.jpg

    À un mois d’intervalle, deux crises au Moyen-Orient, l’une en Syrie et l’autre à Gaza, viennent d’illustrer le scandaleux « 2 poids 2 mesures » de la diplomatie française. Une différence de… Lire la suite

    SYRIE (7 avril 2018) – GAZA (14 et 15 mai 2018) : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE.
    15 mai 2018

    À un mois d’intervalle, deux crises au Moyen-Orient, l’une en Syrie et l’autre à Gaza, viennent d’illustrer le scandaleux « 2 poids 2 mesures » de la diplomatie française. Une différence de traitement tellement indécente qu’elle explique la dégradation de l’image de la France dans tout le Moyen-Orient. Notre pays apparaît désormais comme tellement de parti pris que cela ne peut avoir pour conséquence que d’accroître le risque d’actes terroristes désespérés sur le sol national.

    SYRIE, 7 avril 2018
    Dans la nuit du 7 au 8 avril 2018, une attaque chimique présumée aurait été perpétrée dans la ville syrienne de Douma (Ghouta orientale) et y aurait provoqué entre 40 et 100, ou 150 morts (source ici).
    Bien qu’aucune enquête indépendante n’ait eu le temps d’être conduite pour témoigner de la réalité même de l’attaque, et bien que ni l’identité ni les photographies d’aucune victime n’ait même été présentée à la presse mondiale, les gouvernements de Washington, Londres et Paris ont aussitôt accusé les forces régulières syriennes et le président Bachar El-Assad d’être les auteurs de cette tuerie, malgré les dénégations formelles de ce dernier, dénégations reprises par les autorités russes.
    Moins d’une semaine après, dans la nuit du 13 au 14 avril, les trois mêmes gouvernements occidentaux ont tiré des missiles contre la Syrie, en violation expresse du droit international, et alors même que plusieurs pays occidentaux, dont l’Allemagne, refusaient d’intervenir militairement faute de preuves.
    https://youtu.be/K7gTfygz0_U

    Un mois après, en ce 15 mai 2018, les tenants et aboutissants exacts de cette attaque chimique présumée n’ont toujours pas été élucidés.
    Plus grave même, il existe un soupçon que l’ensemble de cette affaire n’aurait été qu’un montage :
    le 13 avril, le ministre des affaires étrangères russe a affirmé qu’il détenait les « preuves irréfutables » que les services spéciaux d’un État « en première ligne dans la campagne russophobe » étaient impliqués dans la « mise en scène de l’attaque chimique » présumée ;
    le 19 avril, la télévision russe RT a ensuite diffusé une vidéo où un garçonnet syrien – Hassan Diab -, qui avait été présenté par les médias occidentaux en train d’être aspergé à grande eau par les Casques blancs, ce qui aurait constitué une « preuve » de l’attaque – témoigne avec son père qu’il ne se serait agi que d’une mascarade organisé par les « Casque blancs ».
    https://youtu.be/z7tXwqiCWI4

    GAZA, 14 et 15 mai 2018
    Entre le lundi 14 mai 2018 (0h00) et le mardi 15 mai 2018 (13h00), 61 Palestiniens habitant dans la Bande de Gaza sont morts suite aux tirs à balles réelles ou aux tirs de gaz lacrymogènes auxquels ont procédé les forces armées israéliennes de l’autre côté de la frontière.

    Les morts faisaient partie des milliers de manifestants qui voulaient commémorer le 70e anniversaire de la « Nakba » (terme signifiant la « catastrophe » et désignant la spoliation des terres palestiniennes en 1948 par les Israéliens) et qui voulaient protester contre le transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.
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    Le mardi 15 mai 2018, à 13h00 heure locale, le ministère de la Santé a donné la liste exhaustivede l’identité et de l’âge de 58 des 61 victimes recensées, ainsi que les photographies de 30 de ces victimes.

    L’identité des Palestiniens tués hier et aujourd’hui.
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    De gauche à droite et de haut en bas : Ahmed Alrantisi (27 ans), Laila Anwar Al-Ghandoor (8 mois), Ahmed Altetr (28 ans), Alaa Alkhatib Ezz el-din Alsamaak (28 ans), Motassem Abu Louley (20 ans)

    1. Laila Anwar Al-Ghandoor, 8 mois (morte d’inhalation de gaz lacrymogènes)

    2. Ezz el-din Musa Mohamed Alsamaak, 14 ans

    3. Wisaal Fadl Ezzat Alsheikh Khalil, 15 ans

    4. Ahmed Adel Musa Alshaer, 16 ans

    5. Saeed Mohamed Abu Alkheir, 16 ans

    6. Ibrahim Ahmed Alzarqa, 18 ans

    7. Eman Ali Sadiq Alsheikh, 19 ans

    8. Zayid Mohamed Hasan Omar, 19 ans

    9. Motassem Fawzy Abu Louley, 20 ans

    10. Anas Hamdan Salim Qadeeh, 21 ans

    11. Mohamed Abd Alsalam Harz, 21 ans

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    De gauche à droite et de haut en bas : Fadi Abu Salah (30 ans), Motaz Bassam Al-Nunu (31 ans), Jihad Mohammed Othman Mousa (31 ans), Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn (35 ans), Ezz Eldeen Nahid Aloyutey (23 ans), Anas Hamdan Salim Qadeeh (21 ans)

    12. Yehia Ismail Rajab Aldaqoor, 22 ans

    13. Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry, 22 ans

    14. Ezz Eldeen Nahid Aloyutey, 23 ans

    15. Mahmoud Mustafa Ahmed Assaf, 23 ans

    16. Ahmed Fayez Harb Shahadah, 23 ans

    17. Ahmed Awad Allah, 24 ans

    18. Khalil Ismail Khalil Mansor, 25 ans

    19. Mohamed Ashraf Abu Sitta, 26 ans

    20. Bilal Ahmed Abu Diqah, 26 ans

    21. Ahmed Majed Qaasim Ata Allah, 27 ans
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    De gauche à droite et de haut en bas : Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah (21 ans), Ibrahim Ahmed Alzarqa (18 ans), Musab Yousef Abu Leilah (28 ans), Jihad Mufid Al-Farra (30 ans), Saeed Mohamed Abu Alkheir (16 ans), Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah (25 ans)

    22. Mahmoud Rabah Abu Maamar, 28 ans

    23. Musab Yousef Abu Leilah, 28 ans

    24. Ahmed Fawzy Altetr, 28 ans

    25. Mohamed Abdelrahman Meqdad, 28 ans

    26. Obaidah Salim Farhan, 30 ans

    27. Jihad Mufid Al-Farra, 30 ans

    28. Fadi Hassan Abu Salah, 30 ans

    29. Motaz Bassam Kamil Al-Nunu, 31 ans

    30. Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi, 31 ans

    31. Jihad Mohammed Othman Mousa, 31 ans

    32. Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon, 32 ans

    33. Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn, 35 ans

    De gauche à droite et de haut en bas : Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon (32 ans), Khalil Ismail Khalil Mansor (25 ans), Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah (23 ans), Mohamed Ashraf Abu Sitta (26 ans), Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry (22 ans), Obaidah Salim Farhan (30 ans)
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    34. Mohammed Mahmoud Abdulmoti Abdal’al, 39 ans

    35. Ahmed Mohammed Ibrahim Hamdan, 27 ans

    36. Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk, 30 ans

    37. Ahmed Mahmoud Mohammed Alrantisi, 27 ans

    38. Alaa Alnoor Ahmed Alkhatib, 28 ans

    39. Mahmoud Yahya Abdawahab Hussain, 24 ans

    40. Ahmed Abdullah Aladini, 30 ans

    41. Saadi Said Fahmi Abu Salah, 16 ans

    42. Ahmed Zahir Hamid Alshawa, 24 ans

    43. Mohammed Hani Hosni Alnajjar, 33 ans

    44. Fadl Mohamed Ata Habshy, 34 ans

    45. Mokhtar Kaamil Salim Abu Khamash, 23 ans

    46. Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah, 21 ans

    47. Abdulrahman Sami Abu Mattar, 18 ans

    48. Ahmed Salim Alyaan Aljarf, 26 ans

    De gauche à droite et de haut en bas : Mohammed Hani Hosni Alnajjar (33 ans), Yehia Ismail Rajab Aldaqoor (22 ans), Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi (31 ans), Ahmed Adel https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screen-Shot-05-16-18-at-01.18-PM.jpgMusa Alshaer (16 ans), Fadl Mohamed Ata Habshy (34 ans), Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk (30 ans)

    49. Mahmoud Sulayman Ibrahim Aql, 32 ans

    50. Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah, 25 ans

    51. Kamil Jihad Kamil Mihna, 19 ans

    52. Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah, 23 ans

    53. Ali Mohamed Ahmed Khafajah, 21 ans

    54. Abdelsalam Yousef Abdelwahab, 39 ans

    55. Mohamed Samir Duwedar, 27 ans

    56. Talal Adel Ibrahim Mattar, 16 ans

    57. Omar Jomaa Abu Ful, 30 ans

    58. Nasser Ahmed Mahmoud Ghrab, 51 ans

    59. Non identifié

    60. Non identifié

    61. Non identifié

    Non seulement l’identité précise de 58 des 61 morts a été diffusée à la presse internationale par les autorités palestiniennes mais il n’existe aucun doute non plus sur les faits puisque les autorités israéliennes les ont elles-même reconnus.

    Le point de vue officiel israélien
    L’armée israélienne, qui a mobilisé des milliers d’hommes autour de la bande de Gaza et en Cisjordanie, affirme certes que les manifestations n’ont pas de caractère pacifique et accuse le Hamas de s’en servir pour mêler à la foule des hommes armés ou disposer des engins explosifs le long de la barrière. Mais elle n’en reconnaît pas moins le massacre.

    Ainsi, l’ambassadrice d’Israël auprès de la Belgique, Mme Simona Frankel , a été convoquée au ministère belge des affaires étrangères, après avoir qualifié de « terroristes » les dizaines de victimes des affrontements à Gaza , dans un entretien sur la radio publique RTBF : « Je regrette beaucoup pour chaque être humain qui est décédé, quelle que soit leur nationalité, même si ce sont des terroristes, 55 terroristes qui viennent près de la barrière (de sécurité) pour essayer de se battre, de passer dans le territoire israélien ».

    Interrogée sur le fait de savoir si toutes les victimes étaient toutes des « terroristes », la diplomate a répondu : « Ils le sont tous. Il faut se rappeler que c’est le groupe terroriste Hamas (le mouvement islamiste au pouvoir dans le territoire) qui a pris en otage la bande de Gaza. Le Hamas est le seul coupable de ces morts, du sacrifice de ces hommes, femmes et enfants pour une guerre médiatique ».

    Ces propos ont entraîné une vive réaction du chef de la diplomatie belge Didier Reynders, qui a convoqué la diplomate israélienne : « Entendre que toutes les personnes qui ont été tuées étaient des terroristes, cela dépasse l’entendement. Il y a une confusion des genres qui va trop loin ».

    Pour compléter le point de vue israélien, on soulignera quand même que, face aux 61 Palestiniens tués en un jour et demi sur leur propre territoire, Israël n’a eu à déplorer qu’un seul soldat blessé. Ce qui en dit long sur la disproportion des forces en présence.

    CONCLUSION : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE
    Le 7 avril 2018, une attaque chimique présumée sur la ville de Douma, qui aurait provoqué la mort de 40 à 100 personnes en avril 2018 sans que l’on ne connaisse l’identité d’aucune des victimes, a provoqué l’indignation outrée des dirigeants de Washington, Londres et Paris, reprise par la ministre des affaires étrangères de l’Union européenne, Mme Federica Morgherini, qui n’a pas hésité à affirmer que « les preuves disponibles suggèrent qu’il s’agit encore une fois d’une attaque chimique perpétrée par le régime ». Alors même qu’un mois après, il existe toujours un doute sur la réalité même de l’attaque, Washington, Londres et Paris ont attaqué militairement la Syrie, un pays souverain, en tirant plus d’une centaine de missiles sans aucune autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU et en violation du droit international

    Les 14 et 15 mai 2018, on déplore 61 Palestiniens tués par balles sur le territoire de la Bande de Gaza par des soldats israéliens postés de l’autre côté de la frontière. L’identité de 58 des 61 victimes est connue et les autorités israéliennes reconnaissent la réalité du massacre et leur entière responsabilité, tout en la justifiant par des motifs politiques.

    Ce 15 mai au soir, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU et Amnesty International estiment que l’armée israélienne s’est rendue coupable de « crimes de guerre » et la Ligue arabe a appelé le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur « les crimes de l’occupation israélienne » (source ici)

    Dans une partie du monde, la réprobation prend de l’ampleur. La Turquie et l’Afrique du Sud ont décidé le rappel de leur ambassadeur en Israël et la Turquie a demandé à l’ambassadeur israélien à Ankara de quitter le territoire turc.. Dans leur sillage, l’Irlande et la Belgique ont convoqué l’ambassadeur israélien. Même le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse soutiennent l’idée d’investigations lancée par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. (source ici).

    Cependant, outre les États-Unis qui soutiennent totalement Israël, on peut noter les réactions extraordinairement édulcorées de l’Union européenne et de la France.

    L’Union européenne renvoie dos-à-dos Israël et les Palestiniens et refuse de condamner le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.
    La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s’est contentée, dans un communiqué de « demander à toutes les parties d’agir avec la plus grande retenue afin d’éviter des pertes de vie humaine supplémentaires ». Renvoyant ainsi Israéliens et Palestiniens dos à dos, et mettant sur le même pied les tirs à balles réelles de l’armée israélienne qui ont fait 61 morts et les envois de projectiles à mains nues par les manifestants palestiniens, qui ont blessé un soldat.

    On notera au passage que la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie ont récemment bloqué l’adoption d’une déclaration européenne qui critiquait le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Le principe de l’unanimité a ainsi retiré, pour la énième fois, toute voix audible aux pays européens !

    La France s’est illustrée par sa quasi-absence de réaction.
    Emmanuel Macron n’a ni convoqué l’ambassadeur d’Israël comme l’ont fait l’Irlande et la Belgique, ni approuvé l’idée d’une enquête sous l’égide de l’ONU, comme l’ont demandé le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse. La seule réaction est apparue dans un communiqué lénifiant où l’on apprend que le président de la République « a déploré le grand nombre de victimes civiles palestiniennes à Gaza aujourd’hui et ces dernières semaines. Il a condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants. Il a appelé tous les responsables à la retenue et à la désescalade et a insisté sur la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques. »

    -----

    Au-delà d’une « condamnation des violences des forces armées israéliennes » – condamnation qui reste purement verbale – et du sempiternel « appel à la retenue », la France ne fera donc rien pour arrêter le massacre.

    En pratiquant ainsi un « 2 poids 2 mesures » qui offusque le sentiment naturel de justice et d’égalité de traitement entre les êtres humains, Emmanuel Macron poursuit une politique qui a pour effet de faire apparaître la France comme une puissance hypocrite, injuste et criminelle.

    C’est cette image détestable que la France a désormais acquise dans tout le Moyen-Orient qui peut pousser certains déséquilibrés à se jeter dans des attaques terroristes sur le sol national, comme on a pu – hélas ! – le déplorer à Paris ce week-end.

    S’il faut faire preuve d’une répression sans pitié contre les actes terroristes en France, il faut aussi comprendre que ceux-ci risquent de se poursuivre et de se multiplier tant que la France n’aura pas cessé de soutenir les États qui financent le prétendu « État islamique » et tant qu’elle n’aura pas renoué avec sa vocation d’être le porte-parole de la liberté et de la justice entre les peuples et des nations.

    Dans l’immédiat que devrait faire la France pour rétablir son image de pays œuvrant pour la justice et l’égalité entre les peuples et les nations ?
    1°) Comme 137 autres États du monde, la France doit reconnaître diplomatiquement l’État palestinien.

    Le Conseil national palestinien a déclaré unilatéralement l’indépendance de la Palestine le 15 novembre 1988.

    Depuis lors, 137 États du monde (sur les 193 que compte l’ONU, soit 71% des États du globe) ont reconnu cet État de Palestine :

    1. Afghanistan
    2. Afrique du Sud
    3. Albanie
    4. Algérie
    5. Angola
    6. Antigua-et-Barbuda
    7. Arabie saoudite
    8. Argentine
    9. Azerbaïdjan
    10. Bahreïn
    11. Bangladesh
    12. Belize
    13. Bénin
    14. Bhoutan
    15. Biélorussie
    16. Bolivie
    17. Bosnie-Herzégovine
    18. Botswana
    19. Brésil
    20. Brunei
    21. Bulgarie
    22. Burkina Faso
    23. Burundi
    24. Cambodge
    25. Cap-Vert
    26. Chili
    27. Chine
    28. Chypre
    29. Comores
    30. Corée du Nord
    31. Costa Rica
    32. Côte d’Ivoire
    33. Cuba
    34. Djibouti
    35. Dominique
    36. Égypte
    37. Émirats arabes unis
    38. Équateur
    39. Éthiopie
    40. Gabon
    41. Gambie
    42. Géorgie
    43. Ghana
    44. Grenade
    45. Guatemala
    46. Guinée
    47. Guinée équatoriale
    48. Guinée-Bissau
    49. Guyana
    50. Haïti
    51. Honduras
    52. Hongrie
    53. Inde
    54. Indonésie
    55. Irak
    56. Iran
    57. Islande
    58. Jordanie
    59. Kazakhstan
    60. Kenya
    61. Kirghizistan
    62. Laos
    63. Lesotho
    64. Liban
    65. Liberia
    66. Libye
    67. Madagascar
    68. Malaisie
    69. Malawi
    70. Maldives
    71. Mali
    72. Malte
    73. Maroc
    74. Maurice
    75. Mauritanie
    76. Mongolie
    77. Monténégro
    78. Mozambique
    79. Namibie
    80. Népal
    81. Nicaragua
    82. Niger
    83. Nigeria
    84. Oman
    85. Ouganda
    86. Ouzbékistan
    87. Pakistan
    88. Papouasie-Nouvelle Guinée
    89 Paraguay
    90. Pérou
    91. Philippines
    92. Pologne
    93. Portugal
    94. Qatar
    95. République centrafricaine
    96. République démocratique du Congo
    97. République dominicaine
    98. République du Congo
    99. République tchèque
    100. Roumanie
    101. Russie
    102. Rwanda
    103. Sainte-Lucie
    104. Saint-Vincent-et-les Grenadines
    105. Salvador
    106. Sao Tomé-et-Principe
    107. Sénégal
    108. Serbie
    109. Seychelles
    110. Sierra Leone
    111. Slovaquie
    112. Somalie
    113. Soudan
    114. Soudan du Sud
    115. Sri Lanka
    116. Suède
    117. Suriname
    118. Swaziland
    119. Syrie
    120. Tadjikistan
    121. Tanzanie
    122. Tchad
    123. Thaïlande
    124. Timor oriental
    125. Togo
    126. Tunisie
    127. Turkménistan
    128. Turquie
    129. Ukraine
    130. Uruguay
    131. Vanuatu
    132. Vatican
    133. Venezuela
    134. Viêt Nam
    135. Yémen
    136. Zambie
    137. Zimbabwe

    Il n’est pas normal que la France – puissance ayant vocation à l’universel – fasse partie de la minorité des 29% des États du monde qui n’ont pas reconnu l’État palestinien.

    Il est d’ailleurs totalement illogique et indéfendable de militer officiellement pour la solution à 2 États – comme le fait la France – et de se refuser à reconnaître diplomatiquement l’un des deux.

    C’est d’autant moins normal que 8 pays membres de l’UE ont déjà reconnu l’État de Palestine : Bulgarie, Hongrie République tchèque, Pologne, Portugal, Slovaquie, Suède, Roumanie.

    2°) Comme Membre permanent du Conseil de sécurité, la France doit proposer l’envoi d’une mission de Casques bleus de l’ONU à la frontière entre Israël et Gaza.

    3°) La France doit immédiatement cesser toute ingérence militaire en Syrie

    François Asselineau
    15 mai 2018
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/01/fa.jpg
    François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.



  • http://www.bdsfrance.org/les-palestiniens-sur-louverture-de-lambassade-americaine-et-les-70-ans-de
    Les Palestiniens, sur l’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem et les 70 ans de la Nakba
    15 mai 2018

    http://www.bdsfrance.org/wp-content/uploads/2018/05/IMG_20180427_162840-1-e1526400350766.jpg

    14 mai 2018 | BNC | Tribunes

    La décision de l’administration Trump d’ouvrir l’ambassade américaine à Jérusalem, alors que les Palestiniens commémorent 70 douloureuses années de déplacement, laisse entendre qu’elle donne à Israël plus de pouvoir que jamais pour essayer de pousser les Palestiniens hors de leur terre natale. Mais une alliance grandissante des communautés progressistes à travers le monde donne aux Palestiniens l’espoir qu’ils peuvent mettre fin et ils y arriveront, aux agressions incessantes sur la vie des Palestiniens et à la création d’un monde meilleur pour tous.

    Inversant des décennies de politique étrangère américaine, l’administration Trump déménage aujourd’hui l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Ce déménagement coïncide avec la célébration par Israël de son établissement sur les ruines des villes et villages d’où la majorité des Palestiniens a été expulsée il y a 70 ans.

    Les Nations Unies et la communauté internationale ne reconnaissent la souveraineté d’Israël sur aucune partie de Jérusalem et considèrent Jérusalem Est comme faisant entièrement partie du territoire palestinien occupé.

    Demain, les Palestiniens commémoreront le 70ème anniversaire de la Nakba, ou « Catastrophe », qui signifie l’expulsion massive systématique hors de chez eux des autochtones palestiniens pour établir un État à majorité juive. A Gaza, où la plupart des Palestiniens sont des réfugiés, des milliers d’entre eux participeront aux manifestations de la Grande Marche du Retour, demandant le droit pour les réfugiés de retourner sur les terres d’où ils ont été expulsés de force. On s’attend à ce que ces manifestations soient les plus importantes depuis qu’elles ont commencé il y a plus de sept semaines.

    Entre 1947 et 1949, les paramilitaires sionistes, puis l’armée israélienne, ont transformé 750.000 à un million de Palestiniens en réfugiés, massacré des civils palestiniens et détruit des centaines de communautés palestiniennes. Israël a utilisé la force pour empêcher les familles palestiniennes de retourner chez elles, et continue de dénier aux réfugiés palestiniens leur droit au retour ratifié par l’ONU.

    Une exigence clé des Palestiniens, éminemment exprimée par les manifestants à Gaza, et dont Amnesty International s’est récemment fait l’écho, est un embargo militaire sur Israël, semblable à celui qui avait été imposé à l’Afrique du Sud de l’apartheid pour mettre fin à ses violations insignes des droits de l’Homme.

    http://www.bdsfrance.org/wp-content/uploads/2018/05/Abed-Photo-e1526400467434.jpg
    Abdulrahman Abunahel, organisateur communautaire et coordinateur pour le Comité National palestinien du BDS (BNC), qui dirige et soutient le mouvement mondial BDS pour les droits des Palestiniens, a dit :

    « Pour nous Palestiniens, la Nakba n’est pas qu’un crime du passé. Elle est continue, elle n’a jamais pris fin. Mes grands parents ont été violemment expulsés de leur village en 1948 et forcés à vivre en tant que réfugiés dans la Bande de Gaza. Notre beau village, du nom de Barbara, n’est qu’à 16 kilomètres d’ici. Je peux presque le voir, mais je n’ai aucune possibilité d’y aller.

    La Nakba continue est la raison pour laquelle j’ai grandi en tant que réfugié vivant sous régime militaire. C’est pourquoi je vis dans ce que beaucoup d’entre nous appellent une prison à ciel ouvert étouffante avec deux millions de personnes, privé de mes droits fondamentaux, dont la liberté de circulation. Israël ne me permettra même pas de quitter momentanément Gaza pour bénéficier d’importants soins médicaux. Mes épreuves ne sont pas exceptionnelles, des dizaines de Palestiniens sont morts l’année dernière, simplement en attendant qu’Israël leur accorde un permis pour recourir à des soins médicaux vitaux hors de Gaza, et des milliers n’ont pas pu se rendre à leurs rendez-vous médicaux.

    La Nakba continue est la raison pour laquelle je participe à la Grande Marche du Retour et soutiens le mouvement BDS – je veux simplement le droit de vivre sur la terre d’où je viens, en liberté, en paix et avec dignité. Je suis né réfugié, je ne veux pas mourir en tant que tel. »

    http://www.bdsfrance.org/wp-content/uploads/2018/05/pasted-image-0-e1526400542523.png
    Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, a dit :

    « La décision de l’administration Trump d’ouvrir l’ambassade américaine à Jérusalem, alors que les Palestiniens commémorent 70 douloureuses années de déplacement, laisse entendre qu’elle donne à Israël plus de pouvoir que jamais pour essayer de nous pousser hors de notre terre natale. L’alliance d’extrême droite Trump-Netanyahu provoque des ravages en Palestine et, par extension, dans le monde. A Jérusalem, Israël a depuis longtemps détruit les maisons des Palestiniens, révoqué le droit des autochtones palestiniens de vivre dans leur ville et encouragé les colons israéliens illégaux à chasser les familles palestiniennes et à ouvertement voler leurs maisons. L’administration Trump n’est maintenant plus seulement une facilitatrice, mais aussi totalement partenaire d’Israël dans l’accélération du nettoyage ethnique des Palestiniens à Jérusalem et au-delà.

    Pourtant, je garde espoir en la résistance palestinienne, populaire et créative, ravivée maintenant par la Grande Marche du Retour. Je garde espoir parce qu’un nombre croissant de gens à travers le monde voient la relation qui existe entre notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité et leurs propres combats pour la justice. C’est pourquoi ils sont de plus en plus nombreux à soutenir le mouvement BDS conduit par les Palestiniens.

    Cette alliance internationale croissante de communautés progressistes qui travaillent à vaincre le programme haineux de l’extrême droite, c’est ce qui me fait espérer que nous pouvons et que nous arriverons à mettre fin à la Nakba continue, mettre fin à la destruction continue de la vie des Palestiniens et créer un monde meilleur pour tous. »

    Le Comité National palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement mondial Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

    Source : BDS Movement

    Traduction : J. Ch. pour BDS France


  • Allez, un peu de musique dans ce monde de fous !

    Hold on my heart - Phil Collins Genesis
    https://youtu.be/RqL0ZX4fIQU

    Line Monty - Ya Oummi Ya Oummi
    https://youtu.be/bQnWfM_-97Y

    SAR LI SAR MEHDI LAIFAOUI 2018
    https://youtu.be/X47b6gfqNqs

    Mehdi Laifaoui & Emmy Ham « PASSION »
    https://www.youtube.com/watch?v=MovcJLEM8es

    Idir pourquoi cette pluie
    https://youtu.be/rgAJMneX8uU

    Idir - A Vava Inouva
    https://youtu.be/58vGQcSJ2aU

    cheb khaled la meilleure chanson 2018
    https://youtu.be/ECYg-JBj164

    Sting & Ibrahim Maalouf - Inshallah (Le Bataclan 2015)
    https://youtu.be/pWkRVoi6F48

    Charlotte Gainsbourg - Ring a ring O roses / Victoires de la Musique 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=6P3Jxjp5krM

    Comme Toi Grace Deeb
    https://www.dailymotion.com/video/x6xpk0


  • Syrie : Gorbatchev dénonçait la position de la France en 2013 déjà !
    NRobin

    Gorbatchev : « La France sera obligée de changer de position »

    https://m.tdg.ch/articles/551ab879ab5c37bb16007c50

    Mercredi 4 Septembre 2013 À 14:55
    Gorbatchev : « La France sera obligée de changer de position »
    Syrie
    De passage à Genève, l’ancien dirigeant soviétique a accordé un entretien à la « Tribune de Genève » au sujet de la situation en Syrie.
    Mikhaïl Gorbatchev, mercredi à Genève.

    (Photo : Alain Jourdan)
    18
    Mikhaïl Gorbatchev, présent à Genève dans le cadre de l’assemblée générale de la Fondation Green Cross, avait rappelé son attachement à une solution pacifiste en Syrie, lundi. Mercredi, l’ancien dirigeant soviétique juge la position russe « constructive » et s’étonne de l’attitude de la France, dénonçant sans les nommer les pays arabes qui jettent de l’huile sur le feu.

    Que pensez-vous de la position prise par le Kremlin ces dernières heures ?

    Je crois que la Russie a une attitude constructive et positive. Le président Poutine vient de donner une longue interview à la télévision russe. Il a consacré beaucoup de temps à expliquer sa position. Je crois que c’est possible de trouver une issue à cette crise. Il faut d’abord essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé et après prendre une décision concertée sur ce qui doit être fait.

    Quels sont les obstacles à une solution de paix ?

    De chaque côté, il y a des gens qui poussent à la guerre. Il est très dangereux de les écouter. La situation actuelle est explosive mais dans le passé nous sommes arrivés à sortir de situations plus dangereuses et plus compliquées. Dans ces moments-là, la Russie a toujours aidé à trouver des solutions. Je me rappelle qu’a mon époque, le camp des faucons conseillait le président Ronald Reagan. Il a su écouter ceux qui lui conseillaient d’entrer dans l’Histoire en allant vers la paix. Enfin, pourquoi devrions-nous accepter des conseils et des décisions prises par le puissant lobby de l’armement ? Naturellement, il est le seul à profiter de la situation.

    Etes-vous déçus par Obama ?

    Malgré les différentes déclarations qui ont été faites, j’espère qu’il cherche encore à trouver une solution de coopération. Il faut réunir une Conférence internationale sur la Syrie. Obama et Poutine doivent se rencontrer. Il faut qu’ils montrent que la guerre froide est bel et bien finie et qu’ils sont capables de travailler ensemble. Des pays tels que la Russie, les Etats-Unis et la France doivent œuvrer à une solution qui ne passe pas par des bombardements. Maintenant, les choses dépendent beaucoup du Conseil de sécurité de l’ONU.

    Que vous inspire la position de France ?

    Je ne la comprends pas et elle me déçoit. La France soutient les frappes contre la Syrie au lieu de soutenir la Conférence internationale sur la Syrie. Elle sera obligée de changer de position. Je me souviens que mes relations avec François Mitterrand n’étaient pas toujours faciles, mais on pouvait discuter avec lui à bâtons rompus. Il avait un esprit ouvert, il était capable d’entendre ce qu’on lui disait.

    Faut-il impliquer l’Iran dans les discussions ?

    Oui. Il faut impliquer l’Iran. Le pays a un rôle à jouer pour résoudre ce problème.

    N’est-ce pas difficile et frustrant d’essayer de faire de la défense de l’environnement une priorité quand le monde est occupé à faire la guerre ?

    Bien sûr que c’est frustrant. Et alors ? C’est une raison pour ne rien faire ? Nous ne devons pas renoncer. Nous devons continuer à nous battre pour la planète. Nous devons rester actifs et nous appuyer sur la société civile pour avancer.

    • https://fr.sputniknews.com/international/201804151035954561-Gorbatchev-reaction-frappes-syrie
      INTERNATIONAL
      Mikhaïl Gorbatchev
      © Sputnik. Ramil Sitnikov
      Mikhaïl Gorbatchev réagit aux récentes frappes contre la Syrie
      15.04.2018
      Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie
      Les frappes des Etats-Unis et de leurs alliés contre la Syrie ressemblent beaucoup à un entraînement avant qu’une véritable fusillade n’éclate, a affirmé Mikhaïl Gorbatchev, le premier et unique Président de l’URSS, dans une interview accordée à la radio lettonne Baltkom.

      Dans la foulée des frappes de la coalition internationale contre Damas, Mikhaïl Gorbatchev s’est prononcé sur ses conséquences éventuelles :

      « Je pense que personne n’a besoin de cette attaque, compte tenu de la manière dont on en parle et de ses résultats. Elle ressemble à un entraînement, avant qu’on ne se mette à tirer pour de vrai. C’est inacceptable. Cela n’aboutira à rien de bon », a-t-il fait remarquer.

      Région de Sinjar
      © AP PHOTO/ SEIVAN SELIM
      « Washington, Paris et Londres font la courte échelle aux terroristes en Syrie »

      Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené dans la nuit de vendredi à samedi des frappes coordonnées en Syrie en représailles à l’attaque chimique présumée menée le week-end dernier à Douma, dans la Ghouta orientale.
      Le ministère russe de la Défense a indiqué samedi matin qu’aucun des missiles tirés contre la Syrie n’était entré dans les secteurs de Tartous et de Hmeimim, les bases navale et aérienne utilisées par les forces russes et protégées par des systèmes de missiles sol-air.