• Les transports en commun gratuits, ça roule !
    https://reporterre.net/Les-transports-en-commun-gratuits-ca-roule
    https://reporterre.net/IMG/arton17573.jpg

    À Aubagne comme à Dunkerque, le rapport aux transports a changé : « Auparavant, le bus était un bien de consommation alors qu’aujourd’hui, chacun se sent responsable de ce bien commun », explique l’Asdel. À Dunkerque, Xavier Dairaine fait remarquer la force du « contrôle social » contre les incivilités : « Les bus sont davantage fréquentés et il n’y a pas de dégradation quand il y a du monde. » Dans les deux territoires, on remarque un recul des incivilités, allant à l’encontre de l’idée reçue que le gratuit n’a pas de valeur.

    La présidente de la société Façonéo, Sylvia Barthélémy, qui est gère les transports publics d’Aubagne [1] est aussi vice-présidente de la nouvelle métropole Aix-Marseille. Au début opposée à la gratuité, elle a changé d’avis au vu des résultats sur son territoire. « La gratuité a engendré une flambée de l’utilisation des transports en commun par tous. Si la gratuité [acquise jusqu’à 2021] venait à disparaître, je pense que ce serait une catastrophe », explique l’élue Union des démocrates et indépendants (UDI). Selon les chiffres communiqués par Façonéo, on serait passé en dix ans de gratuité de moins de deux millions de voyageurs par an à plus de six millions. Le report modal voiture/scooter-transport en commun serait important puisque 50 % des nouveaux utilisateurs ont abandonné leur ancien moyen de transport. 44 % des utilisateurs sont des actifs et 14 % des scolaires et étudiants. Deux voyageurs sur dix sont des nouveaux usagers qui ne se déplaçaient pas auparavant.

    #transport #gratuité

    https://seenthis.net/messages/780564 via odilon


  • Facebook la poucave - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Facebook-la-poucave

    Comme lors des printemps arabes, on a beaucoup glosé sur la symbiose entre Gilets jaunes et réseaux sociaux. Si les plates-formes numériques ont pesé dans la structuration du mouvement, elles ont aussi fourni le biscuit aux flics et aux juges.

    (Voilà voilà ♪♫)

    https://seenthis.net/messages/780579 via Sombre


  • les fractures ouvertes de la gauche : ça se soigne ou pas ? - Vacarme
    https://vacarme.org/article3211.html

    Non seulement les gauches multiples ne partagent presque plus jamais les mêmes combats, n’occupent plus les mêmes territoires, ne s’émeuvent plus des mêmes enjeux — ce qui en soi ne serait pas nécessairement un drame : peut-être un juste partage des tâches ? —, mais surtout, quand elles occupent les mêmes lieux et les mêmes luttes, elles s’y déchirent comme jamais. Sur l’islam, pas sur les religions en général (ça c’est vieux). Sur l’immigration. Sur la politique internationale (Syrie, Russie, Venezuela, Tibet, Palestine, Mali). Sur l’écologie (réchauffement climatique, nucléaire, végétarianisme…). Sur l’éducation. Sur le travail et le rapport au travail (revenu minimum ou travail pour tous ; plaie du chômage ou des working poors ?). Sur l’État. Sur l’Europe. Sur les minorités. Sur le féminisme. Sur la libération sexuelle. Même sur les néo-fascismes qui viennent, qui sont déjà là. Pas un seul enjeu contemporain où la gauche ne prenne les armes contre elle-même. Pire encore, pas un seul enjeu contemporain où la gauche, non seulement se déchire, mais se renverse, balbutie, se contorsionne, se contredit, devienne illisible, se dissolve.

    […]

    Car, en faisant passer la contradiction à l’intérieur d’elle-même, la belle âme la psychologise, la ressent, au lieu de l’objectiver, de la penser et de la politiser et, ce faisant, elle rompt le juste processus dialectique, confond l’intériorité de l’Esprit du temps où les contradictions et les luttes se renversent et progressent et l’intériorité individuelle où les contradictions se figent. Et c’est ainsi que la belle âme, l’âme nulle, tombe hors de l’histoire, et meurt.

    #politique #gauche #libéralisme #individualisme @vacarme

    https://seenthis.net/messages/779430 via RastaPopoulos


  • "Un devoir de désobéissance éthique" : 100 médecins contre le fichage des gilets jaunes
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/un-devoir-de-desobeissance-ethique-100-medecins-contre-le-fichage-des-gilet

    Plus de cent médecins appellent dans cette tribune sur L’Express au boycott du fichage SI-VIC et à s’opposer à leur administration afin de garantir aux patients leur anonymat. Ils demandent l’ouverture d’une enquête parlementaire.
    https://static.lexpress.fr/medias_12066/w_1197,h_669,c_crop,x_217,y_529/w_960,h_540,c_fill,g_north/v1557324832/hippocrate-3_6177824.jpg
    Nous, médecins, rappelons notre attachement viscéral au secret professionnel. C’est pourquoi nous refusons le fichage des « Gilets jaunes » blessés arrivant aux urgences. De même que nous nous opposons à tout autre fichage des patients sans leur consentement, visant à une transmission des données en dehors de l’hôpital à des fins autres que médicales. 

    Le secret professionnel, pilier ancestral de notre profession, a été institué dans l’intérêt des patients. Il couvre tout ce qui est porté à la connaissance du médecin dans l’exercice de sa profession. Il s’agit non seulement de ce qui lui a été confié, mais aussi de ce qu’il a vu, entendu ou compris. Il a l’interdiction de divulguer les informations dont il est dépositaire. 

    L’article 4 (article R.4127-4 du code de la santé publique) de la loi relative aux droits des malades renforce ce secret puisque « toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant ». Le non-respect du secret professionnel est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

    Nous, médecins, appelons à un arrêt immédiat de l’utilisation du fichier SIVIC pour les mouvements sociaux. Comme l’histoire l’a montré maintes fois, face à l’indigne les médecins n’ont pas vocation à obéir, et ont su résister, parfois au péril de leur vie pour respecter le serment d’Hippocrate dans l’intérêt des patients et des citoyens.

    https://seenthis.net/messages/779720 via enuncombatdouteux


  • Names and Locations of the Top 100 People Killing the Planet – The Decolonial Atlas
    https://decolonialatlas.wordpress.com/2019/04/27/names-and-locations-of-the-top-100-people-killing-the-pla
    https://decolonialatlas.files.wordpress.com/2019/04/names-and-locations.png?w=1200

    “The earth is not dying, it is being killed, and those who are killing it have names and addresses.” – Utah Phillips

    Just 100 companies are responsible for more than 70% of the world’s greenhouse gas emissions since 1988. The guys who run those companies – and they are mostly guys – have gotten rich on the backs of literally all life on Earth. Their business model relies on the destruction of the only home humanity has ever known.

    https://seenthis.net/messages/779679 via Fil


  • Le web affectif. Une économie numérique des émotions
    https://journals.openedition.org/rfsic/3511

    L’ouvrage programmatique de Camille Alloing et Julien Pierre vise à poser plusieurs jalons théoriques et empiriques pour l’étude du « capitalisme affectif numérique ». L’organisation traditionnelle du travail établissait une frontière stricte entre la sphère professionnelle, caractérisée par la rationalité et le pragmatisme, et la sphère privée au sein de laquelle les émotions demeuraient confinées. Au contraire, les auteurs postulent que l’émotion constitue la pierre angulaire du paradigme actuel. Cette nouvelle logique opère à plusieurs niveaux.

    Au sein des organisations, les travailleurs au contact des clients sont tenus d’entreprendre un « travail émotionnel » conséquent, potentiellement coûteux et peu reconnu. De plus, comme l’illustre la création de postes de Chief Happiness officers, les salariés sont incités à convoquer leurs émotions au travail pour accroître leur performance. La gestion des émotions s’étend également à la sphère numérique, domaine que les auteurs proposent d’investiguer.

    Il convient de ne pas confondre #émotion et #affect. Alors que l’émotion fait référence au ressenti d’une personne, l’affect désigne la circulation d’une émotion. Comprendre ce qui provoque une émotion et déclenche sa contagion à d’autres individus constitue un enjeu majeur pour les géants du web. Ces questionnements, entamés au début des années 80 dans le domaine du marketing, sont réactualisés par les potentialités du numérique.

    L’ouvrage a pour objectif de documenter le « travail affectif », définit par les auteurs comme « l’ensemble des techniques qui visent à manipuler les émotions, le bien-être ou l’attachement ». À partir de leurs premiers terrains, ils offrent un aperçu de ces « techniques » affectives. L’usage d’emojis/émoticônes pour « taguer » des contenus web améliore tant la modération que le référencement. Ces contributions involontaires des internautes représentent la « dimension affective » du #digital_labor.

    De plus, les acteurs du web ont mis au point des dispositifs permettant de collecter à la fois des données émotionnelles issues du digital labor des usagers (clics, like etc.) et des données « métaboliques » par l’entremise des objectés connectés (comme les webcams, par exemple). Ces traces sont analysées afin de dresser un profil émotionnel complet de l’usager. Ce profil sert ensuite de base à l’élaboration de propositions commerciales adaptées et personnalisées.

    Ces dispositifs de traçage, de recueil et d’analyse engendrent plusieurs effets pervers. Tout d’abord, ils suscitent une réflexion éthique sur le respect de la vie privée. Deuxièmement, cette gestion numérique des émotions tend d’ores et déjà à glisser de la sphère commerciale vers des applications de gouvernance. Face au pouvoir grandissant des géants du web, des stratégies de braconnage existent. Les auteurs affirment ainsi la nécessité de la sensibilisation et de l’éducation au numérique.

    Enfin, déléguer le pouvoir de décision aux machines suscite de vives critiques, principalement en raison du fait que les modèles théoriques inscrits dans les spécifications techniques de ces outils ne sont pas exempts de biais. Par exemple, dans le but d’établir des profils d’utilisateurs, les expressions faciales recueillies par des webcams connectées sont comparées aux émotions universelles identifiées dans la littérature scientifique. Néanmoins, ces présupposés théoriques sont-ils réellement fiables ?

    Pour conclure, les travaux de Camille Alloing et Julien Pierre prolongent et enrichissent les réflexions actuelles sur le big data et le digital labor en s’intéressant à la « dimension affective » des données collectée, analysées et commercialisées. Combinant des perspectives critiques et pragmatiques, l’ouvrage ouvre des pistes de recherche prometteuses sur l’affectivité dans la sphère numérique.

    #CM

    https://seenthis.net/messages/780099 via tbn



  • L’intox c’est nous saison 1 — en streaming sur France tv slash
    série en 6 épisodes de 7 à 12 minutes, disponibles jusqu’en avril 2022.

    https://www.france.tv/slash/l-intox-c-est-nous
    https://www.france.tv/image/vignette_16x9/400/225/t/p/s/057910b3-php09zspt.png

    à propos
    Face à une fausse information, on se pense souvent extérieur à la chose, on se demande d’où elle vient ? Qui l’a produite ? Pourquoi ? Sauf qu’aujourd’hui le paradigme a changé et, dans l’écosystème numérique, nous ne sommes plus extérieurs à la désinformation, nous en sommes toutes et tous les relais potentiels.

    https://seenthis.net/messages/779806 via Simplicissimus


  • ‘Knock Down the House’ Review: #Alexandria_Ocasio-Cortez Win in Context – Rolling Stone
    https://www.rollingstone.com/movies/movie-reviews/knock-down-house-documentary-review-alexandria-ocasio-cortez-829001
    https://www.rollingstone.com/wp-content/uploads/2019/04/knock-down-the-house-aoc.jpg

    You could argue that Knock Down the House is gilding the lily by giving so much of its running time to AOC, trading in her burgeoning popularity to win audiences for this Netflix doc. Fair enough. But the inherent and more crucial message in this probing #film is that many women would have to fail in order for one to succeed.

    #femmes #politique

    https://seenthis.net/messages/778267 via Kassem


  • BD : 1789, la Révolution vue par Florent Grouazel et Younn Locard, une fresque colossale 
    https://www.telerama.fr/livre/bd-1789,-la-revolution-vue-par-florent-grouazel-et-younn-locard,-une-fresqu
    https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/revolution01_005.jpg

    Florent Grouazel et Younn Locard : « On entre à l’Assemblée nationale, à l’époque située à Versailles, avec Abel, un Breton qui vient d’arriver à Paris et a rejoint son frère, député du tiers état. Il assiste aux états généraux et s’ennuie ferme en écoutant les discours des orateurs. Son voisin explique à la ronde (et aux lecteurs) ce qui se passe. A la fin de la page, Mirabeau, star de l’époque, s’exprime. Mais n’impressionne pas Abel… Nous avons choisi de laisser les discours tenus dans le flou ; il faut dire que les questions politiques de l’époque pouvaient être assez barbantes. Nous avons vu la pièce Ça ira (1) Fin de Louis, de Joël Pommerat, en écrivant Révolution. Il a très bien fait le boulot concernant l’Assemblée nationale : son théâtre met parfaitement en scène les discours.

    Pièce magistrale, faculté de mettre en scène des discussions politiques a priori laborieuses les rendant passionnantes et haletantes. Les 4h30 passent crème. @Lucile en parle mieux que moi ici :
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-dispute/spectacle-vivant-ca-ira-1-fin-de-louis-nobody

    En bande dessinée, c’est plus compliqué, ça fait des tartines de texte peu évidentes à lire… On a donc préféré s’intéresser à ce qui se passe à l’extérieur, et plus particulièrement dans la tête des Parisiens à ce moment-clé.

    Nous avons travaillé à quatre mains, aussi bien pour le scénario que le dessin. D’abord en discutant beaucoup, puis en écrivant et en préparant de petits storyboards de plus en plus détaillés. Nous nous sommes ensuite réparti les chapitres, que nous dessinions chacun en alternance. Il est peu courant, dans une même bande dessinée, d’avoir plusieurs styles graphiques différents, et cela nous plaisait bien – même s’il y a toujours un risque que ça déstabilise les lecteurs. Nous avons beaucoup travaillé l’apparence des personnages principaux, afin qu’on les reconnaisse facilement. Nous avons utilisé du papier, des plumes, de l’encre de Chine… et beaucoup de Blanco ! Les couleurs, simples, épurées, ont été réalisées à l’ordinateur. »

    Faudrait ajouter à cette pièce et cette BD le petit livre (par la taille) de Vuillard, 14 Juillet, qui est complètement ouf.

    https://seenthis.net/messages/779043 via tbn


  • Notre-Dame de Paris : qui étaient ces invisibles bâtisseuses du Moyen Âge ?
    https://information.tv5monde.com/terriennes/notre-dame-de-paris-qui-etaient-ces-invisibles-batisseuses-du-
    https://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/assets/images/1200px-Meister_der_Cite_des_Dames_002.jpg

    Ignorées ou oubliées... Encore une fois les femmes s’effacent ou plutôt sont effacées des livres d’histoire. Avec l’incendie de Notre-Dame de Paris sont parties en fumée des centaines de milliers d’heures de travail d’ouvriers mais aussi d’ouvrières et d’artisanes. Car les femmes, elles aussi, ont contribué à l’édification de ce chef-d’oeuvre d’art, d’architecture et d’artisanat à l’immense dimension spirituelle.

    Difficiles, pourtant, de distinguer les personnages féminins dans les archives et autres sources, même quand celles-ci sont conséquentes - ce qui n’est pas le cas pour la construction de Notre-Dame, alors que les chantiers en Provence, en Italie ou en Espagne, par exemple, sont, eux, bien documentés. Dans tous les cas, on devine les femmes sans les voir - elles n’ont pas de nom. [...]

    La main-d’oeuvre féminine n’en était pas moins un rouage essentiel sur les grands chantiers du Moyen Âge, cathédrales ou remparts : sans surprise pour l’intendance, l’apport en nourriture et les travaux de finesse, comme l’ornementation, mais aussi pour le gros oeuvre, comme l’explique la chercheuse : « Contrairement à l’image que l’on peut avoir de l’économie médiévale, les femmes effectuent toutes sortes de travaux, dont des tâches très physiques. Elles peignent, brodent les vêtements liturgiques, se chargent des délicats ouvrages de décors, mais elles portent aussi des pierres, brassent la chaux, travaillent les ardoises, construisent des échafaudages, tressent des cordes et des paniers… »

    #femmes #femmes_de #fille_de #veuve via @mona

    https://seenthis.net/messages/775467 via odilon




  • « Qu’est-ce qu’un patron de gauche ? » Tribune de Simon Cottin-Marx (Sociologue) et Arthur Brault Moreau (Syndicaliste à Solidaires)
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/04/13/social-qu-est-ce-qu-un-patron-de-gauche_5449879_3232.html

    Ce ne sont pas les plus nombreux ni les plus visibles, on les voit peu dans les analyses et les médias, ce sont les patrons et patronnes de gauche. A mi-chemin entre des valeurs progressistes, parfois même anticapitalistes, et une position de chef d’entreprise où la logique de marché demeure prédominante, ces patrons échappent souvent aux radars.

    Alors que pour un salarié « de gauche », travailler pour l’un d’entre eux devrait être l’emploi idéal, la réalité s révèle parfois amère. Nous avons interrogé une vingtaine de personnes sur leurs expériences de travail dans des coopératives, des associations et des entreprises de l’économie sociale, mais aussi des syndicats, des médias ou encore comme attachés parlementaires d’élus de gauche, afin de dégager quelques enseignements sur le profil et le comportement de « patrons de gauche ».

    « Faites ce que je dis, pas ce que je fais. » C’est la première particularité des patrons de gauche : il y a souvent chez eux un décalage entre l’éthique affichée et les pratiques. Comme le raconte un ancien assistant parlementaire : « Mon élu défendait le droit au repos dominical dans l’Hémicycle, mais il faisait parfois travailler son équipe toute la semaine, dimanche compris, sans même donner un repos le lundi. »

    Une position délicate

    Quoi qu’on puisse en dire, « être de gauche » ne protège pas des mauvaises pratiques patronales : horaires atypiques, harcèlement, discriminations, embauche des « petits jeunes » corvéables à merci, salariés remplacés par des stagiaires, rémunération affinitaire, absence de transparence, etc. Il arrive aussi que les patrons de gauche, comme les patrons tout court, soient de mauvais patrons.

    Outre les abus d’autorité, le décalage entre éthique et pratique pose ici une difficulté supplémentaire pour les salariés. Travailler pour un patron ouvertement « de gauche » n’est pas anodin : c’est souvent partager ses idées politiques. Or, comme l’écrit Michel Gollac (« Mesurer les facteurs psychosociaux de risque au #travail », rapport au ministre du travail, avril 2011) les conflits de valeurs sont source de malaises, dégradent l’image du métier aux yeux des salariés, alimentent le sentiment d’inutilité du travail.
    https://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/114000201/index.shtml

    Une autre particularité de ces patrons est souvent de ne pas s’assumer comme employeurs, d’être mal à l’aise dans la relation de subordination avec leurs salariés et de faire comme si les hiérarchies salariales avaient disparu en continuant à s’appeler « camarade ». Une parlementaire va par exemple jusqu’à nier les hiérarchies salariales et revendique d’avoir inventé un mode nouveau de gestion « sans chef », « horizontal et participatif ».

    Les hiérarchies continuent à exister

    Une utopie que les salariés ne vivent pas de la même manière… En cas de crise ou dès qu’il est nécessaire de trancher un débat, la subordination reprend le dessus. C’est ce qu’explique une psychologue du travail à propos de son expérience personnelle d’employée d’un cabinet de conseil aux syndicats : « La patronne avait beaucoup de mal à asseoir sa posture. Elle était incapable de trancher, d’arbitrer et de donner des directives. […] Elle était victime d’une forme de schizophrénie. Elle se revendiquait de gauche, mais dans sa grille de lecture, être patron, c’était être de droite… »

    La difficulté à asseoir une posture claire peut aussi amener à nier certains droits et protections sociales. C’est l’exemple d’une élue qui refuse la demande de « dialogue social » formulée par ses salariés, « car c’est un truc de la CFDT », ou d’un autre élu qui tranche : « Pas besoin de syndicat, pas besoin de contre-pouvoir. On est entre nous. » Pourtant, avoir un patron de gauche n’est pas la fin de l’histoire. Les hiérarchies continuent à exister, les nier ne peut que freiner les possibilités de se défendre pour les salariés.

    Du côté des salariés, travailler auprès d’un patron de gauche est souvent vu comme une chance pour lier l’activité professionnelle à un engagement personnel ou politique… Puis, ils découvrent les heures supplémentaires gratuites. Matthieu Hély, sociologue du monde associatif (où les « patrons de gauche » sont légion), explique que dans ce secteur, « c’est le salariat atypique qui est typique » (« A travail égal, salaire inégal : ce que travailler dans le secteur associatif veut dire », Sociétés contemporaines no 69, 2008/1).
    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00265727/document

    Assumer la relation salariale

    Les salariés travaillent souvent le soir et le week-end, avec des contrats précaires, de moindres salaires, etc. Mais alors pourquoi ces emplois trouvent preneurs ? Parce que ces activités sont sources d’« externalités positives » dont la satisfaction morale est de servir un projet à but non lucratif. Pour la chercheuse Maud Simonet, (Le Travail bénévole, La Dispute, 2010) une part de travail bénévole des salariés « va de soi », au nom de « l’esprit associatif ».

    « Plus qu’un emploi, c’est un projet politique », « on faisait déjà ça [en tant que militant] », entend-on de la part de patrons « de gauche » et de salariés. Comble de l’ironie, l’engagement à gauche sert de base à la subordination du salarié.

    Le tableau n’est pas que noir. Il ne s’agit pas de désigner à la vindicte les patrons de gauche. Pour autant, il est nécessaire de trouver des solutions pour qu’ils aient des pratiques cohérentes avec leur engagement. Pour cela, pas de baguette magique. Historiquement, le mouvement ouvrier est parvenu à imposer des protections sociales : le premier pas à faire est qu’ils respectent ces droits, et commencent par les connaître.

    Le deuxième enjeu est d’assumer la relation salariale. Enfin, les patrons doivent accepter et cultiver les contre-pouvoirs. L’existence d’une organisation syndicale est souvent le meilleur outil pour rendre visible les relations de pouvoir, les encadrer et permettre aux salariés de se défendre. Mais il faut faire attention à la connivence et s’assurer que le contre-pouvoir en reste réellement un.

    https://seenthis.net/messages/774978 via tbn


  • Comprendre la ségrégation urbaine
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/comprendre-la-segregation-urbaine

    Le Groupe des dynamiques humaines du Media Lab du MIT vient de publier une carte interactive des inégalités pour la ville de Boston, premier volet d’un Atlas des inégalités qui vise à cartographier la réalité des inégalités des plus grandes villes américaines. Cette cartographie utilise des données provenant de téléphones (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #algorithmes #big_data #eDémocratie #Mobilité #Territoires

    https://seenthis.net/messages/767253 via InternetActu [RSS]


  • Dans la #Silicon_Valley, le retour des #drogues psychédéliques
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/dans-la-silicon-valley-le-retour-des-drogues-psychedeliques-1006461
    https://media.lesechos.com/api/v1/images/view/5ca5818ad286c248495e91b5/640x360/0601019940000-web-tete.jpg

    Tous les matins, c’est le même rituel. « Je me lève, je bois un thé vert, je prends ma dose, puis je médite un peu. Sous la douche, déjà, je commence à sentir les bénéfices, j’ai plein d’idées qui apparaissent. » Lové dans un fauteuil de l’hôtel Rosewood Sand Hill, le QG officieux de la crème de la Silicon Valley, à deux pas du siège de Facebook, l’entrepreneur Cory McCloud admet ne pas pouvoir fonctionner sans sa « microdose » de #LSD . « Je prends un dixième d’une dose normale, parfois deux dixièmes selon les jours, détaille ce quadra, qui a vendu, au tournant des années 2000, sa première start-up d’édition en ligne à Martin Eberhard, le cofondateur de Tesla. Je le fais de façon quasi quotidienne depuis plusieurs années. Avec le temps, j’ai optimisé mon protocole. Ca m’aide à concevoir des systèmes dans ma tête, à imaginer les architectures dont j’ai besoin pour mes projets. Il y a un effet ’Eureka’. »

    https://seenthis.net/messages/773841 via tbn


  • « On voit comment est le monde grâce aux #réseaux_sociaux. On voit ce qui se passe en #Algérie. On voit comment vivent les femmes du monde entier, et on n’est pas différentes. »

    Source : Jean-Philippe Rémy, « Au #Soudan, les #femmes à la pointe de la révolte », Le Monde, 10 avril 2019.
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/10/au-soudan-les-femmes-a-la-pointe-de-la-revolte-on-ne-veut-pas-juste-changer-

    https://img.lemde.fr/2019/04/10/255/0/744/371/1440/720/60/0/a613845_qoEeO7L1LOP7309r-wsE1NXb.jpg

    #médias_sociaux #monde #mouvement_de_contestation

    https://seenthis.net/messages/773554 via tbn


  • #Écrans : appel des académies à une « vigilance raisonnée »
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/04/09/ecrans-appel-des-academies-a-une-vigilance-raisonnee_5447834_1650684.html

    Six ans après avoir livré un avis sur la question, l’Académie des sciences s’est associée aux académies de médecine et des technologies pour lancer, mardi 9 avril, « un appel à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques ». (…)

    https://www.academie-sciences.fr/fr/Rapports-ouvrages-avis-et-recommandations-de-l-Academie/enfant-ecrans-technologies-numeriques.html

    L’avis de 265 pages de l’Académie des sciences de 2013 avait suscité des réserves, notamment sur l’oubli de pans de la littérature scientifique et sur la faiblesse des mises en garde. « Nous étions un peu trop optimistes et n’avions pas assez insisté sur les effets délétères », concède d’ailleurs le professeur Bach.

    Six ans plus tard, les parents, éducateurs et autres sont en quête de repères. Car le temps passé sur les écrans ne cesse d’augmenter. Les chiffres – qui ne sont pas mentionnés dans le nouvel appel – sont éloquents. En moyenne, les enfants de 6 à 17 ans passaient, en 2015, 4 heures et 11 minutes par jour devant un écran, selon des données de l’étude Esteban menée par Santé publique France (SpF). Au jeu des additions, cela représente pas moins de 1 526 heures en une année ! Un temps qui ne cesse d’augmenter avec l’âge. SpF recommande donc fermement de limiter le #temps d’écran.

    Chez les professionnels de #santé, les préoccupations sont grandes pour les moins de 3 ans.

    https://seenthis.net/messages/773569 via tbn


  • Groupe #ADP#Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_ADP#Privatisation_annonc%C3%A9e

    En décembre 2017, le gouvernement français fait amorcer la privatisation des aéroports de Paris sous la supervision de #Bank_of_America-Merrill Lynch34. C’est #Bernard_Mourad, un ami de longue date d’Emmanuel Macron et membre de son équipe de campagne, qui est chargé du dossier AdP chez Bank of America35.

    Source: https://twitter.com/tropical_boy?lang=en

    Futur dossier @mediapart en vue ?

    https://seenthis.net/messages/766906 via ant1


  • Une trottinette partagée a une durée de vie de 28 jours
    https://www.liberation.fr/planete/2019/03/07/une-trottinette-partagee-a-une-duree-de-vie-de-28-jours_1713419

    Aux Etats-Unis, l’usage des véhicules partagés est bien en-dessous du seuil de rentabilité pour leurs opérateurs.

    Selon la newsletter Oversharing qui a analysé les données publiques à Louisville dans le Kentucky, la durée de vie d’une trottinette électrique partagée est de 28 jours. Par ailleurs, sa vitesse moyenne est inférieure à 9 km/h pour des distances parcourues de moins de 3 kilomètres par trajet. En moyenne, une trottinette roule 227 kilomètres avant d’être mise hors (...)

    #trottinette #écologie #marketing

    https://medias.liberation.fr/photo/1201041-infographie-image-d-appel-green-graph-trottinette.png

    https://seenthis.net/messages/769944 via etraces


  • Le Web français en deuil
    https://nota-bene.org/Le-Web-francais-en-deuil

    On y croyait, au Web libertaire, à l’espace de démocratie, au non-marchand. Pierre Lazuly n’était pas pour rien dans cette dynamique, lui qui prenait le temps d’écrire, de penser, de partager. Je ne connais pas son vrai nom, ni son adresse. Si vous me lisez, embrassez ses proches et surtout, dites-leur qu’il est une inspiration. Il n’a pas écrit sur les Chroniques depuis 2005 et j’ai continué, tous les ans, à en parler depuis. Le Web français est en deuil, mais la plupart des gens ne le sauront sans doute même pas. C’est triste mais c’est comme ça. Merci, Monsieur Pierre Lazuly. Je t’embrasse respectueusement. Source : (...)

    https://seenthis.net/messages/769903 via Rezo


  • En cinquante ans, l’extraction de ressources a plus que triplé dans le monde
    https://www.liberation.fr/planete/2019/03/21/en-cinquante-ans-l-extraction-de-ressources-a-plus-que-triple-dans-le-mon
    https://medias.liberation.fr/photo/1204874-infographie-l-extraction-de-ressources-dans-le-monde.png

    Aujourd’hui, l’économie mondiale extrait 92 milliards de tonnes de #ressources_naturelles par an pour fonctionner, alors que ce chiffre n’était « que » de 27 milliards de tonnes en 1970. Nous utilisons ainsi 3,4 fois plus de matières qu’il y a cinquante ans à l’échelle du globe.

    Dans un rapport, le Groupe international d’experts sur les ressources (un groupe de scientifiques organisés sous l’égide de l’ONU Environnement pour travailler sur l’utilisation des ressources naturelles dans le monde) expose ces chiffres et met en garde.

    [...] Au total en 2017, le monde prélevait près de 44 milliards de tonnes de minéraux non métalliques (de sable, de gravier, d’argile), 24 milliards de tonnes de biomasse (notamment par l’agriculture), 15 milliards de tonnes de combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel, pourtant principale cause du changement climatique) et 9 milliards de tonnes de métaux pour satisfaire aux besoins de la production. Une répartition qui, selon les auteurs du rapport, témoigne de la place des #infrastructures dans le monde et de leur croissance dans les pays émergents.

    https://seenthis.net/messages/769104 via Lyco



  • Tout un programme : Pacifier Twitter, c’est le métier des « community managers » (Le Parisien, 08/03/2019)
    http://www.leparisien.fr/societe/pacifier-twitter-c-est-le-metier-des-community-managers-08-03-2019-802520

    [Introduction sur l’affaire du hijab de Décathlon finalement retiré du catalogue] (…) Fini le cliché du geek indolent, vissé à son écran pour amuser la galerie. Aujourd’hui, le « #CM » travaille en équipe, participe aux réunions stratégiques, gagne bien sa vie – jusqu’à 50 000 euros de salaire net par an. Cet homme-orchestre est à la fois communicant, publicitaire, conseiller de clientèle, spécialiste du marketing, parfois journaliste. Dans ce monde où prime l’instantanéité, il a rarement le temps de faire valider ses messages, et travaille donc sans filet.

    « Avant, les marques “publiaient”. Maintenant, elles se placent au coeur des conversations, essayant d’en tirer un maximum de profit ou évitant le plus possible d’entacher leur réputation », explique Jeremie Mani, patron de Netino by Webhelp, spécialiste de la modération (ou filtrage des messages) sur le Web, qui gère notamment les commentaires de la page Facebook du Parisien.

    Grèves, perturbations, accidents techniques… A la SNCF, les « CM » sont habitués à gérer les messages des passagers mécontents. Ils renseignent, voyageur par voyageur, répondent aux critiques en martelant quelques arguments simples et bien rodés, renvoient vers les bons interlocuteurs, et s’interdisent l’humour typique des réseaux sociaux, auquel ne sont généralement pas trop réceptifs les usagers coincés sur les quais des gares.

    Florentin Gonon, community manager de Digitick, site commercialisant des billets de spectacles, connaît des situations de crise moins intenses. « On aime ça », dit-il en souriant. Plus sérieusement, il dit appliquer une règle simple : un client mécontent (parce qu’il n’a pas reçu son billet ou parce qu’il juge un prix trop élevé) partagera ses critiques avec plusieurs autres personnes. Il ne faut donc pas le laisser se plaindre. « Si on répond poliment à un message insultant, le ton change. L’insulte est souvent un appel à l’aide. »

    Ailleurs, parfois, cette posture est moins évidente, tant on redoute de tomber dans un bavardage oiseux et de ternir l’image de l’entreprise. Les médias embauchent parfois des journalistes pour animer leurs comptes sur Twitter et Facebook, qui peuvent compter des millions d’abonnés.

    Au « Monde », par exemple, on les appelle « SME », pour social media editor (éditeur des réseaux sociaux, en anglais). Ils ont une mission éditoriale, pour valoriser les articles des médias qui les emploient, mais aussi pour faire remonter à leur rédaction les réactions et préoccupations des internautes, et même certaines informations glanées sur les réseaux sociaux. Une façon d’installer un lien avec les lecteurs et d’augmenter l’audience des journaux, plutôt qu’une recherche de « buzz » et de polémiques stériles.

    Dans les eaux glacées du Net, risque-t-on de se noyer ? Beaucoup pensent le contraire, estimant que la publicité qu’entraînent les polémiques se révèle toujours payante. Yann Amiry, de Decathlon, pourra sûrement dire bientôt si cet axiome fonctionne. Lui, en tout cas, est passé de 3 000 à plus de 28 000 abonnés sur son compte Twitter personnel.

    #modération #médias_sociaux etc.

    https://seenthis.net/messages/767176 via tbn