NRobin

Chargée d’Etudes Nantes / AMD

  • Oumma
    https://oumma.com/trump-ou-le-syndrome-de-la-balle-dans-le-pied
    Trump, ou le syndrome de la balle dans le pied
    par Bruno Guigue 1 juillet 2018
    https://s3-eu-west-2.amazonaws.com/oumma.com/app/uploads/2018/06/Donald_J._Trump_at_Marriott_Marquis_NYC_September_7th_2016_04-758x505.jpg
    Les Etats-Unis qui jettent le « multilatéralisme » aux orties, le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, la guerre commerciale qui pointe à l’horizon, le G7 qui tourne à la foire d’empoigne, l’Union européenne réduite à l’impuissance : ce qui pourrait passer superficiellement pour une série de mini-crises est révélateur de tendances profondes. C’est comme un foisonnement de signes cliniques. Il y a ce que l’on voit – de simples péripéties, dirait-on -, et puis, sous cette apparence, comme un délitement souterrain des structures.

    Pour brosser le portrait d’un monde occidental à la dérive, il faut naturellement partir d’une analyse de ce qui se joue aux USA. D’abord parce que le poisson pourrit toujours par la tête, et ensuite parce que Trump contribue à ce pourrissement en s’ingéniant précisément à le conjurer. Le système politique américain étant ce qu’il est, la nouvelle administration, en effet, a les mêmes objectifs que les précédentes. Héritière d’un empire surdimensionné, elle s’efforce d’en maintenir l’hégémonie en pratiquant le déni de réalité.

    Son premier cheval de bataille, celui sur lequel Trump joue sa crédibilité, c’est la lutte contre le déclin industriel. Il doit son succès électoral du 8 novembre 2016 au ralliement des cols bleus ruinés par le libre-échange. La guerre commerciale entamée avec la Chine, l’UE et le Canada n’est pas une lubie : elle accomplit une promesse de campagne. Les USA sont le premier importateur mondial, et leur déficit avec la Chine dépassait en 2017 les 345 milliards de dollars. Il faut donc enrayer l’effondrement progressif des capacités productives américaines.

    Mais pour y parvenir, l’administration Trump est confrontée à un choix de méthode. Les USA ont connu une prospérité sans précédent en misant sur une mondialisation dont ils tiraient profit. Ce règne des multinationales est loin d’être achevé, mais elles produisent de moins en moins sur le sol américain. Pour conserver sa position dominante, le capitalisme américain, en réalité, a sacrifié sa propre classe ouvrière. Remplacée par des Chinois ou des robots, elle vient grossir les rangs des miséreux qui campent dans les faubourgs des grandes villes.

    A l’autre bout de l’échelle sociale, en revanche, tout va pour le mieux. Tandis que les pauvres sont de plus en plus nombreux, les riches sont de plus en plus riches. Contrairement aux emplois, qui sont délocalisés, les bénéfices réalisés à l’étranger sont rapatriés. Aggravée par une financiarisation débridée, cette distorsion entre la richesse et l’emploi ruine le consensus social américain. L’intelligence de Trump est de l’avoir compris et d’en avoir fait un argument électoral. La limite de cette intelligence, c’est qu’il s’y prend très mal pour résoudre le problème.

    Lorsque les règles du jeu deviennent défavorables à celui qui les a inventées, il a la tentation de vouloir les changer. Manifestement, c’est ce que fait Trump. Le libre-échange réduisant au chômage les ouvriers de la « Rust Belt », il veut instaurer des protections qui font fi des accords commerciaux internationaux. Or cette démarche représente la quadrature du cercle pour un pays comme les Etats-Unis. Ayant mondialisé son économie sous la pression des multinationales, il leur fera payer cher le moindre retour en arrière. En clair, le protectionnisme est à double tranchant, et c’est ce qu’ont montré les réactions chinoises, européennes et canadiennes.

    A supposer qu’elle ait lieu – ce qui n’est pas sûr – , la guerre commerciale sera au pire un désastre, au mieux un jeu à somme nulle. Trump le sait, et c’est pourquoi sa politique néo-impériale se contentera sans doute dans ce domaine de proclamations inoffensives. Il n’entend pas passer à la postérité comme celui qui a ruiné les fondements de la puissance américaine. Il préfère nettement ouvrir d’autres fronts où il pense pouvoir obtenir l’avantage. Et l’incohérence – ou l’imprévisibilité – qu’on lui prête souvent ici n’est probablement qu’apparente.

    Le meilleur exemple est celui de sa politique en matière nucléaire. En pratiquant le grand écart entre l’Iran et la Corée du Nord, Trump montre que le nucléaire, précisément, n’a aucune importance. D’abord parce que la nucléarisation de la Corée du Nord est un fait accompli – et irréversible – et qu’il n’y a rien d’autre à obtenir de ce pays – du point de vue américain – qu’un réchauffement diplomatique destiné à rassurer Séoul dans le but d’alléger la charge du parapluie militaire US. Ensuite, parce que l’Iran au contraire, bien qu’il n’ait aucune arme nucléaire, est un adversaire systémique des Etats-Unis et qu’il s’agit bel et bien de l’affaiblir par tous les moyens.

    De la Syrie au Yémen en passant par l’Irak, le Liban et la Palestine, Téhéran est une épine colossale dans le pied de Washington. Chef de file de l’axe de la résistance, il est la bête noire d’Israël, Etat-colon expansionniste auquel Trump s’est empressé de faire allégeance en remerciement de la neutralisation du lobby pro-israélien durant la campagne présidentielle. En isolant l’Iran, Trump fait coup double : il satisfait Tel Aviv – et Ryiad – tout en provoquant l’étranglement économique dont il attend un « regime change » par inanition, à défaut d’un soulèvement armé piloté de l’étranger sur le modèle syrien.

    Mais la partie n’est pas gagnée. Car en coupant ce grand pays des circuits économiques et financiers occidentaux, il l’ouvre à d’autres influences. Ce n’est pas un hasard si l’Iran vient d’adhérer à l’Organisation de coopération de Shangaï au côté de la Russie, de l’Inde et de la Chine, cette organisation représentant désormais 40 % de la population et 25 % du PIB mondial. Le retrait américain de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, de plus, génère une série de dommages collatéraux. Il provoquera le départ de ce pays de nombreuses entreprises européennes, et notamment de Total, première capitalisation boursière du CAC40.

    Entreprise multinationale dont 30% du capital est détenu par des actionnaires américains, Total devait participer à l’exploitation du gisement gazier offshore « South Pars », le plus grand au monde, situé dans le golfe Persique et les eaux territoriales iraniennes. C’est fini. Le projet passe dans d’autres mains, et pas n’importe lesquelles. Poussé au départ par Washington, Total cédera la place au géant chinois des hydrocarbures CNPC, ravi d’emporter le morceau. En voulant punir Téhéran, Trump a fait un cadeau de choix à la Chine, principal concurrent des USA à la tête de l’économie mondiale et premier responsable du déficit commercial américain. C’est un comble.

    A l’entendre, Trump rêve de restaurer « la grandeur de l’Amérique ». Il a porté le budget militaire US à des sommets inégalés (700 milliards de dollars) et poursuivi une confrontation avec la Russie dont le seul intérêt – à courte vue – est de couper la Russie de ses partenaires européens, ce qui explique le rôle actif du Royaume-Uni, voltigeur de l’empire US, dans la diabolisation de Moscou. Il n’est pas néoconservateur à la façon de George W. Bush ni interventionniste à la sauce humanitaire comme l’étaient les démocrates. Mais comme il s’est fait élire pour conjurer les affres du déclin, il entretient le mythe d’une Amérique renaissante qui croit qu’il suffit d’aligner des porte-avions pour dominer le monde.

    Heureusement, cette ambition démesurée rencontre le principe de réalité sur tous les fronts. Le Moyen-Orient est l’épicentre d’une confrontation où Moscou s’est placé au centre du jeu, condamnant Washington à faire tapisserie pendant que les Russes mènent la danse. En dents de scie, la politique américaine en Syrie est vouée à l’échec. L’armée syrienne reconquiert le territoire national, et le dernier carré des supplétifs lobotomisés va rendre les armes. Tandis que Moscou et Damas célébreront les 50 ans d’une alliance désormais adossée au géant chinois, le mariage de Washington avec Riyad et Tel Aviv apparaîtra peut-être un jour comme une erreur de casting.

    En matière géopolitique, les apparences sont trompeuses. L’excès de puissance ne transfuse pas nécessairement en intelligence stratégique. Les Américains dépensent 2187 dollars par an et par habitant pour leur défense, contre 154 dollars pour les Chinois. On n’observe pas la même proportion dans les résultats. Les menaces proférées simultanément contre Moscou et Pékin sont à l’opposé de la stratégie – payante à l’époque de Kissinger – qui consistait à trianguler la Russie et la Chine afin de diviser les puissances continentales. Trump, lui, semble vouloir en découdre avec tout le monde (Chine, Russie, Iran, Syrie, Corée du Nord, Cuba, Vénézuéla) et – fort heureusement – il n’affronte personne pour de bon.

    L’Amérique de Trump croit qu’elle peut pratiquer la politique de celui qui retire l’échelle après l’avoir utilisée pour grimper au sommet. Mais la réalité, c’est qu’elle n’est plus vraiment au sommet. La politique néo-impériale de Donald Trump enrichira comme jamais les marchands d’armes et les magnats de la finance. Le paradoxe, c’est qu’elle contribuera aussi à l’hégémonie mondiale de ceux qui, loin des Etats-Unis, investissent dans les infrastructures et non dans les industries de l’armement, et qui combattent la pauvreté au lieu de l’entretenir. Inutile de préciser qui détient les clés du futur. La politique de Trump, pour l’Amérique, c’est le syndrome de la balle dans le pied.


  • Dès que vous lisez " affaire Skripal", attendez-vous à lire "Armes chimiques du régime d’Assad" dans les heures qui suivent ! Deux affaires bizarrement liées ! La 1ère n’annonce rien de bon pour Damas ! NRobin
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-affaire-skripal-nouvelle-usine-a-202806
    https://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L300xH200/7792635053_theresa-may-et-vladimir-poutine-f47e3.jpg
    Il faut avouer que la passion de la propagande occidentale pour les gaz toxiques a quelque chose de fascinant. Des attaques chimiques imaginaires du gouvernement syrien au double empoisonnement de Salisbury, la thématique accusatoire brille par sa répétition, et la mauvaise foi otanienne s’illustre par sa constance. Dans “l’affaire Skripal”, on veut donc nous faire croire que Moscou a tenté d’assassiner un ex-espion russe et sa fille sur le sol britannique. Des preuves ? Pas le moindre commencement. Rien ne prouve que le gaz “Novitchok” ait été utilisé pour commettre cette tentative d’homicide. La meilleure façon de le savoir serait de transmettre un échantillon à l’Office international des armes chimiques (OIAC), mais Londres s’est bien gardé de le faire.

    De même, les Russes ont immédiatement dit qu’ils étaient prêts à participer à une enquête internationale, mais les Britanniques n’en veulent pas. Pourquoi ? Inutile de se le demander. Faute de preuves matérielles, le dossier de l’accusation a l’épaisseur d’un papier à cigarettes. Une semaine à peine après les faits, au terme d’une pseudo-enquête, le gouvernement britannique a déclaré que la Russie était coupable. Une telle précipitation ferait rougir de honte n’importe quel service d’investigation judiciaire normalement constitué. Et elle est d’autant plus suspecte que la charge anti-russe a été orchestrée en Occident avec un acharnement qui fleure la préméditation. Il fallait traîner la Russie dans la boue. On l’a fait, avec une grossièreté sans précédent.

    Ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Serguei Skripal a été trouvé inconscient sur un banc, ainsi que sa fille, aux abords d’un centre commercial de Salisbury. Curieux procédé pour des services secrets ! L’amateurisme du “modus operandi” devrait au moins faire douter de leur implication. Et puis, qui est Skripal, au juste ? Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995, il est condamné à 13 ans de prison pour trahison en 2004 par la Russie. Au terme d’un échange d’agents de renseignement russo-américain, il obtient l’asile au Royaume-Uni en 2010. Pour quelle raison Moscou aurait supprimé ce paisible retraité ? Exilé depuis huit ans, rien ne dit qu’il ait conservé des secrets compromettants, ni qu’il ait représenté le moindre danger pour la Russie.

    Ajoutée à l’inexistence de preuves matérielles, cette absence désespérante de mobile ridiculise l’accusation occidentale. Mais rien n’y fait. Pour les Occidentaux, hurler à l’assassin vaut démonstration de culpabilité. Le problème, c’est que cette arrogance dissimule difficilement l’essentiel : Theresa May et ses collègues mentent comme des arracheurs de dents. Qui peut croire que le pouvoir russe a fait exécuter un de ses ex-agents sur le sol d’un pays-clé de l’OTAN, alors que règne un climat de tension sans précédent avec cette organisation ? Qui peut croire que cette décision, déjà invraisemblable quant à ses motifs et grossière quant à son “modus operandi”, a été prise quinze jours avant l’élection présidentielle russe ? Qui peut penser, enfin, que Moscou s’est tiré une balle dans le pied sur la scène internationale à la veille d’un succès majeur - et prévisible - de politique intérieure ?

    Véritable château de cartes, cette accusation ne tient pas une seconde. Pour en comprendre les motifs, il faut appliquer la preuve par les effets. On quitte alors le domaine des procès fumeux pour rejoindre le terrain des réalités. Malgré l’encerclement militaire dont elle fait l’objet, la Russie a conservé son sang-froid, et certains pays européens sont prêts à reprendre le dialogue avec Moscou. La provocation de Salisbury vise précisément à doucher ces velléités, à couper la Russie de l’Europe en accusant Moscou de tous les maux. La Russie mène le bal au Moyen-Orient au grand dam d’Israël et des USA. Elle n’a rien cédé sur la Crimée, définitivement retournée dans le giron de la Mère-Patrie. Les néocons qui ont investi le pouvoir à Washington entendent lui faire payer ce double affront. En diabolisant Moscou par Londres interposé, ils soudent leurs vassaux face à l’ennemi moscovite, clairement désigné dans la “Nouvelle stratégie de sécurité des Etats-Unis” de Donald Trump.

    C’est pourquoi le réquisitoire britannique a été repris en chœur par des dirigeants occidentaux empressés de s’acquitter d’une solidarité pavlovienne avec le camp du Bien. Hormis l’Autriche et une poignée de petits Etats-membres, l’Union européenne s’est mise au garde-à-vous, le petit doigt sur la couture du pantalon. Cette Europe vassalisée par les USA, mais qui se prétend ”menacée” par la Russie, a surtout montré, une fois de plus, qu’elle est un nain politique. Obéissant à l’injonction anti-russe, elle s’est rangée comme un seul homme derrière le leadership anglo-saxon. A croire que rien de positif ne sortira jamais de ce grand corps mou, où une France jadis écoutée a commis la faute, sous la direction des “Young Leaders” qui la dirigent au profit d’intérêts qui ne sont pas les siens, de se fondre dans la masse.

    Pour les Occidentaux, l’heure est donc à l’affrontement symbolique - pour l’instant - avec une Russie dont Vladimir Poutine a restauré la fierté. L’affaire Skripal est la nouvelle usine à gaz occidentale. Comme les couveuses de Koweit-City, la fiole chimique de Colin Powell ou les pseudo-gazages de l’armée syrienne, le coup monté de Salisbury est aussi un coup de clairon. Ses auteurs entendent perpétuer la confrontation politique et la surenchère militaire avec Moscou. Ils veulent justifier le durcissement de sanctions économiques destinées à entraver le redémarrage de la Russie et la montée d’un monde multipolaire. En faisant tourner les rotatives de la propagande, ils comptent diviser le monde en deux blocs, comme si le monde était encore celui de la guerre froide et n’avait pas entamé - de manière inexorable - son déport vers l’Est. Ce n’est pas un hasard si ce coup fourré intervient au moment où Trump défie Moscou dans l’Est syrien, déclenche une guerre commerciale avec la Chine et nomme ce fou furieux de John R. Bolton comme conseiller à la sécurité nationale.

    • L’escroquerie continue en GB ! NRobin
      https://francais.rt.com/international/53724-skripal-police-britannique-lance-mandat-arret-deux-ressortissants
      Skripal : les noms des « suspects russes » publiés par Londres sont inconnus de Moscou
      5 sept. 2018
      https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8fb2a509fac21c078b4567.jpg
      Les enquêteurs britanniques chargés de l’affaire Skripal ont émis un mandat d’arrêt européen à l’encontre de deux suspects, Alexander Petrov et Ruslan Boshiro. Moscou dit n’avoir pas connaissance de ces deux noms et appelle à la coopération.

      Ce 5 septembre, les autorités britanniques accusent Alexander Petrov et Ruslan Boshiro, deux ressortissants russes selon Londres, d’avoir commis trois tentatives de meurtre dans l’affaire Skripal à l’encontre de l’ex-agent double Sergueï Skripal, sa fille Ioulia et un agent de police britannique.

      Selon les déclarations de la police britannique, qui a émis un mandat d’arrêt européen contre les deux suspects, ceux-ci voyageaient avec d’authentiques passeports russes et étaient arrivés au Royaume-Uni quelques jours avant l’empoisonnement des Skripal qui a eu lieu en mars.
      Moscou appelle à cesser la « manipulation de l’information »
      Lire aussi
      Drapeaux russe et américain Skripal : 5 mois plus tard, l’absence de preuves contre Moscou n’arrête toujours pas les accusations

      « Les noms et les photographies qui ont été publiés dans les médias ne nous disent rien », a réagi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, citée par l’agence de presse publique TASS.

      Elle a ensuite ajouté : « Une nouvelle fois, nous appelons les Britanniques à cesser les accusations publiques et la manipulation de l’information. » Moscou a en outre regretté être tenu à l’écart de l’enquête, estimant que celle-ci nécessiterait une analyse minutieuse ainsi qu’une « coopération pragmatique » entre Londres et Moscou.
      Londres dit avoir « suffisamment de preuves »

      De son côté, la police britannique affirme avoir « suffisamment de preuves » pour inculper les deux suspects. Neil Basu, chef de l’antiterrorisme britannique, a affirmé : « Des tests ont été menés dans la chambre d’hôtel où les suspects ont résidé. Deux prélèvements montrent une contamination au [produit neurotoxique] Novitchok. »

      Interrogé sur le fait de savoir si les deux suspects étaient des « agents russes », Neil Basu a botté en touche, lançant un appel : « Nous aimerions entendre toute personne qui les connais. »

      Néanmoins, le Premier ministre britannique Theresa May, cité par l’AFP, a déclaré que l’attaque chimique avait été organisée par le renseignement militaire russe. « Le gouvernement a conclu que ces deux individus [...] sont des officiers des services de renseignement militaires russes, le GRU », a-t-elle dit devant les députés britanniques.

      Les autorités ont déclaré qu’elles n’allaient pas remplir de demande d’extradition pour ces deux suspects pour le moment. Cependant, un mandat d’arrêt européen a été émis et si les suspects étaient interpellés en Europe, ils seraient déférés à la justice britannique.

      Pour mémoire, l’affaire Skripal a débuté au mois de mars 2018 lorsqu’un ex-agent double et sa fille ont été empoisonnés dans la ville de Salisbury au Royaume-Uni. Le dossier a connu un retentissement international lorsque le gouvernement britannique a dénoncé l’implication supposée de Moscou. La fédération russe a quant à elle toujours nié toute implication dans cette affaire.

      Lire aussi : Skripal : Washington accuse Moscou d’être responsable de l’empoisonnement et annonce des sanctions


  • Loi sur les « fake news » : du monopole de la vérité au règne du mensonge
    par Bruno Guigue
    dimanche 10 juin 2018
    a propagation de fausses nouvelles nuit gravement à la démocratie. Mais quand on prétend exercer le monopole de la vérité, c’est que le règne du mensonge n’est pas loin. Et ces médias “professionnels” qui ne cessent de mentir au profit des puissances d’argent en savent quelque chose.
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    Cette histoire commence comme un conte de fées. Dans notre merveilleuse démocratie, tout allait pour le mieux. La presse était libre, le citoyen informé et le pouvoir impartial. Mais c’était trop beau. Imprudente, la démocratie n’a pas senti venir l’ennemi. Tapi dans l’ombre, il était prêt à fondre sur sa proie. Qui ? Le Russe, bien sûr. Il a fallu que ce barbare vienne gâcher la fête en propageant ses odieux mensonges. Heureusement, montant son blanc destrier, notre héroïque ministre de la culture a donné l’alerte : “La manipulation de l’information, dit-elle, est un poison lent qui abîme notre vie démocratique. L’attitude liberticide, face aux dangers actuels, c’est la passivité”.

    Réagir, oui, mais comment ? Présentant le projet de loi “contre les fake news”, rebaptisé projet de loi “contre la manipulation de l’information”, Françoise Nyssen a employé un argument de poids : “La capacité de discernement des citoyens ne suffit plus”. On avait pourtant pris toutes les précautions possibles, dans les hautes sphères, pour inciter les gueux à se comporter comme des moutons. Contrôle de 95 % de la presse traditionnelle par une dizaine de milliardaires, ligne éditoriale uniforme calquée sur l’agenda libéral-atlantiste, subventions publiques réservées à des médias orthodoxes ou inoffensifs : au paradis des droits de l’homme, tout était verrouillé. Manifestement cela n’a pas suffi. Pour ramener le troupeau, il va falloir trouver autre chose. On va les aider à penser comme il faut, ces manants, car ils ont la fâcheuse manie de s’égarer sur la Toile pour entendre un autre son de cloche.

    Dans un vibrant hommage aux officines chargées de diffamer toute pensée dissidente (le “Décodex” du Monde et le “Check News” de Libération), la ministre de la culture révèle alors le fond de sa pensée : puisque “leur capacité de discernement ne suffit plus”, il importe absolument de “former les citoyens”. D’habitude, cette formation commençait et finissait avec l’école. Mais il est clair que c’est insuffisant ! Les citoyens ayant vraiment tendance à mal voter (référendum de 2005, Brexit, Italie), il va falloir les rééduquer. Comment ? En les orientant vers les bons médias, ceux qui ne mentent jamais. On pensait jusqu’à présent que les citoyens étaient assez grands pour faire leur choix parmi les organes d’information. C’est fini. Le gouvernement, dans son infinie bonté, les exonère de cette lourde tâche. Il va désormais leur signifier qui il faut lire, écouter à la radio ou regarder à la télévision.

    Pour clarifier les choses, Françoise Nyssen a précisé que la future loi contre la manipulation de l’information, évidemment, ne concernait pas “les journalistes de la presse professionnelle”. Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes ! Il n’est pas question de mettre en cause le “professionnalisme” de ceux qui ont affirmé, par exemple, que le régime de Bachar Al-Assad allait s’écrouler sous quinze jours, ou que la Russie avait assassiné le journaliste Arkadi Babchenko, qui ressuscita au deuxième jour d’une mare de sang de cochon. Sans parler du “charnier de Timisoara”, des “couveuses de Koweit City”, de la “fiole de Colin Powell” et des innombrables bobards colportés avec zèle par des médias pour qui professionnel est synonyme de mercenaire. Bref. Si cette presse était passionnément attachée à la distinction entre le vrai et le faux, cela se saurait.

    Mais peu importe. Pour nos dirigeants, c’est comme un théorème : les médias qui ont la confiance du ministre de la propagande ne mentent jamais. Puisqu’on vous le dit, c’est que c’est vrai. D’ailleurs, cette presse que le monde nous envie a deux caractéristiques qui en garantissent l’indépendance : elle appartient à la bourgeoisie d’affaires et elle reçoit des subventions du gouvernement. Double certificat de vertu ! Ce n’est pas comme si elle était animée par des bénévoles qui prennent des risques et ne gagnent pas un sou. On peut toujours rêver d’un monde meilleur sous d’autres latitudes, mais le système médiatique des “démocraties” repose à la fois sur la concentration capitaliste et la faveur du pouvoir. Un “bon journal” est un journal qui dit ce qu’il faut dire, et à qui l’Etat donne les moyens d’éliminer la concurrence.

    Le projet de loi contre les “fake news” ne déroge pas à cette règle, qui est de l’ordre de la structure. Il a pour seul objectif de garantir l’homogénéité de la sphère médiatique, indispensable à la promotion de l’idéologie libérale, européiste et atlantiste. En incriminant les médias russes, l’exécutif français fait coup double : il sanctionne la Russie tout en diffamant la concurrence. Mais tous les médias citoyens sont dans la ligne de mire, car ils échappent à la double emprise du capital et du pouvoir. Ajoutée au déclin des médias classiques, la liberté conquise sur Internet effraie des élites qui voient le contrôle de l’opinion leur échapper. La propagation de fausses nouvelles nuit gravement à la démocratie. Mais quand on prétend exercer le monopole de la vérité, c’est que le règne du mensonge n’est pas loin. Et ces médias “professionnels” qui ne cessent de mentir au profit des puissances d’argent en savent quelque chose.
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/loi-sur-les-fake-news-du-monopole-205056


  • Syrie : un menteur nommé Macron
    par Bruno Guigue
    mercredi 11 juillet 2018
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/syrie-un-menteur-nomme-macron-205922
    C’est devenu une habitude : le godelureau de l’Elysée fait le paon au château de Versailles. Brasseur d’air inusable, le freluquet fait des phrases, il pérore dans le vide. Comme un télévangéliste, il brandit de grands mots tout en agitant ses petits bras. Une presse servile l’a tellement encensé qu’il a sans doute fini par croire à son destin planétaire. “Macron sauve le monde”, titrait Challenges en mai 2017 au sujet d’un sommet européen que son insignifiance a condamné à l’oubli. Mais ce n’était que le hors d’œuvre. On eut droit, par la suite, à un véritable morceau d’anthologie. “Macron : naissance d’un chef de guerre”, osait Le Point à propos du bombardement punitif de l’armée syrienne perpétré par les forces aéronavales françaises le 14 avril 2018.

    Cet audacieux hebdomadaire oubliait de préciser, au passage, que la moitié des missiles français avaient raté leur envol et que les autres avaient manqué leur cible. Quant au prétexte de cette agression militaire contre un Etat souverain, on sait désormais ce qu’il vaut. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) vient de publier son premier rapport consacré à l’attaque chimique présumée contre la Ghouta orientale du 7 avril 2018. Résumant le résultat de plusieurs mois d’investigations, ce document constate “l’absence de gaz à effet innervant” et la “présence possible de chlorine” sur les sites concernés. Pas de gaz sarin, donc, et peut-être un peu de chlorine. Bref, la montagne a accouché d’une souris.

    Ajouté aux 17 témoignages oculaires présentés par la diplomatie russe lors d’une conférence de presse boycottée par les pays bellicistes, ce rapport, implicitement, tord le cou aux accusations occidentales proférées contre Damas. A sa façon, il accrédite la thèse d’une grossière manipulation organisée par les White Helmets, ces petites mains si promptes à exécuter les basses besognes de l’ingérence occidentale. La chlorine est une substance que l’on peut trouver à peu près partout, et il a suffi d’en arroser les patients de l’hôpital de Douma pour faire croire à une monstrueuse “attaque chimique”. C’est cette supercherie que relatent, très précisément, ces nombreux témoins - syriens - que les dirigeants occidentaux n’ont pas voulu entendre.

    Que les experts de l’OIAC eux-mêmes aient refusé de rencontrer ces témoins en dit long sur les efforts de leurs parrains occidentaux pour amener ces experts aux conclusions voulues. Mais on ne peut pas toujours nier les faits, et l’opération a fait chou blanc. Occulté par les médias aux ordres du monde libre, cet effondrement de la thèse occidentale sur les événements de la Ghouta est un événement capital. Les Français ont la mémoire courte, mais ils se souviennent d’un président qui affirmait détenir les preuves irréfutables d’une attaque chimique perpétrée par l’armée syrienne contre les civils de Douma. Alors, si ces preuves existent, où sont-elles ? Si l’OIAC - dûment chapitrée - n’a pas su les trouver, c’est qu’il n’y en a pas. M. Macron ayant affirmé qu’il avait de telles preuves en sa possession, il n’y a qu’une conclusion possible : M. Macron est un menteur.

    En clair, la France de Macron a bombardé la Syrie en prétextant une attaque chimique fabriquée pour les besoins de la cause. Son gouvernement a sciemment violé le droit international. Il s’est rendu coupable d’un crime que même Hollande n’avait pas commis. A vouloir calquer la politique française sur l’agenda américain, le Young Leader élyséen a fait pire que son prédécesseur. Macron est une sorte de Bush au petit pied : il fait de gros mensonges pour justifier ses crimes. Satrape de l’empire, il est fier de recevoir les honneurs d’une presse larbinisée qui le proclame “chef de guerre”. Ce qu’on retiendra de ce vaniteux décidé à briller en faisant le malheur des autres ? Qu’il aura combattu deux peuples courageux - le peuple syrien et le peuple yéménite - au côté des criminels wahhabites, fourriers de l’impérialisme et banquiers du terrorisme.


  • La Ghouta et les idiots utiles du « regime change »
    par Bruno Guigue
    mardi 6 mars 2018
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-ghouta-et-les-idiots-utiles-du-202121
    Quel est le point commun entre Macron, le NPA, Syria Charity, Israël, Le Monde, les Frères musulmans, le Parti socialiste, BHL, Alain Juppé, Alexis Corbière, la droite, la gauche, Noël Mamère, les écolo-bobos, les atlantistes, les droits-de-l’hommistes et les gauchistes ? On devine la réponse. Tout ce beau monde aime le peuple syrien ! Il pleure sur ses malheurs, il veut le sauver (“SaveGhouta”), il condamne ses “tortionnaires” et ses “bourreaux”, il proclame sa solidarité sans faille, héroïquement, depuis les salles de rédaction et les plateaux télé.

    Qui se réjouit des malheurs répandus par cette guerre absurde ? Personne. Qui a livré des armes au conglomérat terroriste ? On le sait. Qui est responsable de la poursuite du massacre, alors que les jeux sont faits ? On le sait aussi. Mais en décrétant qu’il y a des “bons” (les “rebelles démocrates”) et des “méchants” (“Assad-le bourreau” et ses alliés), les consciences borgnes du monde occidental peuvent pleurer à bon compte. Elles peuvent s’acheter une virginité, se draper dans un humanisme de pacotille. Dopées à la moraline, elles accréditent inlassablement, depuis sept ans, un véritable conte de fées.

    Cette théâtralisation du conflit syrien, depuis l’origine, est l’envers de son instrumentalisation impérialiste. Elle arrose de daube humanitaire le carnage perpétré par la meute wahhabite made in USA. Démasquée par Vanessa Beeley, la gueule enfarinée des “Casques Blancs” qui ripolinent leurs propres scènes de crime est comme la métaphore de cette imposture. Trousse de maquillage à la main, se filmant eux-mêmes dans leurs basses œuvres, ils s’acharnent à produire les effets spéciaux qui orchestrent la compassion sélective indispensable au “regime change”.

    Au fond, la guerre des “gentils rebelles” chers à l’Occident n’est qu’une sorte d’Halloween. C’est un concours de déguisements, un bal masqué pour coupeurs de têtes qu’on habille en secouristes pour les besoins de la cause. Avatar de la “société du spectacle”, la séquence est toujours la même : l’image trafiquée provoque l’indignation sélective qui justifie l’ingérence étrangère. Après Alep, la Ghouta est devenue le lieu emblématique de cette supercherie, où les tours de passe-passe de la propagande font prendre des vessies pour des lanternes, et des terroristes sanguinaires pour des “rebelles modérés”.

    Que l’on sache, c’est l’armée syrienne qui installe des couloirs d’évacuation pour la population de la Ghouta prise au piège. Et ce sont les “gentils rebelles” qui prennent pour cibles les civils qui osent tenter de fuir ce nid de scorpions. Mais peu importe ! Les bonnes consciences occidentales ne voient que les victimes qui les intéressent. Comme jadis les habitants d’Alep-Ouest, les citadins damascènes bombardés par “l’Armée de l’islam” sont le menu fretin d’une victimologie sélective. Qu’ils meurent, si c’est pour les beaux yeux de cette “révolution” qui brandit l’étendard de la “charia” avec la bénédiction laïque du gouvernement français !

    Comme disait Laurent Fabius, après tout, nos amis du Front Al-Nosra “font du bon boulot”. Pour les hémiplégiques de la pleurniche, de toutes façons, un mort n’est pas un mort. Dans un cas, on le condamne à l’insignifiance, dans l’autre on le voue à l’hyperbole. D’un côté, les chiffres invérifiables fournis par l’officine de Coventry (OSDH), de l’autre, des victimes “prorégime” qui passent sous les écrans-radars. On n’accorde de réalité à la souffrance que si les suppliciés en valent la peine. Ils n’existent, en fait, que s’ils corroborent la narration servie en boucle aux téléspectateurs occidentaux.

    Nos humanistes à géométrie variable prétendent aimer la Syrie, mais ils veulent la voir dépecée, en lambeaux. S’en doutent-ils seulement ? En triant les victimes, ils se font les idiots utiles d’un “regime change” qui a échoué. Cette compassion sur commande devait servir la destruction de l’Etat syrien, mais cette politique est un fiasco. Comme Alep, Palmyre ou Deir Ezzor, la Ghouta sera bientôt libérée par une armée de conscrits, l’armée arabe syrienne. Ils voulaient parler à la place du peuple syrien. En battant les terroristes qui infestent le verger oriental de Damas, le peuple syrien leur répond qu’il est assez grand pour décider de son avenir.


  • Sortir du dolar et vite ! NRobin

    https://francais.rt.com/economie/53680-iran-irak-se-debarassent-dollar-americain-%C3%A9changes-commercia
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8bff5e09fac216768b4567.jpg
    Déplorant l’exclusion des systèmes bancaires iranien et irakien lors des transactions effectuées en dollars entre les deux pays, le chef de la Chambre de commerce irano-irakienne a annoncé renoncer à la devise américaine pour les échanges bilatéraux.

    Selon Yahya Ale-Es’haq, ancien ministre iranien du Commerce et actuel président de la Chambre de commerce irano-irakienne, dont les propos ont été rapportés le 1er septembre par l’agence de presse iranienne Mehr News, Téhéran et Bagdad ont décidé d’abandonner la devise américaine pour leurs transactions financières bilatérales.

    « Le dollar américain a été retiré de la liste des monnaies utilisées par l’Iran et l’Irak dans leurs transactions commerciales », a-t-il annoncé avant de préciser que les deux pays utiliseraient dorénavant à sa plac « le rial iranien, l’euro et le dinar irakien ».

    Yahya Ale-Es’haq a notamment expliqué cette décision par le fait que, jusqu’alors, seule une petite partie des échanges commerciaux effectués entre les deux pays (qui correspondent à un volume minimum de huit milliards de dollars annuels) était réalisée via les institutions bancaires iraniennes et irakiennes.

    Il a par ailleurs fait savoir que les entreprises des deux pays conserveraient le système d’échange existant leur permettant de troquer des marchandises contre des produits de base. Cette décision intervient un peu plus de trois mois après l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le programme nucléaire iranien.

    Le porte-parole du gouvernement irakien, selon des propos rapportés par le quotidien Tehran Times, avait de son côté annoncé début août que son pays cherchait activement « un nouveau mécanisme » afin de soutenir ses relations commerciales avec l’Iran.

    Grâce à l’utilisation du dollar américain lors des transactions financières à l’international, les Etats-Unis peuvent engager des poursuites hors de leur territoire. La simple utilisation du dollar permet à Washington de poursuivre toute partie à une transaction libellée en dollars qui contreviendrait à la législation américaine. Les Etats-Unis ont par exemple utilisé cet argument pour attaquer en justice plusieurs entreprises françaises (dont Alstom, qui a finalement été rachetée par General Electric au terme de longues procédures judiciaires) sur certaines de leurs transactions réalisées en dollars, bien qu’effectuées en dehors des Etats-Unis.

    Lire aussi : L’Europe en attente d’un système inter-bancaire et financier indépendant du dollar

    • Pour la Russie, le temps est venu de se débarrasser du dollar américain
      25 août 2018
      https://francais.rt.com/economie/53536-sanctions-russie-temps-est-venu-abandonner-dollar-americain
      https://cdni.rt.com/french/images/2018.08/article/5b81900909fac23e318b4567.jpg
      En réponse aux nouvelles sanctions venues des Etats-Unis, Moscou a fait part de sa volonté de redoubler d’efforts pour abandonner la monnaie américaine dans ses transactions commerciales. Un souhait qui ne s’arrête pas aux frontières de la Russie.

      Visé par une liste grandissante de sanctions américaines, Moscou est prêt à contre-attaquer. « Le temps est venu de passer des mots aux actions, et de se débarrasser du dollar comme moyen de règlements mutuels et de rechercher d’autres alternatives », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov dans un entretien avec le magazine russe International Affairs publié le 23 août.

      Lire aussi : Moscou considérera de nouvelles sanctions américaines comme une « déclaration de guerre économique »

      « Dieu merci, c’est ce qui se produit et nous allons accélérer ce processus », a ajouté le vice-ministre, expliquant qu’il s’ajouterait à d’autres « mesure de représailles » contre les sanctions prises par Washington.
      Plus tôt, en avril, le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak avait fait remarquer qu’un nombre grandissant de pays réfléchissaient à remplacer le dollar comme monnaie de référence du commerce mondial.

      « Il est communément admis que nous devons nous diriger vers l’utilisation de monnaies nationales pour nos règlements », avait-il déclaré. « Nous réfléchissons à une option de paiement en monnaie nationale avec [l’Iran et la Turquie] », avait-il encore affirmé, précisant : « Cela nécessite certains ajustements dans les secteurs financier, économique et banquier. »

      Le Kremlin a notamment fait savoir qu’il était intéressé par l’utilisation du rouble et de la livre turque pour ses échanges avec Ankara. De son côté, l’Inde, se penche sur la possibilité de payer une partie de ses achats de pétrole iranien en roupies. La Chine, seconde économie mondiale, a elle lancé en mars dernier ses premiers contrats à terme sur le pétrole, cotés en yuans.

    • Bonne nouvelle ! NRobin
      La Russie et la Chine renforcent leur coopération monétaire contre le dollar
      31 oct. 2017
      https://francais.rt.com/economie/45167-russie-chine-renforcent-leur-cooperation-monetaire-contre-dollar
      https://cdni.rt.com/french/images/2017.10/article/59f8b28009fac2162a8b4567.jpg
      Au moment où Dmitri Medvedev se rend à Pékin pour une visite officielle de deux jours, le vice-Premier ministre russe Sergueï Prikhodko annonce plusieurs initiatives, pour remplacer le dollar par le yuan et le rouble dans leurs échanges commerciaux.

      « En ce moment, les autorités financières des deux pays [la Chine et la Russie] travaillent à la prolongation pour trois ans de l’accord bilatéral d’échange de devises », a déclaré le 31 octobre Sergueï Prikhodko, vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, au moment où le Premier ministre Dmitri Medvedev s’envolait pour une visite officielle de deux jours en Chine.

      En 2014, la Russie et la Chine avaient conclu un premier accord d’échange de devises pour une durée de trois ans et pour un montant équivalent à 25 milliards de dollars (21,5 milliards d’euros). Cette opération qui revient à créer une chambre de compensation yuan/rouble, permet aux deux pays de libeller les montants de leurs échanges de biens et services en monnaies nationales, rouble et yuan, sans passer par le dollar ou l’euro. Selon les informations données par Sergueï Prikhodko, la part des échanges commerciaux de la Russie libellée en roubles augmente de manière continue. Ainsi, de 2016 à 2017, elle serait passée de 13% à 16% pour les importations, et de 16% à 18% pour les exportations.
      Des échanges commerciaux en hausse et passant de moins en moins par le dollar.
      La Chine et la Russie, dont les échanges économiques croissent à un rythme soutenu, cherchent à multiplier les initiatives pour faciliter les paiements en rouble et en yuan dans l’espace eurasiatique. Ainsi, selon le vice-Premier ministre russe, plusieurs banques russes ont déjà rejoint le China International Payment System (CIPS), un système de paiement interbancaire international en yuan garanti par la Banque populaire de Chine, (la banque centrale chinoise). Par ailleurs les deux systèmes nationaux de paiement par cartes bancaires russe NSPK et chinois Union Pay, se sont rapprochés pour permettre le paiement d’achats en Russie avec des cartes bancaires chinoises.

      En 2016 les échanges commerciaux entre la Chine et la Russie ont atteint l’équivalent d’environ 70 milliards de dollars. Mais les deux pays se sont fixés pour but de porter ces échanges à 80 milliards dès 2018 et 200 milliards d’ici 2020. Cité par le portail web chinois en plusieurs langues le Quotidien du peuple, le premier vice-Premier ministre russe, Igor Chouvalov, a laissé entendre que ce résultat pourrait être atteint en intégrant l’initiative chinoise de développement stratégique Une ceinture, Une route avec l’Union économique eurasiatique (UEE).

    • Réussir là où Kadhafi a échoué : un expert soutient que le yuan peut mettre fin au pétrodollar
      31 mars 2018

      https://francais.rt.com/economie/49339-reussir-la-ou-kadhafi-a-echoue-expert-soutient-yuan-fin-petrodoll
      Alors que la Chine pourrait commencer à acheter du pétrole en yuan dès 2018, un expert interrogé par RT juge que Pékin a toutes les cartes en main pour réussir à briser le monopole du pétrodollar, ce qu’avait tenté en vain Mouammar Kadhafi.

      « L’idée d’acheter du pétrole avec d’autres monnaies que le dollar n’est pas nouvelle » : Alexandre Egorov, stratégiste chez Teletrade, a fait part à RT de son analyse sur un changement économique majeur en gestation, à savoir l’émergence du pétroyuan.
      Le stratégiste souligne que cette idée de se passer du dollar pour régler ses factures énergétiques a toujours été combattue avec force par les Etats-Unis. « Un exemple est Mouammar Kadhafi, qui a proposé d’émettre le dinar-or, une monnaie régionale basée sur le métal précieux et qui avait vocation à être utilisée pour acheter du pétrole », rappelle-t-il ainsi.

      Mais la tentative chinoise de se passer du pétrodollar pourrait bien a contrario être couronnée de succès, Pékin disposant de nombreux atouts de plus que l’ancien dirigeant libyen. « Avec le rôle chinois dans l’économie mondiale et l’intérêt croissant pour le yuan, la Chine est protégée par un "bouclier nucléaire" », analyse Alexandre Egorov, qui estime que Pékin peut se permettre d’essayer de briser le monopole du pétrodollar, et que cela donnerait « encore plus de poids au yuan ».

      « De plus, la Chine est le plus grand consommateur de pétrole au monde et, par conséquent, tous les producteurs mondiaux de matières premières devront compter avec la stratégie des autorités chinoises », fait-il encore valoir. Alexandre Egorov juge en outre le timing du lancement du pétroyuan comme étant parfait, des exportateurs clés de pétrole tels que l’Iran, le Venezuela ou encore la Russie subissant actuellement la pression des sanctions américaines.

      Le stratégiste reconnaît cependant qu’il faudra beaucoup de temps avant que le pétroyuan ne devienne une véritable menace pour le pétrodollar, et que pour cela, il sera nécessaire de recueillir le soutien des plus gros producteurs comme la Russie, mais aussi l’Arabie saoudite.

      Selon plusieurs sources citées par Reuters le 30 mars, la Chine pourrait lancer un programme pilote visant à payer son pétrole en yuan dès la seconde moitié de 2018. Une action qui s’inscrit dans une véritable dynamique de fond : dès 2012, l’Iran a commencé à accepter de vendre son gaz et son pétrole en yuan, suivi par la Russie en 2015. En réponse aux sanctions financières décrétées par Washington contre Caracas, le Venezuela a fait de même le 15 septembre dernier.

      Lire aussi : La Russie et la Chine renforcent leur coopération monétaire contre le dollar


  • Je recommande :
    La République des censeurs Broché – 5 février 2014
    de Jean Bricmont (Auteur)
    https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51eWKVHdYIL._SX281_BO1,204,203,200_.jpg
    II n’y a rien d’extrême à défendre les principes fondamentaux de toutes les constitutions démocratiques et à proclamer, comme le stipule l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) que : « La libre communication des pensées et des opinions est l’un des droits les plus précieux de l’homme ». La Cour européenne des droits de l’homme quant à elle considère que la liberté d’expression vaut aussi pour les opinions « qui heurtent, choquent ou inquiètent l’Etat ou une fraction de la population ». Pour le Comité des droits de l’homme de l’ONU : « Les lois qui criminalisent l’expression d’opinions concernant des faits historiques sont incompatibles avec les obligations que le Pacte impose aux Etats parties en ce qui concerne le respect de la liberté d’opinion et de la liberté d’expression ».


  • 11-Septembre : Taddéï défend la liberté d’expression face aux censeurs

    https://www.youtube.com/watch?v=x_cMsQlTFcA

    reopen911
    Ajoutée le 11 févr. 2010
    L’émission Pif Paf du 23 janvier 2010 animé par Philippe Vandel sur paris Première a donné lieu à de vifs échanges entre le rédacteur en chef de lExpress Renaud Revel et Frédéric Taddéi, le premier reproche au second davoir laissé sans le contredire Matthieu Kassovitz exprimer ses doutes sur le 11-Septembre dans lémission Ce Soir ou Jamais du 15 septembre 2009. Rappelons quà lépoque, Renaud Revel avait osé diffamer Mathieu Kassovitz en le traitant de négationniste ou de « Faurisson du 11 septembre ».

    Alors que M. Revel soutenu par dautres chroniqueurs sur le plateau - considère qu’il est intolérable de pouvoir questionner la version officielle du 11 Septembre en toute impunité, Taddeï défend lui la liberté d’expression : seul contre tous, il fait preuve de courage devant ladversité.

    N’en déplaise à Pascal Froissart, enseignant-chercheur à Paris VIII et spécialiste des rumeurs, selon qui « Le doute est sain. Le débat doit exister », on se demande combien de temps encore nous aurons le droit en France de parler de ce sujet. La liberté d’expression est bien malade !

    Pour voir ou revoir les propos quavait tenu Matthieu Kassovitz dans lemission Ce soir ou Jamais du du 15 septembre 2009, cest ici : http://www.dailymotion.com/video/xai4

    ...

    PLUS D’INFO sur http://www.REOPEN911.info
    Le site français sur les attentats du 11 Septembre


  • Interdit d’interdire !
    Vivement Taddéï et le débat contradictoire ! NRobin

    http://www.ozap.com/actu/frederic-taddei-rt-france-est-la-seule-chaine-qui-m-ait-donne-carte-blanche/563372
    Frédéric Taddéi : « RT France est la seule chaîne qui m’ait donné carte blanche »
    http://static1.ozap.com/articles/2/56/33/72/@/4597456-frederic-taddei-article_media_image-2.jpg
    publié par Christophe Gazzano
    Jeudi 19 Juillet 2018

    Le journaliste est interrogé dans « Le Parisien » sur la future émission qu’il animera sur la chaîne financée par le Kremlin.

    Il est prêt à monter au front. Alors qu’il débarquera à la rentrée prochaine sur la très controversée chaîne financée et contrôlée par le pouvoir russe, RT France, pour y animer un talk-show culturel, Frédéric Taddeï a réservé sa première prise de parole au « Parisien ». Conscient de l’étonnement suscité par son arrivée, le journaliste estime que « les gens qui (lui) reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout ». Le ton de l’interview est donné.
    « Une vraie émission culturelle avec de vrais débats »

    « C’est la seule chaîne qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je préfère à la télévision : une vraie émission culturelle avec de vrais débats », affirme-t-il. Il revendique une « totale liberté » sur sa nouvelle chaîne et en profite pour donner une petite leçon à ses confrères en affirmant que « le jour où il y aura un débat sur la Russie, (il) invitera des pro-Poutine, ce qu’(il a) toujours fait et que (ses) confrères ne font pas et, bien entendu, des anti-Poutine ». Un peu plus loin, il compare même le refus de l’Elysée d’accréditer les journalistes de sa chaîne à celui du Rassemblement national (ex-Front national), « qui faisait la même chose avec ’Le Petit journal’ de Yann Barthès ».

    Le fait de travailler pour un média financé par le pouvoir russe ne l’effraie pas outre-mesure. « J’ai animé ’Ce soir (ou jamais)’ pendant dix ans sur une chaîne d’Etat. Je n’ai pas fait la propagande du gouvernement pour autant », ironise-t-il. Frédéric Taddeï rappelle d’ailleurs qu’il n’est pas le premier à franchir le rubicon. « Larry King, l’ex-intervieweur vedette de CNN, est sur RT America depuis cinq ans. De célèbres journalistes américains de gauche y animent des talk-shows », souligne-t-il. Le journaliste assure même avoir la confiance d’Europe 1, radio sur laquelle il animera une émission hebdomadaire chaque dimanche à la rentrée prochaine. « Je suis l’un des plus anciens sur Europe 1. Ils m’ont toujours soutenu », déclare-t-il.
    « RT France est très observée »

    Le mois dernier, RT France avait été mise en demeure par le Conseil supérieur de l’audiovisuel suite à un sujet sur la Syrie diffusé dans le journal du 13 avril, un sujet que les Sages ont jugé mensonger, ce qui a valu à la chaîne russe d’être épinglée pour manquements à l’honnêteté, à la rigueur de l’information et à la diversité des points de vue. Les responsables de la chaîne avaient plaidé l’erreur technique et nié toute volonté de diffuser de fausses informations, tout en déposant un recours devant le Conseil d’état. La mise en garde du CSA n’effraie pas pour autant Frédéric Taddeï. « Toutes les chaînes françaises ont été un jour ou l’autre mises en demeure par le CSA, constate-t-il. On en parle davantage parce que RT France est très ’observée’ ».

    La nouvelle émission de l’ancien animateur du service public ne manquera pas d’être observée à son tour. Son titre n’est pas encore connu, mais elle sera programmée du lundi au jeudi à 19h sur RT France et durera une heure. En référence à son ancienne émission sur le service public, « Ce soir (ou jamais) », Frédéric Taddeï rappelle que cela lui a valu « beaucoup d’éloges, mais aussi pas mal d’injures ». Et de prédire : « Ce sera pareil sur RT ».

    • Interview par l’hystérique Elizabeth Levy. NRobin

      Frédéric Taddéï : « Je me fous d’être payé par Poutine ! »
      Entretien avec le nouvel animateur de RT France (1/2)
      par Elisabeth Lévy et Daoud Boughezala et Gil Mihaely
      https://www.causeur.fr/frederic-taddei-russia-today-poutine-154210
      https://www.causeur.fr/wp-content/uploads/2018/09/frederic-taddei-poutine-russia-today-1200x726.jpg
      A partir de la rentrée, pour suivre la nouvelle émission de débats de Frédéric Taddéï « Interdire d’interdire », il vous faudra zapper sur Russia Today (RT France). Si les bons esprits se sont étranglés à l’annonce de ce transfert, passer de France télévisions à une chaîne publique russe pro-Poutine ne pose pas de problème déontologique à l’ex-animateur de « Ce soir ou jamais » : peu importe qui sert la soupe du moment qu’on peut cracher dedans…

      Causeur. Au moment de signer à Russia Today (RT France), où vous animerez du lundi au jeudi l’émission « Interdit d’interdire », vous êtes-vous demandé si ça vous gênait d’être payé par Poutine ?

      Frédéric Taddeï. Je me fiche complètement de qui me paye du moment qu’on me laisse libre de faire ce que je veux, d’inviter qui je veux et de parler de ce que je veux. Vous savez ce que disait Pierre Lazareff à ses journalistes ? « Acceptez tous les cadeaux et crachez dans la soupe. »

      Vous vous apprêtez donc à cracher dans la soupe…

      À ma manière, oui. Quand je ferai un débat sur la Russie, j’inviterai des pro-Poutine, ce que je faisais déjà dans « Ce soir (ou jamais !) » et sur Europe 1, et que mes collègues ne font pas, et des anti-Poutine, qui auront donc tout loisir de s’exprimer librement sur RT.

      N’empêche, vous faites partie du plan com de Poutine…

      Moi, j’ai plutôt l’impression que c’est l’unanimisme de façade qui règne chez nous qui fait partie du plan de com de Poutine, et pas seulement en France. RT America est de plus en plus regardée aux États-Unis. Larry King, l’ex-intervieweur vedette de CNN, y travaille depuis cinq ans. De célèbres journalistes américains de gauche y animent des talk-shows, comme Chris Hedges,
      Article réservé aux abonnés

      Elisabeth Lévy est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.
      Daoud Boughezala est directeur adjoint de la rédaction et rédacteur en chef de Causeur.
      Gil Mihaely est historien et directeur de la publication de Causeur. Né en Israël en 1965, Gil Mihaely a fait des études d’histoire et de Philosophie à l’Université de Tel-Aviv. Docteur de l’EHESS où il a soutenu en 2004 une thèse d’histoire, il vit en France depuis 1999. En 2007 il a créé, avec Élisabeth Lévy ...


  • Ce n’est pas sérieux tout ça !!! NRobin

    Le spectre d’une attaque chimique plane sur Idlib par Bruno GUIGUE

    Vidéo Syrie : le spectre d’une attaque chimique plane sur Idlib par Bruno GUIGUE
    30-08-2018
    http://www.w41k.com/145075
    https://www.youtube.com/watch?v=tP83lxWkx-g

    Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, estime qu’une fausse attaque chimique pourrait prochainement avoir lieu en Syrie. L’objectif de ses auteurs : entraver l’élimination des combattants djihadistes du Front al-Nosra. Invité du JT de RT France, Bruno Guigue, analyste géopolitique, fait le point sur la situation.

    https://www.agoravox.tv/actualites/international/article/syrie-le-spectre-d-une-nouvelle-78348
    La Syrie se prépare à une nouvelle attaque chimique à Idlib, dernier bastion des terroristes.
    https://youtu.be/K3D0iCMaNAY

    L’ONU s’inquiète de la situation à Idlib, en Syrie, où 800 000 civils pourraient être déplacés. Les forces gouvernementales syriennes entendent reprendre la dernière zone aux mains des djihadistes, que Moscou suspecte de fomenter une attaque au chlore.

    Invité du JT de RT France, Bruno Guigue, analyste géopolitique, fait le point sur la situation :

    Le ministère de la Défense russe s’inquiète de la possibilité d’une attaque chimique préparée par les djihadistes du groupe Ayat Tarir al-Cham contre des civils dans la région d’Idlib. L’objectif de l’opération viserait à faire accuser Damas et à l’exposer à une riposte des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France.
    https://youtu.be/I42BuzzGj3E

    Pour Macron, le régime de Damas « menace de créer une nouvelle tragédie humanitaire » :

    Lors de la conférence annuelle des ambassadeurs français, Emmanuel Macron a parlé du cas syrien. Et comme le craignait Moscou, le président a évoqué la possibilité d’une nouvelle tragédie humanitaire qu’il attribue par avance à Damas.
    https://youtu.be/Ct2D14Tl2E8


  • Bruno Guigue toujours excellent ! NRobin

    https://m.facebook.com/notes/bruno-guigue/isra%C3%ABl-veut-la-guerre-mais-ses-adversaires-la-lui-refusent/1366656186813166

    Israël veut la guerre, mais ses adversaires la lui refusent

    Israël bombarde à nouveau la Syrie, Israël simplifie sa procédure d’engagement militaire, Israël accuse l’Iran de détenir l’arme atomique ... Pas de doute, voyons : Israël, c’est la paix, l’amour entre les peuples et la lumière des nations. Entité métaphysique investie de prérogatives hors du commun, elle a le droit de bombarder qui elle veut quand elle veut ! Pour obtenir cette impunité, il est vrai que l’Etat-colon a colonisé tout le monde : Washington, Paris, Londres et même l’ONU. En attendant, ce fauteur de guerre bombarde la Syrie, quitte à provoquer une escalade dévastatrice. C’est hallucinant, mais le tir de missiles du 30 avril est la centième opération israélienne contre la Syrie depuis 2013. Lorsqu’ils visent des installations militaires syriennes, pourtant, les dirigeants sionistes se doutent bien que Damas et Téhéran (également visé) finiront par répliquer. Il ne leur a pas échappé qu’un avion israélien (deux, si l’on en croit certaines sources) a été abattu en février, ni que la DCA syrienne a repoussé la majorité des missiles lancés le 14 avril par le trio néocolonial (USA, France, GB).

    Mais c’est un fait : aucune action de représailles n’a été engagée contre Israël pour ces agressions, ni contre les pays occidentaux pour celle du 14 avril. Directement visés par des actes de guerre, l’Iran et la Syrie observent une retenue qui nourrit la perplexité de nombreux observateurs. Cette patience calculée, pourtant, l’agresseur aurait tort de la prendre pour un aveu de faiblesse. En matière stratégique, faire preuve de sang-froid n’est pas un défaut, mais une qualité. Le provocateur cherche toujours à imposer son agenda. Lui répliquer sans attendre revient à accepter ses conditions. Il en va de même des provocations verbales, et on a vu avec quelle ironie Téhéran a répondu aux dernières accusations sur son prétendu programme clandestin. Ces « allégations éculées », a déclaré le ministre iranien des affaires étrangères, ne sont que le « bluff ressassé » digne d’un « garçon qui crie au loup ». Lorsqu’un Etat qui détient 300 têtes nucléaires soustraites à tout contrôle international fait la leçon à un Etat dépourvu d’arme nucléaire et soumis à un strict contrôle de l’AIEA, en effet, on se dit que la réalité dépasse la fiction.

    Mais si l’Iran et la Syrie ne renvoient pas à l’agresseur la monnaie de sa pièce (du moins pas tout de suite) et se contentent d’une attitude défensive, c’est pour la simple raison qu’ils ne veulent pas d’une confrontation militaire avec un adversaire dont ils connaissent la folie meurtrière. Fruit d’une guerre coloniale, l’entité sioniste ne prospère qu’en rendant cette guerre perpétuelle, car elle justifie la violence structurelle exercée sur les Palestiniens - qu’Israël a spoliés - et sur tous ceux qui lui résistent dans la région. A l’opposé, l’Iran et la Syrie n’exercent aucune domination coloniale et n’agressent aucun Etat étranger. Loin de souhaiter la guerre, ces deux pays redoutent au contraire un embrasement général qui s’abattrait comme un fléau sur les peuples de la région. Victimes de la guerre et de l’embargo, la Syrie et l’Iran n’aspirent qu’à la reconstruction et au développement. S’ils s’abstiennent de répliquer aux agressions étrangères, c’est parce qu’ils ont d’autres priorités, et que le jeu, pour l’instant, n’en vaut pas la chandelle.

    L’avenir dira s’ils ont eu raison, mais ces deux Etats privilégient à l’heure actuelle une stratégie défensive qui a fait ses preuves lors de l’agression tripartite du 14 avril. 70 % des missiles ennemis ont été neutralisés, et la défense antiaérienne syrienne dissuade désormais les aéronefs hostiles de s’aventurer dans l’espace aérien syrien. A propos de l’attaque israélienne du 30 avril, certaines sources évoquent l’emploi de missiles de moyenne portée dernier cri lancés depuis l’espace aérien jordanien. Ces missiles seraient capables, dans les conditions actuelles, de déjouer les radars de la DCA. Si cette information est exacte, c’est un nouveau défi lancé à l’armée syrienne et à ses alliés, notamment russes, qui ont déclaré qu’ils livreraient prochainement des S-300 à la Syrie. Quoi qu’il en soit, Moscou ne tient pas plus que Damas et Téhéran à ce que la confrontation actuelle dégénère en guerre ouverte. Son intervention militaire en Syrie a fait la preuve de son efficacité depuis octobre 2015. Mais il est clair que la Russie ne se laissera pas entraîner dans un conflit majeur sur un théâtre d’opérations éloigné du sol national.
    On lit parfois que Moscou aurait passé un accord avec Israël l’autorisant à frapper le Hezbollah et l’Iran en échange de sa neutralité dans le conflit syrien. Aucune preuve n’a jamais été fournie d’un tel accord, et il est invraisemblable. La coordination opérationnelle entre les forces syriennes et alliées sur le terrain, de facto, interdirait ce double jeu. La Russie s’est engagée dans un conflit qui oppose l’État syrien et un terrorisme d’importation. Dans ce domaine, on ne peut pas dire qu’elle ait fait défaut à ses alliés : Daech est quasiment éradiqué, et ses multiples avatars sont mal en point. Mais Moscou évite soigneusement toute escalade avec les Etats de la région. La Turquie approuve les bombardements occidentaux sur la Syrie, mais cela n’empêche pas la Russie d’associer la Turquie aux négociations d’Astana. L’enchevêtrement des conflits dans la région brouille les pistes, c’est vrai. Mais nous sommes dans le monde réel. La force des choses conduit les uns et les autres à faire des compromis, et seul le résultat compte. Qu’auraient à gagner la Syrie et l’Iran à une guerre totale avec Israël et les USA ? C’est bien parce qu’ils n’en veulent pas qu’ils ne répondent pas aux provocations. Ils se réservent le droit de le faire à leur manière et au bon moment, celui qu’ils auront choisi. La victoire est une longue patience.


  • Les Géopolitiques de Nantes 2018

    La Russie, la Syrie et le Yemen, les grands absents du débat !!! NRobin

    http://www.lelieuunique.com/evenement/les-geopolitiques-de-nantes-7
    7° édition
    Du 28 septembre 2018 au 29 septembre 2018

    Le lieu unique et l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), avec le soutien de Nantes Métropole, organisent depuis 6 ans les Géopolitiques de Nantes : rendez-vous annuel proposant une quinzaine de tables rondes en présence d’une soixantaine de conférenciers, pour décrypter les défis stratégiques auxquels le monde est confronté. Faire comprendre, donner des perspectives, multiplier les échanges entre les spécialistes et le public, tels sont les objectifsde ce festival. Cette année, c’est la scientifique et femme politique française Claudie Haigneré qui ouvrira l’événement.

    vendredi 28 septembre 2018

    14h : Ouverture par Johanna Rolland & remise du prix du Livre des Géopolitiques

    14h30 : Leçon inaugurale : Les enjeux de l’Espace en Europe : une lecture personnelle
    Par Claudie Haigneré

    15h15-16h45 : Trump menace-t-il la paix mondiale ?
    Avec Pascal Boniface, François Clemenceau, Marie-Cécile Naves et Thomas Snégaroff / Présentée par Marie-France Chatin

    15h15-16h45 : L’Afrique est-elle entrée dans la mondialisation ?
    Avec Jimmy Adjovi-Boco, Gérard Grizbec, Didier Le Bret et Anne-Cécile Robert / Présentée par Esther Schneider

    15h15-16h45 : À l’ère Trump, l’avenir de la lutte contre le changement climatique se joue-t-il hors des COP ?
    Avec Blandine Barreau, François Gemenne, Julie Laernoes et Alexandra Sombsthay / Présentée par Bastien Alex

    17h-18h30 : Un duel Arabie saoudite-Iran ?
    Avec Thierry Coville, Fatiha Dazi-Héni, Jean-Pierre Filiu et Georges Malbrunot / Présentée par Didier Billion

    17h-18h30 : Corées : guerre ou paix.
    Avec Antoine Bondaz, Barthélémy Courmont et Agnès Gaudu / Présentée par Charles Thibout

    17h-18h30 : Les nouvelles technologies sont-elles au service de la démocratie ? Quel usage pour les villes en Europe ?
    Avec Martine Delannoy, Chantal Enguehard et Fabrice Roussel
    Conférence interprétée en LSF

    samedi 29 septembre 2018

    9h30-11h : Fake news, complotisme et désinformation.
    Avec Pierre Haski, François-Bernard Huyghe, Aude Lancelin et Olivier Ravanello / Présentée par Pascal Boniface

    9h30-11h : Les nouvelles routes de la Soie.
    Avec Jean-Joseph Boillot, Alain Frachon, Emmanuel Hache et Angélique Palle / Présentée par Samuel Carcanague

    9h30-11h : Comment comprendre la crise des Rohingyas ?
    Avec Frédéric Debomy, William Lebedel, Jacques Leider et Chris Lewa / Présentée par Alice Baillat

    11h15-12h45 : Géopolitique des religions.
    Avec Jean-Éric Branaa, Geneviève Garrigos, Joseph Maïla et Jean-Christophe Ploquin / Présentée par Christophe Ventura

    11h15-12h45 : Vers un monde de plus en plus inégal ?
    Avec Manon Aubry, Jean-Marc Daniel, Thomas Guénolé et Bénédicte Hermelin / Présentée par Sylvie Matelly
    Conférence interprétée en LSF

    11h15-12h45 : Blanchiment d’argent, corruption et évasion fiscale.
    Avec William Bourdon, Michel Hunault, Éric Vernier et Richard Werly / Présentée par Carole Gomez

    Programme détaillé : ici.
    https://issuu.com/lieuunique/docs/progge_opolitiques18_web

    Toutes les conférences seront disponibles sur la chaîne soundcloud du lieu unique après l’événement.


  • Le gouvernement mis à nu.
    par Bertrand Vaudeville
    Pas mal ! NRobin
    Le gouvernement mis à nu.
    Vous trouverez tout ceci binaire et critiquable. Libre à vous bien sûr.
    Dans un éclair de lucidité, un accès de découragement, ou peut-être une anticipation sauvage de son éviction prochaine, Nicolas Hulot découvre donc ce que c’est d’être “Casque Blanc” au sein de la galaxie bancaire Macron. Se prostituer au quotidien, de préférence dans les médias ; aller y pleurer pour donner le change ; faire croire à de l’humanitaire parmi les Borgias qui l’entourent, en se signant d’une main gauche verte, nouveau dogme qui peine à supplanter l’ancien, noir de charbon, de pétrole, de gaz et d’uranium, tandis que la droite, invisible, recouverte du gant de cuir de la Grande Corrida inflexible, obéit à une mission aveuglante : réduire en bouillie toute diversité biologique et politique qui viendrait à bouleverser l’Ordre des Borgias.
    Cet exercice hypocrite de haut vol, pour obtenir l’aval gouvernemental, nécessite une obéissance sans faille. Une obéissance sans faille au credo ultra-libéral qui étrangle le peuple, catégorie par catégorie, du moment qu’il est facilement traçable, donc taxable, et que ses réseaux chancelants et médiatiquement falsifiés sont muselables. Une obéissance sans faille à l’approche technocratique hors sol des enjeux humains, avec cette foi sacrée dans la science et l’audimat, loin du pouls des français. Une obéissance sans faille à un gouvernement autoritaire parce que soumis en permanence (il est même leur envoyé spécial), aux lobbies des cartels de l’ancien monde pollueur et esclavagiste. Une obéissance sans faille donc, à la Sainte Trinité UE-€-OTAN qui a envoyé Macron à l’Elysée avec la bénédiction d’au moins 12 apôtres dont 9 contrôlent 90% de ce qui s’écrit, se regarde et s’écoute en France, tandis que je vous laisse choisir les 3 restants parmi une troïka esclavagiste de soudards, de criminels, de menteurs et de ravagés. Une obéissance sans faille enfin, à un système politique autoritaire parce qu’il se sait muselé par ses maitres de Bruxelles, Frankfort, Washington et, pour faire bonne mesure, Tel-Aviv et Riyad.
    Hulot, même s’il roule en 4X4 et multiplie les signes de richesse polluante, même si des doutes sur sa sincérité remontent en conséquence, a au moins le mérite de faire éclater au grand jour cette nudité forcée de nos “gouvernants”. “Le roi est nu”, nous enseignait Andersen, un auteur nordique dont le pays d’origine a beaucoup à apprendre à nos pseudos écologues.
    Mais alors, que faire si même Hulot y perd son latin ? LA GUERRE. Médiatique, politique, militante, pacifiste, exemplaire, mais LA GUERRE. C’est le seul langage que comprend l’oligarchie et ses ténors. Perchés dans leurs avions transatlantiques qui croisent à 12 000 mètres, leurs préoccupations ne retombent jamais jusqu’au sol. Ils polluent 20 fois plus que la plèbe, leurs déjections issues de leurs frasques inondent et ravagent la planète 100 fois plus que les populations “d’en bas”, leur “ruissellement” entretien un rapport au travail d’un autre temps, leur entropie maximale creuse des abimes d’inégalité et porte les tensions sociales au bord de la rupture... tandis que leur nature humaine, au fond, n’apporte le plus souvent rien ou pas grand chose de plus au genre humain, dans un marigot où se confondent jalousie pour le plus grand yacht et le meilleur anneau d’amarrage, compétition sur les marchés étrillés de la mondialisation, emplettes sur la 5ème, Regent ou avenue Montaigne avant la mise en rayon, règlements de compte au silencieux des médias, ou encore plages privatisées... Pris dans leur logique, ils contribuent au final et toute honte et indifférence bues, des 100aines de fois davantage que les populations qu’ils dominent, à la perte de notre propre planète commune, en commençant par le sens à lui donner. La parcourant comme nous parcourons le pavé, ils la déboussolent au rythme de leurs croisières aériennes voraces.
    Pire, en déclarant des guerres -sans le dire, ce serait déplacé, c’est-à-dire mal compris- de plus en plus fausses, absurdes, injustifiées, démentiellement coûteuses, et surtout 20 fois plus polluantes que n’importe quelle situation de paix, cette oligarchie crypto-maffieuse accélère l’entropie négative de la survivance de l’espèce. N’avez vous jamais remarqué ? Aucun peuple ne veut des guerres. Ils savent qui va payer en premier. Celles que nous avons imposées en les maquillant en frasques de “régimes totalitaires” au peuple libyen puis au peuple syrien en sont la preuve. Et pour une aumône saupoudrée en silence pour flatter l’égo du prétendu désintéressement de quelques-uns d’entre eux soucieux d’une rédemption quelconque, l’effet de levier des actions ineptes de tous les autres est tél, qu’ils contribuent par leur exemple massivement dépravé, à muer notre planète commune en un gigantesque urinoir renversé, sorte de non-lieu qu’ils négocieront entre eux aussi, en œuvre d’art que Marcel Duchamp n’aurait peut-être pas reniée, lui qui a signé sa dernière œuvre “ Étant donnés : 1° la chute d’eau ; 2° le gaz d’éclairage…. “
    On pourra croire en lisant, que “j’ai une dent contre les riches”. Même pas. Car nous sommes tous dans la même barque. Et si nous en sommes arrivés à comprendre que chacun de nos pleins à la pompe suinte le sang, effet papillon oblige, je constate que la grande responsabilité démultipliée des oligarques lorsqu’ils doivent dépasser leurs appétits borgiaques de conquête et de concurrence iniques, sonne aujourd’hui aux abonnés absents. Encéphalogramme plat. 0 déclarations. 0 engagement. 0 agenda. 0 respect. Rien ni à court ni à moyen ni à long terme ne permet d’envisager le début du commencement d’une solution venant de leur part. Laissez-nous rouler en Tesla. Ils règnent. Ils encaissent les dividendes du plastique dont ils remplissent les mers. Ils sont dans leur rôle qui les dépasse commodément pensent-ils ou non, peu leur importe au fond. Car pour eux telle est la volonté du peuple, de manger mal, de vivre mal, de consommer mal, de s’élever mal. Ils ne le regardent pas, ils ne s’y concertent pas. Ils ne s’y montrent pas. Ils sont dans un monde hors sol, cruel, guerrier, rempli de présidents-valets, et pendant leurs orgies de puissance, la planète succombe aux conséquences de leur impéritie permanente. Hulot s’en est sans doute rendu compte, malgré le refus de voir, lui qui vient de les côtoyer de près à la force de son ego mortifié.
    BV


  • 11 septembre : un complot américain

    https://www.monde-diplomatique.fr/2013/09/A/49662
    Le Monde diplomatique

    > Septembre 2013, page 14
    Dossier : il y a quarante ans, le coup d’Etat contre Salvador Allende

    https://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L890xH668/imgdpl09-14-6-1109-b4bd3.jpg?1536677740

    Image extraite de « Septembre chilien »
    Le film ressortira sur les écrans le 2 octobre prochain.

    « Nous ne devons pas laisser l’Amérique latine penser qu’elle peut emprunter ce chemin sans en subir les conséquences », martèle le président américain Richard Nixon devant le Conseil national de sécurité le novembre 1970. L’avant-veille, le président socialiste Salvador Allende a pris ses fonctions. La coalition qui a porté la gauche au pouvoir est fragile, et la Maison Blanche bien décidée a « faire hurler » l’économie du pays. Après des mois de déstabilisation (manœuvres institutionnelles, grèves patronales, manifestations, tentatives de coup d’Etat, etc.), l’armée chilienne intervient. Elle est soutenue par la presse, par l’organisation fasciste Patrie et Liberté, par le Parti national et par les Etats-Unis. Le 11 septembre 1973, elle bombarde le palais présidentiel. Quelques heures avant sa mort, au cours d’une ultime allocution radiophonique, Allende déclare : « Ils ont la force, ils pourront nous asservir ; mais on n’arrête pas les mouvements sociaux, ni par le crime ni par la violence. » Débute alors l’une des dictatures les plus brutales qu’ait connues l’Amérique latine : plus de trois mille morts, près de trente-huit mille personnes torturées et des centaines de milliers d’exilés.

    Quelques jours après le coup d’Etat, le réalisateur Bruno Muel se rend sur place, pour témoigner. Avec Théo Robichet et Valérie Mayoux, il réalisera le documentaire Septembre chilien — qui ressort en salles le 2 octobre — dont il raconte ici la genèse.

    Laboratoire des politiques néolibérales, le Chili fut également celui de nouvelles méthodes de déstabilisation, comme le révèle le film La Spirale, réalisé (en collaboration avec Chris Marker) par Jacqueline Meppiel, Valérie Mayoux et l’intellectuel Armand Mattelart, qui livre, dans « “La Spirale”, quand l’ancien monde refuse de mourir », son analyse de la stratégie de la bourgeoisie chilienne. Si celle-ci dut s’organiser, c’est que de 1970 à 1973, le Chili aura menacé les intérêts des puissants : de la constitution de solides organisations populaires (lire « L’« octobre rouge » chilien et la naissance des cordons industriels ») à l’émergence d’une politique étrangère non alignée (lire « L’étonnante actualité d’une politique étrangère »). Ce qui explique sans doute qu’après une longue période d’oubli, les étudiants chiliens mobilisés depuis septembre 2011 aient décidé de dépoussiérer l’icône Allende, ainsi que son héritage politique (lire « Les étudiants dépoussièrent une icône »).

    Le 17 septembre, à 19 heures, une projection spéciale de La Spirale est organisée par Le Monde diplomatique et Galatée films, en présence d’Armand Mattelard, Ignacio Ramonet et Jacques Perrin. A la Maison de l’Amérique Latine, 217 Boulevard Saint-Germain, Paris, VIIe. Entrée gratuite, sur réservation par email : reservationlaspirale@gmail.com (dans la limite des places disponibles).

    Le film Septembre chilien ressortira sur les écrans le 2 octobre prochain. Il est programmé avec Les Enfants des mille jours de Claudia Soto et Jaco Bidermann. Avant-première le 11 septembre au Nouveau Latina (20, rue du Temple, 75004 Paris).


  • Alain Gresh : « Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien » (INTERVIEW) — RT en français

    https://francais.rt.com/international/53750-alain-gresh-gouvernement-israelien-espionne-citoyens-americains

    Alain Gresh : « Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien » (INTERVIEW)

    6 sept. 2018, 14:25
    Alain Gresh : « Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien » (INTERVIEW)© Jonathan Ernst Source : Reuters
    Préparatifs de la conférence politique du Comité américain des affaires publiques israéliennes (AIPAC) à Washington, le 2 mars 2015.

    Dans un article paru dans Le Monde Diplomatique, le journaliste Alain Gresh relate le contenu d’un documentaire sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. La chaîne qatarie al-Jazeera, qui l’avait réalisé, a finalement décidé de l’interdire.

    Pour RT France, le journaliste Alain Gresh a accepté de raconter le contenu du documentaire auto-censuré d’al-Jazeera sur le lobby pro-israélien et les coulisses de son interdiction. L’ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatiquefait partie des rares personnes qui ont pu voir les quatre épisodes de 50 minutes chacun du documentaire car celui-ci a été interdit de diffusion par al-Jazeera elle-même.

    Un jeune journaliste britannique d’al-Jazeera a infiltré, à la demande de la chaîne qatarie, le lobby pro-israélien aux Etats-Unis et en a tiré un documentaire édifiant. Brillant, avenant, chaleureux et efficace, il gagne la confiance des principaux acteurs des groupes de pression, organisations et associations qui ont fait de la défense inconditionnelle de l’Etat hébreux leur leitmotiv.

    Les côtoyant au quotidien, le jeune homme filme leurs confidences en caméra cachée. Et le résultat est, selon Alain Gresh, « explosif ». Le Qatar, propriétaire de la chaîne n’aurait finalement pas voulu s’aliéner le soutien des Etats-Unis dans le conflit qui l’oppose à l’Arabie Saoudite. Etant donnée l’influence du lobby pro-israélien dans la politique américaine au Moyen-Orient, le Qatar a jugé plus raisonnable de renoncer à diffuser ce documentaire jugé trop gênant pour les réseaux pro-israéliens.

    Lire aussi : Al-Jazeera mène une enquête explosive sur le lobby pro-israélien... avant de geler sa diffusion

    • Al-Jazeera mène une enquête explosive sur le lobby pro-israélien... avant de geler sa diffusion

      https://francais.rt.com/international/53700-al-jazeera-mene-enquete-explosive-lobby-pro-israelien-avant-geler
      3 sept. 2018, 21:03
      https://cdni.rt.com/french/images/2018.09/article/5b8d2ecc488c7b650f8b4567.jpg

      Al-Jazeera mène une enquête explosive sur le lobby pro-israélien... avant de geler sa diffusion
      © Brian Snyder Source : Reuters
      Préparatifs pour la conférence politique de l’Aipac à Washington, Etats-Unis, le 6 mars 2018 (illustration)

      Le Monde diplomatique évoque les méthodes des lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis mises au jour par un documentaire. Cette enquête a été menée par la chaîne qatarie Al-Jazeera, mais Doha aurait finalement décidé de suspendre sa diffusion.

      James Anthony Kleinfeld, dit « Tony », jeune Britannique juif, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, s’investit et côtoie durant cinq mois « le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël » aux Etats-Unis, comme The Israel Project (TIP) ou l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), explique Le Monde diplomatique de septembre.

      Le jeune homme devient ainsi un familier des cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants pro-israéliens. « Avenant, chaleureux, efficace, il [Tony] gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les éléments de langage convenus. Et leurs confidences sont explosives », prévient Alain Gresh, ancien rédacteur en chef de la publication, dans son article. Selon ses dires, il est lui-même le seul journaliste français à avoir pu voir ce documentaire grâce à l’un de ses amis basé dans le Golfe.

      Comme dans les meilleurs films d’espionnage, Tony est en réalité un infiltré, en mission pour la chaîne quatarie Al-Jazeera, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. Alain Gresh explique : « Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire. »

      Mais, alors que le contenu du documentaire pourrait mettre à mal les pratiques des lobbyistes pro-israéliens aux Etats-Unis, la chaîne qatarie a finalement gelé sa diffusion pour ne pas attirer leurs foudres sur le Qatar. Depuis plus d’un an, l’émirat est déjà dans une position difficile en raison de la crise qui l’oppose à l’Arabie saoudite.

      Même si, selon Alain Gresh, la diffusion du documentaire aurait constitué un événement médiatique, le Qatar aurait toutefois choisi de la reporter sine die, « obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble ».

      Selon les informations du journaliste, Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de Steve Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire lors d’un déplacement qu’il a effectué à Doha. « Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient », analyse Alain Gresh.

      Lire aussi : Les Etats-Unis annulent 200 millions de dollars d’aide aux Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza
      Le gouvernement israélien viole-t-il les lois américaines ?

      Toujours selon l’ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, les acteurs du lobby pro-israélien qui se confient à Tony dans le documentaire ne sont pas avares de confidences et racontent leurs méthodes : délation, harcèlement, guerre psychologique, calomnie, pressions professionnelles, tous les moyens seraient bons pour intimider les personnes hostiles à la politique israélienne ou favorables à la cause palestienienne dans les entreprises ou sur les campus américains.
      Lire aussi
      Illustration : Nigel Farage, ex-dirigeant du parti eurosceptique UKIP, photo ©Hannibal Hanschke/Reuters Nigel Farage juge le « lobby juif » américain « très puissant », une organisation exige des excuses

      Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes […] Nous avons le budget et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes

      « Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des Affaires stratégiques israélien », explique Alain Gresh qui cite la directrice générale du ministère. « En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux », avait déclaré Sima Vaknin-Gil lors d’une conférence à l’Israeli American Council (IAC), avant d’ajouter : « Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes […] Nous avons le budget et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes. » la directrice générale allait même jusqu’à affirmer : « Nous avons la FDD [Fondation pour la défense des démocraties] et d’autres qui travaillent [pour nous]. » La FDD est un think tank néoconservateur basé à Washington. Or, comme le précise Alain Gresh, selon la loi américaine, « les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches », se demande-t-il.

      Lire aussi : Selon Noam Chomsky, l’ingérence dans la politique américaine vient surtout d’Israël et non de Russie

    • Le Monde diplomatique
      https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/GRESH/59047
      > Septembre 2018, pages 1, 6 et 7, en kiosques

      Espionnage et intimidations
      Lobby israélien, le documentaire interdit

      Une enquête menée par la chaîne qatarie Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage.
      par Alain Gresh

      https://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L650xH867/img007-5-8cf9c.jpg?1535473207
      Nadia Jelassi. – « Vista lil 9albèn » (Retourner sa veste), 2010

      À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

      Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

      Créé en (...)

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  • Qui peut croire la thèse officielle de l’Administration américaine ? Une Administration plus que douteuse ! NRobin

    « 11-Septembre : Le nouveau Pearl Harbor »
    http://www.reopen911.info/11-septembre/mise-en-ligne-du-documentaire-11-septembre-le-nouveau-pearl-harbor

    Let’s have a look !
    https://www.youtube.com/watch?v=6Rf2nCW8SUE

    Posté par .Rédaction le 11/09/2013
    « 11-Septembre : Le nouveau Pearl Harbor »
    Le nouveau film du réalisateur et bloggeur italien Massimo Mazzucco

    LA PLUS GRANDE ENQUÊTE CITOYENNE JAMAIS MENÉE
    Ce nouveau documentaire exceptionnel en trois parties du réalisateur Massimo Mazzucco devrait enterrer une bonne fois pour toutes la thèse officielle. Il répond également à nos détracteurs régulièrement invités dans les médias et dont les arguments peuvent sembler convaincants ... pour celui qui ne prend pas le temps de les étudier.

    Partie 1
    « Les avions du 11-Septembre »
    https://www.dailymotion.com/video/x14gtd7

    Partie 2
    « Le Pentagone et le Vol 93 »
    https://www.dailymotion.com/video/x1555k3

    Partie 3
    « Le World Trade Center »
    https://www.dailymotion.com/video/x166zox

    • Recension du documentaire par le Pr David Ray Griffin

      "Il y avait déjà beaucoup d’excellents films et vidéos sur le 11-Septembre. Mais le dernier documentaire du réalisateur plusieurs fois primé, Massimo Mazzucco, est clairement au-dessus du lot.

      Pour tous ceux qui ont travaillé sur le sujet du 11-Septembre toutes ces années, voilà le film que nous attendions tous.

      Nous avions déjà de très bons films traitant du caractère fallacieux de telle ou telle partie du récit officiel, les Tours Jumelles, le Bâtiment 7, etc., mais Mazzucco nous propose ici un documentaire complet qui englobe virtuellement l’ensemble des problèmes liés aux faits du 11-Septembre.

      Nous avions bien évidemment des films traitant la fiction officielle comme si c’était la vérité. Et nous avions d’autres films qui utilisaient des histoires fictives pour présenter le combat des personnes après qu’elles eurent commencé à soupçonner la version officielle d’être mensongère.

      Mais il n’y a aucune place pour la fiction dans le film de Mazzucco – sauf dans le sens où il présente de façon claire et impitoyable la fiction de chacune des parties de la version officielle.

      La volonté de Mazzucco d’englober la totalité de la problématique l’a amené à produire un film d’une durée de près de 5 heures, qui est cependant si fascinant et trépidant que beaucoup voudront le regarder en une seule fois. Mais ce n’est pas obligatoire, car ce documentaire, en 3 DVD, comporte 7 parties, chacune étant divisée en de nombreux chapitres de courte durée.

      Ces 7 parties concernent la Défense aérienne, les pirates de l’air, les avions, le Pentagone, le Vol 93, les Tours Jumelles et le Bâtiment 7. Dans chacune d’elles, après avoir présenté les faits qui contredisent le récit officiel, Mazzucco traite chacune des affirmations des debunkers (c’est-à-dire ceux qui cherchent à invalider les éléments et les preuves avancées par la communauté de chercheurs sur le 11/9).

      L’introduction, comme l’indique le titre du film, établit 12 parallèles étonnants entre Pearl Harbor et les attentats du 11-Septembre.

      Ce film s’adresse aussi bien à ceux qui ne connaissent pas le sujet du 11-Septembre (au-delà de la version officielle), qu’à ceux qui possèdent une connaissance partielle des différents problèmes que pose la version officielle, et aussi aux experts du sujet (j’ai moi-même appris beaucoup de choses).

      Mazzucco souligne bien le fait que son documentaire couvre les 12 années de débat sur le 11/9. Et tous ceux qui ont contribué à rechercher la vérité sur le 11/9 pendant ces longues années verront que leur travail est finalement récompensé : nous avons à présent un film extrêmement bien documenté qui montre de façon éclatante combien le récit officiel sur le 11-Septembre a été fabriqué de toutes pièces.

      « 11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor » est véritablement le film que nous attendions tous."

      Pr David Ray Griffin


  • Mon coup de coeur : A VOIX HAUTE, la force de la parole
    L’éloquence et la classe et ça se passe à Saint Denis
    Un film documentaire sur le concours Eloqentia qui se déroule chaque année à l’Université de Saint Denis visant à élire le meilleur orateur
    Superbe ! NRobin

    A VOIX HAUTE, la force de la parole
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-instant-tele/l-instant-tele-15-novembre-2016
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2016/11/f4c2d4a3-52db-45b2-a098-32f4d81cdfe3/640_pture.jpg
    Capture d’écran du documentaire « A voix haute » diffusé sur France 2. Un film de Stéphane de Freitas, co-réalisé avec Ladj Ly
    Et si vous êtes prof de français, séquestrez vos élèves de la 5ème à la terminale pour leur montrer, vous allez tellement les émouvoir que tout au fond de leurs tripes, ils auront compris une chose essentielle pour laquelle on se bat du matin au soir vous et nous, parents, enseignants, gens de radio : la parole est une arme de combat.
    Un documentaire à découvrir en avant-première sur internet :

    Bien parler est la clé de l’ascension sociale et qu’est-ce qui vaut mieux qu’un beau et long discours ? Rien. Si ce n’est un beau et long discours compris, écouté, entendu, plébiscité. C’est un art millénaire qui porte un nom : l’éloquence. Et il n’est pas réservé à la crème des avocats du barreau de Paris.
    L’idée revient à Stéphane de Freitas. Il a créé le concours Eloqentia, ouvert chaque année aux étudiants de Seine-Saint-Denis. Ils vont se battre sur scène et en public à coup de mots et de formules, ils vont haranguer, murmurer, tempêter, s’esclaffer, argumenter, plaider. Une joute verbale qui couronnera à terme, le meilleur orateur de Seine-Saint-Denis... et dont aucun d’eux ne sortira indemne tant l’expérience va puiser dans les racines de leur histoire et d’un déterminisme dont ils vont triompher par K.O.

    Stéphane de Freitas a suivi la promo 2015 durant les trois semaines intensives de préparation. Je vous préviens, ils vont vous coller au mur, les petits jeunes.


  • C’est toujours d’actualité et en plus grave ! NRobin
    Une idée de lecture : La République des censeurs (2014)
    https://media.senscritique.com/media/000006329378/160/La_Republique_des_censeurs.jpg
    https://www.senscritique.com/livre/La_Republique_des_censeurs/10873744Livre de Jean Bricmont Essai 5 février 2014

    II n’y a rien d’extrême à défendre les principes fondamentaux de toutes les constitutions démocratiques et à proclamer, comme le stipule l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) que : « La libre communication des pensées et des opinions est l’un des droits les plus précieux de l’homme ». La Cour européenne des droits de l’homme quant à elle considère que la liberté d’expression vaut aussi pour les opinions « qui heurtent, choquent ou inquiètent l’Etat ou une fraction de la population ». Pour le Comité des droits de l’homme de l’ONU : « Les lois qui criminalisent l’expression d’opinions concernant des faits historiques sont incompatibles avec les obligations que le Pacte impose aux Etats parties en ce qui concerne le respect de la liberté d’opinion et de la liberté d’expression »


  • https://www.france.tv/image/vignette_16x9/800/450/n/n/n/33db53d6-phpzvennn.png
    Excellente nouvelle en ce qui me concerne en tout cas !
    Le retour du débat contradictoire, c’est pour bientôt !
    Avec mon animateur préféré et pas n’importe lequel, et en plus sur une chaîne de qualité, RT France ! Yes !
    Frédéric Taddeï animera quatre émissions hebdomadaires sur RT France, type Ce Soir où Jamais, n’en déplaise aux censeurs ! NRobin

    Frédéric Taddeï sur RT France : « En 2018, il faut aller sur une chaîne russe » pour de vrais débats
    18 juil. 2018
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.07/article/5b4f7a2a488c7ba1708b4568.jpg
    Frédéric Taddeï en 2016, photo JOEL SAGET / AFP

    Dans une interview accordée au Parisien, l’animateur emblématique Frédéric Taddeï détaille les motivations qui l’ont décidé à rejoindre l’équipe de RT France. Au menu de cet entretien, la question centrale de la liberté d’expression.

    Répondant à une interview du Parisien publiée ce 18 juillet, Frédéric Taddeï en a dit un peu plus sur les circonstances de son arrivée sur l’antenne de RT France. « C’est la seule chaîne qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je préfère à la télévision : une vraie émission culturelle avec de vrais débats, comme à l’époque de Ce soir (ou jamais !) », a-t-il fait valoir. Et d’ajouter : « La question que l’on devrait se poser, c’est pourquoi, en 2018, il faut aller sur une chaîne russe pour pouvoir le faire. »

    Quand on lui a demandé s’il ne serait pas inquiet de « perdre [sa] liberté », Frédéric Taddeï a renversé la perspective. « Pas du tout. J’ai animé Ce soir (ou jamais !) pendant 10 ans sur une chaîne d’Etat [France 3 puis France 2]. Je n’ai pas fait la propagande du gouvernement pour autant », a-t-il argumenté.

    Les gens qui me reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout

    « Ça ne vous pose pas un problème de travailler pour un média financé et contrôlé par le Kremlin ? », lui a demandé Le Parisien. Ce à quoi le présentateur emblématique de Paris Première et de l’audiovisuel public a répliqué : « Les gens qui me reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout. »

    « Le jour où il y aura un débat sur la Russie, j’inviterai des pro-Poutine, ce que j’ai toujours fait et que mes confrères ne font pas, et, bien entendu, des anti-Poutine », a encore taclé Frédéric Taddeï, rappelant qu’il avait une totale liberté dans le choix de ses intervenants.

    Frédéric Taddeï rejoindra l’antenne de RT France à la rentrée prochaine. Du lundi au jeudi à partir de 19h, il animera une émission d’une heure où alterneront actualité culturelle et débats de société. Les spectateurs qui regrettent la disparition d’émissions telles que Ce soir (ou jamais !) ou Hier, aujourd’hui, demain, devraient être comblés par cette nouvelle émission de Frédéric Taddeï.

    Lire aussi : Frédéric Taddeï animera quatre émissions hebdomadaires sur RT France
    https://francais.rt.com/communiques-de-presse/frederic-taddei-animera-quatre-emissions-hebdomadaires-rt-france
    16 juil. 2018
    Communiqué de presse RT FRance
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.07/article/5b4c67e3488c7b59448b4567.jpg

    Le journaliste Frédéric Taddeï animera une émission d’une heure quatre fois par semaine sur l’antenne de RT France dès la rentrée.

    RT France est heureuse d’annoncer l’arrivée de Frédéric Taddeï sur son antenne à la rentrée prochaine. Du lundi au jeudi, il animera une émission d’une heure où alterneront actualité culturelle et débats de société.

    C’est la seule chaîne de télévision qui m’ait donné carte blanche

    « Je suis ravi d’être sur RT France à la rentrée. Dans un paysage télévisuel sinistré, où les intellectuels, les chercheurs, les savants, les contestataires n’ont plus la parole et où les vrais débats ont totalement disparu, c’est la seule chaîne de télévision qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je faisais dans "Ce soir ou jamais" : des émissions intelligentes, sans parti pris, dans lesquelles on pourra discuter de tout, entre gens qui savent de quoi ils parlent, qu’on ne voit pas ailleurs, et qui ne sont pas d’accord entre eux », explique Frédéric Taddeï.

    Animateur de radio et de télévision, intellectuel érudit et amateur d’art, Frédéric Taddeï a toujours privilégié l’éclectisme et le débat d’idées dans les programmes qu’il a animés tout au long de sa carrière, en radio comme en télévision.

    « Nous sommes heureux d’accueillir Frédéric Taddeï dans l’équipe RT France ! Sa personnalité à part, son ouverture d’esprit, son engagement pour la liberté d’expression correspondent au style de RT et à notre mission principale : Osez Questionner », a fait savoir Xenia Fedorova, présidente et directrice de l’information de RT France.

    Communiqués de presse


  • Oui, pitié pour la cause animale ! Rien n’a changé depuis ! NRobin
    https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/FARRACHI/7990
    Le Monde diplomatique, Août 2001, page 21
    Silence, on souffre !
    Pitié pour la condition animale

    ...N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture...

    « La tragédie du jour suivant, écrivait Edward Gibbon (1) à propos des spectacles romains, consista dans un massacre de cent lions, d’autant de lionnes, de deux cents léopards et de trois cents ours. » Le temps de ces spectacles odieux est révolu (même si divers combats de coqs ou de taureaux font penser qu’on pourrait encore remplir un cirque avec des amateurs de sang). Mais la vérité, si l’on consent à la regarder en face, est que notre société fait preuve d’une plus grande et plus secrète cruauté. Aucune civilisation n’a jamais infligé d’aussi dures souffrances aux animaux que la nôtre, au nom de la production rationnelle « au coût le plus bas ». Pour sept cents fauves massacrés un jour de fête dans l’Empire romain, ce sont des millions d’animaux que nos sociétés condamnent à un long martyre.
    par Armand Farrachi

    N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture. Des convois de l’horreur la sillonnent à tout instant et en tous sens. Pour cause d’élevage intensif, les fermes, devenues des « exploitations », se sont reconverties en centres de détention à régime sévère, et les « fillettes » de Louis XI passeraient pour de véritables hangars face aux dispositifs où l’on enferme des créatures que la nature avait conçues pour la lumière, pour le mouvement et pour l’espace.

    En France, 50 millions de poules pondeuses -à qui l’on a souvent tranché le bec au fer rouge- sont incarcérées à vie dans des cages minuscules où elles ne peuvent ni dormir ni étendre les ailes, mais seulement absorber une nourriture éventuellement issue de fosses septiques et de boues d’épuration... Les truies sont sanglées jour et nuit dans des stalles qui leur interdisent toute espèce de mouvement, et ce pendant deux ans et demi... Des veaux de 145 kg sont enchaînés dans l’obscurité en cases de 0,81 m... Des poulets, dits « de chair », ont les flancs si hypertrophiés que leurs os ne les portent plus et qu’il leur est impossible de se déplacer. Au moyen d’un tube de 40 centimètres enfoncé dans l’oesophage, des appareils pneumatiques font avaler chaque jour 3 kilos de maïs brûlant (l’équivalent de 15 kilos pour un humain) à des canards et à des oies immobilisés dans des « cercueils » grillagés, puisque, de toute façon, ils ne peuvent plus se tenir debout. Pour finir cette existence qui a surtout le mérite d’être brève, beaucoup seront transportés dans des conditions effroyables, entassés sans nourriture, sans soins, sans eau, au cours de voyages proprement étouffants, interminables et souvent fatals. Qui a vu cela ne l’oublie plus jamais.

    En Chine, où il est courant d’ébouillanter et d’écorcher vifs les animaux, des ours sauvages sont enfermés jusqu’à ce que mort s’ensuive dans des cages où ils ne peuvent pas même s’asseoir et où ils perdent jusqu’à l’usage de leurs membres. Une sonde est en permanence enfoncée dans leur foie pour y prélever la bile, utilisée en médecine traditionnelle. En Occident, la « communauté scientifique » fignole des animaux d’un genre nouveau : sans poils ni plumes ni graisse, aveugles et dotés de quatre cuisses, manifestement conçus pour le bonheur au grand air ! Il serait long, et pénible, de multiplier les exemples.

    Pour ces millions, pour ces milliards d’animaux, le simple fait de vivre, depuis la naissance jusqu’à la mort, est un supplice de chaque seconde, et ces régimes épouvantables leur sont infligés pour des raisons si mesquines qu’on a peine à croire que des êtres humains puissent s’en prévaloir sans honte : une chair plus blanche, quelques centimes gagnés sur un oeuf, un peu de muscle en plus autour de l’os. « Cruelles friandises », disait Plutarque (2).

    Quant aux animaux sauvages, pour n’en dire qu’un mot, on se doute qu’ils ne sont guère épargnés par le piège, le fusil, le poison, le trafic, la pollution ou la destruction de leur habitat. 8 500 espèces de vertébrés sont menacées d’extinction à court terme. L’homme est seul responsable de cette extermination qui ne peut être comparée qu’aux extinctions massives du mésozoïque. Au Cameroun, les grands singes sont actuellement victimes de ce qui mérite pleinement d’être appelé une destruction systématique, comparable à une sorte de génocide. Et, dans le domaine de la protection des animaux sauvages, ce n’est certes pas la France qui pourra donner des leçons, elle qui montre tant de zèle à légaliser le braconnage.

    On a vu récemment de monstrueuses hécatombes (3), de terribles holocaustes (4)où les animaux étaient non pas « euthanasiés », comme on le dit pudiquement, mais massacrés et brûlés par milliers, par millions en Grande-Bretagne, victimes d’une maladie le plus souvent sans réelle gravité (la fièvre aphteuse), mais coupables de gêner le commerce et de déprécier la marchandise. Il faut d’ailleurs savoir que les abattages continuent après l’épizootie et que 450 000 vaches saines sont actuellement sacrifiées en France à « l’assainissement du marché ». Ce traitement, déjà révoltant quand il s’agit de lait ou de choux-fleurs, est-il admissible sur des êtres sensibles, affectueux et craintifs, et qui ne demandent qu’à vivre ? Rares ont été les professionnels qui se sont plaints d’autre chose que du montant ou de la rapidité de versement des primes au moyen desquelles on s’acharne à maintenir coûte que coûte une agriculture de cauchemar : un système d’indemnités après sinistre, une prime à la torture et à la pollution ? Qui n’a pensé aux pires horreurs médiévales en voyant ces crémations en masse, ces charniers remplis à la pelleteuse ? A quelle horreur veut-on nous préparer en appelant « sensiblerie » ou « zoophilie » toute compassion à l’égard de la condition animale ?
    Ces condamnés sans langage

    Les sentiments et les affaires n’ont jamais fait bon ménage, mais il semble quand même qu’on ait franchi les limites du supportable. Un producteur fait-il encore la différence entre une créature qui souffre et un objet manufacturé, quand il appelle un veau « le produit de la vache » ? Et alors qu’on entend de plus en plus souvent parler d’« organes vitaux » pour les voitures et de « pièces détachées » pour les corps ?

    Il est vrai que partout des hommes, des femmes, des enfants sont victimes de l’injustice, de l’arbitraire, de la misère ou de mauvais traitements, que l’humiliation du prochain est un principe universel, que trop d’innocents croupissent en prison. Mais les souffrances s’additionnent sans s’exclure. « Dans le combat pour la vie, écrit Raoul Vanegeim, tout est prioritaire. » Peut-on être heureux quand on sait que d’autres êtres vivants, quels qu’ils soient, gémissent ?

    Ceux que la souffrance animale laisse indifférents, fait sourire ou hausser les épaules au nom des « priorités » devraient se demander si leur réaction ne ressemble pas à celle des adeptes de l’inégalité, partisans de l’esclavage jusqu’au début du XIXe siècle, ou des adversaires du vote des femmes voilà à peine plus de cinquante ans. Au Cambodge, au Rwanda, dans les Balkans et ailleurs, n’a-t-on pas fait valoir également une « priorité » entre les plus proches voisins de nationalité, de religion, de « race » ou de sexe pour renvoyer les victimes à l’étrangeté, et si possible à l’animalité, afin de les éliminer plus facilement ?

    Notre compassion est-elle si limitée qu’il faille établir des hiérarchies subjectives entre ceux qui méritent d’être sauvés en premier lieu, puis en second, puis plus du tout ? Faudra-t-il attendre qu’il n’y ait plus un seul Européen dans le malheur avant de se soucier des Africains, ou que tous les humains soient comblés pour s’occuper des animaux ? A quel odieux « choix de Sophie » serions-nous alors sans cesse confrontés ?

    Claude Lévi-Strauss a écrit : « L’homme occidental ne peut-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt que né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion ? (...) L’unique espoir pour chacun d’entre nous de n’être pas traité en bête par ses semblables est que tous ses semblables, lui le premier, s’éprouvent immédiatement comme des êtres souffrants. »

    Au risque de choquer, demandons-le franchement : pourquoi les hommes auraient-ils le droit de se conduire avec les non-humains comme des barbares avec des innocents, et faudra-t-il toujours être l’inquisiteur, le démon, l’esclavagiste ou l’oppresseur d’un autre ? Quelle vie est a priori méprisable ? Tant que certains se croiront autorisés à maltraiter un être sensible parce qu’il porte des cornes ou des plumes, nul ne sera à l’abri.

    La cause des animaux a beaucoup avancé, dans les faits comme dans les mentalités. Rien qu’en France, des dizaines d’associations la défendent, et jamais elle n’a rassemblé dans le monde autant de militants. Quatre-vingt-dix pour cent des Français se déclarent prêts à payer 15 centimes de plus un oeuf de poule libre. Même la législation évolue. Mais peu, et lentement. Et les phénomènes d’extinction massive et d’élevage intensif rattrapent vite les quelques avancées, non pour des motifs sentimentaux ou philosophiques (car l’opinion s’indigne sincèrement des brutalités envers les animaux), mais, encore une fois, pour cette même raison économique, qui s’oppose obstinément à la sensibilité individuelle.

    Aux innombrables condamnés sans langage qui espèrent de nous des gestes qui ne viendront pas, nous n’avons à offrir que de bien piètres signes. On ne s’attend pas à ce que les Français deviennent tous végétariens ni, comme certains le demandent, que les droits humains soient étendus au singe. Mais quelle honte y aurait-il à faire un pas dans le sens de la compassion, à créer par exemple un secrétariat d’Etat à la condition animale comme il y en a un à l’économie solidaire ? La Belgique n’a pas craint de le faire. La Pologne a renoncé au gavage ; la Grande-Bretagne envisage d’interdire la chasse à courre. Malgré sa politique agricole, l’Europe s’est déjà timidement mais réellement penchée sur la question de l’élevage, de la chasse, de l’expérimentation et du bien-être. Tôt ou tard, on s’indignera massivement que des hommes aient pu torturer des animaux, même pour des raisons économiques, comme on s’indigne aujourd’hui des massacres romains, des bûchers, du chevalet et de la roue. N’est-il pas préférable que le plus tôt soit le mieux ?

    Voir l’encadré sur les associations protectrices des animaux.

    Armand Farrachi
    Ecrivain et essayiste, auteur, entre autres, de : Les Ennemis de la terre, Exils, Paris, 1999 ; Les poules préfèrent les cages, Albin Michel, Paris, 2000.

    (1) Edward Gibbon (1737-1794), historien anglais, auteur en particulier d’un livre très célèbre : Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, en 1776.

    (2) Plutarque (49-125), biographe et moraliste grec, auteur en particulier des Vies parallèles.

    (3) Du grec hékatombé qui veut dire : « sacrifice de cent (hékaton) boeufs (bous) ».

    (4) Du grec holocaustum, « brûlé tout entier ».


  • Un film à voir. NRobin
    Syrie : War Diary
    https://www.senscritique.com/film/War_Diary/35870871
    Documentaire de Marc Wiese 1 h 43 min 4 juillet 2018

    La tragédie de la guerre en Syrie, couverte cinq ans durant par le reporter Carsten Stormer. En plus de quinze mille images, le correspondant de guerre a saisi avec son appareil photo ce qui restait de vie sous les décombres de villes syriennes ravagées par les bombes.
    Disponible actuellement sur ce lien :
    https://www.arte.tv/fr/videos/054754-000-A/war-diary
    104 min
    Disponible du 04/07/2018 au 01/10/2018
    Disponible en direct : oui
    La tragédie de la guerre en Syrie, couverte cinq ans durant par le reporter Carsten Stormer. En plus de quinze mille images, le correspondant de guerre a saisi avec son appareil photo ce qui restait de vie sous les décombres de villes syriennes ravagées par les bombes. Un témoignage saisissant.

    Entre 2012 et 2017, Carsten Stormer a couvert pour la presse allemande et internationale le conflit syrien. En plus de quinze mille images, le correspondant de guerre a saisi avec son appareil photo ce qui restait de vie sous les décombres de villes syriennes ravagées par les bombes. À Alep, il capte l’afflux incessant de blessés à l’hôpital, la longue file d’attente devant une boulangerie ou l’action des casques blancs, ces civils constamment exposés au danger pour sauver les autres. À Zabadani, près de la frontière avec le Liban, il rencontre l’équipe du journal révolutionnaire Oxygen, risquant pour cela d’être enlevé à tout moment par les soldats du gouvernement. Dans la bouche des Syriens que Carsten Stormer croise sur son chemin et qui ont, eux, la chance d’être encore vivants, une question revient sans cesse : « Pourquoi personne ne nous aide ? » Primé à plusieurs reprises pour ses précédents films, le réalisateur Marc Wiese livre à travers ses cinq années de reportages une œuvre saisissante sur l’horreur de la guerre et le rôle ambigu des journalistes qui les couvrent.
    Réalisation : Marc Wiese
    Pays : Allemagne
    Année : 2015


  • https://www.monde-diplomatique.fr/2018/06/WARDE/58766
    Le Monde diplomatique
    Juin 2018 pages 1,6 et 7

    Au mépris du droit international
    Le diktat iranien de Donald Trump

    Le 8 mai dernier, le président des États-Unis a choisi, conformément aux vœux d’Israël et de l’Arabie saoudite, de renier la signature de son pays et d’engager une épreuve de force avec l’Iran. L’ancien promoteur new-yorkais est un habitué des paris hasardeux, du dédain de la loi et des clés de bras à ses partenaires en affaires. Mais, cette fois, c’est la paix de toute une région qui s’en trouve menacée.
    par Ibrahim Warde


    Le Monde diplomatique
    Le diktat iranien de Donald Trump

    Monsieur Donald Trump a bâti sa carrière sur le principe que tout est renégociable. Une fois un immeuble terminé, le promoteur invoquait la piètre qualité des travaux (ou d’autres prétextes) pour éviter d’honorer ses engagements. Il imposait alors de nouvelles conditions aux divers corps de métier, en leur déclarant par exemple : « Je ne vous paierai que 75 % du montant dont nous avions convenu. » C’était à prendre ou à laisser. Ceux qui refusaient sa proposition n’avaient qu’à le traîner devant les tribunaux, prenant ainsi le risque de procédures judiciaires coûteuses et à l’issue incertaine face à des avocats aussi retors que coriaces. Dans son livre Trump : Think Like a Billionaire (« Penser comme un milliardaire »), en 2004, il conseillait à ses lecteurs de « toujours contester les factures ». Ses procédés de mauvais payeur étaient bien connus des fournisseurs et des banquiers, dont beaucoup refusaient de traiter avec lui (1).

    Dans Think Big and Kick Ass : In Business and Life (« Être ambitieux et déchirer en affaires comme dans la vie », 2007), il dit aimer « écraser l’autre camp et encaisser les profits », et bien se moquer des banquiers qui ont perdu les sommes qu’ils lui avaient avancées. « C’est leur problème ; pas le mien. Je leur ai dit qu’ils n’auraient pas dû me les prêter. » La Deutsche Bank, seule grande institution qui continue de traiter avec l’entreprise Trump, a connu une expérience édifiante. En 2008, au plus fort de la crise financière, elle avait poursuivi le promoteur en justice pour un impayé de 40 millions de dollars. Celui-ci contre-attaqua, réclamant en retour la coquette somme de 3 milliards de dollars. Son argument : ses problèmes de liquidités s’expliquaient par la crise financière ; or la Deutsche Bank comptait au nombre des responsables de la crise... La banque lui accorda un répit de cinq ans (2). Le futur président n’a pas tardé à comprendre que la menace d’un recours devant les tribunaux pouvait avoir des effets dissuasifs. On estime qu’il a été impliqué, comme plaignant ou comme accusé, dans plus de 3 500 procès.

    Novice en politique, M. Trump avait promis de mettre ses talents de « plus grand négociateur de l’histoire » au service de l’Amérique. Il annonçait que, sitôt élu, il s’emploierait à « déchirer l’horrible accord » de Vienne sur le nucléaire iranien, tout comme l’accord de Paris sur le climat. Que ces décisions soient prises au mépris du droit international ou que les autres signataires s’y opposent lui importait peu.

    Ses méthodes de patron de droit divin, ainsi que son ignorance de l’histoire et de la diplomatie se conjuguaient à son désir de défaire l’héritage laissé par son prédécesseur. Soucieux de rompre avec les conventions, il se fierait à son instinct et se contenterait de transposer au champ des relations internationales les pratiques peaufinées durant sa carrière de promoteur et de vedette de la télé-réalité.

    Le Plan d’action global commun a été signé à Vienne le 14 juillet 2015 par l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), ainsi que par l’Allemagne, après plusieurs années d’âpres négociations. Il a par ailleurs été avalisé le 20 juillet 2015 par la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité. En échange d’un arrêt du programme de recherche nucléaire militaire et de contrôles internationaux qui s’étendraient jusqu’en 2025, les sanctions imposées par le Conseil de sécurité à la République islamique depuis 1995 devaient être progressivement levées.

    Les retombées économiques attendues représentaient une composante essentielle de l’accord. Mais, si les échanges de l’Iran avec l’étranger ont bien augmenté, on est resté loin du boom escompté il y a trois ans, notamment à cause du maintien de sanctions antérieures, adoptées par le Congrès au lendemain de la révolution islamique de 1979. Pour bon nombre d’Iraniens, la mauvaise foi des États-Unis sautait aux yeux : les autorités américaines maintenaient l’ambiguïté sur la question des transactions en dollars afin de décourager les investisseurs et les exportateurs potentiels. Pour les pays exportateurs, les progrès n’étaient cependant pas négligeables. Le montant des exportations françaises vers l’Iran, par exemple, a triplé, passant de 500 millions d’euros au moment de l’accord à 1,5 milliard en 2017.

    Bien que souvent qualifié d’« État voyou », l’Iran a respecté ses engagements, comme en ont attesté l’Agence internationale de l’énergie atomique ainsi que les certifications périodiques du gouvernement américain. Cela explique d’ailleurs pourquoi le président Trump, qui a pris ses fonctions le 20 janvier 2017, n’a dénoncé l’accord que le 8 mai 2018. Tant le secrétaire d’État Rex Tillerson que le général Herbert Raymond McMaster, conseiller à la sécurité nationale, admettaient les mérites du texte et s’opposaient à un retrait. Ce n’est qu’après les avoir congédiés et remplacés par des « faucons », respectivement M. Michael Pompeo et M. John Bolton, que M. Trump a enfin eu les coudées franches. Même si aucun des autres pays signataires n’a suivi les États-Unis dans leur retrait, la décision de Washington sera lourde de conséquences pour ses rapports avec l’Europe, en raison du rétablissement des sanctions contre les entreprises américaines ou étrangères qui continueraient à commercer avec l’Iran.
    En 1982, la riposte de Margaret Thatcher

    La question de l’application extraterritoriale des lois des États-Unis remonte à la guerre froide. Après l’imposition de la loi martiale en Pologne, le 13 décembre 1981, le président Ronald Reagan interdit dans un premier temps aux sociétés américaines de participer à la construction d’un gazoduc qui devait alimenter les pays européens à partir de la Sibérie. En juin 1982, l’embargo est étendu à leurs filiales, ainsi qu’aux sociétés étrangères travaillant sous licence américaine, au motif que l’Union soviétique pourrait tirer parti des technologies nationales.

    Cette décision suscite un tollé ; les mesures de rétorsion des États européens concernés contraignent les États-Unis à se rétracter. Car, si Washington détient bien l’arme de l’extraterritorialité, les pays d’Europe peuvent riposter par des lois de blocage interdisant à leurs entreprises de se soumettre aux lois étrangères. Bien que grande alliée du président Reagan, Margaret Thatcher, la première ministre britannique, se montre intraitable. Elle déclare que, pour des raisons de principe, les entreprises du Royaume-Uni doivent honorer leurs engagements commerciaux. Elle invoque une loi de blocage (le Protection of Trading Interests Act), votée en 1980, qui leur interdit de se soumettre aux injonctions des États-Unis lorsque l’intérêt national est en jeu. En France, M. Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la recherche et de l’industrie, s’appuie sur une ordonnance de 1959 édictée par le général Charles de Gaulle et donne ordre à la société Dresser-France, filiale d’un groupe américain de mécanique, de passer outre aux injonctions de sa maison mère. Washington finit par céder ; les sanctions sont levées en novembre 1982.

    Après la guerre froide, on assiste cependant à une intensification des revendications extraterritoriales, au prétexte que la mondialisation doit s’accompagner de règles communes. Rien qu’en 1996, les États-Unis votent deux législations fondées sur ce principe. La loi Helms-Burton vise les sociétés étrangères qui investissent sur le territoire cubain tandis que la loi d’Amato-Kennedy s’applique à l’Iran et à la Libye. L’Union européenne réplique par un dispositif de blocage qui interdit une nouvelle fois à toute personne européenne physique ou morale de se soumettre à des actes administratifs, législatifs ou judiciaires décidés par une puissance étrangère. Elle ouvre par ailleurs un contentieux devant l’Organe de règlement des différends de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin de contester l’application extraterritoriale de ces lois. La Commission européenne établit même une liste d’entreprises américaines susceptibles d’être frappées à leur tour par des sanctions miroirs. Cette détermination paie : les États-Unis acceptent une suspension de leurs dispositifs de sanction dans le cas des Européens, qui retirent alors leur plainte à l’OMC.

    Que s’est-il passé depuis ? Certes, il y a eu l’effet 11-Septembre. Le caractère mondial du terrorisme a paru justifier, par exemple, la surveillance planétaire des flux financiers. Votée à la suite des attentats, la loi USA Patriot (Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism, « Unir et renforcer l’Amérique en lui fournissant les outils appropriés pour intercepter et empêcher le terrorisme ») accorde à l’exécutif des prérogatives supplémentaires. Nouvel aspect du « privilège exorbitant » de la monnaie américaine dont parlait autrefois le général de Gaulle, toutes les transactions en dollars deviennent passibles de la loi des États-Unis, même lorsqu’elles n’interviennent pas sur leur territoire. On parle alors d’une ère de « mondialisation de la compliance à l’américaine ».

    Entre diktat et mimétisme, les lois et pratiques des États-Unis s’internationalisent. Qu’il s’agisse de lutte contre le blanchiment d’argent, contre le financement du terrorisme ou de campagnes contre la corruption, les législations adoptées à travers le monde sont calquées sur les leurs (3). Et c’est souvent la justice de ce pays qui déclenche les poursuites et qui sanctionne des entités étrangères pour des infractions commises hors du territoire national. En juin 2014, la banque BNP Paribas est ainsi condamnée à verser 8,9 milliards de dollars au Trésor américain pour avoir enfreint, à travers sa filiale suisse, les embargos imposés par les États-Unis à Cuba, à l’Iran et au Soudan (4). Ces dernières années, un certain nombre de multinationales européennes sont également tombées dans les filets du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), une loi de 1977 qui interdit de soudoyer des dirigeants de pays tiers pour engranger des contrats. Plusieurs entreprises doivent s’acquitter d’amendes importantes, dont le français Alstom (772 millions de dollars en 2014) ou l’allemand Siemens (800 millions de dollars en 2008). Il suffit d’un lien, même ténu, pour que la justice américaine s’estime compétente : dans l’affaire BNP Paribas, les transactions illicites étaient libellées en dollars. Détenir un compte aux États-Unis, voire échanger des courriels qui transitent par un serveur installé dans ce pays, ouvre également la voie à des poursuites.
    Une stratégie contre-productive

    Pour autant, l’affaire des sanctions contre l’Iran marque une rupture. Le jour même de la dénonciation de l’accord sur le nucléaire, le nouvel ambassadeur américain à Berlin, M. Richard Grenell, publiait un tweet en forme d’oukase : « Les entreprises allemandes qui font des affaires en Iran doivent se retirer immédiatement ! » (Il plaidera par la suite qu’il s’agissait dans son esprit d’une obligation morale.) Le nouveau secrétaire d’État, M. Pompeo, a quant à lui promis de mettre à genoux les États qui aideraient l’Iran, à moins que Téhéran ne consente à douze conditions qui s’apparentent à une capitulation en rase campagne. Dans une circulaire de dix pages, le service de contrôle des actifs étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) du Trésor a publié la liste des réglementations qui doivent régir le rétablissement des sanctions. Celles qui sont qualifiées de « secondaires », levées par l’accord de Vienne, seront rétablies dans un délai de quatre-vingt-dix jours (c’est-à-dire à partir du 6 août prochain) pour le secteur automobile et de cent quatre-vingts jours (4 novembre) pour le secteur pétrolier. Les sociétés qui refuseraient de se soumettre aux nouveaux règlements pourront, sur décision de M. Trump, se retrouver sur une liste d’entreprises (Specially Designated Nationals List) dont les actifs sont susceptibles d’être bloqués et avec lesquelles les entités et les citoyens américains n’ont pas le droit de traiter.

    Lors du sommet de Sofia, les 16 et 17 mai, les dirigeants européens ont déclaré leur volonté unanime de rester dans l’accord — un vœu pieux —, sans même évoquer un recours devant l’OMC. Seule annonce concrète : la mise en œuvre d’une loi de blocage (votée en 1996) qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines. Le ministre de l’économie français Bruno Le Maire a proposé le 11 mai des dispositifs de financement indépendants pour les investissements en Iran et l’indemnisation par l’Union des entreprises qui pourraient être victimes du mécanisme de sanctions secondaires réactivé par les États-Unis. Mais rien ne dit qu’il convaincra ses homologues européens, tandis que, pour une entreprise, l’ensemble de ces mesures ne pèse guère face à la menace d’être coupée du marché américain.

    Depuis son élection, M. Trump n’a cessé de prendre ses distances avec l’Europe. Son affinité avec les régimes autoritaires et son alignement sur les positions d’Israël et de la plupart des États du Golfe pour tout ce qui touche à l’Iran laissaient présager une confrontation majeure avec ses alliés transatlantiques. Mais les leçons de l’histoire montrent bien les risques de l’unilatéralisme pour l’hégémonie américaine. Il y a un peu plus de vingt ans, en 1997, trois proches conseillers diplomatiques des présidents James Carter, George H. W. Bush et William Clinton, respectivement Zbigniew Brzeziński, Brent Scowcroft et Richard Murphy, avertissaient : « La politique des sanctions américaines unilatérales envers l’Iran s’est avérée inefficace, et la tentative de forcer les autres à suivre l’exemple des États-Unis a été une erreur. L’intimidation extraterritoriale a généré des tensions inutiles entre l’Amérique et ses principaux alliés et a menacé l’ordre international de libre-échange que les États-Unis ont promu pendant tant de décennies (5). »

    Ibrahim Warde
    Professeur associé à la Fletcher School of Law and Diplomacy (Medford, Massachusetts), auteur de Propagande impériale et guerre financière contre le terrorisme, Agone - Le Monde diplomatique, coll. « Contre-feux », Marseille-Paris, 2007


  • Les "rebelles" syriens évacués par Israël
    Par Najib Jenib dans la Question d’Orient

    https://www.facebook.com/NAJIBJENIB/posts/2136430789718051
    Pendant le week-end, et comme MintPress l’avait prédit mardi dernier, le groupe "humanitaire" controversé, financé par le gouvernement occidental, a été évacué du sud de la Syrie alors que le gouvernement syrien continue de gagner du terrain dans son offensive. dans tout le sud-ouest du pays. Cependant, des sources de l’opposition syrienne ont révélé que les Casques blancs n’étaient pas les seuls évacués du territoire syrien, puisque quatre commandants "rebelles" étaient également parmi les évacués, sapant le récit fortement encouragé que l’évacuation était purement "humanitaire" dans la nature.

    Selon Al Masdar News, quatre commandants rebelles ont été évacués par les Forces de défense israéliennes (FDI), qui ont supervisé l’opération d’évacuation : Moaz Nassar et Abu Rateb, de Fursan al-Golan (les Chevaliers du Golan) ; Ahmad Nahs, d’Alwiyat Saif al-Sham (l’épée d’al-Sham) ; et Alaa al-Halaki ; de Jaish Ababeel. Les sources d’Al Masdar ont également déclaré que ces mêmes quatre commandants avaient déjà été recrutés par les services de renseignement israéliens au début du conflit et avaient entretenu des liens avec le Mossad au fil des ans.
    Les liens israéliens avec les groupes rebelles syriens

    Bien que les affirmations d’Al Masdar puissent sembler choquantes à certains, il y a beaucoup de preuves expliquant pourquoi Israël serait intéressé à protéger les commandants de ces brigades rebelles spécifiques. Dans le cas de Fursan al-Golan, par exemple, le Wall Street Journal a écrit l’année dernière que le gouvernement israélien avait versé 5 000 dollars par mois au groupe rebelle et qu’une unité spéciale de l’armée israélienne avait été créée pour superviser le soutien d’Israël à Fursan al Golan. d’autres groupes. Le soutien d’Israël au groupe a été si grand que son porte-parole, Moatasem al-Golani, a déclaré au Journal que "nous n’aurions pas survécu sans l’aide d’Israël".

    Le soutien d’Israël au groupe aurait commencé en 2013 sous les ordres de l’ancien ministre israélien de la Défense Moshe Ya’alon, qui cherchait à cultiver la présence des rebelles wahhabites le long de la frontière entre la Syrie et les hauteurs du Golan zone."

    Étant donné qu’Israël avait dépensé plus de 60 000 dollars par an pour soutenir financièrement le groupe, il serait logique que Tel Aviv non seulement développe et maintienne des liens avec ses commandants, mais aussi secoure ces commandants alors que le gouvernement syrien poursuit son avancée. Sinon, la capture des commandants par les forces syriennes pourrait révéler de nouvelles preuves du réseau de relations entre leur groupe (et d’autres groupes apparentés) et le gouvernement israélien, ainsi que d’autres gouvernements étrangers, y compris les États-Unis.

    https://www.mintpressnews.com/israel-evacuated-mossad-linked-rebels-during-white-helmet-rescue/246280
    July 23rd, 2018

    By Whitney Webb Whitney Webb

    DAMASCUS, SYRIA – Over the weekend, and as MintPress predicted last Tuesday, the controversial Western government-funded “humanitarian” group, the Syrian Civil Defense — popularly known as the White Helmets — were evacuated from southern Syria as the Syrian government continues to gain ground in its offensive throughout the country’s southwest. However, sources from within the Syrian opposition have revealed that the White Helmets were not the only ones evacuated from Syrian territory, as four top “rebel” commanders were also among the evacuees, undermining the heavily promoted narrative that the evacuation was purely “humanitarian” in nature.

    According to Al Masdar News, four rebel commanders were evacuated by the Israel Defense Forces (IDF), which oversaw the evacuation operation : Moaz Nassar and Abu Rateb, of Fursan al-Golan (the Knights of Golan) ; Ahmad Nahs, of Alwiyat Saif al-Sham (Sword of al-Sham) ; and Alaa al-Halaki ; of Jaish Ababeel. Al Masdar’s sources also stated that those same four commanders had previously been recruited by Israeli intelligence early in the conflict and had maintained ties with the Mossad over the years.

    Israeli ties to Syrian rebel groups

    Though Al Masdar’s claims may seem shocking to some, there is plenty of evidence explaining why Israel would be interested in protecting commanders from these specific rebel brigades. In the case of Fursan al-Golan, for instance, the Wall Street Journal wrote last year that the Israeli government paid the rebel group an estimated $5,000 a month and a special Israeli army unit was created to oversee Israel’s support for Fursan al-Golan and other groups. Israel’s support for the group has been so great that it’s spokesperson, Moatasem al-Golani, told the Journal that “we wouldn’t have survived without Israel’s assistance.”

    Israel’s backing of the group is believed to have begun back in 2013 under orders from former Israeli Defense Minister Moshe Ya’alon, who sought to cultivate the presence of Wahhabi rebels along the border between Syria and the Israeli-occupied Golan Heights as a “buffer zone.”

    Given that Israel had spent over $60,000 a year supporting the group financially, it would make sense for Tel Aviv not only to develop and maintain ties with their commanders, but to rescue those commanders as the Syrian government continues its advance. Otherwise, the capture of the commanders by Syrian forces could reveal further proof of the web of connections between their group (and other related groups) and the Israeli government, as well as other foreign governments, including the United States.
    https://www.mintpressnews.com/wp-content/uploads/2015/03/image_650_365.jpg
    A photo from the Israel, Syrian border along the Golan Heights shows IDF soldiers conversing with suspected Jabhat al Nusra fighters.

    Indeed, the United States – Israel’s greatest ally – has also supported both Fursan al-Golan and Alwiyat Saif al-Sham, as both groups were trained and equipped by the U.S. Central Intelligence Agency (CIA) back in 2013. Alwiyat Saif al-Sham, for example, obtained TOW anti-tank missiles from the United States in the process. Though the group was “vetted” by the CIA, it joined forces in 2015 with the Jaish al-Haramon coalition, a group based in southern Syria and led by al-Nusra Front – the Syrian branch of Al Qaeda.

    The assertion made by Al Masdar that the rescued rebel commanders had connections to Mossad is also in keeping with precedent, as the intelligence agency has long helped bolster terror groups throughout the region. For instance, Mossad has supported the terror group Jundallah, active in Iran and Pakistan, and the Iranian terror group Mujahedeen Khalq (MEK). And, as MintPress has previously reported, even some commanders of ISIS (Daesh) were later revealed to actually be Mossad agents following their capture.

    Assertions of an Israeli evacuation of rebel commanders, if confirmed, would prove Israel’s “humanitarian” rescue of White Helmets members and their families was aimed at protecting assets of Israeli and Western intelligence that had helped to prolong Syria’s now seven-year-long civil war.

    Top Photo | A mock road sign for Damascus, the capital of Syria, and a cutout of a soldier, are displayed in an old outpost in the Israeli controlled Golan Heights near the border with Syria, May 10, 2018. Ariel Schali | AP

    Whitney Webb is a staff writer for MintPress News and a contributor to Ben Swann’s Truth in Media. Her work has appeared on Global Research, the Ron Paul Institute and 21st Century Wire, among others. She has also made radio and TV appearances on RT and Sputnik. She currently lives with her family in southern Chile.


  • Merci ma chère Gisèle. NRobin
    Gaza. « Je ne veux pas me taire »
    Lundi, 28 Juillet, 2014
    https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/1048x350/public/images/32107.HR.jpg?itok=oDwFJ67a
    https://www.humanite.fr/gaza-je-ne-veux-pas-me-taire-548310#comments

    L’Humanité

    Appel. Gisèle Halimi est engagée depuis toujours pour la cause anticolonialiste et les droits de l’homme.

    Un peuple aux mains nues – le peuple palestinien – est en train de se faire massacrer. Une armée le tient en otage. Pourquoi ? Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on ? J’affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l’histoire. Aujourd’hui règne un silence complice, en France, pays des droits de l’homme et dans tout un Occident américanisé. Je ne veux pas me taire. Je ne veux pas me résigner. Malgré le désert estival, je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l’on ne veut pas entendre. L’histoire jugera mais n’effacera pas le saccage. Saccage des vies, saccage d’un peuple, saccage des innocents. Le monde n’a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la barbarie ?

    Gisèle Halimi


  • Non à la venue de Netanyahou en France ! : Rassemblements dans plusieurs villes
    http://mailerlite.fr/data/emails/12798712/51720180601162654.jpg?2570

    http://preview.mailerlite.fr/l2w7a3/904341794823603610/m4s6

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Alors qu’Israël a assassiné ces dernières semaines plus de 115 Palestiniens et en a blessé plus de 13 000 à Gaza lors de la récente marche pour le retour, que le régime israélien vient d’approuver 2000 logements de colons en Palestine occupée et qu’un ministre israélien vient d’appeler à « détruire Gaza une fois pour toutes », notre gouvernement s’apprête à dérouler le tapis rouge à Netanyahou pour ouvrir avec lui le 5 juin prochain au grand palais à Paris la très contestée « Saison France-Israël » dont près de 15 000 personnes demandent l’annulation dans cette pétition :

    PETITION : Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël
    http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

    Des rassemblements contre la venue de ce criminel de guerre sont prévus dans plusieurs villes de France, voir la liste de ceux-ci sur le site de l’Agence :

    Non à la venue de Netanyahou ! Rassemblements dans plusieurs villes de France
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/06/01/non-a-la-venue-de-netanyahou-rassemblements-dans-plusieurs-vill
    PARIS :

    5 juin Devant le grand palais à 18H30 (métro Champs élysées Clémenceau )

    SAINT-ETIENNE :

    5 juin Place de l’Hotel de Ville à 18H30

    MARSEILLE :

    5 juin Port d’Aix à 18H

    LYON :

    5 juin Quai du Rhône à 18H (Quai Augagneur près du pont de la Guillotière)

    LILLE :

    5 juin Grand Place à 18H30 (métro : Rihour)

    METZ :

    2 juin Parvis des droits de l’Homme à 14H30

    POITIERS :

    5 juin 2018 – Place de l’Hôtel de Ville à 18H

    MONTPELLIER :

    5 juin Place de la comédie 18H30

    CAEN :

    5 juin : 18H30 devant la Préfecture

    SAINT NAZAIRE :

    5 juin à 18h00 devant la permanence de la députée

    FOIX :

    5 juin à 17h devant le Monument à la Résistance

    Envoyez nous vos rassemblements prévus à : agencemediapalestine@gmail.com